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  • Les participants à l’assemblée 2014 du groupe Bilderberg

    Le groupe Bilderberg, l’une des plus puissantes officines mondialistes, a tenu son assemblée annuelle au Danemark, du 29 mai au 1er juin.

    Voici la liste des participants :

    Copenhague, 29 mai-1er juin 2014

    Président

    France Castries, Henri de Pdg AXA Group

    Participants :

    Allemagne Achleitner, Paul M. Président du Conseil de surveillance de la Deutsche Bank AG
    Allemagne Ackermann, Josef Ancien Pdg de la Deutsche Bank AG
    Royaume-Uni Agius, Marcus Président non-exécutif de PA Consulting Group
    Finlande Alahuhta, Matti Administrateur de KONE ; président d’Aalto University Foundation
    Royaume-Uni Alexander, Helen Président d’UBM plc
    États-Unis Alexander, Keith B. Ancien commandant de l’U.S. Cyber Command ; ancien directeur de la National Security Agency
    États-Unis Altman, Roger C. Directeur exécutif d’Evercore
    Finlande Apunen, Matti Directeur du Finnish Business and Policy Forum EVA
    Allemagne Asmussen, Jörg Ministre du Travail et des Affaires sociales
    Hongrie Bajnai, Gordon Ancien Premier ministre, leader du parti Ensemble 2014
    Royaume-Uni Balls, Edward M. Chancelier fantôme de l’échiquier
    Portugal Balsemão, Francisco Pinto Président de Impresa SGPS
    France Baroin, François Député (UMP), maire de Troyes
    France Baverez, Nicolas Associé Gibson, Dunn & Crutcher LLP
    États-Unis Berggruen, Nicolas Président de Berggruen Institute on Governance (Council for the Future of Europe)
    Italie Bernabè, Franco Président de FB Group SRL
    Danemark Besenbacher, Flemming Président du Carlsberg Group

     

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  • Soumis

    Sur son  blog,  l’éditorialiste du Figaro Ivan Rioufol  estimait hier  que le retour de Nicolas Sarkozy (dans la course pour la présidentielle en 2017) est « entravé par le FN ».  Appelant implicitement de ses vœux une union des droites  contre la gauche,  il affirme que « l’erreur qui démange la droite centriste serait de continuer à décréter le FN infréquentable en dépit des nouveaux électeurs qui le rejoignent : ce serait là le meilleur moyen de radicaliser une frange de plus en plus importante d’un électorat qui en a assez d’être méprisé ». Par ailleurs, « les réalités politiques obligent à plus de modestie vis-à-vis du FN et, probablement, à des compromis ou des rapprochements ». Ainsi, «  si les divergences (entre l’UMP et le FN)  ne manquent pas sur le plan économique (son idéologie antilibérale  contredit son pragmatisme sociétal), des convergences existent sur les risques du communautarisme, de l’immigration de masse, de l’oubli de soi, etc. Sarkozy   ne pourrait surprendre que s’il décidait de jeter des ponts, en rompant avec l’ostracisme qui n’accorde d’ouvertures qu’à la gauche. Son savoir-faire politique peut l’en rendre capable. Mais il lui faudrait alors affronter, nonobstant d’éventuelles suites judiciaires dans des affaires en cours, le tribunal médiatique et ses inquisiteurs. Chiche ? »

     Est-ce à dire que les divergences sur le plan économique entre l’opposition  nationale  et les partis européistes de droite, pour faire court, sont surmontables ?  Il est clair en tout cas que lagauche bruxelloise, dans son exercice du pouvoir, se livre à des avancées que ne renieraient pas de nombreux dirigeants de l’UMP.  Sous la plume de Laurent JauffretMinute se penche dans son dernier numéro  sur le reportage daté de 2012 « Le plan de bataille de financiers »  produit par La coopérative industrielle, Les mutins de Pangée, le journal Fakir et le site la-bas.org, le site non officiel de l’émission de Daniel Mermet Là bas si j’y’ suis.

     Si tout  ce petit monde évolue clairement  dans les eaux  de l’extrême gauche , ledit reportage n’en démasque pas moins le double langage, les mensonges du PS. A l’appui de sa démonstration, le journaliste  évoque les propos de  Nicolas Doisy , chief economist deChevreux, filiale de courtage de la Corporate investment Bank,  « qui conseille des centaines de fonds de pension ». « Dans une note confidentielle destinée aux opérateurs de marché il avait tenu à rassurer ces derniers quant à l’impossibilité pour François Hollande de tenir sa promesses de brider la finance (..) que le bonimenteur avait promis au peuple ».

