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international - Page 1458

  • Mali, Syrie : les méchants et les bons islamistes de François Hollande

    Terrible et méchants islamistes qui bafouent les droits de l’homme, il faut bien sur intervenir, sauf que ceux-ci peuvent agir en toute impunité en Syrie ou en Lybie, cela s’appelle “la mise en place de la démocratie”! En Libye, nous avons les marchés, en Syrie, c’est en cours avant de pouvoir piller les ressources, au Mali, Areva risque de perdre ses mines d’uranium, cherchez l’humanisme dont le gouvernement prétend faire preuve après cela…
    François Hollande vient de décider que la France devait faire la guerre au Mali pour combattre les terroristes islamiques qui menacent l’intégrité du pays et massacrent, décapitent et violent un peu partout sur leur passage, aux cris désormais sinistrement familiers d’ Allah akbar.

    Tandis que le Président envoie nos soldats au Mali où ils devront combattre sans aucun soutien africain ou international pour sans doute plusieurs semaines, sans l’aval de l’ONU, sans même avoir consulté les représentants du peuple et semble-t-il – et au vu des premiers « résultats »-dans une improvisation et une impréparation sidérantes, cela au nom du juste combat contre l’obscurantisme et la barbarie, il n’est pas inutile de rappeler ici -et sans condamner cette intervention sur le fond- que les illuminés que nos soldats vont devoir à présent combattre ont été en très grande partie « créés » et armés en 2011… Par la France sarkozienne, avec la bénédiction du Parti Socialiste aujourd’hui au pouvoir.

    Créés directement par la fourniture de matériel militaire ou indirectement suite aux pillages d’arsenaux rendus possibles par l’intervention franco-anglo-américaine et la chute du régime du colonel Kadhafi en Libye. Intervention, on s’en souviendra également, survenue sans la moindre déclaration de guerre et en violation totale du Droit International, sous l’impulsion en France en tout cas -on devrait même écrire sur ordre- d’un Bernard-Henri Lévy qui ne cacha même pas à l’époque qu’il estimait servir les intérêts d’Israël en déclenchant cette intervention… Ce qui ne sembla du reste scandaliser personne. Mais pouvait-on attendre autre chose dans l’indécence et le radicalisme communautaire qui le caractérise en toutes occasions de l’ex-compagnon d’Arielle Dombasle…

    Aujourd’hui en Syrie, et comme hier en Libye, d’autres combattants ponctuent tout aussi systématiquement chacune de leurs phrases en hurlant Allah akbar, comme les fous de Dieu qui menacent Bamako… Ponctuent et tuent également, dans un déchaînement de barbarie largement équivalent à celui de leurs compagnons de Djihad du Mali. Ce ne sont pas les soldats de l’armée régulière syrienne, mais ceux qui les attaquent. Et du coup, ils sont devenus miraculeusement pour François Hollande, et comme ils l’étaient pour Nicolas Sarkozy, de valeureux combattants de la liberté qui s’opposent à un régime tyrannique. Bien entendu, les médias aux ordres reprennent en cœur et nous vendent avec un zèle sans faille la même supercherie, la même chanson obscène. Sans preuves, sans confirmations, sans enquêtes réelles, souvent même sans se rendre seulement sur place, nos bons petits soldats de la désinformation reprennent comme paroles d’évangile, sans même user d’un conditionnel de rigueur ou simplement éthique les communiqués « hors sol » de pure propagande d’un OSDH (l’autoproclamé Observatoire Syrien des Droits de l’Homme) basé à Londres, totalement partial, et carrément financé par les alliés ou donneurs d’ordres de l’un des deux belligérants (Qatar et USA principalement).

    Pour s’évader un instant de la Pravda qu’est devenu le monde médiatique français et voir un peu les choses par l’autre bout de la lorgnette, avoir enfin une chance d’y voir plus clair, La Plume à Gratter vous conseille très vivement de visionner dans son intégralité le formidable documentaire de la télévision russe Rossiya 24 relayé sur cette page. Ce document unique qui vous montre la guerre de Syrie comme vous ne l’avez jamais vue, ne sera jamais diffusé sur nos chaînes de télévision, car il montre une réalité qu’il ne faut surtout pas voir ! Il n’est hélas pas sous-titré en français, mais en anglais… L’auteur de ces lignes s’en excuse, mais il lui semble pourtant absolument nécessaire de le diffuser tout de même, tant il permet de voir une autre version de cette tragédie que celle véhiculée par la propagande officielle qui envahi nos ondes et les colonnes de nos journaux. D’enfin prendre connaissance d’une réalité que nos médias aux ordres nous cachent donc très soigneusement : celle qui expose enfin au grand jour la barbarie sans nom des soi-disant « combattants de la liberté et de la démocratie » que louent avec des trémolos lyriques dans la voix presque tous nos hommes et femmes politiques (à l’exception notable de Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen), relayés dans leur falsification révoltante par la quasi-totalité des télés, radios et journaux de France.

