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immigration - Page 1257

  • PEGIDA manifeste contre les abus sexuels de la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne

  • Agressions du Réveillon à Cologne : témoignage exclusif d’une Française présente sur place

    NOVOpress a pu recueillir le témoignage d’une Française présente à Cologne lors du réveillon. À lire Marie*, la situatiub était déjà très tendue avant le réveillon, rendant d’autant plus coupables l’inaction de la police et le silence des médias. Elle exprime de plus une légitime inquiétude pour la suite des événements.

    À partir de quelle heure il y a-t-il eu des débordements ?
    C’est assez difficile de dire à partir de quelle heure ça a commencé. Nous nous sommes dirigées dans le centre de Cologne aux environs de 21 h/21 h 30. Nous sommes passées par Schildergrasse, l’une des rues les plus commerçantes et animée de la ville. Nous allions en direction de la cathédrale puis des docks, près du Rhin, pour assister au feu d’artifice.
    Déjà à ce niveau il y avait une ambiance assez particulière. Un mélange de festivités (des groupes d’amis, des familles chantant, rigolant) et des petits groupes ayant d’autres intentions (nous nous faisions très régulièrement siffler voir aborder de façon plutôt désagréable). Mais nous y avons très peu porté attention. Ce qui nous a marqué, ça a été cette impression de mouvement de foule, beaucoup de groupes faisant demi-tour à l’approche de la cathédrale. Nous n’avons pas bien compris pourquoi. En atteignant la place, des pétards explosaient de nulle part, au milieu de la foule, on a vu pas mal de policier arriver. Il est difficile de dire comment et quand cela a commencé.

    Quelle était la réaction des Allemands et celle des touristes ?
    La propriétaire de l’appartement que nous avions loué nous avait mises en garde à notre arrivée en nous expliquant qu’en ce moment il fallait être très vigilant dehors et qu’il le faudra être encore plus le soir du 31. Durant la soirée nous avons discuté avec quelques Allemands, des jeunes de 20/25 ans. Les hommes semblaient malheureusement quelque peu lassés et à la fois sur la défensive, sachant qu’il devait surveiller tout ce qu’il se passait autour d’eux voyant des petits groupes roder à l’affût des affaires ou simplement des sacs.

    Mais les réactions les plus marquantes ont été celles d’Allemandes. Malgré tous leurs projets planifiés avec leurs amis, le simple fait d’avoir dû se rendre jusqu’au docks à pied les a totalement découragées et était assez effrayées de ce qui pouvait leur arriver. Ce n’est qu’une fois à l’intérieur d’un pub que nous les avons senties un peu plus sérieuses. Elles n’avaient pas vraiment assisté à ça avant. Une sorte de résignation quand elles en parlait.
    Quant aux touristes, de ceux avec qui nous avons parlé, ils étaient assez surpris également et encore une fois faisait la fête tout en restant tout de même sur leur garde.

    Que t-est-il arrivé ?
    Quant à moi, j’ai d’abord eu le droit à des jets de feu d’artifice dans les pieds, évités de justesse, mais semblant suffisamment satisfaire ceux dont le jeu était de viser les femmes en général. Je me suis fait voler mon porte-monnaie. Bien que vigilante, je pense ne pas avoir pu gérer le fait de surveiller mes affaires et celui d’éloigner ces « hommes » nous encerclant et exprimant clairement leurs intentions pour leur soirée.
    Nous avions l’impression parfois d’être de simples bêtes, à se faire siffler, aborder avec insistance. Certains propos adressés dans un français irréprochable sont le parfait reflet de ce que beaucoup d’Allemandes ont malheureusement vécu ce soir-là.
    Ils sont probablement ce qui m’aura le plus marqué de ces événements. C’est pour cela que la perte de mes affaires est quelque peu dérisoire au vu des événements. Nous n’avons pas pu profiter de notre soirée comme elle était prévue, du moins nous avons dû l’adapter et donc nous n’avons passé que très peu de temps dehors. Nous avons favorisé l’ambiance des pubs traditionnels à l’ambiance assez dérangeante de l’extérieur.
    Et lorsque nous étions à l’extérieur, nous sélectionnions l’endroit où nous arrêter en fonction de qui nous entourait. Nous avons tenté d’avoir le réflexe de ne pas prendre trop de risque et de savoir anticiper.