     Selon  M.  Doisy, interrogé par les auteurs de ce  reportage le 19 mars 2012, Hollande  « qui allait  être élu quelques semaines plus tard,  ne pouvait  faire autrement que de libéraliser le marché du travail ou selon ses mots, de  réduire substantiellement un certain nombre de garanties dont bénéficient jusqu’à présent les titulaires de CDI (…) et imposer plus de flexibilité aux travailleurs. Ce fut effectivement le cas quelques mois plus tard  avec l’accord sur l’emploi signé le 11 janvier 2013 ».

     Passé largement inaperçu du fait de l’attention médiatique  qui s’est focalisée  sur la bataille autour du Mariage pour tous  (une diversion pour occulter cette trahison, faire passer  cette pilule là selon certains),  « un employeur peut donc, désormais depuis cette loi se fonder sur les compétences professionnelles de son salarié pour le licencier, ce qui est la porte ouverte aux critères subjectifs ».

     « C’est regrettable pour François Hollande mais la nécessité d’une libéralisation du marché du travail est le résultat de l’appartenance de la France à la zone euro. Aussi ne peut-on avoir l’une sans avoir l’autre écrivait Nicolas Doisy dans sa note ». Quant au pacte budgétaire européen, « il  estimait qu’il serait politiquement intelligent que les partenaires européens de la France permettent à François Hollande de prétendre qu’il leur a arraché quelques concessions, même si c’est faux en réalité. La demande de renégociations du traité serait alors utilisée pour tromper le public français en lui faisant accepter de réformes convenables dont celle du marché du travail ».

     Et Julien Jauffret de noter  que « la situation est aujourd’hui  beaucoup plus simple qu’on ne le croit parfois: une bande de prédateurs qui se prend pour la nouvelle race des seigneurs a décidé de réduire en semi-esclavage une bonne partie de la planète pour son profit exclusif».

     Si le  Front National est de très loin le plus cohérent dans sa dénonciation de toutes les perversités du  mondialisme  sur le plan économique, identitaire,  social  comme sociétal,   il n’a certainement pas échappé à M. Rioufol que le  « libéralisme » à la sauce européiste est incompatibles avec la défense de nos intérêts nationauxLibéralisme incarné par Jean-Claude Juncker, ex-Premier ministre du Luxembourg,   désigné  à la présidence de laCommission européenne par le Parti populaire européen (PPE) auquel appartient l’UMP,avec le soutien du Parti socialiste européen (PSE) …Pour faire bon mesure le socialisteMartin Schulz, alias « Papa Schulz , »a obtenu le soutien des mêmes pour  la présidence de l’UE. La boucle est bouclée…

     

     Dans une tribune publiée  sur le site du Nouvel Obs, l’inénarrable  Dominique Sopo,  président du SOS racisme, dénonce rituellement  le FN et sa « matrice » de haine » (sic). Il   appelle à une énième mobilisation contre le camp patriotique, tout en concédant que  « la gauche qui est aujourd’hui au pouvoir « , «  a trahi ses électeurs » que «  les deux années qui viennent de s’écouler auront été des années de renoncements ».

     Mais très significativement, M. Sopo se garde bien de pointer les véritables trahisons de la gauche euromondialiste dont nous évoquions plus haut un échantillon. Non la gauche aurait failli à sa « mission » en « (refusant) d’engager les combats du progrès en matière d’égalité », « d’ initier une nouvelle page dans la conquête de l’égalité ». «  Droit de vote des étrangers, remise d’un ticket lors des contrôles policiers, politique de lutte contre les discriminations, relance de la politique de la Ville, politique de la jeunesse : comment la gauche au pouvoir a pu abandonner ces combats ? »

     Il est évident que le poids électoral du FN a permis en effet de freiner  les manifestations les plus visibles, perceptibles aux yeux de l’opinion  de son  immigrationnisme  échevelé, et de son  laxisme délirant.  Un récent sondage n’indiquait-il pas également que 79% des Français estimaient qu’il y avait  « trop d’immigrés » en France ?

     Pour autant M. Sopo sait parfaitement qu’au sein de notre démocratie confisquée,  le projet  multiculturaliste, de disparition des identités nationales,  reste plus que jamais la mauvaise boussole qui guide les dirigeants de la caste politico-médiatique.