    The Syrian Diary, documentaire d’Anastasia Popova (Rossiya 24)

    Des images de massacres, d’exécutions sommaires et barbares, vous en verrez dans ce documentaire, très dur souvent à visionner, images d’ailleurs « fièrement » et systématiquement filmées et diffusées sur Internet par les bourreaux et assassins eux-mêmes. Un documentaire terrible réalisé par des journalistes, des vrais, qui sont sur le terrain au péril de leur vie, et pas dans les studios confortables de TF1 ou France Inter à jouer les petits télégraphistes de la propagande officielle ou à disserter sans fin sur des sujets aussi pathétiques que la retraite de Russie de Gérard Depardieu ou les derniers caprices de Valérie Trierweiler. Ce que ces journalistes russes nous montrent sur les évènements dramatiques de Syrie n’a évidemment absolument rien à voir avec la soupe indigeste et écœurante qui dégouline de la plume ou de la bouche de nos médiacrates à la botte d’intérêts géostratégiques qui ne sont en plus même pas les nôtres.

    Oui, regardez ce film coup de poing, bien que sous-titré en anglais. Visionnez les images témoignant -preuves à l’appui cette fois- des actes barbares de ces « combattants de la Liberté » que François Hollande considère, en notre nom, comme les « représentants légitimes du peuple syrien ». Vous en saurez dès lors un peu plus sur la sincérité du désintéressement humanitaire de notre actuel Président… Sur le deux poids deux mesures qui dicte son action si radicalement différente au Mali et en Syrie, le faisant rejoindre aujourd’hui son pitoyable prédécesseur dans l’indignité et le cynisme le plus sordide. De quoi avoir profondément honte d’être français… Et cette fois, pour de vraies et terribles raisons, hélas.

    Via sott.net  http://lesmoutonsenrages.fr

  • Mali, une guerre typiquement coloniale -- On voit bien les mahdistes mais où sont nos Gordon ?

    On nous parle du Mali comme si cette région africaine était aussi familière aux Français, dont on connaît l’ignorance légendaire de la géographie, que la Bourgogne, la Bretagne ou l’Anjou. Rappelons, pour ceux de nos lecteurs qui l’auraient oublié, que cet Etat a été créé de toutes pièces lors de la décolonisation en 1960, à partir du Soudan français, un des composants de l’Afrique Occidentale française (A.O.F.). Comme pour de nombreux autres Etats africains, ses frontières tirées au cordeau n’ont pas tenu compte des implantations géographiques des populations ni de leur ethnie. Elles sont régulièrement sources de conflits d’influence et de guerre entre Etats et à l’intérieur des Etats, conflits d’influence auxquels se greffent les convoitises sur les immenses territoires et leurs ressources minérales encore peu exploitées. Le géopolitologue Jean Bonnevey, dont Polémia a déjà publié plusieurs études, donne ci-après un historique de la conquête du Sahel et de son maintien dans l’Empire français grâce aux militaires à qui avait été confié le contrôle de ces territoires des années 1880 à celles  de 1960.
    Polémia

    Décidément, l’histoire bafouille. Dans les raisons ou prétextes, comme on voudra, des expansions coloniales européennes, il y a toujours eu la lutte contre l’obscurantisme tribal en Afrique noire ou islamiste dans le sahel. Le désert notamment a toujours été fécond en fanatiques. Toutes les dynasties rigoristes ayant balayé celles de tolérance et d’ouverture au Maroc en sont issus, les Almohades comme les Almoravides.

    Les guerres actuelles sont le fruit de la décolonisation. On paye une décolonisation complètement ratée. C’est vrai au Mali où l’on n’a pas tenu compte des aspirations légitimes des touaregs comme au Niger d’ailleurs. C’est vrai en Somalie où le départ des italiens a cassé le partage de la corne de l’Afrique. C’est vrai de l’Algérie à qui la France a donné une immense partie du Sahara incontrôlable et sans rapport avec les destins de la côte du pays.

    Sahara français

    Nous sommes bien dans une guerre de type colonial dans un Sahara que la France a eu par ailleurs le plus grand mal à contrôler et qui n’a jamais été véritablement pacifié à l’égal d’un Afghanistan pour les britanniques.

    Dès l'année 1879, la région du Sahara, territoire désertique hostile, indépendant de l’autorité turque d'Alger et placé sous l'autorité de tribus nomades, constitue un centre d'intérêt majeur pour les autorités françaises. Les premières missions d'exploration après la conquête de l'Algérie ont lieu de 1857 à 1861 (Henri Duveyrier), en 1880 et 1881 (Paul Flatters), suivis de deux autres en mai et décembre 1902, date à laquelle le lieutenant Georges Guillo Lohan (qui le connait aujourd’hui ?) de la Compagnie des Oasis sahariennes parvient à faire reconnaître l'autorité du gouverneur des Territoires du Sud nouvellement créés sur la population indigène.

