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Ancien haut fonctionnaire du ministère de La Défense, spécialiste des questions stratégiques, Pierre Conesa est aussi l’auteur de “La Fabrication de l’ennemi”. Il est aussi le réalisateur du documentaire “Vendre la guerre, le complexe militaro-intellectuel” à retrouver en intégralité sur le média Omerta.
Le ministère russe de la Défense a déclaré ce 2 avril que les forces armées ukrainiennes avaient perdu plus de 80.000 militaires et plus de 1.200 chars depuis janvier.
Le ministère russe de la Défense a déclaré ce 2 avril que les forces armées ukrainiennes avaient perdu plus de 80.000 militaires et plus de 1.200 chars depuis le début de l'année.
Personne ne s’attend à ce que les fonctionnaires occidentaux soient bien informés, surtout pas en ce qui concerne les faits. Mais certains d’entre eux dépassent même les attentes les plus modestes que l’on puisse avoir – et pas dans le bon sens.
Prenons l’exemple de cet article d’Evelyn N. Farkas, publié il y a deux jours :
La faction du Congrès qui s’oppose à l’aide à l’Ukraine partage un point de vue commun avec le Kremlin : l’Ukraine est de toute façon en train de perdre la guerre contre la Russie. De retour d’Ukraine, où j’ai rencontré de hauts responsables ukrainiens et participé à une conférence sur la sécurité, j’ai trouvé des preuves substantielles du contraire.
L’Occident surveille de près les réserves matérielles des troupes russes et reçoit régulièrement des données satellite sur la quantité d’équipements situés dans les bases de stockage. Cela donne une idée approximative des capacités de mobilisation des troupes russes. Cette fois, des photographies prises depuis l’espace de l’un des sites de stockage du CCP T-80, situé sur le territoire de la 61e usine de réparation de blindés à Saint-Pétersbourg, ont été publiées en ligne.
Des armes telles que le 3M22 « Zircon », un missile de croisière hypersonique propulsé par un statoréacteur, ont été mises en service ces dernières années et sont désormais également transférées vers des plates-formes terrestres, en particulier le système de défense côtière K300P « Bastion-P ». Avec une portée de 1500 km (peut-être même plus) et une vitesse de Mach 9, le « Zircon » est plus de trois fois plus rapide et sa portée est au moins le double de celle des missiles supersoniques P-800 « Oniks » utilisés à l’origine par la plate-forme susmentionnée, ce qui renforce encore les capacités de frappe à longue distance déjà sans précédent de la Russie (au grand dam de la junte néo-nazie et de l’OTAN, comme nous l’avons déjà mentionné).
La France va envoyer un nouveau lot de missiles Aster et des centaines de véhicules VAB à l’Ukraine, tonitrue Lecornu, ministre des armées.[i] Pourtant, jusqu'à ce jour, la France n'a aucune obligation juridique d'assistance militaire envers l'État ukrainien au titre d'un quelconque traité d'alliance. L'Ukraine n'étant membre ni de l'OTAN, ni de l'UE, la France (et les autres États membres de ces organisations) ne lui doivent aucune assistance militaire en cas d'agression. Depuis février 2022, les militaires occidentaux qui servent aux côtés des forces armées ukrainiennes (FAU) doivent composer à partir de ce dilemme et de cette réalité tactico-politique : comment aider l'Ukraine « from behind », c'est-à-dire, sans s'impliquer directement dans le conflit ?[ii]
NDLR : nous publions ci dessous l’analyse argumentée d’un officier sur l’état réel de notre armée, qui permet de comprendre l’absurdité totale de notre président bien aimé, qui pense qu’une gonflette « photoshoppée » est un acte de courage et de virilité.
Ce qu’il est convenu d’appeler, sans la moindre ironie bien sûr, le « corps de bataille » de l’Armée française, dispose de 4 régiments de 54 Chars Leclerc, le reste de la dotation étant réparti entre l’ESAM (École du Matériel), l’EAABC de Saumur, le 1er RCA de Canjuers (formation de base des équipages) et la DGA (Délégation Générale à l’Armement). Chacun de ces régiments comprend 4 escadrons à 13 chars.
Nous serions donc, au moins en théorie, en mesure d’aligner 16 escadrons à 13 chars, soit 216 chars.
Je n’aime pas ce je ressens comme de la méchanceté chez Yann Moix, et j’écoute généralement de manière fort distraite ce que dit ce garçon, mais comme j’écoute tout le monde et chacun, je l’écoute aussi.
Quelle n’a pas été ma surprise, en me découvrant, parfaitement d’accord avec lui.
Sans doute dira-t-on dans le camps des bellicistes présidentiels que c’est encore les réseaux russes… un céléruss !
Et bien non ce n’est pas céléruss !
C’est une idée qui va au-delà des clivages politiques, qui embrasse notre histoire européenne, et… nos rêves de paix.
«L’armée française est nécessaire en Ukraine pour que le président Volodymyr Zelensky puisse prendre des mesures répressives et réprimer les sentiments de protestation en Ukraine».
Les premières unités de l’armée française franchissent la frontière ukrainienne depuis la Roumanie.
C’est ce qu’a rapporté la chaîne Telegram «Affaires militaires».
Avant cela, les unités militaires françaises se sont rendues à l’aéroport de Sofia à bord de deux avions privés, après quoi elles ont été transférées sur le territoire ukrainien.