     Il  va de pair avec la soumission (par conviction ou intérêt)  de ce gouvernement et  nos élitesaux autres diktats de la   ploutocratie planétarienne. Pour répondre encore  aux interrogations de M. Rioufol,  force est de constater affirme  Bruno Gollnisch que dans le domaine de la politique d’immigration également,  la droite sarkozyste au pouvoir  s’est acharnée à décevoir et à mentir  aux  Français .  « Laisser faire, laisser passer », l’inoxydable slogan de toutes les démissions…

    http://gollnisch.com/2014/06/26/soumis/

  • De l’éducation et des jeux

    Dans une chronique  au vitriol intitulée  « Football ou l’opium du peuple »,  publié sur  son blog J’ai tout compris et relayé sur Polemia,   Guillaume Faye dit tout le mal qu’il pense de  la grand messe planétaire  autour du ballon rond. « Le football est  le support d’une propagande omniprésente en faveur de la société multiraciale et de ses supposés bienfaits », l’«excellent moyen qu’a trouvé l’oligarchie pour ahurir l’opinion publique et la détourner des véritables enjeux ; de présenter aux citoyens une version falsifiée du patriotisme ; de fabriquer des idoles au rabais ; de créer des événements à la fois tonitruants et insignifiants. On est très loin, avec le foot, de l’idéal des Jeux olympiques grecs : le culte de l’effort gratuit. L’idéal sportif s’est autodétruit». « Ce qui fait la grandeur  et la valeur d’un pays, d’une nation, d’une civilisation, ce ne sont pas les habilités sportives mais leurs performances dans d’autres domaines, les arts plastiques, la littérature, les sciences, la technologie, l’entrepreneuriat. Le football comme art, et porteur d’un génie national, ça fait un peu pauvre… On me rétorquera que cela ne date pas d’aujourd’hui : les jeux du cirque et de l’amphithéâtre à Rome, le culte des gladiateurs (qui étaient la plupart du temps des esclaves ou des brutes incultes) ne faisaient-ils pas partie d’une grande civilisation ? Précisément : c’était au moment où l’Empire s’effondrait que les jeux du cirque et l’assistanat de la plèbe romaine ont connu leur apogée. Le parallèle avec la situation actuelle est intéressant ».

    Que la France de ces dernières décennies soit entrée en décadence, dans tous les domaines,  que nos compatriotes soient (justement) hantés par son déclin,  à un moment d’ailleurs ou le culte de la performance s’affiche partout  et dans tous les domaines, personne ne le niera.

    Personne ne niera non plus que la destruction de la famille traditionnelle, pilier de la société, foyer familial qui est le  lieu de la   transmission des valeurs,  de l’éducation des enfants – l’école n’étant idéalement que le lieu de leur instruction…- a joué un rôle important dans les maux qui frappent notre société.

    Une famille qui reste dans le collimateur des bonnes âmes de gauche, car  toujours suspecte en ce qu’elle est justement  en capacité de soustraire l’enfant à l’idéologie dominante cosmopo-égalitaristeMichel Geoffroy le relevait sur Polemia, « les programmes et les méthodes pédagogiques »  pondus par les crânes d’œufs du ministre de l’Education répondent aussi à une volonté de «  lutter contre la  reproduction sociale, les  stéréotypes  oul’influence pernicieuse des familles. Le savoir c’est réac, en effet… ».

    L’affaissement de notre éducation, dite nationale par antiphrase  - premier budget de l’Etat…-  a bien évidemment  toute sa part dans  cette chute de la France. L’école a  échoué largementdans  sa capacité à instruire, à former la  jeunesse,  à  assimiler également  au « modèle français et républicain » les élèves issus de l’immigration non européenne, majoritaires dans de nombreux établissements.

    Les critères d’exigences qui devraient être revus à la hausse ont pourtant une nouvelle fois étaient orientés à la baisse. Succédant aux catastrophiques Luc Chatel et Vincent Peillon, les toutes récentes  propositions du ministre de l’Education Benoit Hamon,  qui propose de revoir la notation à l’école, sont proprement effarantes constate Bruno Gollnisch.

     Selon  M. Hamon, notait en début de semaine   l’éditorialiste du ParisienThierry Borsa, « pour supprimer les mauvais élèves il faudrait supprimer les  mauvaises notes » !Pourtant « est-ce à cause des mauvaises notes qu’une part importante des élèves français sont à leur entrée en sixième incapable de maitriser l’écriture et la lecture ? ». «  Est-ce à cause des mauvaises notes que les inégalités se creusent à l’école ou plutôt d’un problème d’accompagnement des  familles, de  différences de niveaux socioculturels (…)? ». « Est-ce la faute des mauvaises notes si on a à la fin de la première année universitaire une proportion considérable de jeunes qui sont en échec »,  du fait de l’absence de  de sélection en amont ? 

    Ouvrons ici une parenthèse pour  noter que  dans un domaine connexe, et au nom de la même  idéologie progressiste aussi stupide que destructrice,  l’apprentissage dés 16 ans, jugé bêtement discriminant,  n’est pas valorisé  et est  même pénalisé en France par toute une série  de mesures,  contrairement à ce qui se passe chez notre voisin allemand. Il résulte de cela  que des  centaines de milliers d’offres d’emplois ne sont pas pourvues.

