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l'emploi - Page 79

  • Auto entreprise : enfonçons le clou

    Un excellent correspondant rebondit à propos du régime des auto-entrepreneurs dont le 4 août était le septième anniversaire. Et il s'interroge ou plutôt, il nous incite à juste titre à réfléchir plus avant.

    Je reprends donc les points principaux de son intervention :

    1° "4 milliards de cotisations pour 12 milliards de chiffre d'affaires, cela me paraît à première vue énorme."

    C'est en effet énorme, et cela constitue le point central, celui dont on ne parle jamais et nous allons y revenir. Le montant des cotisations versées est utilisé comme argument par les défenseurs de ce régime, – pour souligner le civisme des assujettis : ils payent des cotisations donc ils sont utiles à la société, etc. - alors que son énormité me semble plaider contre le système en général.

    2° "Bien sûr, il faut se féliciter de l'existence de ce régime, mais de là à dire que les auto entrepreneurs ont créé autant d'entreprises... "

    On doit en effet se demander ce qu'est une "entreprise".

    Je me souviens, à cet égard, d'une conférence de Pascal Salin qui soulignait que les firmes n'existent pas vraiment : la seule chose qui existe ce sont les réseaux de contrats. L'entreprise ne peut pas être limitée aux concepts de l'Insee, aux immatriculations, etc. Ou alors effectivement, il s'est créé en 2014 plus de 500 000 "entreprises" en France, contre … 350 000 en Grande Bretagne. Cherchez l'erreur.

    3° "Un auto-entrepreneur, c'est avant tout quelqu'un que personne ne veut salarier et que la loi incite à se bricoler un statut misérable d'indépendant."

    On pourrait poser le problème en termes moins méprisants et dire qu'il s'agit, dans ce cas, – car il existe d'autres cas d'auto entrepreneurs –, d'un chômeur qui a décidé de se prendre en main sans compter sur le monopole étatique.

    4° "Sans compter le nombre très important de prétendus auto entrepreneurs qui ont un chiffre d'affaires ridiculement bas, suffisant peut-être pour payer les cigarettes mais certainement pas pour vivre."

    Au prix des cigarettes c'est déjà quelque chose de pouvoir les acheter.

    5° "Par ailleurs, le problème de ce genre de mesure est toujours le même : il crée effectivement une distorsion de concurrence avec les gens qui ne bénéficient pas du régime dérogatoire."

    Là est en effet le problème : il peut se résoudre autrement en alignant les autres sur ce régime, incitant à l’activité.

    6° "De telles mesures ne sont donc cohérentes que si elles servent, une fois leur efficacité démontrée, à généraliser le libéralisme dont elles s'inspirent. "

    Nous sommes parfaitement d'accord. On ne doit pas se contenter "d'espaces" (restreints) de libertés. On doit militer pour la liberté.

    7° "Or, ni les gouvernements successifs ni la plupart des Français n'ont le réflexe élémentaire de se dire : puisque le régime de l'auto-entrepreneur marche si bien, alors ce sont les cotisations sociales et les impôts de toutes les entreprises qu'il faut massivement réduire."

    Tel est exactement le point de vue que nous défendons (CDCA, Claude Reichman, et quelques rares militants de la Liberté que je salue ici) depuis plus de 25 ans.

    De même, poursuit mon correspondant, puisque la forte baisse des cotisations sociales sur les bas salaires induit les entreprises à embaucher à bas salaire, alors c'est bien la preuve qu'il faut tailler les cotisations sociales sur l'ensemble des salaires. Hélas, personne ne fait cette déduction élémentaire ; tout le monde se repose sur ses lauriers en pensant que le boulot a été fait. Du coup, les effets pervers sont inévitables. Pareil avec les taxis : on autorise Uber, ça explose, les taxis se plaignent, on en reste là. Évidemment, les taxis ont de bonnes raisons de se plaindre. Concernant les taxis, d'ailleurs, j'aimerais bien que l'on m'explique ce qui est à l'origine de l'existence des VTC. Quelqu'un a-t-il exploité les failles de la législation, ou bien ce qui était interdit auparavant est devenu autorisé ? Aucun média ne s'est cru obligé d'expliquer cela.

