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insécurité - Page 815

  • L’Espagne sous la menace du terrorisme islamique

    Deux nouvelles vidéos publiées sur internet ces derniers jours sont venues rappeler que l’Espagne, déjà ciblée 43 fois depuis le début de l’année par la propagande djihadiste, vit, elle aussi, en permanence sous la menace d’attaques contre sa population civile. Comme dans le cas de la France, l’Etat islamique appelle les musulmans résidant sur le territoire de la mythique Al-Andalus à frapper avec des bombes, des armes automatiques, leur voiture, du poison versé dans l’eau et la nourriture, etc. Car indépendamment de la politique extérieure de Madrid, les islamistes ne peuvent accepter que « là où il y avait des mosquées, il n’y a maintenant plus que des églises, et les minarets ont été remplacés par des cloches et des croix ».

    En réalité, avec une population musulmane qui dépasse désormais le 1,8 million, l’Espagne compte déjà plus de 1 300 lieux de prière musulmans, dont une centaine où l’on note des prêches clairement radicaux hostiles au pays d’accueil, mais seulement 12 mosquées construites en tant que telles. Sur ce 1,8 million de musulmans (300 000 de plus qu’il y a cinq ans), près de 800 000 ont la nationalité espagnole et près de 23 000 sont des convertis.

    Mais depuis les attentats meurtriers de Madrid le 11 mars 2004, qui avaient fait 190 morts et 1857 blessés, les services de sécurité espagnols sont parvenus à prévenir toutes les nouvelles attaques. La dernière opération datant du 19 novembre a conduit à l’arrestation à Madrid et Barcelone de deux Marocains qui recrutaient pour l’EI. Depuis 2004, plus de 650 djihadistes ont été arrêtés par les services espagnols avant d’avoir pu commettre des attentats. Rien que depuis 2015, année où le ministère de l’Intérieur a porté l’alerte au niveau 4 (sur cinq niveaux d’alerte en tout), 163 terroristes musulmans ont été arrêtés.

    On ne peut bien sûr exclure qu’une cellule terroriste ne parvienne un jour à ses fins, mais l’Espagne semble malgré tout bénéficier de l’expérience accumulée pendant des décennies de lutte contre le terrorisme de l’extrême gauche basque (ETA) et de sa très bonne coopération avec le Maroc. Depuis les attentats de 2004, Madrid a revu ses méthodes en créant des cellules spécialisées dans la lutte contre le terrorisme pour coordonner l’action de ses différents services, en investissant dans les technologies de surveillance et en mettant en place des stratégies préventives adaptées.

    Olivier Bault

    Article paru dans Présent daté du 25 novembre 2016

    http://fr.novopress.info/

  • Ile-de-France : 18% de la population est étrangère, 42% des meurtres sont commis par des étrangers

    Compte de tenu de sa gravité, ce crime est l'infraction à la fois la mieux connue statistiquement et la mieux réprimée.
    L'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) a étudié de 2007 à 2013 les meurtres connus à Paris et dans les trois départements de la petite couronne d'Ile-de-France : les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis. Les étrangers ne représentent que 18% de la population de ces départements : ils étaient impliqués dans 42% des meurtres. Encore faut-il préciser que parmi les meurtres imputés statistiquement à des Français, beaucoup sont commis par des binationaux.
    Si l'on zoome, pour la même période, sur les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis, 204 meurtres avaient été commis dans le 93 contre 76 dans le 92, soit 2,3 fois plus. Or, les deux départements ont sensiblement le même nombre d'habitants : seulement, le 93 compte trois fois plus d'immigrés que son voisin.

    Jean-Yves Le Gallou, Immigration : la catastrophe
     

  • Terrorisme: Icham et Samir avaient déjà été condamnés 6 et 7 fois

    Ces terroristes voulaient frapper la France le 1er décembre, téléguidés par un donneur d'ordre retranché en zone syro-irakienne. Ils ont été interpellés dans la nuit de samedi à dimanche dernier à Strasbourg et Marseille.

    Parmi ces 5 suspects, quatre, interceptés dans le quartier de la Meinau à Strasbourg, sont des amis se connaissant de longue date. 

