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international - Page 1411

  • L’idéologie du genre : une anthropologie destructrice de l’identité

    « On ne naît pas femme, on le devient ».
    Ce postulat édicté, dès 1949, par Simone de Beauvoir, véritable symbole de la féminisation extrémiste, est devenu la pierre d’angle de l’idéologie du genre (gender, pour les Américains).
    En 2012, Polémia a publié plusieurs articles condamnant bien évidemment ce « lyssenkisme pédagogique » introduit dans les manuels scolaires. On trouvera les titres renvoyant auxdits articles en bas de page.
    La polémique, ouverte au moment de la rentrée scolaire de septembre dernier, s’est quelque peu apaisée, mais le « mariage pour tous », invention diabolique du gouvernement socialiste, a relancé la diatribe, avec les contre-manifestations que l’on sait de janvier et de mars.
    Abbon, contributeur, hélas irrégulier, de Polémia revient sur cette « théorie » qui, associée au « mariage pour tous », au mondialisme, à l’avortement, à l’homosexualité, à la PMA et à l’adoption mode socialo-homosexuelle, contribue à cette offensive d’humiliation de l’homme. polemia
    On sait que le mariage homosexuel, présenté par le gouvernement comme « le mariage pour tous » émane de l’idéologie du genre, concoctée dans le dernier tiers du XXe siècle par les universités américaines sous le nom de gender et importée chez nous par les instances de l’Union européenne dont elle inspire largement les directives. Mais connaissons-nous toutes les implications de cet ensemble de représentations collectives, inspiratrices des lois plus ou moins récentes sur la contraception, l’avortement ou la répression de l’homophobie ? Il vaut la peine d’étudier de près les origines et la doctrine constitutive d’une idéologie dont les implications transforment peu à peu nos existences sans que nous en soyons toujours pleinement conscients.

    Une anthropologie révolutionnaire
    À la base, l’idéologie du genre se présente comme une anthropologie révolutionnaire niant l’altérité sexuelle.Tirant la conséquence des conquêtes du féminisme qui ont ouvert aux femmes des possibilités de promotion jusque-là réservées aux hommes, Judith Butler et ses émules en déduisent  l’identité entre hommes et femmes, prétendant que les sexes sont de simples « constructions sociales » n’ayant d’autre fin que de justifier la domination des mâles. La notion d’égalité en droit qui inspirait le féminisme traditionnel est ici sublimée en revendication de similitude, sous prétexte que la différence des sexes a trop longtemps servi d’argument pour justifier la discrimination et l’assujettissement des femmes. Ainsi peut-on lire dans l’ouvrage phare de ce néo-féminisme radical : « Homme et masculin pourraient aussi bien désigner un corps féminin qu’un corps masculin ; femme et féminin autant un corps masculin qu’un corps féminin » (1). La division immémoriale de l’humanité entre hommes et femmes ne devrait donc rien à la nature mais tout à la culture et pourrait être éradiquée par l’action révolutionnaire. S’inspirant de la célèbre citation de Simone de Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient », les néo-féministes radicales soutiennent que chacun peut s’inventer lui-même homme ou femme selon le rôle social ou l’orientation sexuelle de son choix, en dehors de tout déterminisme physique .D’après Monica Wittig, « Il s’agit de détruire le sexe pour accéder au statut d’homme universel » (2). Aussi devrait-on rejeter le terme de sexe pour le remplacer par celui de genre, plus neutre, désignant l’homme nouveau d’un ordre nouveau.
    On perçoit ici la nature idéologique de cette doctrine qui, poussant jusqu’à l’absurde la logique de l’idée, aboutit au déni du réel, ne laissant d’autre issue qu’un constructivisme abusif, au nom d’un messianisme délirant. Elle partage avec la gnose antique une haine de la création conduisant à un progressisme prométhéen, plus radical que le communisme dont le programme visait la suppression de la propriété privée : il est question, dans l’idéologie du genre, de rien moins que de transformer l’homme.

    L’ennemie de la famille et de la religion
    Contrairement aux idéologies qui ont assombri le XXe siècle, le genre ne se réclame pas de la science, dont les récentes découvertes touchant les chromosomes XX féminins et XY masculins, ou les hormones mâles et femelles, ou encore le phénotype déterminant les organes de la reproduction n’apporteraient qu’un démenti à son propos. L’idéologie de la désexualisation de l’humain procède d’une démarche purement philosophique apparentée à l’école de la déconstruction popularisée par Derrida et Michel Foucaud. Ces penseurs spéculaient sur un réel social fluide, sujet à perpétuelle contestation car toujours soupçonné de compromission avec le pouvoir, qui serait maléfique par définition. Ainsi la famille patriarcale, théoriquement conçue chez saint Paul comme un foyer d’amour dans une perspective chrétienne, se voit contestée en tant que matrice de toutes les oppressions, le pouvoir du mari préfigurant celui du patron. La lutte des sexes serait le prélude à la lutte des classes : thèse formulée par Engels en 1884.
    S’attaquant à la famille, comme tous les totalitarismes qui l’ont précédée, l’idéologie du genre prend nécessairement pour cible la religion, fondatrice de l’institution du mariage et garante de la pérennité familiale. L’Eglise catholique est particulièrement visée sous l’accusation de propager une morale sexuelle : sacrilège pour des genderistes concevant la liberté sexuelle comme le paradigme de toute liberté ! Leur acharnement ne vient pas seulement de ce que les prêtres valorisent la vertu de chasteté, il est peut-être plus motivé encore par la condamnation de l’homosexualité que le catéchisme qualifie de comportement intrinsèquement désordonné.
    Nous touchons là un point nodal de l’idéologie du genre : puisqu’il n’existe ni dualité des sexes ni tabou sexuel, l’idéologie du genre en déduit l’équivalence des orientations sexuelles. Aussi le nouveau féminisme radical, qui n’a plus beaucoup de rapport avec le féminisme d’autrefois, uniquement préoccupé d’égalité entre hommes et femmes, cible-t-il prioritairement son action revendicative sur la parité des hétérosexuels et des homosexuels. Cette croisade d’un type nouveau suscite des raffinements de distinctions sexologiques portant le nombre de pratiques sexuelles à cinq, toutes aussi légitimes les unes que les autres, si bien que la bonne vieille hétérosexualité de nos ancêtres en vient à paraître bien minoritaire face aux homosexuels féminins, aux homosexuels masculins, aux bisexuels et aux transsexuels. Bravant l’étonnement du vulgaire face à une théorie focalisée sur les intérêts d’infimes minorités de l’espèce humaine, les tenants de l’idéologie du genre lui ont accolé le terme de « queer theory ». Ces revendications portent sur les moyens de normaliser l’homosexualité : par la répression de l’homophobie, la reconnaissance légale du mariage des couples invertis, enfin, l’encouragement aux techniques destinées à pallier la stérilité des couples de même sexe (procréation assistée comportant fécondation in vitro grâce aux donneurs de sperme et d’ovule, gestation pour autrui, en attendant l’utérus artificiel qui n’est pas encore au point). Ces pratiques, hasardeuses et coûteuses, génèrent une nouvelle forme de prostitution et de marchandisation du sexe avec le recours à des mères porteuses payées et les ventes de sperme ou d’ovule. La légalisation du mariage homosexuel entraîne par ailleurs un bouleversement du Code civil du fait qu’il brouille la filiation en raison de la banalisation des familles à deux mères et un père virtuel, ou à deux pères et une ou deux mères, ces termes devant désormais être remplacés par celui de parent.

