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international - Page 1071

  • Les Etats-Unis envisagent de livrer à nouveau des armes à Kiev

    Alors que la situation en Ukraine ne cesse de se détériorer depuis quelques semaines, le gouvernement des Etats-Unis pourrait à nouveau fournir aux forces ukrainiennes des armes et des équipements défensifs, affirme dimanche 1er février The New York Times (NYT).

    Le « New York Times » a rapporté, dimanche 1er février, que Washington étudiait cette possibilité face à l’intensification des combats dans l’est de l’Ukraine. | AFP/OLEKSANDER STASHEVSKY

    Selon le quotidien, huit anciens hauts responsables américains doivent publier lundi un rapport demandant à Washington d’envoyer à Kiev pour 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) de matériel militaire, notamment des missiles antichars et des drones de reconnaissance. Cette mesure serait prise en réaction à l’intensification des combats contre les séparatistes prorusses dans l’est du pays.

    « SOLUTION NÉGOCIÉE DE LA CRISE »

    Le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le chef d’état-major interarmés, le général Martin Dempsey, se sont dits ouverts à la discussion sur le sujet, tandis que le commandant des forces de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) en Europe, le général Philip Breedlove, est désormais favorable à la fourniture d’équipements à destination létale, affirment les sources du NYT.

    La conseillère nationale à la sécurité, Susan Rice, jusqu’ici réticente à la fourniture de ce genre d’aide, serait, elle aussi, prête à revoir sa position. « Bien que nous restions concentrés sur la recherche d’une solution par les moyens diplomatiques, nous évaluons sans cesse d’autres options afin de créer un espace pour une solution négociée de la crise », a déclaré au quotidien la porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Bernadette Meehan.

    La suite sur Le Monde.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Les-Etats-Unis-envisagent-de

  • L’Iran organise un concours de caricatures sur l’Holocauste en réponse à Charlie Hebdo !

    Lu sur Quenel+ : Un concours international de caricatures a été lancé en Iran. Le thème ? La négation de l’Holocauste. À priori, il s’agit d’une réponse aux publications de Charlie Hebdo, qui représente le prophète Mohammed.

    Pour rappel, douze personnes avaient été tuées dans les locaux de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, dont quatre caricaturistes.

    La Iranian House of Cartoon et le centre culturel Sarcheshmeh ont donc organisé un concours pendant lequel il sera possible de remporter une somme de 10 500 euros en cas de victoire ! Le deuxième meilleur dessinateur recevra 7 000 euros, et le troisième 4 400 euros, selon le Tehran Times.

    Ces œuvres seront exposées au Palestine Museum of Contemporary Art de Téhéran, ainsi que dans plusieurs autres endroits de la ville.

    Il s’agit de la seconde édition de ce concours, qui avait déjà eu lieu en 2006. Le journal le plus vendu du pays, Hamshahiri, avait alors décidé d’essayer de trouver la façon la plus pertinente et brillante de traiter LE génocide (des six millions de juifs par les nazis) de façon satirique, et ce afin de démasquer le « deux poids, deux mesures » de l’Occident concernant la satire appliquée au religieux et au sacré, ainsi que la liberté d’expression, selon le journal britannique The Guardian.

    Cette première édition, qui avait été condamnée par des organisations juives, avait été lancée en réponse aux publications des caricatures danoises représentant le Prophète au cours de la même année. Des caricatures qui avaient provoqué l’indignation dans le monde musulman.

    Cette deuxième édition du concours aura pour thème la négation de l’Holocauste, et a été organisée par la maison de la bande-dessinée en réponse aux caricatures de Charlie Hebdo, a déclaré Masud Shojaei-Tabatabaii durant une conférence de presse.

    http://www.contre-info.com/liran-organise-un-concours-de-caricatures-sur-lholocauste-en-reponse-a-charlie-hebdo#more-36623

  • Le vrai communisme du XXIe siècle

    Gédéon Pastoureau, écrivain dilettante velléitaire

    « Il nous faudra mettre en œuvre des trésors de constance, d’intelligence et de courage politique pour continuer à montrer et dénoncer le caractère essentiellement totalitaire de l’islam. »

    Après les émeutes de 2005, Alain Finkielkraut eut cette formule, heureuse métaphore polémique, selon laquelle l’antiracisme était le communisme du XXIe siècle. Un idéal au départ généreux qui donne lieu à une insidieuse terreur intellectuelle et à une censure de la pensée, l’audacieux parallèle met bien en lumière la dérive dogmatique de l’antiracisme. Si l’aspect totalitaire de celle-ci peut être abondamment illustrée, comparaison n’étant pas raison, on conviendra que les crimes de masse du communisme surpassent, en terme d’ampleur et de gravité, l’abrutissement des masses par l’antiracisme.

