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international - Page 1408

  • Bruno Gollnisch reçu par le nouveau Gouverneur de Tôkyô

    Communiqué de Presse de Bruno Gollnisch

    2013-02-19-Bruno-Gollnisch-Naoki-Inose-300x225.jpgAprès avoir présenté au Parlement japonais, dans le cadre de la délégation européenne chargée des relations avec ce pays, la position des groupes politiques hostiles à l’évolution actuelle de l’Union européenne et favorables au maintien des identités nationales, Bruno Gollnisch s’est rendu à Fukushima, site de la centrale nucléaire endommagée, et sur d’autres sites ravagés par le tremblement de terre et le tsunami il y a deux ans.

    Après le départ de la délégation du Parlement européen, il a participé à un séminaire de droit international à Kyoto.

    Il sera reçu ce mardi 19 février à 15h en privé par M. Inosé, nouveau gouverneur de Tôkyô, adjoint et successeur du charismatique Ishihara, connu pour ses convictions nationalistes, récemment élu député.

    À l’ordre du jour de la discussion : la candidature de Tôkyô aux Jeux Olympiques ; l’acquisition par la Communauté urbaine de Tôkyô des îles Senkaku revendiquées par la Chine ; les remarquables performances de l’agglomération en matière de transports publics, circulation automobile, et lutte contre la pollution, contrastant avec la dégradation constante de la qualité de la vie à Paris, Lyon et Marseille.

    M. Inosé a prévu de convier la télévision métropolitaine à la fin de l’entretien.

    http://www.gollnisch.com/

  • Syrie : le droit international, obstacle à toute intervention occidentale

     

    Aux Etats-Unis, de plus en plus nombreuses sont les voix qui s’élèvent en faveur d’une intervention en Syrie. Les bellicistes se posent la question : comment contourner la charte des Nations Unies ?

    syria-embleme.jpgLa guerre civile syrienne pourrait bien se transformer en un conflit armé international. En effet, la semaine dernière, l’aviation militaire israélienne a lancé une attaque contre le pays voisin et a détruit un convoi militaire qui apportait soi-disant des armes aux milices du Hizbollah au Liban. Les médias syriens en revanche affirment qu’un centre de recherches militaire a été frappé dans la province de Damas.

    La Russie s’est déclarée “très préoccupée” et demeure un des rares alliés du pouvoir syrien de Bechar El-Assad. La Russie condamne l’action d’Israël, posée comme “violente et contraire au droit international”. Le ministère russe des affaires étrangères: “Si cette information se voit confirmée, alors nous avons affaire à des attaques non provoquées contre des objectifs situés sur le territoire d’un Etat souverain”. Ce serait une entorse à la charte des Nations Unies et, de ce fait, cette action serait “inacceptable”, poursuit la note du ministère russe des affaires étrangères.

    La charte des Nations Unies acquiert une importance décisive dans le processus en cours en Syrie. D’une part, cette charte ne légitimise la violence armée contre un Etat souverain uniquement si celui-ci est l’agresseur; d’autre part, seul le conseil de sécurité peut prendre des mesures de rétorsion contre un Etat membre de l’ONU, par exemple en envoyant des troupes ou en imposant une zone d’exclusion aérienne. Mais comme la Russie et la Chine disposent du droit de veto au conseil de sécurité de l’ONU et ne souhaitent plus voir se rééditer le scénario libyen, où une alliance occidentale, avec l’appui de quelques pays arabes, a d’abord, sous de fallacieux prétextes humanitaires, décrété une zone d’exclusion aérienne puis a délibérément détruit des installations militaires et participé à l’élimination du détenteur du pouvoir, Mouamar el-Khadafi. Moscou et Beijing, qui gardent en tête ce gâchis libyen, ne voteront donc aucune mesure de rétorsion contre la Syrie. Ce qui amène une fois de plus les Etats-Unis dans l’impasse. Et pourtant, de plus en plus de voix s’élèvent aux Etats-Unis en faveur d’une intervention militaire en Syrie.

    Le 26 septembre 2012, Michael Doran (de la “boîte-à-penser” Brookings Institution) et Max Boot, à l’époque conseiller du candidat républicain à la présidence Mitt Romney, écrivaient dans une tribune libre du “New York Times” qu’il y avait cinq bonnes raisons d’intervenir en Syrie. Première raison: une intervention américaine contre Damas réduirait l’influence de l’Iran dans les pays arabes. Deuxième raison: une telle intervention empêcherait une extension du conflit. Troisième raison (mais qui relève davantage du voeu pieux que de l’analyse objective): la formation et l’armement de partenaires fiables issus de l’opposition syrienne créerait “un bastion contre des groupes extrémistes du genre Al-Qaïda”. Quatrième raison: grâce à “la puissance déployée par l’hegemon américain, les relations avec des alliés clefs comme le Qatar et la Turquie pourraient s’améliorer”. Seule la cinquième raison invoquée mentionne comme but de l’opération “l’élimination des entorses épouvantables aux droits de l’homme commises en Syrie”.

    Le 8 janvier 2013, John B. Bellinger, dans les colonnes du “Washington Post”, émet quelques réflexions concrètes sur la façon dont une éventuelle intervention américaine en Syrie pourrait contourner le droit international. Bellinger, sous la présidence de George W. Bush, était conseiller auprès du ministère américain des affaires étrangères et travaille aujourd’hui pour le très influent “Council on Foreign Relations”. Dans son article, il se réfère d’abord à la nécessité d’unir toutes les fractions de l’opposition syrienne: “Si le conseil représentatif de l’opposition syrienne se montrait plus uni et pouvait ainsi représenter de jure la majorité des Syriens, tout en excluant les groupes terroristes et les autres extrémistes de ses rangs, le gouvernement américain pourrait en arriver à la conclusion qu’il serait légal et permis de fournir un appui militaire sur base de l’accord du Conseil (de l’opposition syrienne)”.

