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immigration - Page 1298

  • 300 000 étrangers touchent l'aide médicale d'Etat

    299 937 personnes ont bénéficié en mars de de l'Aide Médicale d'Etat, qui permet à des étrangers clandestins résidant en France depuis au moins trois mois de se faire soigner gratuitement.

    Les députés viennent de voter 744,5 millions d'euros de crédits pour 2016, en hausse de 10 % sur un an. En 2015, l'AME devait déjà augmenter de 12 % à 676,4 millions. 

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Sondage : Français et Britanniques font front commun contre l’accueil des migrants

    Migrants. Selon un sondage Ifop réalisé pour la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation européenne d’études progressistes (FEPS), les Français et les Britanniques seraient davantage opposés à l’accueil des migrants sur leur territoire que leurs homologues allemands et italiens.

     

    une écrasante majorité des Européens souhaite toutefois que les migrants qu’ils accueillent ne restent que « quelques mois ou quelques années » 

    Le constat est sans appel. Selon cette enquête d’opinion diligentée par la Fondation Jean-Jaures, seulement 44% des Britanniques et 46% des Français seraient enclins à accueillir des migrants sur leurs territoires nationaux respectifs. Un écart significatif par rapport à l’Allemagne, pionnière dans l’accueil des populations migrantes via sa campagne « Welcome Refugees » dont 79% des personnes interrogées se déclarent favorables à l’accueil de migrants sur leur sol. Les Italiens et les Espagnols sont également sur la même ligne puisqu’ils sont respectivement 67 et 66% à être particulièrement disposés à recevoir ces populations.

    En revanche, les auteurs de l’étude mettent en exergue le « plébiscite » des Européens concernant le risque d’appel d’air engendré par ces flux migratoires. En effet, entre 70 et 80% des Européens interrogés selon les pays partagent l’opinion selon laquelle « si on accueille des migrants en nombre important dans notre pays et en Europe, cela va créer un appel d’air et provoquer le départ vers l’Europe de nombreuses personnes vivant en Afrique, en Syrie, en Irak ou en Afghanistan ».

    La crainte de « terroristes potentiels » parmi les migrants

    Cette inquiétude est particulièrement vivace dans les pays réfractaires à l’accueil évoqués en préambule. Ainsi, ce sentiment est dominant chez 80% des Britanniques et 79% des Français mais demeure tout de même assez élevé dans les pays dits « pro-accueil », à savoir 78% en Italie et 69% en Allemagne.

    Autre crainte partagée par bon nombre de populations européennes, la présence de terroristes potentiels parmi les migrants. En effet, 64% des Allemands et 85% des néerlandais considèrent cette menace comme étant bien réelle. [....]

    La suite sur Valeurs Actuelles

  • «Réfugiés»: nouveau fiasco au sommet


    Dimanche, s’est donc tenu un énième sommet des dirigeants de l’Union européenne pour faire face à la « crise des réfugiés ». C’est toujours dans l’urgence que de telles réunions sont convoquées, car les pays de l’Union, au sud et à l’est surtout, sont régulièrement débordés, affolés, depuis qu’Angela Merkel a invité les « migrants » à s’installer chez elle. Elle a eu beau fermer ses frontières quelques jours plus tard, les cohortes étaient en marche.
    Mme Merkel cherche depuis à se débarrasser du fardeau sur les autres pays de l’Union, mais aussi la Turquie musulmane. Rien ne peut arrêter la marée montante de ceux qui cherchent un havre en Europe. Rien, si ce n’est la Hongrie qui a édifié un mur à sa frontière, qui est aussi celle de l’espace Schengen.

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    Viktor Orban, le chef du gouvernement hongrois, est en train de faire école, et c’est ce que redoutent ses partenaires de l’Union. C’est là une des raisons de ce sommet. En effet, les Premiers ministres serbe, roumain et bulgare ont lancé un ultimatum à Bruxelles : « Nos trois pays sont prêts, si l’Allemagne, l’Autriche et d’autres États ferment leurs frontières, à fermer les nôtres au même moment. » On comprend leur exaspération et leur révolte quand on sait que la Slovénie, dont la superficie excède à peine 20 000 km2, a reçu près de 13 000 « migrants » en une journée. Rapporté à sa population, cela représente l’équivalent d’un demi-million de personnes arrivant en Allemagne en 24 heures !

    La réponse de Jean-Claude Junker, président de la Commission européenne, tient en 16 propositions pour « restaurer la stabilité de la gestion des migrations dans la région et ralentir les flux » à travers « une approche collective transfrontalière ». Cet intitulé est mensonger : on ne peut « restaurer la stabilité » d’une prétendue « gestion », car la situation n’a jamais été gérée, mais subie. Ce qu’il faut, ce n’est pas « ralentir » le flux, mais l’inverser.