    • Yassine B, Français de 37 ans, animateur dans une école et inconnu des services,
    • Icham M, Français de 37 ans, manutentionnaire ayant déjà six condamnations pour des faits de droit commun,
    • Samir B., épicier franco-tunisien de 35 ans condamné à sept reprises
    • Zakaria M, franco-marocain de 35 ans sans emploi et inconnu des services.

    Comme leur prénom l'indique, ce sont des padamalgam.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Violences faites aux femmes : et si l’on parlait de la Turquie et du Maghreb ?

    Devant la pression de la rue et les manifestations indignées de milliers de femmes turques, le gouvernement vient de retirer ce mardi le texte présenté par l’AKP (le parti au pouvoir) et approuvé en première lecture par le Parlement jeudi dernier, lequel prévoyait la possibilité, dans certains cas, « d’annuler la condamnation d’une personne pour agression sexuelle sur mineur(e) si elle consent à épouser sa victime ». Ce qui promet, assurément, une vie de couple harmonieuse…

    Toutefois, il ne s’agit pas d’un abandon du texte mais seulement d’un « report », le temps pour les moustachus de peaufiner leur manœuvre visant à régulariser les quelque 3.000 mariages forcés avec des mineures qui continuent de se pratiquer chaque année dans les campagnes. Il faut dire – une fois n’est pas coutume – que la fille cadette du président elle-même s’élevait contre ce texte qui prétendait régulariser ainsi les « agressions sexuelles sans contrainte » (sic). Ledit texte sera donc « réexaminé en commission », le temps sans doute de définir ce qu’est une agression sans contrainte (!).

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  • Xavier Raufer : Insécurité au quotidien - que disent les programmes de Juppé et de Fillon ?

    Aucun des sept candidats à la primaire n’a jamais évoqué l’insécurité au quotidien durant la campagne. Alors que la politique de la ville est un échec catastrophique et ruineux et que la criminalité ne cesse de prospérer… Décryptage.

    http://www.bvoltaire.fr/xavierraufer/insecurite-au-quotidien-que-disent-les-programmes-de-juppe-et-de-fillon,295493

  • Des militants de Génération identitaire remettent une racaille à la police

    Génération-Identitaire-Racaille-300x333.jpgDes militants de Génération identitaire ont neutralisé ce soir une racaille maghrébine qui, en compagnie de deux complices, avait attaqué un jeune Français de souche pour le dépouiller, et ont remis l’individu à la police. Voici le communiqué de Génération identitaire :

    « Ce mardi soir dans le Vieux-Lyon, trois racailles ont lâchement attaqué un jeune Français de souche pour lui voler son téléphone portable. Mal leur en a pris : ces lâches ont commis leur forfait devant La Traboule, la maison de l’identité lyonnaise.

    Alertés par les cris du jeune homme, les identitaires sont immédiatement sortis de la maison pour venir en aide à leur compatriote, et sont parvenus à immobiliser un des agresseurs. Sous bonne garde, le jeune maghrébin en pleurs a tenté à plusieurs reprises de négocier sa libération, tout en clamant son innocence auprès de sa mère par téléphone. Il était visiblement plus facile d’être courageux à trois contre un.

    Il a ensuite été remis à la Police nationale qui n’a pas manqué de féliciter les militants de Génération Identitaire pour leur réactivité et leur détermination, puis a recueilli la plainte du jeune collégien agressé.

    Face à la racaille, solidarité entre Français ! »

    http://fr.novopress.info/

  • Le gouvernement veut le prolonger jusqu'à la Présidentielle ...

    L'absurdité totale d'un « Etat d’urgence » qui devient la norme

    Le danger reste présent, il reste élevé, répète, en substance, Manuel Valls. Oui, bien sûr, le danger reste présent, et, par la faute du Système et de son action immigrationniste depuis 1975, l'ennemi est entré dans nos villes et dans nos quartiers ; il habite la maison d'en face ou celle d'à côté ; peut-être même l'étage au-dessus, ou la porte d'en face. Et il n'attend qu'un ordre (« On y va » pour le 13 novembre) pour passer à l'acte.

    Mais, à qui la faute, sinon à la Droite et à la Gauche d'un Pays légal si souvent unies dans des politiques folles, aux conséquences directement contraires à l'intérêt national et au Bien commun ?

    Certes, même si depuis 1975 aucun étranger n'était entré en France, il y aurait toujours des fanatiques, des dérangés ou des égarés pour se rallier à ces fous tout court qui se font appeler « fous de Dieu » ; mais il y en aurait beaucoup moins, et ils ne disposeraient pas de l'impressionnant vivier constitué au fil de quarante années d'immigration-invasion et de grand remplacement...

