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immigration - Page 850

  • Le chant du gaulois réfractaire

    gilets-jaunes-300x200.jpgNous sommes habitués à l’infatigable propagande immigrationniste du vivre-ensemble qui déferle sur tous les canaux, squatte toutes les antennes, s’immisce dans tous les programmes, les débats, les journaux télévisés, les fictions, les divertissements. La  débilité intellectuelle de son discours parvient parfois  à étonner les plus blasés. En témoignent  les propos de la franco-allemande Géraldine Schwarz , ex correspondante de  l’Afp, collaboratrice du Monde et d’Arte. Son opus, Les Amnésiques, vient de recevoir comme il se doit le Prix du livre européen 2018. En tournée de promotion,  cette jeune femme qui vit à Berlin explique avec un aplomb assez consternant que les Européens qui entendent défendre leur identité, la transmettre à leurs enfants, ce qui est un droit, une aspiration légitime reconnue à toutes les autres cultures et ethnies sur cette planète, sont eux les suppôts du fascisme  hitlérien, celui-là même qu’elle décrit dans son livre à la lumière de son passé familial. Répondant aux questions d’euractiv, Mme Schwarz indique que « oui »,  bien sûr , son livre est un message face à la montée des extrêmes en Europe, un « message profondément européen» (sic). Comment expliquer le succès des démocraties illibérales, dans des pays comme la Pologne ou la Hongrie ? lui demande-t-on. La réponse est simple pour  Géraldine: «Nos démocraties à l’Ouest se sont construites en opposition au fascisme, avec des partis chrétiens démocrates qui portaient un discours fort sur le sujet. Mais à l’Est, le récit imposé par les soviétiques a brouillé les pistes. Il y a eu un discours anti-fasciste, mais peu crédible parce qu’il était imposé par un état totalitaire. Le résultat, c’est une allergie à l’anti-fascisme, qui se retrouve dans les scores impressionnants de l’Afd en Allemagne de l’Est.»

    La rengaine est connue:  ces prolos forcément  rouges-bruns sont une sale engeance et   l’AfD qui a le front d’être eurosceptique et opposé à l’immigration est  à classer sans tortiller  au rayon des partis fascistes, CQFD. Voilà en effet un travail de mémoire, à quelques mois des élections européennes,  qui méritait d’être honoré par ce Prix du livre européen,   présidé actuellement par le socialiste Pascal Lamy, ex directeur général de l’Organisation mondiale du commerce

    Nous ignorons si Emmanuel Macron  prendra le temps de lire le livre de Mme Schwartz, -ce n’est pas certain  accordons-lui au moins d’avoir  bon goût et de viser plus haut en matière de littérature- mais nous savons déjà que son divorce avec les Français prend une tournure de plus en plus problématique pour la caste européiste.

    Dire qu’il n’ a pas convaincu les gilets jaunes, et plus globalement les Français avec ses annonces , relève de l’euphémisme. Les promesses sont vagues et visent (sciemment?) à prévenir les Français que  leur ras-le-bol sera sans effet sur la feuille de route mondialo-bruxelloise suivie par le gouvernement. L’exécutif  a ainsi sorti de son chapeau la mise en place de   trois mois de consultations sur la transition écologique et d’un Haut  conseil pour le climat (Haut conseil, appellation symbolique relevant  d’un mépris (in)conscient  pour la France d’en bas?). Et la macronie  a botté en touche et/ou apporté une fin de non recevoir  face aux   revendications  sur les taxes et le pouvoir d’achat…dans une France tristement  championne d’Europe des impôts et des cotisations sociales comme le souligne Michel Janva sur le site du Salon beige.

