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immigration - Page 743

  • Merkel, Macron et le pacte migratoire

    6a00d8341c715453ef022ad37dce57200c-320wi.jpgCourant décembre, trois réunions vont orienter la politique de l'Union européenne et conditionner son avenir.

    La conférence dite COP24 se tiendra à Katowice en Pologne. Elle prétendra trancher sur le climat. Elle préoccupe certes notre président préféré et les stratèges politiciens parisiens[1].

    Or nos grands habiles ne sauraient ignorer que deux échéances plus importantes et probablement plus explosives attendent les Européens. On y débattra, en deux temps, du projet tout à fait délirant d'un pacte mondial migratoire. IL consiste à imposer, à quelques pays cibles, considérés comme importateurs de main-d’œuvre, d'accueillir la misère du reste du monde.

    Chaque jour ce dossier s'aggrave. Et, dans certaines nations développées, un conformisme idéologique de plus en plus intolérant proclame une réponse que l'on qualifiera de complaisante.

    Rappelons avant tout que, si le projet onusien apparaît en surface comme ratifié par 190 États, bien peu nombreux se trouvent les pays d'accueil en capacité, en désir ou en capitulation devant l'application du principe.

    Or, le pacte doit être entériné à Marrakech les 10 et 11 décembre. Il doit cependant être dénoncé comme totalement faux de limiter les réticences à deux ou trois mauvais coucheurs. En mettant seulement en avant, le 27 novembre, les craintes de l'Autriche et de la Hongrie, Le Monde reste fidèle à ses habitudes. Il rappelle, mais de façon subliminale, leur défaite en 1918 et le démantèlement de l'Europe centrale.

    Et, certes les discours d'une Merkel, de l'actuelle commission Juncker à Bruxelles, de Macron en France, d'un Trudeau au Canada vont hélas dans le sens du projet et de sa moraline hypocrite.

    Au contraire, les grands pays du monde, dans les faits, ne se préparent pas à accueillir la vague migratoire qui en résulte, et qui se révélerait un tsunami. Les soi-disant experts onusiens manifestent au moins le mérite de nous en révéler la dimension. Leur chiffrage ne se limite pas aux 25 millions de réfugiés vrais ou faux. Il atteint actuellement une projection 9 (neuf) fois plus large soit 225 millions de « chances » pour leurs pays, offertes essentiellement à 400 millions d'Européens et aux Canadiens. Ce chiffre pour commencer…

    Notons qu’ailleurs personne ne s'y consent.

    Ne parlons même pas des pays musulmans riches : les pays du Golfe ou l'Arabie saoudite manifestent une compassion bien limitée envers leurs frères islamiques pauvres.

    Les États-Unis, où les bien-pensants feignent de rappeler qu'ils ont été peuplés d'immigrants, les refoulent activement à la frontière du Mexique. Mais ni la Chine, ni le Japon, ni la Russie, le plus vaste espace sous-peuplé du monde ne leur ouvre vraiment les bras. N'oublions pas que la raison principale de la victoire du Brexit en Angleterre en 2016 vient de ce dossier. L’immense Australie les rejette à la mer : ils n’y viennent plus.

    Le 28 novembre il se confirme que deux pays comme l'Italie[2] ou la Belle Province du Québec[3] se rallient à une opposition significative.

    Et, deux jours avant la conférence de Marrakech des 10 et 11 décembre, en Allemagne, les 7 et 8 décembre, les 1000 délégués de la droite en débattront.

    Ce 21 novembre, au Bundestag, favorable au texte, la chancelière a encore cru pouvoir soutenir que "la question migratoire ne peut être abordée que dans un cadre international, et il ne faut pas croire qu’un pays peut à lui seul affronter cet enjeu".

    En face Jens Spahn, candidat à sa succession et opposant au projet a pu obtenir, le 26 octobre que le congrès se prononce sur le texte. Sa rivale Annegret Kramp-Karrenbauer, au contraire, s’est prononcée sans ambiguïté en faveur du pacte tout en ronchonnant contre la double nationalité, ce qui ne fait, à terme, qu'aggraver le problème.