    Manuel Valls fait semblant de croire que l'Etat d'urgence nous protège : or, à quoi sert-il de faire patrouiller des militaires par groupe de trois ou quatre ? Ou de leur faire faire des gardes statiques devant des écoles ou des lieux déclarés sensibles ? Soyons sérieux : uniquement à tenter de rassurer l'opinion, en lui faisant croire que l'on s'occupe d'elle. Pire : ces groupes constitueront des cibles idéales le jour où la tactique des terroristes islamistes le décidera. On sait où ils se trouvent, où ils déambulent, où les « coincer » : cela permettra des massacres faciles, rapides, assurés.

    Evidemment, la vraie solution, et la seule, est « en amont », dans le renseignement.

    Elle est aussi d'arrêter les frais de ces policiers, gendarmes et soldats inutilement exposés, et de - mieux - dépenser les sommes très importantes que coûtent ces gesticulations en augmentant considérablement les dotations en hommes et en matériels performants des services de renseignement.

    Elle est encore de « vider » nos banlieues, cités et autres zones de non-droit de toute cette population qu'on y a entassée, dont une part croissante ne souhaite d'ailleurs nullement ni s'intégrer ni, encore moins, s'assimiler à nous.

    On l'a dit cent fois ici, et on le redira mille, dix mille fois si nécessaire, jusqu'à ce que cela soit fait : il faut crever l'abcès, la greffe de ces populations allogènes ne prend pas, et sur tout organisme, si la greffe d'un corps étranger ne prend pas, ce corps étranger est rejeté.

    Cette comparaison pour dire que toute personne, quel que soit son âge, qui, de près ou de loin, apporte la moindre aide aux assassins de l'armée ennemie doit être immédiatement déchue de la nationalité française et expulsée du territoire. Ou, si elle préfère, être traduite devant une Cour martiale, et être fusillée.

    Ce n'est qu'en asséchant le marigot que l'on pourra, non pas supprimer tout acte terroriste islamiste, mais en réduire considérablement le nombre, et les ramener à des proportions « gérables ». Toute autre politique (!) ne serait que gesticulation et non-assistance à Nation en danger... 

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Primaire : le FN appelle les électeurs qui ont voté pour davantage d'identité, d'autorité et de sécurité

    Communiqué de Philippe Vardon, Conseiller régional de PACA et membre du Bureau départemental FN 06 :

    "A travers leur vote pour Nicolas Sarkozy, hier lors de la primaire du centre-droit, ce sont 35% d'électeurs [?] qui ont réclamé davantage d'identité, d'autorité et de sécurité.

    En effet, quoi qu'il en soit de la réalité du bilan de Nicolas Sarkozy ou de la sincérité de ses convictions, c'est bien ces thématiques que celui-ci avait placé au cœur de sa campagne.Et ces électeurs, comme de manière plus marginale ceux ayant voté pour Jean-François Copé ou Jean-Frédéric Poisson, se retrouvent aujourd'hui orphelins. Il semble en effet évident que – quels que soient les ralliements opportunistes ou les calculs – ni Alain Juppé, ni François Fillon ne peuvent répondre à leurs aspirations. Leurs atermoiements sur la question des migrants ou leur faiblesse face à l'islamisme radical les disqualifient clairement. François Fillon avait en effet déclaré qu'il accueillerait des migrants dans sa commune s'il était encore maire, et a notamment été le premier chef de gouvernement à inaugurer une mosquée (à Argenteuil).

    Identité, autorité, sécurité sont au cœur du projet pour la France porté par Marine Le Pen, et c'est autour de sa candidature de rassemblement du peuple français – au-delà des étiquettes partisanes et des parcours politiques – que doivent se mobiliser tous les patriotes."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • La Grèce attaquée !

    Ces derniers jours nous avons assisté à de véritables scènes de guerre ethnique dans les îles grecques de l'est de la mer Égée et notamment celle de Chios qui voit, depuis presque déjà deux ans, arriver sur son sol des milliers de clandestins musulmans originaires de plusieurs pays d'Afrique et d'Asie (pour seulement une infime minorité de Syriens ou Irakiens, eux-mêmes de sexe masculin et de religion musulmane dans leur grande majorité). Même si ce n'est pas la première fois que les prétendus réfugiés se livrent à des actes de vandalisme, cette fois-ci les épisodes ont pris une tournure particulièrement violente avec des agressions répétées de leur part contre les maisons et les propriétés des habitants, au cri de ralliement désormais incontournable et sans ambiguïté d'Allâhu Akbar!

