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TVL : JT du 21/11/2014
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Jean-Luc Schaffhauser : Au cœur du conflit ukrainien
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"Si nous ne combattons pas Daech là-bas, ils viendront chez nous"
De retour d’Irak, Bruno Retailleau, sénateur UMP, président du conseil général de Vendée, déclare à Ouest-France :
"Il faut éradiquer Daech, l’empêcher de nuire.Cet islamo-fascisme est le troisième totalitarisme du XXIe siècle.Soyons impitoyables. Pas de nouveau Munich ! Si nous ne combattons pas Daech là-bas, ils viendront chez nous, soyons en sûr. Les jours derniers, ils ont subi de sérieux revers militaires. Les frappes militaires semblent porter leur fruit…"
Dans le dernier numéro du bimensuel L'Homme Nouveau, le professeur Olivier Hanne a soumis la question d’une éventuelle intervention militaire en Irak et en Syrie à la méthode utilisée par saint Thomas d’Aquin dans la Somme théologiqueou dans les Questions disputées.
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Donbass Année Zéro : élections du 2 nov 2014
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TVL : Journal du 20-11-2014
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L'artillerie "impalpable" des djihadistes
Une très bonne analyse de Gabrielle Cluzel sur le problème de la conversion des otages à la foi de leurs ravisseurs musulmans. Quelques extraits :
[...] "Peter Kassig, donc, s’était converti à l’islam durant sa captivité. Selon le New York Times, « certains comme M. Foley (alias « Abu Hamza ») ont cherché du réconfort dans la foi de leurs ravisseurs, embrassant l’islam et prenant des noms musulmans ». Le journal ajoute même que « la majorité des prisonniers occidentaux s’étaient convertis durant leur captivité. Seuls quelques otages sont restés fidèles à leur religion d’origine, dont Steven Sotloff, un juif pratiquant » (exécuté également). « Il avait gardé le secret face aux djihadistes, prétendant se sentir mal pour expliquer son jeûne de Yom Kippour. »
Mais la conversion n’a pas réussi à amadouer les bourreaux, pas plus que la supplique, tête voilée, de la mère de Peter Kassig, qui dit aujourd’hui que « le Bien prévaudra, comme Dieu, aux noms divers, prévaudra », tandis que son époux, Ed Kassig, demande aux Américains et à tous ceux qui ont connu « Abdul Rahman » de prier au coucher du soleil pour lui, et organise un service réunissant chrétiens et musulmans à sa mémoire.[...]
L’Occident peut bombarder les positions stratégiques djihadistes mais n’est pas équipé pour lutter contre leur artillerie impalpable. Steven Sotloff était « pratiquant », il a résisté. Pas les autres, qui n’avaient aucune foi chevillée au corps.
Si prompt à dénoncer vigoureusement dans ses livres scolaires ses missionnaires au prosélytisme par trop autoritaire ou ses propres« conversions forcées » – durant la Reconquista, par exemple –,l’Occident semble admettre comme bien réelle, indiscutable, admissible, respectable, celle qui s’opère chez des otages pour le moins psychologiquement « fragiles ».[...]
Comme si, sur le plan spirituel, les islamistes possédaient l’arme nucléaire quand l’Occident s’était débarrassé de la sienne depuis longtemps. Que peut faire celui-ci avec sa religion ultra light en voie de disparition face à la vague de conversions, qu’elle s’opère du côté des victimes ou des bourreaux ? Les athées sont toujours – les experts le rapportent – les premières cibles."
CQFD.
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15.000 djihadistes de l’Etat islamique viennent de partout dans le monde, la France est très bien représentée
(NOVOpress via le quotidien autrichien Kronen-Zeitung)
Selon l’ONU, les succès militaires des djihadistes de l’Etat islamique en Irak et en Syrie leur ont apporté un afflux sans précédent de combattants étrangers. 15.000 hommes et femmes se sont établis dans les deux pays pour y combattre avec ces terroristes ou d’autres groupes extrémistes. Aussi selon l’ONU, 60 Autrichiens sont venus au djihad, alors que pour les services secrets autrichiens [la soi-disant"Protection constitutionnelle"] il y a de 100 à 120 combattants autrichiens.Dans l’ensemble, il n’y a pas moins de 80 pays, d’où des combattants volontaires sont venus en Syrie et en Irak, a récemment rapporté le journal britannique “The Guardian”. “Les chiffres depuis 2010 dépassent de plusieurs fois le montant de combattants terroristes étrangers entre 1990 et 2010 – et continuent de croître”, dit le journal en citant le document de l’Organisation des Nations Unies. La propagande de l’Etat islamique (EI) dans les réseaux sociaux montre que ses membres sont jeunes et viennent de partout, selon “The Guardian”.