    Le véritable communisme de notre siècle, lui, tue vraiment. Et comme le communisme, son système immunitaire lui permet de le faire tout en niant être impliqué dans les meurtres perpétrés en son nom. Le véritable communisme du siècle, c’est l’islam.

    Quand l’amalgame fait florès.

    Le terme « amalgame », en tant que vocable défensif utilisé afin de flétrir celui qui dénonce une réalité que l’on veut nier sans avoir à argumenter, semble faire son apparition en France lorsque des voix se font entendre pour rapprocher les crimes du communisme et ceux du nazisme.

    Jean-François Revel, dans son livre La grande parade, décrit les pathétiques convulsions et l’aveuglement de la gauche française (« même et surtout non communiste ») après l’effondrement du régime soviétique. Sous-titré Essai sur la survie de l’utopie socialiste, l’ouvrage de Revel donne à voir la puissance des mécanismes du déni qui se mettent alors à fonctionner et à structurer une certaine pensée politique en France.

    Il nous rappelle par exemple que, lors de la sortie du Livre noir du communisme, les porte-voix de la socialie française s’indignèrent bruyamment du rapprochement qui y était fait entre totalitarisme communiste et totalitarisme nazi : pour eux, la belle et pure idée communiste ne saurait être criminogène et ceux qui prétendaient affirmer la comparabilité des deux idéologies étaient de dangereux réactionnaires. C’est Jean-Marie Colombani qui sera parmi les premiers à se servir du terme d’« amalgame », tandis que l’historienne rouge Lilly Marcou qualifiera l’ouvrage dirigé par Stéphane Courtois de « cadeau offert au Front national à l’heure du procès Papon ».

    On le sait, l’accusation d’amalgame et sa pratique pavlovienne (le chantage au FN) constituent l’alpha et l’oméga de la contre-critique de gauche. Ces derniers peuvent apparaître telles des armes grossières mais leur efficacité n’est plus à prouver : on jette le discrédit à peu de frais sur un ennemi dialectique ainsi diabolisé, lequel n’a alors d’autre choix que de répondre à cette accusation et ne peut ainsi que difficilement argumenter sur le fond. De nos jours, ces basses armes sont toujours maniées avec autant de bonne conscience. Ainsi, la description de ces mécanismes de défense, au-delà de l’intérêt propre lié à l’histoire politique de notre pays, présente l’avantage de nous aider à mettre en lumière les mécanismes de défense de ceux qui refusent que l’on critique l’islam.

    Celui qui ressasse aujourd’hui que « Vous faites le jeu du FN / de l’extrême-droite » lorsqu’on se borne à critiquer l’islam et ses crimes, se présente comme le digne héritier de Robert Hue, secrétaire national du PCF, qui, lors de l’émission de télévision « La Marche du siècle » consacrée au Livre noir du communisme, devant l’énoncé des crimes du communisme, se trouva fort intelligent, en guise de réponse, de sortir de sa poche et d’agiter sous le nez de Jean-François Revel et de Stéphane Courtois un exemplaire du journal du FN. Il est aussi l’enfant spirituel du Premier secrétaire du Parti socialiste d’alors, un certain François Hollande, qui déclarait, lors de la sortie du Livre noir : « Chercherait-on à préparer des alliances avec l’extrême-droite, que l’on prétendrait ainsi légitimer d’avance ? ». Hier, tout anticommuniste, en plus d’être un chien, couchait avec l’extrême-droite. Aujourd’hui, la critique de l’islam est islamophobe, donc objectivement d’extrême-droite. L’anticommunisme primaire d’hier est l’islamophobie d’aujourd’hui.