    Il est en tout cas remarquable note Bruno Gollnisch que cette fronde des gueux, de la France des oubliés,  des méprisés, ralliée par  un nombre croissant de catégories professionnelles, de ces Français trop Français pour être honnêtes aux yeux du régime bruxellois, bénéficie d’un soutien accru de l’opinion. Malgré les procès en sorcellerie, (la peste brune,  des extrémistes…), les violences (suscitées?) sur les Champs-Elysées, les quelques dérapages montés médiatiquement en épingle pour faire peur dans les chaumières, le caractère parfois brouillon et contradictoire de certaines revendications, la propagande LREM frappe dans le vide, impuissante face à la réalité. Et celle-ci  peut se résumer en quelques mots: les Français n’en peuvent plus d’être écrasés, rabotés, condamnés à payer toujours plus pour un Système qui leur offre de moins  en moins de protections (sociale, économique, identitaire..)    et de services au regard des efforts et des sacrifices qu’ils consentent…quand on ne leur demande pas purement et simplement  de se pousser pour faire de la place aux nouveaux arrivants   - 420 000 entrées d’immigrés ont été comptabilisées l’année dernière.

    La toute dernière enquête Elabe pour BFMTV indique ainsi que 75% des sondés soutiennent cette mobilisation citoyenne et que 81% d’entre eux  estiment qu’Emmanuel Macron et le gouvernement ne sont pas à l’écoute des revendications des gilets jaunes. Le sondage Odoxa-Dentsu consulting pour franceinfo et Le Figaro publié hier et réalisé après le discours du président de la république mardi, expose que  84% des personnes interrogées trouvent justifié le mouvement des Gilets jaunes;  78% n’ont pas trouvé (le chef de l’Etat)  convaincant lors de son allocution il y a deux jours. En l’espcèce, « le pire niveau enregistré après une intervention ou annonce d’Emmanuel Macron. La parole présidentielle ne semble plus imprimer dans l’opinion. »  Pour  « une écrasante majorité, trois quarts des Français, estiment que (les mesures énoncées par E. Macron)  vont accentuer les inégalités entre les Français (75%) et qu’elles vont nuire au pouvoir d’achat de nos concitoyens (73%). Enfin, aucune de ces mesures ne répond à l’attente unanime des gilets jaune, partagée par huit Français sur dix : revenir sur la décision de hausse des taxes sur les carburants prévue pour janvier 2019. »

    Dans le détail par appartenance politique, les gilets jaunes  ont le soutien d’un  sympathisant LREM sur deux (50%, 58% dans le sondage Elabe), de 75% de l’électorat LR, de 90%  de celui de la gauche et de l’extrême gauche ( PS ,LFI…)  et record, de 96% des sympathisants du Rassemblement National, de DLF  et de l’extrême droite.

    Editorialiste sur BFM-TV, Thierry Arnaud commentant l’enquête Elabe évoquée plus haut, estimait qu’il s’agissait d’  « un sondage catastrophique pour l’exécutif, catastrophique pour le président en particulier, parce que ce sondage a été fait après son discours (…). 59% des électeurs d’Emmanuel Macron considèrent qu’il n’est pas à l’écoute, ça veut franchement dire qu’à ce stade, on ne voit pas comment la position d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe est tenable dans la durée(…), on voit mal comment le gouvernement va pouvoir tenir, et certains au sein de la majorité se posent la même question. »

    Sur Polemia, Jean-Yves Le Gallou a recensé tous les mauvais coups portés à la France et aux Français depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron qui «fait la guerre au peuple» et   à qui désormais «le peuple fait la guerre.» «Hollande, affirme-t-il,  suscitait de la sympathie ce qui était un bouclier protecteur pour lui. Macron et les macronistes périront de leur mépris qui suscite la haine. Car la grande faiblesse des sondages c’est de ne pas mesurer l’intensité du rejet et de l’hostilité. Et celle-ci est immense. Cela les journalistes le pressentent et les oligarques le savent. Le moment venu ils débrancheront Macron. Et le robot s’écroulera… dans un champ de ruines.»