    C'est le ministre Freycinet qui encouragea les premières expéditions à explorer plus systématiquement le Sahara. L'une d'elles, la mission Flatters avait pour objectif d'établir le tracé d'un chemin de fer transsaharien, qui ne fut jamais réalisé. Mais plusieurs de ses membres, en 1881, furent tués par les Touaregs, ce qui renforça et accéléra la « pacification armée » du Sud algérien et de ces régions encore mal connues comme les oasis de Ghardaïa ou de Touggourt. Plusieurs succès militaires allaient aboutir à la soumission des Touareg et, en 1900, à assurer la domination française des bords du lac Tchad à la région du Tibesti.

    L'implantation des Français sur un territoire aussi vaste nécessitait une organisation spéciale, confiée à l'armée. Aux méharistes s'ajoutèrent les sections d'officiers des Affaires indigènes, qui administrèrent le Sahara à partir de 1902 sous l'autorité du gouvernement général d'Alger. Des missionnaires, comme le père de Foucault, se mêlaient aux nomades.

    En 1908, des détachements parcouraient le Sahara occidental jusqu'au Rio de Oro espagnol; en 1911, la Mauritanie était occupée et, une année plus tard, le protectorat était rétabli sur le Maroc. Ainsi, à la veille de 1ere première guerre mondiale, la France contrôlait pratiquement l'ensemble du Sahara, d'Alger à Dakar, du Maroc à l'Afrique équatoriale, la Libye étant occupée par les Italiens. Mais il y eut toujours des révoltes, le plus souvent sous la bannière de chefs du désert invoquant l’islam.

    Le cas du Sahara algérien

    Lors de la tractation des Accords d'Évian avec le Gouvernement provisoire de la République algérienne, le président Charles De Gaulle a refusé tout d’abord de reconnaître la souveraineté de la future Algérie sur le Sahara, essayant à la place d'en faire une région autonome : sans succès. L'échec de la treizième réunion, établie dans le cadre de la première conférence d'Évian débutant le 20 mai 1961, entre Krim Belkacem, principal responsable du Gpra et Louis Joxe, ministre des affaires algériennes, est directement lié à la question du statut du Sahara.

    Lors de la conférence de presse consécutive, Belkacem déclare alors: « Nous nous sommes trouvés en face d'un gouvernement français qui veut bien décoloniser mais à moitié; c'est-à-dire maintenir l'Algérie sous une domination coloniale à peine déguisée ».
    Déjà durant l’IVe République un Président du Conseil avait publiquement déclaré: « La France est et demeure une grande puissance. Elle mobilisera ses forces pour que se réalise le miracle saharien. De grandes richesses, en charbon, en fer, en pétrole, en gaz naturel, des Territoires du Sud, seront mises en valeur. La Métropole apportera sa technique et ses investissements; l'Algérie apportera sa main d'œuvre de plus en plus qualifiée et demain ses cadres. La mise en valeur du désert c'est la grande tâche de notre génération ». Le moins qu’on puisse dire c’est que cela a été complètement raté.

    Les nouvelles guerres mahdistes.

    En fait la lutte des occidentaux contre les islamistes n’est pas nouvelle. Nous vivons une nouvelle guerre mahdiste si bien illustrée par le film « Khartoum » avec un magistral Charlton Eston dans le rôle de Gordon. En 1883, un régiment anglais de 10.000 hommes est massacré dans le désert du Soudan par une armée de fanatiques conduite par un leader religieux, le Mahdi. A Londres, le Premier Ministre Gladstone décide d'envoyer au Soudan le général Gordon, un héros national. Celui-ci rejoint Khartoum où se trouvent encore 13.000 militaires et civils anglais. Comme pour Bamako.

    La guerre des Mahdistes ou la guerre du Soudan est un conflit colonial, religieux et politique qui s'est déroulé au Soudan de 1881 à 1899. Il a opposé principalement les Mahdistes soudanais, aussi appelés derviches, désireux d'établir dans la région un émirat islamiste fort et indépendant, aux autorités coloniales égyptiennes puis anglo-égyptiennes représentées pendant quelque temps et jusqu'à la chute de Khartoum survenue en 1885, par le personnage emblématique de Gordon Pacha. Il a également impliqué l'Éthiopie, l'Italie, l'État indépendant du Congo et la France. Les combats qui se sont déroulés surtout au Soudan ont également touché le sud de l'Égypte, et les zones frontalières de l'Érythrée et de l'Éthiopie. Il y eut internationalisation et participation de forces présentées comme africaines, déjà. Le conflit s'est terminé par la défaite des madhistes, vaincus par les forces anglo-égyptiennes commandées par Horatio Herbert Kitchener. Le Soudan anglo-égyptien fut créé à l'issue de cette guerre.

    Que sont nos Gordon devenus ?