    Celui qui brandit le désormais classique chantage à l’amalgame pour ne pas vous répondre lorsque vous évoquez le lien entre les textes, l’histoire de l’islam et les tueries contemporaines commises au nom d’Allah, se discrédite car il prétend, par une formule devenue magique, désunir ce qui est lié, et se montre ainsi dans l’incapacité de démontrer que l’islam ne serait pas criminogène. De même, celui qui clame #Notinmynamesur les réseaux sociaux se ridiculise : ce n’est effectivement pas en son nom que l’on tue et que l’on propage l’islam par l’épée et la terreur, mais au nom de l’idole qu’il a en commun avec celui-ci. Il peut bien prétendre se désolidariser des bourreaux, l’islam est et demeurera leur trait d’union insécable.

    L’injonction « Pas d’amalgame ! » peut donc bien se décliner à l’envi : « #Notinmyname », « Ce n’est pas ça, l’islam », « Que faites-vous des millions de musulmans pacifistes, qui ne veulent que vivre simplement et qui condamnent ces violences ? », du point de vue des slogans, le système défensif est le même que celui qu’utilisèrent avec la plus grande indignation les ardents défenseurs du socialisme dès la parution de l’Archipel du goulag, en 1973.

    Le salut par les intentions.

    Se réclamant d’un prototype parfait, l’islam et le communisme ont en commun de n’avoir de compte à rendre à personne. Le subterfuge essentiel des zélateurs du communisme fut de disjoindre leur idéal des fruits que celui-ci engendrait : si monstrueuse ait été la mise en œuvre du communisme, celui-ci demeure un immaculé progressisme puisque ses intentions étaient pures. Par voie de conséquence, ses contempteurs sont des réactionnaires. Il en va exactement de même aujourd’hui pour l’islam.

    La pureté des intentions, c’est ce qui différencie, nous dit Revel, les totalitarismes directs (ceux qui annoncent la couleur : le nazisme) et les totalitarismes indirects (ceux qui, s’appuyant sur un projet utopique, se parent des intentions les plus nobles et les plus morales : le communisme). Dans cette classification, les moins désinformés auront toutefois du mal à savoir où mettre l’islam. En effet, qui s’est penché sur l’histoire de l’islam, a lu le Coran et a pu parcourir quelques hadiths, sait que les crimes commis sous la protection miséricordieuse d’Allah y trouvent leur justification en toutes lettres. Difficile, dans ce cas, de parler comme Revel d’un totalitarisme utopique (indirect). Mais dans le même temps, ceux qui défendent l’islam comme n’ayant rien à voir avec les crimes commis au nom de son expansion n’ont de cesse de renvoyer aux versets les plus pacifiques, tout en relativisant, en écartant ceux qui le seraient moins. À ce titre, on peut tout à fait voir l’islam comme relevant du totalitarisme utopique. En définitive, l’ambivalence même du message coranique, que l’on ne peut de toute façon pas appréhender en tant que mécréant, place l’islam dans une position floue : l’essence totalitaire qu’il sécrète demeure relativement insaisissable puisque le message délivré / reçu n’est pas clairement énoncé.

    L’islam appartiendrait ainsi à une troisième forme de totalitarisme, une forme hybride mêlant, à travers ses diverses interprétations, la forme directe (passant par les éléments guerriers et légalistes de ses textes) et la forme indirecte (liée à ses éléments utopiques et transcendants), lui permettant de s’affranchir des crimes commis en son nom bien plus facilement que le communisme.

    L’Internationale, avec Dieu

    La comparaison entre les deux systèmes révèle d’évidentes limites, celles de la supériorité de l’un sur l’autre : l’islam est à la fois religion et projet global de société. Même s’il avait ses croyants et son clergé, et même si le bon mot de Zemmour, « L’Oumma, c’est l’Huma », fait sens, le communisme soviétique n’est pas une religion à proprement parler : on sait que la transcendance lui était étrangère, voire insupportable, et qu’il lui a été finalement ouvertement hostile. Sur ce dernier point, il faut tout de même se souvenir des positions évolutives du système soviétique à l’égard de l’islam, entre 1917 et les années trente, puisque le parti bolchevik avait au départ accueilli des musulmans en son sein (1).

    En 1923, Trotsky déclarait que dans plusieurs régions musulmanes de l’ex-empire russe, 15 % des militants communistes étaient musulmans, proportion qui pouvait aller jusqu’à 70 % dans certaines régions d’Asie centrale soviétique. On rapporte même qu’à l’époque, lors des manifestations organisées par les communistes, il n’était pas rare d’entendre des slogans du type « Vive le pouvoir des Soviets ! Vive la charia ! ».