    Ceci concerne en fait l'ensemble de l'Union européenne puisque son enjeu déterminera le premier et le plus puissant des États-Membres. Hors d'Allemagne l'Union CDU-CSU, est considérée en général comme la représentative de la partie conservatrice de l'opinion. Mais, attelage un peu étrange, elle est composée d'un parti implanté dans l'ensemble des Länder et d'un autre qui domine en Bavière, ceci pratiquement depuis les élections régionales de 1946. Sous l'étiquette chrétienne-sociale, cette CSU constitue sans doute l'une des principales forces authentiquement étiquetées à droite outre-Rhin. Elle ne manque pas de se présenter comme très proche de partis homologues dans l'espace germanique, l'Union du centre en Suisse alémanique et l'ÖVP, parti populaire en Autriche. Une forte résonance fonctionne aussi dans des pays de tradition habsbourgeoise et catholique comme la Hongrie, la Tchéquie, la Slovaquie, la Slovénie et même la Pologne.

    La CDU qui, elle aussi, a le plus souvent dominé les autres Länder cherche aujourd'hui à survivre aux deux grandes erreurs émotionnelles imposées au pays par la chancelière Merkel. Celle-ci, en 2011, avait prétendu rompre avec le modèle dit "multikulti" laissait certes un espace économique social libre à ceux qu'on appelait des Gästarbeiter, des travailleurs hôtes. Mais on ne leur accordant pas ou très difficilement la citoyenneté allemande. L'idée nouvelle consistait à leur imposer une assimilation, comparable à [l'ancien] modèle français, l'apprentissage de la langue allemande, etc. Les immigrés allaient devenir citoyens, et électeurs, beaucoup plus vite, et ceci pour des raisons analogues à celles de la Troisième république en France, ou dans le Bas Empire Romain : la dénatalité. Rappelons que la plupart de nos dirigeants, à commencer par celle qu'on appelle Mutti, n'on pas élevé d'enfants.

    En 2015, faute pratiquement impardonnable aux yeux de la majorité de ses compatriotes, la chancelière allait élargir le champ de cette politique en accueillant massivement les réfugié, son fameux "wir schaffen das" – "nous y parviendrons". Cette nouvelle politique n'a pas seulement produit de graves remises en cause dans le paysage politique de son pays, elle a engendré un déséquilibre et une crise d'identité dans toute l'Europe.

    JG Malliarakis  

    [1] cf. Chronique de L'Insolent du 28 novembre : "L'Écologisme dictatorial persiste dans son mépris"
    [2] cf. "Les députés italiens adoptent la loi anti-migrants souhaitée par Matteo Salvini"
    [3] cf. "Le Québec envisage de réduire l’immigration"

    https://www.insolent.fr/

  • Jean-Yves Le Gallou sur les gilets jaunes : « C’est la France blanche qui souffre ! »

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    « Cette marginalisation des Français de souche, personne ne voulait la voir »

    Minute : Qui sont ces Gilets jaunes, sortis de nulle part ?

    Jean-Yves Le Gallou : Les Gilets jaunes ? Permettez-moi de parler cru : c’est la France blanche, ce sont pour la plupart des Français d’origine européenne, qui habitent les périphéries des villes, ayant été chassés des hypercentres par les prix que l’on y pratique et des proches banlieues parce qu’elles sont devenues des quartiers immigrés. Alors les Gilets jaunes ont besoin de leur voiture pour travailler, pour aller faire leurs courses, pour amener leurs enfants à l’école. Et ils souffrent des mesures d’augmentation du gasoil, prises par un Gouvernement qui s’identifie à la clientèle des hypercentres villes, dans lesquels Emmanuel Macron, lors de la dernière Présidentielle, a fait des scores dignes de la Corée du nord, autour de 90 %. Ce que je vous explique là correspond aux développements, devenue classique aujourd’hui, du géographe Christophe Guilluy, inventeur de cette expression de France périphérique qui fait florès. Au début de ce processus, cette marginalisation des Français dits de souche dans leur propre pays, personne ne voulait la voir. Elle n’était pas conforme au Politiquement correct. Et pourtant elle était claire en Seine Saint-Denis par exemple, où le Front national, il y a trente ans, faisait ses plus gros scores. Aujourd’hui, cette population a quitté la Seine Saint Denis. C’est l’un des départements d’ailleurs où il y a eu le moins de blocage. Les actions des Gilets jaunes, on les trouve dans d’autres départements : de la petite couronne parisienne, en particulier la Seine et Marne, ou du grand bassin parisien, l’Yonne, l’Aube, l’Eure et Loir. La presse elle-même (Libé ou le Parisien) met en évidence cette fracture, quand elle montre presque exclusivement, pour ce week-end, des incidents entre automobilistes et manifestants au cours desquels, peut-être pour diaboliser les Gilets jaunes, on nous montre des immigrés qui refusent les barrages violemment. Les « Minorités » ont pris l’habitude d’être les seules entendues. Cette fois, avec les Gilets jaunes, de façon informelle, c’est la Majorité que l’on appelait silencieuse, qui prend la parole. D’après les chiffres du Ministère de l’Intérieur, qui n’a pas l’habitude de grossir les chiffres, cela donne 290 000 personnes dans la rue et près de 2000 barrages dans toute la France. Ce n’est pas un événement que l’on peut se contenter de minorer ou de culpabiliser dans les médias…