    Les paradoxes du genre
    On ne peut manquer d’être frappé par l’attitude paradoxale des tenants de l’idéologie du genre qui, d’une part, se mobilisent pour assurer la fécondité des paires homosexuelles, et, d’autre part, militent pour la contraception et l’avortement quand il s’agit de couples hétérosexuels. Les idéologues du genre s’efforcent de déconstruire la maternité, comme ils s’efforcent de déconstruire le mariage, niant l’existence de l’instinct maternel à l’instar de Madame Badinter, laquelle prétend que l’amour maternel est d’invention récente. La grossesse et l’allaitement, en effet, singularisent outrageusement les femmes dans une humanité que les genderistes rêvent uniforme et homogène. Leur propagande, présentant l’avortement comme un droit au nom d’un individualisme confinant au nihilisme, s’est peu à peu imposée à l’Union européenne dont les 27 Etats ont presque tous adopté des lois autorisant le meurtre des enfants à naître « dépourvus de projet parental », en dépit des dégâts psychiques et physiques induits sur la mère.
    Autre paradoxe : les genderistes n’ont pas de mots assez durs pour stigmatiser l’Eglise, accusée de discriminer et d’asservir les femmes, alors que nulle religion au monde n’a porté à un aussi haut degré la dignité des femmes dans leur spécificité, notamment par le culte de la Vierge Marie, mais elles restent muettes devant le traitement que l’islam inflige aux femmes ainsi, d’ailleurs, qu’aux homosexuels, férocement réprimés en pays de chariah. L’infériorité de la femme est pour le musulman un dogme incontournable inscrit dans le Coran (Sourate IV, verset 34) et dans de nombreux hadiths ; il figure même dans la Déclaration des droits de l’homme musulman rédigée au Caire en 1990 sous l’égide de la Conférence islamique, ce qui laisse peu augurer d’une évolution du monde musulman sur ce point. Cette base théologique justifie la condition d’éternelle mineure de la musulmane, laquelle n’échappe jamais à la tutelle masculine, qu’il s’agisse de son père – lequel la marie autoritairement, à un âge précoce – ou qu’il s’agisse de son époux, voire de son fils en cas de veuvage. La polygamie, catastrophique pour l’éducation des enfants, la répudiation arbitraire par le mari, la lapidation des femmes accusées d’adultère qui ne peuvent guère se justifier devant des cadis attachant à leur témoignage une valeur deux fois moindre qu’à celui des hommes, figurent parmi les innombrables brimades infligées à la musulmane dont l’infériorité est symbolisée par le port du voile, « cette étoile jaune de la condition féminine », selon l’expression de l’Iranienne Djavat Tchadortt. En définitive, la femme musulmane, frappée d’impureté à partir de la puberté, n’est valorisée que par la maternité que l’islam instrumentalise en vue du djihad. La déclaration adressée à l’ONU de Boumedienne aux diplomates occidentaux est sans équivoque : « Nous vous conquérerons par les ventres de nos femmes. » Cette menace s’inscrit dans une longue tradition dont un hadith fait foi : « Epousez des femmes aimantes et fécondes : je veux par vous dépasser les nations en nombre. »

    Idéologie du genre et mondialisme : même combat
    L’indulgence des néo-féministes radicales pour l’islam n’est paradoxale qu’en apparence. Si l’on creuse l’analyse, on s’aperçoit que le genre s’intègre dans un complexe idéologique où l’antiracisme joue un rôle déterminant ; il obéit à une métapolitique de la diversité qui interdit la discrimination entre hommes et femmes, entre hétérosexuels et homosexuels, entre immigrés et autochtones. Le drapeau arc-en-ciel symbolise le nouvel idéal qui veut juxtaposer sans exclusive les communautés, s’interdisant de les unifier autoritairement dans le cadre d’une nation ou d’un Etat. Cette métapolitique aboutit au cosmopolitisme assignant à tout individu les mêmes droits, où qu’il soit, quelle que soit son origine ethnique et son orientation sexuelle, dans un monde abolissant la distinction entre l’étranger et le citoyen de souche, où, à terme, les Etats seraient abolis. On désigne aussi cette nébuleuse idéologique du mot de « mondialisme » défini par le Robert comme « une approche des problèmes  politiques, économiques, sociaux dans une optique mondiale et non nationale ». Telle est bien, en définitive, la logique de l’idéologie post-féministe du genre qui favorise la stérilité des Occidentaux mais ferme les yeux sur le natalisme des immigrés : elle apparaît ainsi comme le meilleur agent du « grand remplacement », terme par lequel Renaud Camus désigne l’entreprise mondialiste de destruction des nations par l’immigration-invasion de manière à faciliter la gouvernance de l’hyperclasse mondiale sur des populations réduites à l’état de consommateurs interchangeables, esseulés, privés d’identité, d’histoire, de repères moraux et donc d’ambition politique. Un « meilleur des mondes » dont Aldous Huxley nous a offert la terrifiante anticipation. Nous avons bien des raisons de contester la politique de l’Union européenne, laboratoire du mondialisme, dont une directive concerne, pour la France, le mariage homosexuel : aujourd’hui comme dans un passé qui n’est pas si lointain, l’UE prétend nous imposer la pseudo-éthique du genre dont les conséquences pourraient conduire à des lendemains qui déchantent, car, selon l’avertissement de Roland Hureaux, « l’idéologie est la plus grave maladie qui puisse affecter le politique » (3).
     Abbon 3/04/2013 http://www.polemia.com
    Notes:
    1)      Judith Butler, Gender Trouble and the Subversion of Identity, New York, 1991.
    2)      Monica Wittig, La Pensée straight, Paris, 2001.
    3)      Roland Hureaux, Les hauteurs béantes de l’Europe, 1999.

    Voir aussi :

     Luc Chatel, Judith Butler et Eric Fassin, prix Lyssenko 2012 pour la promotion de la théorie du genre
    Théorie du genre : Différence sexuée et orientation sexuelle, ne pas tout confondre
    Contre la théorie du genre au baccalauréat
    Rentrée des classes : histoire, morale, shoah, théorie du genre, le point sur les problèmes de fond
    Théorie du genre : destituer l’homme de son humanité
    Quand le marché sacralise les déviances
    Mariage homo et déconstruction de l’homme
    Mais où sont passés les garçons? 

  • Les services secrets britanniques dominent le commerce de la drogue

    [Article de Laurent Glauzy en exclusitivé pour Contre-info]

    Le commerce de la drogue est dominé et géré à l’échelle mondiale par les agences d’espionnage. Dans cette activité illicite et criminelle, l’Intelligence britannique règne en souveraine. Le M15 et le MI-6 contrôlent avec la City de Londres plusieurs agences d’espionnage à l’instar de la CIA et du MOSSAD.

    Entre 1995 et 1999, James Casbolt travaille pour le MI-6 dans des opérations occultes de trafics de cocaïne avec l’Armée républicaine irlandaise (IRA) et le MOSSAD. Les propos de cet ancien agent sont d’autant plus fondés que son père Peter Casbolt servait le MI-6 et travaillait avec la CIA et la Mafia italienne dans les réseaux internationaux de cocaïne.

    Dans son livre Agent Buried Alive (agent enterré vif), paru en 2008, James Casbolt, ancien commandant des services d’espionnage britanniques explique que la distinction de tous ces groupes est à tel point nuancée que l’on trouve in fine un groupe unique travaillant aux mêmes objectifs. James Casbold certifie : « Nous étions des marionnettes dont les cordes étaient tirées par des marionnettistes à l’échelle planétaire. Leur siège se situait à la City »[1] [2]. Il souligne que la CIA a importé la majeure partie de la drogue en Amérique dans les années 1950, et qu’elle œuvre aux ordres de l’espionnage britannique. Pour sa part, le MI-6 aurait introduit 90 % de la drogue en Grande-Bretagne. L’agence de renseignement américaine a été créée à cet effet en 1947. James Casbold explique qu’elle dépend de la City et des familles aristocratiques composant l’élite mondiale, à savoir les Rothschild et les Windsor.

    Toujours selon James Casbold, ces opérations sont réalisées par le biais de structures terroristes. Car le MI-6 importe l’héroïne du Moyen-Orient, la cocaïne de l’Amérique du Sud et le cannabis du Maroc. Dans les années 1950, l’Intelligence britannique produit le LSD au sein du Tavistock Institute de Londres[3]. Dans les années 1960, le MI-6 et la CIA utilisent ce psychotrope hallucinogène pour transformer une jeunesse rebelle en des sujets défoncés et pacifistes, incapables de mener une vraie révolution.

    Le Dr Timothy Leary, le gourou du LSD des années 1960, est un tireur de ficelles entre les mains de la CIA. Les fonds monétaires et la drogue pour la recherche de Leary proviennent de la CIA. Leary témoigne que Cord Meyer, un des responsables de la CIA, subventionnait la contre-culture du LSD dans les années 1960, afin d’opérer un changement culturel radical. James Cosbald rapporte qu’en 1998 le MI-5 a envoyé à son père trois mille doses de LSD sur du papier buvard frappé de la représentation du drapeau européen. En guise de discrétion, le LSD est d’ailleurs appelé « Europa ». L’agent qui en a effectué le transport, travaillait pour une entreprise du gouvernement.

