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lobby - Page 1752

  • Conseil de l’Europe : remise de la plus grande pétition pour la condamnation des infanticides néonataux

    Le Centre Européen pour le Droit et la Justice va remettre cette semaine à la Présidence de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe une pétitionpour la condamnation des infanticides néonataux, signée par plus de 185 000 citoyens européensLe dossier qui sera remis au Bureau devrait faire l’objet d’un premier examen durant la prochaine session du 20 au 24 avril 2015.

    "C’est une procédure importante à plus d’un titre. C’est la première fois que cette Assemblée est saisie par une pétition d’une telle ampleur : près de 200 000 citoyens demandant aux députés européens issus des 47 États Membres de condamner la pratique des infanticides néonataux et de rappeler que toute personne née vivante a droit au respect de sa vie et aux soins, quelles que soient les circonstances de sa naissance.

    Cette pétition amorce une procédure officielle et concrète au sein de l’Assemblée Parlementaire. Saisi de la pétition, le Bureau de l’Assemblée, après examen de sa recevabilité, va charger l’une des commissions parlementaires de l’Assemblée d’examiner la pétition au fond et de faire rapport. La procédure de rapport permettra d’enquêter sur ces faits et de les exposer publiquement. Le Bureau de l’Assemblée décidera ensuite des suites à donner, telle que la préparation d’une résolution.

    Lorsqu’un enfant naît grand prématuré, tout est mis en œuvre pour le sauver. Si ce n’est pas possible, il reçoit des soins de confort et est entouré jusqu’à son décès. Tout autre est la situation de ceux qui naissent vivants après un échec de l’avortement. En effet, chaque année, dans les pays européens, des nombreux enfants naissent vivants lors d’avortements, en particulier quand ils sont pratiqués au-delà de la 20ème semaine de grossesse. Selon le British Journal of Obstetrics and Gynaecology, à 23 semaines de gestation, 10% des enfants survivent à l’avortement. Ces enfants, qui peuvent être blessés par l’avortement, sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins, agonisant dans une bassine et luttant pour respirer, ou tués par injection létale ou asphyxie, en particulier lorsqu’ils sont viables, voire jetés avec les déchets biologiques. C’est un traitement inhumain et contraire aux droits de l’homme les plus élémentaires. Les statistiques officielles pour l’Angleterre et le pays de Galles indiquent qu’en 2005, 66 nouveau-nés ont survécu à leur avortement et ont agonisé pendant parfois plus de dix heures. Suite au scandale provoqué par la révélation de ces faits, la Grande-Bretagne a cessé de révéler ces statistiques. Dans les seuls hôpitaux publics du Canada (hors Québec), 622 bébés sont nés vivants après une IVG entre 2000 et 2011. Rares sont les pays qui reconnaissent officiellement ces situations mais elles se produisent partout. La presse en rapporte parfois, comme en Italie en 2010 : un bébé avorté à 20 semaines (quatre mois et demi) pour un bec-de-lièvre a vécu deux jours. Nul ne sait le nombre de ces enfants ni le sort qui leur est réservé. Si certains sont probablement bien pris en charge pendant leur courte vie, il semble que d’autres ne bénéficient pas du même traitement. Des témoignages et des faits divers révèlent des pratiques terrifiantes : bébés abandonnés dans une pièce vide ou un placard jusqu’à ce qu’ils soient morts, ou tués (souvent par asphyxie), ou encore envoyés avec les déchets hospitaliers malgré des signes de vie. Ces enfants naissent pour mourir dans une agonie que l’on ne tolérerait pas s’il s’agissait d’animaux. Priver des nouveau-nés des soins les plus élémentaires – et d’une simple présence humaine jusqu’à leur mort si on ne peut les sauver – est un comportement barbare et une violation flagrante de leurs droits fondamentaux.

    L’ECLJ espère vivement que cette pétition fera sortir de l’ombre le drame de ces enfants nés vivant qui ne bénéficient d’aucuns soins auxquels ils ont pourtant droit en vertu de leur droit à la vie et à l’intégrité physique. Il est souhaitable que cette pétition amène l’Assemblée du Conseil de l’Europe à rappeler l’égalité en droit de tous les hommes, quelles que soient les conditions de leur naissance."