    En tant qu’idéologie, le communisme peut être combattu : son application a toujours donné lieu à  une forme de totalitarisme, depuis le goulag russe jusqu’au laogaï chinois. La gauche a bien tenté de personnaliser ces différents régimes, de singulariser chaque incarnation du communisme afin de déconnecter totalitarisme meurtrier et communisme et de soustraire celui-ci à l’accablant tableau d’ensemble. Celui dressé par Le livre noir, par l’effet cumulatif de ses informations, reconstitue et met en perspective l’invariant totalitaire et mortifère de son objet :  la défense du communisme, comme celle de l’islam, fuit ainsi toute vision globale, toute appréhension synoptique, toute « réintégration des échecs et des crimes dans les séries dont ils sont les éléments »(2).

    En tant que religion, l’islam est infiniment plus difficile à appréhender que le communisme. Non seulement il s’exprime à travers des variantes théologiques très diverses (sunnisme / chiisme / kharidjisme / soufisme) au sein desquelles des courants eux mêmes nombreux se structurent selon des critères complexes, liant politique et pouvoir financier (salafisme wahhabite, pour citer le plus influent actuellement), mais son statut de système portant un projet global pour l’humanité, à travers l’indissociabilité du spirituel et du temporel, lui confère les attributs de la Machine totalitaire parfaite : perfection d’autant plus raffinée et terrifiante que l’islam a, grâce au travail de l’OCI (3) au niveau international et des associations antiracistes au niveau national, parfaitement intégré le discours du Bien de la post-modernité, s’adjoignant ainsi les services non négligeables du pouvoir médiatique.

    Pour parfaire sa défense en terre hostile (Dar al Harb), l’islam a su se créer un double maléfique, un Mr. Hyde déresponsabilisant : l’islamisme. Ce tiers chimérique sur lequel attirer toutes les critiques autorise l’islam à ne pas répondre des exactions qu’il engendre et préserve ainsi l’utopie islamique  :  c’est pas moi, c’est l’islamisme (ou le djihadisme), un méchant avec qui je n’ai rien à voir !

    L’islam se révèle finalement un ennemi doté d’une longévité et d’une capacité d’infiltration beaucoup plus sérieuse que ne le fut le communisme.

    Nous devons être conscients de la continuité entre les arguments et la cécité de ceux qui le défendent aujourd’hui avec les arguments et la cécité que la gauche a pu développer face à l’indéniable caractère totalitaire du communisme. Tout cela fonctionne encore malheureusement très bien aujourd’hui, en partie grâce à une marxisation certaine des esprits.

    Et si l’on veut bien croire qu’il n’est pas encore trop tard, à une époque où les effets de propagande et de désinformation sont démultipliés et où l’immigration de masse a transformé le profil culturel d’une partie notable des peuples européens, il nous faudra mettre en œuvre des trésors de constance, d’intelligence et de courage politique pour continuer à montrer et dénoncer le caractère essentiellement totalitaire de l’islam.

    Gédéon Pastoureau, 26/01/2014

    Notes :

    1. http://revuesocialisme.pagesperso-orange.fr/s9crouch.html
    2. La grande parade – Essai sur la survie de l’utopie socialiste, Jean-François Revel, Plon, 2000, p. 212
    3. L’Europe et le spectre du califat, Bat Ye’or, Les Provinciales, 2010

     Bibliograhie :

    • La grande parade – Essai sur la survie de l’utopie socialiste, Jean-François Revel, Plon, 2000.
    • Sociologie du communisme – L’islam du XXe siècle, Jules Monnerot, Editions du Trident, 2004.
    • Islamisme : comment l’occident creuse sa tombe, Hamid Zanaz, Editions de Paris, 2013.
    • L’Europe et le spectre du califat, Bat Ye’or, Les Provinciales, 2010
    • Le livre noir de l’islam, Jean Robin, Tatamis, 2013.

