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international - Page 1278

  • [exclusivité] Qatar : Hollande trahit les esclaves du football – par Laurent Glauzy

    « Le Qatar, pays hôte de la Coupe du monde de football de 2022, attire à coups de millions les joueurs les plus prestigieux du monde, afin de séduire une population jusqu’alors peu encline à ce sport. D’après une étude du cabinet britannique Deloitte, le Qatar prévoit d’investir dans cette compétition le montant de 200 milliards de dollars - somme supérieure à son Produit intérieur brut, estimé à 190 milliards de dollars - qui servira à construire un réseau routier, des hôtels et de nouveaux stades. Cependant, cette façade particulièrement clinquante occulte l’envers du décor, une ignoble réalité, celle des esclaves du football. On ne peut que constater l’immoralité criminelle des pouvoirs politiques français et du monde du sport, ainsi que le silence complice de la presse hexagonale et de ses journalistes.

    Âgé de 33 ans, Zahir Belounis est, officiellement, de nationalité française. Ce footballeur professionnel a joué en Suisse, en troisième division. Assis sur son fauteuil, prisonnier dans sa maison, il pense qu’il ne serait pas raisonnable de se suicider : « La nuit, je suis allongé dans mon lit, et je pleure comme une fille. Je pense ensuite que le suicide est la seule possibilité de mettre fin à cette histoire. » Puis, sans raison, il sourit.

    Belounis habite près des gratte-ciels de Doha, la capitale du Qatar, à côté du somptueux City Centre Mall et de ses quelque 370 magasins. En 2007, il est venu sur cette presqu’île désertique du golfe Persique, qui abrite le plus riche pays du monde. « Je pensais avoir touché le jackpot. Aujourd’hui je n’ai rien. Ma vie est ruinée. », se lamente-t-il. Il n’est pas rasé et son visage est émacié. Sur la table, devant lui, sont empilés des lettres et des dossiers. Belounis montre le dernier contrat de cinq années qu’il a signé avec l’association de l’armée du Qatar. Il prend fin le 30 juin 2015. Le salaire fixé est de 24 400 rials par mois, soit 4 950 euros. Cependant, il ne perçoit plus rien depuis vingt-sept mois : « Des amis de France virent de l’argent sur mon compte, afin que je puisse joindre les deux bouts. Mes économies sont parties en six mois ; et je n’ai aucune idée de mon avenir dans ce pays. »

    Il s’envolerait bien avec sa femme et ses enfants dans le prochain avion, mais il préfère oublier cette idée. Car, au Qatar, prévaut le système juridique de la Kafala : chaque travailleur immigré ou ressortissant étranger a un garant, qui est généralement son employeur. Sans son accord, il ne peut pas quitter le territoire. Le club de Belounis n’a délivré aucun visa de sortie. Il attend constamment que le consulat de France ou son avocat le contacte, mais son téléphone portable reste silencieux. « Le Qatar est ma prison. », déplore Belounis.

    Le Qatar, qui se présente comme une monarchie éclairée, où se rencontrent la tradition et les technologies du monde moderne, désire se faire un nom comme nation du sport. Il s’agit bien d’un mirage. Cet État compte 300 000 citoyens fortunés, mais aussi 1,7 million d’immigrés, qui servent de main-d’œuvre. En septembre 2013, le quotidien britannique The Guardian révéla que, depuis début 2012, soixante-dix ouvriers népalais sont morts d’épuisement. D’après les données de la Human Rights Watch, sept Européens et Américains sont aujourd’hui retenus au Qatar.

    Le vendredi et le samedi se déroule la Qatar Stars League, championnat national de football qui comprend quatorze équipes. Quatre étrangers peuvent jouer dans chaque équipe. Le plus souvent, ce sont des stars sud-américaines ou européennes qui sont choisies, comme l’Espagnol Raul, qui gagne six millions d’euros par an. Raul a été courtisé comme un roi par le Qatar, tandis que Belounis est considéré comme un valais. Avant l’accession de son club dans l’élite nationale du football, il jouait en seconde division. Son club lui avait loué une maison et fourni une voiture. Durant la trêve, Belounis a lu dans la presse que deux nouveaux joueurs, un Brésilien et un Algérien, avaient été engagés. « Je pensais que nous allions former un super collectif, mais mon entraîneur m’a signifié qu’il n’avait plus besoin de mes services. J’étais déçu. Il m’a garanti que mon salaire allait continuer d’être versé. Il a menti. », relate-t-il. En effet, chaque mois, Belounis attend en vain que son salaire lui soit versé.

    En octobre 2013, Belounis a pris un avocat et a déposé plainte devant le tribunal administratif de Doha. Le procès est fixé à février 2014. Il attend de cette procédure un dédommagement de 364 350 rials, soit 74 000 euros. Le secrétaire général du club lui a proposé son visa de sortie, à condition qu’il renonce à sa plainte. La direction lui a présenté une lettre de résiliation de son contrat mais, si Belounis l’accepte, le club ne lui devra plus les salaires qu’il ne lui a pas encore versés. De plus, le club a repris sa voiture et lui a annoncé qu’il devrait bientôt supporter la location de son appartement, soit 4 000 euros par mois. « Ils veulent me faire fléchir », affirme Belounis. Le footballeur a contacté en vain l’ambassade de France. Découragé, il a voulu entamer une grève de la faim, mais son avocat le lui a déconseillé.

    En désespoir de cause, Belounis a demandé l’aide du président François Hollande. Il s’est entretenu avec lui pendant vingt minutes, quand il est venu au Qatar, en juin 2013. « Le président pensait que je devais rester fort. Il pensait alors trouver une solution. Il ne s’est rien passé. », constate Belounis.

    Zahir Belounis n’a plus le courage de jouer au football. Il passe son temps à dormir, ouvre rarement les rideaux. Il a même commencé à fumer : vingt cigarettes par jour.

    Quand il en a le courage, il prend la voiture de sa femme pour rendre visite à Stéphane Morello, un de ses rares amis, également footballeur, qui habite dans le centre de Doha. Les deux hommes discutent du prochain procès. Morello, qui est français et a 51 ans, est arrivé au Qatar en mai 2007, pour occuper un poste d’entraîneur. Le 2 août de cette même année, le Comité olympique national l’a contraint à rejoindre l’Al-Shahaniya Sport Club, une équipe évoluant en deuxième division. Son salaire est de 11 280 rials, soit 2 285 euros, somme dérisoire pour les Qatari. Depuis quatre ans, Stéphane Morello tente de quitter le Qatar. Il vitupère : « Les Qatari ? C’est la mafia la plus vicieuse. » Son premier contrat, qui portait sur une année, a été renouvelé. Trente jours avant l’échéance du second contrat, il n’a reçu aucun renouvellement. En dépit de cela, le Comité olympique national l’a transféré au club d’Al-Shamal, relégué en seconde division. Le 22 octobre 2008, le club – et non pas le Comité olympique, son employeur - lui a signifié son licenciement, à compter du 7 janvier 2009.

    Le Comité a invité Morello à chercher un nouveau club. Il a alors demandé le paiement des mois de salaire non reçus. Le scénario qui s’est déroulé était kafkaïen : il a été envoyé d’un bureau à l’autre, sans qu’aucun ’ne soit compétent.