    Minute : Vous refusez la culpabilisation des Gilets jaunes. Mais pourtant ce qui est au cœur des manifestations, c’est bien le refus de l’impôt ? Ce n’est pas très citoyen ? On peut quand même les culpabiliser pour cela…

    Jean-Yves Le Gallou : Les Gilets jaunes ne refusent pas l’impôt, ils le paient comme tout le monde. Précisément, ils refusent la hausse massive de l’impôt sur le diesel. Pendant des années, on a incité les familles et les artisans à choisir un moteur diesel, en proposant ce carburant moins cher à la pompe. Aujourd’hui il est dix centimes plus cher que l’essence et vraisemblablement cela ne fait que commencer : au nom d’impératifs écologiques, on incite ceux qui ont acheté une voiture diesel à s’en détourner. Pourquoi s’en prendre aux petits consommateurs ? Il y a un sentiment d’injustice. On taxe les voitures particulières dites les plus polluantes, mais pour les avions, pour les cargos super containers, le carburant n’est pas taxé. Vous me direz : il n’est pas taxable. Et c’est vrai que si la France prélevait ce genre de taxe, les avions atterriraient (ou feraient le plein) ailleurs. Il faudrait des mesures internationales, que l’on ne prendra jamais, parce que l’avion ou le cargo super containers constituent des instruments de la mondialisation…

    Minute : Les médias font beaucoup état d’une diminution assez notable du prix du brut, qui est tombé de 80 à 65 dollars le baril. Une telle chute ne suffirait-elle pas à absorber la hausse des taxes ?

    Jean-Yves Le Gallou : La baisse du prix du pétrole est très spéculative, un coup il baisse, un coup, il monte. Et ce qui coute le plus ce sont les taxes prélevées en France !

    « Je suis convaincu qu’Emmanuel Macron aura du mal à aller au terme de son mandat »

    Minute : Certains manifestants sont eux carrément dans le tout ou rien : ils revendiquent la démission du président. Est-ce possible ?

    Jean-Yves Le Gallou : Je suis convaincu qu’Emmanuel Macron aura du mal à aller au terme de son mandat. A force d’exaspérer les Français comme ses partenaires internationaux, ce vilain garçon pourrait finir par être lâché par les soutiens qui l’ont fait élire (médias et finance). Et s’il parvient à finir ce sera en plus mauvais état encore que François Hollande. Vous savez, c’est la loi des présidents de la Vème République depuis le début : le suivant est toujours pire que le précédent, il n’y a pas eu d’exception. Mais les institutions le portent. Alors, pour en revenir aux Gilets jaunes, soit le mouvement finit par s’épuiser à l’usure, soit le gouvernement devra capituler sur le prix de l’essence. Je ne vois pas d’autres solutions. Les mesures techno – le chèque énergie, les encouragements sur le financement de véhicules électriques – tout cela est inaudible pour les manifestants. En tablant sur de tels remèdes, Macron et Edouard Philippe montrent juste ce qu’ils sont : des technos sélectionnés par le Bilderberg. Quant au mépris des médias pour les Gilets jaunes, il ne fait que mettre de l’huile sur le feu.

    Minute : Que dites-vous à ceux qui invoquent les nécessités de la transition écologique ? Plus précisément, que dites-vous de la manière dont nos gouvernants se réfèrent à l’urgence écologique pour justifier la hausse des carburants ?

    Jean-Yves Le Gallou : Je pense qu’ils se moquent du monde. Leur discours est : je suis obligé d’augmenter le prix du pétrole pour sauver la Planète. A ce moment-là, il est urgent avant tout de limiter le commerce mondial et les effets écologiques pervers de la mondialisation. Voilà d’où vient la pollution ! Vous savez la France représente 1 % des rejets carbonés dans le monde. Et la pollution par les véhicules automobiles représente le dixième de ce 1 %. Autant dire que quelques centimes par litre à la pompe, cela a une incidence réelle sur le pouvoir d’achat des Français modestes qui travaillent. Cela n’a et n’aura aucune incidence ni sur les rejets carbonés ni sur le climat de la Planète…

    « Le peuple se lève aussi, consciemment ou non, parce qu’il y a cette masse des banlieues sous perfusion »

    Minute : Y a-t-il d’autres exemples d’un tel mouvement, spontanéiste et sans chef ?