Sans surprise beaucoup de mercenaires étrangers de l’EI viennent des pays du Maghreb. En tête arrive la Tunisie avec environ 3.000 combattants, suivi par l’Arabie saoudite avec 2.500 djihadistes et ensuite des pays considérés comme relativement calmes comme la Jordanie et le Maroc, chacun avec environ 1.500 personnes qui sont venues en Syrie ou en Irak.
Europe : la France et les Balkans sont fortement représentés
En Europe aussi, la propagande de l’EI tombe sur un sol fertile. C’est la France qui a fourni le plus gros contingent de djihadistes européens dans cette sanglante guerre de l’EI, suivie par le Royaume-Uni et l’Allemagne.
La Belgique est fortement représenté en proportion de sa population, elle a seulement un peu moins de combattants terroristes que l’Allemagne, son voisin sept fois plus grand. L’Autriche est aussi au dessus de la moyenne par rapport à sa population. Dans les Balkans l’EI a également un gros succès pour recruter des djihadistes, notamment en Albanie, au Kosovo et en Bosnie-Herzégovine.
Il y a d’autres pays où la milice terroriste apparemment exerce une forte attraction : la Russie par la Tchétchénie (environ 800 djihadistes), la Turquie, l’Australie et le Pakistan. Par contre, il n’y a guère de personnes qui sont allées au djihad en provenance de la Chine et de l’Inde, les pays les plus peuplés du monde, ainsi que de l’Afrique subsaharienne et du continent américain : selon l’ONU, il y a seulement environ 100 combattants des États-Unis et du Canada. Dautres pays du continent américain ne figurent pas dans les statistiques.
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Rassemblement pour une abolition universelle de la Grossesse pour abandon
Les Mères veilleuses, les Gavroches, les Adoptés pour l'enfance et la Manif pour tous ont lancé l'année internationale pour les droits de l'enfant, en redisant cet après-midi leur opposition à la pratique des mères porteuses, place Herriot à Paris :
Simulation d'un achat d'enfant :
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L’UOIF, organisation terroriste selon… les Émirats Arabes Unis
PARIS (NOVOpress) - Vendredi 7 novembre, ce sont pas moins de 80 associations ou organisations se revendiquant de l’islam qui ont été classées comme organisations terroristes par les… Émirats Arabes Unis. Parmi ces dernières, l’on peut voir figurer différentes structures relativement célèbres pour leurs exactions telles que Boko Haraam, Daesh, Ansar al-Dine, et même le Fatah al-Islam (à ne pas confondre avec le Fatah de Yasser Arafat), mais également un certain nombre d’organisations implantées en Europe, dont l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France), qui a pignon sur rue…
Source : wam.ae – Voir aussi : lemonde.fr
http://fr.novopress.info/178592/luoif-organisation-terroriste-selon-les-emirats-arabes-unis/
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Le plan secret de Poutine pour détruire l'OTAN
Le Stratège Poutine à la manette
Les 11 et 12 septembre derniers s’est tenue la réunion d’une organisation dont la plupart des américains n’ont jamais entendu parler. La couverture des médias grands public était à peu près inexistante.
La réunion s’est tenue à Dushanbe, la capitale du Tadjikistan, un pays que peu d’occidentaux sauraient situer correctement sur une carte. Mais vous pouvez parier votre dernier rouble que Vladimir Poutine sait exactement où se trouve ce pays. Car le groupe qui s’est réuni là-bas est le bébé du président russe. Il s’agit de l’organisation de coopération de Shanghai, constituée de six états membres : la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kyrgyzstan, le Tadjikistan, et l’Ouzbekistan.
L’organisation de coopération de Shanghai (OCS), a été fondée en 2001 pour donner une réponse collective à l’extrémisme et assurer la sécurité des frontières. Mais son véritable but est plus large. Poutine la voit dans un contexte plus vaste comme un contrepoids à l’OTAN (une position que l’OCS ne nie du reste pas). Sa ligne de conduite officielle est de promouvoir le non-alignement, la non confrontation, et la non interférence avec les politiques des autres pays mais ses membres conduisent des exercices militaires conjoints.
Pourquoi devons-nous porter attention à cette réunion au milieu de nulle part ? Parce qu’évidemment, tout ce qu’entreprennent de manière conjointe la Chine et la Russie justifie notre attention. Et il y a beaucoup à dire à ce sujet.