    Ce qui a suscité les VTC s'appelle la libre entreprise, et leur succès résulte de la concurrence. Les medias de l'Hexagone, en général sont du côté des monopoles.

    JG Malliarakis

    http://www.insolent.fr/2015/08/pour-lanniversaire-de-lauto-entreprise.html

  • Le partage des ressources contre l'immigration

    Pour stopper l'immigration, supprimons les raisons d'émigrer.

    Depuis plusieurs mois, des dizaines de milliers de migrants, massés sur des embarcations de fortune, gagnent les côtes italiennes, prenant au dépourvu les pouvoirs politiques européens. Ce ne sont pas les tocards, ni les pusillanimes qui tentent l'aventure, mais les plus débrouillards et déterminés. D'autres choisissent la voie légale, le visa, pour s'installer en Europe - 200 000 chaque année en France, où le taux de chômage atteint 10 %, mais où les prestations sociales sont généreuses. Pour ces hommes et ces femmes, l'Europe est un pays de cocagne. Une fois installés en France, certains de ces immigrés s'assimilent ; d'autres pas. Les déracinés, en nombre pléthorique, versent, surtout lorsqu'ils sont musulmans, dans un communautarisme exogène et rejettent la culture française. Dans de nombreuses villes et quartiers où ils deviennent majoritaires, l'assimilation fonctionne même à l'envers et les Français de souche perdent leurs propres racines.

    La responsabilité de ces déplacements de populations incombe aux dirigeants politiques occidentaux qui ont récemment contribué à déstabiliser le Moyen-Orient et l'Afrique de l'Ouest,

    en travaillant à abattre, sous des alibis démocratiques mais avec des arrière-pensées moins désintéressées, les dictatures de Saddam Hussein en Irak en 2003, de Kadhafi en 2011, puis en soutenant la rébellion contre le régime de Bachar El-Assad.

    Mais aussi, historiquement, aux anciens colonisateurs non pas en raison de la colonisation, qui, comme l'a montré l'historien Jacques Marseille, a davantage coûté à la France qu'elle ne l'a enrichie ; mais, au contraire, parce que la France s'est débarrassée de ses colonies trop hâtivement. La décolonisation n'a pas été une bonne affaire pour les populations des pays pauvres, mais de grands groupes internationaux ont su en profiter, exploitant les ressources naturelles à leur seul profit et « au détriment du bien-être des populations locales », comme s'en indignait le pape Benoît XVI dans son exhortation apostolique Africae Munus, le 19 novembre 2011.

    L'Immigration choisie, pillage des cerveaux et des talents

    Les ressources humaines du continent, dont il aurait besoin pour se développer, sont elles aussi pillées par le biais de « l'immigration choisie », qui capte les talents. Un Rapport du groupe de réflexion au Conseil européen sur l'avenir de l'UE à l'horizon 2030 affirme ainsi que « l’UE doit élaborer une politique commune en matière d'immigration afin d'attirer les immigrants les plus qualifiés, talentueux et motivés, tout en prenant des mesures pour prévenir la perte de capital humain dans les pays d'origine ». Beau sens du paradoxe !

    En outre, les immigrés portent souvent les espérances de familles, qui se sont cotisées pour investir dans les frais du voyage. Elles en attendent un retour sur cet investissement, qui produit des effets néfastes pour les pays d'origine, selon un « rapport du groupe interministériel de réflexion sur l'immigration en France des ressortissants des pays d'Afrique noire », publié en 1992, les sommes envoyées de France par un seul Africain faisaient alors vivre 30 personnes au pays. Cette manne, s'ajoutant à l'aide internationale, perturbait l'économie et alimentait une « logique d'émigration totale ».