    « L’éducation  nationale conclut Thierry Borsa,  est dans le rôle d’un médecin  qui tenterait de guérir le mal en cachant les symptômes.  Ce qui  n‘est pas la meilleure manière de guérir ». Certes mais cela est bien  dans la manière de faire des socialistes et plus largement  des partis du  Système qui, pour  rester dans  la métaphore médicale, s’emploient  à casser  le  thermomètre pour faire baisser la fièvre.

    Nous nous en faisions l’écho  sur ce blog  en décembre 2010 et février 2013,  l’ enquête Pisaqui mesure le niveau scolaire atteint par les jeunes de 15 ans des pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Celle-ci  plaçait la France très péniblement à peine dans la moyenne, au 22e rang (sur 65) en lecture et en mathématiques, au 27e en science et atteignait une moyenne inférieure à celle des pays de l’OCDE…

     Les politiques de substitution de population menées par les partis dits  « de gouvernement » depuis quarante ans expliquent aussi cette dégringolade.   Un blogueur du site de Marianne  avait eu l’audace de l’écrire il ya trois ans : « il y a ce que Pisa se garde bien ou, en tout cas, oublie de dire : les pays les plus en difficulté, en dépit des moyens qu’ils allouent, comme l’Allemagne ou la France, ou encore l’Angleterre sont aussi des pays de très forte immigration ».

    «L’enquête sur le niveau d’orthographe en CM2 montre qu’en 2007 la proportion d’élèves faisant plus de 15 fautes atteint 46% contre 26% en 1987 (Le Monde du 4 mai 2012). L’enquête INSEE de 2011 montre aussi qu’une personne sur six a des « difficultés à l’écrit » et que la part des jeunes de 30/34 ans – c’est-à-dire ceux qui sont sortis du système éducatif – ne cesse d’augmenter dans ce total. Et les performances en calcul diminuent aussi (Les Échos du 18 novembre 2012).».

    « Quant au classement, dit de Shanghai, des universités, si 20 françaises se classent dans le  Top 500 , celui-ci comprend par contre 150 établissements américains, 42 chinois, 38 britanniques et 37 allemands. Au surplus, la première française (Paris Sud) n’arrive qu’en 37e rang et celui des autres décline (LePoint.fr du 14 août 2012)».

    Une tiers-mondisation généralisée de la France  qui explique aussi une fuite de  ceux qui  réussissent. Les  résultats récurrents  des  enquêtes publiées ces toutes  dernières années indiquent  qu’un quart des diplômés et huit élèves de grandes  écoles sur dix  envisagent  un départ à l’étranger. Ce Système à bout de souffle, incapable de se réformer, guidé par un logiciel obsolète,  ne pourra pas durer éternellement sans entraîner la France dans sa course au fond de l’abîme.

    http://gollnisch.com/2014/06/25/leducation-jeux/

  • « Bâtir le foyer blanc » de Arthur Kemp

    « En tout cas, qu’Arthur Kemp soit remercié pour avoir sonné le tocsin.»

    Alors que, des deux côtés de l’Atlantique, les pays occidentaux sont submergés par ce que Valéry Giscard d’Estaing a appelé « l’immigration-invasion » – qu’il a lui-même favorisée avec le décret sur le regroupement familial –, que faire, face au « changement de peuple » et au « grand remplacement » tant redoutés par Renaud Camus ? Seul recours préconisé, tant qu’il en est encore temps, par le Britannique Arthur Kemp : Bâtir le foyer blanc .

    À la mi-juin, on apprenait que la préfecture de police de Paris avait réservé 5.400 chambres d’hôtel pour les demandeurs d’asile, dont les foyers sont saturés suite au déferlement de Moyen-Orientaux et surtout d’Africains sur les côtes de l’Italie où, de plus, la marine de ce pays sauve chaque mois du naufrage plus de mille boat-people… Pendant ce même temps, fi de toute sensiblerie, la marine thaïlandaise, au contraire, repousse à coups de canon les embarcations de Rohingyas, ces musulmans d’origine bengalie qui, persécutés et parfois massacrés en Birmanie par la majorité bouddhiste oublieuse de la fameuse non-violence prônée par l’Eveillé, tentent à tout prix de quitter le Myanmar pour accoster au Siam.

    La fin du « peuple souverain »

    L’effrayant différentiel démographique entre les Occidentaux et les peuples du Tiers-Monde ainsi que la décolonisation le plus souvent bâclée qui a engendré dans la plupart des pays désormais indépendants effondrement économique,  chômage, misère et retour aux guerres religieuses ou tribales, ont attiré vers l’Europe, le Canada et l’Australie des masses d’immigrants. De leur côté, les Etats-Unis subissent un afflux d’Antillais et de Latinos au détriment des Blancs qui devraient se retrouver minoritaires au milieu de ce siècle. Déjà, Barack Obama n’a-t-il pas été réélu bien que 62% des White-Anglo-Saxon-Protestants (WASP) aient voté contre lui ?