    Le 27 juin 2010, sa patience étant à bout, il a résilié son contrat avec le Comité olympique national, au vu de l’article 51 de la législation du travail, et a réclamé au Secrétaire général du Comité olympique national la permission de quitter le territoire sous quinzaine. Il n’a cependant reçu aucune autorisation.

    Alors, vingt-cinq heures par semaine, Stéphane Morello enseigne le français et les mathématiques dans une école primaire « de manière plus ou moins légale ».

    Abdeslam Ouaddou, victime d’une situation similaire, qui a enfin retrouvé la place Stanislas, à Nancy le 21 novembre 2012, témoigne : « Je ne veux plus revenir dans ce pays de barbares. C’est au prix d’un affreux commerce d’esclaves que le Qatar organisera cette coupe du monde de la honte. »

    Le cas d’Abdeslam Ouaddou est répertorié par la Fifa sous la référence 12-02884/mis. Il a porté soixante-huit fois le maillot de la sélection nationale du Maroc, et a joué dans les plus grands clubs européens, à l’instar du FC Fuldham, en Angleterre, et de l’Olympiakos du Pirée, en Grèce. Au Qatar, il avait signé un contrat avec le SC Lekhwiya, une des formations les plus prestigieuses du Qatar, avec laquelle il a remporté le championnat national, en 2011.

    Malgré son succès, il a été transféré au SC Qatar, sans indemnités. Ouaddou ne voulait pas rejoindre ce club, mais a dû s’incliner devant la volonté du prince. Bien que son contrat était valable jusqu’en 2013, il a été mis de côté dès la première saison au SC Qatar. Ouaddou a refusé de signer l’annulation du précédent contrat, car il était apte à occuper son poste. En représailles, la direction du club lui a interdit de s’entraîner avec ses coéquipiers.

    Abdeslam Ouaddou voulait quitter le Qatar, mais il n’a reçu aucun visa. Le 27 septembre 2012, il a contacté la Fifa. Quand il s’est adressé à l’opinion publique, le club a cédé. « Le président du club m’a dit quelque chose que je n’oublierai jamais : Ouaddou tu vas recevoir ton visa, mais je te promets que ça durera cinq ou six ans jusqu’à ce que la Fifa rende un jugement. Nous avons beaucoup d’influence. » À la mi-novembre, il a reçu un fax de la Fifa l’informant que toutes les procédures d’enquête étaient suspendues. Abdeslam Ouaddou argue qu’il a pu sortir de cette impasse parce qu’il était « un footballeur connu. Ce n’est pas le cas de Zahir ». Toutefois, aujourd’hui, malgré sa notoriété internationale, aucun club européen ne l’a engagé ! Et quand son BlackBerry sonne, Ouaddou ne répond pas, pour ne pas entendre les menaces dont il est victime.

    Zahir Belounis, lâché par le président Hollande, l’ambassade de France et les instances nationales du football, est plongé dans le plus grand désespoir : « Je ne sais pas combien de temps je vais encore rester dans ce pays. Peut-être ne pourrai-je jamais repartir. Je crains que le juge ne reçoive la pression du Cheikh. »

    À neuf ans de cette coupe du monde, la fédération de football et le Comité olympique national refusent de s’exprimer sur le cas de ces footballeurs esclaves. La fédération du football du Qatar répond qu’elle entretient le plus grand respect à l’égard de chacun de ses sportifs.

    Informations recueillies par Laurent Glauzy dans Der Spiegel n° 41 du 7/10/13, article König und Knecht (Le roi et le valet). »

    http://www.contre-info.com/exclusivite-qatar-hollande-trahit-les-esclaves-du-football-par-laurent-glauzy#more-30313

  • Alexandre Latsa: « la Russie connait un renouveau religieux sans précédent »

    Alexandre Latsa est un Français qui travaille en Russie et réside à Moscou depuis 2008. Il est blogueur et analyste politique et géopolitique pour les agences russes RIA-Novosti et Voix de la Russie. Il tient aussi un site d’information intitulé la Dissonance: un autre regard sur la Russie. Nous lui avons posé des questions sur la France et la Russie, le dossier syrien…

    1) Comment qualifierez-vous les relations entre nos deux pays qui défendent des valeurs totalement différentes (loi Taubira et loi interdisant la propagande homosexuel)?

    Du point de vue économique elles sont encore plutôt bonnes puisque les indicateurs économiques sont positifs et les échanges entre les deux pays sont croissants. On constate depuis 2009 une hausse des investissements français en Russie et surtout plus récemment une hausse des investissements russes en France. On a d’ailleurs récemment parlé de diplomatie économique pour qualifier la relation de la Russie avec nombre de pays européens, dont la France.

     Sur le plan politique, la relation semble s’essouffler, ce qui était assez prévisible avec l’arrivée de la gauche au pouvoir en France. La France affirme son statut de terre d’asile pour de nombreux agitateurs politiques, qu’ils s’agissent d’opposants libéraux soupçonnés de corruption ou d’agents provocateurs comme les Femen qui bénéficient des grâces de la république.

    L’affaire Syrienne a en outre porté un coup très dur aux relations entre les deux pays car la Russie et la France ont clairement sur ce dossier des approches différentes et surtout des objectifs opposés.

    Sur le plan des mœurs enfin une rupture Russie/Europe de l’ouest semble clairement s’établir. Cette rupture semble due aux choix des modèles de société diamétralement opposés que l’Europe de l’Ouest (donc la France) et la Russie développent. Et sur ce plan la nous sommes clairement face à un nouveau rideau de fer moral et sociétal. Il y a aussi le facteur religieux qui est important, la Russie connaît en effet un renouveau religieux sans précédent et dont on ne peut que difficilement mesurer l’ampleur vu de France. A contrario la France semble être entrée dans une période d’athéisme totalitaire qui vise en premier lieu la religion catholique.

    2) Poutine a porté un sérieux coup à la diplomatie française sur le dossier syrien mais Fabius a déclaré que la position française avait obligé les Russes à négocier. Êtes-vous d’accord avec lui ?

    Malheureusement il semble que la diplomatie Française se soit un peu trop rapidement avancée dans cette affaire. La France a joué les Va-t-en guerre de façon irrationnelle et injustifiée et au final l’accord Russo-américain qui émerge de la crise nous laisse totalement à l’écart du centre de prises de décision et nous affaiblit considérablement sur la scène internationale.

    Lire la suite :