    Parmi ses propositions, on notera cette mesure : une ligne téléphonique directe entre les cabinets des dirigeants de tous les pays concernés va être rapidement établie, pour qu’ils puissent se tenir informés en temps réel. Car figurez-vous que cela n’existait pas encore, ils devaient donc être informés comme tout le monde en regardant la télévision.
    Il y a aussi le déploiement immédiat d’un contingent de 400 gardes-frontières en Slovénie, ce qui est dérisoire eu égard à la masse de ceux qui s’y pressent. La grande annonce, que nous devrions applaudir, étant la création de 100 000 places d’accueil pour les « réfugiés » en Grèce et dans les Balkans. Or l’Allemagne prévoit d’en accepter 800 000 à un million, qui transiteront par ces pays. Mais, surtout, rien n’est prévu pour l’expulsion des faux réfugiés et vrais pique-assiette économiques.
    Rappelons qu’en France, 95 % des déboutés du droit d’asile ne rentrent jamais chez eux. Une fois de plus, ce sommet est un fiasco, une gesticulation médiatique pour bavarder entre soi au lieu d’agir pour protéger l’Europe.

    Guy Rouvrais

    http://fr.novopress.info/194251/refugies-nouveau-fiasco-au-sommet/

  • Eric Zemmour revient sur le dixième anniversaire des émeutes de banlieue

    Le polémiste dénonce le mythe du ghetto véhiculé par Manuel Valls et estime que la banlieue est devenue le centre d’accueil des flux migratoires.


    Zemmour – 27-10 par rtl-fr

    http://www.medias-presse.info/eric-zemmour-revient-sur-le-dixieme-anniversaire-des-emeutes-de-banlieue/41955

  • Pegida ne faiblit pas à Dresde. Grand rassemblement hebdomadaire contre l’immigration clandestine musulmane

    Le drapeau arboré par Pegida dans ses manifestations

    « Référendum!!! Stop TIPP!!! OTAN dehors!!! Non à la guerre!!! Américains dehors!!! » Peut-on lire sur la pancarte du premier plan. Tout un programme.

    Environ 15000  partisans de Pegida, à la pointe du mécontentement contre l’afflux de réfugiés en Allemagne, ont une nouvelle fois manifesté à Dresde, en Allemagne, le 26 octobre 2015. La semaine dernière à l’occasion du premier anniversaire de la fondation de ce mouvement, ils étaient plus de 20 000.

    Vidéo du direct de RT le 26 oct. 2015

    Les Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident (PEGIDA) se sont rassemblés à Dresde, tandis qu’une manifestation d’antifascistes organisée dans le même temps devrait venir troubler la réunion des premiers nommés.

    Voir la suite

  • Les vraies causes des émeutes des banlieues : la propagande wahhabite

    Lina Murr Nehmé, franco-libanaise, professeur à l’Université Libanaise à Beyrouth, spécialiste de l’Islam, historienne et politologue, vient de publier un ouvrage intitulé Fatwas et caricatures, La stratégie de l'islamisme. Durant 35 ans, elle a fait des recherches intensives au sujet des guerres contemporaines du Moyen-Orient, des mouvements terroristes, de leurs motivations, de leurs textes de référence, de leurs idées, de leurs actions, et aussi de leurs racines historiques: le Moyen Age, la Renaissance, etc. 

    Dans cet ouvrage très documenté, elle montre les fatwas, les sermons, les livres, les financiers qui ont déclenché la naissance et la montée en puissance d’Al-Qaïda et de Daech. Elle dénonce le véritable enseignement dispensé par les islamistes en France, en Belgique, en Angleterre, aux Etats-Unis, en Allemagne - y compris par des islamistes polis comme Tariq Ramadan. Extrait :

    I-Moyenne-8831-fatwas-et-caricatures.-la-strategie-de-l-islamisme.aspx"Les vraies causes des émeutes des banlieues françaises sont censurées. On les trouve dans la propagande wahhabite financée par l'Arabie Saoudite depuis des décennies en Occident. Cette propagande, que finance maintenant aussi le Qatar, légalise le meurtre, le racisme, le sexisme, la vente des veuves et des orphelins prisonniers et leur viol. Elle appelle à mépriser les chrétiens et les juifs, à convoiter leurs lieux de culte, à voir leurs pays comme des terres à prendre.

    Cette propagande appelle le musulman occidental à tuer son voisin chrétien, juif ou athée, ainsi que le musulman qui ne fait pas ses prières, écoute de la musique, boit de l'alcool ou mange du porc, ou aime les chrétiens et les juifs - et qui et appelé "apostat".

    Ainsi c'est au cri d'"Allahou Akbar" que les foules des émeutiers de banlieues jetaient des pavés sur les policiers français, sachant que le plupart de ces policiers étaient musulmans."

    Michel Janva

  • Nantes : des jeunes nationalistes contre la déferlante de clandestins

    La section nantaise du Renouveau français a mené une action devant la préfecture, contre la déferlante de clandestins :

    http://www.contre-info.com/

  • Invasion migratoire – Chroniques d’Allemagne : la crise des réfugiés se politise (4e partie)

    Presse Allemande

    ♦ Face à la crise des réfugiés, la stratégie déployée par le gouvernement allemand et ses relais apparaît clairement et la question que peuvent se poser aujourd’hui les Allemands ne serait-elle pas : « Angela Merkel, toujours chancelière au 31 décembre ? »
    Polémia


    • Maçonnerie de crise & calinothérapie : préserver le parti, l’Union, la coalition

    Le 1er volet consiste à étayer et consolider un parti et une union qui se lézardent, en évitant autant que possible la fuite des électeurs et des élus.