    Si l’Europe fait des guerres coloniales, elle n’a plus de Gordon. Élève de l'Académie militaire de Woolwich, il servit en Crimée, puis dans la campagne de Chine de 1860. Les Taï-ping (« révoltés aux longs cheveux »), profitant de l'affaiblissement de l'empire chinois après la victoire des alliés, s'insurgèrent pour renverser la dynastie mandchoue et devinrent maîtres d'une grande partie de la Chine. Avec l'assentiment de son gouvernement, Charles Gordon entra au service de l'Empire Qing pour combattre les Taiping.

    A la tête d'une poignée d'Européens, il réorganisa l'armée chinoise, dégagea Shanghaï menacée, reprit aux insurgés Souchow et Nankin. L'armée de Gordon, «l'Armée toujours victorieuse», sauva la dynastie mandchoue qui semblait perdue et réduisit rapidement les rebelles. En 1863, Gordon, malgré les offres des Chinois, rentra au Royaume-Uni avec le grade de lieutenant-colonel. En 1874, il entra au service de l'Égypte, fut nommé gouverneur de l'Afrique équatoriale et poussa les frontières égyptiennes jusqu'à Gondokoro. En 1879, il donna sa démission à la suite de difficultés avec le nouveau khédive Tawfik.

    Après avoir servi en Inde où il devint major général, il revint en février 1884 en Égypte et, dans le cadre de la guerre des Mahdistes, défendre Khartoum, assiégé par les troupes du Mahdi.
    Charles Gordon était d'un caractère exalté. Il crut qu'il pourrait refaire ce qu'il avait fait en Chine et sauver la cause du Royaume-Uni, c'est-à-dire, à ses yeux, de la civilisation. Il était très confiant en lui-même et dans l'ascendant que son énergie lui donnait sur les populations auxquelles il avait à se confronter. Un vrai colonial aimé et respecté, libérateur des esclaves et organisateur hors paire. Il ne put cependant que prolonger la résistance de la ville. L'année suivante (1885), les « derviches » s'en emparèrent et Gordon fut tué.

    Il était surnommé le chinois comme un autre grand militaire colonial français celui-là le général Salan. Mais si il y a toujours et même de plus en plus de mahdistes nous n’avons plus de Gordon ni de Salan et ça change tout.

    Jean Bonnevey
    Metamag.fr
    18/01/2013

    Correspondance Polémia – 19/01/2013

  • Afrique : Terrorisme et trafic de drogues au Sahel

    Pendant longtemps, la région du Sahel était essentiellement concernée et affectée par le trafic et la contrebande de cannabis, principalement cultivé au Maroc. Cependant, depuis le début du XXIe siècle, la partie nord-ouest de l’Afrique est devenue un carrefour de trafic de drogues de toutes sortes, crime organisé, terrorisme et insurrection. Aussi, la prépondérance et le lien entre le crime organisé et le terrorisme a aujourd’hui des répercussions négatives et inquiétantes sur la santé des populations locales ainsi que sur la stabilité, la sécurité et le développement des pays concernés.

    Par Abdelkader Abderrahmane, chercheur à la Prévention des Conflits et Analyses des Risques’, (CPRA) Institut d’études de sécurité (ISS), Éthiopie – 19.07.2012

    Le Sahel et l’Afrique de l’ouest sont incontestablement devenus une plaque tournante pour le trafic international de drogues dures telles que l’héroïne et la cocaïne en provenance d’Amérique Latine et d’Afghanistan.

    L’une des explications à ce dangereux phénomène toxique est que la région est moins risquée que les routes plus directes entre les pays producteurs d’Amérique du sud et le continent européen qui s’avère être aussi le premier marché de consommation mondiale.

     

    En effet, la voie la plus courte d’approvisionnement n’étant pas nécessairement la plus sûre, les barons de la drogue du continent sud-américain utilisent la Highway 10 (en référence au 10ème parallèle) pour pénétrer par l’Afrique de l’Ouest. Ce trafic est en outre aggravé par la présence d’héroïne et cocaïne provenant d’Afghanistan et transitant aussi par cette zone ainsi que la côte est du continent africain.

    La drogue qui sera ensuite écoulée en Europe est acheminée à travers le Tchad, le Mali, le Niger et le Maroc, dont la porosité des frontières facilite les déplacements. A titre indicatif, et selon l’Office des Nations-Unis contre la Drogue et le Crime (UNODC),

    en 2009, il était estimé que 21 tonnes de cocaïne d’un montant de 900 millions de dollars et équivalant au PNB de la Guinée et de la Sierra Leone réunies ont transité par l’Afrique de l’ouest.

    Ce trafic de drogue est par ailleurs aggravé par les liens tissés entre les narco-trafiquants et les groupes terroristes présents au Sahel tel qu’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), Ansar Dine (Défenseurs de la foi), Boko Haram (l’instruction est illicite) et le Mouvement d’Unité pour le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO).