  • Poutine est un patriote russe, il faudra bien s’y faire

    On aimerait voir nos dirigeants faire preuve d’autant d’intransigeance et de pugnacité pour faire prévaloir les intérêts de la France.
    Qu’un Hongrois, aujourd’hui encore, éprouve un ressentiment toujours renouvelé contre le traité de Trianon qui a amputé son pays de la moitié de son territoire et de sa population ; qu’un Turc, aujourd’hui encore, cultive la nostalgie de cette grande construction disparate et disparue que fut l’empire ottoman ; qu’un Français – oui, même un Français – aujourd’hui encore, regrette le temps pas si ancien où la France donnait le ton au monde et imprimait sa marque sur l’histoire, c’est ce qu’il est aisé de comprendre pour peu que l’on unisse un peu de culture et un peu de sensibilité, et c’est la clé de bien des comportements actuels. Mais ce genre de considération échappe manifestement à un grand journal comme Le Monde, soit qu’il lui passe au-dessus de la tête, soit qu’il le traite par-dessous la jambe.
    Commentant l’autre jour la façon dont Vladimir Poutine s’y est pris pour faire échouer in extremis l’accord qui devait sceller l’association de l’Ukraine à l’Union européenne, le journal du soir stigmatisait dans un éditorial au vitriol dont on ne sait s’il relevait davantage de l’inconscience ou de la mauvaise foi les « bonnes vieilles tactiques soviétiques » dont aurait usé le président russe « qui ne recule devant rien ».
    Qu’a donc dit, qu’a donc fait Poutine pour mériter d’être ainsi assimilé à feu Brejnev, à feu Khrouchtchev, à feu Staline et implicitement accusé de ressusciter les pratiques en vigueur du temps de l’impérialisme communiste ? A-t-il menacé le pays voisin d’une intervention militaire ? A-t-il massé ses divisions blindées, a-t-il mis en alerte rouge ses missiles et ses sous-marins ? Non, Medvedev et lui-même ont simplement averti leurs homologues ukrainiens que s’ils cédaient à l’attraction de l’Union européenne, ils paieraient deux fois plus cher les fournitures de gaz russe aussi nécessaires à leur industrie qu’indispensables à leur confort et que la Russie se fermerait à l’exportation de leurs produits agricoles. A eux de choisir. C’était dur mais de bonne guerre, de celles qui ne mettent pas la paix en danger.
    Lorsque Vladimir Poutine était jeune homme, l’ombre de l’U.R.S.S. s’étendait sur la moitié de la planète et le bloc communiste faisait en apparence jeu égal avec le monde capitaliste. Il y a vingt ans, non seulement, après la Chine et le Vietnam, l’Europe de l’Est retrouvait son indépendance, mais l’U.R.S.S. explosait et la Russie, dans un contexte de démission, de corruption et d’humiliation, réduite comme une peau de chagrin, était ramenée à des frontières antérieures à celles que les tsars, au terme des trois siècles de la dynastie des Romanov, lui avaient données.
    De cette blessure, de ce traumatisme, ni le pays ni son président ne se sont remis. Maître tout puissant d’une Russie résiduelle à laquelle il veut rendre son rang de grande puissance, Poutine, dans un patient et continuel effort qui l’apparente aux bâtisseurs d’Etats-nations que furent Richelieu, Cavour ou Bismarck, restaure et reconstruit pierre à pierre l’édifice délabré que lui ont légué ses prédécesseurs immédiats. D’ores et déjà, la Biélorusssie, le Kazakhstan, l’Arménie, l’Azerbaidjan ont adhéré à cette Union douanière qui prélude à l’Union eurasienne dont rêve Poutine et qui donnerait une réalité concrète à la très ectoplasmique Communauté des Etats indépendants.
    Dans la grande partie d’échecs qu’a engagée Poutine, l’Ukraine est évidemment une pièce essentielle, l’Ukraine tiraillée entre une appétence pour l’Union européenne et les avantages qu’elle en escompte et son appartenance affective, culturelle, historique, ethnique à l’ensemble russe. Quelles qu’aient été les vicissitudes des rapports entre les deux pays, si attachés que soient les Ukrainiens uniates de l’Ouest à leur autonomie, Kiev, Kharkov, Odessa et Sébastopol sont aussi évidemment russes tout en étant ukrainiennes que Barcelone, Gérone et Tarragone sont espagnoles tout en étant catalanes, que Saint-Sébastien, Bilbao et Santander sont espagnoles tout en étant basques.
    Le projet de Poutine, qui n’est pas plus insensé ni monstrueux que le sont ses méthodes est clairement de faire rentrer l’Ukraine comme les autres partenaires de l’Union douanière au bercail de la grande Russie. D’où le chantage qui a fait rebasculer Kiev du côté de Moscou au moment où Bruxelles lui tendait les bras.
    Que voulez-vous, Poutine est un patriote russe. Il faudra bien s’y faire, et plutôt que de le stigmatiser, on aimerait, surtout ces derniers temps, voir nos dirigeants et nos diplomates faire preuve, face aux Etats-Unis, face à l’Allemagne, face à la Commission, d’autant d’intransigeance et de pugnacité que lui pour faire prévaloir sur la scène internationale les intérêts d’un pays qui s’appelle encore la France.

    Dominique Jamet http://www.voxnr.com/cc/etranger/EFlVFVAluAaolBAwIp.shtml

  • « Pourquoi n’arme-t-on pas les Palestiniens contre Israël ? »

    Alain Gresh dénonce vivement la politique de «deux poids deux mesures» de la France dans le traitement du conflit israélo-palestinien. Spécialiste du Proche-Orient, le directeur adjoint du Monde diplomatique, qui s’exprimait sur la chaîne de télévision Oumma TV, dit ne pas comprendre pourquoi «on soutient les rebelles syriens en guerre contre leur gouvernement et on refuse d’appuyer les Palestiniens dans leur guerre contre le colonialisme israélien». Auteur de plusieurs livres dont De quoi la Palestine est-elle le nom ?, Alain Gresh critique ainsi l’attitude du gouvernement français qui se cache derrière l’argumentaire du droit d’Israël à se défendre pour se taire sur les massacres commis par l'Etat sioniste à Ghaza. «Pour prendre l’exemple syrien, tout le monde met en lumière l’utilisation par l’armée régulière de l’aviation et beaucoup de gens appellent à armer l’opposition syrienne pour inverser le rapport de forces. Pourquoi personne n’appelle aujourd’hui à armer les Palestiniens face à l’agression israélienne ? Des gens vont se dire : mais comment peut-il dire une chose pareille ? Et pourtant la réalité est que les Palestiniens sont dans un mouvement de résistance contre une agression israélienne et qu’ils ont besoin d’être aidés pour y faire face», clame-t-il, rappelant que la Palestine est «sous occupation». «Et quand un peuple est sous occupation, il la le droit de résister.» Selon lui, il y a une «alliance de plus en plus stratégique entre le France et Israël» qui est également reflétée par le traitement des médias français de ce conflit.

    S.B http://www.voxnr.com/cc/etranger/EFlVFVlEylnTDVChGk.shtml

  • Sahara occidental : succès marocain, le royaume en passe de sortir du piège – Par Jean Bonnevey

    Le temps où le Maroc était sur la défensive diplomatique sur le Sahara parait bien révolu. La reconquête pacifique de la province saharienne par l’extraordinaire mouvement patriotique de la marche verte, s’était transformée en piège. L’Algérie, pour affaiblir son voisin et instaurer son leadership diplomatique et militaire en Afrique du nord, avait soutenu une rébellion armée des sahraoui indépendantistes et dénoncé la colonisation du Maroc remplaçant celle de l’Espagne.

    Les nouveaux territoires ont été, au fil des années, développées économiquement comme aucune autre partie du royaume, mais cela n’a évité ni les troubles, ni des dépenses ruineuses. Certes la partie « utile » du Sahara marocain était sous contrôle, mais le Polisario est toujours resté menaçant puis poreux par rapport au terrorisme islamique.

    C’est sans doute cette dérive qui explique que les USA ont lâché Alger et soutiennent enfin le Maroc dans cette région du monde.

     

    Sahara occidental : succès marocain, le royaume en passe de sortir du piège - Par Jean BonneveyLe Maroc fait partie depuis 2004 des « alliés majeurs non-OTAN » des États-Unis, un statut privilégié qui permet notamment la levée de restrictions sur des ventes d’armements. Mais cela n’avait pas suffit sur le dossier saharien.

