774 800 naissances en 2001 pour combien d'enfants français ? Les chiffres publiés par l'Insee sont ceux de la natalité en France et non de la natalité française. Une différence de taille qui relativise les déclarations triomphalistes du gouvernement.
Peut-on établir une corrélation entre la hausse de la natalité et l'augmentation vertigineuse de l'immigration ? En regardant de plus près les statistiques, la concordance entre les deux phénomènes semble évidente. La remontée des naissances qui étaient descendues sous la barre des 725 000 en 1997 a été constante durant les cinq années suivantes. Une inversion de tendance se produisant concomitamment au retour de la gauche socialo-communiste au pouvoir et à l'entrée en vigueur des nouvelles lois laxistes sur l'immigration : réforme du code de la nationalité, assouplissement des critères de régularisation, facilité d'octroi du droit d'asile ... « Il n'y a donc hélas pas lieu de se féliciter d'un plus grand nombre de naissances ces deux dernières années et de la hausse de la fécondité : ce phénomène est dû à la hausse de l'immigration » déplore Jean-Marie Le Pen. « Ces statistiques n'indiquent ainsi qu'une progressive substitution de population. » En effet, si les chiffres publiés par l'Insee ravissent les immigrationnistes forcenés, ils assombrissent un peu plus l'avenir d'une nation rongée par le communautarisme.
Cette tendance à la hausse concerne les naissances et les mariages (8 % des nouveaux mariés sont étrangers alors qu'officiellement 6 % de la population est de nationalité étrangère) mais également les acquisitions de nationalité française. Avec 150 000 nouveaux « Français de papiers », la France enregistre une hausse de 2 % par rapport à l'année précédente atteignant un chiffre jamais atteint depuis plusieurs décennies. Gommés des statistiques recensant la population de nationalité étrangère par le biais de la désastreuse loi Chevènement adoptée en 1998, les centaines de milliers d'étrangers sont ces nouveaux «Français» qui ont largement contribué à doper l'indice de fécondité et faussé par conséquent les chiffres de la démographie.
Avec un excédent «naturel» de 246 800 personnes et un solde migratoire net de 60 000 personnes, la France compte en 2002 300 000 habitants supplémentaires et certainement plus de «Français de papiers» que de « Français de souche » ...
ED Français d'abord ! - 2e quinzaine février 2002
immigration - Page 1392
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Démographie : Les chiffres trompeurs (arc 2002)
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Français de fraîche date et « seniors » enrôlés contre le FN
Selon une information France inter, le mariage homosexuel ne fait pas recette puisque seulement 596 unions, 1% des mariages célébrés dans les 50 plus grandes villes de France depuis l’adoption de cette loi, l’ont été entre personnes de même sexe. Un pourcentage nettement plus faible que celui du nombre de PACS officialisé dans la même période lors de sa promulgation. A Bollène (Vaucluse), le maire Marie-Claude Bompard (Ligue du sud) a refusé de célébrer l‘union « d’Amandine et d’Angélique » et même dans un premier temps de signer une délégation. Ce sera finalement l’adjointe à la Culture qui s’en chargera. Une enquête préliminaire avait été ouverte lundi à l’encontre de Mme Bompard par le parquet de Carpentras pour «obstruction à la loi par une personne dépositaire de l’autorité publique», punie jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende .
Marie-Claude Bompard, pour justifier son refus, avait évoqué ses « convictions religieuses », demandé dans une lettre l’instauration d’une «clause de conscience, comme cela existe déjà pour plusieurs professions comme celle de journaliste ou de pigiste, afin que les maires puissent voir leur conscience respectée».
Bruno Gollnisch a réagi à cette affaire, notant qu’ici, au sujet du prétendu « mariage » homosexuel, « le scandale n’est pas l’attitude de Mme Bompard » mais bien en effet « le refus d’une clause de conscience ».
Le Parti socialiste avait parlé dans un communiqué de «discrimination inacceptable». Avec un humour certainement involontaire quand on connaît la régularité avec laquelle les apparatchiks de son parti squattent la rubrique judiciaire, le patron local du PS, Anthony Zilio, s’était essayé à la formule suivante : « Quand on porte l’écharpe tricolore, on doit respecter toutes les lois. La République, on l’aime ou on l’a quitte » (sic).
Mais si la gauche invite les « salauds » de nationaux à quitter la « république », c’est pour mieux les remplacer par des électeurs plus conciliants ( ?) ou a tout le moins dont on peut s’attacher la fidélité clientéliste dans les urnes. Le peuple vote mal, changeons de peuple, antienne mondialiste bien connue…
Ainsi, pour limiter la casse pour l’écurie socialiste aux prochaines élections, Manuel Valls a trouvé sa méthode. Il ne prend d’ailleurs personne par surprise puisqu’il l’avait annoncé dès son arrivée au ministère de l‘Intérieur, tenant en cela toutes ses mauvaises promesses.