    Veux-tu porter plainte ?
    L’idée de porter plainte ne m’est simplement pas venue à l’idée, je dois l’avouer.

    Ta vision de Française ?
    En tant que Française, ce n’est selon moi malheureusement que le début. En tant que fille ayant été élevée en banlieue, ces agissements ne me sont pas inconnus et j’ai appris à savoir comment plus ou moins réagir, à l’inverse des Allemandes, qui pour la plupart découvre ce triste phénomène.
    Cette foule de racailles dans cette ville qu’est Cologne est je dois l’admettre une chose qui m’a totalement surprise. Consciente avant de la situation de l’Allemagne et de la position du gouvernement sur le sujet des migrants, le voir en tant que touriste dans un pays voisin confirme que l’Europe dans sa globalité est touchée par ce flux de migrants et la délinquance (forte et avec de lourdes conséquences) qui va avec et que les premières victimes sont bien la population et encore une fois les jeunes.

    Les agresseurs, qui étaient-ils (langues habillements, âge)
    Encore une fois les perturbateurs/agresseurs que j’ai pu rencontrer, voir autour de moi parlaient pour beaucoup le français, l’arabe, ou un anglais et très approximatif ou l’allemand. Habillés en survêtement pour la plupart ou Jean et sweat. Âgés de 20 et 35 ans, d’origine maghrébine ou moyen-orientale.

    La police ?
    Nous avons vu passer deux ou trois fourgons de police, certains étaient postés, mais la présence policière n’était pas flagrante.

    Retourneras-tu là-bas ?
    Ce qu’il s’est passé là-bas m’a quelque peu perturbé, me disant que cela aurait pu nous arriver à nous, que cela se passait près de nous. Mais ce ne sont pas les erreurs de politique, ni même de cultures, à des années-lumière de la nôtre, qui m’empêcheront de voyager comme bon me semble. Je suis partie avec une vieille amie avec qui je voyage régulièrement en l’Europe et nous ne sommes pas prêtes à vivre dans la peur de ce qu’il peut nous arriver, au contraire.
    Donc oui je retournerai sans doute visiter l’Allemagne.

    Quel avenir pour la condition de la femme européenne ?
    Si nous laissons ces migrants et cette culture arabe où la femme n’en est réduite qu’à peu de chose, l’Europe court à sa perte. Savoir que les médias n’ont pas réagi tout de suite sur les événements survenus à Cologne par peur de « l’amalgame » est pour moi déjà une atteinte à la population et aux femmes, quelles sont vraiment les priorités ? Toute cette peur de placer des mots sur les faits ou, ne serait-ce que d’agir, ne fera qu’empirer la situation déjà très précaire de l’Europe en général.

    *le prénom a été changé à la demande de l’intéressée.

    http://fr.novopress.info/196784/agressions-du-reveillon-cologne-temoignage-exclusif-dune-francaise-presente-place/#more-196784

  • L'extrême droite défile à Cologne après les violences

    Théâtre au Nouvel An d'une vague d'agressions qui scandalise l'Allemagne, Cologne doit voir défiler samedi une manifestation du mouvement islamophobe Pegida, nouveau signe de la focalisation de l'affaire sur les réfugiés malgré les zones d'ombre de l'enquête.
    Bien loin de leur fief de Dresde (est), les "Patriotes européens contre l'islamisation de l'Occident" ont appelé à un rassemblement à partir de 14H00 locales (13H00 GMT) devant la gare de la cité rhénane, sous le mot d'ordre "Pegida protège".