    Crise des réfugiés : Merkel appelle l’un des signataires de la lettre de mise en garde. (Frankfurter Allgemeine Zeitung 23 oct.)
    La chancelière fédérale a, de manière inattendue, pris contact avec l’un des conseillers territoriaux de Rhénanie du Nord-Westphalie signataires de la lettre de mise en garde qu’elle a reçue sur la crise des réfugiés. Merkel a reçu par ailleurs, en provenance d’un autre Bundesland, du courrier de compagnons du parti, visiblement inquiets.

    • Stratégie déclaratoire, la carotte : convaincre le « deutscher Michel » (équivalent de notre Monsieur Dupont).

    Le 2e volet consiste à convaincre les simples citoyens que la puissance publique se déploie pour le protéger, et renvoyer au plus vite ceux qui ne peuvent, du fait de leur pays d’origine – pays considérés comme sûrs – ou des crimes ou délits qu’ils auraient commis, prétendre à l’asile politique.

    Le coordinateur pour les réfugiés, Peter Altmaier, promet des expulsions plus rapides. (Frankfurter Allgemeine Zeitung 23 oct.)
    Peter Altmaier, coordinateur pour les réfugiés de la chancelière fédérale, déclare que les autorités veulent s’améliorer rapidement dans l’exécution des expulsions. C’est pourquoi le nouveau droit d’asile pourrait même entrer en vigueur plus rapidement. [Il sera en vigueur dès le lendemain 24 octobre, soit avec une semaine d’avance – NDT]

    Expulsion de réfugiés : le conte de fées des Transall(Frankfurter Allgemeine Zeitung 23 oct.)
    Des réfugiés pourraient être à l’avenir expulsés avec des Transall, rapportent de nombreux journaux. Les Länder et le gouvernement fédéral en auraient discuté. L’histoire d’un plan qui n’en a jamais été un.

    Thomas de Maizière : la coalition se met d’accord sur les « zones de transit ». (Handelsblatt 23 oct.)
    Les détails sont encore ouverts, mais la coalition s’est mise d’accord : les « zones de transit » vont être mises en place, affirme le ministre de l’Intérieur fédéral Thomas de Maizière. Le vice-chancelier Sigmar Gabriel en reste à son « non ». [Le soir du 23 octobre, on évoquait à la radio un accord a minima sur l’enregistrement des réfugiés à l’entrée sur le territoire allemand ; l’expression « zone de transit » a disparu des discours des ministres de l’Intérieur (CDU) et de la Justice (Maas, SPD) ; la chancelière n’a jamais fait mystère de son scepticisme sur cette disposition, qu’elle a pourtant discutée à Bruxelles – NDT]

    • Répression, le bâton : isoler la dissidence, prévenir le ralliement du « deutscher Michel»

     Le 3e volet consiste, par la classique « reductio ad Hitlerum », à rejeter dans les ténèbres extérieures tout ce que l’on peut rattacher, d’une manière ou d’une autre, à la galaxie « xénophobe » : PEGIDA, LEGIDA, AfD, etc., et à avertir, à mots à peine voilés, les simples citoyens – désignés par l’expression « besorgte Bürger », citoyens inquiets – du risque qu’ils encourent à s’associer à certaines manifestations ou activités.

    Critique télé Maybrit Illner : La chasse à l’ennemi politique a commencé. (Frankfurter Allgemeine Zeitung23/10)
    Désormais, dans la crise des réfugiés, il n’est plus question des faits. Comme l’a montré l’émission de Maybrit Illner, le 22 octobre, elle est utilisée, bien plus, pour la chasse à l’ennemi politique.

    Crise des réfugiés : deux ans de prison pour des appels à la haine sur Facebook. (Frankfurter Allgemeine Zeitung 22 oct.)
    Sur son profil Facebook, il appelait à « mettre Merkel au poteau ». Pour cela, un homme de 31 ans est condamné à la prison.

    Ministre de la Justice Maas : la violence xénophobe est une honte pour notre pays .(Francfurter Allgemeine Zeitung 21 oct.)
    Le ministre de la Justice Heiko Maas appelle à appliquer la loi dans toute sa dureté contre les auteurs d’actes de violence xénophobes. Il réagit ainsi à un rapport de l’Office criminel fédéral (BKA), qui mettait en garde contre des attentats visant réfugiés et hommes politiques.

    Selon le spécialiste des extrémismes Funke, « Il y a assez d’éléments matériels à caractère xénophobe pour interdire PEGIDA ». (Frankfurter Allgemeine Zeitung 21 oct.)
    Les paroles de haine et l’atmosphère xénophobe lors des manifestations de PEGIDA et sur Internet n’inquiètent pas que le seul ministre de l’Intérieur de Maizière. Dans une interview à la FAZ.NET, le chercheur et spécialiste des extrémismes Funke évoque même la fin de la République de Weimar.

    Selon le président de la conférence des ministres de l’Intérieur (IMK) Lewentz, « le Verfassungsschutz [organe de protection de la constitution] doit surveiller PEGIDA ». (Frankfurter Allgemeine Zeitung 21 oct.)
    La haine des partisans de PEGIDA pourrait se propager, craint le président de la conférence des ministres de l’Intérieur. Cependant, le ministre de l’Intérieur de Rhénanie-Palatinat voit peu de chance que le mouvement soit  interdit.