M. Valls, nous l’évoquions sur ce blog ce lundi 26 août, a choisi d’augmenter de manière vertigineuse le nombre de Français de papier en rendant encore plus laxiste que sous l’UMP au pouvoir (c’est tout dire !) les critères pour distribuer des cartes d’identité française, notamment aux «jeunes» et aux «précaires».
Manuel Valls a présenté mercredi lors du conseil des ministres un décret pour « parachever » le dispositif. Celui-ci vise en premier lieu, pour d’évidentes raisons statistiques, les immigrés originaires du continent africain, d’autant que les naturalisés européens votent en général en faveur du FN ou des partis de droite dans les mêmes proportions que les Français de souche…
Cela s’est d’ores et déjà traduit avec une hausse officielle de 14% des naturalisations entre juillet 2012 et juillet 2013, dans l’attente d’une augmentation bien plus forte sur un an, compte tenu des délais de traitement des dossiers (environ 18 mois)…
L’autre méthode, consistant à crier au danger FN pour mobiliser le « gaulois » en dressant le tableau apocalyptique d’une France qui serait dirigée par des patriotes, fonctionnent de moins en moins. Les Français de vieille date restant encore majoritaires, elle reste cependant à l’honneur.
En témoigne les derniers propos en date du docteur Michèle Delaunay, épouse Fuchs, actuel ministre délégué aux Personnes âgées de ce gouvernement Ayrault, dont les Français ne savent pas grand-chose.
Tout juste les plus attentifs à l’actualité se souviennent que son nom est apparu dans les médias lors de la publication il y a quelques mois, d’une hypocrisie toute socialiste, du patrimoine (largement bidonné) des ministres.
La multi-millionnaire Mme Delaunay apparaissait en effet juste derrière Laurent Fabius dans le classement des plus fortunés de ce gouvernement. Ce qui n’est bien évidemment pas une tare à condition de ne pas répéter qu’on « aime pas les riches » comme le fit en son temps le démago François Hollande…et Michèle Delaunay elle même en 2001 rapporte un internaute sur le site de l’Express. Il explique que lorsqu’elle affrontait Alain Juppé aux municipales à Bordeaux, elle accusait alors ce dernier d’être « le candidat des riches » (sic).
Aujourd’hui notre grande bourgeoise socialiste en appelle à la conscience éclairée des personnes âgées pour barrer la route au Front National en 2014. Invitée de I-télé et ayant apparemment beaucoup de temps libre pour réfléchir ( ?), le ministre a exprimé « ses inquiétudes » sur le poids sans cesse grandissant de l’opposition nationale.
« J’ai la conviction que les âgés, les personnes âgées, les 15 millions de ressortissants de mon ministère sont la clé de ces élections municipales ». « Jusqu’alors, ils ont fait rempart au Front National », a-t-elle annoncé » avec des trémolos dans la voix, ajoutant « espérer et croire qu’ils ne cèderont pas aux sirènes du FN ».
Il n’est pas certain que Mme Delaunay sera entendue, même si elle part d’un postulat statistique, des enquêtes d’opinion, des sondages démontrant en effet que les « seniors » sont en général les plus rétifs au vote FN, les plus attachés par « conservatisme » mal placé aux partis du Système, l’UMP d’abord, le PS ensuite.
A lire les commentaires qui ont accueilli les propos de Mme Delaunay, elle devrait avoir de sérieuses déconvenues. Comme l’affirme ce message laissé également sur le site de l’Express et qui résume assez bien le sentiment général : « Je suis une personne âgée. Et croyez bien que si mes vieux os doivent encore construire un rempart, ce n’est certainement pas contre le FN. Votre vie de milliardaire ne vous a pas payé les lunettes nécessaires pour voir la vraie France. Le gouvernement socialiste dérape une nouvelle fois dans le sectarisme et le militantisme partisan. »
Au vu de l’actualité que nous venons de décrire, les exemples sont nombreux.