    Sur sa page Facebook, le mouvement créé à l'automne 2014 assure ne pas "instrumentaliser" les vols et violences sexuelles de la Saint-Sylvestre, qui ont déjà fait l'objet d'environ 200 plaintes selon le Spiegel.
    Mais son fondateur Lutz Bachmann posait tout sourire cette semaine sur son compte Twitter, affublé d'un tee-shirt proclamant "Rapefugees not welcome", détournant le message de bienvenue aux migrants pour les accuser d'être des violeurs.
    - Les réfugiés au coeur des débats -
    La manifestation de Pegida, à laquelle s'ajouteront des contre-rassemblements de gauche, illustre la dimension très politique qu'ont rapidement pris dans le pays ces agressions commises en groupes.
    Le manque d'informations claires sur l'enquête et l'inaction des forces de l'ordre le soir du Nouvel An ont contribué vendredi au limogeage du chef de la police de Cologne Wolfgang Albers.
    La police fédérale a identifié 32 suspects, dont 22 demandeurs d'asile, et a relevé 76 infractions dont 12 à caractère sexuel, parmi lesquelles 7 agressions physiques, a indiqué vendredi soir le ministère de l'Intérieur, actualisant de précédents chiffres.
    La police de Cologne, qui mobilise de son côté une centaine d'enquêteurs pour exploiter entre autres indices 350 heures d'enregistrements vidéo, dispose de son côté de 16 suspects sur lesquels elle n'a donné aucune précision.
    Un porte-parole a seulement indiqué que, "dans certains cas", la trace des téléphones portables dérobés le soir du Nouvel An conduisait "vers des centres d'accueil de demandeurs d'asile ou à leur proximité immédiate".
    Au-delà des insuffisances de la police, le débat s'est rapidement concentré sur les conséquences des événements pour la politique d'accueil des réfugiés de la chancelière Angela Merkel, alors que le pays a vu affluer en 2015 1,1 million de demandeurs d'asile.
    "Il faut réduire sensiblement le nombre, nous ne pourrons pas accueillir chaque année un million de réfugiés", a estimé vendredi le chef de file des députés du parti social-démocrate, Thomas Oppermann.
    - Faciliter les expulsions -
    La coalition au pouvoir à Berlin cherche à envoyer un message de fermeté en insistant sur des procédures d'expulsion facilitées pour les demandeurs d'asile délinquants.
    "La question qui se pose après Cologne" est "quand perd-on son droit de séjour chez nous?", a demandé Mme Merkel vendredi soir, lors d'une réunion de son parti conservateur à Mayence (sud-ouest).
    La loi allemande impose actuellement une condamnation d'au moins trois ans de prison pour permettre l'expulsion d'un demandeur d'asile pendant l'examen de son dossier, à la condition supplémentaire que sa vie ou sa santé ne soient pas menacées dans son pays d'origine.
    "Et là il faut se demander s'il ne faut pas le perdre plus tôt (que ce qui est prévu aujourd'hui), et je dois dire que pour moi il faut le perdre plus tôt", a estimé Mme Merkel.
    Une forme de surenchère s'est même engagée au sein de la coalition gouvernementale sur le sujet entre la CDU et les sociaux-démocrates, dont le président Sigmar Gabriel a suggéré de renvoyer les réfugiés condamnés dans leurs pays pour qu'ils y purgent leurs peines.
    Mme Merkel elle durcit jour après jour son discours. Vendredi, elle a jugé qu'il y avait "encore beaucoup trop" de réfugiés qui continuaient à arriver dans le pays.

    Le Parisien :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuVkFkAFplklPjnxbi.shtml

  • L’Allemagne déjà incapable de gérer les migrants

    Les violences insupportables subies par des dizaines de femmes allemandes, le 31 décembre dernier, posent le problème de l’accueil d’un million de migrants par l’Allemagne. Elles renvoient surtout Angela Merkel à ses responsabilités... 
    C’est une drôle de fin d’année qu’ont connue les Allemands, dans quelques unes des principales villes de leur pays. A Stuttgart, lors de la nuit de la Saint-Sylvestre des jeunes femmes ont été agressées sexuellement et dépouillées par 15 hommes dont la police sait seulement qu’ils sont originaires de la région méditerranéenne. A Hambourg, d’après le Bild, de jeunes étrangers, également originaires d’Afrique du Nord se sont mis en bandes pour agresser des jeunes femmes. D’abord seulement verbalement. Puis les victimes ont été encerclées et dévalisées. Avant que les hommes s’attaquent à elles physiquement. Ce n’est pas tout. A Cologne, des douzaines de femmes qui souhaitaient fêter le nouvel an ont été victimes d’une nuée d’agresseurs devant la gare de Cologne. Les policiers ont réussi à attraper et appréhender huit suspects parmi la masse. Ils ont expliqué à la presse que les fauteurs de trouble avaient tous des cartes de séjour pour demandeurs d’asile. 
    En fait il a fallu plusieurs jours pour que l’Allemagne accepte de regarder en face ce qui venait de se passer. Comme si tout cela relevait de l’inimaginable. Comme si une chape de plomb médiatique empêchait de faire le moindre amalgame entre une poignée de migrants et des agressions sexuelles ignobles. Comme si, à l’instar du gouvernement allemand qui a pris les devants, il fallait se refuser à toute instrumentalisation visant les réfugiés. Quant au Ministre de l’Intérieur, Thomas de Maizière il a même été jusqu’à déclarer que l'apparence des agresseurs «ne doit pas conduire à faire peser une suspicion générale sur les réfugiés qui, indépendamment de leur origine, viennent chercher une protection chez nous».  
    Même si Angela Merkel a pris soin de rester à l’écart de cette polémique, c’est elle qui va devoir rendre des comptes à sa nation et au peuple allemand. Car c’est elle et elle seule qui a ouvert grande la porte aux réfugiés, sans concertation avec les autres pays européens et avec les différents politiques. C’est elle qui a souhaité, par ce geste, humanitaire, effacer les crimes imputés à l’Allemagne il y a plus de soixante-dix ans. C’est elle qui a cru que ces migrants allaient pouvoir s’intégrer aussi facilement que l’Allemagne de l’Ouest et celle de l’Est se sont réunies il y a 25 ans. Elle a juste oublié que ces migrants sont porteurs d’une autre culture, d’un autre rapport à la femme (qu’ils voilent la plupart du temps) et que leur désir n’est pas de s’assimiler mais d’importer leurs mœurs et leur mode de vie en communauté.  
    Ce faisant la Chancelière n’a pas seulement ouvert ses frontières de manière aveugle, elle a aussi ouvert la Boite de Pandore, celle qui dans la mythologie grecque laisse s’échapper des quantités de catastrophes. Elle a pris le risque de faire éclater l’Europe de Schengen, comme on l’a encore vu ces jours-ci avec la fermeture des frontières décrétée par le Danemark. Elle a fragilisé la coalition gouvernementale au pouvoir et créé un malaise profond au sein d’une classe politique placée devant le fait accompli. Surtout elle a semé les germes d’une réaction violente des «Allemands de souche» attachés à leur identité, à leurs frontières, à leur culture et à leur prospérité, qui n’ont pas envie de voir leurs efforts de plusieurs décennies mis à sac par un million de migrants. Angela Merkel qui s’était posée en grande donneuse de leçons sur l’Ukraine et la Crimée se retrouve désormais en grandes difficultés sur son territoire. Ce qui confirme qu’il vaut mieux s’occuper de la poutre qui obstrue son regard que de la paille qu’elle visait dans le regard des dirigeants russes.

  • I Média S2e39 - Agressions sexuelles des migrants en Allemagne la grande gène des médias

  • La Hongrie opposera son veto à des sanctions de l'UE contre la Pologne

    Les technocrates de Bruxelles sont prévenus :

    "Quels que soient les gesticulations des institutions européennes contre la Pologne, elles ne pourront pas aboutir à des sanctions. Car la Hongrie opposera son veto, a déclaré ce matin Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, à la radio publique de son pays : «L’Union européenne ne devrait pas penser infliger quelque sorte de sanction que ce soit à la Pologne, parce que cela requiert l’unanimité, et que la Hongrie ne soutiendra jamais une quelconque sanction contre la Pologne. »"

    A noter par ailleurs que Viktor Orban a reçu la visite du premier ministre britannique, venu chercher du soutien dans sa demande de réforme de l'UE.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • « Pour éviter la guerre, dégageons Merkel, Hollande et Cameron » (Vernochet et Corneille)

    Jean-Maxime Corneille interroge Jean-Michel Vernochet à propos des foyers de guerre allumés par les wahhabistes tout autour de la Méditerranée.