    Et au cas où d’autres Etats, comme par exemple la Chine et la Russie, s’opposeraient à ce projet au sein du conseil de sécurité de l’ONU, Bellinger garde une solution en réserve: “le gouvernement pourrait intervenir pour protéger les civils de manière limitée, sans se référer au droit international tout comme le gouvernement Clinton a participé en 1999 aux raids aériens de l’OTAN au Kosovo, pour protéger les Kosovars des actes cruels commis par les Serbes. L’intervention au Kosovo a été considérée par la plupart des théoriciens du droit international comme licite même si elle n’était pas conforme à la lettre du droit”.

    La Turquie, dont le territoire abrite désormais les missiles “Patriot” de l’OTAN, a toujours soutenu les rebelles syriens contre El-Assad, depuis le début du soulèvement, il y a à peu près deux ans mais elle refuse catégoriquement toute intervention occidentale, surtout américaine. Récemment, on a divulgué le protocole d’un entretien entre le ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu et son collègue qatari Hamad Ibn Djassim Ibn Djabir Al-Thani, entretien qui a eu lieu fin octobre 2011: “Nous sommes membres de l’OTAN mais nous ne voulons pas d’intervention étrangère. En tant que musulmans, qu’Arabes et que Turcs, nous ne voulons pas d’intervention occidentale en Syrie”. Les choses sont donc différentes en Syrie qu’elles ne l’étaient en Libye car, là, la Ligue Arabe avait donné le feu vert à l’intervention occidentale, remarquait Davutoglu.

    Le Qatar joue un rôle finalement fort douteux dans la guerre civile syrienne. Comme sa voisine plus puissante, l’Arabie Saoudite, le petit émirat du Golfe consacre une partie de ses revenus pétroliers au financement de groupes islamistes. Le Qatar finance ainsi les Frères Musulmans de Syrie qui ne se contentent pas de combattre le régime baathiste d’El-Assad mais ont forgé une alliance avec le “Front Al-Nousra”, une organisation qui entretient des liens avec Al-Qaïda. Au cours du mois de décembre 2012, les services américains avaient classé le mouvement “Al-Nousra” parmi les organisations terroristes, ce qui avait entrainé les protestations de l’opposition syrienne qui, par ailleurs, reçoit appui et soutien et des Etats-Unis et du Qatar...

    Dans ce contexte, le Qatar se montre incroyablement serein. Raison pour laquelle le journaliste palestinien Nicola Nasser écrit: “le silence du Qatar dans ce dossier peut être interprété comme un soutien aux protestataires (syriens) contre la décision américaine (de classer “Al-Nousra” parmi les organisations terroristes)”.

    Bernhard TOMASCHITZ; http://euro-synergies.hautetfort.com/

    (article paru dans “zur Zeit”, Vienne, Nr. 6/2013; http://www.zurzeit.at/ ).

  • “Les Femen, celles-là de rebelles…” par Diane Fischer

    “Les Femen, celles-là de rebelles…” par Diane Fischer

    PARIS (via Belle et Rebelle) - Voyant l’équipe d’hystériques débarquer à Notre-Dame, la première chose qui nous vient instinctivement à l’esprit c’est bien entendu : faites donc la même aux muslims pour rire un peu ! C’est vrai quoi, après tout en ce moment il n’y en a que pour les cathos : le Pape grabataire et nazi, le mariage homosexuel imposé (et on doit en plus se coltiner une fille qui s’appelle « Frigide Barjot » comme porte-parole !), et maintenant même nos pauvres cloches qui n’ont rien demandé à personne se font taper sur la gueule !

    Alors oui, c’est vrai, les Femen se sont déjà « attaquées » à l’islam, mais certainement pas avec autant d’insistance ni avec la même animosité. On dirait presque d’ailleurs que c’est pour pouvoir s’en servir comme d’un alibi : « Regardez, on tape sur tout le monde ! » Sur tout le monde un peu, mais sur les chrétiens beaucoup et surtout ! Au début des Femen je ne vous cache pas qu’une partie de la rédaction de Belle et Rebelle était assez enthousiaste : de belles Ukrainiennes arborant des coiffes traditionnelles, c’était plutôt prometteur… Et puis à mesure de leur évolution et de leurs actions, nous nous sommes, vous l’imaginez, quelque peu crispées. Pour résumer nous sommes passez de « ça peut être intéressant » à « quelle bande de sales connes »

    Leur dernière action s’inscrit une fois de plus dans une haine sans limite et gratuite envers les chrétiens, celles-là de rebelles… La forme d’activisme qu’elles ont choisi vient complètement dénaturer leur propos (au demeurant profondément vicié). Dans un sens c’est tant mieux, car elles passent pour les hystero-féministes qu’elles sont. Mais quel spectacle répugnant. Et quelle image pour la femme ? Depuis 40 ans et les premiers combats féministes, un grand nombre de femmes – et c’est aussi le combat de Belle et Rebelle – se battent pour lutter contre cette image de la dingue arrachant son soutien- gorge et voilà que les tarées de service remettent ça sur le tapis ! Quel genre de femmes s’identifie aux Femen, à part des gauchistes complexées et morbides en mal d’une idéologie féministe morte ? Les vraies femmes qui se respectent connaissent d’ailleurs toute l’utilité du soutien-gorge et agissent avec autrement plus d’élégance et de classe…

    Ultime message enfin, c’est plutôt un conseil beauté Belle et Rebelle au vu de l’action de la gravité sur vos nénés mesdames les Femen (puisque j’imagine qu’il ne faut surtout pas vous appeler mesdemoiselles ?) : bien qu’ayant saisi votre aversion pour cet accessoire, le soutif c’est mieux… mais cela fera l’objet d’un prochain article.