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Erdogan, la Turquie et le néo-ottomanisme face à une Europe déboussolée (arch 2011)
Nous avions déjà maintes fois abordé le problème turc, dans de multiples allocutions antérieures : pour souligner le conflit millénaire qui oppose l’Europe, héritière des « Romaniae » romaine et byzantine, à la Turquie, héritière et de tous les mouvements vers l’ouest amorcés dans l’histoire par les peuples ouralo-altaïques de la steppe centre-asiatique et du califat islamique ; ensuite ppour analyser les ingrédients de la mosaïque turque actuelle et les conflictualités qui en découlent (47 groupes ethniques et religieux, dans toutes les combinatoires possibles !). Aujourd’hui, nous analyserons plus en détail l’émergence d’un nouvel islamisme « démocratique » ou « modéré » selon le langage des médias favorables à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne. D’Erbakan à Erdogan, cet islamisme particulier a des racines, que nous évoquerons parce qu’elles nous expliquent bien des positions prises récemment par le gouvernement turc, et qu’elles se combinent habilement avec le néo-ottomanisme du nouveau ministre des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu. Cette diplomatie néo-ottomane se déploie tous azimuts : vers le Croissant fertile, vers les Balkans, l’Egypte et la Libye, le Caucase, etc., suscitant en bout de course plus d’inimitiés que d’alliances durables. Le glissement vers l’islamisme erdoganien et le néo-ottomanisme davutoglien implique une liquidation de l’héritage kémaliste et laïque et du nationalisme turco-centré ou panturquiste. Cette liquidation s’est manifestée lors de la fameuse affaire de l’Ergenekon, ce groupe de militaires fidèles au double héritage kémaliste et panturquiste (ou pantouranien). Autre avatar inquiétant de cette mutation importante dans les idéologies dominantes qui structurent la machine étatique turque :la politique d’immixtion dans les affaires intérieures des Etats-hôtes, qui accueillent une forte immigration turque, suite aux deux discours d’Erdogan tenus en Allemagne, à Cologne et à Düsseldorf, en 2008 et en 2011. La nouvelle idéologie dominante à Ankara rompt avec la retenue traditionnelle des cercles diplomatiques, exactement comme les néoconservateurs américains avaient fustigé la diplomatie des Etats européens et de la Russie lors de l’intervention de 2003 en Irak. Le « mobbing » contre la Suisse s’inscrit également dans cet abandon, par les Etats marqués par l’un ou l’autre fondamentalisme idéologique ou religieux, des critères de comportement habituels de la diplomatie. La politique d’immixtion , inacceptable pour ceux qui entendent préserver la souveraineté pleine et entière des Etats, conduit à des phénomènes inquiétants de désagrégation sociale dans les Etats qui ont jadis accepté des migrants d’origine turque. Nous analyserons ces phénomènes de désagrégation. Nous bénéficierons, pour étayer nos arguments, d’un dossier exceptionnel, composé par Jürgen P. Fuss, ancien éditeur du seul hebdomadaire turc en langue allemande (Aktuelle Türkische Rundschau), revenu dans son pays natal, après que le système Erdogan se soit bétonné en Turquie, ne permettant plus une réelle liberté d’expression et de ton. Ce livre sera présenté à un public non germanophone pour la première fois depuis sa parution, au printemps 2011.
Robert Steuckers -
« ÉGALITÉ DES CHANCES » (arc 2006)
Jean-Louis Borloo et Azouz Begag ont présenté la semaine dernière, en conseil des ministres, le projet de loi qui reprend les mesures annoncées par le gouvernement après les émeutes de novembre, visant à « mettre fin aux situations d'inégalité des chances et aux discriminations dont sont victimes les populations des quartiers difficiles, particulièrement les jeunes ».
Cette formulation n'est pas seulement d'une parfaite langue de bois idéologique, elle établit que ceux que Sarkozy appelait des voyous et des racailles sont en réalité des "victimes" , selon le vieux schéma gauchard selon lequel les délinquants sont d'abord des victimes de la société. Ce recours, d'emblée, à l'idéologie, est caractéristique de l'ensemble.
Fourre-tout
Le projet de loi énumère donc, d'un seul jet, les mesures disparates annoncées ; l'apprentissage à partir de 14 ans, un accès «privilégié» (sic : on croyait que la République avait aboli les privilèges) au contrat "jeunes en entreprise" pour les « jeunes issus de zones urbaines sensibles », la création de 15 nouvelles zones franches urbaines « afin de promouvoir l'emploi au bénéfice des habitants des quartiers en difficulté », la création d'une agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances, le renforcement des pouvoirs de la Halde (Haute autorité contre le discriminations et pour l'égalité), qui pourra prononcer des sanctions administratives, la légalisation du testing de SOS Racisme, la mission donnée au CSA de « renforcer la diversité au sein de l'audiovisuel », l'institution d'un "contrat de responsabilité parentale" dans certaines situations familiales, avec une très éventuelle possibilité de suspendre certaines allocations si le contrat n'est pas respecté, le renforcement des pouvoirs des maires « face aux incivilités », la création d'un service civil volontaire.