     

    http://www.medias-presse.info/pour-eviter-la-guerre-degageons-merkel-hollande-et-cameron-vernochet-et-corneille/46883

  • La tuerie de Charlie Hebdo n’est pas la meilleure date si l’on cherche un repère de la montée du terrorisme

    ntervention de Joseph Thouvenel, au nom de la CFTC dans le cadre de l’après-midi d’échange et de débat sur le « vivre ensemble » organisé le 7 janvier par la Confédération Européenne des Syndicats (CES) et les organisations syndicales françaises.

    "La meilleure définition du vivre ensemble, c’est sans doute l’attention à l’autre, aux autres.

    Le rassemblement d’aujourd’hui, organisé à l’occasion d’un triste anniversaire, un an après les tueries de Charlie Hebdo et de l’Hyper-Cacher n’est sans doute pas à la meilleure date si l’on cherche un repère de la montée en puissance du terrorisme haineux sur notre territoire.

    Le bon repère devrait être le mois de mars. Souvenez-vous ! Mars 2012, à Toulouse et Montauban, 3 serviteurs de l’État, 3 soldats Français sont lâchement assassinés, un quatrième blessé est aujourd’hui hémiplégique. Mais surtout, devant l’école juive OZAR HATORAH de Toulouse, un rabbin de 30 ans est exécuté, ses deux fils de 3 et 6 ans abattus dans le caniveau. Une enfant de 8 ans, Myriam, rattrapée dans la cour de l’école, saisie par les cheveux, une arme braquée contre la tempe, le pistolet s’enraye, le tueur en change et fait exploser le crâne de la petite fille. C’est sans doute ce jour là que nous aurions dû nous lever en masse comme cela a été fait à juste titre plus tard après la tuerie de Charlie. En mars 2012, nous avons simplement, collectivement, oublié le vivre ensemble, c'est-à-dire l’attention à l’autre.

    Je n’ignore pas la force du symbole de la liberté de la presse, de la liberté d’expression qu’il est indispensable de défendre. Mais la force symbolique de l’atteinte à l’innocence de l’enfance n’est-elle pas aussi forte ? La force symbolique de la chasse et de l’assassinat de Juifs parce que Juif sur le territoire de la République n’est-elle pas aussi forte ?

    Vivre ensemble, c’est, ce doit être une réalité ordinaire, élémentaire. C’est vivre de façon normale, socialisé avec son environnement. C’est l’intelligence du cœur dont Pascal pensait qu’elle était un complément essentiel à la raison. La raison sans le cœur est bien souvent l’architecture monstrueuse d’une société déshumanisée. Vivre ensemble, c’est être civilisé, c'est-à-dire accepter des règles de vie en commun au détriment de ses pulsions. Cela permet un véritable exercice de la liberté qui ne va pas sans responsabilité. Le vivre ensemble, cela s’apprend, se cultive.

    Tout d’abord au sein de cette société où l’être humain est contraint de partager son existence avec des personnes qu’il n’a pas choisi : LA FAMILLE. La famille, premier lieu du vivre ensemble, de l’éducation élémentaire, de l’éveil de la conscience.

    Il y a ensuite l’école, puis la vie professionnelle qui est également un lieu de vivre ensemble. Lieux dont sont privés plusieurs millions de personnes. Le chômage fait partie des éléments du mal vivre ensemble. La crise que nous subissons a aussi pour cause le manque de projet collectif. Au-delà des mots et des postures, quel projet collectif porte le monde politique ? Quel projet collectif portons-nous ? Celui d’un consumérisme écrasant qui réduit les temps du lien social comme le dimanche ? Qu’offrons-nous comme idéal ? Comme dépassement ? Comme transcendance ? Pas grand-chose ! Alors ne nous étonnons pas que d’autres aillent les chercher ailleurs, jusqu’à succomber aux sirènes maléfiques de quelques marchands d’illusions mortifères.