    Michel Janva

  • Sept ans de prison pour le buraliste de Lavaur : « Je suis Luc Fournié » par LA LIGUE DU MIDI

    « Je suis Luc Fournié » : on a tous en mémoire le calvaire de René Galinier en 2010, ce vieux monsieur de 73 ans originaire de Nissan dans l’Hérault, placé malgré son âge, en détention préventive. L’émotion avait été si forte qu’Élie Aboud, le député de la circonscription avait rendu visite au prisonnier incarcéré à la maison d’arrêt de Béziers et qu’un soir, à la télé, Xavier Bertrand, alors ministre du travail déclarait à une question qu’on ne lui posait pas « s’il y a un scandale, c’est celui de ce vieux monsieur qui est en détention préventive pour avoir tiré sur deux cambrioleuses qui s’étaient introduites dans sa villa… ». Les choses n’avaient pas traîné et après un jeu de chaises musicales judiciaires, le détenu était libéré au bout de 60 jours grâce à un lobbying efficace des identitaires de la Ligue du Midi. « Papy » Galinier comme on le surnomma dès lors affectueusement devrait être jugé en juin de cette année 2015; la légitime défense sera au cœur des débats.

     

    Cette fois-ci c’est dans le Tarn, que le buraliste Luc Fournié a été condamné par la cour d’assises d’Albi à la peine disproportionnée de sept ans d’emprisonnement et incarcéré sur le champ pour avoir abattu un cambrioleur chez lui, de nuit. Pourtant l’affaire paraissait simple et avait de fortes chances de déboucher sur un acquittement. Mais en France, en matière de légitime défense, ce genre d’affaire n’est jamais simple. Résumé : le buraliste Luc Fournié est averti, par sa sœur, quatre jours avant les faits, que les barreaux d’une fenêtre avaient été sciés. Ce n’est pas la première fois que cela se produit. Le buraliste prévient les gendarmes – une fois de plus – et décide de monter la garde dans sa boutique : «On était sur le qui-vive depuis plusieurs jours et je croyais que les gendarmes nous protégeaient ». Il dort avec à proximité un fusil de chasse chargé et dispose quelques chaises en équilibre de façon à être réveillé en cas d’intrusion. En pleine nuit, il entend du bruit, distingue deux silhouettes et fait feu à deux reprises. Un des cambrioleurs meurt sur le coup, le second prend la fuite.

     

    L’affaire, pour un jeune étudiant en droit, ne fait pas problème : il y a d’évidence légitime défense si l’on se réfère aux articles du Code pénal. En effet, l’article 122-6 stipule :

     

    « Est présumé avoir agi en état de légitime défense celui qui accomplit l’acte : pour repousser, de nuit, l’entrée par effraction, violence ou ruse dans un lieu habité … »

     

    Mais l’article 122-5 qui donne la définition de la légitime défense apporte une précision qui va s’immiscer au cœur du débat :

     

    « N’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d’elle-même ou d’autrui, sauf s’il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l’atteinte ».

     

    Dans cette affaire, les conditions du paragraphe 6 semblaient être remplies, en outre le buraliste agissait pour défendre sa personne et sa famille et enfin le fait de se saisir d’un fusil de chasse dans le noir face à deux agresseurs semblait ressortir de la notion de proportionnalité. Et bien NON et ce en raison du discours ambiant droit de l’hommiste qui met sur le même pied une racaille et un honnête commerçant. La légitime défense est un droit naturel qui implique, qu’à travers toutes les époques, on a le droit de se défendre quand on est attaqué, la notion de riposte proportionnée, n’étant qu’un faux nez destiné à incapaciter les braves gens.

     

    Faudrait-il alors que tous les buralistes de France se mettent à la pratique du karaté – et encore pourrait-on leur reprocher que la pratique d’un art martial peut constituer une circonstance aggravante – ou alors, l’agressé devra-t-il proportionner les coups qu’il va donner avec ceux qu’il est en train de recevoir; l’agressé devra-t-il demander à ses agresseurs s’il peut prendre un temps de réflexion afin d’analyser si la riposte envisagée est proportionnée au millimètre près. Peut-être pourrait-il également inviter les malfaisants autour d’une tasse de thé, leur demander s’ils sont eux aussi adeptes des sport de combat et s’ils ne dissimuleraient pas par hasard sous leurs vêtements, une arme blanche ou à feu. On en revient à l’affaire Galinier où un membre du Parquet avait déclaré sans vergogne : « Galinier aurait dû s’enfermer dans une pièce et téléphoner à la gendarmerie ». Le problème, c’est que « Papy » avait déjà téléphoné à deux reprises à la gendarmerie et que préférant faire confiance à l’adage, « il vaut mieux être vivant en prison que mort au cimetière », Galinier avait fait ce que son devoir d’homme lui imposait, à savoir assurer sa défense quand la société n’était pas capable d’y pourvoir. Je ne sais pas si cette réaction s’appelle de la légitime défense, mais je sais en tous cas que sa défense était légitime.