L'énumération qu'on vient de lire suit scrupuleusement l'ordre (si l'on peut dire) du texte du conseil des ministres. C'est un véritable fatras auquel il faut encore ajouter la nomination, par anticipation de la loi de six « préfets pour l'égalité des chances » ; pour les régions PACA, Nord-Pas-de-Calais, Rhône-Alpes, et pour trois départements d'Ile-de-France ; Essonne, Seine-Saint-Denis, Val-d'Oise. Les habitants des autres régions et départements sont donc exclus de cette action de l’État pour l'égalité.
Ce nouveau projet fourre-tout semble défier la logique la plus élémentaire. Mais c'est sciemment que l'on y mélange, comme le remarque Jean-Marie Le Pen, des dispositions sur l'apprentissage et des dispositions de police de la pensée, elles-mêmes mélangées à la discrimination positive.
C'est « caractéristique de la méthode désastreuse d'une fausse droite fascinée par la gauche », souligne le président du Front national : « Pour tenter de faire passer une mesure de bon sens, on la plonge dans un bain idéologique propre à satisfaire les lobbies du soi-disant antiracisme. » Enlever les adolescents des bancs des écoles où ils n'ont rien à faire et leur permettre l'apprentissage d'un métier c'est du simple bon sens. Très nombreux sont les adolescents pour lesquels cette perspective est une véritable libération. Mais la gauche et les lobbies de l’Éducation nationale ne l'acceptent pas. Alors on l'environne de toute une série de mesures qui n'ont rien à voir mais qui sont des revendications de la gauche et des lobbies idéologiques. Ce que le gouvernement fait sans peine, tant il a adopté le principe énoncé par Léon Daudet selon lequel le libéral est celui qui pense que son adversaire a raison, au point d'être désormais imprégné jusqu'à l'os par la même idéologie.
Cela n'empêche en rien la gauche et les lobbies de dénoncer la bonne mesure, tandis que dans le même temps et le même mouvement, comme le constate Jean-Marie Le Pen, « s'aggrave la dictature camouflée sous le nom de "lutte contre les discriminations" qui, par le pouvoir exorbitant de "sanctions" attribué à la Halde, en vient à court-circuiter la Justice ! »
Le communiqué du conseil des ministres soulignait que ce projet de loi, sur lequel viennent en outre se greffer les mesures pour l'emploi énumérées lundi par Villepin (tout cela est à l'évidence improvisé au jour le jour), s'ajoute au plan de cohésion sociale, au plan d'urgence pour les banlieues, et aux mesures spécifiques à l’Éducation nationale, pour que l'année 2006 soit « celle de la grande cause nationale de l'égalité des chances ».
Mais cette expression d'égalité des chances, à strictement parler, ne veut rien dire. Sauf si on lui donne un contenu idéologique, à savoir subversif.
Concrètement, dans la société, comme dans la nature, l'égalité des chances n'existe pas. La gazelle dans la savane n'a pas les mêmes chances face au lion que celle qui vit dans un parc animalier. L'enfant idiot de parents illettrés et alcooliques n'a pas les mêmes chances pour ses études que l'enfant intelligent de bourgeois instruits.
Il est humain de vouloir corriger, autant que faire se peut, les inégalités de départ. C'est le rôle qui fut assigné à l'école de la République. Une fois entrés à l'école, tous les enfants étaient égaux, comme le manifestait leur blouse unique, et ils bénéficiaient du même enseignement. Ce qui n'était d'ailleurs pas une invention de la République, car nombre d'écoles religieuses procédaient de la même façon.
Et ce n'est pas un vain mot. Chacun sait que d'innombrables enfants de miséreux ont pu accéder ainsi à des positions enviables. Quoi que l'on en dise, et quelle que soit la faillite de l’Éducation nationale, il en est toujours globalement ainsi, et chacun voit des enfants d'immigrés indigents (puisque les « jeunes issus » mobilisent l'attention) devenir chefs d'entreprise, journalistes ou... ministres.
Une monstruosité
Si c'était cela, l'égalité des chances, il n'y aurait rien à en dire. Aussi ce n'est pas de cela que l'on parle. L'« égalité des chances » se confond avec la discrimination dite positive, comme le projet de loi en donne du reste quelques exemples frappants. il s'agit de fabriquer artificiellement une égalité arithmétique entre les citoyens, en « donnant plus à ceux qui ont moins », comme le dit exactement Nicolas Sarkozy.