    Le trafic mondial de la drogue constitue une manne d’au moins 500 milliards de livres par an, en plus du pétrole et de l’armement. Ces trois activités seraient-elles sous la coupe des mafias, des Etats ou des agences de renseignement ? Le 5 août 2008, le patron de la mafia américaine John Gotti est arrêté et emprisonné suite à des accusations d’implication dans un énorme trafic de cocaïne et pour les meurtres de trois hommes. Lors de son procès, il expose : « Non, nous ne pouvons pas rivaliser avec le gouvernement ».

    Pour James Casbold, il s’agit d’une demi-vérité parce que la mafia et la CIA, au niveau le plus élevé, constituent un seul groupe profitant du commerce de la drogue. Il soutient que les capitaux de la drogue du MI-6 sont notamment recyclés par la Banque d’Angleterre, la Barclays Bank et d’autres entreprises en lien avec des familles princières hors de tout soupçon. Cette réalité est également dénoncée par l’écrivain néerlandais Robin de Ruiter, dans Les 13 lignées sataniques, publié en 2012.

    L’argent de la drogue passe de compte en compte jusqu’a ce que son origine se perde dans un entrelacs de transactions. « L’argent de la drogue sort plus propre, mais non totalement blanc. Les familles qui gèrent ce buisines, comme les Oppenheimer, utilisent cet argent pour acquérir des diamants. Quand ils sont vendus, l’argent de la drogue devient propre », souligne James Casbold. Il poursuit en argumentant qu’en 1978, le MI-6 et la CIA étaient présents en Amérique du Sud pour étudier les effets du « basuco », « restes ». Cette drogue redoutable, une des plus mortelles, détruit une personne en moins de deux ans. James Casbold constate que le potentiel d’accoutumance est de très loin supérieur à celui de la cocaïne ordinaire. Le MI-6 et la CIA en submergent la Grande-Bretagne et l’Amérique. Deux ans après, en 1980, la Grande-Bretagne et l’Amérique commencent à voir les premiers signes de la diffusion du « basuco » dans la rue.

    Le 23 août 1987, dans une communauté rurale implantée au sud de Little Rock, dans l’Arkansas, deux garçons mineurs, Kevin Ives et Don Henry, sont assassinés : ils sont témoins d’une transaction de cocaïne opérée par la CIA dans un petit aéroport de Mena, dans cet Etat du sud américain. Bill Clinton est alors gouverneur de l’Arkansas. James Casbold développe cet évènement : « A cette époque, Bill Clinton est impliqué [dans cette affaire] avec la CIA. Une valeur de 100 millions de dollars de cocaïne transitait alors par l’aéroport de Mena. La drogue était ensuite écoulée en Grande-Bretagne. (…) Mon père rencontrait des bateaux provenant du Maroc dans la Costa del Sol et transportait les charges de chanvre par camion ».

    Son père est devenu héroïnomane dans les dernières années de sa vie : « Il est mort drogué et pauvre, en prison, dans des circonstances très étranges ». Il avance que « les agences d’espionnage utilisent la drogue comme une arme contre les masses pour faire accepter leur programme sur le long terme : un unique gouvernement mondial, une unique force de police mondiale, œuvre pour laquelle a été désignée l’OTAN, et une population fichée par micro-puce ».

    James Casbold argue que les organismes et les personnalités de ce secteur doivent être démasqués :

    1) Tibor Rosenbaum, agent du MOSSAD, est le directeur de la banque du Crédit international ayant son siège à Genève. Cette banque est le précurseur de la célèbre Banque de crédit et du Commerce international (BCCI). Elle constitue une des principales branches pour le blanchiment de la l’argent de la drogue. La revue Life a présenté la banque de Rosenbaum comme une entreprise de recyclage de l’argent et du crime organisé. Le mafieux américain Meyer Lanksky et Tibor Rosenbaum ont fondé Permindex, l’unité de choc du MI-6 ayant servi dans l’assassinat de John Kennedy.

    2) Robert Vesco, subventionné par la branche suisse des Rothschild, est impliqué dans la connexion américaine collaborant avec le cartel de la drogue de Medellin, en Colombie.

    3) Sir Francis de Guingand, général de l’armée britannique, ancien chef du MI-5 et du MI-6, et qui a vécu en Afrique du Sud, collaborait au commerce de la drogue.

    4) Henry Keswick est le président de Jardine Matheson Holdings Ltd. Fondée en 1832 et ayant son siège à Hong-Kong, cette entreprise participe au commerce de l’opium dans les années 1840. Selon James Casbold, Jardine Matheson Holdings Ltd est à la tête des plus grandes opérations de trafic de drogue se produisant dans le monde. Son frère John Keswick est président de la Banque d’Angleterre.

    5) Sir Martin Wakefield Jacomb, vice président en 1985 de la Barclays Bank, directeur en 1986 du journal The Telegraph (il fut épargné par les mass media. Les agents qui perpétuent ces crimes possèdent la majeure partie des mass media. En Amérique, l’ancien directeur de la CIA, William Casey, fut le président du conseil d’administration de la chaîne ABC).

    6) George Bush Senior, ancien chef de la CIA et 41e Président des Etats-Unis de 1989 à 1993, fut le principal baron de la drogue. Ses interventions conduites en Amérique du Sud contre les Cartels servirent à éliminer toute concurrence. Le journaliste d’investigation Gary Webb, auteur du livre Dark alliance, fut retrouvé mort avec deux impacts de balles derrière la tête. La police conclut à un suicide. Le journaliste avait découvert que les capitaux tirés de la drogue provenaient d’« opérations occultes » servant à financer des projets classifiés « top secret ». Selon Casbold, ces projets incluent la construction de bases souterraines militaires à Dulce dans le Nouveau Mexique, Pine Gap, Snowy Mountains en Australie, Nyala Range en Afrique, à l’ouest de Kindu en Afrique à côté de la frontière égypto-libyenne, au Mont Blanc en Suisse, à Narvik en Scandinavie, sur l’île de Gottland en Suède et en de nombreux autres lieux autour du monde. Des projets servant très certainement à une mise en fonction du Nouvel ordre mondial.

    [1] Egalement ancien du MI-6, le Dr John Coleman, dans sa revue World in Review, explique cette symbiose des services de renseignements internationaux et que l’ancien KGB et la CIA travaillait en collaboration. Il développe la théorie selon laquelle l’organisation des Frères musulmans serait noyauté par la franc-maçonnerie britannique dans le but de contenir le Moyen-Orient dans une situation de sous-développement afin que ses ressources énergétiques continuent à être pillées par la Grande-Bretagne.

    [2] The Guardian du 14/5/09 affirme que les pirates de Somalies appartenant à des réseaux islamistes, attaquent les bateaux étrangers dans le golfe d’Eden et disposent d’un armement et de moyens de communication ultrasophistiqués. Ils disposaient aussi d’informateurs bien placés au sein de la City de Londres (cf. L. Glauzy, Atlas de géopolitique révisée. Chroniques 2003-2010, Editions des Cimes, 2011, p. 301).

    [3] Cf. : Laurent Glauzy, Illuminati : de l’industrie Rock à Walt Disney, les arcanes du satanisme, Maison du Salat, 2012