    Source : Mauvaise nouvelle.fr

    http://www.polemia.com/le-vrai-communisme-du-xxie-siecle/

  • Des centaines de milliers de mercenaires de l’Otan en Ukraine

    Pour cacher quelque chose, il n’y a pas de meilleure moyen que de la laisser en pleine vue ! C’est ce que font les Etats-Unis et l’Otan en Ukraine. Si, en plus, on a une machine de propagande fonctionnant à plein régime, le succès est (presque) assuré.
    Robert Parry (https://consortiumnews.com), le journaliste d’investigation américain connu, qui dénonce la propagande américaine est parfois déstabilisé par la puissance de cette propagande. Il dit à propos d’une récent article de l’économiste américain Paul Krugman : « que même des gens intelligents comme Paul Krugman puissent accepter la propagande à propos de la crise ukrainienne me fait hésiter entre le désespoir de voir un jour l’Amérique comprendre les problèmes du monde et l’émerveillement à propos de la puissance de cette propagande et sa capacité à fabriquer sa propre réalité. »
    “When even smart people like economist Paul Krugman buy into the false narrative about the Ukraine crisis, it’s hard to decide whether to despair over the impossibility of America ever understanding the world’s problems or to marvel at the power of the U.S. political/media propaganda machine to manufacture its own reality.”
    On ne lit pas, évidemment, ce genre de choses dans la presse officielle française.
    La machine de propagande, on en connaît les éléments principaux. En tête, Victoria Nuland assistante secrétaire d’état qui dirige les opérations en Europe pour le compte du département d’état. Les services secrets américains aussi. On en parle peu, mais ils disposent de tout un étage dans le bâtiment des services secrets ukrainiens à Kiev. L’Otan évidemment dont le secrétaire général déclarait encore samedi dans une interview au Figaro : « La Russie viole les règles (du droit international) et les frontières de ses voisins ». Sans parler des fonctionnaires de l’Union Européenne dont l’activité principale semble être devenu la préparation de sanctions contre la Russie, des élus du Parlement Européen qui prônent le dialogue mais excluent les interlocuteurs qui ne leur conviennent pas, ni des gouvernements Polonais, Estonien, Letton et Lituanien. La liste pourrait être plus longue, nous nous arrêterons là.
    Les médias officiels français et européens ouvrent largement leurs colonnes à ceux-là. En revanche, quand une opinion dissonante vient du « camp d’en face » on ne la mentionne pas ou seulement pour la tourner en dérision. Aujourd’hui, dans le camp occidental on ne discute plus avec ceux qui ne sont pas de votre avis. On les discrédite, on les « démonise », on les exclut. Plus de diplomatie, des ultimatums.
    Alors quand le « grand méchant Vladimir » déclare que les volontaires du Donbass combattent non pas l’armée de Kiev mais une armée de mercenaires de l’Otan, ou pouffe ! Mais qu’est-ce qu’il raconte donc ?
    Il dit simplement la vérité. Le Larousse nous donne la définition suivante du mot « mercenaire » : « Soldat qui sert à prix d'argent un gouvernement étranger. » Les deux expressions importantes sont « à prix d’argent » et « gouvernement étranger ».
    Les armées de Kiev servent-elles le gouvernement démocratiquement élu de l’Ukraine, ou les intérêts des citoyens ukrainiens ? Je ne reviendrai pas sur la qualité « démocratique » du gouvernement Poroshenko, c’est un autre sujet. Mais en tout cas, cette armée ne sert pas les intérêts du pays. Il n’y a qu’à voir la situation économique dans laquelle il se débat et qui est aggravée par la guerre. L’Ukraine a besoin, au plus vite, de rétablir la paix sur l’ensemble de son territoire. Un gouvernement qui sabote les discussions de Minsk et qui proclame la mobilisation générale par étapes n’est pas un gouvernement qui cherche à rétablir la paix. D’autant que dans le même temps où il proclame ses « intentions pacifiques », il réclame armes et argent à ses sponsors étrangers.
    Et si encore, il n’y avait que l’armée régulière. Mais un certains nombre de bataillons ont été formés qui sont financés par des oligarques ukrainiens soucieux de protéger leurs intérêts économiques régionaux. On ne les a pas encore beaucoup vu et entendu, mais si Kiev venait à rechercher véritablement un accord de paix avec le Donbass, ils entreraient certainement en scène. Qu’ils s’appellent “Donbass”, “Secteur droit”, “Azov” ou encore “Kharkiv-1” ces bataillons répondent bien à la définition de « mercenaires ».
    Mais alors, me direz-vous, s’ils ne défendent pas les intérêts de l’Ukraine, quels intérêts défendent-ils donc ? L’Otan n’est pas en guerre contre la Russie, voyons !
    En êtes-vous sûr ? Avez-vous entendu Victoria Nuland en voyage d’inspection…, oh, pardon « en visite amicale » dans une unité de gardes frontières ukrainiens près de Kiev, le 28 janvier, déclarer : « … urged NATO to install command and control centers in all six frontline states”. En Français, cela donnerait : « l’Otan doit installer des centres de commandement et de contrôle dans les six états de la LIGNE DE FRONT !... » S’il y a ligne de front, c’est bien qu’il y a guerre, au moins dans l’esprit de Victoria Nuland, et de la plupart des néo-cons américains ! Une guerre entre les Etats-Unis et la Russie. Mais une guerre que les américains peuvent nier puisqu’il n’y a pas de soldats réguliers américains sur le terrain. La méthode a déjà été souvent employée, en Amérique du Sud, par exemple. On appelle cela des guerres par procuration. Les combattants sont des mercenaires.
    Et par qui les mercenaires combattant en Ukraine sont-ils payés ? La même Victoria Nuland nous a déjà expliqué il y a un an que les Etats-Unis avaient « investi » cinq milliards de dollars dans les « aspirations des Ukrainiens à la démocratie ». Les fonds continuent à arriver de la même source, mais aussi, de l’Union Européenne et même du FMI dont les statuts prévoient pourtant qu’il ne peut pas prêter d’argent à un pays en guerre.
    Les soldats de Kiev servent donc des intérêts qui ne sont pas ceux de leur pays et ils sont payé par des pays étrangers. Je sais, le paiement n’est pas direct, mais celui qui paie la solde n’est qu’un relai pour celui qui donne effectivement l’argent, non ?
    C’est sans doute pour cela que Vladimir Poutine a parlé de mercenaires de l’Otan et non, simplement de mercenaires américains, pour tenir compte de la diversité des sources de financement qui toutes, cependant, viennent de pays appartenant à l’Otan.