    Diane Fischer http://fr.novopress.info

  • La Turquie dans l’Europe c’est pour demain ?

    Fort d’une toute petite embellie dans les sondages ( ?) directement liée à l’intervention au Mali, François Hollande s’est cru en capacité de se saisir de la question de l’adhésion de la Turquie dans l’UE. Une hypothèse rejetée par  une très large majorité de Français. Alors qu’un déplacement à Ankara de M. Hollande est programmé dans les prochains mois, le 12 février, en marge d’une conférence sur la sécurité en Libye, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, a confirmé à son homologue turc, Ahmet Davutoglu,  que « La France va renforcer son soutien aux négociations d’adhésion de la Turquie » . « Nous souhaitons avoir des relations très positives avec la Turquie (…) la France est favorable à ce qu’on ouvre la discussion sur ce qu’on appelle le chapitre 22 » (sur les 35 répertoriés). «Ce chapitre, rapporte l’Afp, porte notamment sur la redistribution des aides de l’UE aux régions et sur la contribution du pays-candidat aux fonds régionaux. »

    Pour le moment cette fameuse adhésion ouverte officiellement en 2005 et en faveur de laquelle les Etats-Unis pèsent de tout leur poids, bloque sur la question du respect des droits de l’homme, des libertés, de Chypre, Etat non reconnu par Ankara et dont la moitié du territoire est occupée militairement par la Turquie depuis l’invasion de 1975.

    Alors que l’UE est confrontée à la violente crise économique que l’on sait, cette adhésion turque, pays de 95 millions d’habitants à l’horizon 2050, dont 44% de la population est actuellement comprise dans la tranche d’âge des 0-24 ans, aurait un coût assez faramineux.

    L’enseignant et géopoliticien Pierre Verluise indiquait sur le site du Huffington Post, qu’ « au vu des données Eurostat pour 2011, la Turquie se place à 52% du PIB par habitant en Standard de pouvoir d’achat (SPA) de l’UE-27. Ce qui la met au dessus de la Bulgarie (45) et de la Roumanie (49) mais en dessous de la Lettonie (58), de la Pologne (65) et très loin de la France (107) et de l‘Allemagne (120), sans parler du Luxembourg (274). »

    « Combien d’années faudrait-il à la Turquie pour dépasser 75% du niveau de vie moyen dans l’UE? La question peut sembler incongrue mais elle fait sens: aussi longtemps qu’une région de l’Europe communautaire reste en dessous de ce seuil, elle a effectivement droit à des fonds structurels conséquents. Ces derniers constituent actuellement le deuxième poste du budget de l’UE. »

    M Verluise élabore des scenarii au terme desquels Ankara dépasserait ce fameux seuil de 75% entre 2029 et 2057. Si la Turquie était admise avant d’atteindre ce chiffre et selon le rapport d’un établissement allemand indépendant, le Gefra (Gesellschaft für Finanz und Regionalanalysen), que nous citions en 2011, « l’Etat turc ne recevrait pas moins de 124,9 milliards d’euros au titre des fonds structurels européens soit un tiers du montant total de ces fonds ». « Les fonds structurels (prévus) pour les exercices 2007 à 2013 (forment un total) de 350 milliards d’euros ».

    Le rapport du Gefra soulignait également que la Turquie a déjà perçu des contribuables français et européens « un total de 3 milliards d’euros au titre d’aides diverses entre 2007 et 2010 ». « 781 millions (ont été encore versés à Ankara en 2011) et 900 autres millions (ont été) engagés pour 2012. »

    Bien sûr, s’agissant de la Turquie, les questions financières ne sont qu’une (petite) partie du problème. Le quotidien israélien Haaretz a indiqué que l’Etat hébreu vient de fournir à la Turquie des systèmes de combat électroniques. Une coopération militaire entre Tel-Aviv et Ankara officiellement suspendue depuis l’interception  par Tsahal de la « flottille de la liberté » en route vers Gaza en mai 2010, qui avait entraîné la mort de plusieurs citoyens turcs.

    Mais dans le même temps, le ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé vendredi dans un message adressé à l’ONU le rôle « destructeur de la Turquie » dans la guerre de déstabilisation qui ensanglante la Syrie. La diplomatie syrienne a ainsi accusé Ankara de « pressions » « sur des composantes de l’opposition syrienne pour qu’elle refuse le plan politique proposé le 9 janvier par le président Bachar el-Assad ».

    « La Turquie a transformé son territoire (…) pour abriter, entraîner, financer et infiltrer les groupes terroristes armés, y compris le réseau Al-Qaïda, et principalement le front al-Nosra. » Cette structure, au nombre des brigades internationales islamistes financées par le Qatar et l’Arabie Saoudite qui sévissent en Syrie, regroupe de nombreux terroristes djihadistes venus de l’étranger.

    Si Bachar el-Assad a affirmé lundi dans le journal libanais as-Safir, « (sa) certitude de gagner» face aux fous d’Allah et à leurs alliés de circonstance de l’Otan, le Premier ministre turc Recep Tayip Erdogan reste confiant dans la capacité de son pays à intégrer l’UE.

