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international - Page 1369

  • Entretien de Gabriele Adinolfi aux Non-Alignés: "L’Imperium contre l’Empire"

     

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    Gabriele Adinolfi est l’auteur de Pensées Corsaires, abécédaire de lutte et de victoire et de Nos belles années de plomb en français, ainsi que de Nuovo Ordine Mondiale et Quel domani che ci appartienne. Il est aussi l’auteur de deux documents politiques d’importance : Le api e i fiori et Sorpasso neuronico. Il dirige le centre Polaris, think tank qui travaille dans les domaines de la géopolitique et des relations internationales, principalement au niveau méditerranéen et européen.

     Figure éminente de la droite radicale italienne, cofondateur de l’organisation Terza Posizione brisée par la répression du système dans les années 70, exilé politique en France pendant vingt ans, il est l’un des initiateurs du renouveau de la droite radicale italienne, notamment par son implication auprès du mouvement d’orientation alter-nationale et sociale : Casapound Italia.

     Réalisé en parallèle de la conférence commune avec Alain Soral à Nice de mars 2013, cet entretien est le cinquième que nous accorde notre camarade italien Gabriele Adinolfi. Si certaines thématiques ont déjà pu être traitées lors de la conférence ainsi qu’au cours du dîner militant avec la section d’E&R Nice, d’autres sont ici creusées plus en profondeur.

     Après avoir évoqué en profondeur le modus operandi et les raisons de la stratégie de la tension qui ensanglanta l’Italie des années 70, Gabriele Adinolfi développe ensuite les bases de ce qu’on a longtemps appelé le nationalisme européen. Nationalisme européen qui pose comme idée centrale de sa vision du monde que la seule dimension valable pouvant permettre aux nations européennes de peser à l’échelle de la mondialisation et d’œuvrer à l’émergence d’un monde multipolaire reste la dimension continentale. La dimension européenne et carolingienne.

     L’élaboration d’une Europe-puissance autonome et solidaire étant la seule perspective permettant, à terme, de contrer l’Europe ploutocratique de Bruxelles et l’impérialisme « otanien ». Idée tant civilisationnelle que géopolitique face aux périls qui nous guettent et qui insiste sur l’impérieuse nécessité de dépasser les querelles de clocher intra-européennes. Ceci afin de nous consacrer à la seule tâche qui doit vraiment compter pour nous : le salut et la transmission du dépôt sacré de la civilisation européenne dont la France – plus ancienne nation organisée d’Europe – est l’héritière privilégiée et comme le centre de gravité avec l’Allemagne. Héritage qu’elle ne pourra réussir à sauver seule. Ainsi une Europe réellement carolingienne – comme la voulait De Gaulle à l’origine – organisée en cercle concentrique d’intégration progressive comme la conceptualise Henri De Grossouvre par exemple, avec comme partenaire privilégié une Russie émancipée de l’Occident, pourrait constituer à terme les bases d’un nouveau « nomos de la terre ». Cette alliance eurasiatique étant la crainte fondamentale de l’impérialisme thalassocratique anglo-saxon depuis toujours.

     Alors Europe-puissance ou indépendance nationale totale sur un modèle souverainiste façon Asselineau ? Protectionnisme européen ou (et) souveraineté nationale ? Le débat reste ouvert pour nous et nous publierons prochainement des articles de fond sur ces thématiques.

