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immigration - Page 1112

  • La Belgique va libérer 57 islamistes ayant prêté allégeance à Daech !

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    C’est le quotidien belge La Dernière Heure qui le révèle ce matin : 57 islamistes fichés comme tels, dont certains ont prêté allégeance à l’Etat islamique (Daech) durant leur séjour en prison, sont sur le point d’être libérés !

    « Au moins neuf doivent à coup sûr retrouver l’air libre cette année parce qu’ils ont purgé leur peine, mais si l’on tient compte des libérations anticipées légales – au tiers de la peine ou aux deux tiers pour les récidivistes –, on arrive à une liste de 57 personnes. »

    Pire encore : parmi ceux-ci figure « quelques noms bien connus comme Fouad Belkacem » (photo), la figure de proue de Shariah4 Belgium, « qui a envoyé une centaine de combattants en Syrie » ! Ou encore « Soufiane Alilou, une figure du réseau qui entourait Abdelhamid Abaaoud, responsable des attentats de Paris » : lui devrait sortir le 5 avril prochain.

    La Dernière Heure cite encore un certain nombre de noms, comme celui de Mohammed Azzedine Keraï, « membre des Kamikaze Riders, dont plusieurs membres sont partis en Syrie, et soupçonné, mais sans qu’on puisse le prouver, d’avoir planifié des attentats en Belgique pour la nuit du Nouvel An 2015 ». Lui est assuré d’être libéré au plus tard… le 25 décembre prochain. Joyeux Noël !

    Le quotidien Le Soir précise qu’il ressort par ailleurs de la liste « que plus d’un tiers des détenus en question sont emprisonnés pour d’autres faits (abus, homicides…) et ont prêté allégeance derrière les barreaux ».

    Mais, pas de panique, la situation est sous contrôle. C’est le ministre belge de la Justice, Koen Geens, qui le dit : « La base de données centrale des prisons est liée à la base de données de la police fédérale. De cette manière, les détenus peuvent être mieux suivis. » On est pleinement rassurés.

  • Frontières, terrorisme, immigration : Marine Le Pen en déplacement à Nice et Menton | Marine 2017

  • Flics, présomption de culpabilité - Théo : l’aristocratie des ghettos aura-t-elle le dernier mot ?

    Une chronique façon Brighelli - tel qu'on l'aime - parue dans Bonnet d'âne [17.02] et où l'essentiel est dit sur la lamentable situation que le régime a laissé s'installer et, même, qu'il aggrave par sa démagogie. L'idéologie, la préférence immigrationniste apparaît pour ce qu'elle est aux yeux des Français : la honte de cette République. Et son discrédit grandissant. LFAR

    Il y a quelques jours, dans le questionnaire que devait remplir une étudiante pour postuler à Kedge Business School, on demandait : « Quel est l’évènement majeur, de ces derniers mois, qui vous a marqué(e) ? »

    Et la jeune fille, une Marseillaise issue, comme on dit, de l’immigration, de répondre : « Le viol du jeune Théo… » Empathie maximale. Sans doute s’y est-elle vue.

    Il m’a fallu des trésors de diplomatie pour lui conseiller de prendre un autre exemple. Pour expliquer que les flics ont droit, comme les autres citoyens, à la présomption d’innocence — même si les faits sont clairement établis, ce qui n’est pas vraiment le cas. Et qu’en tout état de cause, même si le policier incriminé se révélait finalement coupable, il est quelque peu délicat de juger prématurément d’une affaire en cours d’instruction. C’est même carrément illégal.

    Comme c’est une fille intelligente, elle a obtempéré. De bon cœur ? C’est une autre histoire.

    D’autant que rien dans l’actualité ne l’engage à faire preuve de modération. Les temps sont au lynchage préventif — et Internet est un merveilleux champ de lapidation sans examen. Des « people » n’ont-ils pas écrit dans Libé une tribune exemplaire assimilant tout porteur d’uniforme à un violeur en puissance ? Le directeur général de la police nationale s’en est ému. Tous racistes ? Tous violeurs ? Allons donc ! Quand je les vois fermer les yeux sur les trafiquants de dope et de clopes du Marché des Capucins, ou renoncer à verbaliser une femme voilée des pieds à la tête, je les trouve même drôlement coulants — et globalement polis.

    Au passage, qui sont ces « people » qui éructent dans Libé ? Des « gens », si je comprends bien l’anglais : quelle expertise ont-ils des affaires judiciaires ? Le fait d’appartenir à un tout petit monde artistico-littéraro-de gauche leur donne-t-il une quelconque autorité ? Nous vivons sous la dictature de la Pensée unique et du Camp du Bien…

    Il fut un temps — en 68 — où le slogan était plus politique : Flics ! Fascistes ! Assassins ! Après tout, ils étaient au service d’un pouvoir (De Gaulle) qui ressemblait un peu à une monarchie.