Si l'on veut vraiment obtenir cette égalité, il n'y a qu'une solution : supprimer la famille, et élever tous les enfants de la même manière dans des établissements d’État. C'est la vieille utopie socialiste totalitaire, jamais réalisée (du moins à grande échelle), mais jamais abandonnée non plus. Le problème est qu'une telle société est rigoureusement impossible à créer, comme ont dû le constater tous les révolutionnaires. Parce que la société n'existe que par les familles, Or les familles sont forcément dissemblables, inégales. L'égalité des chances, vue de façon idéologique, est une chimère. À savoir une monstruosité. Mais nous y (re )voilà en plein.
Y. Daoudal National Hebdo du 19 au 25 janvier 2006 -
1974, la droite impose l'immigration (MZn°139)
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2012 : 193 000 immigrés en France dont 17 000 pour travailler
Lu dans Les 4 Vérités :
"En 2012, 193 655 personnes ont immigré légalement en France : 86777 au titre du regroupement familial, 59152 pour étudier, 18842 pour raisons humanitaires, 16921 seulement pour travailler et 11 963 pour d’autres motifs."
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Le front de gauche est une meute de loups pour les français de souche
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Allemagne : La police recrute dans les mosquées
Ernst Marx, « responsable du groupe de travail publicité » de la police de Rhénanie-Palatinat, appelle cela « poser des jalons pour l’évolution démographique ». Dans cette région aussi, le grand remplacement de population va bon train du fait de l’immigration et de la dénatalité des Allemands.
La solution ? Augmenter la proportion des immigrés parmi les policiers, et d’autant plus que « les connaissances linguistiques et culturelles des candidats avec des racines étrangères constituent un enrichissement pour la police »
« Dans la police aussi, souligne Herr Marx (par ailleurs professeur à l’école régionale d’administration), nous devons avoir la même composition que la société ».
En Rhénanie-Palatinat, la part des policiers de nationalité étrangère ou issus de l’immigration est actuellement évaluée à entre 9 et 12%. « Nous voulons arriver le plus vite possible à 20% », explique Marx.
Des contacts ont donc été pris avec toutes les organisations immigrées afin de faire de la publicité pour une carrière dans la police. Des réunions d’information sont prévues dans les nombreuses mosquées de la région, en commençant par les villes de Bad Kreuznach (trois mosquées selon le site « Trouver une mosquée en Allemagne ») et de Wittlich.
http://fr.novopress.info/141039/allemagne-la-police-recrute-dans-les-mosquees/#more-141039
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Les Grands Entretiens de NOVOpress : Jean-Yves Le Gallou (1/3)
Figure majeure de la dissidence enracinée, Jean-Yves Le Gallou a participé depuis plus de 40 ans à de nombreuses initiatives tant sur le terrain électoral que sur celui du combat culturel. Il se consacre désormais à ce dernier, dans une perspective gramsciste assumée. La fondation Polémia, dont il est le président en est une belle illustration.
Jean-Yves Le Gallou, bonjour. Avant de recueillir votre point de vue sur quelques thèmes essentiels d’actualité, pouvez-vous revenir brièvement sur votre parcours de militant enraciné et d’intellectuel organique ?
Je distinguerai trois grandes étapes dans mon parcours d’identitaire engagé :
- De 1968 à 1985 d’abord dans le combat des idées au sein du GRECE (cercle Pareto à Sciences-Po) puis du Club de l’Horloge. Avec deux publications principales : Les Racines du futur(1) qui analyse des seuils de rupture (délinquance, dénatalité, immigration), dénonce la société marchande (qui n’avait pas encore atteint son apothéose !) et prône le ré-enracinement dans les valeurs européennes. C’était un livre à contretemps qui aujourd’hui pourrait être dans l’actualité. Et La préférence nationale : réponse à l’immigration(2), un sujet – l’immigration/ catastrophe – sur lequel je reviendrai en 2014, chez Via Romana, dans un livre sans concessions ni compromis.
- De 1985 à 2002/2004, j’ai accordé la priorité au combat politique au Front National d’abord puis après la scission de 1999 au MNR. Je m’y suis occupé de l’implantation militante en Île-de France, des études et des idées et du travail dans les municipalités. J’ai pas mal participé à la revue Identité. Au Parlement européen, je me suis battu (contre l’actuel président du Parlement, le socialiste Schulz) pour la défense des libertés publiques. A la région Île-de-France (ou j’ai présidé un groupe qui a toujours pesé grâce à la proportionnelle), j’ai empêché ou réduit les subventions à des associations nocives : la LGBT par exemple. Hélas, le chapitre subventions a quadruplé depuis 2004 !
- Depuis 2002, je me suis réinvesti à fond dans le combat culturel et le combat d’idées en créant la fondation Polémia le 2 décembre 2012.