     Une question nous hante cependant : pourquoi les nationalistes français devraient-ils s’interdire une réflexion de fond sur la question fondamentale d’une Europe alternative ? Surtout dans la mouvance alternationale dans laquelle nous nous vantons de n’avoir aucun tabou. Des initiatives comme la coopération sud-américaine promue par le Venezuela de Chavez ou encore la coopération eurasiatique souhaitée par la Russie de Poutine ne constituent-elles pas l’exemple qu’il ne peut y avoir d’émancipation nationale sans coopération continentale ? N’était-ce pas aussi le souhait de la Libye de Kadhafi par exemple ? Pourquoi en parallèle d’un nécessaire panafricanisme ou panarabisme les alternationalistes français ne pourraient-ils pas, avec leurs camarades européens, concevoir un paneuropéisme qui leur soit propre et qui serait comme l’antithèse exacte de l’idéologie actuelle de Bruxelles et de l’oligarchie ? L’idée européenne n’est-elle pas à l’origine, la fille aînée de Verdun et du deuil terrible de la guerre civile européenne de 14-18 ? Cette idée, qui hier était promue par la fine fleur de l’intelligence française anticonformiste de Céline à Drieu La Rochelle, pourquoi devrions-nous la laisser aux ploutocrates et aux libéraux ?

     Nous traçons ici, avec Gabriele Adinolfi, des pistes de réflexion sur ces questions géopolitiques fondamentales mais aussi sur d’autres comme par exemple l’essence et la mystique du mondialisme et les alternatives populaires imaginables face au chaos organisé et à l’émergence d’un État mondial des multinationales. Autant de thèmes déjà évoqués et creusés longuement au cours de nos précédents entretiens réalisées avec Gabriele depuis le début des Non-Alignés. L’ensemble de ce travail vidéo constituant une base de réflexion essentielle sur ces questions fondamentales de notre temps et pour notre avenir.

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • Un député comme nous n’en avons pas en France.

    Israël-Palestine… David Shoebridge remet les pendules à l’heure

    http://fr.altermedia.info/

  • Souveraineté monétaire : Les grandes puissances à armes inégales

    Les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou le Japon, de manière très pragmatique, ont conservé cette faculté de monétiser leur dette en cas de besoin. Contrairement à l’Union européenne.

    C’est l’histoire de l’amateur de vin qui demande à un ami de l’enfermer pour l’empêcher de boire à l’excès. Mais, lorsque l’épicurien trop généreux avec lui-même se sent à nouveau capable de tempérance, l’ami refuse de lui rendre sa liberté. Le buveur, c’est l’Europe, et le copain qui décide à sa place de ce qui est bien ou pas, c’est la BCE.

    Le parallèle est osé, mais il fonctionne en ce qui concerne la souveraineté politique européenne en matière de création monétaire : les Etats de la communauté ont bel et bien confié leur “planche à billets” à un acteur non politique, la BCE qui, d’un côté, ne dispose pas de la faculté de financer directement le budget des Etats membres et, de l’autre, délègue la création monétaire au bon vouloir du système bancaire privé.

    C’est une différence fondamentale avec les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou le Japon qui, de manière très pragmatique, ont conservé cette faculté de monétiser leur dette en cas de besoin. Evidemment, ce n’est pas une pratique anodine : il y a, en jeu, le risque inflationniste si l’injection de monnaie supplémentaire ne crée pas de richesses dans les mêmes proportions, et des conséquences sur les équilibres de change. Cela explique que, grâce au statut du dollar tout-puissant, les Etats-Unis puissent en user beaucoup plus facilement que d’autres.

    Dogmatisme vs laxisme

    “La vieille défiance est toujours en vigueur à l’égard du laxisme supposé des dirigeants politiques vis-à-vis de la création monétaire.” Ne pas abuser du procédé, d’accord, mais décider de s’en priver définitivement, était-ce judicieux ? La question se pose sérieusement aujourd’hui, alors que l’inflation est tombée à 1,2 %, en avril, dans la zone euro, et qu’elle n’était qu’à 1, 7 % en mars, déjà en dessous de l’objectif de 2 % de la BCE, tandis que le cours élevé de l’euro pénalise les exportations françaises, et que, chaque jour qui passe voit l’Europe s’enfoncer davantage dans les marécages d’une déflation dont on ne sait pas encore si le Japon qui s’y est englué parviendra enfin à s’extraire.