    Autant dire qu’à moyen terme les Français (qui cohabitent nolentes volentes avec 14 millions d’allogènes), les Néerlandais (dont 20% sont d’origine « non occidentale »), les Britanniques (dont le nombre diminue de 8% tous les dix ans), les Allemands (qui accueillaient déjà en 2007 plus de 13 millions de non-Germaniques), etc., perdront toute souveraineté politique, ceux qui sont « chez eux chez nous », naturalisés et donc électeurs, étant alors en mesure d’imposer les dirigeants de leur choix.

    C’est dans cette perspective qu’Arthur Kemp exhorte à Bâtir un foyer blanc.

    Kemp a de l’expérience. Né en Rhodésie, que les scélérats accords de Lancaster House signés à Londres en décembre 1979 devaient transformer en tyrannie bantoue sous la férule de l’inamovible boucher Robert Mugabé, il est convaincu que « c’est la séparation géographique, et non la ségrégation, qui est la seule solution politique à même de sauver la civilisation occidentale ». D’où la nécessité pour ceux qu’il nomme les Européanistes, par opposition aux Européens passifs et qui « ne méritent pas tous d’être sauvés », de se regrouper et de construire leur avenir dans les vastes zones agricoles et très peuplées du Midwest, en ce qui concerne les Etats-Uniens et, pour nous, dans les immenses étendues de la Russie, voire de la Sibérie où, compte tenu de la faible natalité locale, cet apport serait le bienvenu.

    À priori tentant, ce projet ambitieux et même révolutionnaire, qui n’est pas sans rappeler celui des Amish de Pennsylvanie, est-il réaliste ?

    D’une part, il n’est pas sûr que des Californiens par exemple acceptent de renoncer aux charmes de leur Etat pour s’installer au Nebraska, ni que des Provençaux ou même des Bretons envisagent de bon cœur un déménagement aux environs d’Irkoutsk. Il est vrai que le programme ne s’adresse qu’aux « purs » pour lesquels est primordiale la survie biologique, mais Arthur Kemp passe un peu (trop ?) rapidement sur la diversité culturelle et linguistique des peuples européens. « La langue : cela dépendra probablement de la localisation du ou des territoires », écrit-il. « De fait, la langue et la nationalité ne devraient pas revêtir une importance capitale. Toutes les ethnies et cultures sont des produits de la race, et presque tout peut être recréé ultérieurement du moment que la race est inaltérée. » De même considère-t-il comme des « sujets secondaires » le type de gouvernement et le système économique à adopter dans « l’Etat que nous envisageons ».

    De plus, les exemples d’exode qu’il cite, Israël et le Volkstadt blanc d’Orania en Afrique du Sud, peuvent être contestés. Avec ses 10.000 habitants exclusivement afrikanders, l’autarcique Orania est une incontestable réussite économique mais elle n’attire qu’une infime minorité des descendants des Boers, et les Bantous environnants, comme le Pouvoir noir, risquent de ne pas respecter longtemps ce sanctuaire. La même question de pérennité se pose d’ailleurs pour l’Etat sioniste qui, en outre, a bénéficié depuis près d’un siècle d’un extravagant soutien économique, financier, militaire et politique, sur lequel ne pourrait évidemment compter le Foyer blanc, catalogué et diabolisé d’emblée comme « raciste » bien que sa constitution ne soit nullement attentatoire aux principes de l’ONU, comme le souligne l’auteur.

    L’idée est cependant à creuser, en se gardant de tout romantisme comme de tout scepticisme. En tout cas, qu’Arthur Kemp soit remercié pour avoir sonné le tocsin et, après Christopher Caldwell (1), Michèle Tribalat (2) et bien sûr Jean Raspail (3) dont il conseille la lecture, contribué à éveiller nos consciences au pire péril qu’aura jamais eu à affronter l’Europe : celui de la submersion et du naufrage de sa civilisation, sans égale dans l’histoire de l’Humanité.

    Camille Galic, 23/06/2014

    Arthur Kemp, Bâtir un foyer blanc, préface de Philippe Baillet, Editions Akribeia 2014, 128 pages,15 €, à commander chez l’éditeur, www.akribeia.fr.