    Or, Bruno Gollnisch le relevait déjà en 2003 dans son livre d’entretien « La réaction c’est la vie !», si l’on intègre la Turquie dans l’UE, nous assisterons au nom de la liberté de circulation et d’établissement des citoyens des pays membres de l’UE,  à un exode massif des Turcs vers nos contrées

    « La Turquie est assurément un grand pays  assure Bruno Gollnisch, nous devons avoir avec cette nation les meilleurs relations possibles ». « La France a d’ailleurs été la première à avoir de bonnes relations avec la Turquie, les premiers traités entre les deux pays ont été conclus il y a cinq siècles entre François 1er et Soliman Le Magnifique ; ils ont servi ensuite de modèle aux relations entre les pays de l’Orient et ceux du monde occidental. »

    Il n’en reste pas moins que la Turquie « n’est pas un pays européen », « ni géographiquement », « ni culturellement», « ni ethniquement », « ni linguistiquement », « ni religieusement. »

    « Si l’on intègre la Turquie, cela veut dire que cette Union n’est pas européenne, et plus exactement qu’elle n’est en réalité, ce que je crois hélas être l’intention de ses promoteurs, qu’une espèce d’étape géographique ou de secteur d un nouveau pouvoir mondial qui se met en place ». « Si on fait entrer la Turquie demain, on fera entrer Israël, le Maghreb et d’autres plus tard. »

    Surtout Bruno Gollnisch pose la question majeure, celle en effet de l’identité européenne…en contradiction avec le projet euromondialiste bruxellois. Qu’est-ce que l’Europe ?

    « Si l’Europe se définit par l’adhésion à des valeurs communes laïques, qui sont celles en gros de l’individualisme libéral et des droits de l’homme, alors effectivement à ce compte, il n’y a pas de raison de pas l’étendre jusqu’au Zaïre,  le jour où ce pays pratiquera la démocratie parlementaire ! C’est là qu’on voit bien (…) que dans l’esprit (des partisans d’une Europe ouverte et mondialisée, NDLR ), l’Europe n’est qu’une espèce de plate-forme commune, qui a vocation à s’étendre de plus en plus, dans laquelle, à condition de respecter une règle sacrée qui est celle de l’ouverture et du métissage, n’importe quel pays pourra finir par entrer .» Encore faut-il que nos compatriotes soient pleinement conscients de cet enjeu.

    http://www.gollnisch.com

  • La Confédération suisse prend Piero San Gorgio au sérieux

    Contrairement a l’état Francais, qui s’obstine dans le déni, les autorités suisses prennent les réalités en compte et se préparent à affronter les défis immenses du XXIème siècle. Ainsi, Piero San Giorgio a pris la parole devant les officiers et sous-officiers supérieurs de la brigade d’infanterie 2, ce 15 février, pour le bilan de l’année 2012 et pour fixer les points forts de l’année 2013.

    La vision de l’essayiste Piero San Giorgio, qui prévoit un prochain effondrement social et économique dans les dix années à venir, se veut « réaliste » au vu des convergences qu’il observe. « Je ne prédis pas l’avenir », affirme-t-il. « J’observe des tendances lourdes et je tire les conséquences. »

    Pour l’assemblée réunie, il retrace alors, images à l’appui, certaines de ces tendances. Suite à la crise financière de 2008, le monde subit de rapides changements structurels au niveau économique. La plupart des États développés sont lourdement endettés et la croissance n’est plus au rendez-vous. L’orateur souligne que les États-Unis croulent sous une gigantesque dette de 16 000 milliards de dollars ; l’Europe connaît le chômage de masse avec 11 % de la population sans emploi ; quant au Japon, il est entré depuis plusieurs décennies maintenant dans la spirale de la déflation.

    Parallèlement à la stagnation de la croissance, la population de la planète est en train de croître à un rythme exponentiel. Cette hausse n’ira pas sans peser lourdement sur l’accès aux ressources vitales. Le pétrole, l’eau et la production agricole se raréfieront ainsi rapidement à l’avenir, ce qui contribuera à accélérer l’effondrement économique.

    Dans ce contexte, le rôle de notre armée qui est la garante de notre démocratie et de notre liberté devient dès lors primordial. Il faut se préparer au scénario du pire : « Nous allons redécouvrir un monde de manque et de pénurie. »

    Face à cela, l’orateur appelle les autorités à faire preuve de prévoyance, car selon lui « Il n’y a que les fous et les économistes pour croire que nous allons pouvoir croître à l’infini. »

    http://www.egaliteetreconciliation.fr

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  • La Russie a quasiment résorbé son déficit démographique

    La Russie a quasiment résorbé son déficit démographique

    MOSCOU (NOVOpress/Bulletin de réinformation) – Avec une immigration saine formée surtout de Russes venant des pays de l’ex-URSS, et un taux de fécondité en hausse, la population russe augmente de nouveau et a retrouvé son niveau de 2005. L’espérance de vie connaît également une hausse rapide, passant de 67 ans en 2002 à 71 ans en 2012.

    La crise démographique ouverte en 1991 avec l’effondrement économique de l’Union soviétique a entraîné en 20 ans, une perte de 13,5 millions de Russes, soit la moitié des pertes de la 2e guerre mondiale. Malgré l’amélioration du nombre d’enfants par femme, la prochaine décennie pourrait à nouveau voir une baisse du nombre de naissances puisqu’arrive en âge de procréer la génération (moins nombreuse) née durant la fin des années 90 et le début des années 2000. Mais les prédictions apocalyptiques que certains se sont plus à faire sur la démographie russe ne sont désormais plus de mise.

    Photo : affiche dans le métro de Moscou, pour les campagnes en faveur de la natalité lancées par le tandem Poutine – Medvedev. Un type d’affiche que l’on ne risque pas de voir dans le métro de Paris ! Crédit photo : DR.

    http://fr.novopress.info

  • USA / UE : ce que les médias n’ont jamais dit…

    L’annonce par le président Obama lors de son discours sur l’état de l’Union, le 12 février 2013, du lancement d’une zone de libre-échange transatlantique a déclenché une série d’articles et de commentaires dans les médias français.