    Jean-Yves Le Gallou : Parmi les mouvements auxquels on peut penser, quand on parle des Gilets jaunes, vient immédiatement le mouvement des Bonnets rouges. Certes ce mouvement, sous la présidence de François Hollande, n’a pas la dimension nationale des Gilets jaunes. Il s’est développé surtout en Bretagne. Notons quand même qu’il a obtenu la fin de l’écotaxe non seulement en Bretagne mais partout en France. La mobilisation était locale, le résultat national. Autre précédent ? Il y a aussi le mouvement poujadiste bien sûr. Sur ce point on repère des constantes inattendues. Poujade avait, en Isère, un véritable fief électoral, et cette fois encore, à Pont de Beauvoisin à Voiron, à Grenoble aussi les Gilets jaunes ont été particulièrement nombreux. Cela dit, si on analyse la situation en termes d’opposition entre des classes sociales, et non pas simplement en termes de défense d’intérêts corporatifs, le présent mouvement est bien plus important que ne l’était le vote Poujade. Il ne s’agit pas seulement de défendre telle catégorie de la population (les commerçants pour Poujade) ou de crier au Tous pourris. Je crois qu’il y a eu peu de moments d’opposition aussi forte, parce que les privilégiés, l’hypercentre n’est plus relié avec les périphéries dans son Pays. Il se sent relié uniquement aux autres superclasses dans le monde. Si le peuple se lève aujourd’hui, c’est dans le sentiment diffus des craquements de la sociologie française actuelle, c’est aussi de façon plus ou moins consciente parce qu’il y a cette masse des banlieues sous perfusion financière et médiatique et que la classe moyenne a l’impression de payer pour tout le monde : les très riches ne paient pas l’impôt en France et le produit de l’impôt payé par les autres, bref les Français de base est déversé sur les banlieues de l’immigration. Dépenses sociales, de logement, de sécurité, de justice, d’enseignement, d’aides aux associations : c’est le tonneau des Danaïdes !

    « L’absence de chef est aussi une force »

    Minute : Le fait qu’il n’y a pas de chef apparaît comme une faiblesse pour les Gilets jaunes ?

    Jean-Yves Le Gallou : L’absence de chef est très difficile à gérer non seulement pour les manifestants, certes, mais aussi pour le pouvoir, qui ne trouve pas de prise. Cette impression de panique que donnent les autorités, elle est due aussi au fait que les autorités civiles ne trouvent pas d’interlocuteurs et donc qu’ils ne peuvent pas exercer de pression pour calmer le mouvement. Il n’y a pas un syndicat des Gilets jaunes que l’on pourrait satisfaire en douce. Dans les manifestations elles-mêmes, personne ne déclare de regroupements. On ne peut pas faire pression sur les manifestants, leur indiquer qu’ils auront à changer de lieu de manifestation et exercer un contrôle sur les foules à travers un appareil policier qui sait exactement ce qu’il doit faire et un appareil judiciaire qui interviendrait si les conditions retenues au préalable avec les organisateurs n’étaient pas respectées. Officiellement, il n’y a pas d’organisateurs, il n’y a pas non plus de déclaration de manifestation. Ce sont les Réseaux sociaux qui tiennent lieu de puissance invitante : Rendez-vous à la Concorde. C’est ainsi qu’a émergé le projet « Tous à Paris », par la suggestion de simples internautes. L’absence de chef est donc aussi une force : le mouvement est diffus, spontané, donc difficile à réprimer. D’un autre côté la faiblesse est évidente : quel est le message ? Qui le porte ?

    Minute : Croyez-vous à l’émergence d’un chef ?

    Jean-Yves Le Gallou : Un chef pourrait émerger de trois manières me semble-t-il : s’il y a élection de représentants. Cela paraît long et difficile à organiser, mais c’est un peu l’histoire de l’émergence du mouvement italien Cinq étoiles, qui a fini par gagner sa légitimité par les urnes. Les élections européennes de 2019 pourraient servir de banc d’essai. Il y a deux autres moyens pour faire émerger un chef : on peut penser que le grand nombre de suivants (followers) sur Internet peut conférer une légitimité à tel individu. La pire des solutions serait la troisième : la sélection par les médias. En tout cas il est clair aujourd’hui qu’aucun parti politique, qu’aucun politique en place n’est capable de récupérer le mouvement.