    Notes :

    (1)Une révolution sous nos yeux – Comment l’islam va transformer la France et l’Europe » de Christopher Caldwell

    (2) « Assimilation / La fin du modèle français » de Michèle Tribalat

    (3)Le « Camp des Saints » (de Jean Raspail) plus que jamais assiégé

    À noter chez le même éditeur la parution de Sachsenhausen-Vorkouta, court mais passionnant récit de Gerhart Schirmer, ancien colonel de la Bundeswehr après avoir passé dix années dans les camps de concentration soviétiques où les prisonniers de guerre, obligés par exemple de construire des chambres à gaz factices, connurent d’effroyables conditions d’internement (106 pages avec plans et attestations, y compris de détenus juifs), 13 euros.

    http://www.polemia.com/batir-le-foyer-blanc-de-arthur-kemp/

  • Roland Hélie : Les nationalistes français contre le traité transatlantique

  • BNP Paribas : le fruit amer de la servilité française

    Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National
    L’accord en passe d’être conclu entre la justice américaine et la banque française BNP Paribas, autour d’un contentieux obscur sur des activités prétendument illégales dans des pays étrangers, est une menace directe et grave contre les intérêts des salariés de la banque mais aussi des déposants français, clients de BNP Paribas.
    Cet accord semble en effet prendre les formes du scénario le plus sombre envisagé, soit une amende extravagante supérieure à 8 milliards de dollars, des sanctions contre les dirigeants du groupe et surtout une interdiction temporaire de fait d’exercer sur le territoire américain.
    Ces sanctions, si elles devaient se confirmer, démontreraient la soumission totale de notre pays aux États-Unis.
    Les dirigeants français ont ainsi été incapables de défendre les intérêts de la France, sur ce dossier comme sur d’autres, et manquent donc gravement à leur devoir de protéger nos concitoyens, en l’occurrence des millions de déposants et les salariés du groupe.
    Cela n’étonnera pas vu le degré de servilité de notre pays devant la puissance américaine depuis les présidences Sarkozy et Hollande.
    Le Front National demande que le Président de la République prenne ses responsabilités et fasse preuve d’une plus grande fermeté, en condamnant cette parodie de justice et en exerçant à son tour des pressions sur les intérêts économiques américains en France, à commencer par ceux de l’affaire Alstom.

    http://www.frontnational.com/2014/06/bnp-paribas-le-fruit-amer-de-la-servilite-francaise/

  • Irak, Afghanistan : mourir pour rien : De la prétendue intangibilité des frontières