    Violeurs, ça vous a une autre gueule que fasciste. On est passé en quarante ans de l’épithète cérébrale à la dénomination libidinale. Le niveau baisse — en dessous de la ceinture.

    Et les politiques ont embrayé avec volupté — voir Benoît Hamon, par exemple, qui condamne les « actes inadmissibles » des policiers — sans doute y était-il. Sauf François Fillon, qui en a profité pour proposer un abaissement de l’âge de la majorité pénale à 16 ans (il faudra en discuter avec les gardiens de prison, trop peu nombreux, trop peu formés), et Marine Le Pen, qui a déclaré que « par principe, elle soutient la police, sauf démonstration par la justice que des actes en violation de la loi aient pu être commis » : la présomption d’innocence n’est pas à géométrie variable. Tant qu’un délit (ou un crime, dans le cas d’un viol) n’est pas prouvé, tant que les faits n’ont pas été établis, il n’y a pas de raison de condamner préventivement. On peut plaisanter sur les conclusions provisoires de l’IGPN, mais elles sont justement provisoires.

    D’autant qu’il n’y a pas de limite au pig-bashing, comme j’écrirais si je parlais anglais. Une semaine après Aulnay, voici que Mohamed K. affirme dans l’Obs qu’il a été passé à tabac par le même policier : et d’exhiber son visage tuméfié, ce qui a entraîné l’ouverture d’une seconde enquête. Allez, parions que d’ici peu, tout individu qui se sera fait casser la gueule incriminera un policier. Tous violeurs, tous assassins. Surtout quand on est bronzé. Pas tibulaire, mais presque, disait Coluche. Délit de sale gueule. Les belles âmes devraient de temps en temps sortir de Paris et visiter les « quartiers », comme on dit, pour voir à quoi ressemble l’aristocratie des ghettos. Ou s’intéresser aux statistiques des prisons françaises, telles qu’elles ont été rassemblées et commentées par le Washington Post — etanalysées par le Monde pour les non-anglicistes. Ce n’est pas être raciste que de constater que la misère et la ghettoïsation produisent immanquablement les mêmes dérives — et que c’est sur le front des dérives qu’opèrent les flics. Pas à Paris VIIème (Matignon ou le Ministère de l’Education) ou VIIIème (Elysée et Place Beauvau) arrondissements, où la délinquance n’est pas tout à fait la même…

    Les manifestants de 1968 voulaient changer le monde — mince, c’est raté ! Ceux d’aujourd’hui veulent juste casser du flic, et être sur le selfie : chacun fait avec les moyens de ses ambitions. Ils ont fait de leur mieux, ces derniers temps — mais le policier grièvement brûlé dans sa voiture en octobre a disparu des radars, d’autant que François Hollande n’est jamais allé le voir, celui-là. Alors qu’il s’est précipité au chevet de Théo et a déclaré que le jeune homme avait « réagi avec dignité et responsabilité ». Qui a dit « deux poids, deux mesures » ? Que pèsent les flics français, quantitativement parlant, face au public cible de Terra Nova ? Mais non, il ne peut pas y avoir de calculs aussi bas, surtout pas en période électorale !

    Je sens que je vais me faire allumer, à tenir de pareils propos. Déjà, il y a quelques jours, expliquer que Roman Polanski n’avait jamais été inculpé de quoi que ce soit en France m’a valu une volée de bois vert. Mais vous savez quoi ?Frankly, I don’t give a damn, comme dit le beau Rhett à la jolie Scarlett.   

    Jean-Paul Brighelli
    Enseignant et essayiste, anime le blog Bonnet d'âne hébergé par Causeur.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • On est d’autant plus favorable à l’abolition des frontières extérieures qu’on a la ressource de s’abriter derrière des frontières intérieures

    Extrait du livre de Patrick Buisson, « La Cause du peuple » sur la notion de frontière.

    6a00d83451619c69e201bb097985ba970d-800wi.jpg« Les partisans de la suppression des frontières se recrutaient quasi exclusivement dans les catégories dont la caractéristique commune était d’avoir les moyens financiers nécessaires pour se prémunir contre les effets délétères du libre-échange et de la libre circulation. On était d’autant plus favorable à l’abolition des frontières extérieures qu’on avait la ressource de s’abriter derrière des frontières intérieures. Frontières spatiales : les privilégiés qui habitaient les centres urbains ne connaissaient de l’immigration que la main-d’œuvre à bon marché des clandestins dont ils s’attachaient les services à vil prix. Frontières sécuritaires : la célébration du métissage se faisait à l’abri du double digicode et, dans les quartiers résidentiels, sous la surveillance de vigiles et d’agents de sécurité, dont le nombre avait plus que doublé en vingt ans ; au reste, le prix du foncier protégeait des réalités les plus déplaisantes de la mixité sociale plus sûrement que les barrières élevées entre les États-Unis et le Mexique ou Israël et les Territoires palestiniens. Frontières culturelles et scolaires : là encore le discours moralisateur dissimulait un féroce égoïsme de classe qui conduisait la nouvelle bourgeoisie urbaine à accaparer le système méritocratique au bénéfice de sa progéniture scolarisée dans les meilleurs établissements. Frontières économiques, enfin : par leur intégration à l’économie-monde, les classes dominantes se trouvaient en situation d’en confisquer la plupart des bénéfices selon le schéma parfaitement décrit par Louis Schweitzer, l’ancien président de Renault, devenu dans l’intervalle une figure emblématique de la « lutte contre les discriminations » quand il déclara : « La mondialisation, ce sont des salaires américains pour les dirigeants et des salaires chinois pour les ouvriers. » Décor flatteur mais trompeur, l’«ouverture» et tous ses sous-produits sémantiques formaient la nouvelle ligne Maginot morale derrière laquelle s’abritaient les intérêts de classe des catégories supérieures, le précipité existentiel du bien-être et de la bonne conscience.