Le “combat culturel” et ce que l’on peut également la “métapolitique” ont en effet été très tôt, au cœur de vos préoccupations, pouvez-vous revenir sur ces notions et leur importance dans votre démarche ?
Je crois que les idées mènent le monde : pour les idées des hommes sacrifient leur carrière, leurs biens, leur liberté et parfois leur vie. C’était vrai hier. C’est encore vrai aujourd’hui comme Dominique Venner vient de le rappeler dans son geste sacrificiel. Bien sûr les intérêts comptent aussi (et pour beaucoup !), mais pour s’imposer ils doivent aussi prendre le détour des idées : c’est pour cela que la finance mondiale et les grandes multinationales ont envahi le champ culturel.
Polémia a été le fer de lance de ce combat culturel, 10 ans après sa création, quel bilan tirez-vous ?
Ce qui compte c’est durer. On ne bâtit rien sur l’éphémère.
En dix ans Polémia a mis en ligne sur son site plusieurs milliers de contributions parfois reprises sur d’autres sites, le plus souvent originales. C’est une véritable encyclopédie politiquement incorrecte. Un outil à disposition de tous : réinformateurs, étudiants, élus ou militants.
Nous avons aussi accompli un gros travail sur le vocabulaire en publiant deux dictionnaires : un Dictionnaire de Novlangue(3) (pour dénoncer les manipulations du vocabulaire par les dominants), un Dictionnaire de la Réinformation(4) (pour doter notre camp de ses propres outils d’analyse).On en vient naturellement à ce que vous avez si bien nommé “la tyrannie médiatique”. Vous semblez face à cette dernière user de deux stratégies : la riposte avec l’OJIM ou encore la cérémonie annuelle des Bobards d’Or (photo ci-dessus) ; et le contournement avec Radio Courtoisie, qui conquiert chaque jour de nouveaux auditeurs, grâce notamment à la diffusion sur internet. Est-on en passe de fissurer le blockhaus médiatique ?
La tyrannie médiatique(5) définit le régime que nous subissons : la classe financière et la classe journalistique imposent leur vue du monde à travers le contrôle des médias : mondialisme, libre-échangisme financier et commercial, sans-frontiérisme et immigrationnisme, rupture des traditions et culpabilisation. La tyrannie médiatique s’impose aux esprits par un matraquage permanent et l’arme suprême de la diabolisation. Elle tétanise les hommes politiques : il n’y a plus ni hommes d’Etat, ni démagogues il ne reste plus que des médiagogues : des hommes et des femmes qui déclarent ce que les médias veulent entendre…simplement pour s’y faire inviter. Le Maire, NKM, Pécresse et quelques autres ont découvert le zéro absolu en politique.
Alors depuis 10 ans Polémia s’est attaché à analyser la tyrannie médiatique, parce que décrire une tyrannie, c’est déjà l’affaiblir. Notre travail alterne samedis austères, les journées d’études de la réinformation (la prochaine aura lieu le 26 octobre et sera consacré à la publicité) et soirées de détente comme la cérémonie des Bobards d’Or. Au demeurant très sérieuse, au-delà de son côté ludique….
D’autres prennent le relais et je m’en réjouis. Créé par Claude Chollet, l’Observatoire des journalistes et de l’information médiatique (OJIM) fait effectivement un travail remarquable.
D’un mouvement marginal limité aux militants traditionnels “pro-vie”, la contestation contre la dénaturation du mariage et la loi dite Taubira, a embrasé l’opinion publique et fait converger à plusieurs reprises plus d’un million de manifestants sur Paris. La pétition devant le CESE, en rassemblant 700 000 signatures en quelques jours, est probablement la plus forte tentative de démocratie directe de cette décennie. Que retenir de cette vague ? Que peut-on espérer pour l’avenir ?
Il y a deux lectures possibles des événements.
Selon la lecture pessimiste, c’est un échec : la loi est voté et pour le gouvernement c’est « circuler, il n’y a plus rien à débattre, c’est une loi de la République ». Reste qu’en passant en force le régime a montré son vrai visage, celui d’une dictature de minorités : minorités sexuelles, sectaires et médiatiques. Une dictature pépère, pépère peut-être mais dictature quand même qui veut façonner l’opinion des enfants dès la maternelle !
Je préfère la lecture optimiste ! Selon cette lecture, pour la première fois depuis 1968 les défenseurs de la tradition se sont réveillés pour refuser une dérive libérale-libertaire qui n’en finit plus et un constructivisme sociétal aberrant. Et pour réaffirmer l’évidence des identités primordiales : les différences sexuelles aujourd’hui, les différences raciales demain. Mai 2013 est le pendant de mai 1968. Une nouvelle génération politique y est née. Et la volonté de continuer à combattre sur le terrain (dans les villes, dans les écoles) est intacte.