    Trafics d’armes, de drogues et blanchiment d’argent sont devenus monnaie courante entre tous ces groupes. En outre, des liens grandissants se tissent aussi entre les narco-terrroristes présents en Afrique de l’ouest et les groupes mafieux européens tels que la Camorra.

    En effet, il est établi que la mafia italienne et Al-Qaïda ont coopéré dans un passé récent afin que ce dernier profite de l’expertise de la Camorra pour, par exemple, le trafic de faux documents. A travers ces coopérations, ce sont tous ces groupes qui s’entraident et bénéficient de leurs expertises respectives qui pourront éventuellement se transformer en groupes hybrides comme le sont actuellement

    les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC). Les FARC sont en effet un exemple de groupe basé sur une idéologie politique qui, avec le temps, a muté en groupe crimino-narco-terroriste.

    En sus du trafic de drogue et d’armes, l’importante contrebande de cigarettes à travers le Sahel est aussi très rémunératrice pour les trafiquants de la région. Les cigarettes qui proviennent d’usines de contrefaçon, principalement du Nigeria, sont distribuées dans la région, au Maghreb, au Moyen-Orient et en Europe. Ce trafic est une source importante de financement pour les groupes terroristes, qui même s’ils ne sont pas toujours et forcément directement impliqués dans ce genre de contrebande, s’enrichissent toutefois en imposant un impôt contre une ‘garde rapprochée’ aux contrebandiers.

    Dans ce mélange des genres, les groupes terroristes tel qu’AQMI ont très rapidement compris l’intérêt financier qu’ils pouvaient en tirer en se rapprochant des groupes criminels et autres trafiquants de tous bords, et ce, quel que soit leur points communs.

    En effet, alors que les actions violentes d’AQMI sont présentées sous des idéaux religieux, le groupe est néanmoins bien plus intéressé par l’appât du gain à travers ses demandes de rançons et autres activités parallèles comme le crime organisé et la contrebande. A ce titre, selon la US Drug Enforcement Agency (DEA), 60% des groupes terroristes étrangers ont un lien avec le trafic de drogue.

    Pareillement, il est estimé que 80% des chefs Talibans en Afghanistan, combattent pour le profit financier et non pour une quelconque idéologie religieuse.

    Par ailleurs, la chute de Qaddafi en Libye et l’instabilité géopolitique régnante qui s’ensuit, ainsi que la perméabilité des frontières qui facilite le passage d’armes d’un pays à un autre a procuré aux terroristes et narco-trafiquants une opportunité supplémentaire de renforcer leur position dans la région, aggravant de ce fait la situation au Sahel.

    C’est dans ce contexte dramatique que la prolifération d’armes, de drogues, de trafics de cigarettes et autres produits illicites prend racine au Sahel.

    Mais ce dévolue sur la région est aussi principalement dû à la faiblesse des états qui composent cette zone géographique, l

    e manque flagrant de surveillance, la porosité des frontières ainsi qu’à la corruption qui gangrène les institutions de ces mêmes états, tel que l’armée, la douane ou la police.

    Mais au-delà du fait que tous ces trafics sont d’une manière ou d’une autre liés, c’est sans nul doute et surtout les raisons et les racines derrière ce fléau qu’il est urgent de questionner afin d’y remédier.

    La misère, la pauvreté, la sécheresse, la famine, l’absence de sécurité alimentaire, l’injustice sociale et le manque de perspective d’avenir sont autant de facteurs favorisant et incitant les populations locales à tomber dans ce piège de l’argent facile et d’une hypothétique vie meilleure.

    Des trafiquants qui profitent donc du désœuvrement et de la vulnérabilité socio-économique des populations locales pour les convaincre qu’ils peuvent améliorer leur quotidien grâce aux trafics illégaux. Pire, ces différents groupes terroristes et organisations criminelles ne font que contribuer à la souffrance humaine des populations locales du Sahel et d’Afrique du nord tout en mettant aussi en danger les états déjà fragiles du Sahel tel que le Mali ou le Niger.

    Afin de combattre ce fléau, la coopération entre les états mais aussi entre les différentes organisations et autres institutions internationales est une condition sine qua non pour obtenir des résultats probants. Par ailleurs, la solution à ce problème se trouve aussi dans l’absence d’éducation dans laquelle la majorité des africains vit. Aussi, c’est en améliorant les conditions de vie des populations locales, de conduire des programmes de prévention et d’éducation et de fournir une assistance humaine et renforcer la bonne gouvernance que les trafic en tous genres en Afrique de l’ouest et au Sahel pourront être, sinon éradiqués, tout au moins, réduits.

    Aujourd’hui, cet Océan Sahélien qui émerveillait comme un enfant l’explorateur et scientifique français, Théodore Monod, est en grand danger, devenant ces dernières années, un hub privilégié pour de nombreuses filières criminelles.

    La mondialisation et la facilitation de communication grâce à Internet n’ont fait qu’exacerber la situation au Sahel où les terroristes et trafiquants en tous genres ont trouvé en cette région un terreau fertile et idéal pour leurs activités illégales.