  • Obama reconnaît que le Maïdan est l'œuvre de Washington

    Le président américain a enfin reconnu ouvertement le rôle de premier plan joué par Washington dans le renversement du président ukrainien Viktor Ianoukovitch. Barack Obama a également laissé entendre qu'il n'irait pas jusqu'à un conflit armé direct avec la Russie.

    Barack Obama a dévoilé son jeu. Visiblement, il n'a plus rien à perdre. Dans une interview accordée à CNN, il a reconnu que les USA avaient réussi à "faire transférer le pouvoir" en Ukraine. En d'autres termes, le dirigeant américain a constaté que le coup d'État survenu dans ce pays en février 2014, qui a entraîné des conséquences gravissimes et de nombreuses victimes, s'est déroulé avec une implication directe des USA sur le plan logistique et technique. Il a ainsi désavoué toutes les déclarations antérieures des politiciens et des diplomates américains, qui affirmaient jusqu'alors que l'Euromaïdan était un phénomène ukrainien purement intérieur basé sur la protestation noble du grand public contre le régime corrompu de Viktor Ianoukovitch.

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  • L’État islamique sort-il affaibli de la bataille de Kobané ?

    L’État islamique (EI) a été chassé de Kobané, en Syrie, mardi 27 janvier. Les djihadistes ont subi des pertes importantes, mais ils ont résisté quatre mois sous les bombardements de la coalition internationale, dans une bataille ultra-médiatisée.

    Kobané n’était pas un objectif stratégique de premier plan pour l’EI. C’est une région kurde, dans laquelle les arabes sunnites, sur lesquels s’appuie l’organisation, sont minoritaires. Certes, parvenir à la contrôler aurait pu donner à l’EI le contrôle d’une centaine de kilomètres de frontière entre la Syrie et la Turquie. Cela aurait facilité son trafic de pétrole, qui représente une part importante de son budget, et l’arrivée de djihadistes étrangers.

    (…)

    L’État islamique a été chassé de Kobané et de quelques villages alentours, à travers lesquels les forces kurdes progressent désormais, appuyées par des frappes aériennes. Mais les djihadistes tiennent encore la province. Ils disposent de chars et d’armes lourdes pour empêcher l’avancée des Kurdes en terrain ouvert.

    (…)

    Sur le plan militaire, la perte de Kobané répond au moins en partie à un choix stratégique : l’EI a mieux à faire à l’Est, dans la région kurde de Qamishli et sur l’axe, vital pour l’EI, qui relie la province irakienne d’Anbar à la ville syrienne de Deir ez-Zor (région riche en pétrole), suivant l’axe de l’Euphrate.