    Alternative für Deutschland (AfD) : le SPD et Die Linke repoussent l’AfD aux confins des nazis. (Handelsblatt23 oct.)
    Le fait que la tête de l’AfD ait pris ses distances de Höcke, son représentant au Landtag de Thüringe, n’émeut pas beaucoup les partis établis. Le vice-chancelier Gabriel considère d’ailleurs le parti comme « ouvertement de droite radicale ».

    Selon Sigmar Gabriel, « L’AfD et le NPD cherchent à soulever les foules ». (Handelsblatt 23 oct.)
    La police a déjoué plusieurs attentats de la droite radicale. La pression augmente. Sigmar Gabriel le sait, et parle de l’AfD comme d’une « droite ouvertement radicale ».

    • Mais la crise continue

    Critique Télé Maybrit Illner : à la recherche des responsables. (Frankfurter Allgemeine Zeitung 16 oct.)
    Le débat sur le droit d’asile chez Maybrit Illner montre des réfugiés qui s’ennuient et des responsables politiques communaux dépassés. Compte tenu de la situation, une nouvelle question se fait jour : Angela Merkel sera-t-elle encore chancelière à Noël ?

    La CDU dans la crise des réfugiés : les doutes sur la patronne croissent. (Frankfurter Allgemeine Zeitung 22 oct.)
    L’assentiment en chute libre pour la politique des réfugiés d’Angela Merkel provoque des tensions au sein de l’Union. De nombreux députés craignent déjà pour leur réélection – et placent leur espoir en Wolfgang Schäuble. A raison ?

    Réfugiés des Balkans de l’Ouest : y en aura-t-il bientôt moins ?.(Frankfurter Allgemeine Zeitung 22 oct.)
    Il y a quelques semaines, on disait que le nombre des migrants en provenance des Etats de l’ouest des Balkans allait diminuant. Mais les apparences sont trompeuses. Il y a des succès durables dans le seul cas du Kosovo.

    What’s Right? Protégez nos frontières ! (Handelsblatt 23 oct.)
    La crise des migrants s’épanouit en drame historique. Il arrive des masses toujours plus nombreuses d’immigrants. Ce weekend, un sommet extraordinaire de l’UE doit discuter de mesures d’urgence. Il est grand temps de verrouiller les frontières.

    Crise des réfugiés : Palmer remet ça et est courtisé par l’AfD. (Frankfurter Allgemeine Zeitung 22 oct.)
    Le maire de Tübingen, Palmer, maintient ses déclarations controversées sur la crise des réfugiés : « La chancelière ne peut pas dire sans arrêt “Wir schaffen das” et ne rien faire », déclare l’homme politique écologiste. L’AfD lui propose l’asile politique.

    Crise des réfugiés en Europe : la Suède brûle. (Handelsblatt 23 oct.)
    Longtemps, la Suède a accueilli avec générosité des réfugiés. Mais désormais le pays n’en peut plus et l’opinion bascule – avec son lot d’incendies et un attentat à caractère raciste. Le gouvernement en a tiré les conséquences.

    Réfugiés en Suède : les limites d’une grande puissance(Frankfurter Allgemeine Zeitung 23 oct.)
    Si l’on se rapporte à sa population, la Suède accueille un bien plus grand nombre de réfugiés que l’Allemagne. Cependant, pour le gouvernement social-démocrate, les limites du possible sont désormais atteintes.

    Conseils de Croatie : « Vous brassez de l’air pour rien. Il faut juste les laisser passer ». (Die Welt 23 oct.)
    Sans faire de pause, ils cherchent rapidement à gagner l’Allemagne : 14.000 réfugiés, un nouveau record, sont arrivés vendredi en Slovénie. La Croatie recommande à ses voisins « un peu plus de rationalité ».

    En conclusion, on constate (mais n’est-ce pas coutumier ?) que, devant une situation difficile, nos voisins d’Outre-Rhin sont énergiques et concrets. Puissions-nous augurer le même comportement chez nos « élites ».

    Un contributeur résidant en Allemagne, grand lecteur de la presse locale. 23/10/2015

    http://www.polemia.com/invasion-migratoire-chroniques-dallemagne-la-crise-des-refugies-se-politilise-4e-partie/

  • Essor de l'Etat islamique : Tony Blair se confesse

    Tony Blair a reconnu une part de responsabilité dans la situation actuelle en Irak et en Syrie. Jusqu'à présent, l'ancien premier ministre avait toujours défendu la légitimité de l'invasion de l'Irak par les troupes britanniques aux côtés des Américains en 2003. Sur CNN hier, il a présenté des excuses partielles pour les conséquences de cette décision et reconnaît le lien entre l'invasion de l'Irak et l'essor de l'Etat islamique.

    Images-5«Bien sûr on ne peut pas dire que ceux d'entre nous qui ont renversé Saddam Hussein en 2003 n'ont pas de responsabilité dans la situation en 2015».

    «Je présente mes excuses pour le fait que les informations que nous avons reçues étaient fausses. Je m'excuse aussi pour certaines des erreurs dans la planification et, évidemment, pour notre erreur à comprendre ce qui se passerait après le renversement du régime».