    Ces derniers découvrent subitement l’existence d’un projet permettant l’émergence d’une zone représentant 40 % du PIB mondial et assurant environ 700 milliards de dollars d’échanges de biens et de services entre l’Ancien et le Nouveau Monde. Bien entendu, cette presse française est incapable de relever les acteurs véritables à l’origine de la déclaration du président américain. N’oublions pas que ces dirigeants politiques ne sont que les porte-voix plus ou moins efficaces de l’oligarchie. Le président Obama, dans sa course à l’investiture présidentielle, préparait déjà le terrain en appelant à « l’unité transatlantique » dans un discours à Berlin [lien en anglais] en juillet 2008.

    Outre le rôle de la Commission européenne, du Transatlantic Policy Network, des déclarations du Président Kennedy et de Richard de Coudenhove-Kalergi appelant à une « Union atlantique » évoqués dans notre article (« Vers le marché transatlantique »), il est utile de rappeler que l’accélération du processus s’est produite en 2002/2003 grâce à l’action de groupes de travail germano-anglo-américain, sous l’égide de la Fondation Bertelsmann. Notons qu’en dehors de ce milieu germano-anglo-saxon, nous trouvons quelques participants apatrides comme Mario Monti, Pascal Lamy, Jean-Claude Trichet ou encore Jean-Louis Gergorin. La parution de notre livre « La décomposition des nations européennes » avec le sous-titre « De l’union euro-atlantique à l’État mondial », en 2004, annonçait pour la première fois le processus d’unification euro-américain. Cet ouvrage n’a reçu aucun écho. [...]

    Pierre Hillard - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

     
  • Lettre au Président Poutine

     

    Lettre au Président Poutine
    Monsieur le Président de la Fédération de Russie
    Monsieur Vladimir Poutine,
    Le nom de votre pays est aussi glorieux que celui de la France. Il a porté, pour les peuples du monde, autant d'espérances que le nôtre, et ses armées ont donné à la mémoire du temps les exemples les plus hauts de l'héroïsme et du sacrifice.
    Si certains moments de nos destins ont été tragiques et emplis de souffrances, la plupart de nos réalisations n'ont été ni médiocres, ni méprisables. Les regards de nos grands hommes, de nos chefs, de nos artistes, de nos écrivains, de nos penseurs, ont toujours été traversés par les rêves les plus ambitieux, et les desseins les plus nobles. Russes et Français ont partagé le sens de la grandeur.
    Nos deux pays, Monsieur le Président, ont allié le souci sacré du peuple, des petits, au sens de l'Etat. Nos rois et vos tsars, nos révolutionnaires, nos Résistants, nos Eglises, orthodoxe et catholique, ont sans cesse eu à l'esprit ce que l'homme cultive de plus beau, de plus généreux, même quand les trajectoires ont pu prendre des directions erronées. Les erreurs mêmes ne furent pas mesquines. Notre foi nous a jetés avec autant de fougue dans le Bien comme dans le Mal.
    Mais nos nations, par là même, ont quelque chose qui les singularise et les met à part du reste de l'humanité. Elles se voulurent des géants, et nos chutes ébranlèrent le monde.
    Slaves russes et latins français se reconnaissent dans un même tempérament, plein de feu et de joie.
    Vous avez, Monsieur le Président, relevé avec brio et courage votre pays qui, à la suite de la désagrégation de l'empire soviétique, menaçait de disparaître. Vous avez empêché les traîtres de lui nuire davantage, vous avez remis en ordre la société, fait repartir l'économie, et replacé la Russie au rang qui est le sien sur la scène internationale. Ses ennemis recommencent à la craindre, et ses amis à espérer.
    Notre malheureux pays, la France, est en revanche pris dans une sorte de vertige mortifère. Il semble, trahi par ses élites, s'engager furieusement, presqu'avec plaisir, dans la voie du déni de soi, de l'autodestruction et de la prostitution. Contrairement à la Russie, qui retrouve le sens des valeurs spirituelles, religieuses, qui renouvelle sa foi patriotique et éduque ses enfants en conséquence, les responsables politiques français, mus par une utopie fanatique, qu'ils soient de droite ou de gauche, font tout leur possible pour la noyer dans l'informe marécage mercantile, que l'Amérique libérale tente d'étendre à l'échelle planétaire.
    Monsieur le Président Poutine, les patriotes français connaissent la honte et le découragement. Oui, ils ont la triste et puissante impression de vivre dans un pays occupé par une force étrangère : la propagande est omniprésente, la parole de millions de patriotes est volée, déformée, ignorée, les décisions nationales sont prises au-delà des frontières, les menaces de répressions sont sournoises, la censure s'abat sur celui qui ose s'exprimer, notre mémoire est occultée.
    Monsieur le Président de la Fédération de Russie, ce serait un honneur de recevoir, de vos mains, la nationalité russe. Car la Russie est un des rares pays où la Résistance est encore un mot qui a du sens, et où liberté et patrie sont unies dans un même idéal.
    Claude Bourrinet http://www.voxnr.com
  • Tanzanie : un chrétien décapité parce qu’il vend de la viande non hallal

    L’agence International Christian Concern a fait parvenir une dépêche, en date du 14 février dernier, rapportant l’assassinat du pasteur Mathayo Kachili, de l’Église des Assemblées de Dieu : décapité par des musulmans lundi dernier dans la ville de Buseresere, dans la région de Geita, en Tanzanie.

    Les chrétiens de la région ont en effet ouvert récemment des boucheries, destinées à vendre de la viande aux chrétiens. Sans doute la viande qui y était vendue n’était-elle pas hallal , peut être y vendait-on aussi du porc. De quoi contrarier les musulmans sans doute… Sauf que ces boucheries, ouvertes par des chrétiens pour des chrétiens, ne se substituaient pas aux boucheries musulmanes, et le ravitaillement des musulmans n’était pas en cause.