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  • Réinfo du 2 février 2015

     Au sommaire de ce neuvième numéro de Réinfo :

    • Chômage. , Un nouveau record à mettre au crédit d’Hollandouille 1er, alors que jamais la fonction publique n’a été aussi gourmande en fonctionnaires. Et pourtant, elle n’en a pas les moyens, et va en avoir de moins en moins… Qui va payer ? Mais vous, bien sûr…
    • Valls, le moins français de nos ministres, clame ouvertement son mépris des Chrétiens. Leur communautarisme outrancier nous conduit à la guerre civile…
    • Automobilistes, victimes du politiquement correct.  Jamais la France n’a eu autant de radar en service, et pourtant le nombre de morts repart à la hausse. Sans doute faudrait-il dénoncer les vrais problèmes, comme le manque de civisme de certains piétons et de beaucoup de cyclistes en ville, ou encore le « droit au permis » pour faciliter la mixité sociale…
    • Syriza. L’extrême-gauche en pleines promesses. Non seulement nous allons payer leurs dettes, mais nous allons subir leur politique immigrationniste…
    • Les chrétiens du Nigéria, facteur d’ajustement de la présence occidentale dans la région. Comme au Soudan, comme en Lybie, comme en Syrie, comme en Irak, rien ne vaut la présence de terroristes islamistes bien équipés pour faciliter la présence de bases militaires.

    http://www.altermedia.info/france-belgique/

  • Général V. Desportes : « les Etats-Unis ont crée Daech » !