    544634739.jpgDepuis l'éclatement de la crise migratoire et le déferlement de nouvelles masses de ressortissants du « Tiers monde », et surtout de sa partie musulmane, sur l'Europe, les habitants des jolies îles grecques, lieux de vacances favoris pour un grand nombre d'Européens chaque été, se trouvent confrontés à une sombre réalité qui dépasse toute imagination : arrivées quotidiennes d'embarcations de misère pleines de migrants qui finissent parqués dans des centres de rétention préparés à la hâte, émeutes ethniques récurrentes, dégradations matérielles, actes visant à intimider la population locale, scolarisation dans les établissements publics d'enfants de migrants n'ayant aucune notion de langue grecque. Ces dernières sont imposées par le gouvernement grec contre la volonté des parents d'élèves et malgré leurs protestations de plus en plus virulentes.

    grèce feu.jpg

    Il s'agit en réalité d'images tendant malheureusement à devenir aujourd'hui banales comme dans les autres pays euro-méditerranéens. Mais dans cette extrémité insulaire et maritime de l'Europe, aux faibles densités démographiques et à deux pas d'une Turquie en plein renouveau islamique, le séjour prolongé de nombreux groupes de migrants musulmans constitue une véritable bombe à retardement. Soutenus par une pléthore d'ONG aux financements souterrains et encouragés par les tièdes réactions du gouvernement gauchiste de SYRIZA, ces masses finiront trop ou tard par former de puissantes enclaves et une éventuelle réaction forte des populations autochtones risquerait d'entraîner une intervention turque qui prendrait comme prétexte la protection de "communautés musulmanes persécutées". Ce n'est certainement pas un hasard si, voici seulement un mois, Erdogan a remis en question les dispositions du traité de Lausanne qui détermine les lignes de partage frontalières entre les États grec et turc, afin d'évoquer la nécessité d'une récupération de territoires chrétiens et européens autrefois occupés par l'Empire ottoman, notamment des îles égéennes et la Macédoine grecque avec la ville de Thessalonique. Loin d'être de simples propos à destination interne ou servant à nourrir une surenchère de chauvinisme face à l'opposition kémaliste, les allégations d'Erdogan révèlent en fait l'existence d'une vraie stratégie expansionniste de la part de la nouvelle Turquie islamiste et éclairent sous un jour nouveau les évolutions concernant le déferlement migratoire sur l'Europe.

    Il est encore peu connu en Europe de l'ouest que depuis des décennies la Turquie, administrations kémalistes comprises, poursuivait, et continue toujours à le faire, une politique provocatrice de violation systématique des eaux et de l'espace aérien helléniques à l'est de la mer Égée et qu'elle ne cesse de contester la souveraineté de la Grèce dans ces territoires qu'elle appelle improprement "zones grises". Étant donné le précédent de l'intervention militaire à Chypre en 1974 et l'occupation de la moitié environ de cette île historiquement et très majoritairement grecque, on pourrait craindre une réitération de cette démarche, en mer Égée cette fois, dans des conditions de crise migratoire aggravée et avec un État grec complément déliquescent à cause de la crise et de l'action dissolvante de la gauche au pouvoir. En 1990, le Président turc d'alors, islamiste modéré, Turgut Özal, avait dit à propos des différents de son pays avec la Grèce qu'il suffirait d'envoyer chez les Grecs "quelques deux millions de migrants" pour en finir avec eux; et à cette menace en passe actuellement de se concrétiser, on doit ajouter l'existence au nord-est de la Grèce (région de Thrace de l'ouest) ainsi que dans d'autres pays de la péninsule d'Aimos (nom antique de ce qu'on appelle aujourd'hui les Balkans) de minorités turco-musulmanes démographiquement prolifiques et prêtes à servir de cinquièmes colonnes à l'impérialisme néo-ottoman.