  • Pour en finir avec la Femen

    Fortes d'une notoriété croissante, les activistes du mouvement Femen prétendent incarner un féminisme d'un nouveau genre. Mais en dépit du bruit médiatique, des constantes demeurent.
    À l'approche de la journée de la femme, qui sera célébrée vendredi prochain (le 8 mars), les activistes féministes du mouvement Femen bénéficient d'une exposition médiatique inédite. France 2 vient de diffuser un film qui leur était consacré, la veille du jour où devait paraître le livre signé de leurs fondatrices ukrainiennes. D'aucuns jugeront leur notoriété inespérée : dans l'Hexagone, elles ne compteraient qu'une quinzaine de militantes, si l'on en croit Menly.
    Complaisances
    Civitas n'a pas manqué de dénoncer la « collusion » que nos confrères entretiendraient avec cette « milice antichrétienne ». Il la dénonce sans relâche, depuis le jour où ses militants s'y sont heurtés. C'était le 18 novembre dernier, à l'occasion d'une manifestation organisée contre le "mariage homo". Très complaisante à l'époque, la classe politique s'est montrée plus réservée après que les "sextrémistes" se furent données en spectacle le 12 février dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. « Les Femen ont probablement perdu leur aura dans cette provocation de trop », a commenté l'abbé Guillaume de Tanoüarn. Seuls 14 % des Français déclareraient approuver leur initiative, « tant sur te mode d'action choisi que sur les idées qu'elles y ont défendues », selon une étude Harris Interactive pour VSD. À l'inverse, 44 % s'y montreraient hostiles à tous points de vue. Confrontées à ce relatif désaveu, les Femen pointent les réactions schizophrènes de nos compatriotes : « Quand les Pussy Riot font un happening dans une église moscovite ou quand Inna coupe une croix orthodoxe à la tronçonneuse à Kiev, ça passe parce que c'est à l'étranger », a déclaré Éloïse Bouton, l'une de leurs militantes, citée par le quotidien Métro. « Ça choque parce qu'on touche à quelque chose qui pose problème », a-t-elle expliqué. Et d'affirmer que « la France n'est pas aussi laïque qu'elle le croit ». « Nous ne nous attaquons pas particulièrement à l'Église », nuance Elvire Duvelle-Charles, dans un entretien accordé à Menly. « Mais on a forcément une réticence envers l'Église parce qu'elle est sexiste, rétrograde, misogyne, en retard sur beaucoup de sujets comme le Pacs ou l'avortement. » De son point de vue, c'est la survivance d'un certain patriarcat qu'il s'agirait d'abattre. « En enlevant nos tee-shirts, nous dénonçons le système machiste de manière bien plus efficace que si nous prononcions de beaux discours », soutient sa camarade Anna Hutsol, citée par Le Journal du dimanche. Vraiment ? Peut-être devrait-elle méditer les résultats des enquêtes d'opinion. Toujours selon le même sondage, « les hommes semblent porter un regard plus positif sur le choix des Femen de manifester seins nus dans Notre-Dame de Paris : 21 % approuvent à la fois le fond et la forme de l'intervention, contre 9 % chez les femmes ». Ces messieurs seraient-ils émoustillés ? Cela n'est pas sans rappeler l'histoire de Phryné, cette hétaïre grecque qui obtint la clémence de ses juges après que son avocat l'eut dénudée devant eux... Par ailleurs, au risque de verser dans la psychologie de comptoir, nous attribuerons à quelque refoulement l'inclination des plus critiques à dénigrer le physique de ces demoiselles...
    Un vieux fantasme
    « On veut donner une autre image de la nudité, laquelle n'est pas destinée qu'à la séduction », poursuit Elvire Duvelle-Charles. Ce serait « le symbole de la femme forte, combattante, vindicative ». Mais cette force propre aux femmes ne procède-t-elle pas précisément, dans une certaine mesure, du désir qu'elles suscitent chez les hommes ? « La nudité est notre armure », explique-t-elle encore. Ce faisant, s'érigeant en guerrière, elle arbore le costume d'une amazone - laquelle hante les fantasmes masculins depuis la nuit des temps, jusqu'aux jeux vidéo les plus récents, où les héroïnes à forte poitrine sont légion. La démarche des Femen s'inscrit d'ailleurs dans une tradition historique. On ne compte plus les causes pour lesquelles des volontaires sont prêts à se déshabiller - de la protection des animaux à la récolte de fonds pour Emmaüs, en passant par le financement d'une association de parents d'élèves... Dans un registre plus militant, on se remémorera les "journées sans soutif", ou l'initiative des Tumultueuses s'exhibant topless dans les piscines de Paris il y a quatre ou cinq ans. Dans les années quatre-vingt, llona Staller, la "Cicciolina", avait même été élue au parlement italien après avoir fait campagne en tenue légère.
    De fait, « l'intimité féminine, dans ce qu'elle a de plus visible, a toujours été l'enjeu de luttes politiques qui mobilisent tout le corps social », comme l'observent Caroline Pochon et Allan Rothschild dans leur ouvrage consacré au « culte des seins ». Les Femen n'ont rien inventé ! « Nous savons que nous ne pouvons changer le monde toutes seules », confesse Elvire Duvelle-Charles. Avec ses congénères, peut-être nous en rappelle-t-elle, paradoxalement la vraie nature, dont les activistes féministes sont prisonnières comme tout un chacun.
    Grégoire Dubost  Action Française 2000 du 7 au 20 mars 2013

  • Le jouet et le Titanic

     

    Le jouet et le Titanic
    Ne pas se faire d’illusion. C’est inutile, douloureux, et vile.
    De la part des « politiques » du mouvement « patriote », l’argument du réalisme est plaisant. On croit que le monde bouge parce qu’on marche.
    Illusion d’optique !
    Marche-t-on vraiment, du reste ? On confond parfois le tapis de course avec le chemin de randonnée. Et le déroulé du paysage n’est parfois, du reste, qu’une projection onirique et pathétique.
    Qu’est-ce que la réalité ?
    Qu’est-ce que la réalité française ?
    La réalité de ceux qui se disent encore « français » ?
    Comment juger de la réalité, sinon d’un point qui lui soit extérieur ?
    Comment juger de choses, sinon à partir d’un point d’optique ?
    Comment appréhender, s’emparer de la réalité, la soulever, sans un levier conceptuel suffisant ?
    La réalité ne se réduit pas à un empirisme que l’on ajuste, tant bien que mal, à un souci programmatique.
    Si l’on demandait à la plupart des Français, en leur détaillant de façon concrète la vérité historique d’un certain état d’existence, sans fioriture ni romantisme - ce qu’a été, un moment, le fait d’être « français » - je parie le rejet dégoûté. Des habitudes anciennes deviendraient vite des tourments.
    Non qu’il faille nécessairement évoquer, pour étayer leur prise de conscience, la relative insuffisance, dans les temps pas si lointains, de ces gadgets qui divertissent notre existence et paraissent donner entièrement raison à Pascal. Le sentiment d’appartenance, a priori, ne prend pas sa source dans la plus ou moins grande quantité d’objets possédés.
    Encore qu’il soit nécessaire de corriger cette assertion. En effet, la quantité, comme le savaient les sages anciens, n’est pas sans déterminer la nature de la qualité, et, éventuellement, son degré d’excellence. Il en aurait été autrement si stoïciens, platoniciens, épicuriens même, et quasi tous les Pères de l’Eglise – à la suite de Jésus – n’avaient prôné une certaine pauvreté de mœurs, un dépouillement matériel, du moins un détachement sincère par rapport aux superfluités de la vie. Le gain, pour celui qui était capable de perdre cette dernière, était une sorte d’éternité, quelle qu’ait pu être la définition qu’on en donnât.
    Toutefois, c’étaient les occupations d’une élite, pourrait-on rétorquer.
    Ce l’est sans doute moins pour le christianisme, qui ambitionne de réformer le peuple, ce que ne prétendaient pas faire les Philosophes grecs et latins.
    A cela, il est aisé de répondre que, pour ce qui concerne le commun des mortels, la nécessité fait souvent vertu. Le dénuement pérenne, qui faisait partie de l’ordre immémorial des choses, et qui a perduré jusqu’à l’avènement de la société de consommation, contraignait, sans qu’on eût à y prendre garde – bien qu’existât une sagesse des nations, pour laquelle l’argent ne faisait pas le bonheur, etc. – au minimum requis pour ce que George Orwell nomme « une vie décente ». Cette existence, bien qu’entachée nécessairement par les défauts inhérents à la nature humaine, se déroulait malgré tout avec un minimum de relations authentiques, de solidarité et de souci des autres, voire de sens politique, civique, d’une conscience qu’il y a des choses qu’il ne faut pas faire, même dans les détails apparemment anodins de la quotidienneté.
    Si cet état de la société, finalement si tranquille, si équilibré par rapport au capharnaüm mondial actuel – et toute personne d’un certain âge est encore capable d’en avoir le souvenir et de mesurer les changements irrémédiables qui se sont produits depuis quarante ans – n’avait pas existé, l’autorité de structures d’ampleur comme l’Eglise ou le parti communiste – sans évoquer celle de l’Etat – n’aurait pas été possible.
    Il fut une époque où ce qui a volé en éclat – la famille, l’Etat, la patrie, la politesse, la pudeur, la sociabilité, la réserve, la fidélité etc. – allait tellement de soi – et même les transgressions en garantissaient la légitimité, tandis que maintenant, les outrages, les profanations, les violations, les provocations sont d’un conformisme bourgeois ! – que l’on en respectait l’esprit, sinon la lettre, sans qu’on eût à se poser trop de questions, comme monsieur Jourdain usait de la prose depuis toujours, sans qu’il en sût rien.
    Il ne s’agit pas de tomber dans le travers, propre aux gens d’un certain âge, de louer le passé et de condamner le présent. Une fois qu’on prend conscience de ce défaut trop humain, on se garde bien d’y tomber. Cependant, les jeunes générations, qui ont suivi les bouleversements sociétaux profonds, parfois comme des cadavres portés par le courant, par la mode, chambardement sans aucune mesure avec ce que l’Histoire nous enseigne – le passage par exemple de l’Antiquité tardive au « moyen âge » fut moins profond que ce qui s’est produit sous nos yeux et dans nos têtes – sont de plus incapables de comprendre ce qu’a pu être le monde d’autrefois. Et cet « autrefois », à l’échelle humaine, n’est que de l’ordre d’un demi-siècle. Mais si l’on porte le regard encore plus loin, vers ce que fut par exemple l’Europe avant la grande boucherie de 14-18, ou bien même encore plus en arrière, avant la révolution industrielle, qui trancha dans la chair de la civilisation occidentale, on ne manquera pas de saisir l’abîme qui séparent des espèces d’humains aussi différentes que le sont celles des animaux.
    Vouloir ressusciter ce monde disparu est propre au phénomène de l’illusion historique. La révolution française a désiré reconstituer l’Antiquité républicaine, dans les faits, elle a achevé le processus civilisationnel qui y mettait fin, par un malentendu épique.
    Laissons les morts enterrer les morts.
    Toute finalité d'une civilisation est de garantir, ou de rendre possible, une "présence", c'est-à-dire une ouverture à l'authenticité de l'existence. L'enjeu actuel, sa gageure, est de déterminer où se situe cette parousia.
    Il faut convenir que la seule réalité qui compte pour tous, c’est la chose tangible qui nous environne, le « Français » tel qu’il est, ou plutôt le consommateur mondialisé, déraciné, américanisé, complètement amnésique.
    L’erreur de ceux qui se rattachent au souvenir d’une patrie désormais désagrégée, c’est de penser qu’un tel désastre est le fruit d’un complot, et comme tel susceptible d’une solution, à condition d’inverser l’orientation de la volonté politique. Or, ils ne prennent pas garde que le discours traditionnel, nationaliste, identitaire, n’est plus qu’une composante d’un patchwork postmoderniste, au même titre que son contraire. Le sentiment d’appartenance est un tout, c’est un fait social organique et holiste, qui ne s’appréhende que rarement – seulement à l’occasion de grands événements historiques, graves et profonds – comme un choix. Et à condition qu'il en existe encore le sol qui le motive. Or, du fait que c’est désormais une option, une « préférence », du même coup, on en saisit toute la vanité, la vacuité.
    Tout, du reste, sans qu’on en explicite la vérité, se présente, réellement, comme si la lutte nationale consistait à préserver, contre l’agression mondialiste et les destructions qu’elle entraîne, une société qui n’a nullement abdiqué les réflexes qui sont justement à l’origine de cette logique mondialiste et libérale. L’argument concret, pour le Français lambda, c’est de défendre la possession et l’usage de ses gadgets préférés, qu’une société injuste, minée par le chômage et la précarité, tente de lui enlever.
    Poser le problème en ces termes est répondre à la question sur les virtualités d’un combat authentiquement révolutionnaire.
    Le plus plausible est que les voix iront à ceux qui assureront – sans peut-être y parvenir, car nous sommes dorénavant dans le règne fatal de la destruction universelle – préserver encore quelques lustres la jouissance de gadgets aussi inutiles qu’un jouet sur le Titanic.
    Claude Bourrinet http://www.voxnr.com
  • Le “Monsanto act” met les OGM au-dessus de la loi aux Etats-Unis