    On nous parle beaucoup, à juste titre, de liberté et d’égalité, mais que sont-elles sans la fraternité ? La fraternité ne s’impose ni par la loi, ni moins encore par la force. Pourtant, la fraternité est essentielle pour un vivre ensemble harmonieux. Chacune de nos organisations a ses différences et ses spécificités, c’est bien normal. Un monde uniforme serait un monde bien triste. La spécificité de la CFTC, vous le savez, c’est de s’inspirer des valeurs sociales chrétiennes. Cela prend tout son sens quand nous parlons d’un créateur unique que nous appelons le Père de la création. Tous issus du même père, c'est-à-dire tous frères. C’est notre conviction et c’est notre espérance dans la fraternité du vivre ensemble."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/01/la-tuerie-de-charlie-hebdo-nest-pas-la-meilleure-date-si-lon-cherche-un-rep%C3%A8re-de-la-mont%C3%A9e-du-terro.html

  • Nation corse et République populicide par Georges FELTIN-TRACOL

    Le 13 décembre 2015, le second tour des élections régionales enregistre un regain inattendu de participation électorale, suite à une semaine de propagande médiatique intensive, la perte par le PS de plusieurs grandes régions et l’échec du FN à s’emparer d’un seul exécutif régional. Dans la fièvre de la soirée électorale, rares sont les réactions sur la déflagration politique en Corse. 

    Les élections sur l’Île de Beauté n’étaient pas régionales, mais territoriales puisque les élus siègent à l’Assemblée de Corse qui s’occupe la CTC (Collectivité territoriale de Corse) et dispose de compétences plus étendues que les autres conseils régionaux. L’assemblée de l’île désigne ainsi un Conseil exécutif de neuf membres (dont un président) qui constitue l’embryon d’un gouvernement régional autonome. En outre, dans le cadre de la réforme prévue par la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République), les Corses doivent revoter dans deux ans quand la CTC et les deux départements qui disparaissent, donneront une collectivité insulaire unique. 

    Une nouvelle donne politique 

    Depuis 2010, la présidence du Conseil exécutif revenait au député radical de gauche François Giaccobi et la présidence de l’Assemblée de Corse au communiste Dominique Bucchini. Favorable à une large décentralisation, François Giaccobi cite souvent l’exemple des îles Åland à l’entrée du golfe de Botnie qui forment un État libre de langue suédoise associé à la Finlande. Bien que radical de gauche et donc a prioriréputé centralisateur, François Giaccobi approuve en fait l’évolution institutionnelle vers l’autonomie, d’où en 2015 la concurrence d’une autre liste radicale de gauche, conduite par Jean Zuccarelli, fils et petit-fils des anciens édiles de Bastia, qui s’oppose, lui, à toute « dévolution » véritable. Avec 3,15 %, la liste Zuccarelli fut balayée par les électeurs de la même façon que la liste PS (3,25 %). Longtemps au pouvoir sur l’île, le parti Les Républicains (LR) se retrouve, lui aussi, divisé entre un partisan du processus, José Rossi, et un adversaire, Camille de Rocca Serra. 

    Au soir du 6 décembre, la liste Giaccobi vire en tête avec 18,42 %, talonnée par la liste autonomiste du maire de Bastia, Gilles Simeoni, l’avocat d’Ivan Colonna (17,62 %). Le code électoral autorisant des fusions de listes pour le second tour, Giaccobi s’unit à la liste Front de Gauche de Dominique Bucchini (5,56 %), les deux listes LR, Rossi (13,17 %) et Rocca Serra (12,70 %), s’allient aussi tandis que le FN parvient à se maintenir grâce à ses 10,58 %. Le mouvement national corse s’accorde entre Simeoni  et les indépendantistes menés par Jean-Guy Talamoni (7,73 %). La quadrangulaire donne finalement les nationalistes vainqueurs à 35,34 %, soit 24 sièges, la liste de gauche en obtient 12 (28,49 %), celle desRépublicains 11 (27,07 %) et le FN 4 (9,09 %). 