    L'effondrement du régime avait entraîné une vague de terrorisme sous la houlette d'Al-Qaida, qui a conduit ensuite à la proclamation du califat de Daech sur une partie du territoire de l'Irak et de la Syrie en 2014. 

    L'ancien premier ministre ne peut se déplacer sans protection policière, constamment pourchassé par des militants qui l'accusent de crimes de guerre et demandent sa traduction en justice. 

    A quand le mea culpa public de Nicolas Sarkozy à propos des conséquences de l'intervention française en Libye ?

    Michel Janva

  • Nation et identité ethnique 2. Les racines de la France

    Cet article succède au précédent concernant les déclarations de Nadine Morano sur « la France, pays de race blanche », un vrai traumatisme pour le clergé politico-médiatique. Il traite de la question, ambiguë et très mal résolue depuis le XIXe siècle, de l’identité ethnique de la nation française.

    En gros, le clivage droite–gauche, qui était surtout socio-économique, devient ethnique et identitaire : pour ou contre le laisser-aller en matière d’immigration et d’islamisation ? Mais le désaccord gravissime oppose surtout, selon une fracture transcourants, les élites dirigeantes à une partie grandissante des couches populaires autochtones modestes et moyennes ; ces dernières se sentent dépossédées et menacées par un changement de population imposé, ressenti comme la disparition de la Nation française. Cette angoisse est autant affective (nostalgie de la patrie française traditionnelle) que concrète : la peur légitime de bouleversements et d’affrontements. Qu’en est-il ? 

     

     

    La schizophrénie de l’idéologie française sur l’identité de la France

    L’idéal de De Gaulle, auquel s’est référée Nadine Morano, selon lequel la France est un «  pays de race blanche, de religion chrétienne et de culture gréco-latine » – et qui doit le rester –, expliquait, selon Alain Peyrefitte, que le général ait abandonné  l’Algérie. Il ne voulait pas que des millions de musulmans, en forte progression démographique, deviennent français. Pour eux, il ne ne croyait nullement à la moindre ”intégration” ou ”assimilation” possibles. Ce réalisme s’associait à la crainte que « Colombey–les–deux–églises ne devienne Colombey–les–deux–mosquées ».  Malheureusement, De Gaulle n’avait pas prévu l’immigration de masse autorisée par le laxisme de ses successeurs.   

    De Gaulle, en réalité, personnage ambigu influencé par Maurras, le néo-monarchiste, et par Barrès, l’aède de l’enracinement charnel  de la France, se démarquait de l’idéologie française universaliste issue de la Révolution. L’idéologie républicaniste des conventionnels de 1792, aux accents cosmopolites mystiques, leur faisait dire : « tout homme a deux patries, la sienne et la France ».  Mais on était dans la pure gratuité de l’utopie idéologique, puisqu’il n’y avait pas d’immigration. On pouvait raconter ce qu’on voulait.

     Mais, par la suite, le virus idéologique s’est activé : l’Empire colonial français a rapidement caressé l’idée d’une possible France multiethnique, cosmopolite, mondiale, en rivalité avec les autres puissances européennes. En dépit de terribles contradictions idéologiques de la gauche républicaine au pouvoir, par exemple Jules Ferry qui en appelait au « devoir des races supérieures de civiliser les races inférieures ».   

    D’ailleurs, pendant toute la IIIe République, l’entreprise coloniale a été combattue par une partie de la droite nationaliste au nom d’une conception ethniciste et non pas universaliste de la Nation. On se souvient du slogan :« plutôt la Corrèze que le Zambèze ». De Gaulle héritera en partie de cette vision des choses. Par la suite, l’appel à des troupes ”indigènes” (on dirait aujourd’hui ”allogènes” !), issues des colonies, pendant les deux Guerres mondiales – engagés contre d’autres Européens – a considérablement renforcé la conception cosmopolite et multiethnique de la nation française.

     

    L’idéologie française de la nation, héritée de la Révolution, s’avère donc à la fois antinationale et antifrançaise, au sens ethnique, par l’introduction du concept d’ ”assimilation”, supposé possible avec tout le monde et n’importe qui. Et surtout à l’intérieur même de l’Hexagone ! Alors qu’à l’époque, l’ ”Empire français”, géographiquement mondial, n’envisageait pas l’immigration en métropole. Cette vision abstraite se heurte aujourd’hui à la violence des faits. Cette schizophrénie française se formule ainsi : la France se pense, depuis deux cent ans, – à travers la majorité de sa classe intellectuelle – comme un idéal universel et moral (comme une sorte d’Eglise catholique laïque), alors que l’opinion populaire vit la France comme une patrie charnelle.    

    Une schizophrénie voisine s’est manifestée en URSS, aux Etats-Unis et pour la construction européenne. En URSS, on observait la césure et la confusion (surtout pendant la dernière guerre) entre le combat communiste de la ”patrie des travailleurs” contre le nazisme, combat internationaliste par essence, et la résistance armée de la ”patrie russe” contre l’Allemagne. Aux USA, l’opposition est toujours très vive entre ceux qui considèrent le pays comme une ”société” multiraciale ouverte à toutes les immigrations et ceux (à l’image du think-tank American Renaissance) qui voient le melting pot américain comme une stricte union de populations d’origine européenne et les Etats-Unis comme une nation blanche.