    La Maison Blanche a affirmé que le plan marocain d’autonomie du Sahara occidental était à ses yeux « sérieux, réaliste et digne de foi ». Cette déclaration avait été faite par le porte-parole de l’exécutif américain, Jay Carney, peu avant une rencontre entre le Président Barack Obama et le roi Mohammed VI.

    Pour le porte-parole de l’exécutif américain, Jay Carney qui faisait face à la presse à la mi-journée de vendredi, ce plan marocain d’autonomie « représente une approche potentielle qui peut satisfaire les aspirations des habitants du Sahara occidental pour diriger leurs propres affaires dans la paix et la dignité ». Le Maroc propose depuis 2007 un programme de large autonomie, tout en conservant les prérogatives de souveraineté : hymne national, drapeau et monnaie. La situation actuelle explique le « revirement » américain.

    Le président américain « a salué les mesures prises par Sa Majesté le roi et son leadership dans l’approfondissement de la démocratie, des progrès économiques et du développement humain au cours de la décennie écoulée ». Barak Obama et le monarque ont aussi évoqué la lutte contre la prolifération nucléaire et l’antiterrorisme. « Les États-Unis ont l’intention de poursuivre leur coopération (…) pour contrer la menace de l’extrémisme violent dans la région », selon le texte, qui n’est pas entré dans les détails de cette coopération.

    Il s’agissait de la première visite du roi à la Maison Blanche depuis 2004, quand il avait été reçu par le prédécesseur de M. Obama, George W. Bush. Le Maroc dispose d’une bonne fenêtre de tir pour faire valoir ses arguments. Le terrorisme islamique profite à Rabat de toute évidence, en tout cas dans l’interminable conflit autour de l’identité du Sahara ex-espagnol.

    Jean Bonnevey

    Source : Metamag

    http://fr.novopress.info/146224/sahara-occidental-succes-marocain-le-royaume-en-passe-de-sortir-du-piege-par-jean-bonnevey/

  • Pierre Hillard, spécialiste du mondialisme... origines, découvertes et terrifiantes perspectives

  • LGBT : les champions de la tolérance ont encore frappé

    23 novembre 2013

    Au sens propre :

    "En Allemagne, les militants LGBT ont attaqué le chef du Comité de la Douma pour la famille, les femmes et les enfants Elena Mizoulina qui est venue à Leipzig pour participer à la conférence «L'avenir des relations familiales ». En outre, plusieurs représentants de la délégation russe, dont la célèbre historienne et diplomate russe, Natalia Narotchnitskaïa, ont été aussi blessés.

    Agression anti-famille des LGBT à Leipzig, suite !

    Hier nous relayions l'agression perpétrée par les LGBT contre les participants à une conférence pour la famille dans la ville de Leipzig.
    Aujourd'hui nous sommes en mesure de vous livrer quelques détails.
    Cette conférence était coorganisée par un média souverainiste allemand et l'Institut pour la démocratie et la coopération.
    Les différents participants sont précisés ici. On y retrouve notamment Béatrice Bourges, décidément à la pointe de tous les combats, ayant bien saisi la nécessité de développer une Internationale du Bien, mais aussi, parmi les participants allemands, Thilo Sarrazin, qui s'est notamment distingué en 2010 en publiant un livre sur les méfaits conjoints de l'immigration massive et de la "dénatalité nationale" pour l'Allemagne.
    Etaient également présents :
    • les députés russes présidente et co-présidente de la commission des affaires familiales de la Douma, à l'origine des récentes lois de protection de la famille et de l'enfance;
    • la présidente et le directeur des études de l'IDC

    Ce dernier, John Laughland, a livré la nuit dernière, et en avant-première au Salon Beige, son témoignage sur les violences de ce samedi.

    "Oui je suis à Leipzig et tout cela a été fort désagréable ce matin.  Nous avons tous subi des affrontements physiques et Natalia comme Mme Mizoulina a reçu un coup de pied.  C'est bien de voir comment les défenseurs des droits de l'homme se comportent avec des dames ! Béatrice Bourges était avec moi au moment des affrontements physiques. Elle a été bousculée comme moi, violemment. Mais personne de notre équipe n'a subi aucune blessure grave (une participante est tombée par terre et elle a perdu connaissance momentanément).
    Je pense d'ailleurs, très sincèrement, qu'il faut prier pour nos agresseurs qui sont littéralement victimes de leurs propres fantasmes et les otages de la haine qui les inspire.  Il était impressionnant de voir comment ils nous taxaient de tous les maux - antisémitisme, révisionnisme, tout ce que vous voudrez, sans aucun rapport avec le thème du colloque.  C'est leur choix, bien sûr, de se comporter comme cela mais la réalité, c'est que c'est le démon qui les possède."
  • L’intervention en RCA : la France a trop attendu Communiqué de Bernard Lugan (22/11/13)

    Depuis le mois de décembre 2012, la RCA, l’ancien Oubangui-Chari colonial, est un foyer de déstabilisation qui menace toute l’Afrique centrale et la région sahélo-tchadienne au moment où la contagion sahélienne a touché la zone tchado-nigériane et la Libye saharienne.

    Alors que la France va intervenir en République Centrafricaine, ce qu’elle aurait du faire depuis le mois de décembre 2012, je ne vais pas redire ici ce que j’ai déjà expliqué à travers mes analyses et communiqués des 26 décembre 2012, 1er janvier, 24 mars, et 7 septembre 2013 ainsi que dans le numéro de février 2013 de l’Afrique réelle et dans celui du mois de novembre 2013 à travers l’article intitulé « RCA : les coupeurs de route au pouvoir ».

    Néanmoins, pour résumer la situation, il importe de ne pas perdre de vue que :

    - 1) Ceux qui font régner la terreur à Bangui sont les héritiers des bandes islamistes mahdistes et de celles de Snoussou qui razziaient les peuples de la forêt et du fleuve avant la colonisation.
    - 2) Comme quasiment partout en Afrique, le problème est d’abord ethnique et il est à l’origine de l’instabilité récurrente que connaît cet artificiel pays, quadrilatère de 623 000 km2, non-Etat présentant de grandes différences géographiques, donc humaines, entre des régions sahéliennes, des espaces soudanais, des savanes centrales, une forêt méridionale et des régions bordières du fleuve. [...]

    La suite sur Afrique Réelle

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?L-intervention-en-RCA-la-France-a

  • Les Etats européens ont versé 1600 milliards d’euros d’aides aux banques depuis la crise

    Les aides d’Etat accordées au secteur financier dans l’Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d’euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011 selon un document publié vendredi par la Commission européenne. Cette somme représente 13% du PIB de l’UE, selon le tableau de bord des aides d’Etat portant sur 2011. La grande majorité, soit 67%, était constituée de garanties publiques sur le financement des banques.

    L’année 2011 a également été la dernière où la Commission a appliqué des règles temporaires en matière d’aides d’Etat pour aider l’économie réelle en période de crise. Ce type d’aide, accordé à l’ensemble de l’économie, a représenté 48 milliards d’euros en 2011, soit 0,037% du PIB de l’UE et une diminution de plus de 50% par rapport à l’année précédente. Cela reflète, selon la Commission, à la fois un faible recours à ces aides par les entreprises et les contraintes budgétaires qui pèsent sur la plupart des Etats.