    Minute : Est-ce que tout de même Nicolas Dupont-Aignan ne joue pas les récupérateurs ?

    Jean-Yves Le Gallou : Tous les partis politiques d’opposition aimeraient récupérer le mouvement. Il est vrai que Nicolas Dupont-Aignan apparaît comme le seul qui fait pleinement le job. Il a été plus réactif, il peut compter sur des troupes aguerries, qui se mêlent au mouvement et il est un peu moins clivant que Marine Le Pen, dont on sait par ailleurs qu’elle n’aime pas beaucoup aller dans la rue. Raison pour laquelle, en ce moment elle a l’air de dire « Oui » et « Non » en même temps.

    « On peut s’attendre à tout, même au meilleur ! »

    Minute : Que pensez-vous des derniers développements du Mouvement et en particulier de ce slogan qui se répand comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux : Tous à Paris le 24 novembre ? C’est une Révolution ?

    Jean-Yves Le Gallou : Un petit peu. Les gens s’estiment victimes du pouvoir. Ils vont chercher à Paris ce pouvoir qui les a fait souffrir. On ne peut pas leur donner tort : c’est à Paris que se sont prises les décisions qu’ils contestent. Que va-t-il arriver ? Si l’on compare la futur Manif en gestation avec les mobilisations de la Manif pour tous, il y a une grande différence. La Manif pour tous était cornaquée par un ancien haut responsable militaire le général Dary, banané comme un maréchal soviétique. Il était convenu entre le pouvoir et les responsables de la Manif pour tous qu’il n’y aurait pas de descente des Champs Elysées. Quelques manifestants sont passés, mais c’est l’Organisation elle-même qui a empêché le déferlement des manifestants sur la Concorde et sur l’Elysée surtout. Cette fois, il n’y a aucun accord préalable avec la Police et d’ailleurs il n’y a personne pour conclure cet accord, comme je vous l’expliquais tout à l’heure. Autant dire que si les manifestants ont accès à la Place de la Concorde, comme ils le revendiquent sur les Réseaux sociaux, on entre dans une grande incertitude. On peut s’attendre à tout, même au meilleur !

    Propos recueillis par Lionel Humbert

    https://www.polemia.com/jean-yves-le-gallou-gilets-jaunes-france-blanche-souffre/

  • Budget 2019 : 4,5 milliards d’euros consacrés à l’immigration

    Budget 2019 : 4,5 milliards d’euros consacrés à l’immigration

    Après le budget consacré à l’Union européenne en hausse de 5,9%, voici une autre piste d’économie sur laquelle les gilets jaunes devraient réfléchir. Le budget 2019 consacré à l’immigration est en hausse avec un total de 4,5 milliards d’euros. Et Nadine Morano n’évoque pas dans cette vidéo le coût au quotidien de l’immigration non comptabilisé comme tel dans le budget (logements sociaux, éducation nationale, allocations familiales, population carcérale, délinquance, dégradations dans les banlieues etc…). Ce coût est estimé entre 24 et 164 milliards par an en fonction en fonction des sources et des méthodes. On pourra notamment lire cette étude d’André Posokhow qui date de 2013 et qui estimait le coût à 84 milliards.

    Vidéo intégrée
    Pierre Sautarel@FrDesouche

    Nadine Morano rappelle que si les Français sont matraqués fiscalement, Macron trouve des milliards pour l'immigration  

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  • Les gilets jaunes : changement de cap ? – Journal du jeudi 29 novembre 2018

    Social / Les gilets jaunes : changement de cap ?

    Tentative de récupération par la gauche, courtiser par les vedettes du show-biz, à quelques heures de la manifestation de samedi les gilets jaunes pourraient bien changer de couleur.

    Immigration / Le pacte sur les migrations divise L’Europe

    Approuvé en juillet par l’ensemble des pays de l’ONU à l’exception des Etats-Unis, le pacte mondial sur les migrations est de plus en plus contesté. Alors que les refus se multiplient, une ombre plane autour de son approbation le 10 décembre prochain.

    Politique / LFI : les gauchistes mènent la danse

    Djordje Kusmanovic, le conseiller pour l’international de Jean-Luc Mélenchon claque la porte de la France Insoumise. Il livre un constat implacable d’un mouvement gouverné par un groupe sectaire et anti démocratique, obsédé par les vieilles lunes d’extrême-gauche.