    Le même quiproquo se remarque à propos de l’Union européenne : super-État impérial et fédéral ethniquement européen et souverain dans l’idéal d’une minorité d’ ”européistes” adeptes d’un patriotisme européen, mais dans les faits, un ”machin” bureaucratique et sans frontières sans aucun souci de l’identité européenne. Insurmontable contradiction. (1) 

     

    Le sang et le sol : problème central 

    Le catéchisme officiel des bien-pensants est parfaitement représenté par le dernier essai de l’intellectuel de cour Roger-Pol Droit, auteur de l’essai Qu’est-ce qui nous unit ? (Plon). Il tente de définir dans une gymnastique intellectuelle scolaire et convenue la nature des liens empathiques humains, nationaux, familiaux, personnels, etc. Pour lui, tout ce qui est mémoriel, biologique, identitaire ne vaut rien. Seul compte, dans la nation, l’Idée désincarnée. Il entend éviter « les pièges du terroir et de l’identité ». On reconnaît là l’idéologie cosmopolite officielle, qui dénie aux Français et autres Européens toutes racines revendiquées, toute  identité ethnique, mais en revanche applaudit et protège celles des autres, surtout des intouchables immigrés.

    M. Droit formule le dogme de cette manière : «  l’Histoire nous apprend que les identités sont du côté du devenir, pas de l’être. Ce qui fait liens entre humains, ce ne sont jamais ni le sang ni le sol ». Si, justement ! C’est d’abord le sang et le sol qui forment l’identité et la cohésion de la France et des autres nations. Le ”sang”, c’est-à-dire la lignée des ancêtres communs au même peuple, héritier de la même histoire, de la même civiltà (2) ; le ”sol”, c’est-à-dire la terre léguée et configurée par l’Histoire, le territoire à défendre dans ses frontières protégées. Roger–Paul Droit ajoute une autre ineptie, issue du catéchisme libertaire et mercantile : « Qu’est-ce qui nous unit ? Il est possible de répondre : nos échanges ». La nation réduite au statut de supermarché : passeport assuré pour sa désagrégation, voire pour la guerre civile… 

     Éric Zemmour  a éreinté ce prêchi-prêcha dans une chronique du Figaro (24/09/2015) intitulée Nous ne sommes pas ce que vous croyez. Il écrit : «  Mais comment devenir français si personne ne donne le modèle de l’être ? Et quel est ce « devenir » français si l’ « être » français a été englouti ? Si on prend un couteau tricolore et que l’on remplace la lame et le manche, qu’est-ce qui reste de la France sinon le nom sur l’étiquette ? Avec l’identité française, Roger-Paul Droit fait le même pari que les partisans de la théorie du genre avec le sexe ». 

    R-P. Droit recopie la thèse erronée de Renan, selon laquelle la Nation est un ”projet” plus qu’une appartenance. Sauf qu’à son époque, Renan parlait de manière abstraite, dans le vide, vu que l’immigration colonisatrice n’existait pas…. De plus, cette idée est stupide : un projet national, un avenir commun ne peuvent se fonder que sur une appartenance commune héritée d’une histoire passée et d’une parenté partagée. Il n’existe aucun avenir, aucun projet possible avec des populations  immigrées, majoritairement musulmanes et globalement hostiles, ancrées dans une autre longue histoire, antagoniste de la nôtre. Il en a été de tout temps ainsi dans l’histoire de tous les peuples.

     

    Qu’est-ce que la nation ?  Qu’est-ce que la patrie ?

    Une nation est d’abord une réalité ethnique avant d’être une réalité politique. L’étymologie de nation (natio, en latin, du verbe nascere, ”naître”) renvoie à la terre de naissance, la terre-mère, celle des ancêtres. Elle a donc une dimension d’enracinement biologique, historique, géographique et culturel – mais non pas idéologique. Sa traduction en grec – ancien et moderne – est d’ailleurs ethnos, ce qui se réfère à un apparentement dans une mémoire et une lignée, et ce qui suppose une homogénéité. C’est pourquoi une trop grande immigration détruit une nation en abrogeant son caractère ethnique et donc sa cohérence et son empathie naturelle.

    Aristote, à ce propos, estimait qu’une Cité (polis) doit être ethniquement homogène, ce qui est le fondement de la paix civile, de la connivence des valeurs (philia). Autrement, explique-t-il, une Cité rendue hétérogène par l’immigration étrangère est vouée à la dictature – pour établir de force la cohésion – ou à la guerre civile endémique. Si la notion de patrie (enracinée et ethnique) connaît un tel désaveu, la responsabilité en incombe en partie à l’Allemagne nazie qui a extrémisé les principes nationaux et ethniques en les défigurant dans une ubris criminelle. Le nazisme a dévoyé,  neutralisé, diabolisé l’idée de nationalisme en Europe.