    Là seule solution durable pour limiter l'immigration consiste au contraire à permettre aux personnes de demeurer dans leur pays d'origine puisque, comme le rappelait déjà Léon XIII dans l'encyclique Rerum Novarum en 1891, personne « ne consentirait à échanger contre une région étrangère sa patrie et sa terre natale, s'il y trouvait les moyens de mener une vie plus tolérable ». En ce sens, le « partage des biens et des ressources » auquel appelait le pape Benoît XVI dans son encyclique Caritas in veritate, n'apparaît pas seulement comme un acte de charité et de justice, mais aussi comme une sauvegarde de notre propre nation.

     

    Eric Letty Monde&vie 

  • Pour l'anniversaire de l'auto-entreprise


    Quand on évoque le modèle social français on ne doit jamais perdre de vue que sa première conséquence peut être observée à Londres. Vivent désormais dans la capitale britannique plus de 300 000 de nos concitoyens. L'orgueilleuse citadelle de l'impérialisme financier est devenue la 6e ville "française", en fonction du nombre de ses habitants venus de notre pays. S'y côtoient toutes les couches sociales, cadres supérieurs, salariés à venus à la recherche d'emplois qu'ils y ont effectivement trouvés, mais aussi, point très importants, créateurs d'entreprises.

    Grâce au modèle social français, l'Histoire des îles britanniques a connu le plus grand arrivage en provenance qu'elles avaient connu depuis Guillaume le Conquérant. Même les horreurs de la révolution jacobine n'avaient entraîné le départ que de 140 000 de nos compatriotes. Ne poussons pas la cruauté jusqu'à comparer le chiffre des patriotes qui se rendirent à Londres pour combattre aux côtés du général De Gaulle.

    Depuis 20 ans que ce mouvement s'est développé, une seule mesure légale efficace a été prise pour sauvegarder le développement en France de l'initiative privée, et par conséquent du maintien dans notre pays des gens désireux d'entreprendre : on la doit à Hervé Novelli inventeur du régime des auto entrepreneurs. Ce concept fait partie de la loi, beaucoup plus vaste, et pas toujours heureuse, dite LME, de "modernisation de l'économie", promulguée il y a exactement 7 ans, le 4 août 2008. Le nouveau système est entré en vigueur le 1er janvier 2009.

    On se tromperait en assimilant l'approbation que mérite le travail de ce ministre, appuyé par le vote des députés en 2008, à une quelconque nostalgie "sarkozyste" : le 13 mars 2015, vendredi 13 noteront les superstitieux, l'ancien président était invité surFrance Info. En cette occasion, il a cru bon de parler de la nécessité de revoir le statut d'auto-entrepreneur, : "C'est un caillou dans ma chaussure, a-t-il osé proclamer. (...) On a un problème de concurrence déloyale entre l'auto-entrepreneur qui n'a pas d'obligation et l'artisan."

    Pourtant, c’est bien sous sa présidence que ce régime avait vu le jour. En 2009, c'est bien lui, qui s'en été prévalu dans ces termes : "Le succès de l’auto-entrepreneur est en passe de devenir un phénomène de société. Je souhaite que l’on fasse de vos histoires personnelles des exemples dans les écoles, dans les cités, à la télévision." Et d'ajouter, de manière effectivement convaincante, mais apparemment pas sincère : "Que préfère-t-on ? Laisser les travailleurs indépendants qui paient leurs cotisations et leurs impôts face à la concurrence déloyale de ceux qui travaillent sans se déclarer et sans payer aucun impôt ?"

    Ces déclarations datent, certes, mais ce qui n'a pas faibli c'est la popularité de ce dispositif. Aujourd'hui encore il représente la moitié des créations d’entreprises, 283 000 sur 551 000 créées en 2014. On comprend mal dans de telles conditions la réticence d'une partie de la droite à le défendre. En 2013, un rapport remis par l’Inspection générale des finances et par l’Inspection des affaires sociales est obligé de conclure que sur les 982 000 auto-entrepreneurs, respectant leurs obligations et, notamment, la qualification pour l’exercice des activités artisanales, leur existence ne constitue aucunement une concurrence déloyale. Représentant environ 12 milliards d'euros de chiffre d'affaires ils acquittent 4 milliards de cotisations sociales

    Cela marchait trop bien. Les socialistes donc ont essayé de le détruire.