     

    Le total des aides non liées à la crise à diminué, atteignant 64,3 milliards d’euros en 2011, soit 0,5% du PIB européen. Il s’agit “d’une tendance à la baisse sur le long terme”, a indiqué Antoine Colombani, porte-parole du commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, soulignant que ces aides représentaient encore 2% du PIB de l’UE dans les années 1980. Enfin, selon le tableau de bord, fin juin 2012, environ 85% du montant total des aides illégales, car contraires aux règles européennes de la concurrence, avait été reversé par leurs bénéficiaires aux autorités. Cela représente plus de 13,5 milliards d’euros.

    L’Expansion

    http://fortune.fdesouche.com/334587-les-etats-europeens-ont-verse-1600-milliards-deuros-daides-aux-banques-depuis-la-crise-2#more-334587

  • Vers le centenaire de la Première hécatombe mondialiste du Capital conquérant : de la commémoration mensongère à la manipulation spectacliste...

    Texte rédigé par Francis Cousin, auteur de L'être contre l'avoir

    Août 1914-Novembre 1918:
    Consécration sanglante de la première boucherie capitaliste mondiale !

    Novembre 2013-Août 2014:
    Dé-voilement accompli du chaos spectaculaire de la dictature démocratique de la marchandise !


     « La Commune ne fut pas une révolution contre une forme quelconque de pouvoir d'État, légitime, constitutionnelle, républicaine ou impériale...Elle fut une révolution contre l'État comme tel, contre cet avorton monstrueux de la société ». Marx, Adresse sur la Commune, 1871

    « La guerre mondiale a placé la société devant l'alternative suivante : ou bien maintien du capitalisme, avec de nouvelles guerres et un rapide effondrement dans le chaos et l'anarchie ou bien abolition de l'exploitation capitaliste ». Rosa Luxemburg, Que Veut la Ligue Spartakiste ?

    Lorsque François Hollande simple VRP OTANISTE de la province hexagonale du gouvernement du spectacle mondial déclare depuis l'Elysée au début novembre 2013 que « cent ans plus tard, il nous revient d'aborder dans un esprit de réconciliation cette douloureuse question des fusillés », il convient de se souvenir, d'une part, que les sectes gouvernementalistes de la gauche du Capital ont, depuis les journées de juin 1848, toujours été à la pointe des massacres de l'ouvrier séditieux et, d'autre part, que c'est bien Albert Thomas, ministre socialiste de l'armement en 1916-1917, qui fut le grand organisateur de l'exploitation ouvrière en temps de guerre pendant que les Sembat, Blum et Cachin ne cessaient de promouvoir le théâtre d'intérêts de la "défense nationale" du négoce à tous crins.

    Quand le locataire de l'Elysée, simple marionnette pitoyable de la machination financière circulante, semble regretter que les perturbateurs et les mutins d'hier aient pu être fusillés alors que cela eut lieu avec la bénédiction de la nomenklatura ministérielle socialiste d'alors, celui-ci fait simplement acte de dénégation pathologique en ce sens qu'il fait là mine de récuser le passé pour mieux préparer et justifier le demain convulsif en ce moment ultra-crisique qui approche et où assurément et comme d'habitude les forces du progrès du dressage civilisationnel s'essayeront à passer par les armes les hommes récalcitrants et indisciplinables.

    Dans les années qui précédèrent le déclenchement de la Première Guerre mondiale de la marchandise totalitaire, Rosa Luxemburg multiplia les activités critiques et les participations radicales à de multiples débats publics, en un temps où les fractures fondamentales de l'histoire contemporaine étaient en train d'ostensiblement prouver que les représentants les plus officiels de la social-démocratie, du syndicalisme et de l'anarchisme se préparaient à participer au grand embrigadement militariste des duplicités affairistes de l'été 1914.

    La publication de L'Accumulation du capital en 1913, prolongeant efficacement Réforme sociale ou révolution paru en 1899, provoqua des polémiques virulentes et permit ainsi de désigner ouvertement les endroits précis où résidaient les pires fusilleurs à venir du prolétariat, c'est à dire les professionnels de la défense réformiste de la condition salariale éternelle. La théorie de l'écroulement inévitable du capitalisme défendue par Rosa Luxemburg fit l'objet d'anathèmes virulents de la part de toutes les boutiques perpétuatrices de la misère prolétaire pendant que les courants maximalistes de l'émancipation humaine saluaient, eux, au contraire en Rosa Luxemburg l'une des interprètes les plus compétentes et les plus robustes de la Critique de l'économie politique positionnée par Marx pour l'émergence d'un monde sans argent ni Etat.

    A l'été 1914, la gauche du Capital ayant très rapidement fait tomber les masques de sa tartuferie, rejoignit évidemment massivement le camp de l'orgie guerrière et l'illusion du syndicalisme révolutionnaire s'évanouit, elle, promptement lorsque la CGT rallia officiellement l'Union sacrée du marché national de la sur-vie obligatoire. Ainsi de Maurras à Guesde en passant par Kropotkine, toute la matrice du développement aliénatoire en la totalité de ses cénacles domesticatoires appela les prolétaires du monde à aller périr la fleur au fusil sur les champs de bataille où allaient enfin pouvoir pleinement s'exalter les orages d'acier du feu commercial.

    A contre-courant du grand abêtissement fiévreux qui s'empara des vastes foules happées par la liberté moderne du droit à la tyrannie civile et militaire du suffrage universel du rendement, quelques groupes et personnalités rares en marge de tous les rackets politiques des divers arrangements du trafic et du change, autour de Malatesta, Nieuwenhuis et Liebknecht, entreprirent d'élaborer des lieux de résistance au pouvoir de plus en plus absolu du cosmopolitisme de la marchandise. C'est pourquoi Scheidemann premier chancelier de la République de Weimar et membre émérite du parti socialiste tout comme Ebert premier président du Reich ainsi que Gustav Noske ministre de la Guerre, purent réprimer intensivement la Commune de Berlin et lâcher les corps francs sur les émeutiers ouvriers qui furent ainsi massacrés en même temps que Rosa Luxemburg était, elle, exécutée en janvier 1919 sur claire décision réfléchie du parti socialiste du Capital.

    De la sorte, Rosa Luxemburg qui fut l'une des premières expressions critiques en temps réel de ce qui deviendrait la démence policière du capitalisme d'Etat bolchévique fut assassinée par les représentants expérimentés de la mollesse social-démocratique et quelques temps après, en mars 1921, c'est l'appareil capitaliste de l'étatisme léniniste, version simplement durcie du social-démocratisme, qui s'empressa de noyer dans le sang la Commune de Kronstadt. Le cycle du mensonge et du meurtre capitaliste était là significativement consommé dans cet opéra mythologique du triomphe de la fausse conscience où toutes les fractions de la gauche et de l'extrême gauche du Capital se prouvèrent toujours être le laboratoire de recherche de la marchandise destiné à ouvrir la voie à toutes les fourberies et répressions les plus vicieuses de la liberté despotique du profit.