     

    Aujourd’hui, les commerçants sont en première ligne dans le combat pour la reconnaissance de la légitime défense. En 2010 l’affaire Galinier, avait démontré le caractère insupportable d’une telle situation et les hommes politiques de droite n’ont pas eu plus de courage, hier, que ceux de gauche aujourd’hui pour renverser cette situation par une modification de la loi en instaurant, par la sanctuarisation du domicile, une présomption absolue de légitime défense dès lors qu’un logement ou une échoppe subit une intrusion maligne évidente.

     

    Voilà pourquoi, jusqu’à la libération du buraliste de Lavaur, je suis Luc Fournié !

     

    La Ligue du Midi

     

    • Communiqué de presse de Richard Roudier d’abord mis en ligne sur Ligue du Midi, le 6 avril 2015.

    http://www.europemaxima.com/

  • Et combattre la haine antichrétienne en Europe, c'est facultatif ?

    Lu sur l'Observatoire de la christianophobie :

    "La Commission européenne organisera à Bruxelles, les 1er et 2 octobre prochain, son « premier colloque annuel sur les droits fondamentaux dans l’Union européenne ». Le thème de ce colloque – en anglais, car il n’y a pas de version française présentement – est « Tolerance and respect: preventing and combating anti-Semitic and anti-Muslim hatred in Europe ». Je traduis : « Tolérance et respect : empêcher et combattre la haine antisémite et anti-musulmane en Europe ». M’est avis qu’il manque quelque chose… Mais quoi ? Ah oui, bon sang, mais c’est bien sûr… Et la haine antichrétienne en Europe ? Zut, ils l’ont oubliée. Je vais les y faire songer de ce pas… Vous pouvez aussi le faire ici, et en français !"

    Michel Janva  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Dans un État totalitaire, on ne ferait pas mieux

    Depuis quelques semaines, l’Assemblée nationale est le lieu où la démocratie meurt un peu plus de jour en jour.

    Si nous étions dans un État communiste totalitaire comme la Corée du Nord, les choses ne seraient pas différentes de ce que nous vivons en ce moment en France. Depuis quelques semaines, l’Assemblée nationale est le lieu où la démocratie meurt un peu plus de jour en jour. Une mort autour de laquelle s’affairent les députés de tous bords pour ne rien manquer de la fête.

    Commençons par l’article 49–3 : il a été sorti par le Premier ministre pour imposer à tous la loi Macron. Une espèce de caricature de démocratie pour faire croire que cette loi pouvait être discutée, puis un passage en force inutile, la droite aurait voté et pas la gauche de la gauche. Valls, très courageux, n’a pas voulu courir le risque. Une parodie, donc, de représentation nationale, avec un effet immédiat : cet article 49-3 ne peut plus être utilisé.

    C’était sans compter avec le passage en force des lois par la méthode utilisée depuis. La procédure dite « accélérée », c’est-à-dire un moyen d’aller vite en supprimant tout débat. La loi Santé, passée en catimini devant une commission composée de soutien à cette dite loi, et les articles ont été votés les uns après les autres par des groupes de 25 ou 30 personnes toutes acquise à la cause ou presque.

    Lire la suite

  • FN : les maneuvres troubles de Florian Philippot

    Minute décrit par le détail des manipulations du bras droit de Marine Le Pen. Extraits :

    2715_page_01"Le 7, puis le 8, puis le 9 avril, du mardi au jeudi donc, Philippot a joué à Marine Le Pen la grande scène du deux. Comme elle hésitait à se débarrasser de Le Pen, à le purger pour dire les choses par leur nom, à aller au-delà de son éviction de la tête de liste en Paca – actée dans l’esprit de Marine dès le vendredi 3 –, il a menacé de démissionner! Une fois de plus… La démission est l’arme favorite de Philippot. Plusieurs fois, il l’a utilisée et plusieurs fois, cela a fonctionné. Il usait déjà de ce chantage avant même d’être officiellement membre du FN, lorsqu’il n’était qu’un conseiller de l’ombre de Marine Le Pen! [...]