    Mais devant la mobilisation du mouvement des "poussins" ils ont (provisoirement) reculé, se contentant d'alourdir le dispositif en le fusionnant en décembre 2014 dans le régime dit de la micro-entreprise qui maintient, malgré tout, certains principes essentiels du système.

    Ce n'est donc qu'un début, il faut continuer ce combat.

    JG Malliarakis

    http://www.insolent.fr/2015/08/pour-lanniversaire-de-lauto-entreprise.html

  • Le « nationalisme de la fourchette »? Un impératif !

    Mouton néo-zélandais, bœuf britannique ou  hollandais, porc allemand, canard de Bulgarie mais aussi  ail d’Argentine,  fruits en provenance d’Italie, du  Chili, d’Espagne ou du Kenya… Que reste-t-il dans nos assiettes du made in France en faveur duquel notre gouvernement clame son engagement ? Aux actions coup de poing menées ces dernières semaines  par nos éleveurs étranglés,  s’ajoute le  désespoir de nos maraîchers et plus globalement  de nos   agriculteurs, acculés à la ruine et dans les rangs desquels on assiste ces dernières années à une épidémie de suicide  sans précédent. Dans deux entretiens parus dans Le Figaro au mois  de juillet, le célèbre journaliste et critique gastronomique  Périco Légasse, a poussé un véritable cri d’alarme, faisant écho au discours et aux avertissements énoncés par le FN.  «La part des produits en provenance de l’étranger ne cesse de croître, payés à des tarifs avec lesquels l’élevage français ne peut entrer en compétition » note-t-il. « Quant à la viande française, issue du plus bas de la gamme, elle est payée à des tarifs si bas que les éleveurs vendent à perte (…).  La puissance financière de la grande distribution et sa collusion avec la classe politique conduisent au massacre économique et social que l’on constate quotidiennement. (…) Les céréaliers sont touchés par la même crise que celle qui affecte les éleveurs. Ils ont perdu 30 à 40% du prix d’achat de leurs produits entre 2012 et 2014. De nombreux céréaliers sont dans une situation catastrophique. Aujourd’hui (…) le libéralisme à outrance et la déréglementation du marché contribuent à la précarisation des professionnels du secteur ».

    François Hollande  fait mine à son tour de découvrir une situation dramatique qui  existe depuis des années.  Elle contraint   les  gouvernements successifs de notre Etat en faillite  à sortir à chaque fois de leur chapeau  des aides  d’urgence qui ne résolvent rien sur le fond et ne permettent que de retarder, pour quelques uns,  l’échéance du désastre.

    Périco Lagasse  pointe aussi l’hypocrisie et/ou l’inconséquence du chef de l’Etat qui affirme  voler au secours de nos  terroirs  alors  que  « c’est lui qui a nommé à Bercy l’ancien rapporteur du projet Attali prescrivant l’installation des enseignes de la grande distribution dans les cœurs de ville, cause de la disparition rapide de ce qui restait du petit commerce de proximité. Il est donc solidaire de ce système. (Emmanuel) Macron est le génie du libéral-socialisme qui va transformer la France en supermarché. Et maintenant on leur dit: Eh les mecs, faut pas trop écraser la gueule des paysans, sans ça ils font des barrages sur les routes. En fait, la grande distribution fascine M. Hollande, comme tous les phénomènes auxquels on peut ajouter le concept pour tous. Là c’est la malbouffe pour tous».