    La grande immolation de 1914-1918, c'est d'abord 8 millions et demi de Français mobilisés, des millions de blessés et 1.400.000 tués sur l'autel des nécessités du profit. La manœuvre gouvernementale du spectacle hollandiste est simple, il s'agit de dénaturer la matérialité des faits afin de servir l'idéologie du mondialisme de la circulation marchande. D'abord, en jumelant le 70e anniversaire de 1944 et le 100e anniversaire de 1914 pour permettre à l'événement totémique le plus récent d'enclore légendairement le plus ancien tout en répétant jusqu'à plus soif la grand-messe du tabou antifasciste, paravent des obligations récitatives du despotisme du politiquement correct de toutes les servitudes et égorgements contemporains. Ensuite, en polarisant les commémorations sur le rôle des troupes coloniales, fonction relative lors du débarquement de Provence en 1944 (le nombre de tués Maghrébins des armées de la libération capitaliste entre 1943 et 1945 atteignit 18 300 et le nombre de tués parmi les Pieds-Noirs fut de 12 000 avec, en pourcentage, un taux de 10% pour les Pieds-Noirs et de 6% pour les Maghrébins) mais très marginale de 1914 à 1918 (5% des tués, soit un mort sur 20).

    Lorsque les gangs étatiques de la vie mutilée mettent en scène la commémoreration du centenaire de 1914, il va de soi que leur objet essentiel est d'occulter cette réalité fondamentale que les combattants de 1914, prolétaires des villes et des campagnes de la gauloiserie réfractaire en ses multiples souches de terre récalcitrante ; bretonnes et provençales, auvergnates et corses, champenoises et tourangelles, basques et périgourdines, languedociennes et savoyardes, normandes et picardes... ont délibérément été sacrifiées industriellement pour que l'argent continue à rapporter par le biais de la nécessaire disparition brutale du trop plein de marchandises meubles et humaines et du même coup par l'abattage de ce surcroit d'énergie ouvrière insubordonné qui avait tant insupporté la Troisième République maçonnique des droits de l'homme possédant.

    Que Clemenceau, ait pu à la fois porter les surnoms de briseur de grèves et de Père la Victoire en dit long sur les amours incestueuses entre la guerre sociale et la guerre tout court et sur la manière toute particulière dont la pensée critique a un devoir de réflexion insurrectionnaire sur cette génération décimée de 1914.


    Ne laissons pas détourner ou enfouir le populicide du premier charnier impérialiste et refusons en premièrement le mémoricide. Les monuments aux morts des villes et villages les plus reculés viennent nous raconter la tragédie de tous ces prolétaires sacrifiés et ainsi jetés dans les batailles les plus sanguinaires de la valorisation capitaliste. Nous avons des devoirs pratiques et théoriques de lutte de classe à l'égard des prolétaires de 1914 : devoir de dénoncer la grande réécriture des événements; devoir de combattre le grand lessivage de la réalité historique ; devoir de refuser le grand changement démographique qui commença d'ailleurs comme par hasard au temps du premier flic de France tandis que confronté à la grève qui fit suite aux centaines de morts de la catastrophe de Courrières, les compagnies minières afin de limiter la force du mouvement social, donnaient les premiers coups de départ de l'immigration kabyle dans le Nord-Pas-de-Calais.

    En un cercle historique de près d'un siècle, le fétichisme historique de la marchandise qui dé-figure systématiquement l'histoire du vrai pour lui substituer partout le monde du réel inverti n'a pas cessé de poursuivre sa route pour persuader les êtres que leur seul avenir possible se nommait travail de l'avoir et qu'il n'y avait d'autre horizon que celui du paraître dans la société fétide du calcul, du décor et de l'échange.

    L'objectif essentiel du spectacle de la domination capitaliste est d'anéantir toute compréhension de ce qui fait l'être de l'histoire vivante de telle sorte que la dictature démocratique du marché puisse organiser avec magnificence la totale ignorance de tout ce qui ad-vient par la falsification complète de la totalité de ce qui s'est passé.

    Des millions de prolétaires de tous les pays d'Europe ont été exterminés entre 1914 et 1918 pour permettre au despotisme mondial de l'économie de résorber sa sur-production par un repartage militaire des marchés autorisant ainsi le nouveau monde américain du fétichisme financier à commencer à s'emparer d'une vieille Europe saignée à blanc.

    L'union-sacrée charognarde de toutes les factions politiques de la droite et de la gauche des échanges a ainsi clairement prouvé – par delà et contre les quelques groupes ouvriers radicaux qui refusèrent la grande tuerie impérialiste – que l'Etat est toujours le lieu central de l'esclavage et du mensonge et que les cimetières militaires de la guerre ne sont que la sordide continuation logique des usines salariales de la paix...

    Le mouvement ouvrier révolutionnaire fut détruit par l'action conjuguée du capitalisme bolchévique et de la domination enfin totalement pleinement réalisée de la souveraineté marchande, le premier étant l'expression encore archaïque de la fusion étatico-financière que la modernité économique de la seconde a enfin aujourd'hui entièrement accomplie comme aboutissement le plus spectaculaire du pouvoir absolu de l'argent.

    Le règne autocratique du marché démocratique du vendable omni-présent est la forme supérieure de la dictature puisque c'est la dictée insidieuse qui va au plus profond de l'intime en supprimant absolument tout ce qui n'est pas conforme aux intérêts de la criminologie organisée de l'usurpation chosifiante et de la mise en forme planétaire de l'ignorance et de l'idiotie qui la justifient.

    La science des légitimations de l'in-authentique pratiquée à profusion par le gouvernement du spectacle mondial de la marchandise implique un illusionnisme de masse, une manipulation permanente et une falsification obscurantiste forcenée qui font de la démocratie le diktat le plus impeccable du totalitarisme de la quantité, de l'impuissance et du contre-sens.

    La gauche du capital a toujours été ici le centre actif des ravages du déploiement social capitaliste. Souplesse social-démocratique et rigidité bolchévique correspondaient chacune antagoniquement mais complémentairement dans leurs sphères de nuisance respective aux conditions contre-révolutionnaires du développement vers la domination réalisée de la tyrannie de la valeur. Le mouvement ouvrier cadenacé politico-syndicalement fut ainsi l'expression de la mystification généralisée de la valeur se valorisant vers l'apogée de la raison pratique marchande.

    Toutes les organisations de gauche et leurs sous-fifres gauchistes (trotskistes, maoïstes et libertaires) qui constituent, de fait, l'extrême gauche de l'appareil idéologique et politique du capital n'ont jamais servi qu'à contenir, torpiller et détourner les luttes ouvrières. Dès lors, le mouvement ouvrier politico-syndical n'est rien d'autre que le conducteur réel du mouvement de perpétuation des prolétaires en tant que prolétaires, c'est à dire en tant que servile catégorie aliénée de l'économie politique.

    Ainsi, la gauche constitue la force d'encadrement et de discipline de la classe ouvrière qui permet que dans le couple travail-capital, ce soit l'activité domestiquée du travail qui se trouve finalement la plus active et qui, par la prison réformiste des duperies de la revendication, fasse sans cesse se reproduire son ennemi inséparable ; le Capital.

    La gauche représentante du mouvement moderniste du Capital est ainsi l'avant-garde de la droite. La première trace pour la seconde les chemins les plus novateurs de la socialisation aliénatoire et aujourd'hui – dans la fusion idolâtre de l'économie et de la politique, les mafias de gauche et de droite ont fini par professionnellement se fondre et se confondre dans un magma excrémentiel fraternel tout entier soumis aux impératifs du gouvernement du spectacle mondialiste.

