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lobby - Page 1928

  • Pour un référendum sur la loi Taubira

    Madeleine Bazin de Jessey, agrégée de Lettres classiques et porte-parole de Sens Commun, propose un référendum sur la loi Taubira :

    "[...] les sondages sont clairs: le mariage et l'adoption pour les couples de même sexe sont loin de constituer un «acquis». Et le simple fait de soulever systématiquement le sujet de la loi Taubira dans les interviews politiques manifeste bien que le dossier n'est pas clos.

    Il a d'ailleurs été rouvert la semaine dernière, lorsque la Cour de cassation a donné un avis favorable à l'adoption d'un enfant issu d'une PMA réalisée à l'étranger. Cet avis constitue sans doute la preuve la plus éclatante qu'il a toujours été vain de prétendre séparer le mariage de la filiation, et toujours illusoire de ne pas voir dans la loi du «mariage pour tous» une véritable boîte de Pandore, la porte ouverte à la légalisation de la PMA, mais aussi, demain, à celle de la pratique des «mères porteuses», dite GPA.

    Nathalie Kosciusko-Morizet affirmait le même jour ne pas être favorable à l'abrogation de la loi Taubira, mais souhaiter que la droite dise plus clairement «qu'on n'empruntera pas le chemin de la GPA et la PMA», car «ce n'est pas un bon chemin».

    Ce chemin, la loi Taubira l'a déjà tracé, et nous en suivons la pente, lentement mais sûrement. C'est pour cette raison qu'il est nécessaire de faire marche arrière. [...]

    «Je crois qu'il est temps de réintroduire le référendum. Le référendum, c'est la clé», affirmait il y a deux semaines Nicolas Sarkozy. La Manif pour tous ne réclamait pas autre chose lors de son lancement, en novembre 2012. Il est en effet temps de réaffirmer l'importance de l'outil référendaire, capital en temps de crise et de méfiance à l'égard de la sphère politique. La droite, quand elle reviendra au pouvoir, devra organiser le débat apaisé que la gauche a refusé aux centaines de milliers de Français qui sont descendus dans la rue et qui y descendront encore dimanche. Elle devra organiser ce référendum que la gauche a balayé d'un revers de la main, parce qu'elleen craignait à l'évidence les résultats. Quand on aime la France, on ne craint pas d'entendre sa voix."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/10/pour-un-r%C3%A9f%C3%A9rendum-sur-la-loi-taubira.html

  • Dimanche 5 octobre TVL se mobilise pour la défense de la famille.

    Les équipes de TVLibertés seront au coeur de la manifestation parisienne de La Manif pour Tous.

    Elles interrogerons les personnalités présentes, suivront des familles venues manifester, seront dans les coulisses de l’organisation de la manifestation.

    Manif 5 octobre

    Dès dimanche 5 octobre, 13 heures, toutes les informations et interviews pourront être consultées sur le fil d’actualité disponible sur le site tvlibertés.com
    Dès dimanche 5 octobre, 13 heures, retrouvez une émission spéciale « rétrospective de deux ans de combat contre la loi Taubira »
    Dès dimanche 5 octobre, 13 heures, retrouvez les commentaires de nos reporters présents sur place
    Et le lundi 6 octobre en continu à partir de 19H, un Journal Télévisé spécial : “on ne lâche rien”

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/dimanche-5-octobre-tvl-se-mobilise-pour-la-defense-de-la-famille_118102.html#more-118102

  • Fabrice Nicolino : « Face à l’industrie chimique, tout le monde est tétanisé » (màj audio)

    Mise à jour du 04 octobre 2014

    Dans l’émission de France Inter “CO2 mon amour”, le 20 septembre 2014, Denis Cheissoux recevait le journaliste Fabrice Nicolino, au sujet de son nouveau livre consacré à l’industrie chimique. Également présent, Stéphane Sarrade chef du département de physico-chimie à la Direction de l’énergie nucléaire du CEA.

    France Inter

    90 millions de substances : tel est l’héritage, non définitif, que nous lègue l’industrie chimique depuis son inexorable essor, lors de la Première guerre mondiale. Parmi elles, combien de substances toxiques – DDT, phtalates, bisphénol A, cancérogènes et autres perturbateurs endocriniens… ? Pourquoi un tel silence, une telle absence de contrôle ?