    Voilà une situation où il serait bon de pouvoir faire feu de tout bois. Ce n’est plus possible aujourd’hui. Comment en est-on arrivé là ? Au terme d’un chemin purement dogmatique, estime l’économiste Gaël Giraud, auteur de l’iconoclaste Illusion financière où il démonte différentes idées reçues sur la gestion de la crise. L’idée qui va avec ce choix est la vieille défiance toujours en vigueur à l’égard du laxisme supposé des dirigeants politiques vis-à-vis de la création monétaire.

    De même que l’on soupçonnait autrefois les rois de jouer les faux-monnayeurs pour financer leurs excès, le politique, une fois élu, est suspect de vouloir utiliser à son seul profit le pouvoir de création monétaire. En France, une loi de 1973 a rendu extrêmement difficile pour l’Etat de bénéficier directement des avances de la Banque de France, anticipant en quelque sorte le fonctionnement européen actuel où la BCE n’a pas l’autorisation d’acheter sur le marché primaire d’émission (le marché des émissions à l’origine, par opposition aux échanges ultérieurs de titres) les titres de dettes émis par les Etats. L’Allemagne partage le même état d’esprit sur la question.

    Idées neuves ?

    Peut-on sortir de cette situation de dépendance ? On voit mal les Européens se mettre d’accord pour donner à la BCE la capacité de monétiser leur dette. La France autant que l’Allemagne y sont opposées. Changer, néanmoins, est nécessaire, estime Gaël Giraud, pour la bonne raison que le principe de la responsabilité de la création monétaire intégralement confiée aux acteurs privés que sont les banques a d’ores et déjà montré ses limites. Celles-ci prêtent trop lorsque l’optimisme règne, nourrissant ainsi les gigantesques bulles immobilières et financières des dernières années, mais elles ne prêtent plus assez, par aversion au risque, lorsque l’économie en aurait le plus besoin, comme aujourd’hui.

    L’impossibilité pour la BCE de financer directement les Etats, alliée à un coefficient de réserves obligatoires voisin de zéro accordé aux banques équivaut à avoir privatisé la monnaie, et l’expérience de ces dernières années montre que ce n’est pas satisfaisant”, résume Gaël Giraud. Tombé à 1 %, le niveau des réserves que doivent constituer les banques privées auprès de la BCE en face des crédits qu’elles accordent aux particuliers et aux entreprises, leur laisse toute la responsabilité de la création monétaire.

    A l’autre extrême, remettre la création monétaire sous contrôle public consisterait à appliquer les conseils d’un Maurice Allais, d’un Irving Fisher ou d’un Milton Friedman jeune, en relevant le ratio de réserves à 100 %, retirant du même coup aux banques tout pouvoir de création monétaire. “Le seul pays à utiliser la technique d’un ratio contracyclique est actuellement la Chine qui tente de dégonfler sa bulle immobilière en augmentant le fameux coefficient de réserve de manière à dissuader ses banques de distribuer des crédits à foison, note Gaël Giraud. On ne sait pas encore si cela fonctionne.” Son idée à lui, dans la lignée d’un Karl Polanyi ou, plus récemment, des travaux d’Elinor Ostrom, est de faire de la monnaie, comme du travail et des ressources naturelles, un bien commun, qui ne puisse être accaparé ni par la puissance publique ni par les intérêts privés.

    En pratique, dans la situation actuelle, cela consisterait notamment à donner à une BCE soumise à nouveau au pouvoir politique des capacités de pilotage contracyclique des ratios de réserve obligatoires en vue de limiter la privatisation de la monnaie. Gaël Giraud penche aussi pour un euro changé en “monnaie commune” : l’euro serait conservé uniquement pour les transactions extérieures à la zone euro, chacun récupérant sa monnaie nationale pour les transactions intra-zone, assortie d’un taux de change ajustable au terme de décisions politiques.