Depuis la création de l’OCS, la Russie a avancé précautionneusement, afin que le groupe ne devienne pas un cheval de Troie pour l’expansion de la Chine dans ce qu’elle considère comme son espace stratégique, l’Asie Centrale. Dans le même temps, Poutine a noué de nouvelles alliances partout dans le monde aussi vite qu’il a pu. S’il veut contrecarrer l’hégémonie globale US, il aura besoin d’autant d’alliances que possible.
De nombreux observateurs ont prédit que la réunion de Dushanbe serait historique. Ils s’attendaient à ce que l’organisation s’ouvre à de nouveaux membres. Cependant, cette réunion a été focalisée sur la situation en Ukraine. Les membres de l’organisation ont soutenu les positions russes et apporté leur soutien à la poursuite des pourparlers dans le pays. Ils ont salué les accords de Minsk et l’initiative du président russe en faveur de la paix.
Cependant, l’idée d’inclure de nouveaux membres est passée à la trappe. De nombreux pays cherchent à rejoindre l’organisation depuis des années. Maintenant, avec la présidence tournante de l’organisation passée à Moscou, et la tenue du prochain sommet en juillet 2015 à Ufa en Russie, les conditions seront favorables à une expansion de l’organisation l’été prochain, a déclaré Poutine.
A cette fin, les participants au sommet de Dushanbe ont signé un document commun qui aborde les questions suivantes : « un mémorandum sur les obligations des états candidats pour obtenir le statut d’état membre de l’OCS », et «sur la procédure d’octroi du statut d’état membre de l’OCS. »
Ceci est extrêmement important aussi bien pour la Russie que pour les occidentaux car les nations désireuses de rejoindre l’OCS sont des acteurs géopolitiques majeurs : l’Inde et le Pakistan. Et un autre acteur majeur attend également de rejoindre l’organisation : l’Iran.
En expliquant le report de l’admission de ces pays, l’assistant du président Poutine, Yuri Ushakov, a fait une déclaration très franche. Il a dit aux médias russes que cette expansion était prématurée à ce moment là, à cause des difficultés potentielles liées à l’acrimonie entre la Chine et l’Inde, et l’Inde et le Pakistan, mais également aux sanctions occidentales contre l’Iran. Ces sources de conflits auraient pu affaiblir l’alliance, ce que la Russie veux éviter.
Amener à la même table des pays antagonistes requerra de délicates manoeuvres diplomatiques, mais il s’agit d’un exercice dans lequel Poutine excelle (qui d’autre a réussi à maintenir d’excellentes relations à la fois avec l’Iran et Israël ?).
Comme toujours, Poutine n’a pas une réflexion à court terme.
Les priorités de la présidence russe sont les suivantes : renforcer le rôle de l’OCS pour la sécurité régionale, porter des projets économiques multilatéraux majeurs, améliorer les liens culturels et humanitaires entre les nations membres, et dessiner une approche globale aux problèmes mondiaux. Il prépare également le développement stratégique de l’OCS pour la période 2015-2025, et pense que ces objectifs devraient être finalisés pour le prochain sommet.
Nous devrions prêter attention à ce qui se déroule au sein de l’OCS. L’Inde et le Pakistan vont rejoindre l’organisation, et l’Iran suivra peu après, ce sera un tournant majeur du jeu géopolitique.
Poutine est en train de prendre le leadership d’une alliance internationale qui comptera quatre des dix états les plus peuplés au monde, le population combinée des pays membres comptera près de 40 % de la population mondiale avec presque 3 milliards de personnes. Elle englobera les deux économies mondiales les plus dynamiques. Avec l’Iran, ses membres contrôleront près de la moitié des réserves de gaz naturel. Le développement des réseaux de gazoducs et de pipelines d’Asie vont doper les pays de la région sur le plan économique et vont les rapprocher plus étroitement.
Si Poutine suit cette voie, l’OCS ne deviendra pas seulement une rivale de l’OTAN, mais pourra façonner une nouvelle structure financière qui entrera directement en compétition avec le FMI et la Banque Mondiale. La nouvelle banque de développement des BRICS, lancée l’été dernier au Brésil, était une première étape dans cette direction. Et cela conduira a détrôner le dollar comme monnaie de réserve internationale avec des conséquences catastrophiques pour l’économie US.
Comme je l’ai dit dans The Colder War, je pense qu’il s’agit du but ultime de Poutine : mener un assaut contre le dollar qui ramène les états-unis au rang d’une nation ordinaire… et dans le même processus, élever la Russie le plus haut possible.
Ce qui s’est passé au Tadjikistan cette année et ce qui se passera à Ufa l’été prochain, voilà des événements réellement capitaux.
Source initiale : http://zejournal.mobi