    C’est un amendement discret glissé dans une loi budgétaire pour l’agriculture aux Etats-Unis, mais il provoque scandale et stupéfaction chez les défenseurs de l’environnement et les ennemis des OGM : la justice américaine ne pourra plus s’opposer aux mises en culture de plantes génétiquement modifiées, même si elles n’ont pas reçu d’homologation et sont de ce fait illégales.

    Que dit l’article 735 de ce texte de loi, affublé du surnom de “Monsanto Protection Act” et désormais voté par le Congrès et approuvé par le président Barack Obama ? Que “dans le cas où une décision [d'autorisation de culture] est ou a été invalidée ou annulée, le ministère de l’agriculture doit (…), sur simple demande d’un cultivateur, d’un exploitant agricole ou d’un producteur, accorder immédiatement une autorisation ou une dérogation temporaire.” Ce dans le but de “s’assurer que les cultivateurs ou d’autres acteurs sont en mesure de déplacer, planter, cultiver, introduire dans le commerce” les semences en question et les cultures qui en sont issues.

    Pour Greenpeace Canada, “la signature de cette loi par le président Obama ne permettra plus aux tribunaux américains d’empêcher la vente et la plantation de plantes OGM même si elles n’ont pas été approuvées par le processus pourtant déjà laxiste des autorisations et quelles que soient les conséquences pour l’environnement ou la santé”.

    Les ONG soupçonnent le sénateur républicain du Missouri, Roy Blunt, décrit par le magazine Mother Jones, le 4 avril, comme “l’homme de Monsanto à Washington”, d’être l’auteur de cet amendement. D’autres élus ont tenté de s’opposer au texte, comme le sénateur démocrate du Monatana Jon Tester. Selon lui, par cette loi, le gouvernement contraint son propre ministère de l’agriculture à “ignorer une décision d’un tribunal qui interdise la plantation de cultures OGM parce qu’elles sont illégales”. Une autre sénatrice démocrate, Barbara Mikulski (Maryland), a présenté des excuses publiques pour l’adoption de cette loi.

    LA CRAINTE D’UN DANGEREUX PRÉCÉDENT

    La mesure a révolté les milieux démocrates et écologistes – une pétition baptisée “Food Democracy Now” a déjà recueilli 250 000 signatures. Mais le très droitier Tea Party a lui aussi fait part de sa colère face à une opération de lobbying qui fausse la libre concurrence. Les entreprises devraient “respecter les règles du libre-marché comme tout le monde, au lieu de recruter des lobbyistes pour réécrire les règles à leur profit à Washington”, écrit ainsi le think tank conservateur Freedom Works.

    Le “Monsanto Protection Act” est censé n’être que provisoire : la loi dans laquelle il s’inscrit expire en principe au mois de septembre. Mais les défenseurs de l’environnement craignent que la décision ne crée un dangereux précédent.

    Cette affaire intervient alors que Monsanto, dont les semences alimentent 93% du soja, 88% du coton et 86% du maïs aux Etats-Unis, a annoncé, mercredi 3 avril, une hausse de 22% de ses bénéfices au deuxième trimestre. Et au moment où les Etats-Unis font pression sur l’Europe, dans le cadre de la négociation d’un accord de libre-échange, pour que les Vingt-Sept simplifient leur réglementation en matière d’importation de produits OGM, jugée “inapplicable” et “lourde”, lundi 1er avril par le Bureau au commerce extérieur américain dans un rapport sur les mesures sanitaires dans le monde.

    lemonde.fr  http://fortune.fdesouche.com/

     

  • Pierre Jovanovic "Nous avons pris le chemin de la Grèce" - Avenir de la crise en France

  • Fabrice Robert aux Etats-Unis à l’invitation d’American Renaissance

    WASHINGTON (NOVOpress) -  Fabrice Robert, le président du Bloc identitaire, effectue, depuis vendredi 5 avril et jusqu’au mercredi 10 avril 2013,  une tournée de conférences et de rencontres aux États-Unis.

    Les deux parties importantes du voyage sont la participation de Fabrice Robert au congrès du think tank de défense des Euro-Américains American Renaissance à Nashville (Tennessee), qui a eu lieu de vendredi jusqu’à aujourd’hui – Fabrice Robert est intervenu sur le thème du réveil européen –  et une conférence de presse organisée au sein de la capitale fédérale des États-Unis, Washington.

    http://fr.novopress.info

  • Les Femen contre les femmes

    Les Femen contre les femmes
    Les années trente, avec leur atmosphère politique pourrie, leurs affaires tordues, leurs suicides suspects et un ressentiment populaire qui a pu se traduire par la journée du 6 février 1934 ou les grèves festives de juin 36, ont été largement évoquées pour rendre compte de la montée en puissance actuelle des frustrations collectives et du discrédit d’une caste politique qui semble avoir fait son temps. Mais qui eût cru que les années 68 allaient se rappeler à notre mémoire ? Les temps se télescopent, et c’est bien là peut-être l’un des traits du postmodernisme, dont le mode de fabrication événementielle, bien qu’éphémère et crispé vers l’injonction novatrice, s’apparente à un patchwork, à un montage de signes historiques. L’éclatement sociétal a entraîné un jeu idéologique bariolé plein de réminiscences, comme si ce vintage performatif était susceptible d’engendrer autre chose qu’une répétition dérisoire. C’est ainsi que la faillite d’un Etat annoncerait quelque divine surprise, quand elle n’est qu’une volatilisation, une vaporisation dans la brume opaque de la mondialisation marchande, et, de ce fait, un fantôme irréductible à toute résurrection, du moins nationale, et que les mouvements contestataires miment, même ironiquement, l’agitprop et les grandes manifs, que l’on croyait remisés dans les greniers de l’Histoire récente.