    Conformément à la place qui lui revenait dans la mise en scène des rapports de production de la servitude, l'union sacrée de 1914 ( reconduite de façon encore plus paranoïaque en 1939 puis en 1944!) permit de faire marcher le prolétariat européen tout droit à l'hécatombe afin qu'il se fasse massacrer avec enthousiasme pour résoudre la crise de sur-production d'alors et relever ainsi le taux de plus-value.

    Les crapules politiques de droite et leurs confrères, canailles de gauche, tous ensemble et en parfaits chiens de garde de la misère marchande organisèrent ainsi la mort de millions d'êtres humains, chair à travail cérémonieusement reconvertie en chair à canon...

    Et lorsqu'à la fin de cette guerre interminable qui allait consacrer le futur royaume du dollar, surgirent dans de nombreux pays d'Europe, des conseils ouvriers qui remirent en cause la marchandisation de l'humain, c'est bien entendu le Parti Social-Démocrate (liquidant les communards d'Allemagne !) et le Parti bolchévique (décimant les communards de Russie !) qui procédèrent au nettoyage capitaliste indispensable en planifiant de conserve l'exubérance sanguinaire par laquelle furent éliminés des millions d'insurgés de la vie...

    Et pendant des décennies, les héritiers de Lénine, passionnés de fordisme et bénis par les oligarques de Wall Street, ne cessèrent de tuer de mort lente ou de mort rapide des millions de prolétaires, simple matériel tragique pour l'accumulation capitaliste d'Etat.

    Le maintien de l'ordre capitaliste de l'abondance du faux, ayant régulièrement besoin pour aménager le territoire de ses crises de surproduction, d'enclencher de nouvelles redistributions des marchés, il était inévitable qu'un deuxième abattoir mondial fasse suite au premier. Le mouvement d'innovation technologique du bourrage de crâne allait donc faire là des prodiges jusqu'à rendre impossible toute pensée critique au-delà de quelques trop rares catacombes.

    Les experts universitaires et médiatiques de la falsification spectaculaire nous enseignent chaque jour que les seules paroles autorisées sont celles qui reproduisent et confirment le dire insipide de la tyrannie marchande.
    Le terrorisme d'Etat est aujourd'hui le pôle de recherches et d'intoxication stratégique le plus perfectionné du gouvernement du spectacle mondial. L'empire américain qui a gagné la deuxième tuerie mondiale résume là désormais parfaitement la décomposition et les contradictions sociales de la planète en son entier. Ayant asservi l'Europe et le Japon à sa sphère de commandement géo-politique, la Maison Blanche ne peut désormais tenter de neutraliser irrémédiablement leurs potentiels économiques que par la manipulation monétaire, l'infiltration secrète et la terreur de masse sous fausse bannière.

    A mesure que la crise financière du capital fictif, va révéler explosivement l'impossible rencontre entre l'illimité besoin du développement de la marchandise et l'incontournable limite des solvabilités réelles, l'empire du billet vert dont le déclin est dorénavant amplement établi, sera amené – pour essayer de préserver son hégémonie - à engager – dans tous les espaces de sa territorialité matérielle et symbolique - de vastes coups montés terroristes dont le 11 septembre n'était qu'un simple coup d'essai. Sur ce terrain, il a été possible dernièrement de voir apparaître de multiples manœuvres, magouilles et tripotages qui, grands ou plus petits, sont venus ici et ailleurs nous construire jusqu'en en France d'extra-ordinaires cinématographies comme celles notamment de l'incroyable et déconcertante affaire Merah puis celle tout aussi effarante et ténébreuse des deux Journalistes tués au Mali par Al-Qaïda au Maghreb islamique, fruit étatique souterrain des innombrables barbouzeries franco-algériennes...

    La deuxième mandature d'Obama à la Maison Blanche, après une première de totale insanité visible arraisonnée à tous les dicktats de la marchandise totalitaire et avec toute la notoriété de spectacle iconologique mise en scène vient dire ici qu'à bout de souffle, les mécanismes de légitimation de l'absolutisme du spécieux n'ont plus désormais pour seule plaidoyer envisageable que les mythologies pourtant de plus en plus essoufflées de la société dite métissée.

    Dorénavant, à l'heure où l'ordre américain vient tout à fait publiquement racoler dans les banlieues françaises pour organiser des voyages trans-atlantiques d'embrigadement culturel pour les leaders des quartiers positivement discriminés, le rêve yankee de la diversité capitaliste apparaît bien comme le pire opium du temps présent. L'actuelle domination spectaculaire achevée du hors sol de la marchandise omnipotente nous faisant résolument abêtis américains, il est naturellement légitime que nous ne cessions donc de nous enfoncer toujours davantage dans tous les déplorables dérangements propres à l'abjection du système des objets développé si schizophréniquement aux USA, de la drogue à la Mafia, du fast-food à la prolifération névrotique de tous les tribalismes et extravagances religieuses.

    La riche expression fallacieuse de « diversités culturelles » vient exprimer qu'il n'existe plus désormais en fait aucune autre culture autorisée que celle de la consommation autiste des échanges narcissiques du débilisme marchand totalement universalisé. La diffusion du spectacle des rituels de la réussite quantitative par le pouvoir de l'argent ne peut qu'uniformiser les spectateurs dans une égalisation planétaire de la soumission à la chosification. De la sorte, dans le spectacle psychotique de la réification mondialiste, la société de classes montre ostensiblement et très systématiquement qu'elle entend éliminer l'histoire. Et quoi donc de plus normal pour ce faire que la présence de tant d'immigrés dans l'hémisphère nord parce que la lutte des classes extrémiste qui y a existé pendant des siècles doit justement en dis-paraître.

    L'empire central du chaos de la pourriture capitaliste en ses progrès les plus ignobles dès lors qu'il est dirigé par un noir de théâtre obamique et loué par un supplétif hollandiste se voit ainsi transmuté oniriquement en un idéal suprême pour tous les domestiques du spectacle de l'artifice et de la farce. Obama, créature de commande de la finance mondialiste, s'est donc immédiatement empressé pour son second mandat, de promettre à ses créateurs qu'il ferait bien (encore et encore !) du Bush en pire et en plus grand afin que l'emprise américano-israélienne sur le monde aille avec lui encore toujours plus loin qu'avec son prédécesseur.

    Pendant ce temps, la classe capitaliste œuvre en Europe, pour déprécier de manière forcenée le coût du travail, en tentant d'annihiler l'inconscient collectif des restes de l'héritage communard...Elle transfert donc les entreprises ailleurs et elle dé-localise aussi et d'abord sur place ici en recourant massivement à l'armée industrielle de réserve analysée très pertinemment par Marx évoquant ainsi lumineusement le processus de transfert qui voit un « Yankee remplacé par trois Chinois... »

    Cette armée de réserve colorée, valeur suprême échangiste des rêves mélangistes du monde de la valeur, permet là une manœuvre décisive car les nouvelles populations entrantes sont par définition issues de temporalités non-critiques structurées autour d'une vision historique fermée. Il est donc relativement facile de les intégrer à la liberté du commerce de l'aliénation généralisée puisque l'immobilité de leur relation au monde trouve son répondant moderne dans le culte de l'apathie marchande et dans la passivité de l'enfermement consommatoire, unifiés dans un nouveau temps arrêté par l'éternel présent du fétichisme appropriateur.