    Ce  qui apparaît en tout cas de manière certaine aux yeux des Français, et cette prise de conscience  explique aussi la colère actuelle, c’est que loin d’être une rupture avec lancien monde, slogan fétiche de l’ex banquier au cours de sa campagne présidentielle, le macronisme n’est en fait que la somme de toutes ses tares. Le macronisme est  la quintessence du  vieux  projet supranational, euromondialiste ,  une tentative  de faire perdurer un Système qui tue la France et les Français.  Le chant du gaulois réfractaire dont on entend l’écho puissant chez les gilets jaunes, qui s’exprime depuis toujours   dans les combats portés par l’opposition nationale, populaire et sociale,  bref  la dynamique populiste  peut être le grain de sable dans cette machine à tuer les peuples et les nations. La roue tourne, de nouvelles configurations sont en train  d’apparaître sous nos yeux… le  désespoir en politique est une sottise absolue.

    https://gollnisch.com/2018/11/29/le-chant-du-gaulois-refractaire/

  • Salvini et Pellegrini hostiles au Pacte de l’ONU sur les migrations, par Olivier Bault

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    Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur de l’Italie et chef de la Ligue, a déclaré mardi être « absolument opposé au Pacte sur les migrations » et a assuré vouloir en parler avec ses alliés du Mouvement 5 étoiles (M5S). « Je ne vois pas pourquoi il faudrait déléguer aux organisations supranationales des choix qui reviennent aux pays » et « je ne vois pas pourquoi on mettrait sur le même plan les immigrants économiques et les réfugiés politiques », a expliqué Salvini, qui a cité le pape Benoît XVI, quand celui-ci avait rappelé qu’avant le droit d’émigrer, il y a un droit à rester dans son propre pays.

    C’est donc un nouveau front qui pourrait s’ouvrir entre les deux alliés « populistes » au sein du gouvernement Conte, juste au moment où le parlement italien doit voter sur la loi relative à la Sécurité, qui permettra de mieux lutter contre l’immigration illégale mais qui déplaît au sein de l’aile gauche du M5S.

    Néanmoins, la Ligue dépassant désormais 36% des intentions de vote dans les sondages, contre 27% pour le M5S (sondage IPSOS du 22 novembre), Matteo Salvini est en position de force pour imposer ses vues.

    En Slovaquie aussi, ce « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières » suscite des remous au sein du gouvernement depuis que le premier ministre Peter Pellegrini a annoncé dimanche que son pays ne le signerait pas.

    La Slovaquie rejoint ainsi la liste des pays qui ont annoncé leur retrait officiel et définitif de ce pacte immigrationniste: les États-Unis, l’Australie, Israël, l’Autriche, la Hongrie, la Tchéquie et la Pologne. La Roumanie, la Bulgarie et la Croatie pourraient suivre bientôt, et peut-être même aussi la Belgique où l’un des partis de la coalition gouvernementale s’y oppose. En Allemagne, le débat fait rage au sein de la CDU et la CSU.

    Le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières doit être signé à Marrakech les 10-11 décembre prochain.

    Olivier Bault

    Article paru danPrésent daté du 28 novembre 2018

    https://fr.novopress.info/212783/salvini-et-pellegrini-hostiles-au-pacte-de-lonu-sur-les-migrations-par-olivier-bault/

  • Un nouveau danger : le Pacte mondial sur l’immigration.

  • Hongrie – Boom de naissances : « pas besoin des migrants »

    natalité-MPI.jpgEn Hongrie, mariages et naissances atteignent un record ! Le ministre de la famille Katalin Novák constate :

    « Aujourd’hui la croissance de la population européenne dépend exclusivement de l’immigration mais si cela continue ainsi l’Europe perdra le choc des civilisations. »

    L’immigration ajoute-elle « peut altérer les racines religieuses, sociales et ethniques de l’Europe ». C’est pourquoi la Hongrie a décidé de se fier à « ses ressources internes » pour résoudre la crise démographique qui affaiblit le Vieux Continent.