    On imagine la Grèce et l’Italie bénéficier de véritables ballons d’oxygène grâce à ce type d’ajustements monétaires. L’Allemagne, en revanche, n’y a pas d’intérêt direct puisque son avantage compétitif serait réduit à néant par l’appréciation de sa monnaie vis-à-vis de ses concurrents européens. Une fois encore, c’est seulement au bord du gouffre, en cas d’un éclatement de l’euro par exemple, que de telles solutions pourraient monter en puissance.

    Le nouvel Economiste  http://fortune.fdesouche.com/

  • L’ASL quitte le sol syrien pour l’Europe !

    IRIB- Il y a des signes qui ne trompent pas ! Selon le site libanais, Khabar press, des centaines de membres de la milice ASL sont en train de quitter le territoire syrien pour les pays européens.
    ” Les avancées fulgurantes de l’armée arabe syrienne d’une part et l’emprise d’Al-Nosra et d’autres groupes takfiris sur l’ASL de l’autre, ont poussé des dizaines de commandants de l’Armée syrienne libre à quitter les régions nord de la Syrie et partir via la Turquie en Europe”. “Ces gens là échappent les réglements de compte des takfiris et le feu nourri de l’armée syrienne, ajoute le site qui souligne une hausse sensible des demandes d’asile politique formulées par les membres de l’ASL auprès des services d’immigration des pays européens dont l’Allemagne. Le site fait une remarque digne d’intérêt : l’Arabie saoudite comme certains autres pays du golfe Persique ont bien financé et soutenu l’ASL mais ils refusent d’en accueillir sur leur sol les membres. Il en va de même pour les réfugiés syriens. De ce fait les combattants de l’ASL trouvent en Europe une contrée plus sûre et plus digne de confiance. “Cette information est diffusée alors que le ministre allemand de l’Intérieur a récemment reconnu la présence des extrémistes salafistes allemands en Syrie et s’est inquiété que ces “éléments ne se transforment pas en une menace contre l’Allemagne dès leur retour”.

    Source…  http://fr.altermedia.info

  • L'Eglise catholique est persécutée

    et les évêques dénoncent des actes « inhumains et honteux » et accusent les autorités d’inertie. Cela se passe en Tanzanie : 

    "L'Eglise catholique tanzanienne, dans une déclaration lue aux fidèles durant la messe du dimanche 19 mai, se dit persécutée par un groupe de musulmans et accuse le gouvernement d'inertie à l’égard de ceux qui la menacent ou l'attaquent.
     
    Ce texte de la conférence épiscopale fait suite à l'attentat qui a fait trois morts et une soixantaine de blessés le 5 mai dernier parmi les fidèles à l'église Saint-Joseph-Le-Travailleur d'Olasiti, à Arusha (nord). Moins de cinq mois auparavant, le jour de Noël, un prêtre catholique avait été abattu devant son église dans l'archipel de Zanzibar.
     
    « Divers signes précurseurs avaient annoncé ces actes inhumains, sauvages, honteux et indignes de notre pays », affirment les évêques en citant dépliants, tracts, articles de journaux ou émissions de radio  « menaçant l'église et ses responsables ».

    « Ces attaques s'inscrivent sans doute dans le cadre de ces maux planifiés par ceux-là qui ne veulent pas du bien à l'église », déclare la conférence épiscopale.

    Selon le texte, des musulmans ont déclaré lors d'une réunion le 15 janvier 2011à Dar-es-Salaam, la capitale économique, que le pays était « dirigé de façon chrétienne ». Le groupe a même demandé, selon le texte, « la fermeture de la représentation du Vatican », en Tanzanie.

    « Ce qui est très pénible pour nous, c'est que notre gouvernement n'a jamais condamné les revendications et les accusations de ces gens-là, pas plus qu'il ne les a arrêtés », poursuit les évêques dans leur déclaration écrite en swahili" (suite).