    La responsabilité intellectuelle en incombe à Herder et à Fichte, deux philosophes allemands du début du XIXe siècle, qui ont largement inspiré le pangermanisme belliciste, catastrophique pour l’Europe, de l’empereur Wilhelm II et de Hitler. Fichte dans son célèbre Discours à la nation allemande (1807), non dépourvu de paranoïa, développe l’idée que le peuple allemand est intrinsèquement supérieur à tous les autres peuples européens parce qu’il a échappé à la romanisation et qu’il possède seul une ”âme culturelle” originelle. Cette thèse absurde, issue d’une frustration face à la France napoléonienne et d’un complexe allemand d’infériorité – transformé en complexe de supériorité schizophrénique– a donné lieu au nationalisme allemand des deux guerres mondiales, qui, par son extrémisme, a diabolisé et détruit tout sentiment ethno-national non seulement en Allemagne mais dans les autres pays européens, dont la France  (3)

    Cependant la fameuse ”crise des migrants réfugiés” (pseudo réfugiés à 90%), qui n’est que l’aggravation spectaculaire du processus d’immigration invasive et colonisatrice, ressuscite ce sentiment ethno-national chez les classes populaires européennes, sentiment totalement absent chez les dirigeants, uniquement préoccupés d’affairisme politicien. Cette situation peut déboucher sur un incendie incontrôlé.

    Qu’elle soit française ou étendue à une ”nation européenne”,  ou appliquée à Israël et à bien d’autres, l’idée de nation suppose quatre ingrédients : 1) une homogénéité ethnique et culturelle globale où les différences sont bien moindres que les ressemblances (ce qui en exclut totalement les musulmans, appartenant à leur umma) ; 2) le sentiment d’appartenance à une patrie commune enracinée dans l’histoire, formant en gros un même peuple qui se définit et se perçoit comme différent des autres et se sentant potentiellement opposé à eux (4)  ; 3) l’existence defrontières parfaitement définies et protégées ; 4) la réalité d’un État, fédéral ou centralisé, peu importe, souverain et indépendant, qui protège et assure la préférence nationale, notion centrale qui discrimine légalement l’étranger par rapport au citoyen. 

     L’idée ”européenne” des dirigeants actuels, même fédéraliste, ne vise absolument pas ce modèle (supra)national qu’on pourrait appeler les Etats-Unis d’Europe. Elle recherche l’abolition des fondements ethno-nationaux des peuples européens et, plus grave, l’abolition de l’européanité elle-même. 

     

    Objectif implicite : déconstruire l’identité de la France et des nations européennes

    En effet, la conception officielle de la nation française, abstraite et désincarnée, intellectuelle, non-ethnique, a été reprise et aggravée dans la construction européenne, comme l’a vu Philippe de Villiers. L’Union européenne, qui vise à détruire l’Europe des nations souveraines, n’a même pas la prétention d’être une entité fédérale et supranationale (une ”super nation”) mais s’avère être une anti-nation, une construction fondamentalement anti-européenne, aux sens ethnique, historique et politique. Un ”machin”, ouvert comme un moulin, avec, pour seule règle, l’idéologie des Droits de l’homme et du libre-échangisme tempéré par une bureaucratie privilégiée. Voici un mélange comique d’ultra-libéralisme et de soviétisme mou, l’union de la carpe et du lapin,  un ensemble flou, déraciné, aux frontières poreuses ; son idéal minimaliste est apolitique et anhistorique (droits de l’homme, consumérisme, etc.), incapable de susciter l’enthousiasme des peuples et apte seulement à favoriser des flux migratoires incontrôlés et à obéir à tous les désidératas de Washington.

    L’idéologie dominante et la classe politique ont une conception libertaire de la nation (issue du libéralisme philosophique – à ne pas confondre avec le libéralisme économique) qui ramène cette dernière à un agrégat d’individus sans enracinement. Conception exprimée par l’inénarrable Alain Juppé : «  la nation, ce sont des hommes et des femmes qui veulent vivre ensemble » (Grand Jury RTL–Le Figaro, 4 octobre 2015). Aucune mention d’une histoire, d’une culture, d’une appartenance, d’une identité communes. Cette vision de la nation en détruit la substance même en la ravalant au rang de ”société”, ensemble flou sans passé et sans avenir. Un grand Club Med. Face à l’islam fanatique et conquérant, c’est désopilant.

     Décryptons cette déclaration très idéologique (et indigne) de François Hollande lors d’une visite à l’École des Chartes, temple de la tradition française de l’enseignement gréco-latin que Mme Vallaud-Belkacem est en train de saborder : « La France n’est pas une identité figée dans le marbre, elle n’est pas une nostalgie qu’il faudrait conserver, un corps vieilli avec un sourire fatigué. La France est une espérance ». Puis, après cette insulte voilée à la patrie française (”vieillie et fatiguée”)  le petit président politicien fit l’apologie d’un « portrait de la France dans sa diversité », ce qui, en langue de bois signifie qu’il faut imposer aux Français historiques de souche l’apport massif de populations étrangères. C’est la théorie du lobby socialiste Terra Nova, à visées électoralistes, en faveur de la ”nouvelle France” (la France 2.0), celle de la ”diversité”. Malheureusement, une large partie de ces ”nouveaux Français” issus de l’immigration n’en ont (pardonnez-moi d’utiliser exceptionnellement le bas argot) strictement rien à foutre de la France, de son identité, de son histoire, de son avenir. Ils ne se reconnaissent pas en elle, ils sont d’accord pour la détruire. Détruire la France (et les peuples européens) au nom même d’une ”certaine idée” de la France et de l’Europe, tel est le projet orwellien (par inversion sémantique) de l’oligarchie et de leurs alliés.    