    La coopération grandissante entamée depuis plusieurs années s’accélère entre les groupes terroristes présents en Afrique de l’ouest et les cartels d’Amérique du sud et autres barons de la drogue africains et européens. Cette coopération a indéniablement un effet débilitant sur la région, déjà vulnérable, instable, sous-développée et ravagée par de nombreux conflits et problèmes socio-économiques. L’augmentation des activités criminelles dans la région souligne le besoin urgent d’actions afin de renforcer la souveraineté des États concernés. Car il est incontestable que ce trafic en Afrique de l’Ouest est en train de se propager comme une trainée de poudre à travers tout le continent africain.

    L’impasse géopolitique dans laquelle se trouve actuellement le Mali est sans nul doute très inquiétante. Mais cette crise qui secoue le pays risque aussi et surtout d’aggraver la situation sécuritaire à travers l’entière région et fournir aux trafiquants et terroristes une marge de manoeuvre d’autant plus grande.

    Le Monde  http://fortune.fdesouche.com

  • Nettoyer tout le pays en un jour ? Faisons-le !

    Le mouvement Let’s Do It, World! est né dans un petit pays du nord de l’Europe, l’Estonie, où 50.000 personnes – soit 4% de la population totale – se sont réunies un 03 mai 2008 pour nettoyer en cinq heures de temps 10.000 tonnes de déchets sauvages et illégaux répartis sur tout le pays.

    Chaque pays organise une journée entre mars et septembre pour nettoyer les décharges illégales dans la nature à l’aide de milliers de volontaires et de bénévoles, de partenaires publics et privés, d’associations ou ONG.

    Cette année, plus que 80 pays se sont mobilisés pour récurer la planète et venir à bout des ordures sauvages. Ainsi 3 millions de volontaires et 67.000 tonnes de déchets ont été récoltées.

    Alors, ça vous tente ? Faisons-le, France!

    L’opération française a eut lieu le 19 octobre 2012. Bilan: 9200 volontaires et 342 tonnes de déchets ramassées. Le prochain rendez-vous est fixé au 15 Septembre.

    http://fortune.fdesouche.com

  • Prise d’otages en Algérie : Belmokhtar veut échanger les otages américains et négocier la fin de la guerre au Mali

    Addendum 18/01/13

    - Qui est Mokhtar Belmokhtar ?

    - Une vidéo des otages algériens et étrangers libérés


    Addendum 17/01/13

    Un Français parmi les activistes tués :
    Selon Reuters qui cite une source de sécurité algérienne, au moins onze activistes ont été tués dans l’assaut de l’armée algérienne, parmi lesquels figure un Français. Le Figaro

    - Au moins 30 otages auraient péri durant l’assaut, parmi lesquels 8 Algériens, 2 Japonais, 2 Britanniques, et 1 Français, selon une source algérienne citée par Reuters.

    - Parmi les 11 islamistes tués figurent 3 Égyptiens, 2 Algériens, 2 Tunisiens, 2 Libyens, 1 Français et 1 Malien, toujours d’après la même source. France 24

    http://www.fdesouche.com

  • Quand le “Collectif Contre l’Islamophobie en France” abuse de Photoshop…

    PARIS (NOVOpress) - Depuis plusieurs mois, le “Collectif Contre l’Islamophobie en France” (CCIF) s’est fait une spécialité de dénoncer une prétendue haine contre les musulmans qui secouerait la société française. Se faisant, cette association (par ailleurs financée par le richissime Georges Soros, jamais loin des initiatives visant à attaquer la civilisation européenne) n’a pas manqué de s’en prendre à plusieurs reprises aux Identitaires. Ainsi encore tout récemment, en commentant la plainte déposée par Génération Identitaire contre Harlem Désir.

     

    Le porte-parole du “Collectif Contre l’Islamophobie en France”, Marwan Muhamad, se garde cependant bien de rappeler ce qu’il disait à la mosquée d’Orly le 4 août 2011 : « Qui a le droit de dire que la France dans trente ou quarante ans ne sera pas un pays musulman ? Qui a le droit ? Personne dans ce pays n’a le droit de nous enlever ça. Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là. De nous nier le droit d’espérer dans une société globale fidèle à l’Islam. Personne n’a le droit dans ce pays de définir pour nous ce qu’est l’identité française. » Propos qu’il avait pourtant voulu cacher, créant ainsi la polémique avec les Identitaires et notamment Fabrice Robert, le président du Bloc identitaire.

    Clairement, le CCIF affiche ainsi son programme : le projet d’une France islamisée ! Et pour mener ce projet à bien, toute propagande peut être utilisée. Les commentateurs du site Fdesouche.com ont ainsi remarqué que dans l’image promotionnelle du CCIF en vue d’obtenir des adhésions, censée représentée un cimetière musulman horriblement profané, beaucoup d’images étaient totalement fausses ! Le (très mauvais) graphiste ayant réalisé ce petit montage propagandiste a laissé des tombes et des tags à moitié transparents.