    La surprise passée, l’installation du nouvel exécutif territorial suscite la colère, le sarcasme et la rancœur des hiérarques parisiens. Élu président de l’Assemblée de Corse pendant que Gilles Simeoni devient, lui, le nouveau président du Conseil exécutif, Jean-Guy Talamoni prononce son discours d’investiture en corse. Puis la nouvelle équipe jure sur un ouvrage indépendantiste du XVIIIe siècle avant que l’Assemblée presque unanime entonne l’hymne national corse. Guillaume Tabard s’emporte dès lors dans Le Figaro : « Avec ce quasi-blasphème républicain [tiens, tiens, il existerait donc encore des motifs de blasphème en France laïque…] du serment prêté, en corse et main levée, sur la Justification de la révolution de Corse de Don Gregorio Salvini, “ bible ” nationaliste d’avant la cession de l’île à la France (1). » Le saltimbanque Christophe Barbier décrit pour sa part le corse comme « un dialecte chaleureux et chantant, peu propice aux envolées oratoires tout en atteignant parfois de touchants accents de gravité. La culture corse est riche et raffinée, mais c’est une culture régionale, appuyée sur une langue qui l’est aussi. Seules la langue et la culture françaises ont accédé à l’universel (2) ». L’excellent linguiste ! Jamais en retard sur le centralisme républicain, le vice-président du FN, Florian Philippot, s’offusque du discours de Talamoni et considère que seul le français est la langue de la République… Mais cet élu régional du Grand Est oublie sûrement que le corse comme d’ailleurs l’alsacien, le thiois, le flamand, le gallo, le breton, le basque, le catalan, le nissard et les diverses variantes occitanes et arpitanes sont des langues de France parfaitement légitimes. Que les défenseurs de la langue française se concertent contre l’insupportable invasion de l’anglais globalisé et l’usage maintenant trop courant de l’arabe dialectal ! 

    La logique républicaine s’édifie en effet sur la réticence institutionnelle de reconnaître l’autochtonie en France et par un excès complémentaire contraire de favoritisme éhonté à l’égard des parlers issus de l’immigration extra-européenne. Sur ce dernier point, les nationalistes régionaux de Corse, de Flandres, du Pays Basque ou de Bretagne reprennent les vieilles antiennes multiculturalistes de la gauche du Capital. Ainsi, des cadres du Parti nationaliste basque jugèrent-ils qu’ils préféraient des Africains basquophones à des Européens non-euskadiens ! Jean-Guy Talamoni qualifie souvent la Corse de communauté de destin en devenir qui accepterait les quelque 13 % d’étrangers originaires d’Afrique du Nord. Il affirme aussi que « la position généreuse du mouvement nationaliste, puis de l’unanimité de l’Assemblée de Corse sur la crise des réfugiés en est une illustration. Comment un peuple qui a su créer, au cœur du XVIIIe siècle, la première république moderne, qui a instauré à la même époque la laïcité et la tolérance religieuse aurait-il pu tourner le dos au jus gentium (droit des peuples) en refusant le droit d’asile aux persécutés du XXIe siècle (3) ? » Le peuple corse conserve toujours une vitalité, une énergie, une virilité que n’ont plus les zombies bo-bo du continent. Le 25 décembre 2015, en réponse à l’agression de deux pompiers et d’un policier dans un quartier de l’immigration d’Ajaccio, des Corses expriment par des actes fermes et non par une marche blanche stérile, un ras-le-bol légitime contre des allogènes qui, misérable « vivre ensemble républicain » oblige, se croient tous permis. 

    Une République si meurtrière… 

    N’en déplaise à ses contradicteurs parisiens, la nation corse existe bel et bien par des critères géographiques, ethniques, historiques, linguistiques et culturels irréfutables. Or, la République dite française déteste ces spécificités, elle qui s’est sauvée en 1793 – 1794 par le génocide vendéen que Gracchus Babeuf nommait « populicide ». L’actuelle République hexagonale reste intrinsèquement populicide parce qu’elle dénie toute expression identitaire régionale et mésestime toute affirmation nationale et européenne. En parallèle, elle encourage les peuples minoritaires à se conformer à un modèle parisien fatigué et obsolète et enjoint les Français à renoncer à leurs traditions culturelles pour se fondre, eux, dans un pandémonium multiracialiste marchand.