    Les Femen se présentent apparemment comme un archaïsme. Le mouvement féministe, au sortir des années soixante, avait pris des formes provocatrices et festives. Puis il n’avait eu d’autre ambition, dans les années quatre-vingt, que la femme devînt un homme comme les autres. Les revendications, attachées au corps et aux enjeux spécifiquement féminins, ou du moins concernant les femmes au premier chef, comme la contraception, l’avortement, la sexualité etc., paraissaient avoir été entendues, et s’étaient déplacées sur d’autres terrains, comme le travail ou la violence. Cependant, ce qui demeurait, c’était le statut victimaire, commun à d’autres catégories présentées comme des martyrs de la société patriarcale, blanche, occidentale, hétérosexuelle, les immigrés, les homosexuels, les gens de couleur, les enfants etc.

    Le resserrement du maillage planétaire a rapproché les ressentiments, qui ont constitué une espèce d’internationale informelle des frustrations. La revendication fédératrice de tous ces mouvements à caractère identitaire est paradoxalement l’individu. En effet, ces groupes, souvent associés en lobbies ou en minorités agissantes et médiatiques, ont moins pour ambition de transformer solidairement la société que d’octroyer à chacun la liberté absolue dont il serait censé être doté de droit. Le « mariage pour tous » est de fait une noce pour chacun, tant traditions et arguments anthropologiques sont balayés au nom du désir sacré de l’individu.

    C’est peut-être, du reste, ce qui sépare les Femen des féministes des années héroïques, qui se plaçaient volontiers sur un terrain civique, collectif et politique. L’agitation de ces « guerrières » qui nous viennent de l’Est, à l’origine manipulées pour nuire à la Russie et à l’Ukraine, coupables de porter ombrage à la stratégie conquérante des USA, reprend des mots d’ordre anciens, comme la libre disposition de son corps, mais sans la perspective d’ensemble qui donnait à leurs devancières un but apparemment hautement politique, mû par la dynamique réformatrice de la gauche de l’époque.

    Quoiqu’en fait les Femen actuelles soient la vérité des féministes d’antan, et qu’elles achèvent leur trajectoire dans une sorte de cul de sac nihiliste, elles n’affichent pas une appartenance politique bien certaine, sinon, celle, partagée aussi bien par la droite que par la gauche libérale, du mouvement à tout prix. Leur seule logique n’est plus l’avènement d’une société juste, mais l’attribution d’une juste place, c’est-à-dire entière, à ce qu’elles considèrent être leur identité, si tant est que la liberté absolue puisse en être une.

    L’action entreprise dernièrement par trois Femen - deux Françaises et une Tunisienne – devant l’ambassade de Tunisie à Paris, où elles ont brûlé un drapeau prétendument « salafiste », en réalité un drapeau noir barré de la «chahada», la profession de foi des musulmans, en soutien à une jeune Tunisienne, Amina, qui a tenté témérairement d’imiter ces amazones sur la terre africaine, dévoile sans doute plus que ce qu’une telle frénésie provoque sur le moment. Certes, des « répliques » ont eu lieu un peu partout en Europe devant des mosquées ou des représentations diplomatiques tunisiennes, à Berlin, devant la mosquée Ahmadiyya, où six Femen ont scandé "Freedom for women", ou "Fuck islamism", à Kiev, à Milan, à Bruxelles, où cinq Femen, devant la Grande Mosquée, ont crié "Fuck your morals!". L’une de ces dernières a peint sur son corps l’inscription d’Amina : "Mon corps m'appartient, il n'est l'honneur de personne".

    Ce qui frappe d’emblée n’est pas tant un « érotisme », dont on saisira vite les limites, non seulement parce que les seins nus sont devenus, par le truchement de l’industrie pornographique, pour ainsi dire monnaie courante, mais parce que les femmes qui les brandissent en guise d’arme médiatique efficace ont perdu le sens de l’humour qui animait les féministes des années « héroïques », et manifestent une agressivité, qui n’est somme toute que le reflet de la violence dépressive qui s’est emparée de l’ensemble de la société libérale.

    Un autre phénomène, hautement emblématique, est l’usage majoritaire qui est fait de slogans en langue anglaise. Nous l’avons vu avec les exemples d’agitprop cités plus haut. D’autres slogans sont tout aussi symboliques : « Poor because of you » (pauvres à cause de vous); « In gay we trust » (aux gays, nous croyons) ; « nudity is freedom » (la nudité, c’est la liberté) ; « Saudi Arabia take off your clothes » (Arabie saoudite, déshabille-toi). Ce trait linguistique seul suffirait à désigner dans quelle sphère s’enchâsse le mouvement. Un autre slogan attire l’attention d’un Français : « laïcité, liberté ». Il n’est sans doute pas fortuit que le troisième terme de la trinité républicaine : « fraternité », soit absent, comme le premier, « égalité », pour être remplacé par « laïcité », c’est-à-dire, par la haine de la religion et de la tradition sacrée.

    Le déplacement, ou pour mieux dire, le dénivellement du combat politique qui, du terrain sociale, a glissé sur celui des mœurs et des questions sociétales au sens large : écologie, consommation, sexualité, conflits de générations etc., a accompagné, propulsé le nouveau capitalisme, et en a extrait, du moins dans sa modalité spectaculaire, tout ce qui portait la marque de la lutte de classe et des utopies révolutionnaires. La marchandise est devenue le seul horizon pensable, et tout doit s’y adapter, à savoir le désir individualiste et l’intérêt désinhibé. Les distinctions traditionnelles n’ont plus cours, les rôles complémentaires dévolus aux hommes et aux femmes, la différence hiérarchique entre enfants et adultes, entre élèves et maîtres, et l’autorité même du politique sont mis en cause. Reste cette monade contractualisée, prétendument autogérée, libre, alpha et oméga de son sens, s’engendrant seule, se construisant et se déconstruisant.

    Avec une certaine distance, les esprits critiques ont saisi ce qu’avait de perverse la « libération des femmes », comme du reste celle des « jeunes », et de tous ceux qui croyaient détenir quelque légitimité à être un monde à soi-seul. L’ironie a voulu que les femmes, devenant ainsi des hommes comme les autres, eussent à le montrer, c’est-à-dire à partager l’exploitation que subissaient leurs conjoints, et tout ce contre quoi leur condition d’antan, ainsi qu’une législation appropriée, les prémunissaient. La liberté s’est payée bien cher, et tous les tracas, toutes les angoisses, les tribulations abjectes d’une société de plus en plus fondée sur le travail et la consommation se sont abattus sur leurs épaules. La « libération » du corps s’est aussi achetée par le triomphe de la publicité aliénante, de la pornographie envahissante, de la multiplication des viols, des agressions en tous genres, dont les femmes, délivrées des codes, des conventions, des normes qui, malgré tout, les garantissaient généralement, font les frais.