    Cela étant, les musulmans exigèrent la fermeture immédiate de ces boucheries “impures”. Sans effet. Un groupe de jeunes musulmans attaqua alors les boucheries chrétiennes, vers 9 h du matin jeudi dernier, à coup de gourdins, de bâtons, de couteaux et de machettes, blessant de nombreux chrétiens. Apprenant cette attaque, le pasteur Mathayo Kachili et d’autres chrétiens se précipitèrent sur les lieux pour repousser les assaillants. Quand les assaillants reconnurent le pasteur, ils l’attaquèrent et le décapitèrent. Le pasteur laisse une femme et plusieurs enfants.

    Curieusement, la grosse presse a donné peu d’écho à cette tragédie. Sans doute ne faut-il pas laisser penser que l’islam, religion d’amour et d’eau fraiche -toute son histoire l’atteste-, puisse disposer à ce genre de méfaits. Ce serait évidemment nourrir l’amalgame. Ce crime est sans doute le fait de certains « intégristes », en marge de leur propre religion. Bien sûr…

    http://www.contre-info.com/

  • Les véritables raisons pour lesquelles l’Allemagne demande aux Etats-Unis la restitution de son or

    Les Allemands demandent aux Etats-Unis qu’ils lui rendent la totalité des 374 tonnes d’or détenues par la Banque de France et 300 tonnes sur les 1500 tonnes de lingots détenues par la Banque de Réserve Fédérale de New York.

    Certains disent que l’Allemagne demande le rapatriement de son or uniquement à cause de pressions politiques intérieures, et qu’aucun autre pays ne fera de même. Mais le co-directeur général de Pimco, [Mohammed] El Erian, déclare :

    En premier lieu, cela pourrait traduire des pressions sur d’autres pays pour qu’ils rapatrient également une partie de leurs avoirs en or. Après tout, s’il peut stocker en toute sécurité son or chez lui – un grand si pour certains pays – aucun gouvernement ne souhaiterait être vu comme l’un des derniers à externaliser l’ensemble de cette activité auprès de banques centrales étrangères.

    Voici ce que nous observions en novembre dernier :

    La Roumanie a demandé pendant de nombreuses années à la Russie qu’elle lui restitue son or.

    L’année dernière, le Venezuela a demandé à la Banque d’Angleterre la restitution de 90 tonnes d’or. *** Voici ce que Zero Hedge observe (citant Bloomberg) :

    Le gouvernement de l’Equateur veut que les banques du pays rapatrient environ un tiers de leurs avoirs à l’étranger pour soutenir la croissance nationale, a dit le chef de l’agence fiscale de ce pays.

    Carlos Carrasco, le directeur de l’agence fiscale connue sous l’acronyme SRI, a déclaré aujourd’hui que les sociétés de prêt équatoriennes pourraient rapatrier environ 1,7 milliard de dollars et quand même remplir leurs obligations vis-à-vis des clients internationaux. Carrasco s’exprimait lors d’une audition parlementaire à Quito sur une proposition du gouvernement d’augmenter les taxes sur les banques pour financer les aides financières aux pauvres de cette nation sud-américaine.

    Quatre membres du parlement suisse veulent que la Suisse réclame la restitution de son or.

    Certaines personnes aux Pays-Bas veulent aussi qu’ont leur rende leur or.

    (Forbes observe que l’Iran et la Libye ont également rapatrié leur or récemment).

    Le principal rédacteur économique du Telegraph, Ambrose Evans Pritchard, soutient que la demande allemande de rapatriement montre que nous sommes en train de passer de facto à un étalon or :

    Les banques centrales dans le monde entier ont acheté plus de lingots (en volume) l’année dernière qu’à n’importe quel moment depuis près d’un demi-siècle. Elles ont accumulé 536 tonnes nettes supplémentaires en 2012 alors qu’elles diversifiaient leurs nouvelles réserves en évitant les quatre monnaies suspectes : le dollar, l’euro, la livre sterling et le yen.

    L’Accord de Washington, en vertu duquel la Grande-Bretagne, l’Espagne, les Pays-Bas, l’Afrique du Sud, la Suisse, et d’autres pays ont vendu une partie de leur or chaque année, semble déjà relever d’une autre époque – qu’on pourrait appeler l’ère de Gordon Brown [l'ancien ministre des Finances puis Premier ministre britannique]. C’était la période illusoire où les investisseurs pensaient que l’euro prendrait sa place en tant que pilier jumeau d’un nouveau condominium G2 aux côtés du dollar. Cet espoir s’est évanoui. Les avoirs des banques centrales en euro bonds sont tombés à 26%, là où ils se trouvaient il y a près de 10 ans.

    Ni l’euro ni le dollar ne peuvent inspirer une confiance totale, bien que pour des raisons différentes. L’UME [Union monétaire européenne] est une construction dysfonctionnelle couvrant deux économies incompatibles et encline à tanguer de crise en crise sans une trésorerie unifiée pour l’étayer. Le dollar est assis sur une pyramide de dette. Nous savons tous que cette dette se dégonflera au fil du temps – pour le meilleur ou pour le pire. Le seul véritable désagrément concerne la vitesse à laquelle cela se fera.

    ***

    Ma supposition est que tout nouvel étalon or sera sui generis [c.-à-d. dont la singularité empêche tout classement dans une catégorie déjà répertoriée et nécessite de créer des textes spécifiques], et ce serait mieux. Qu’on laisse l’or prendre sa place de troisième devise de réserve, une devise qui ne peut être dévaluée et qui oblige les autres [devises] à rendre des comptes, mais pas trop dominante pour atteler ensemble nos destins collectifs dans les hausses inflationnistes (oui, l’or fut très inflationniste après la Conquête musulmane de l’Hispanie) et les baisses déflationnistes des réserves minières mondiales.