    Pour être sûr que la pression ne retombe pas, Philippot a usé de son autre arme favorite: les médias. Une partie des dirigeants du FN s’était déjà aperçue de son double jeu, il y a plusieurs années,quand l’un d’eux l’avait surpris, dans un café parisien, attablé avec un journaliste alors que quelques jours plus tôt, en bureau politique, il avait justement désigné celui-ci comme l’un des journalistes… avec lesquels il ne fallait entretenir aucune relation! Philippot voulait en fait que ce journaliste ne puisse pas recouper les « informations » qu’il lui donnait… Le 8 au matin, Apolline de Malherbe, éditorialiste à BFM TV, twitte ce qu’elle croit être une information exclusive, à savoir qu’au FN, contre Le Pen, « des sanctions seront prises dans la journée », ce qui est totalement faux. Qui lui a donc fait parvenir ce tuyau crevé qui met un peu plus la pression sur Jean-Marie Le Pen et pourrait même pousser le président d’honneur du FN à commettre, de rage, une faute de plus? La rumeur se tromperait-elle, qui attribue la manipulation à Philippot? Un peu plus tard, Philippot est chez Bourdin et annonce qu’un bureau exécutif, celui promis par Marine Le Pen pour prendre des sanctions contre Le Pen, se tiendra l’après-midi même. [...] Fait inédit dans les annales de la vie politique française, le service de presse du FN va aussitôt publier un démenti pour dénoncer la « rumeur » lancée par le vice-président du parti! [...] Philippot avait essayé de transformer la réunion informelle, le jour même, d’une partie des membres du bureau exécutif, pour discuter librement des suites à donner à cette affaire, en une réunion disciplinaire![...]"

    Sur internet, la jeune garde rapprochée de Philippot, les "nationaux-républicains", y est allée à coeur-joie, au point de recevoir une volée de bois vert de Louis Aliot, Julien Rochedy et... Marine Le Pen :

    "Ainsi, lors du passage de Jean-Marie Le Pen sur Radio Courtoisie mercredi soir, Marie-Amélie Dutheil de la Rochère n’a pas hésité à évoquer une « oraison funèbre » tandis que David Masson-Weyl osait: « Sur une certaine radio, ça fume des pétards. » Ces deux noms ne vous disent rien? La première se présente elle-même comme la « missa dominica » de Florian Philippot. Elle est en fait son assistante parlementaire au Parlement européen et officie en tant que chargée de mission aux affaires européennes et internationales au sein de son cabinet. [...] Le second, David Masson-Weyl, n’est autre que le président du Collectif Marianne, le collectif étudiant supervisé par l’équipe de Florian Philippot. Se présentant comme « social-souverainiste », il est lui aussi assistant parlementaire au Parlement européen – il est stagiaire auprès de Dominique Bilde qui a été élue sur la liste de Florian Philippot dans la circonscription Est. Mais plus que tout, c’est le tweet de Joffrey Bollée qui a choqué. Cet ancien de Debout La République, âgé de 24 ans et membre du FN depuis 2012, est le véritable bras droit de Florian Philippot. Et il n’est manifestement pas contre le cumul des fonctions: il en est le directeur de cabinet, l’assistant parlementaire, le chargé de mission aux affaires régaliennes et le responsable des argumentaires au sein de sa vice-présidence – c’est lui qui rédige les notes « stratégiques » fournies aux cadres du FN! Jeudi, Joffrey Bollée a posté le message suivant sur Twitter: « Les pleurnicheries de Jean-Marie Le Pen sont ridicules. Il se plaît à jouer l’homme plein d’honneur? Qu’il assume et qu’il parte! » Le message a été retiré depuis mais le mal était fait. [...]