    Nous vous laissons juger par vous-mêmes de cette photo truquée (ci-dessus), qui sans aucun doute en dit long sur la probité de ce CCIF dont le porte-parole Marwan Muhamad dans la droite ligne des propostenus  à la mosquée d’Orly le 4 août 2011…

    http://fr.novopress.info

  • Pour François Hollande il n’y a pas d’« islamistes » au Mali

    BAMAKO (NOVOpress) – Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé jeudi que 1 400 militaires français étaient désormais engagés dans les opérations contre les islamistes armés au Mali. Mardi, François Hollande a estimé que « cette décision était nécessaire. Si ce choix n’avait pas été fait, il serait trop tard puisque le Mali aurait été conquis entièrement », en ajoutant que cette mesure était « légitime et nécessaire ».

    Dès le 12 janvier, l’hôte de l’Elysée déclarait : « La France, à la demande du président du Mali et dans le respect de la Charte des Nations unies, s’est engagée pour appuyer l’armée malienne face à l’agression terroriste qui menace toute l’Afrique de l’Ouest ».

    Dans la bouche de François Hollande (photo), pas question d’appeler un chat un chat : la France ne combat pas des « islamistes », mais des « terroristes ». Une rhétorique qui plaît au Conseil français du culte musulman. Son représentant, Mohammed Moussaoui, s’est félicité que le chef de l’Etat évite « à juste titre (…) de qualifier d’islamistes les éléments terroristes visés par l’intervention ». Ajoutant : « Le CFCM salue cette précaution utile et nécessaire du Président de la République dans le choix des mots, écartant ainsi tout amalgame et toute confusion entre islam et terrorisme ».

    Pour le journaliste, Ivan Rioufol, « la République n’ose donc pas dire clairement qu’elle fait la guerre à des terroristes islamistes, de crainte de froisser la susceptibilité de musulmans français et notamment d’un Conseil qui s’aveugle volontairement sur le profil des jihadistes du Mali. Cette réticence de l’Etat à appeler par son nom un ennemi identifié laisse voir un pouvoir intellectuellement prisonnier du politiquement correct et de ses accusations en islamophobie. L’islam radical en est le scandaleux bénéficiaire ».

    http://fr.novopress.info/

  • Culture de l'otage

    On sait que les peuples n'accordent pas tous la même valeur à la vie. Certains à la leur-propre, d'autres à celle d'autrui. Des peuples se sacrifient pour la survie de l'espèce (ou de leur nation), d'autres sont prêts à tous renoncements pour sauver une vie chez eux. Quelque soit le cheminement, à la fin on compte et recompte : il n'est pas rare que les scores soient comparables dans les deux approches, la seconde ajoutant un léger différé. On en vient donc à la "culture de l'otage".
    Parmi les grandes nations, la Russie, l'Iran, la Chine considèrent que l'otage est individuellement mort quand il est pris ; s'y ajoute un soupçon de culpabilité au sens où il est socialement un désordre. Souvenons-nous que la doctrine d'emploi des états-majors soviétiques étaient de rayer du tableau des disponibilités tout régiment engagé au combat, quelle qu'en soit l'issue. Deux mille types étaient "morts" en recevant l'ordre de route ! Ces nations intègrent plus que nous la précarité de la vie et cette approche influe beaucoup sur la dépense allouée pour sa préservation. Dans le cas qui va nous occuper, la prise d'otage ne fait que déplacer le curseur du pronostic caché en hâtant la réalisation. Le malheureux meurt simplement plus tôt.
    garde-frontière algérien
    L'Algérie a été influencée par l'Union soviétique dans son cadre étatique et ses forces d'intervention anti-terroriste intègrent le concept du curseur. Aussi dans le cas de l'affaire de Tiguentourine, on pouvait prédire presque à coup sûr que le dénouement ressemblerait à la libération de l'opéra de Moscou (23.10.2002) ou celle de l'école primaire de Beslan (01.09.2004). La presse se fait très largement l'écho des récriminations occidentales et japonaises sur le carnage avéré d'hier pour qu'il ne soit pas nécessaire d'user ce clavier à réciter le déroulé de l'opération. Par contre on peut analyser la "politique anti-terroriste" de l'Etat algérien qui met en cause la nôtre.
    La guerre civile algérienne (1992-1994) fut une rude école de contre-terrorisme pour les commandements de terrain à deux motifs : la fracture sociale était verticale et remontait des communautés de base jusqu'au sommet de l'Etat. Les jeux de pouvoir en période troublée ont considérablement compliqué le travail des forces de l'ordre. Secondement, l'ennemi avait embrassé une culture de mort qui se traduisait par la mise en massacres de la terreur territoriale pour capturer vivres et soutiens des villageois, culture qui immunisait l'instinct de conservation des djihadistes en leur promettant la lune au-delà du péril. Il s'en est suivi une déshumanisation de l'adversaire considéré comme une "bête féroce" et donc un gibier en soi !
    Les quarante otages occidentaux (mais pourquoi fait-on ce genre de tri ?) ne se doutaient pas que le curseur de leur avenir venait de raccourcir leur vie, habitués qu'ils sont à ce que leurs gouvernements se couchent et transfèrent les sous après une période de latence convenable ; sauf peut-être certains plus accoutumés aux moeurs sécuritaires algériennes, comme les Français. Restent les motifs du Cheikh borgne¹.