    Moins sanglante que l’effroyable répression de la Vendée militaire par les sbires du général Turreau, la haine républicaine des différences  n’en demeure pas moins brutale et déstabilisatrice. Sans enracinement concret, l’appartenance aux communautés s’annonce problématique. Pour le député-maire Les Républicains d’Ajaccio, Laurent Marcangeli, « l’identité ne s’attache pas à un territoire, mais à l’adhésion des valeurs (4) ». Et si ces valeurs montrent leur défaillance et/ou leur insuffisance, que reste-t-il ? Peut-être la conversion à l’islam ?

    Il faut en outre dénoncer les propos inacceptables de Malika Sorel-Sutter, une icône d’une soi-disant « droite » toujours aussi stupide, qui affirme que « ce sont bel et bien des Français de souche qui ont trahi la République. Trahir la République française, ce n’était pas trahir n’importe quelle République, car la République française porte en elle la traduction de l’héritage politique et culturel du peuple français (5) ». Elle inverse les responsabilités ! C’est en fait la République qui trahit les Français de souche et ce, depuis bien longtemps. Cette dame oublie peut-être que la République, Troisième du nom, a surtout éradiqué les nombreuses cultures vernaculaires en généralisant deux redoutables instruments d’aliénation psychosociale : la conscription militaire soumise à la férule de sous-officiers obtus et l’école laïque obligatoire régie par la baguette des sinistrement fameux « hussards noirs ». Ces deux terribles encadrements diffusèrent un délétère esprit de revanche germanophobe et contribuèrent à l’éradication poussée des campagnes françaises au cours de l’absurde Première Guerre mondiale. Trahir la République s’impose par conséquent comme une urgente nécessité. 

    Contrairement à ce qu’écrit Christophe Barbier, « si l’on veut sortir de la nation, on est déjà un extrémiste, puisque l’on va au-delà des bornes de la République, pour la diviser et la réduire (6) », la France ne coïncide pas avec la République. La France dépasse très largement les limites rabougries du cadre républicain. Parler de « nation républicaine » revient à employer un oxymore, car l’essence de la République hexagonale est anti-nationale, anti-populaire et anti-identitaire. Malgré quelques défauts notables, la nation corse indique aux peuples enfermés la voie de l’exemplarité. C’est donc aux Français de racines albo-européennes d’aller au-delà de leur piteuse République et de découvrir la réalité toujours chatoyante des communautés, des nations et des peuples.

    Georges Feltin-Tracol

    Notes

    1 : dans Le Figaro, des 19 et 20 décembre 2015. Dans son extraordinaire biographie sur Pascal Paoli,Paoli. Un Corse des Lumières (Fayard, 2005), Michel Vergé-Franceschi rappelle que la France s’empara de la Corse parce que la République thalassocratique de Gênes se montrait incapable d’indemniser Versailles des frais de son intervention militaire sur l’île.

    2 : dans L’Express, du 23 décembre 2015 au 5 janvier 2016. Dans le même numéro se manifestent au moins deux négateurs de l’identité française-européenne. Le premier nie la pertinence de la bataille de Poitiers en 732. Le second décrit le « Grand Remplacement » comme une « thèse complotiste » alors qu’il est vérifiable dans les rues et dans les cours de récréation… Barbier assure doctement qu’« il n’y a pas de prisonniers politiques en France, où l’on est condamné pour ses actes, pas pour ses idées ». Et l’horrible loi Gayssot ? Et les condamnations scandaleuses de Renaud Camus et d’Éric Zemmour ?

    3 : Jean-Guy Talamoni, « Coup de tonnerre sur la Corse », dans Le Monde, du 19 décembre 2015.

    4 : dans Le Figaro, du 22 décembre 2015.

    5 : Malika Sorel-Sutter (entretien avec), « Ce sont bel et bien des Français de souche qui ont trahi la République », mis en ligne sur Boulevard Voltaire, le 24 décembre 2015.

    6 : dans L’Express, art. cit.

    http://www.europemaxima.com/?p=4654