    S’ils affichent volontiers leur originalité idéologique, bien qu’ils camouflent le plus souvent derrière un gaullisme de façade leur réticence à toute définition enracinée de l’identité française, ce n’est pas au fond la réalité la plus probante: c’est de plus en plus leur fonctionnement en vase clos, à la limite du sectarisme, qui fait grincer des dents. L’immense majorité d’entre eux a moins de 30 ans, certains moins de 20. [...] Plusieurs se définissent plutôt comme « membres » de la « vice-présidence stratégie et communication ». Une vice-présidence particulièrement étoffée puis qu’elle compte pas moins de 15 personnes d’après l’organigramme officiel du parti. C’est trois fois plus que celle dirigée par Louis Aliot (formation) et deux fois plus que celle de Steeve Briois (exécutifs locaux et encadrement). En plus de la vice-présidence à la stratégie et à la communication, la plupart des cadres « philippotistes » émargent aussi au sein des fameux collectifs. S’ils sont essentiellement des coquilles vides (d’après leurs sites respectifs, on dénombre six antennes locales pour le collectif Nouvelle Ecologie, neuf pour le Collectif Racine s’adressant aux enseignants, et seulement quatre pour le Collectif Marianne), les collectifs permettent d’occuper l’espace médiatique et politique. [...]"

    Michel Janva  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Pour Claude Bartolone, l’opinion du peuple n’est pas à suivre, surtout quand..

    elle veut « rétablir la peine de mort et virer tous les immigrés ».

    Ce grand démocrate, président de l’Assemblée nationale, l’exprimait au micro de Patrick Cohen sur France Inter :

    http://www.contre-info.com/

  • Le Front National lance une pétition “Loi Renseignement : 100% flicage – 0% sécurité”

    Au premier jour de son examen par les députés, le projet de loi sur le Renseignement a été vivement contesté sous les fenêtres de l’Assemblée lundi matin par plusieurs associations. Environ 200 personnes ont manifesté contre ce texte liberticide. Les opposants, dont le symbole est un œil barré d’une croix, dénoncent « un texte présenté à tort comme une loi antiterroriste (…) qui donne aux services de renseignement des pouvoirs de surveillance massifs sans contrôle réel ».

    De son côté, le Front National – par la voix de Florian Philippot – a appelé à la mobilisation générale et lancé une pétition “Loi Renseignement : 100% flicage – 0% sécurité” :

    Voici un extrait du texte :

    Sous prétexte de lutte contre le terrorisme, la loi Renseignement vise à donner au Premier ministre des pouvoirs de surveillance quasi illimités sans contrôle judiciaire.
    Il pourra en toute légalité faire écouter l’opposition et restreindre les libertés individuelles.
    Déjà Bernard Cazeneuve a déclaré que cette loi permettrait de mettre sous surveillance la mouvance identitaire ; demain ce sont l’ensemble des patriotes qui seront ainsi espionnés.
    Des balises de captation pourront être placées n’importe où et recueillir l’ensemble des données de communication dans un rayon de 500 mètres à 1 kilomètre. Que deviendront ensuite ces données qui relèvent de VOTRE vie privée ?

    La loi Renseignement est une mauvaise loi. Elle est dangereuse du point de vue des Libertés publiques et démocratiques, et inefficace pour lutter réellement contre le terrorisme.

    La loi Renseignement est soutenue par le PS et l’UMP. Elle n’a qu’un seul but : surveiller l’opposition et restreindre les Libertés individuelles.

    http://fr.novopress.info/

  • Comment vivre et penser sans Radio France

    La romancière Solange Bied-Charreton souffre de la grève à France Inter. Elle trouvait dans la radio d'Etat d'inépuisables motifs d'irritations et de rigolades. Solange Bied-Charreton est écrivain. Son dernier livre, «Nous sommes jeunes et fiers», est paru aux éditions Stock. 
    Il y a quelques semaines, on a cru que la grève de Radio France était une bonne idée. Le début de l'année était très chargé et la Matinale de France Inter devenait anxiogène. Contre la guerre de tous contre tous, les djihadistes et le chômage, la solution de la programmation musicale, à la fois humaniste, germanopratine et tournée vers les autres cultures, s'est très vite imposée. 
     
    Quelques soient les sujets évoqués c'était une bénédiction. Il fallait bien que les analyses émotionnelles et spectaculaires, les héroïques appels à la résistance, le découpage des cartes d'exonération de l'impôt, la défense déterminée de la liberté d'expression à sens unique, la découverte tardive et émouvante (janvier 2015) des problèmes d'identité de la jeunesse de banlieue, les demandes d'excuse en direct, la dérision autosatisfaisante à visée didactique qui culmine à ses plus hauts sommets, la téméraire psychiatrisation des déviants et les évocations inquiétantes de la France rance, prennent, elles aussi, des vacances. Dans un monde où tout va si vite, on comprend aisément qu'il faille savoir prendre un peu de recul et interroger ses propres limites. 
     