    Il met aussi très justement  en garde contre les conséquences  du marché transatlantique :  « Si ce fameux TAFTA est signé tel que José Manuel Barroso et Jean-Claude Juncker l’ont conçu, ce sera tout simplement la fin des spécificités qui régissent la vie économique française depuis la Deuxième guerre mondiale et surtout la fin des normes qui permettent à l’agriculture française de se distinguer par la mise en valeur de son patrimoine qualitatif et par la préservation de ses origines. »

    Derrière les chiffres, les statistiques,  les analyses note Bruno Gollnisch, ce sont  des drames humains,  des familles  brisées, des  destins à terre, l’investissement de toute une vie ou de plusieurs générations qui est réduit à néant.   Aujourd’hui 22 000 exploitations  agricoles  sont menacées  de disparaitre,  soit environ 100 000 personnes qui peuvent  se retrouver  sans emploi. Et ce,  sous les coups de l’ultra libre échangisme bruxellois,   en raison de l’idéologie sans-frontiériste,  anti-protectionniste.  Mais aussi de charges sociales et de taxes insupportables –beaucoup moins importantes chez nos voisins européens et concurrents  immédiats-  dont les gouvernements français  accablent nos entrepreneurs, artisans et commerçants, comme  nos éleveurs et agriculteurs .

    Or, comme le note M.  Lagasse, « les salaires agricoles français sont déjà au plus bas et ne permettent plus aux agriculteurs de vivre.  Le paysan français veut vivre de son travail ». Mais  la  concurrence libre et non  faussée ,  la  libre circulation des personnes et des biens au sein de l’UE a  été instaurée  sans harmonisation fiscale et sociale préalable. D’où la disparité très grande  des charges salariales et des coûts de production.

    Si l’on ajoute à cela  l’absence de  barrières  douanières efficaces, le refus de tout  protectionnisme intelligent c’est  la liberté du renard dans le poulailler qui sévit  puisque on ne pourra bien évidemment  pas lutter face à   la concurrence de pays étrangers  non européens où les coûts salariaux sont faibles…Sans même parler de la Pologne dont le smic est inférieur à 410 euros, de  l’Allemagne dont les élevages porcins,  entre autres,  emploient  des travailleurs des pays de l’Est pour de salaires de misère; de l’Espagne, dont les charges salariales sont trois fois moins élevées qu’en France…

    Quant aux mâles déclarations du président de la République,  du Premier ministre Manuel Valls, du ministre de l’Agriculture  Stéphane Le Foll appelant les consommateurs  à la préférence nationale (horresco referens ! mais elle est tolérée ici pour nos produits pas pour les travailleurs Français…)  en mangeant  français…elles se heurtent une nouvelle fois aux diktats bruxellois. Il faut en effet rappeler que l’UE interdit aux collectivités locales et aux administrations de faire preuve de patriotisme économique :   au nom  de la liberté du commerce il leur est interdit dans leurs appels d’offres de privilégier les producteurs français… Le «  nationalisme de la fourchette » est  lui aussi prohibé.

    Autre sujet tabou, la situation de l’agriculture française s’est aggravée également du fait du blocus de la Russie exigé par les Etats-Unis dans le cadre du dossier ukrainien, et exécuté le petit doigt sur la couture du pantalon par l’Europe de Bruxelles. Sanctions européennes contre la Russie qui ont  entraîné en toute logique une riposte du gouvernement de Vladimir Poutine qui s’est traduite par   un embargo sur les produits européens, notamment les produits agricoles français.

    Le Bulletin d’André Noël l’a notamment évoqué, « le marché de l’exportation vers la Russie de porcs français vivants, d’abats et de graisse de porc se montait à 100 millions d’euros. Avec l’embargo, les producteurs de porcs ont perdu un marché particulièrement lucratif. Selon le comité régional porcin de Bretagne, cet embargo coûte en moyenne 70 000 € par an à un éleveur moyen. Même chose pour le lait et ses produits dérivés : fromages, beurre, crème… »

    « Sans vouloir être alarmiste, je suis très inquiet de la fin de l’année dans nos entreprises. Le pouvoir est sourd mais la campagne gronde »  affirmait encore Périco Lagasse dans Le Figaro. Il est clairement  évident  qu’il est temps d’en finir avec ce Système à bout de souffle, le parti de l’étranger au pouvoir,  cette Europe folle.