    Ecologie / Menace sur le cèdre du Liban

    https://www.tvlibertes.com/les-gilets-jaunes-changement-de-cap-journal-du-jeudi-29-novembre-2018

  • Le chant du gaulois réfractaire

    gilets-jaunes-300x200.jpgNous sommes habitués à l’infatigable propagande immigrationniste du vivre-ensemble qui déferle sur tous les canaux, squatte toutes les antennes, s’immisce dans tous les programmes, les débats, les journaux télévisés, les fictions, les divertissements. La  débilité intellectuelle de son discours parvient parfois  à étonner les plus blasés. En témoignent  les propos de la franco-allemande Géraldine Schwarz , ex correspondante de  l’Afp, collaboratrice du Monde et d’Arte. Son opus, Les Amnésiques, vient de recevoir comme il se doit le Prix du livre européen 2018. En tournée de promotion,  cette jeune femme qui vit à Berlin explique avec un aplomb assez consternant que les Européens qui entendent défendre leur identité, la transmettre à leurs enfants, ce qui est un droit, une aspiration légitime reconnue à toutes les autres cultures et ethnies sur cette planète, sont eux les suppôts du fascisme  hitlérien, celui-là même qu’elle décrit dans son livre à la lumière de son passé familial. Répondant aux questions d’euractiv, Mme Schwarz indique que « oui »,  bien sûr , son livre est un message face à la montée des extrêmes en Europe, un « message profondément européen» (sic). Comment expliquer le succès des démocraties illibérales, dans des pays comme la Pologne ou la Hongrie ? lui demande-t-on. La réponse est simple pour  Géraldine: «Nos démocraties à l’Ouest se sont construites en opposition au fascisme, avec des partis chrétiens démocrates qui portaient un discours fort sur le sujet. Mais à l’Est, le récit imposé par les soviétiques a brouillé les pistes. Il y a eu un discours anti-fasciste, mais peu crédible parce qu’il était imposé par un état totalitaire. Le résultat, c’est une allergie à l’anti-fascisme, qui se retrouve dans les scores impressionnants de l’Afd en Allemagne de l’Est.»

    La rengaine est connue:  ces prolos forcément  rouges-bruns sont une sale engeance et   l’AfD qui a le front d’être eurosceptique et opposé à l’immigration est  à classer sans tortiller  au rayon des partis fascistes, CQFD. Voilà en effet un travail de mémoire, à quelques mois des élections européennes,  qui méritait d’être honoré par ce Prix du livre européen,   présidé actuellement par le socialiste Pascal Lamy, ex directeur général de l’Organisation mondiale du commerce

    Nous ignorons si Emmanuel Macron  prendra le temps de lire le livre de Mme Schwartz, -ce n’est pas certain  accordons-lui au moins d’avoir  bon goût et de viser plus haut en matière de littérature- mais nous savons déjà que son divorce avec les Français prend une tournure de plus en plus problématique pour la caste européiste.

    Dire qu’il n’ a pas convaincu les gilets jaunes, et plus globalement les Français avec ses annonces , relève de l’euphémisme. Les promesses sont vagues et visent (sciemment?) à prévenir les Français que  leur ras-le-bol sera sans effet sur la feuille de route mondialo-bruxelloise suivie par le gouvernement. L’exécutif  a ainsi sorti de son chapeau la mise en place de   trois mois de consultations sur la transition écologique et d’un Haut  conseil pour le climat (Haut conseil, appellation symbolique relevant  d’un mépris (in)conscient  pour la France d’en bas?). Et la macronie  a botté en touche et/ou apporté une fin de non recevoir  face aux   revendications  sur les taxes et le pouvoir d’achat…dans une France tristement  championne d’Europe des impôts et des cotisations sociales comme le souligne Michel Janva sur le site du Salon beige.

    Il est en tout cas remarquable note Bruno Gollnisch que cette fronde des gueux, de la France des oubliés,  des méprisés, ralliée par  un nombre croissant de catégories professionnelles, de ces Français trop Français pour être honnêtes aux yeux du régime bruxellois, bénéficie d’un soutien accru de l’opinion. Malgré les procès en sorcellerie, (la peste brune,  des extrémistes…), les violences (suscitées?) sur les Champs-Elysées, les quelques dérapages montés médiatiquement en épingle pour faire peur dans les chaumières, le caractère parfois brouillon et contradictoire de certaines revendications, la propagande LREM frappe dans le vide, impuissante face à la réalité. Et celle-ci  peut se résumer en quelques mots: les Français n’en peuvent plus d’être écrasés, rabotés, condamnés à payer toujours plus pour un Système qui leur offre de moins  en moins de protections (sociale, économique, identitaire..)    et de services au regard des efforts et des sacrifices qu’ils consentent…quand on ne leur demande pas purement et simplement  de se pousser pour faire de la place aux nouveaux arrivants   - 420 000 entrées d’immigrés ont été comptabilisées l’année dernière.