    A l’inverse, la France des campagnes et du périurbain subissait les conséquences en chaîne  de la globalisation. C’est cette France des nouveaux damnés de la terre évincés des grandes métropoles par le prix de l’immobilier et chassée des banlieues par la pression de l’immigration qui, sous les coups de butoir de l’économie-monde, avait été également la première victime de la recomposition sociale du territoire, la grande perdante de la lutte des places et de la société d’«ouverture» incriminant pêle-mêle dans ce processus d’éviction la responsabilité des oligarchies financières, des élites corrompues et plus généralement celle des «puissants». »

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • La République, née dans le sang, finira-t-elle dans le sang ?

    Lu sur Boulevard Voltaire :

    "Une disqualification du candidat de la droite dite classique, des émeutes fomentées par les nouveaux anarchistes, dont le drapeau n’est plus noir mais vire au vert coranique et au rouge sang révolutionnaire. La République tremble sur ses bases. Les deux grands partis qui se partagent le pouvoir depuis des décennies et qui, selon les sondages, ne seraient pas au second tour des présidentielles. Une police contestée, une justice bafouée…

    Voici les ingrédients d’une recette chimique explosive. La République, née dans le sang, finira-t-elle dans le sang ?

    Au-delà de ces constats politiques, la France, un des plus vieux États-nations du monde, stable car doté d’institutions fortes, est en passe de vivre un de ses soubresauts dont elle a le secret depuis 1.500 ans. De ses pouvoirs régaliens, l’État a perdu sa légitimité de justice et d’ordre. Le quatrième pouvoir n’a jamais été autant discrédité. La parole politique ne porte plus. Même celle émanant de la principale force dite d’opposition.

    Reste l’article 16 de la Constitution de 1958 donnant les pleins pouvoirs au chef de l’État. Voilà le décor de la pièce qui semble s’annoncer. Rien ne naît de manière fortuite. La nature nous l’enseigne. Les « quatre causes » aristotéliciennes nous le prouvent.

    Sans la pénurie de pain, organisée par les Orléans, pas de Révolution française.

    Sans la visite de François Hollande au désormais célèbre Théo, pas de nuits d’émeutes.

    Les contradictions internes du système qui nous régit semblent exploser sous nos yeux. Il faut exacerber ces contradictions pour arriver au précipité chimique de l’explosion : la police, c’est l’injustice et le désordre. La justice, c’est l’iniquité et le laxisme. La police contre la justice. La justice contre la police.

    Les élites mondialisées laisseront-elles le Vieux Continent européen aux mains d’émules d’un Trump ou d’un Poutine « brexisés »? Quels sont leurs choix ? Que se trame-t-il dans les allées de Davos ?

    – Une confrontation Macron – Le Pen ? Une République ingouvernable quelle qu’en soit l’issue. Aucun des deux n’aura de majorité absolue au Parlement.

    – Le risque d’un renversement du régime ou un coup d’État constitutionnel organisé ? 

    Marine Le Pen, bien qu’ayant donné tous les gages de bonne conduite au système, ne peut être acceptable dans les allées du pouvoir mondial. Macron, gonflé à l’hélium médiatique, est trop incertain. Il est le candidat le plus inflammable de tous à l’approche de l’épreuve de vérité. Il ne repose que sur des sondages… Il est, pour nos élites, un pari plus risqué encore que Hillary Clinton. Bref, la formule chimique Fillon carbonisé, Macron gonflé à l’hélium, Le Pen aseptisé, duo police-justice annihilé égale : solution chimique instable.

    Pour arrêter ce processus démocratique au résultat hypothétique, voire accidentel, il ne reste à la République que le recours à l’article 16 qui fera passer l’état d’urgence actuel pour un gentil jeu de société entre amis. Et pour légitimer son recours, il faut un ingrédient : « émeutes en banlieue, saison 2 ». La saison tournée en 2005 s’est jouée sans armes à feu et sans mort… Ajoutez à cela un zeste d’attentats et servez chaud. C’est prêt. Avec l’article 16, le chef de l’État pourrait repousser sine die les élections de mai 2017."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html