    Nous sommes à la fin d’un cycle,  l’arrivée au pouvoir du Front National, des idées nationales dont il est porteur,  est plus que jamais une ardente nécessité. Faute de quoi la France roulera  dans le gouffre car si « un peuple qui tombe s’accroche à un serpent » écrivait l’excellent historien  Pierre Gaxotte,  il lui arrive aussi de saisir,  mû par l’instinct de survie et un éclair de lucidité, la main ferme qui le tirera du précipice.

    Nombre de fois, au cours de sa longue histoire, notre pays a failli disparaître. Si la providence s’attache au destin de la France, c’est encore une fois sur leur propre force et leur propre volonté que les Français doivent compter pour donner un avenir à leurs enfants. Aide toi le ciel t’aidera.

    http://gollnisch.com/2015/08/05/le-nationalisme-de-la-fourchette-un-imperatif/

  • Chômage : la courbe de l’esbroufe (Présent 8405)

    Jean-Marie Le Guen l’a assuré : « C’est une tendance vers l’inversion de la courbe du chômage. » Certes, ce mois-ci, comme tous les autres, le nombre de chômeurs a crû mais un peu moins, c’est donc une baisse de la hausse ou une diminution de l’augmentation. Tel est l’argumentaire du gouvernement devant la montée du flot des sans-emploi. Ces pathétiques acrobaties verbales brodant autour du thème « c’est moins pire qu’hier et ce sera mieux demain » sont supposées rassurer les Français !
    8405-Une
    Le chef de l’État a donc lié une nouvelle candidature à l’inversion de cette increvable courbe. Il l’a répété une fois encore lundi soir devant la presse présidentielle : « C’est dans l’année 2016 que cette baisse crédible doit apparaître. » Il est peu probable qu’il y arrive. Mais, il fait comme si… À l’évidence, il est déjà dans les grandes manœuvres électorales s’efforçant de rallier les Verts et de dissuader le Front de gauche de telle façon qu’il puisse être, dès le premier tour, le candidat unique de la gauche. François Hollande est un incorrigible optimiste mais à ce niveau et dans ces circonstances cela confine à l’inconscience. Sauf si l’on se souvient qu’il est un politicien roué, roi de l’esbroufe et prince des coups tordus. Et dans ce registre, il n’a pas dit son dernier mot…

    On n’a pas fait assez attention aux propos du ministre du Travail Rebsamen, proche du chef de l’État, la semaine dernière sur Europe 1, quand on l’a interrogé là-dessus : « Il ne s’agit pas d’inverser la courbe du chômage, il faut faire diminuer le nombre de chômeurs, c’est ça qui pèse sur le moral des Français. » On a ironisé, à juste titre, sur une courbe du chômage qui continuerait de croître tandis que le nombre des chômeurs, lui, diminuerait. Mais il n’a pas dit n’importe quoi non plus : il a livré la seule manœuvre qui peut permettre à Hollande de faire croire qu’il y a moins de salariés au chômage.

    Comment faire disparaître les chômeurs (sans violence physique) ? La formation : un chômeur en formation ne figure plus dans les statistiques du chômage, même si cela n’aboutit pas à un emploi, l’important est que le salarié reste dans ce parking de 2016 à 2017. C’est pourquoi, en mars 2014, le gouvernement a fait voter une loi sur la formation avec un compte personnel pour tous, à partir de 16 ans. Pour les jeunes, il y a le service civique universel, jusque-là limité à 100 000 par an, le Président a décidé qu’il serait désormais ouvert à tous les jeunes : encore des chômeurs en moins ! Et puis, on a le « classique » : la radiation massive des chômeurs des listes de Pôle emploi sous les prétextes les plus divers, on nous expliquera qu’il s’agit là d’une gestion plus rigoureuse des deniers publics. En privé, Hollande, pour sa candidature, dit qu’elle peut passer « dans un trou de souris » qui passe par un gros trou dans les statistiques du chômage, le temps de faire illusion. Mais les Français ne seront pas dupes : depuis qu’il est président, ils savent qu’il y a 600 000 chômeurs de plus.