    « Etre mort pour rien » en Irak ? Cette interrogation a été soulevée par des commentateurs américains après la prise de contrôle du Nord de ce pays par le groupe « Etat islamique en Irak et au Levant » ( EIIL ). L’objectif initial des USA, lors de la troisième guerre du Golfe persique ( 2003 ), était de trouver des armes de destruction massive. En leur absence, l’établissement en Mésopotamie d’un régime démocratique était devenu un nouvel enjeu, lequel semble à son tour pour le moins compromis… Il faut cependant raison garder : on n’a encore jamais vu le succès d’une rébellion minoritaire contre un gouvernement, dès lors que celui-ci était soutenu par une identité de conviction ( ici le Chiisme ) et par l’essentiel de la communauté internationale. 
    Le succès apparent de l’EILL d’Abu Bakr « al-Baghdadi », connu aussi sous l’acronyme ISIS (Islamic State in Iraq and Syria – or al-Sham ) attend donc d’être confirmé dans la durée, car pour l’instant la capitale, symbole du pouvoir, reste aux mains de l’Etat irakien. La problématique est ailleurs, puisque bien des analystes commencent à envisager sérieusement une partition de l’Irak, avis qui est loin d’être partagé par les Occidentaux. Or le principe de l’intangibilité des frontières relève du Droit international ( utipossidetis ). L’Occident, que ce soit sous les auspices de l’OTAN ou de l’Organisation des Nations Unies ( ONU ), doit-il accepter le sacrifice de ses soldats au nom de ce principe, dès lors qu’il s’avère inopérant ?
    Le constat de la défaillance des Etats
    Les USA souhaitaient faire disparaître des « Etats-voyous » ( Rogue States ) ; aujourd’hui quelques-uns d’entre eux sont devenus des Etats en faillite ( Failed States ), tout aussi dangereux. D’autres Etats, plus favorablement connus, sont dans une situation fragile, à l’exemple du Liban ou du Soudan du Sud. Apparemment, là où a été engagée une armée américaine, sans que la doctrine Powell soit respectée, les dégâts sont immenses. En 1975, le régime de Saigon tombait face à l’offensive des communistes vietnamiens ; demain peut-être tomberont les régimes en place à Kaboul et à Bagdad, face aux Talibans et aux Djihadistes…
    Le contraste est saisissant sur les rives du Tigre et de l’Euphrate, entre ce qu’était l’Etat irakien, lors de la toute première guerre du Golfe, et ce qu’il est devenu aujourd’hui. L’Iran s’est défendu contre l’armée irakienne pendant une décennie ( 1980-1988 ) ; le gouvernement de Saddam Hussein maintenait une cohérence nationale, en ayant recours à une forte contrainte, à l’emploi d’armes chimiques ( notamment contre les Kurdes à Halabja ), et grâce au large soutien des pays arabes et occidentaux. Trente ans après, la République islamique d’Iran envisage de venir au secours de l’Etat irakien, aujourd’hui plus chiite que national, face à une menace au sein de laquelle il est difficile d’identifier les parts respectives du fondamentalisme wahhabite et du nationalisme sunnite. L’Iran des ayatollahs est toujours là, l’Irak du parti Baas a disparu. Le cadre régional reste cependant identique, avec l’affrontement entre Chiites et Sunnites, le désir du peuple kurde de disposer d’un territoire, et le regard attentif de la Turquie sur les confins du plateau anatolien... Israël, au cœur de l’orage, ne sait pas encore quelle attitude adopter bien que le maintien d’un axe avec l’Arabie Saoudite et les USA, dirigé contre l’Iran, soit encore sur la table.
    Si la guerre contre le terrorisme n’a pas été un succès, peut-être est-ce dû pour partie à l’affaiblissement des Etats qualifiés de « nationaux », déstabilisés par des forces religieuses, ou ethniques, sources d’une plus forte, et plus proche, identité. Il est temps de changer d’optique ; l’intangibilité des frontières devrait être remise en question, dès lors qu’elle apporte plus d’inconvénients que d’avantages. Certes, toucher aux Etats pose quelques difficultés ; il suffit de constater les réactions, soit en France, face au projet des nouvelles régions, soit dans les nations d’Europe confrontées aux désirs d’autonomie, voire d’indépendance, de la Catalogne, de l’Ecosse ou du Donbass.
    Une intangibilité de principe peu conforme aux réalités
    Le principe de l’utipossidetis définit, pour une nouvelle entité souveraine, des frontières superposables aux limites ( souvent administratives ) du territoire dont elle provient. Il a été appliqué lors des décolonisations : l’Afrique, avec la déclaration du Caire du 22 juillet 1964, l’a privilégié en sacrifiant ainsi l’autodétermination des peuples. C’est sur ce principe, plus connu sous le terme d’intangibilité des frontières, que les sécessions biafraise ( 1967-1970 ) et katangaise ( 1960-1963 ) ont été respectivement réduites par le Nigeria et le Congo. A l’inverse, c’est aussi sur celui-ci, que la république autonome de Crimée a conservé ses limites en se séparant de l’Ukraine pour rejoindre la Fédération de Russie.
    De manière sanglante ou non, légale ou illégale, de facto ou de jure, bien des frontières ont été modifiées, au-delà des simples rectifications compatibles avec le principe d’intangibilité. Il suffit de citer la Jordanie ( qui a perdu l’Ouest du Jourdain ), l’Erythrée qui s’est séparée de l’Ethiopie, et le Soudan où un nouvel Etat a été créé, trois situations créées ou résolues par la guerre. L’Europe n’y a pas échappé ; si elle restée longtemps en paix, c’est pour éviter un affrontement Est-Ouest au lendemain de la Seconde guerre mondiale. Les accords de Yalta, par le « nettoyage ethnique » qui en a résulté en Pologne et en Bohême, ont sans doute prévenu certains antagonismes. Depuis la chute du Rideau de fer, seule la Tchécoslovaquie s’est scindée librement, respectant les principes de l’utipossidetis. Là où les frontières n’ont pas été modifiées et où les peuples sont restés, les conflits ont perduré et les organisations étatiques ont été en échec, comme en Bosnie, pays où les populations croates et serbes n’ont pas été autorisés à se fédérer avec la Croatie ou la Serbie. Quant à la Crimée, elle vient d’être perdue par l’Ukraine en se rattachant à la Fédération de Russie, même si la communauté internationale ne l’a pas encore reconnu. Si ce détachement n’a pas été sanglant, il n’en est pas de même dans le Donbass… Il n’est pas certain que le prix Nobel de la Paix reçu par l’Union européenne en 2012 soit tout à fait mérité.