    Le 17 décembre 2014, la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées tenait un débat en séance publique à propos de la prolongation de l’opération Chammal en Irak. Présidée par Jean-Pierre Raffarin la Commission a interrogé lors des débats le Général Henri Bentégeat (2S), ancien chef d’état-major des armées, le Général de corps d’armée Didier Castres, sous-chef d’état-major Opérations, Monsieur Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, le Général de division (r) Vincent Desportes, professeur associé à Sciences Po Paris et Monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. 
    Revenons en détail sur l’intervention du Général Vincent Desportes. Commençant son intervention sur un mot de présentation de Daech, soulignant notamment le danger réel du groupe sur nos intérêts vitaux, ce dernier déclara sans ambages : 
    Quel est le docteur Frankenstein qui a créé ce monstre ? Affirmons-le clairement, parce que cela a des conséquences : ce sont les États-Unis. Par intérêt politique à court terme, d’autres acteurs – dont certains s’affichent en amis de l’Occident – d’autres acteurs donc, par complaisance ou par volonté délibérée, ont contribué à cette construction et à son renforcement. Mais les premiers responsables sont les États-Unis. Ce mouvement, à la très forte capacité d’attraction et de diffusion de violence, est en expansion. Il est puissant, même s’il est marqué de profondes vulnérabilités. Il est puissant mais il sera détruit. C’est sûr. Il n’a pas d’autre vocation que de disparaître. 
    Voilà qui a le mérite d’être clair ! 
    Alertant les membres de la Commission sur les incidences d’une guerre menée dans un contexte de réduction de nos forces, le Général Desportes déclara : 
    Au bilan, quelle que soit l’armée considérée, nous sommes engagés au-dessus des situations opérationnelles de référence, c’est-à-dire que chaque armée est en train d’user son capital sans avoir le temps de le régénérer. Nous avons des forces insuffisantes en volume. Pour compenser, tant au niveau tactique qu’au niveau stratégique, nous les faisons tourner sur un tempo très élevé qui les use. C’est-à-dire que si ce suremploi continue, l’armée française sera dans la situation de l’armée britannique sur-employée en Irak et en Afghanistan et obligée pendant quelques années d’arrêter les interventions et de régénérer son capital « at home ». L’effort considérable produit aujourd’hui au profit des interventions a des répercussions fortes et mesurables sur les forces en métropole, en terme de préparation opérationnelle en particulier. Le sens des responsabilités exige de tordre définitivement le cou au mythe de la guerre courte. 
    Après quelques mots sur les bases de la stratégie militaire, le Général Desportes énonça une série de principes, au nombre de cinq, devant guider toute décision d’intervention. 
    Selon ce premier principe, il ne faut s’engager que si l’on peut influencer au niveau stratégique. Le risque d’user ses forces armées si ce précepte n’est pas respecté, avec le discrédit et le déficit d’image qui s’en suit, est mis en avant. 
    C’est le cas de la France en Afghanistan : elle y a conduit une « guerre américaine » sans influence stratégique globale, sans influence sur le cours des opérations, sans influence sur la direction de la coalition. 
    Deuxième principe : il ne faut intervenir que là où cela a du « sens stratégique ». 
    La France est grande dans le monde, en particulier par sa place au Conseil de sécurité des Nations unies. Mais cette place lui est contestée tous les jours, et il faut qu’elle la défende, qu’elle la légitime tous les jours. Et elle ne peut le faire que par sa capacité de gestion utile des troubles du monde. Ce qui, au passage, impose absolument la nécessité de conforter notre capacité à agir comme « nation-cadre » et à « entrer en premier ». N’en doutons pas : notre place parmi les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et notre influence dans les affaires du monde sont d’abord fondées sur notre capacité à agir de manière concrète dans les crises (capacité et crédibilité). 
    Troisième principe : il faut définir des objectifs atteignables. Prenant l’exemple de l’Afghanistan, le Général déclare que « les objectifs ont très vite dérivé et dépassé les moyens dont la coalition disposait (en termes de temps et de capacité de contrôle de l’espace terrestre en particulier). » 
    Quatrième principe : il ne faut intervenir que quand l’action envisagée est compatible avec les moyens disponibles, immédiatement et à terme. Faisant partie des premiers à avoir critiqué publiquement le Livre blanc de la Défense 2013, le Général Desportes déclara : 
    Le Livre blanc 2013 parle de « volume de forces suffisants ». Dans les faits, l’opération Serval était un pari extrêmement risqué, chacun le sait, en raison du très faible volume de forces déployées, conjugué à la grande vétusté de la majorité des équipements utilisés. L’opération Sangaris est un pari qui a échoué : le pari fait de la « sidération initiale » a échoué. Ensuite, le déni de réalité conjugué à notre manque de moyens a empêché l’adaptation de la force à la réalité du terrain et au déploiement immédiat des 5 000 hommes qui étaient indispensables. 
    Cinquième principe : il ne faut pas faire le premier pas sans envisager le dernier. Cela veut dire qu’il faut évaluer sans idéologie, sans aveuglement, les conséquences d’une intervention, surtout si l’on n’a pas l’intention d’aller jusqu’au bout. 
    A la fin de son intervention, le Général Desportes a continué à alerter les membres de la Commission sur le délitement de nos forces armées. 
    Le sous-dimensionnement patent du budget OPEX a des effets pervers considérables dont doivent être conscients ceux qui en décident. D’abord, laisser dire par les media, sans démenti formel, que les armées dépensent indûment le maigre budget français relève de la faute morale, au moment où nos soldats se battent sur tous les fronts, pour la France et à ses ordres, avec des ressources beaucoup trop comptées. Ensuite, parce que nous sommes toujours en dessous de la « taille critique », ce sous-dimensionnement du budget a des conséquences directes tant sur le succès des opérations que sur la sécurité de nos soldats : ils s’en retrouvent mis en danger. 
    A propos de l’opération Chammal, le Général déclare : 
    J’en arrive à Chammal. Après quelques détours, j’en conviens, mais l’on ne perd jamais son temps à prendre un temps de recul stratégique, à une époque où, justement, la tendance est de raisonner dans le temps court, en termes de dépenses de comptoir, des problèmes qui relèvent du temps long et d’investissements lourds. Je ne m’attarde pas sur l’ahurissante contradiction actuelle entre, d’une part, l’embrasement du monde à nos portes, à notre est, à notre sud-est, à notre sud, la multiplication de nos interventions et, d’autre part, la détérioration profonde et rapide de nos capacités budgétaires avec, en aval, celle de nos capacités militaires. Tout le monde le sait, à droite et à gauche. Certains, trop peu nombreux, le disent. (…) Alors ? Tenons-nous au principe bien connu de la guerre : le principe de concentration … ou à sa version populaire : « qui trop embrasse mal étreint ». Arrêtons de nous éparpiller ! Regardons les choses en face. 
    État islamique. « Daech delenda est » : certes ! Nous sommes profondément solidaires, mais nous ne sommes aucunement responsables. Nos intérêts existent, mais ils sont indirects. Nos capacités sont limitées et dérisoires, là-bas, par rapport à celles des États-Unis et notre influence stratégique est extrêmement limitée.