    Guy Rouvrais

    http://fr.novopress.info/

  • Les paysans français rétablissent une forme de protectionnisme

    Alors que nos agriculteurs sont minés par la concurrence tarifaire des concurrents européens, aucun politique français n’a parlé de protectionnisme. C’est pourtant tout naturellement que les paysans ont mis en place des barrages filtrants aux frontières espagnoles et allemandes.

     

  • L’arnaque gouvernementale de la fausse simplification de la fiche de paye

    Un bulletin de paye en France peut compter jusqu’à cinquante lignes – 15 en Allemagne, 14 aux Etats-Unis, 11 en Chine – , un record de complexité, d’illisibilité, bien symptomatique de la complexité des systèmes sociaux et des cumuls de caisses et d’organismes divers et variés…

    C’est la grande nouvelle de Bercy en cette fin juillet : la simplification du bulletin de paye !

    Que personne ne s’y trompe, dans le monde UMPS ou RPS, on ne peut même pas parler d’effet d’annonce, tant il n’y a que l’annonce sans aucun effet ! Car s’il est question de supprimer des lignes sur le bulletin de paye, il n’est pour autant pas question de toucher aux organismes ou aux dispositifs correspondants à ces lignes. Ce qui veut dire que si le salarié a bien un feuille de paye « simplifiée », c’est à dire avec moins d’informations, pour autant l’entreprise sera toujours obligée de calculer l’ensemble du détail de chaque cotisation comme auparavant, ce qui ne constitue aucun gain de temps ni simplification pour l’employeur. Simplement ces détails n’apparaîtront plus sur la feuille imprimée remise au salarié.

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  • 17 députés français se rendent en visite officielle en Crimée, dans un contexte de crise agricole due aux sanctions russes.

    C’est à l’initiative du député républicain, Thierry Mariani, que  dix-sept parlementaires (dont 3 sénateurs) sont partis mercredi pour Moscou. Thierry Mariani, Nicolas Dhuicq, Jacques Myard, Yves Pozzo Di Borgoainsi que la plupart de leurs compagnons de voyage, sont des récidivistes; en septembre 2014 ils s’étaient déjà rendus en Russie en compagnie de 14 parlementaires pour assurer le Kremlin de leur soutien dans la crise ukrainienne. Ils ont, comme la fois précédente, rencontrer Sergeï Narychkine, le Président de la Douma. L’originalité, cette fois-ci, tient au fait qu’ils se sont rendus en Crimée. Le rattachement de la Crimée à la Russie, selon la volonté de ses habitants, avait été le prétexte aux séries de sanctions que l’Occident a depuis, fulminées contre la Russie.

    Christine Dalloz, Yannick Moreau tous les deux Républicains, et Jérôme Lambert (RRDP) sont les nouveaux venus, cette année.

    Les parlementaires étaient en Crimée ce jeudi et y resteront demain. Il ont confié au Courrier de la Russie qu’ils militent pour une « Grande Europe, [dans laquelle] nous sommes de toute façon « condamnés » à travailler avec la Russie. L’affaire ukrainienne est un cancer qu’il faut stopper, et pour cela, il faut garder le contact. »

    Un voyage qui rappelle également la visite de parlementaires français à Damas, reçus par Bachar-el-Assad: quatre députés en février 2015, parmi lesquels Jacques Myard, et tout récemment, le parlementaire chrétien-démocrate, Jean-Frédéric Poisson .