    Katalin Novák, mère de famille et soutien des politiques anti-avortement, promeut la natalité hongroise : « c’est une question de survie » explique-t-elle. Il y a ceux qui comptent sur les migrants pour inverser la courbe démographique, mais pas en Hongrie. A Budapest, le choix a été de favoriser une véritable politique familiale en soutenant les familles par un allègement des taxes, une aide pour accéder à la propriété, la multiplication des crèches pour aider les mamans qui doivent travailler, un congé parental pour les pères de famille.

    Ces mesures ont porté leurs fruits rapidement : 2017 a connu « le plus haut taux de natalité et mariages de ces 20 dernières années ». La Hongrie peut ainsi se permettre de critiquer, preuves à l’appui, l’Europe et les pays occidentaux accusés de ne pas faire assez pour les familles et qui surtout « voudraient nous obliger, a dit le porte-parole de Viktor Orban, à inverser la courbe démographique descendante grâce à l’immigration ».

    A ceux qui accusent la Hongrie d’avoir un gouvernement dictatorial, le ministre de la famille répond : « Demandez-le aux Hongrois » qui ont élu le parti de gouvernement Fidesz « pour la troisième fois consécutive avec une majorité des deux tiers ». On est loin d’un Orban dictateur :

    « Plutôt la dictature est celle de la gauche libérale qui se contredit parce qu’elle n’accepte pas la diversité des opinions, la tolérance et la solidarité. »

    Francesca de Villasmundo

    https://www.medias-presse.info/hongrie-boom-de-naissance-pas-besoin-des-migrants/101587/

  • D’après la Conférence internationale des ONG africaines, l’immigration africaine n’est pas du tout une menace pour l’Europe

    INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation deRadio Courtoisie) : 
    Les membres du Conseil économique et social de l’ONU (Ecosoc) se réunissaient à Alger du 19 au 21 novembre, selon le journal El Watan.

    Le thème de la rencontre était « Impliquer l’Afrique pour faire face à la crise migratoire ». Mais le Conseil est finalement loin de considérer les vagues d’immigration clandestines qui touchent l’Europe comme une « crise » puisque la conclusion que, « les migrants africains ne constituent pas une menace pour l’Europe ».

    Les chercheurs africains ont avancé moult chiffres pour nier les statistiques européennes. Selon eux, les pays européens utiliseraient les chiffres de l’immigration comme un levier de pression sur les pays africains en leur faisant porter la responsabilité. Commence alors le révisionnisme des chiffres. « Ainsi l’Italie accueille 7% des migrants africains, alors que ses médias avancent le chiffre de 24,6%, le Portugal en accueille 6,2% et en déclare 20,6%, la Grèce 8,4% et en déclare 20%, l’Allemagne en accueille 8,8% et déclare 13% de migrants africains sur son sol ».

    https://fr.novopress.info/

  • Terres de Mission n°102 : L’islamisation de la France vue par un Irakien

    Consciente que l’évangélisation des musulmans est un défi majeur pour l’Eglise, en France et dans le monde, l’équipe de « Terres de mission » a décidé de recevoir régulièrement, en coordination avec l’abbé Guy Pagès, des convertis de l’islam au christianisme ou des acteurs de l’évangélisation des musulmans.
    Le 25 novembre, c’est Joseph Fadelle, le célèbre converti irakien, auteur du « Prix à payer », qui inaugure cette formule. Dans une première séquence, il évoque la question de l’islamisation de la France. Puis, il parle de la persécution des chrétiens en terre d’islam – et notamment du cas de la malheureuse Asia Bibi. Enfin, il évoque sa propre conversion.

  • UN MIGRANT VIOLE DEUX LYCÉENNES : IL EST ACQUITTÉ !

  • Christian Vanneste : « Rien, dans notre civilisation, ne vient de l’islam »

    Christian Vanneste présente, en exclusivité pour Boulevard Voltaire, son ouvrage choc L’Identité ou la mort. Il analyse en profondeur les menaces – individualisme narcissique et communautarisme, notamment islamique – qui pèsent sur la France et propose des solutions stimulantes pour y échapper.