    La toute dernière enquête Elabe pour BFMTV indique ainsi que 75% des sondés soutiennent cette mobilisation citoyenne et que 81% d’entre eux  estiment qu’Emmanuel Macron et le gouvernement ne sont pas à l’écoute des revendications des gilets jaunes. Le sondage Odoxa-Dentsu consulting pour franceinfo et Le Figaro publié hier et réalisé après le discours du président de la république mardi, expose que  84% des personnes interrogées trouvent justifié le mouvement des Gilets jaunes;  78% n’ont pas trouvé (le chef de l’Etat)  convaincant lors de son allocution il y a deux jours. En l’espcèce, « le pire niveau enregistré après une intervention ou annonce d’Emmanuel Macron. La parole présidentielle ne semble plus imprimer dans l’opinion. »  Pour  « une écrasante majorité, trois quarts des Français, estiment que (les mesures énoncées par E. Macron)  vont accentuer les inégalités entre les Français (75%) et qu’elles vont nuire au pouvoir d’achat de nos concitoyens (73%). Enfin, aucune de ces mesures ne répond à l’attente unanime des gilets jaune, partagée par huit Français sur dix : revenir sur la décision de hausse des taxes sur les carburants prévue pour janvier 2019. »

    Dans le détail par appartenance politique, les gilets jaunes  ont le soutien d’un  sympathisant LREM sur deux (50%, 58% dans le sondage Elabe), de 75% de l’électorat LR, de 90%  de celui de la gauche et de l’extrême gauche ( PS ,LFI…)  et record, de 96% des sympathisants du Rassemblement National, de DLF  et de l’extrême droite.

    Editorialiste sur BFM-TV, Thierry Arnaud commentant l’enquête Elabe évoquée plus haut, estimait qu’il s’agissait d’  « un sondage catastrophique pour l’exécutif, catastrophique pour le président en particulier, parce que ce sondage a été fait après son discours (…). 59% des électeurs d’Emmanuel Macron considèrent qu’il n’est pas à l’écoute, ça veut franchement dire qu’à ce stade, on ne voit pas comment la position d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe est tenable dans la durée(…), on voit mal comment le gouvernement va pouvoir tenir, et certains au sein de la majorité se posent la même question. »

    Sur Polemia, Jean-Yves Le Gallou a recensé tous les mauvais coups portés à la France et aux Français depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron qui «fait la guerre au peuple» et   à qui désormais «le peuple fait la guerre.» «Hollande, affirme-t-il,  suscitait de la sympathie ce qui était un bouclier protecteur pour lui. Macron et les macronistes périront de leur mépris qui suscite la haine. Car la grande faiblesse des sondages c’est de ne pas mesurer l’intensité du rejet et de l’hostilité. Et celle-ci est immense. Cela les journalistes le pressentent et les oligarques le savent. Le moment venu ils débrancheront Macron. Et le robot s’écroulera… dans un champ de ruines.»

    Ce  qui apparaît en tout cas de manière certaine aux yeux des Français, et cette prise de conscience  explique aussi la colère actuelle, c’est que loin d’être une rupture avec lancien monde, slogan fétiche de l’ex banquier au cours de sa campagne présidentielle, le macronisme n’est en fait que la somme de toutes ses tares. Le macronisme est  la quintessence du  vieux  projet supranational, euromondialiste ,  une tentative  de faire perdurer un Système qui tue la France et les Français.  Le chant du gaulois réfractaire dont on entend l’écho puissant chez les gilets jaunes, qui s’exprime depuis toujours   dans les combats portés par l’opposition nationale, populaire et sociale,  bref  la dynamique populiste  peut être le grain de sable dans cette machine à tuer les peuples et les nations. La roue tourne, de nouvelles configurations sont en train  d’apparaître sous nos yeux… le  désespoir en politique est une sottise absolue.

    https://gollnisch.com/2018/11/29/le-chant-du-gaulois-refractaire/

  • Salvini et Pellegrini hostiles au Pacte de l’ONU sur les migrations, par Olivier Bault

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    Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur de l’Italie et chef de la Ligue, a déclaré mardi être « absolument opposé au Pacte sur les migrations » et a assuré vouloir en parler avec ses alliés du Mouvement 5 étoiles (M5S). « Je ne vois pas pourquoi il faudrait déléguer aux organisations supranationales des choix qui reviennent aux pays » et « je ne vois pas pourquoi on mettrait sur le même plan les immigrants économiques et les réfugiés politiques », a expliqué Salvini, qui a cité le pape Benoît XVI, quand celui-ci avait rappelé qu’avant le droit d’émigrer, il y a un droit à rester dans son propre pays.