    ***

    Une troisième devise de réserve est exactement ce dont a besoin l’Amérique. Ainsi que l’a soutenu le Pr Michael Pettis, de l’université de Pékin, détenir la devise de réserve mondiale est un « fardeau exorbitant » dont les Etats-Unis pourraient se passer.

    Le dilemme de Triffin – avancé par l’économiste belge Robert Triffin dans les années 1960 – suggère que le détenteur de la devise suprême est confronté à une contradiction inhérente. Il doit gérer un déficit commercial structurel au cours du temps pour maintenir le système à flot, mais cela minera sa propre économie. Ce système s’autodétruit.

    Un étalon or partiel – créé par le marché mondial et n’ayant de compte à rendre à personne – est le meilleur de tous les mondes. Il offre une provision de valeur (mais pas de rendement). Il joue un rôle d’équilibre. Il n’est pas assez dominant pour étouffer le système.

    Ayons donc trois devises mondiales, un trépied avec une jambe dorée ! Ce trépied pourrait même être stable.

    Combien d’or y a-t-il ?

    Cela n’inspire pas confiance que le rédacteur en chef de CNBC, John Carney, soutienne que cela importe peu que les Etats-Unis aient ou non l’or physique qu’ils prétendent détenir.

    En fait, nombreux sont ceux qui affirment que l’or est parti :

    Ned Taylor-Leyland, de Cheviot Asset Management, dit que la Fed et la Banque d’Angleterre ne restitueront jamais l’or à leurs propriétaires étrangers. Jim Willie dit que l’or est parti.

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    D’autres affirment que l’or n’a pas été exactement vendu, mais qu’il a été loué ou gagé, et donc que les Etats-Unis ne le possèdent pas vraiment.

    Eric Sprott, gérant d’un fonds qui pèse 10 milliards de dollars, écrit – dans un article intitulé « Do Western Central Banks Have Any Gold Left??? » [Les banques centrales occidentales ont-elles encore de l'or ???] :

    Si les banques centrales occidentales louent effectivement leurs réserves physiques, elles n’auraient pas réellement l’obligation de révéler les quantités spécifiques d’or qui restent dans leurs coffres respectifs. Selon un document sur le site de la BCE [Banque Centrale Européenne] concernant le traitement statistique des réserves internationales de l’eurosystème, les directives actuelles de reporting ne requièrent pas que les banques centrales fassent la différence entre l’or détenu directement et l’or prêté ou échangé avec une partie tierce. Ce document établit que « les transactions réversibles en or n’ont aucun effet sur le niveau d’or monétaire, quel que soit le type de transaction (c-à-d. les échanges, les placements, les dépôts et les prêts en or) , en ligne avec les recommandations contenues dans les directives du FMI ». (les caractères gras sont dans le texte original). Par conséquent, selon les directives actuelles de reporting, les banques centrales sont autorisées à continuer de porter sur leurs bilans les entrées d’or physique, même si elles l’ont échangé ou prêté entièrement. On peut le voir dans la manière dont les banques centrales occidentales se réfèrent à leurs réserves d’or.

    En effet, il est a présent bien documenté que la Fed a loué une grande partie de ses réserves d’or et que les grandes banques empruntent de l’or aux banques centrales et ensuite le prête à de multiples parties tierces.

    Comme tel, il ne serait pas totalement surprenant que la Fed ait besoin de 7 années pour rendre à l’Allemagne ses 300 tonnes d’or [...] même si la Fed prétend détenir 6.720 tonnes dans la seule Banque de Réserve de New York.

    Même le co-directeur général de Pimco, Bill Gross, déclare :

    Lorsque la Fed émet chaque mois pour 85 milliards de dollars de chèques afin d’acheter des bonds du Trésor et des crédits hypothécaires, elle n’a réellement rien en « banque » pour les garantir. Ils possèdent soi-disant quelques milliards de dollars de « certificats or », une histoire à dormir debout sur la provision secrète de Fort Knox, mais il n’y a essentiellement rien d’autre là que de la confiance. Lorsqu’un opérateur de première importance comme J.P. Morgan ou Bank of America vend ses bonds du Trésor à la Fed, il obtient un « crédit » sur son compte à la Fed, connu sous le nom de « réserves ». Il peut dépenser ces réserves en échange d’autre chose, mais alors une autre banque obtient un crédit pour ses réserves, etc., etc. La Fed a dit à ses banques membres « Faites-moi confiance, nous honoreront toujours nos réserves », et donc les banques lui font confiance, et les entreprises et les particuliers font confiance aux banques, et « the beat goes on » [et ça continue] comme le chantaient Sonny & Cheer. 54 trillions de dollars de crédit dans le système financier des Etats-Unis, basé sur la confiance envers une banque centrale qui n’a rien dans ses coffres pour les garantir. Etonnant !

    Et étant donné que du tungstène plaqué-or a été déniché partout dans le monde, et qu’un expert allemand de premier plan sur l’or a trouvé de faux lingots d’or gravés avec les marques officielles des Etats-Unis, les Allemands ont perdu confiance dans la fiabilité de la Fed. Voyez ce qui suit.

    Cela pourrait être particulièrement vrai depuis que la Fed a refusé aux Allemands d’inspecter leurs propres réserves d’or qui y sont stockées.

    Guerre des devises ?

    Le rapatriement de l’or est – sans aucun doute – lié à la monnaie.

    Voici ce qu’observe Forbes :

    Des fonctionnaires de la Bundesbank [...] ont reconnu que cette manœuvre est « préventive » au cas où une « crise monétaire » frapperait l’Union Monétaire Européenne.