    Quoi donc de plus normal qu'Obama, prix Nobel exceptionnel du spectacle de l'avoir et grand maton des mouroirs de Guantánamo, Gaza, Kaboul et Bagdad, nous explique applaudi par son vassal élyséen que le capitalisme de couleur est l'avenir du monde. Ils verrouillent de la sorte la serrure des leurres et mauvais tours hégémoniques du diktat mercantile et sont là la coqueluche persistante de tous les laquais du FMI, de l'OMC et du MEDEF puisque la régularisation des sans-papiers et l'africanisation de l'Europe offrent à la classe capitaliste ce grand remplacement de soumission à bon marché dont celle-ci a besoin à mesure qu'elle entend se débarrasser des vieilles contestations et insurrections ouvrières européennes qu'elle entend surtout ne jamais voir renaître...

    La boucherie de 14-18 a liquidé physiquement des millions de prolétaires pour que persiste le cycle d'abomination de l'exploitation humaine. L'idéologie immigrationniste persévérante à l'image d'un capitalisme américain de plus en plus déliquescent et de plus en plus toxique - en tant que stade supérieur d'élimination de la critique ouvrière radicale - entend éradiquer la possibilité même que cette exploitation soit contestée puisqu'au saint nom idéologique de l'économie politique multi-culturelle de la résignation, la liturgie anti-raciste interdit que l'on puisse critiquer les substitutions industrielles de population qu'échafaude la Sainte-Alliance du Capital pour faire disparaître le vieil esprit des traditions subversives européennes...

    L'anti-fascisme fut le cœur de la religion capitaliste du XX° siècle quand la domination en voie de pleine réalisation de la loi de la valeur rendit nécessaire à la fois de supprimer les formations sociales désuètes au regard des besoins de la pure dictature démocratique de l'argent et d'écraser les manifestations prolétaires les plus extrémistes comme celles des barricadiers impénitents de la Catalogne insoumise en 1937.

    L'anti-racisme est, lui, le centre de la religion capitaliste du XXI° siècle dés lors que la domination pleinement réalisée de la loi de la valeur commande de faire à la fois migrer la radicalité du prolétariat hors de sa propre histoire et de substituer aux banlieues ouvrières de la marchandise méprisée les quartiers bigarrés de la thune vénérée.

    A l'heure où la mystique marchande s'est cristallisée dans le projet mondialiste obligatoire du salariat pluri-éthnique et de la jouissance par le magot, l'heure est bien à la mort programmée de l'ouvrier européen archaïque qui, lui et lui seul, a su dire massivement en sa longue histoire de lutte de classes radicale que la vraie vie n'a pas de prix et qu'il convient – pour re-trouver l'être vrai de l'humain – de balayer révolutionnairement l'assujettissement au salariat et à l'argent.

    Dés lors, en refus de la société marchande qui est toujours déshumanisation de l'homme et contre l'Etat, qui n'est partout et rien d'autre que le capital concentré en force d'oppression et de domination, il faut redire l'invariance subversive de ce qui permet l'émancipation humaine : l'émergence du vrai vivre de la communauté anti-marchande.

    Ainsi, comme on l'observe, et comme on l'a continuellement vu et revu et malgré les secondaires et grotesques conflits de chapelle, lorsqu'il il s'agit d'embrigader les prolétaires dans la mobilisation générale, les préparatifs de guerre, l'union sacrée idéologique ou militaire, les gauchistes comme tous les bolchéviques et les sociaux-démocrates se rejoignent en rigoureux serviteurs de la dictature démocratique du marché. Ils sont tous d'accord pour faire participer le prolétariat à la guerre impérialiste, à ses préparatifs et à ses pièges. Les uns dénoncent les autres, les autres dénoncent les uns, mais en réalité ils se retrouvent tous du côté... de l'artifice anti-raciste de l'actuelle guerre du Capital menée contre le prolétariat...

    En 1914-1918, c'est dans les tranchées que l'économie de la captivité alla écraser militairement le mouvement prolétarien combattant pour aller ensuite récidiver en plus grand et en plus fort à partir de l'an quarante, dans les bombardements stratégiques de l'incommensurable industrie démocratique de la mort pour tous... En 2013-2014, c'est le diktat de la charte capitaliste de la diversité qui exile le prolétariat indigène des vieilles combativités ancestrales hors de sa propre histoire pour qu'un nouveau salariat de bonne couleur et d'allégeance assurée vienne faire fructifier les grandes surfaces normalisées de la bêtise marchande.

    Contre la catastrophe capitaliste accélérée qui s'annonce, il convient d'agir exclusivement de manière organisée et consciente en comprenant que les polices de l'antiracisme d'Etat n'ont pour seul objet que de permettre le remplacement des grèves sauvages de jadis par l'immigration de marchandises humaines purement consommatoires.

    Si la colère ouvrière des usines quand elle déborde les chiens de gardes syndicaux fait trembler l'autocratie capitaliste, les troubles pro-marchands des banlieues rappellent toujours qu'il existe une profonde et allègre solidarité entre les appropriateurs glauques des bas-fonds et les hauts-fonds distingués du propriétarisme.

    Le sidérurgiste lorrain qui en mars 1979 brisait les vitrines boutiquières du Paris grand-commerçant en hurlant sa haine de la marchandise représente l'ennemi absolu du pouvoir de l'argent et c'est pourquoi ce dernier déteste celui-là alors même qu'il vénère le casseur black-beur ahuri du 9-3 qui fait de chacun de ses fric-fracs un hymne à l'idolâtrie du fric et du trafic.

    L'allogène marchandise humaine venue du Sud ou de l'Orient, façonnée par les temporalités stationnaires issues du despotisme oriental, n'a pour seul et pauvre dessein que de venir participer d'une manière ou d'une autre à la jubilation marchande des avidités spectaculaires du posséder et c'est la raison intéressée pour laquelle le système de l'acquérir l'adule pendant qu'il a en horreur le glaiseux et anachronique prolétaire de l'avant qui quand il s'emporte sait – et lui seul – conchier la pestilence des corruptions marchandes.

    L'anti-racisme totalitaire de la marchandise est là le pire produit du racisme car il vient essentiellement décréter que la lutte des classes doit être interdite lorsqu'elle ose incarner le maximalisme communard des prolétaires de l'histoire subversive européenne qui sont donc là condamnés à devoir sortir de la réalité puisque c'est seulement eux qui – depuis des siècles de combat et d'insurrection – ont clairement ciblé l'essence de la société du falsifiant spectaculaire. Mais par bonheur, cette gigantesque colère dé-sobéissante qui re-commence à monter risque de faire peut-être sentir dans peu, « ...nom de Dieu, Qu'la Commune n'est pas morte » !

    L'immigrationnisme n'est rien d'autre que le stade suprême de la libre circulation impérialiste de la marchandise !

    NON AU CARNAVAL DOMESTICATOIRE DES GRANDES GALERIES ALIENATOIRES DU METISSAGE MARCHAND !

    A BAS LA GUERRE ET A BAS LA PAIX, CES DEUX FACES COMPLEMENTAIRES DE L'ABJECTION CAPITALISTE !

    A BAS TOUTES LES UNIONS SACREES DU CAPITAL !

    L'Internationale, (novembre 2013- Août 2014)

    http://www.scriptoblog.com/index.php/Contacts/blog/actu-site-et-amis-du-site/1170-vers-le-centenaire-de-la-premiere-hecatombe-mondialiste-du-capital-conquerant-de-la-commemoration-mensongere-a-la-manipulation-spectacliste