    Lahire  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Eric Zemmour : Bachar al-Assad, le revenant

    « C’est la défaite de Sarkozy, la défaite de BHL… »

  • Olivier Delamarche : « On assiste en direct à la mort du Japon »

    Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 21 mai 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur.

    « On assiste en direct au décès du Japon et tout le monde se réjouit. Ça se paiera dans un bain de sang. Ça va se traduire par un effondrement total de la monnaie, la République de Weimar au Japon. Bernanke est obligé de continuer les QE, s’il arrête ça sera un effondrement économique. »

  • Bouteflika est-il mort ? Vent de panique en Algérie

    À un an de la présidentielle, le chef de l’Etat algérien de 76 ans avait été transporté le 27 avril à l’hôpital militaire parisien du Val de Grâce à la suite d’un accident vasculaire-cérébral.
    Passons sur ce paradoxe, pour cet ancien terroriste anti-français, de venir se faire soigner chez la méchante colonisatrice en méprisant donc les hôpitaux de sa province devenue indépendante : c’est monnaie courante chez les anciens du FLN…

    Cela dit, en l’absence de bulletins de santé la presse algérienne s’interroge chaque jour, avec prudence, sur ce sujet tabou.
    Et puisque les autorités présentent l’accident de santé de Bouteflika comme un « petit AVC » : la durée de son hospitalisation (bientôt 4 semaines) n’est que plus étonnante.

    Les rumeurs courent donc dans la rue algérienne, et notamment celle selon laquelle Bouteflika serait mort.
    Selon une de nos sources, les Algériens « ont constaté lors de leurs déplacements des barrages militaires tous les 10 km au plus, ce qui est inhabituel selon eux. De même, aucun défilé militaire ni festivité n auraient eu lieu le 1er mai alors que c est la coutume. »
    « Selon eux les barbus seraient prêts à s emparer du pouvoir avec toutes les conséquences que cela impliquerait sur les banlieues françaises.
    Ils craignent une révolution sanglante sur place. »

    Par ailleurs, selon des médias espagnols, 500 marines US avec 8 chasseurs bombardiers sont arrivés sur leurs côtes sud et se préparent à intervenir pour récupérer leurs ressortissants en Algérie, où une guerre civile et un putsch seraient possibles, voire probables.
    Un gros afflux d’immigrés vers l’Espagne et la France serait alors à craindre…

    http://www.contre-info.com/

  • La fin de la croissance : le pétrole montré du doigt

    Non seulement la croissance économique des années 2000 est chose du passé, mais la fin du pétrole à rabais aura un impact significatif sur l’économie en général et la mondialisation en particulier. C’est la thèse soutenue par l’économiste Jeff Rubin, lors de son passage jeudi [16 mai 2013] à Montréal.

    La statistique est probante : en l’an 2000, la facture d’essence mondiale était de 800 milliards de dollars par année. Aujourd’hui, elle avoisine les 3.000 milliards de dollars, calcule Jeff Rubin, qui était de passage à Fintech Montréal jeudi [16 mai 2013] pour livrer les conclusions de son deuxième essai The End of Growth (La Fin de la croissance).

    Jeff Rubin a quitté la CIBC en 2009 après qu’on lui eût refusé la permission d’écrire son premier best-seller, Why Your World Is About to Get a Whole Lot Smaller : Oil and the End of Globalization.

    Dans ses deux bouquins, il analyse les mutations profondes que subiront les économies du monde dont la croissance a été portée, pour l’essentiel, par le pétrole à rabais.
    Qu’on en juge : « en moyenne, dans les quatre dernières décennies, une augmentation de 1 % de la consommation de pétrole a engendré une croissance de 2 % du PIB mondial », écrit Jeff Rubin dans son dernier essai.