    Ce principe d’intangibilité est tellement présent dans les esprits qu’une tribune récente et brillante ( 13 juin 2014 ) d’un homme politique français, auteur en février 2003 d’un célèbre discours aux Nations-Unies, ne mentionne à aucun moment des solutions impliquant une modification des frontières. L’actuel ministre français des Affaires étrangères, par principe hostile à tout renforcement de l’Iran, vient de déclarer ( 18 juin ) que l’unité de l’Irak devrait être préservée à tout prix… Il ne manque plus que l’avis d’un ex-nouveau philosophe, dont les interventions se sont jusqu’ici traduites par la poussée d’une herbe toujours plus « verte », faisant presque regretter le cheval d’Attila…
    Chacun chez soi ?
    En fait, demander à un Etat de disparaître ou de se transformer en abandonnant une partie de lui-même revient à lui faire accepter une sécession. La volonté de séparation doit-elle être encouragée ou combattue ? La Russie ( face aux Tchétchènes ) et la Chine ( face aux Tibétains ou aux Ouïghours ) ont clairement choisi leur voie. On peut comprendre aussi que les USA y soient réticents, à la fois pour des raisons relevant des relations internationales, mais aussi parce que leur nation s’est construite sur une guerre civile ( 1861-1865 ), la plus coûteuse de leur histoire en vies humaines, visant au maintien de l’Union face à la sécession des Etats du Sud.
    La reconnaissance, sous la forme d’un Etat souverain, d’un territoire lié à un peuple a au moins deux avantages, l’un à usage interne, et l’autre à usage externe. D’abord l’acceptation d’une appartenance, laquelle se décline de l’élémentaire vers le complexe ( et non pas l’inverse ) : l’individu est d’abord proche de son village, de son terroir avant d’accepter d’être rattaché à une province, un Etat, une Union ou une Alliance. Ensuite, une territorialisation réduit les sources de conflit avec l’extérieur, ce qui est bien pour le voisinage, et, en cas de problème, on sait à quel responsable reconnu s’adresser… Au contraire, la non-prise en compte de l’identité individuelle ou collective induit le terrorisme ( ce qui l’explique, mais ne l’excuse pas ), dont les cibles vont être ceux qui sont responsables de la situation, soit en étant parties prenantes, soit en étant juges. Supprimer un motif de revendication, et donc de ressentiment, est une méthode de prévention ou de traitement bien plus efficace que l’affrontement, ou pire le pourrissement. La sortie d’une crise passerait donc par l’éclatement d’un Etat incapable d’assurer sa souveraineté sur son territoire.
    Pour en revenir à l’Irak, la dissociation entre trois entités sunnite, chiite et kurde satisferait certains acteurs, mais en inquièterait beaucoup d’autres. Elle a été défendue par le président de l’Irak, le Kurde Jalal Talabani,( aujourd’hui en retrait pour des raisons de santé ), mais n’était pas plus recevable autrefois qu’elle ne le serait aujourd’hui par les autres partenaires. Par sa constitution, l’Irak est déjà un Etat unique, souverain, indépendant et fédéral ( Art. 1 ) ; les Kurdes y trouvent de nombreux avantages, ce qui explique leur soutien au gouvernement actuel. Ni la Turquie, ni l’Iran ne sont très favorables à la notion de « Kurdistan » ( la majorité du peuple kurde vit dans ces deux pays ) ; quant aux pays arabes du Golfe, ils ne veulent à aucun prix d’une extension du chiisme iranien sur la Mésopotamie. En résumé, le désordre, créé par l’intervention américaine n’est pas prêt de disparaître. Pour être juste, la politique revancharde envers les Sunnites du premier ministre chiite Nouri al-Maliki n’a pas amélioré les choses, au point que ce dernier est peut-être devenu un obstacle à tout règlement négocié. Oui, le monde devient bien dangereux, et on comprend qu’il est plus aisé de maintenir que de rompre l’intangibilité des frontières… Quelle que soit l’option choisie, le risque de mourir, pour rien ou non, sera présent ; autant que ce soit contre des barbares...
    Les actions menées depuis des décennies par l’Occident, la Turquie et les pays arabes du Golfe persique ont concouru, en Irak et en Syrie, à la disparition des régimes issus des anciens partis Baas. Ces partis avaient à l’origine une triple caractéristique : socialiste, laïque, et nationaliste. Aujourd’hui les groupes islamistes fondamentalistes qui veulent les remplacer échappent à ceux qui les ont soutenus, lesquels s’inquiètent enfin d’un potentiel « Djihadistan ». Bien que la faiblesse de l’Etat irakien, mal gouverné par Nouri al-Maliki, soit apparente depuis de longs mois, l’Occident semble aujourd’hui découvrir ce qu’il a contribué à enfanter. Les forces qui séparent s’affrontent à celles qui réunissent ; combien de temps faut-il pour construire, détruire et reconstruire ? Emotion et morale court-circuitent la raison et le bon sens ; une guerre doit d’abord être pensée avec la tête. Idéalisme et raison ne sont pourtant pas incompatibles chez un dirigeant, comme le montrent les paroles d’Abraham Lincoln en janvier 1838, un quart de siècle avant la guerre de Sécession américaine. « La passion nous a aidé, mais elle ne peut faire davantage. Elle sera notre ennemi dans l’avenir. La raison, froide, calculatrice, sans passion, doit apporter demain tous les éléments de notre existence et de notre défense ».

    Laurent Mercoire

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