    Vous publiez aux Éditions Apopsix un essai intitulé L’Identité ou la mort. Un choix très simple…

    C’est un choix binaire. Ou bien nous défendons notre identité ou bien notre civilisation et notre pays en particulier disparaîtront. Je pense que c’est le problème essentiel dont chacun doit prendre conscience.

    Cela veut-il dire que notre identité est aujourd’hui menacée ?

    Elle est menacée pour deux raisons. Elle est prise en étau. D’un côté, elle est enserrée par l’individualisme. Il s’agit d’une forme d’individualisme tout à fait particulière à notre époque. C’est ce que j’appelle le narcissisme. Dans ce narcissisme, l’individu se replie sur lui-même, se satisfait de ses petits plaisirs quotidiens, s’obsède sur sa petite personne, mais en même temps oublie totalement que cette personne n’existe que parce qu’elle a reçu toute une tradition, toute une transmission de savoirs, de culture, de richesses. Petit à petit, l’individu oublie cette personne. Il s’intéresse à elle, mais qu’est-ce qu’elle est encore, lorsqu’elle a perdu ce sens de la tradition ? Eh bien, elle n’est rien, une simple page blanche. Une page blanche sur laquelle on peut écrire n’importe quoi. En général, on écrit de la publicité, l’intérêt pour telle ou telle marque.
    Mais on peut y écrire aussi autre chose, et c’est l’autre côté de l’étau.
    Lorsque l’individu se rend compte qu’il est vide, il va se remplir d’autres choses, de l’appartenance à une communauté, à une non-communauté de transmission, une communauté de simple différenciation par rapport aux autres. Ça peut être le fait de s’habiller d’une certaine façon. Certains jeunes s’étaient d’ailleurs battus, se disant les uns d’extrême droite, les autres d’extrême gauche, à la sortie d’une vente de fringues. C’est lamentable de limiter la pensée, les idées et les valeurs à une histoire de style de vêtements. C’est tellement absurde qu’on en pleurerait.
    Il y a aussi des communautés plus redoutables, qui exercent de véritables pressions sur les politiciens, notamment. Elles induisent des évolutions de la société très dangereuses pour celle-ci.
    On pense aussi aux communautés religieuses, et notamment à la communauté islamique. Elle est littéralement envahissante dans nos sociétés. Il faut savoir qu’elle est profondément étrangère à notre société. Elle est étrangère non pas parce qu’elle est constituée en grande partie par des étrangers, mais surtout parce que rien, dans la civilisation française, et dans la civilisation occidentale en général, ne vient de l’islam. Bien au contraire. Tout y a été forgé, souvent par résistance à l’islam. On oublie, notamment, que la France est essentiellement, y compris pour les gens qui sont totalement incroyants, un pays de tradition catholique.

    Cet ouvrage a été préfacé par Philippe de Villiers, qui a écrit Les Mosquées de Roissy ou Les cloches sonneront-elles demain ?. On a l’impression, en le lisant, que notre identité est avant tout menacée par une cause extérieure, mais vous insistez sur le fait qu’elle est, avant tout, menacée par elle-même. On a l’impression qu’on vit dans un pays qui n’a plus la volonté de vivre par et pour lui-même…

    Absolument. Je pense qu’une société qui parvient encore à transmettre son identité et sa tradition, et bien sûr qui, à chaque génération, enrichit cette tradition et cette identité, n’aura aucun problème ni avec la présence d’étrangers ni avec la confrontation avec des cultures étrangères. C’est même une excellente chose.
    Lévi-Strauss, sur lequel on a dit des tas de bêtises, l’expliquait très bien. Il ne faut pas avoir du mépris pour les autres cultures. Il ne faut pas être, selon ses termes, ethnocentrique, c’est-à-dire penser que notre culture est la seule et la meilleure de toutes.
    En revanche, quand on la nie, quand on pratique la haine de soi, quand on gomme tout ce qui fait la culture en disant « Quand je valorise ma culture, je suis raciste, je me préfère aux autres », finalement, on n’est plus rien. Quand on rencontre l’autre, on n’a plus rien à lui offrir. Alors que, précisément, la culture de sa culture, de sa civilisation, voire de sa religion, même si on la considère comme une sorte d’héritage culturel beaucoup plus que comme l’objet d’une foi, fait que nous sommes quelqu’un et que nous pouvons encore échanger avec les autres.