    Cette pause cependant, nul n'aurait pu le croire, a plongé une partie non négligeable des auditeurs réguliers de Patrick Cohen, Léa Salamé, Thomas Legrand et de Charline Vanhoenacker dans un grand désespoir. Pendant plus de quinze jours, il n'y eut pas un matin sans que ceux-ci regrettent les aberrations qu'ils professent, les fascistes qu'ils admonestent et les démocrates qu'ils encensent. A ces junkies de l'absurde, il manque une dose indispensable - le premier shoot de la journée est toujours le meilleur - de caféine mentale, de prise de conscience, d'aboiement salvateur. Comment rire sans Inter, comment parodier ? Que tweeter d'amusant ? La journée n'est pas encore commencée qu'ils n'ont déjà plus d'énergie. De guerre lasse, ils se rendorment lamentablement au son des plus belles jérémiades d'Alex Beaupain. La Réaction est comme l'antifascisme: créativité plagiaire, elle se nourrit sur le dos de l'ennemi. Quand l'ennemi disparaît, elle n'est plus opérante. Un matin sans Inter, c'est un réveillon sans alcool, une nuit de noce sous somnifère. Exiger le retour de sa Matinale, c'est faire un geste utile pour le retour des forces obscures. 
     

  • « Leur » « République » est-elle française ?

    Selon le dernier  sondage Opinionway, 52% des Français souhaiteraient que le Front National ait davantage de députés à l’Assemblée nationale. Un avis certes  qui n’est pas partagé par les présidentiables de l’UMP et les caciques des partis de gauche. Mais aussi par certaines  « stars » du rap dont le rôle principal semble de maintenir les banlieues dans un ghetto mental victimaire, communautaire et d’un violent  antiracisme   antifrançais. Poids lourds de ce type musical,  le dénommé  Booba confiait dans Le Parisien ces derniers jours  que «dans un monde normal, le Front National ne devrait pas exister ». Dans un monde normal, on rirait bien volontiers  de l’assertion  du critique littéraire  Jean Birnbaum (dixit l’article de l’Obs du 12 avril)  rédacteur en chef du  Monde des Livres,  qui   « comparait le rappeur  bodybuildé à Léon Bloy » (!!!) et louait sa prose obscène.  Booba le  « poète », selon M.  Birnbaum,   adoré également  par les bobos rapportait ce même   article de l’Obs,  pourrait donc être mis sur le même piédestal  que l’auteur de  La  femme pauvre .  Jugeons-en au travers  de certaines des paroles de ses morceaux rapportés ici : «Les colons nous l’ont mise profond/A l’envers on va leur faire, Clic, bam ! Un colon saigne (ici, le Blanc est assimilé au colon), ou: Quand je vois la France les jambes écartées, je l’enc. sans huile. Il pousse l’éthique racaille dans ses derniers retranchements: apologie du terrorisme (Ils veulent qu’on dégage/Après ces fils de putes s’étonnent quand il y a des clous dans des bouteilles de gaz), de la haine anti-flic  (J’ai le sourire/Comme à l’enterrement d’un flic), du trafic de drogue, de l’homophobie; hostilité postcoloniale (Et pour les gros harkos, des grosses bastos); séparatisme racial (Les toubabs  -les blancs, NDLR- veulent arracher le fusil de mon berceau, C’est pour les frères beurs ou marrons); refus de la réinsertion (tout simplement: Nique sa mère la réinsertion) ».

     Une prose qui s’écoule à des centaines de milliers  d’exemplaires, imprègnent dans les quartiers pluriels les esprits les plus malléables, les plus acculturés, déracinés et  qui est donc  loin d’être  anecdotique. Mais une diarrhée verbale  qui (parce qu’antifrançaise ?)  ne suscite guère l’indignation des médias dominants si prompts a crier au retour  de la bête immonde à la moindre occasion.

     Anecdotique,  le projet de loi sur le  renseignement que nous évoquions hier sur ce blogue, ne l’est pas non plus. A fortiori quand sa mise en œuvre est pilotée  par   Manuel Valls.  Sur  boulevard voltaire, Philippe Franceshi  s’arrête sur les dangers de ce texte,   « porte ouverte »  selon lui   « à la surveillance » par l’Etat «de ses opposants politiques », des «  journalistes, avocats, magistrats, intellectuels mal-pensants », «  de certains hommes et femmes politiques considérés comme dangereux pour la vie de la nation ».