    Lors du premier choc pétrolier, en 1973, l’OPEP a fermé les vannes et retranché 8 % de l’inventaire mondial d’or noir. L’année suivante, le PIB réel américain a chuté de 2,5 %. En ces temps de morosité économique, alors que les politiques de stimulation de la croissance économique ne fonctionnent pas, soutient Jeff Rubin, selon qui « un baril de pétrole dans les trois chiffres affecte la croissance économique de façon importante ».

    On a tendance à sous-estimer l’importance du pétrole dans l’économie mondiale, plaide l’économiste. « Alors que les pays sont pris à la gorge par de hauts niveaux d’endettement qui leur coûtent très cher », l’augmentation des coûts énergétiques peut avoir des conséquences catastrophiques.

    « Un tiers de la consommation de pétrole est consacrée au transport », explique Jeff Rubin. Un baril passant de 20 dollars à 100 dollars est certain d’influencer le prix des marchandises, des transports, d’avoir des impacts sur la balance commerciale des pays et sur la consommation domestique.

    Jeff Rubin cite des analyses de l’Agence internationale de l’énergie qui sonnent l’alarme : « les ménages dépensent autant en énergie que lors des chocs pétroliers passés ». Et il n’y a pas de choc pétrolier présentement.

    « En 1973, le président Nixon, pour mitiger l’impact de la hausse du prix de l’essence, a imposé la limite de vitesse de 110 km/h (55 miles à l’heure) pour réduire la consommation d’essence », relate Jeff Rubin, selon qui une hausse des prix du pétrole est l’équivalent d’imposer une limite de vitesse à l’économie.

    L’impact du baril tarifé dans les trois chiffres est profond : « Toute la délocalisation perd de son attrait économique. Si l’avantage d’importer une tonne de fer de Chine est réduit à néant pas la hausse des prix à la pompe, elle ne serait pas étonnant qu’on rapatrie des emplois manufacturiers. »

    La même chose vaut pour l’agriculture, un secteur de haute consommation énergétique. « Importer des ailes de poulet congelées devient un non sens économique. » Tout comme les exportations canadiennes de blé, ou de porc.

    « L’étalement urbain était fonction des bas prix de l’essence, on verra une densification des villes. » Et peut-être même un retour de l’agriculture dans les banlieues, postule Jeff Rubin, ajoutant qu’en Amérique du moins, il faut apprendre à ne plus définir le bonheur par la consommation d’énergie par tête de pipe.

    Ses critiques font souvent valoir que Jeff Rubin omet d’accorder de l’importance aux autres sources d’énergie ou à l’importance de la technologie. « Le fait est que le pétrole est magique : nous n’avons pas encore trouvé une substance qui contient autant d’énergie facile à utiliser et à conserver, à si peu de frais. »

    Enfin, l’économiste se réjouit de ce que la hausse des prix du pétrole aura l’avantage de réduire les émissions de CO2, récemment documentées comme ayant atteint le seuil critique pour le climat planétaire de 400 parties par million.

    Les Affaires

    Jeff Rubin : la fin de la croissance

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Tensions au sein du gouvernement néerlandais à propos de l’immigration clandestine

    AMSTERDAM (via le site de Lionel Baland) - Aux Pays-Bas, la politique d’asile et de détention des étrangers provoque des tensions au sein du gouvernement regroupant le VVD (Parti libéral de droite) et le PvdA (Parti travailliste). Lors du congrès du PvdA qui s’est déroulé il y a quelques semaines, le parti s’est déclaré presque à l’unanimité contre le fait que le fait d’être un immigré clandestin devienne légalement punissable.

    Pourtant, le fait de rendre la clandestinité juridiquement punissable a été inscrit dans l’accord de gouvernement. Pour le PvdA, cette mesure est seulement le symbole de la volonté d’une politique plus stricte en matière d’immigration.

    Les partis d’opposition, parmi lesquels le PVV de Geert Wilders, ne sont pas content car le VVD et le PvdA refusent l’organisation d’un débat sur le sujet à la Chambre.

    http://fr.novopress.info/