    C’est donc un nouveau front qui pourrait s’ouvrir entre les deux alliés « populistes » au sein du gouvernement Conte, juste au moment où le parlement italien doit voter sur la loi relative à la Sécurité, qui permettra de mieux lutter contre l’immigration illégale mais qui déplaît au sein de l’aile gauche du M5S.

    Néanmoins, la Ligue dépassant désormais 36% des intentions de vote dans les sondages, contre 27% pour le M5S (sondage IPSOS du 22 novembre), Matteo Salvini est en position de force pour imposer ses vues.

    En Slovaquie aussi, ce « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières » suscite des remous au sein du gouvernement depuis que le premier ministre Peter Pellegrini a annoncé dimanche que son pays ne le signerait pas.

    La Slovaquie rejoint ainsi la liste des pays qui ont annoncé leur retrait officiel et définitif de ce pacte immigrationniste: les États-Unis, l’Australie, Israël, l’Autriche, la Hongrie, la Tchéquie et la Pologne. La Roumanie, la Bulgarie et la Croatie pourraient suivre bientôt, et peut-être même aussi la Belgique où l’un des partis de la coalition gouvernementale s’y oppose. En Allemagne, le débat fait rage au sein de la CDU et la CSU.

    Le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières doit être signé à Marrakech les 10-11 décembre prochain.

    Olivier Bault

    Article paru danPrésent daté du 28 novembre 2018

    https://fr.novopress.info/212783/salvini-et-pellegrini-hostiles-au-pacte-de-lonu-sur-les-migrations-par-olivier-bault/

  • Un nouveau danger : le Pacte mondial sur l’immigration.

  • Hongrie – Boom de naissances : « pas besoin des migrants »

    natalité-MPI.jpgEn Hongrie, mariages et naissances atteignent un record ! Le ministre de la famille Katalin Novák constate :

    « Aujourd’hui la croissance de la population européenne dépend exclusivement de l’immigration mais si cela continue ainsi l’Europe perdra le choc des civilisations. »

    L’immigration ajoute-elle « peut altérer les racines religieuses, sociales et ethniques de l’Europe ». C’est pourquoi la Hongrie a décidé de se fier à « ses ressources internes » pour résoudre la crise démographique qui affaiblit le Vieux Continent.

    Katalin Novák, mère de famille et soutien des politiques anti-avortement, promeut la natalité hongroise : « c’est une question de survie » explique-t-elle. Il y a ceux qui comptent sur les migrants pour inverser la courbe démographique, mais pas en Hongrie. A Budapest, le choix a été de favoriser une véritable politique familiale en soutenant les familles par un allègement des taxes, une aide pour accéder à la propriété, la multiplication des crèches pour aider les mamans qui doivent travailler, un congé parental pour les pères de famille.

    Ces mesures ont porté leurs fruits rapidement : 2017 a connu « le plus haut taux de natalité et mariages de ces 20 dernières années ». La Hongrie peut ainsi se permettre de critiquer, preuves à l’appui, l’Europe et les pays occidentaux accusés de ne pas faire assez pour les familles et qui surtout « voudraient nous obliger, a dit le porte-parole de Viktor Orban, à inverser la courbe démographique descendante grâce à l’immigration ».

    A ceux qui accusent la Hongrie d’avoir un gouvernement dictatorial, le ministre de la famille répond : « Demandez-le aux Hongrois » qui ont élu le parti de gouvernement Fidesz « pour la troisième fois consécutive avec une majorité des deux tiers ». On est loin d’un Orban dictateur :

    « Plutôt la dictature est celle de la gauche libérale qui se contredit parce qu’elle n’accepte pas la diversité des opinions, la tolérance et la solidarité. »

    Francesca de Villasmundo

    https://www.medias-presse.info/hongrie-boom-de-naissance-pas-besoin-des-migrants/101587/