    Cette liberté amère, transformée en aliénation, en domination certes différente de celle d’antan, mais sans doute plus hypocrite, est une revendication stérile, car elle ne débouche que sur les impératifs marchands et individualistes. Le slogan "Mon corps m'appartient et il n'est l'honneur de personne" est un non-sens absolu. Tous les anthropologues, les sociologues, les ethnologues, les psychologues auraient vite fait de démolir une telle prétention à s’appartenir, à être maître et possesseur de son corps, pour peu que le concept de « corps » signifie encore quelque chose. Il serait trop long d’analyser toutes les acceptions d’une notion fluctuante, relative, dépendante des visions de l’homme et du monde qui ont guidé la perception que les hommes, depuis l’aube des temps, avaient de leur moi physique et psychique. Mais une chose est certaine, c’est que nulle part, et quand bien même la supercherie publicitaire laisserait croire le contraire, le corps et l’être des membres d’une société ont correspondu au rapport que voudrait légitimer ce slogan. Si la société actuelle considère qu’il en est autrement, sous couvert d’un « progrès » hautement problématique, c’est qu’elle est l’aboutissement d’une dissolution qui a détruit tout lien viable entre les personnes, et n’a réussi qu’à isoler, comme les déchets qui subsistent quand l’océan pollué s’est retiré, des individus qui se crispent agressivement sur ce qui leur paraît leur seul bien, leur pauvre chair travaillée par les pulsions les plus animales.
    Claude Bourrinet http://www.voxnr.com

  • L’invasion silencieuse de l’Afrique et les mensonges de Hollywood

    Une invasion à grande échelle est en train de se dérouler en Afrique. Les Etats-Unis sont en train de déployer des troupes dans 35 pays africains, en commençant par la Libye, le Soudan, l’Algérie et le Niger. Signalée par l’agence de presse Associated Press le jour de Noël, cette information était absente de la plupart des médias anglo-américains.

    L’invasion n’a pratiquement rien à voir avec « l’Islamisme », et presque tout à voir avec la mainmise sur les ressources, notamment les minerais, et une rivalité croissante avec la Chine. Contrairement à la Chine, les Etats-Unis et leurs alliés sont prêts à employer la violence, comme démontré en Irak, Afghanistan, Pakistan, Yémen et Palestine. Comme lors de la Guerre Froide, une certaine division du travail stipule que c’est au journalisme occidental et à la culture populaire de fournir une justification à la guerre sainte contre « l’arc de menace » islamiste, semblable en tous points à la soi-disant « menace rouge » d’une conspiration communiste mondiale.

    A l’instar de la Ruée vers l’Afrique à fin du 19eme siècle, l’African Command (Africom) des Etats-Unis a créé un réseau de partenaires parmi les régimes africains compréhensifs et avides de pots-de-vin et d’armes américains. L’année dernière, Africom a organisé l’opération African Endeavor, commandée par l’armée US, avec la participation des forces armées de 34 pays africains. La doctrine « de soldat à soldat » d’Africom consiste à placer des officiers US à tous les échelons de commandement, du général au sous-officier. Il ne manque plus que les casques coloniaux.

    C’est comme si le fier passé historique de libération de l’Afrique, de Patrice Lumumba à Nelson Mandela, était condamné à l’oubli par une nouvelle élite coloniale noire dont la « mission historique », avait averti Franz Fanon il y a un demi-siècle, était de servir de courroie de transmission à « un capitalisme acculé au camouflage ».

    Un exemple frappant est celui du Congo occidental, une région stratégique en minerais, contrôlé par un groupe atroce connu sous le nom de M23 et qui est lui-même contrôlé par l’Ouganda et le Rwanda, tous deux à la solde de Washington.

    Planifié depuis longtemps comme une « mission » pour l’OTAN, sans parler des zélés Français dont les causes perdues coloniales sont restées à travers de la gorge, la guerre en Afrique est devenue urgente en 2011 lorsque le monde arabe semblait se libérer des Moubaraks et autres serviteurs de Washington et de l’Europe. L’hystérie provoquée dans les capitales impériales ne doit pas être sous-estimée. Des bombardiers de l’OTAN furent expédiés non pas à Tunis ou au Caire mais en Libye, où Kadhafi régnait sur les plus grandes réserves de pétrole en Afrique. Une fois la ville de Sirte réduite en poussière, les commandos d’élite britanniques ont dirigé les milices « rebelles » dans une opération qui depuis a été révélée et qualifiée de « bain de sang raciste ».

    Le peuple indigène du Sahara, les Touaregs, dont les combattants berbères étaient protégés par Kadhafi, se sont enfuis à travers l’Algérie vers le Mali, où les Touaregs réclament depuis les années 60 un état indépendant. Comme l’a fait remarquer Patrick Cockburn, toujours attentif, c’est ce contentieux local, et pas al-Qaeda, que l’Occident craint le plus dans cette région de l’Afrique… « bien que pauvres, les Touaregs sont souvent assis sur d’immenses réserves de pétrole, de gaz, d’uranium et d’autres minerais précieux ».

    Comme conséquence de l’attaque France/US contre le Mali le 13 janvier, une attaque contre un site gazier en Algérie s’est terminée dans un bain de sang, provoquant chez (le premier ministre britannique) David Cameron des réactions aux relents de 11 Septembre. L’ancien chargé des relations publiques de la chaîne de télévision Carlton s’est emporté sur une « menace globale » qui requiert « des décennies » de violences occidentales - c’est-à-dire la mise en place du modèle économique prévu par l’Occident pour l’Afrique, ainsi que le viol d’une Syrie multi-ethnique et la conquête d’un Iran indépendant.

    Cameron a envoyé des troupes britanniques au Mali, et un drone, tandis que son chef des armées, l’expansif Général Sir David Richards, adressait « un message très clair aux djihadistes du monde entier : ne venez pas nous chercher des noises. Nous riposterons avec vigueur. » - exactement ce que les djihadistes avaient envie d’entendre. La trainée sanglante laissée par les victimes (toutes musulmanes) du terrorisme de l’armée britannique, et les affaires de torture « institutionnalisée » qui sont portées devant les tribunaux, apportent la touche d’ironie qui manquait aux propos du général. J’ai eu un jour à subir la « vigueur » de Sir David lorsque je lui ai demandé s’il avait lu la description faite par la courageuse féministe afghane Malalaï Joya du comportement barbare dans son pays des occidentaux et leurs alliés. « Vous êtes un défenseur des Taliban » fut sa réponse. (Il s’en excusa plus tard)

    Ces sordides personnages sortent tout droit d’un roman d’Evelyn Waugh et nous font ressentir tout le souffle de l’histoire et l’hypocrisie. Le « terrorisme islamique » qui est leur excuse pour perpétuer le vol des richesses africaines est une de leurs propres inventions. Il n’y a plus aucune excuse pour avaler les histoires débitées par BBC/CNN et ne pas connaître la vérité. Lisez le livre de Mark Curtis, Secret Affairs : Britain’s Collusion with Radical Islam (Serpent’s Tail) [affaires secrètes : la collusion de la Grande-Bretagne avec l’islam radical – NdT] ou celui de John Cooley Unholy Wars : Afghanistan, America and International Terrorism (Pluto Press) [guerres impies : afghanistan, amérique et le terrorisme international – NdT] ou The Grand Chessboard [en français « le grand échiquier », chez hachette – NdT] par Zbigniew Brzezinski (HarperCollins) qui joua le rôle de sage-femme dans la naissance du terrorisme fondamentaliste moderne. En effet, les moudjahidin d’Al-Qaeda et des Talibans ont été créés par la CIA, son équivalent Pakistanais l’ISI, et le MI6 britannique.

    Brzezinski, qui fut le Conseiller à la Sécurité Nationale du Président Jimmy Carter, décrit une directive présidentielle secrète de 1979 qui devint le point de départ de ce qui est aujourd’hui présenté comme une « guerre contre le terrorisme ». Pendant 17 ans, les Etats-Unis ont délibérément formé, financé, armé et lavé le cerveau de djihadistes qui « entrainèrent toute une génération dans la violence ». Le nom de code de l’opération était Operation Cyclone, et faisait partie du « grand jeu » destiné à faire tomber l’Union Soviétique mais qui a fait tomber les tours jumelles.

    Depuis, l’information que des gens intelligents et éduqués ingurgitent et régurgitent est devenue une sorte de journalisme de parc d’attraction, épaulée comme jamais par Hollywood et son permis de mentir, et de mentir encore. Il y a le film en préparation sur Wikileaks de Dreamworks, un tissu de mensonges inspiré par le livre perfide de deux journalistes du Guardian devenus riches ; et il y a le film Zero Dark Thirty, qui promeut la torture et l’assassinat, dirigé par l’Oscarisée Kathryn Bigelow, la Leni Riefenstahl des temps modernes, qui diffuse la voix de son maître comme le faisait jadis le metteur en scène chéri du Führer. Tel est le miroir sans tain qui donne à peine un aperçu de tout ce que le pouvoir commet en notre nom.