    Il est certain que le raid d'AQMI a été préparé depuis plusieurs semaines dans un district incontrôlé du Fezzan libyen (sinon sur le plateau du Tinrhert au sud). Former la colonne, l'armer, prend du temps et se sait. Il y a eu aussi un déficit de renseignement de base sur toute la zone qui va avoir des conséquences sur le tableau d'avancement.
    Pourquoi choisir le site protégé de Tiguentourine, à seulement trente kilomètres derrière les gardes-frontière algériens qui patrouillent entre Ghadamès et Ghat ? Sachant que l'Etat ne se pliera pas aux exigences - il ne l'a jamais fait - on peut raisonnablement avancer que le choc devait paralyser les opérations pétrolières et gazières au Sahara, effrayer les majors occidentaux qui les conduisent, déconsidérer les garanties de sûreté qui leur étaient données par Alger. L'horreur de quelques décapitations filmées aurait atteint son but. Répété une ou deux fois sur d'autres sites industriels, ce type de raid devait entraver gravement les rentrées d'exportation, puisque 97% proviennent des hydrocarbures. Il était permis d'en prédire l'augmentation du mécontentement populaire qui couve toujours sous la braise apparemment éteinte, préludant un embrasement du type printemps arabe propice aux fondamentalistes. La revendication de la libération de cent djihadistes détenus par Alger ou la requalification de l'opération en représailles de l'engagement français au Mali, c'est du pipeau.
    Il est trop tôt pour savoir si la mise en insécurité des exploitations pétrolières du Sahara algérien a été atteinte. Il faut attendre les décisions des majors de la profession. Elle sera certaine si un deuxième Tiguentourine arrive dans quelques semaines. Les autorités algériennes s'en doutent !
    http://royalartillerie.blogspot.fr/
    (1) Belmokhtar, alias «Belaouar», ou «Khaled Abou El Abbès», ou encore «Laouer», est né le 1er juin 1972 à Ghardaïa, dans le Nord de l’Algérie. En 1991, à l’âge de 19 ans, il part se former au combat en Afghanistan. C’est là qu’il aurait perdu son œil gauche, qui lui a valu le surnom de «cheikh borgne». A son retour, il participe à la guerre civile au sein des Groupes islamiques armés (GIA) algériens. Sa vie son oeuvre, grâce à Paris-Match.
    Le chef de groupe qui a attaqué la base-vie du site gazier s'appelle Tahar ben Chened.

  • Mali – Opération Serval : Konna reprise aux islamistes, Diabaly évacuée par les jihadistes

    La ville de Konna, à l’est du delta intérieur du Niger, a été reprise cette nuit aux islamistes du Mujao qui la tenaient depuis le 10 janvier. Durant la journée, Diabaly a été évacuée par les jihadistes. La bataille du delta intérieur du Niger est gagnée, une nouvelle phase de l’opération Serval commence.

    Au nord de Sévaré, à Konna, ce soir, aucune résistance islamiste n’est visible, selon une information diffusée sur la télévision malienne. Tous les assaillant semblent s’être regroupés bien plus à l’est, sur la ville sahélienne de Douentza. Ce sont les hommes du colonel Didier Dakouo, le chef des opérations militaires de l’armée malienne dans la région de Mopti, qui sont entrés les premiers dans la ville (renforcés par des milices d’autodéfense), appuyés par les troupes françaises. Les principaux combats ont eu lieu cette nuit, la ville étant conquise vers 01h00, heure de Paris. Les troupes françaises ont largement été mises à contribution après la prise en embuscade d’une colonne motorisée du Mujao par les forces maliennes. Des frappes aériennes et des attaques héliportées nocturnes ont été nécessaires pour détruire la colonne de pick-up armés.

    A Niono, de l’autre côté du delta intérieur du grand fleuve, le préfet local a mobilisé dès hier soir de jeunes gens d’une vingtaine d’années pour patrouiller et déceler d’éventuelles tentatives d’infiltrations des groupes islamistes. Trois individus armés, selon les autorités locales, auraient été arrêtés et remis aux services de sécurité (source). La peur des infiltrations islamistes gagne au sein de l’opinion malienne. A Bamako, les forces de police et de gendarmerie sont plus présentes en ville selon les habitants. Pour des raisons de sécurité, les écoles françaises de Niamey, Nouakchott et Bamako vont rester fermées toute la semaine.