    Après avoir fait le constat qu’on était attaqué d’un côté et qu’on n’avait pas la force de se défendre de l’autre, vous donnez quand même des pistes de réflexion pour s’en sortir. Finalement, nous ne sommes pas encore foutus…

    Les pistes sont simples. C’est d’abord une piste politique. Cette résistance doit venir essentiellement de ceux qui nous dirigent ou qui veulent nous diriger. Ce n’est pas du tout le cas actuellement puisque la plupart pratiquent ce que je pourrais appeler l’« autruisme ». L’« autruisme » peut être défini comme le fait de toujours se tourner vers l’autre.
    On a critiqué, par exemple, la préférence nationale. La préférence nationale est, pour un pays, une chose parfaitement normale. Lorsque j’étais député RPR, c’était une notion pratiquée par le RPR, par les gaullistes. Ensuite, c’est devenu une sorte d’atrocité verbale uniquement limitée à l’extrême droite. C’est complètement faux. La préférence nationale, c’est ce que tout État doit faire. Les nationaux et les citoyens d’une nation sont évidemment prioritaires par rapport à d’autres. Maintenant, on dit le contraire. On préfère une sorte d’« autrisme » général, de préférence étrangère. De la même façon, lorsqu’on parle de laïcité, pense-t-on à la laïcité par rapport à l’Église qui a constitué l’Histoire de France, c’est-à-dire l’Église catholique ? Eh bien, non, on pense essentiellement à la laïcité par rapport à l’islam. Doit-on autoriser certains vêtements ? Doit-on pratiquer certaines nourritures ? Ce n’est pas le problème.
    Je pense qu’il faut clairement dire qu’un pays a une identité. Il doit donc préserver cette identité et tolérer, bien sûr, d’autres identités, mais certainement pas en les mettant au même niveau ni même en leur donnant la préférence par rapport à ce qui fait que les membres d’une nation sont effectivement des citoyens de cette nation. Cela veut dire que, sur le plan politique, il n’y a pas de défense de l’identité s’il n’y a pas une reconnaissance de l’importance de l’État-nation. C’est au niveau de l’État-nation que la défense peut se faire.
    Le deuxième plan, c’est l’éducation. Il faut apprendre aux jeunes qu’ils sont riches d’une nation et d’une culture prodigieuse. Manifestement, ils n’ont pas tellement besoin de savoir ce qu’il se passait au XVIIe siècle au centre de l’Afrique dans je ne sais quel royaume du Mali. En revanche, ils ont tout à savoir de l’histoire de leur pays et de la richesse des monastères, des abbayes et des cathédrales du Moyen
    Âge. C’est au sein des monastères et des abbayes que se sont précisément transmises les traditions principales de notre civilisation et que s’est épanouie la richesse culturelle qu’est la nôtre.

    Plus qu’une menace, c’est avant tout une déclaration d’amour envers votre pays…

    Vous résumez parfaitement bien. Je pense qu’en effet quand on aime, on est désespéré de savoir que la personne qu’on aime peut et va mourir. Quand c’est une personne, cela va, bien sûr, arriver un jour.
    Une nation ou une civilisation est un être collectif, qui ne vit pas en années, mais en siècles, voire en millénaire. Dans ce cas, on a le droit de penser qu’il peut continuer à durer et même à s’épanouir. Je pense que c’est, effectivement, le combat qu’il faut mener. Quand je dis l’identité ou la mort, la mort n’est pas pour moi une fatalité. Mais, au contraire, c’est quelque chose qui doit nous amener à résister et à vaincre les périls.

    http://www.bvoltaire.fr/christian-vanneste-rien-dans-notre-civilisation-ne-vient-de-lislam/