     « Car les derniers propos de Manuel Valls à la télévision portugaise vendredi dernier ne sont pas rassurants à cet égard. Selon lui, il est hors de question que la France  tombe entre les mains du Front National  car elle possède l’arme nucléaire. Cette nouvelle saillie du Premier ministre, au-delà du fait qu’elle révèle un mépris total du suffrage universel, vient après d’autres déclarations dans lesquelles il considérait le FN comme un danger pour la France. Manuel Valls pourrait donc, par exemple, arguer du risque d’influence de la Russie sur le FN , et donc d’ingérence étrangère, pour mettre ce parti sous surveillance jusqu’à l’élection présidentielle de 2017. Ce n’est pas une vue de l’esprit ».

     Si la Russie influence bien moins le FN que Washington ne pèse sur les partis atlantistes en France, ce qui n’est pas non plus une vue de l’esprit, c’est l’incapacité de nombreux  commentateurs politiques à comprendre ce qu’est le FN, et plus grave encore,  leur capacité à  s’intoxiquer avec leurs propres fantasmes.

     Sur le site en ligne  du   Journal de Saône et Loire ce  14 avril, Jean-Pierre Soisson, ex, ministre, ex député et  ancien président du conseil régional de Bourgogne (élu en 1998 avec les voix des élus  FN)  affirme  qu’ « en  tenant à l’écart (le FN), on le met sur le pavois. Si on le faisait rentrer dans le système, comme ils disent, avec une modification du mode de scrutin à l’Assemblée nationale, dans 20 ans, Marine Le Pen sera devenue une ministre radicale ». Un jugement déjà émis en son temps par Charles Pasqua et que l’on voit refleurir périodiquement selon lequel le FN serait soluble, achetable en échange de quelques prébendes.

     Pensent-ils vraiment  que le combat du FN a pour finalité de se voir attribuer quelques maroquins   en reniant pour se faire  ses idées et ses valeurs?  Idées, valeurs, programme frontistes inconciliables avec la vision du monde, les buts ultimes des  héritiers politiques de la contre-culture soixante-huitarde, ralliés à la règle plus générale du nomadisme planétarien, de la  libre circulation sans frein, des capitaux, des hommes et des marchandises.

     Une réalité qui a été rappelée dernièrement par Laurent Joffrin dans le quotidien Libération du 9 avril, pour peu que l’on sache décoder ce qui se cache  derrière  les formules toutes faites, les vieilles rengaines,  la prose pavlovienne. « L’antisémitisme est récusé (par le FN, NDLR), certes écrit M Joffrin. Mais n’y a-t-il pas une forme de continuité entre le préjugé anti-juif et l’hostilite antimusulmane ? Le Front National se garde, dans ses instances dirigeantes, de toute déclaration raciste. Il n’en devient pas pour autant républicain. Désigner l’immigration comme source principale des maux du pays, prévoir d’abolir le droit du sol comme l’on avait fait sous Vichy (…) c’est fonder sa politique sur l’éternel préjugé xénophobe. »

     A lire M.  Joffrin et nombre de ses confrères,  pour être accepté et acceptable l’opposition  patriotique devrait   donc perdre son âme, abandonner ses fondamentaux qui sont justement la cause de ses succès électoraux  croissants, purger son  programme  de toute volonté de préservation de notre identité et souveraineté nationales  assimilées au racisme, à la xénophobie.

     Idées patriotiques et valeurs civilisationnelles note Bruno Gollnisch  qui sont bien la cause réelle de  l’ostracisme, de l’hostilité dont est l’objet le FN. Et  qui servent de prétexte à le bouter « hors du cadre républicain », alors même qu’il  a toujours respecté les règles et la légalité républicaines.

     Cadre républicain, république, valeurs républicaines (dévoyées)… Autant de leurres sémantiques, répétés en boucle comme des mantras, pour  désigner précisément la commune identité de vue et   acceptation par les formations du Système de la dilution,  de la disparition  de la France dans le magma euromondialiste.  Comme la mafia calabraise dissout les corps de ses victimes  dans des bains d’acide pour n’en laisser aucune trace.

    http://gollnisch.com/2015/04/14/leur-republique-est-elle-francaise/