Le terme de “populisme chrétien” évoqué par Patrick Buisson vous semble-t-il signifiant ?
Cela me paraît plus large que cela. C’est la France réelle qui s’est levée : blanche toujours, chrétienne de croyance ou d’origine, européenne de civilisation. C’est une France bien élevé qui élève des enfants et paie des impôts. Ses adversaires auraient tort de ricaner sur son côté « classes moyennes ». Ce sont toujours les classes moyennes qui font les révolutions. Même si nous n’y sommes pas encore.
Au cœur d’une crise économique dont nous ne pouvons réaliser l’importance réelle, notre famille politique semble enfin prendre conscience que l’enracinement et la défense de notre identité n’est pas conciliable avec un capitalisme sans frontières, un libéralisme sans limites dont l’intérêt réside justement dans la disparition des identités. Dans quelle mesure souscrivez-vous à la formule d’un “socialisme identitaire”, telle qu’elle est défendue – entre autres – par Alain de Benoist ?
Alain de Benoist est un grand anticipateur. Il a toujours eu plusieurs coups d’avance notamment pour dénoncer l’empire mondial et la société marchande, ce qu’il appelle la « forme capital ». Pour le socialisme identitaire je suis un peu dubitatif : le concept de socialisme me paraît daté et l’Etat –providence et l’assistanat ont beaucoup d’effets pervers.
Le système UMPS semble à bout de souffle, chaque nouveau sondage confirme la montée des convictions populistes dans l’opinion. Malheureusement, nous connaissons la relative inconstance de cette dernière et la puissance des médias pour la retourner au moment opportun. Une réussite durable ne passe-t-elle pas par un patient et profond travail de terrain, qui puisse durablement marquer les esprits des Français en les libérant du maelström politiquement correct ? Marine Le Pen semble consciente de ce nécessaire ancrage local, est-on sur la bonne voie ?
Parlons des municipales si vous voulez bien.
Il n’y a pas beaucoup de suspense ! Sauf dans les grandes villes, le PS va prendre une raclée. Sans beaucoup d’efforts ni de mérite, l’UMP va gagner des communes. Et le FN remportera quelques victoires : à Carpentras ? À Hénin-Beaumont, A Forbach ? A Béziers avec Ménard ? Sans doute dans des endroits auxquels nous ne pensons pas !
Mais au-delà de la géographie électorale, la question qui se pose à ceux qui vont se faire élire – en particulier sur des listes « modérés » ou « divers droite » ou « intérêt local » est la suivante : pour quoi faire ? Pour l’écharpe ou le grigri ou pour agir ?
Entrer dans une municipalité n’a de sens que si on y va dans un esprit de résistance ou de reconquête. Quitte à choisir un secteur de combat et s’y consacrer et à celui-là seul ! Les écoles, la culture, le patrimoine, les cantines, les subventions, les locaux municipaux, les terrains d’exercice sont nombreux !
Mais encore ?
Sur les écoles, il ne faut pas s’intéresser seulement à l’intendance mais au fond. Comment ? En fédérant les parents d’élèves qui en ont marre des dérives politiquement correctes dès le primaire. Ou en boycottant l’achat d’ouvrages malsains : histoire-propagande ou théorie du genre. Et puis en aidant des écoles indépendantes à trouver des locaux.
Sur les cantines, il faut refuser tout achat de viande halal et revenir à des menus plus traditionnels tout en privilégiant le localisme.
Sur le patrimoine, il faut veiller sur l’entretien des bâtiments historiques et des églises, cesser de sacrifier les musées et remplacer les minables logos commerciaux par les blasons : le temps des armes de la ville doit revenir !
Sur la culture ?
Vaste chantier ! Y rétablir la pluralité et la diversité à la bibliothèque municipale, au cinéma, au théâtre. Sans sectarisme bien sûr mais aussi sans accepter le sectarisme des autres. Et cesser de céder aux sirènes du non-art contemporain. Retrouver l’art caché selon la jolie expression d’Aude de Kerros.Sur les subventions ?
Il faut taper dans la butte et cesser de subventionner les nuisibles : les syndicats politiquement corrects, les lobbys gays, antiracistes, et immigrationnistes, les associations étrangères, les communautaristes musulmans et autres, tout ce petit monde doit être mis à la diète.Sur les locaux ?