    Un scénario de type Kosovo serait ainsi à craindre dans le sud-est de l'Europe, en attendant cette "partition", dont parle pour la France François Hollande, qui risque de survenir au cœur même du continent, dans d'innombrables endroits allogénisés et islamisés par des décennies d'inconscience et de dormition des Européens! La situation d'aujourd'hui ressemble à s'y méprendre à celle du XVe siècle: depuis cette époque lointaine, et pourtant par tant d'égards si proche, à aucun autre moment l'Europe n'a été si affaiblie, si désunie, si abaissée et jamais ses ennemis séculaires ne se sont montrés si arrogants, si agressifs et si sûrs d'eux.

    Des clandestins algériens lancent des fusées éclairantes sur les maisons des riverains à Chios.

    Des clandestins algériens incendient des propriétés à Chios.

    Basile Cérialis / C.N.C.

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2016/11/19/la-grece-attaquee-5876447.html

  • Opération Sangaris : retour sur l’enfer Centrafricain

    Opération SangarisL’Est Républicain publie le témoignage d’un colonel lorrain qui revient sur cette mission de l’armée française en Centre-Afrique.

    Son récit prend aux tripes. Le colonel Didier Leurs raconte l’enfer centrafricain comme s’il y était encore. « Chacune de mes conférences se termine par une « standing ovation ». Comme si les gens découvraient la violence de cette mission », s’étonne l’ancien chef de corps du 16ebataillon de chasseurs de Bitche.

    L’opération Sangaris en Centrafrique s’est achevée le 31 octobre, dans l’indifférence générale qui l’a accompagnée pendant ses trois ans d’existence. Un déficit de notoriété qui tranche avec les dommages dévastateurs générés dans les rangs par cette Opex (opération extérieure). « Au retour, la moitié de ma section a quitté l’armée », confie un gradé lorrain sous couvert d’anonymat. « Les syndromes post-traumatiques sont plus profonds et importants qu’en Afghanistan », reconnaît le colonel Leurs, qui a vécu les deux théâtres. 

    De juin à octobre 2014, en plein pic génocidaire, il a dirigé à Bangui, la capitale, un groupement tactique interarmes. La mission la plus complète qu’il ait jamais connue sur le plan stratégique : « Il y avait tous les jours des défis logistiques à relever et des choix à opérer, compte tenu du peu de forces dont nous disposions vis-à-vis des besoins. Mais je n’ai eu que des héros. Jamais personne n’a reculé. » Les chiffres qu’il égrène sonnent pourtant comme autant de rafales de balles : « En quatre mois, on a eu 34 engagements armés, 20 opérations de fouilles durant 9 à 10 heures chacune, sous tension extrême, quatre blessés et 27 évacués, dont certains pour des syndromes post-traumatiques. C’était éprouvant. »

    Chaleur humide, matériel de 40 kilos à porter quotidiennement, conditions ultrarustiques en début de mandat, les organismes ont morflé : « Même si l’on est entraîné pour ça, on est allé au-delà de nos limites. Notre seule journée de repos a coïncidé avec notre engagement le plus dur ! »

    Mais c’est surtout le psychisme, dans cette mission de maintien de la paix sans ennemi identifié, qui a été mis à rude épreuve : « Passer quatre mois non-stop en zone urbaine, au cœur de la population, est inédit. » « Le soldat est en permanence sous l’emprise de cette pression. Ne jamais disproportionner la réponse requiert un effort de chaque seconde pour éviter toute catastrophe stratégique. »

    Et ce alors que les tensions entre seleka musulmans et anti-balaka chrétiens donnent lieu à des exactions d’une rare sauvagerie, pouvant aller jusqu’au cannibalisme : « On a eu affaire à l’horreur tous les jours et ça, on ne s’y habitue jamais. »

    Un cumul de difficultés difficile à absorber pour les troupes. S’y ajoute le manque de reconnaissance : « Les soldats ont mis quotidiennement leur vie en jeu là-bas. Quand ils rentrent, personne ne sait ce qu’ils y ont fait, même pas la nation. Et les médias n’évoquent ce théâtre que pour parler d’abus sexuels encore en cours d’instruction. » Le décalage interpelle le colonel Leurs, fier du bilan français : « Quand on est arrivé, c’était la loi du plus fort et le chaos. On laisse à l’Onu un pays en voie de normalisation. »

    http://www.contre-info.com/operation-sangaris-retour-sur-lenfer-centrafricain#more-42868