    L’Ukraine veut interdire son territoire aux députés…

    Thierry Mariani ajoute : « la Crimée est historiquement russe. Point final. On ne lutte pas contre l’Histoire. Et si quelqu’un estime qu’il s’agit d’une violation du droit international, eh bien, je suis très fier, à 56 ans, de commencer une carrière de délinquant international ! » A propos d’une éventuelle interdiction d’entrée en Ukraine, il précise: « Je connais bien l’Ukraine et j’y étais encore il y a un mois, à titre personnel, afin de rédiger un rapport pour l’Assemblée nationale. J’attendrai que le pouvoir actuel – dont, à mon avis, les jours sont comptés – tombe et je retournerai en Ukraine lorsqu’un nouveau gouvernement sera en place.»

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  • Agriculture : enfin on parle des charges

    Il y a maintenant plus de 25 ans, réunissant des amis exploitants agricoles, de toutes régions et de toutes sortes, et cherchant à travailler sérieusement sur les dossiers qui plombaient et qui plombent encore l'agriculture, les agricultures françaises devrait-on dire, notre conclusion unanime était alors que la nuisance centrale était celle des charges et des contraintes imposées à nos entreprises par la réglementation française.

    Ce n'est pas l'Europe en effet qui a institué le monopole de la MSA, qui a développé le surendettement des exploitations, qui taxe le foncier non bâti, etc.

    Au contraire dans le contexte de la concurrence européenne si d'autres pays, autrefois moins riches du point de vue agricole, sont devenus plus compétitifs que la France, même dans ce domaine, c'est précisément, en partie, parce que leurs charges sont moins lourdes, et aussi parce que la culture d'entreprise y est mieux respectée. On compte à Paris plus d'organismes agricoles que de congrégations religieuses à Rome, et ceci n'a pas bougé malgré la diminution phénoménale du nombre des paysans.

    Évidence que tous ces constats.

    Je suis particulièrement reconnaissant aux amis du CDCA de l'époque de m'avoir confié ce travail : je le suis d'autant plus qu'à partir de ce moment le nombre de mes ennemis s'est considérablement élargi.

    Nous avons continué notre chemin.

    Beaucoup d'ennemis beaucoup d'honneur.

    Il ne fallait pas toucher à ces intérêts colossaux que gèrent et protègent les bureaucraties franco-françaises. Le CDCA et à sa tête Christian Poucet combattaient pour la liberté, on les a éliminés.

    Remarquez combien cette question des charges était restée tabou, jusqu'à la crise de ces derniers jours, où le métier de l'élevage s'est dressé de manière courageuse et indomptable pour sa survie.

    Je me félicite d'avoir enfin entendu ce 22 juillet sur France Info, M. Xavier Belin, président de la FNSEA, qui est un entrepreneur, évoquer la question des charges.

    Mieux encore, Bruno Le Maire, qui fut ministre de l'Agriculture du gouvernement Fillon, lequel à ma connaissance n'a rien reformé de ce côté-là, se risque aujourd'hui à mentionner cette question.

    Voilà qui prouve combien la situation est grave. Il déclare désormais : "Nous devons abaisser les charges dans le domaine agricole." (1)⇓

    Mais attention, ces apparitions furtives au gré de paroles qui s'envolent, ne suffiront pas à dépouiller la classe politique de son soutien aux monopoles : aux yeux de nos politiciens, il faut à tout prix trouver d'autres boucs émissaires, d'autres solutions que le libre choix ; il faut encore inventer des interventions étatiques présentées pour salvatrices.

    Comme toutes les entreprises les exploitations agricoles françaises ont besoin de moins d'aides, moins d'interventions, moins de contraintes, moins de charges. Cette évidence pour l'ensemble de l'économie était apparue il y a 30 ans.

    On est pratiquement, depuis, resté à l'écart de ce constat : c'est une des causes principales du déclin français.

    JG Malliaraki

    Apostilles

    1.  cf. Le Monde.fr le 22.07.2015 à 12h47.

    http://www.insolent.fr/