Là aussi un mot d’ordre : pluralisme pour permettre aux nôtres de s’exprimerQuant à “l’union des droites”, où en est-on ? Est-ce même un concept réaliste ?
L’union des droites me paraît un concept un peu politicien. Je suis plus proche des gens de Riposte laïque venus de la gauche que des UMP mous, pardon du pléonasme, dont la devise des dirigeants est « grandes gueules, petits bras » !Ce dont il faut se méfier par-dessus tout ce sont les médiagogues : ces hommes et ces femmes qui calquent leur attitude sur celle que les médias de l’oligarchie attendent. Les « quadras » de l’UMP se croient « avancés », ils ne sont qu’avariés. Leur modèle est périmé.
Bref à une illusoire union des droites je préfère pour ma part une autre démarche « politiquement incorrects de toutes origines, entendez-vous, unissez-vous ».
Quels sont les conditions d’une telle entente ?
D’abord le respect de la diversité des uns et des autres ; tout le monde n’est pas obligé de partager les combats d’autrui. Ainsi, il est permis d’attacher plus d’importance à la lutte contre la dénaturation du mariage qu’à la lutte contre l’immigration ou l’inverse bien entendu. Il est loisible d’accorder plus d’importance à la sortie de l’euro qu’à la dénonciation du non art contemporain ou l’inverse évidemment. C’est affaire de gout, de conviction, de capacités aussi.Mais attention à ne pas dénigrer l’action du voisin. L’arme du système, c’est la division de ses adversaires ; et l’instrument de la division c’est la diabolisation. Evitons de tomber dans ce piège !
Pour moi, la faute politique absolue, c’est de croire qu’on peut se dé-diaboliser en participant à la diabolisation de ses voisins. Une erreur que beaucoup commettent (pensez aux tentations de certains dirigeants de la Manif pour tous). Cela s’appelle « hurler avec les loups » : c’est moralement minable et parfaitement inefficace pour deux raisons : cela renforce le processus global de diabolisation et par contagion cela contribue à diaboliser le gros malin qui croit se dé-diaboliser !
Pour cela il faut refuser d’entrer dans le jeu des médias dominants : ce n’est pas à eux de délivrer les certificats de fréquentabilité ! Avec l’émergence des médias alternatifs, il n’est plus nécessaire de payer son droit de péage aux autoroutes du politiquement corrects.
Le mot de la fin ?
Le mur de Berlin est tombé, le mur médiatique tombera !
Propos recueillis par Pierre Saint-Servant
http://fr.novopress.info/141014/les-grands-entretiens-de-novopress-jean-yves-le-gallou-13/
Notes :
1) Les racines du futur, Masson, 1977.
2) La Préférence nationale : réponse à l’immigration, Albin Michel, 1985, réédition 1988.
3) http://archives.polemia.com/article.php?id=5443
4) http://www.polemia.com/pdf/DicoTotal.K.pdf
5) http://www.polemia.com/la-tyrannie-mediatique-de-jean-yves-le-gallou-2/ -
Une colonisation à rebours
L’un des principaux stratèges militaires britanniques, Le contre amiral Parry vient de lancer un avertissement solennel : la civilisation occidentale est confrontée à une menace du même degré que les invasions barbares qui ont détruit l’Empire Romain.
Dans une vision apocalyptique des menaces, Chris Parry déclare que les migrations à venir seraient comparables aux Goths et aux Vandales tandis que des pirates "barbaresques" nord-africains attaqueraient des yachts et des plages dans la Méditerranée d’ici 10 ans.
L’Europe, y compris la Grande-Bretagne, pourrait être sapée par des groupes importants d’immigrés avec peu d’allégeance envers leur pays hôte - une "colonisation à l’envers", selon les termes de Parry. Ces groupes resteraient liés à leur pays d’origine par l’Internet et les vols à bas coût. Selon l’expert en stratégie, le concept d’ "assimilation" est en train de devenir périmé.
"Un de mes principaux soucis actuels est la question des diasporas", a révélé Parry qui estime à plus de soixante dix le nombre des diasporas en Grande-Bretagne.
Le contre-amiral pense qu’à l’avenir, des groupes importants qui s’établiront en Grande-Bretagne et en Europe après des migrations de masse causées par l’instabilité politique, les déséquilibres démographiques, voire le dérèglement climatique pourraient développer des communautés d’intérêt avec les régions instables ou anti-occidentales.
Le département que dirige le contre-amiral Parry compte cinquante personnes.
Jean Raspail, lui, avait abouti aux mêmes conclusions tout seul, et trente-cinq ans plus tôt dans son célèbre roman d’anticipation : "le Camp des saints".
Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 381 du 22 juin 2006