    John Pilger  http://www.voxnr.com

  • Aberrant : « Occuper Wall Street » noyauté par le Comité Présidentiel d'Obama

    Il se proclame site Internet officiel de Occupons Wall Street. Ce mouvement américain qu'ailleurs on a baptisé "Indignés", ou « Printemps arabe » où s'agglutinent les derniers en date des mercenaires gauchistes du Mondialisme occulte. En réalité des dizaines d'autres sites peuvent se prévaloir de la même qualité et Occupywallst.org n'est que le porte-parole le plus voyant du Système. Le 11 octobre il annonçait triomphalement le ralliement de l'American Teachers Fédération (ATF, 1,4 million d'adhérents), le plus important syndicat d'enseignants et le plus à gauche, soutien indéfectible d'Obama à la caisse de campagne duquel en 2008 il avait remis 1,9 million de $.
    Témoignage supplémentaire de l'investissement d'un appareil, dont on saisit encore mal les contours. La récupération effectuée ces dernières semaines par l'agit-prop gaucho-trotskyste et l'habile intervention réussie par l'organisation ploutocratique qui manipule Obama, confortent ceux qui pensent qu'à moins d'une intervention massive mais peu probable des mouvements indépendants conservateurs, Occupons Wall Street est déjà intégré à la stratégie de campagne présidentielle menée par l'aile dure du parti Démocrate. Le samedi 16 octobre, en même temps que des manifestations similaires se déroulaient, paraît-il, dans 1 500 villes du monde, à l'appel du raciste africain-américain Al Sharpton et de la famille King, des milliers de Noirs se réunissaient au pied du nouveau mémorial Martin Luther King à Washington. Contre le chômage, contre les riches, mais aussi contre le rejet par le sénat US du Plan Emploi d'Obama. Et surtout en soutien à Obama lui-même. Surréaliste alors qu'il a placé à la tête du Conseil de la Création d'Emplois Joffrey Immelt, le Pdg de General Electric, le géant américain qui a délocalisé les 2/3 de ses collaborateurs et 82 % de ses profits.
    Récemment ATF a soutenu ce Plan Emploi dont il a été démontré qu'il s'agit d une machine de guerre dirigée non contre la ploutocratie mais contre les classes moyennes américaines. Or on se souvient que l'actuel président fut il y a quelques années un adepte des thèses marxistes redistributions, qu'il ne les a jamais répudiées et que son projet a toujours de prendre l'argent, non pas aux très riches dont il est l'agent, mais à ces classes moyennes, pour le redistribuer aux pauvres. La Fédération Unie des Enseignants, chapitre new yorkais de l'ATF bénéficia dans le Plan Santé d'Obama des plus importantes dérogations. Et ses affiliés seront parmi les rares à pouvoir régler des cotisations qui à partir de 2014 deviendront si lourdes qu'elles seront inaccessibles à de très nombreux Américains aux revenus équivalents. L'ascenseur commence à être renvoyé, les dérogations ayant été prévues uniquement pour les personnels appartenant à des syndicats extrémistes et marxistes.
    En se ralliant, ATF a déchaîné sur le site Occupywallst.org. un flot de protestations bien illustrées par celle-ci : « Pour OWS, accepter le parrainage des patrons des Syndicats (qui, n'est-ce-pas, sont également ceux contre lesquels OWS a commencé sa protestation) fait perdre tout sa crédibilité à ce mouvement ».
    OBAMA PREND LES AMÉRICAINS POUR DES IMBÉCILES
    Le 6 septembre, au cours d'une conférence de presse tenue à la Maison-Blanche, Obama, déclarait qu'il ressentait de la sympathie pour les manifestants rassemblés depuis deux semaines à Wall Street. « Le peuple américain comprend que tout le monde ne respecte pas les règles. Wall Street en est un exemple ». On reste sidéré devant un tel degré d'inconscience. Plusieurs jours auparavant l'universitaire Cornell West, l'un des leaders africains-américains les plus radicaux, proche des Black Panthers et admirateur de Malcolm X, après avoir été un enthousiaste partisan du sénateur de l'Illinois dans la course à la présidence, s'était exprimé, justement, devant le même auditoire. Prenant ses distances avec le président : « Par les temps qui courent, poursuivit celui-ci, des quantités de gens font les choses correctement et ne sont pas récompensés et des quantités d'autres agissent mal et le sont. Je pense, ajouta-t-il, que tous sont frustrés et que les contestataires expriment une frustration encore plus grande sur le fonctionnement de notre système financier ». David Plouffe, d'ailleurs, qui dirigea la campagne présidentielle d'Obama en 2008 et a remplacé l'éminence grise David Axelrod à la Maison-Blanche,   vend la mèche : « Le président, clame-t-il à qui veut l'entendre, se bat pour les mêmes réformes que « Occupy Wall Stree  »». Précisant : « Si vous vous sentez concernés par Wall Street et notre Système financier, le président se tient au côté des consommateurs et des classes moyennes ». Depuis quatre ans, toute la politique menée par l'Administration Obama vise à casser l'hégémonie de la classe moyenne américaine, celle qu'on appelait encore il n'y a pas si longtemps « la majorité silencieuse ». Prend-il les Américains pour des imbéciles ? Sans doute puisqu'il ajoute : « Les protestations que vous entendez, les gens les tiennent dans leur salon ou leur cuisine à travers tous les États-Unis. Ils sont très frustrés par une économie qui ne récompense pas ceux qui travaillent dur et prennent des responsabilités, là où Wall Street et l'homme de la rue semblent ne pas jouer selon les mêmes règles. La question qui se pose est la réforme de Wall Street, celle que le Président a passée. Par exemple la plupart des Républicains du Congrès et, je crois, tous les (candidats) Républicains veulent revenir sur cette réforme... Ils souscrivent tous à la même politique économique qui a conduit à la Grande Dépression. Ils veulent laisser Wall Street faire elle-même ses propres règles. D'énormes réductions fiscales pour les riches et pour les grosses corporations multinationales. Ne pas investir dans l'éducation et dans la reconstruction du pays ». Comment peut-on sur une grande chaîne de télévision - ABC -, à une heure d'écoute maximum - 7h du matin -, dans une des plus célèbres émissions des États Unis - Good Morning America - débiter face à un des journalistes les plus célèbres du pays - Georges Stephanopoulos, ancien directeur de la Communication de Bill Clinton - autant de platitudes et d'inepties. Plouffe ne peut ignorer qu'il y a parmi les Républicains un candidat du nom de Ron Paul. Depuis des décennies il n'a pas attendu Obama et OWS pour combattre Wall Street, les milliardaires de la finance, et les corporations multinationales. Il est même le seul à réclamer la suppression de la Réserve Fédérale et à dénoncer ses directeurs tout-puissants Greenspan et Bernanke.
    INDIGNÉS, OWS, ETC. UNE MACHINATION GLOBALE
    À New York, plusieurs centaines de gauchistes défilèrent devant les résidences de centaines de milliardaires qui prétendent vouloir payer plus de taxes. Ce sont les mêmes gauchistes que l'on voit dans les rassemblements de Davos, de l'OMC, des G.20 et des G.8. Qui braillent. Cassent. Et pillent. On ne les voit jamais lors des conciliabules du Bilderberg et de la Trilatérale parce qu'il leur faudrait s'y affronter aux Rothschilds et aux Rockefeller, ainsi qu'à leurs factotums, les Soros, les Murdoch, les Oppenheimer, et tous ceux, milliardaires à fondations en tête, qui les financent et les nourrissent.
    C'est donc un signe symptomatique que les seuls à réclamer dans les rues la dissolution de la Réserve Fédérale sont les partisans de Ron Paul et certains membres des Tea Parties. Or la FED est au cœur de la crise systémique financière mondiale. Un imposteur, ancien président de la Réserve Fédérale du Texas, surgit de nulle part, se revendiquant des Tea Parties, a même été placé ces derniers temps en tête des candidats républicains par un gigantesque battage médiatique. Il a la faveur des conseillers d'Obama, dont il défend la politique économique, tout en attaquant violemment, pour donner le change, les frondeurs de Wall Street. Surtout, il tire à boulets rouges sur Ron Paul qu'il traite « d'idiot » dans un livre qui vient d'être publié. Admirateur de Greenspan, Herman Cain, qui est Africain-Américain, défend vigoureusement son bilan et celui du FED. Dans l'hypothèse d'une présidentielle Obama-Cain, le premier ne ferait qu'une bouchée du second, la majorité des républicains blancs restant chez eux.
    L'immense mouvement de soi-disant révolte démocratique mondiale n'est qu'une vaste machination. Ses ramifications s'étendent peu à peu à la planète entière. À partir de l'Amérique qui reste le point stratégiquement sensible de cette toile.
    Jim REEVES. RIVAROL du 28 OCTOBRE 2011