    ***

    « Non, nous n’avons aucune intention de vendre de l’or », a déclaré au téléphone, mercredi dernier, un porte-parole de la Bundesbank, « [ce transfert] est pour le cas où il y aurait une crise monétaire. »

    Reggie Middleton pense que la demande de l’Allemagne de récupérer son or fait partie d’une guerre monétaire.

    Jim Rickards a dit auparavant que la Fed projetait de mettre la main sur l’or allemand :

    Jim Rickards a exposé les projets possibles de la Réserve Fédérale de réquisitionner l’or souverain de l’Allemagne et de tous les autres dépositaires étrangers, qui se trouve à la Réserve Fédérale de New York, dans l’éventualité d’une crise du dollar et monétaire conduisant à des « guerres monétaires » intensifiées, et « l’option nucléaire » d’une révision à la hausse radicale du prix de l’or et un retour à un quasi-étalon or est envisagé par les banques centrales assaillies pour empêcher la déflation de la dette.

    Est-ce une raison pour que l’Allemagne réclame maintenant la restitution de son or ?

    La Chine devient tranquillement une superpuissance de l’or, et on dit depuis longtemps que la Chine convertirait le yuan en devise adossé à l’or.

    James Delingpole du Telegraph fait remarquer:

    Au milieu des années 1920, le chef de la Banque centrale allemande, [Horace] Hjalmar Schacht, s’est rendu à New York pour voir de ses yeux l’or de l’Allemagne. Cependant, les responsables de la Fed de New York furent incapables de retrouver la palette de lingots d’or allemands. Le Président de la Réserve Fédérale d’alors, Benjamin Strong, fut mortifié, mais pour mettre Strong à l’aise, Herr Schacht se tourna vers lui et lui dit : « Ne vous inquiétez pas, je vous crois lorsque vous dites que l’or est ici. Même s’il n’y est pas, vous êtes d’accord pour le remplacer ». (H/T The Real Asset Company)

    Mais cela se passait alors, et là, nous parlons d’aujourd’hui. Aux yeux des Allemands – et qui peut leur donner tort ? – l’Amérique a perdu son pouvoir magique à tel point qu’on ne peut plus lui faire confiance pour honorer ses dettes, même dans l’éventualité improbable qu’elle soit financièrement capable de le faire. C’est pourquoi, marchant dans les pas du vénézuélien Hugo Chavez (qui n’est pas si bête), l’Allemagne rapatrie son or de la Réserve Fédérale américaine. Il sera désormais stocké à Francfort.

    ***

    [Les choses] peuvent sembler calmes en surface, mais ce dernier coup de la part de la Bundesbank nous donne une assez bonne indication qu’en dessous de la surface cette institution apparemment sereine défend chèrement sa peau.

    Si vous voulez une analyse complète, je recommande cet excellent résumé de Jan Skoyles. Voici la partie effrayante :

    Plusieurs fois par an, il y a une discussion concernant ce que la Chine prévoit de faire avec l’or qu’elle extrait et qu’elle importe chaque année, et nombreux sont ceux qui croient que les Chinois amassent ce métal comme assurance contre les milliards de dollars en bons du Trésor, en billets et en créances qu’ils détiennent. Nombreux sont ceux qui croient qu’ils émettront à court-terme une sorte ou une autre de devise adossée à l’or et qu’ils se débarrasseront des 1.000 milliards de dollars qu’ils détiennent en titres du Trésor américain. A partir du moment où les Etats-Unis semblent considérer que leur monopole monétaire va de soi, si jamais les Chinois ou d’autres agissent ainsi, les Etats-Unis devront réagir – le plus probablement avec de l’or dont ils ne disposent pas en quantité suffisante.

    Tous ceux qui pensent que cela ne va pas se produire devraient finalement lire la parabole de Peter Schiff « How An Economy Grows And Why It Crashes » [Comment croît une économie et pourquoi elle s'effondre]. Si quelque chose ne peut pas durer éternellement, elle ne durera pas.

    Autrement dit, Rickards et Skoyles semblent soutenir que l’Allemagne pourrait rapatrier son or dans ce premier jeu de chaises musicales dans lequel la Chine se prépare à déployer un yuan adossé à l’or. Selon cette théorie, le reste des devises mondiales s’effondreront à moins que leurs nations puissent lutter pour mettre la main sur suffisamment d’or afin de conférer de la crédibilité à leur papier-monnaie.

    Post-scriptum : Michael Rivero pense que la guerre au Mali a quelque chose à voir avec cela :

    Le Mali est l’un des plus gros producteurs d’or du monde. Avec le Ghana, son voisin, ils comptent pour 7 à 8% de la production d’or mondiale. Cela en fait une riche prise de guerre pour les pays qui ont désespérément besoin d’or physique. Donc, même si l’Allemagne a commencé à réclamer la restitution de son or à la Banque de France et à la Réserve Fédérale de New York, la France (aidée par les Etats-Unis) a décidé d’envahir le Mali pour combattre les « Islamistes » travaillant pour « al-Qaïda ». Bien sûr, les « Islamistes » sont devenus l’étiquette fourre-tout pour les gens qui doivent être tués afin de les ôter du chemin vers les richesses, et les gens qui sont bombardés par la France (aidée par les Etats-Unis) ne sont pas « al-Qaïda » mais des Touaregs qui ont combattu pour leur indépendance pendant 150 ans, bien avant que la CIA ait créé « al-Qaïda ». Livrés à eux-mêmes, les Touaregs pourraient vendre l’or à qui ils voudraient au prix qu’ils demanderaient, et à ce moment précis la Chine peut surenchérir sur la France et les Etats-Unis.

    Article original en anglais :

    Why Is Germany Demanding 300 Tons of Gold from the U.S. and 374 Tons from France?, le 21 janvier 2013

    Traduction : FG-QuestionsCritiques
    http://www.mondialisation.ca