     Abordons maintenant un point capital, lié à Éric Zemmour. Ce dernier, par ses livres et sa présence médiatique – et malgré les intimidations par censures, procès, etc. – est devenu un défenseur emblématique du patriotisme français et de l’identité française. Or, il est Juif. Ce qui semble poser un problème aux clercs de l’idéologie dominante. Léa Salamé (cf. autre article de ce blog) dans l’émission de Ruquier (FR 2) On n’est pas couché s’était étonnée qu’un Juif (apostrophe : « vous, le Juif… ») puisse professer de telles idées patriotiques.  

    Guy Bedos sur France 5, début octobre 2015, a commis le même lapsus : « Zemmour est juif. C’est un drôle de Juif…Il est devenu plus français que les Français ». Le comique bourgeois d’extrême gauche à bout de souffle révèle deux choses par cette saillie : d’abord un antisémitisme de gauche (un Juif ne peut pas  prétendre être un vrai Français et vice–versa, ce qui nous ramène à l’idéologie de Vichy dont le régime était peuplé de socialistes et…de communistes) ; ensuite une francophobie évidente : le Français de souche, le ”franchouillard ” des classes populaires, est méprisable par essence.    

     

    L’indispensable unité ethnique, facteur de paix

    L’historien et sociologue Georges Bensoussan – aujourd’hui très mal vu, comme Finkielkraut, par le clergé intello-médiatique –  explique que désormais en France cohabitent sur le même territoire comme ”deux nations”, deux populations antagonistes. Elles ne partagent absolument pas les mêmes valeurs, la même culture, les mêmes comportements et moeurs, ni les mêmes projets. Une de ces populations, en forte croissance, d’origine immigrée récente, est de plus en plus islamisée et ne se sent absolument pas appartenir à la ”nation France” traditionnelle ; au contraire, elle lui manifeste une hostilité croissante. Elle se réclame à la fois de sa nationalité d’origine et de l’umma musulmane supranationale. L’équation est insoluble. 

    Le déni de ce phénomène central par l’intellocratie et les dirigeants politiques, attachés au dogme utopique et angélique de l’ ”intégration”, de l’ ”assimilation” ou de l’ ”inclusion” par une cohabitation pacifique de communautés inconciliables, ressemble aux techniques des médecins du XVIIe siècle (relire Molière) qui tuaient les malades en prétendant les guérir.

     L’idéologie française officielle et ”républicaine” de la Nation est contredite par l’histoire de France elle-même. La France intellectuelle se pense comme une idée (lourde erreur, énorme prétention) mais la France populaire se vit comme une patrie charnelle.  Le « vivre ensemble », monstrueux néologisme de la novlangue de bois, se terminera dans la guerre. On ne peut vivre ensemble qu’avec ses proches, pas avec ceux qui vous désignent comme ennemis. 

    Contrairement aux mensonges de l’idéologie officielle, la France, comme les autres pays d’Europe, a toujours été globalement homogène ethniquement jusqu’au XXe siècle, à la fin duquel a commencé une immigration massive extra-européenne, en grande partie musulmane. Ce phénomène historique est le plus important et le plus grave vécu par les Européens depuis le début du Moyen–Âge, bien plus que toutes les guerres, crises économiques et épidémies. Parce qu’il risque de signer notre acte de décès.  

    Toute l’histoire démontre (et le Proche-Orient en est l’éclatante démonstration) que la diversité ethnique sur un même territoire ou sous une même autorité politique est, la plupart du temps, ingérable et débouche sur le chaos, fruit d’une impossible cohabitation. On commence à le ressentir en Europe. Plus que jamais, le bon sens, l’expérience quotidienne populaire, les leçons de l’histoire s’opposent aux délires idéologiques et aux calculs politiciens de l’oligarchie. Reprenons Aristote : chacun chez soi, dans ses frontières. Ce qui ne remet pas en cause la notion d’Humanité mais rappelle qu’elle est faite de peuples différents et (souvent) hostiles et ne constitue pas un magma anthropologique.  C’est la loi de la vie. La paix entre les êtres humains est proportionnelle à la méfiance et aux barrières qu’ils dressent entre eux.  Si vis pacem, para bellum.

    .

    (1) Les maux attribués à l’Union européenne en tant qu’institution, y compris la soumission volontaire aux USA, ne sont pas imputables à l’UE comme telle mais aux gouvernements européens eux-mêmes.

    (2) Civiltà : terme italien difficilement traduisible qui signifie à la fois ”culture” et ”civilisation”, héritage et construction partagés par un même peuple.

    (3) Le IIIe Reich et son souvenir, son ubris, ses crimes et sa défaite ont provoqué chez le peuple allemand une implosion, une délégitimation  de toute idée nationale et patriotique.

    (4) Carl Schmitt et Julien Freund ont bien montré que toute identité ethnique ou politique ne peut se construire quecontre un ennemi. Le positif interagit avec le négatif. On peut le déplorer, mais la psychologie humaine est ainsi faite.

    http://www.gfaye.com/nation-et-identite-ethnique-2-les-racines-de-la-france/