    Dans son livre « Un empoisonnement universel », le journaliste Fabrice Nicolino raconte l’histoire de cette industrie et comment elle a, impunément et littéralement, inondé nos vie de molécules.

    Une situation dont nous prenons conscience seulement aujourd’hui en constatant ses terribles conséquences, de l’explosion des cancers à celle la maladie d’Alzheimer en passant par le diabète. Entretien.

    Basta ! : Votre nouveau livre traite de l’impact sanitaire des substances chimiques, omniprésentes dans notre vie quotidienne. Il constitue à la fois une histoire de la chimie de synthèse et un véritable réquisitoire contre l’industrie chimique. Quelle est l’origine de ce projet ?

    Fabrice Nicolino : [1] Cela fait très longtemps que je m’intéresse aux questions de contamination chimique. En 2007, j’ai notamment publié, avec François Veillerette, un livre intitulé Pesticides. Révélations sur un scandale français. Il y a une douzaine d’années, j’ai été profondément marqué par une étude publiée par une ONG américaine appelée EWG.

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  • Révélations à Wall Street : les enregistrements secrets qui font trembler Goldman Sachs et la Fed (ou quand les pires fantasmes se concrétisent)

    Depuis la diffusion de ces enregistrements, les analystes s’interrogent sur les relations un peu trop intimes entre la banque d’affaires et la Réserve fédérale de New York.

    Des documents audio gardés secrets ont été dévoilés ce vendredi aux États-Unis lors de l’émission de radio “This American Life”. Ils avaient été recueillis un an plus tôt par le site de journalisme d’investigation “ProPublica“.

    Ces enregistrements mettent au grand jour les possibles connivences entre la New York Federal Reserve Bank, la Fed, et les institutions financières qu’elle est censée surveiller et contrôler.

    “Si ces documents étaient authentifiés, cela voudrait dire que le contrôleur était complaisant avec les contrôlés. En clair que la Fed ne faisait pas le travail qui lui était assigné en manifestant une trop grande complaisance envers les organismes qu’elle est censée contrôler” explique Antoine Brunet, économiste et président de la société d’analyse de la conjoncture et des marchés AB Marchés.

    Michael Lewis, journaliste américain spécialiste de la finance, qualifie ces enregistrements “d’extraordinaires” dans un article publié sur le site Bloomberg View. Après avoir couvert la crise financière de 2008 aux Etats-Unis, le reporter a déclaré, une fois avoir écouté les bandes sonores : “l’équivalent de la vidéo de Ray Rice (joueur de football américain suspendu après la diffusion d’une vidéo le montrant en train d’agresser sa femme, ndlr) dans le secteur financier vient d’arriver“.

    Et c’est peu dire.

    Au total, quarante-six heures de conversations ont été enregistrées secrètement en 2012 par Carmen Segarra, une ancienne employée de la Réserve fédérale de New York, en charge de superviser la puissante banque d’affaires Goldman Sachs. Les bandes sonores révèlent que certains de ses collègues ont agi selon le bon vouloir de la banque.

    D’après ProPublica, ils en disent long sur “la tradition de déférence du plus grand régulateur de Wall Street vis-à-vis des banques“.

    Deux points de litige émergent des conversations que cette ancienne avocate a captées à l’insu de ses collègues. Le premier concerne une transaction entre Goldman Sachs et la banque espagnole Banco Santander.

    D’après les documents, la Fed n’a pas réussi à réglementer les banques, car elle n’encourageait pas ses employés à signaler des problèmes ou à poser des questions. Bien au contraire : les employés ne sont pas parvenus à convenablement surveiller ces puissantes banques, non pas parce qu’ils n’avaient pas les outils à leur disposition, mais parce qu’ils ont été dissuadés de les utiliser.

    Carmen Segarra avait été engagée par la Fed en octobre 2011 afin d’aider la banque à améliorer son système de surveillance. Dès son premier jour de travail, on lui a assigné la tâche d’observer Goldman Sachs. Au cours d’un certain nombre de réunions, elle apprend que les employés de la Fed avaient pour objectif de minimiser ou même d’ignorer les propos alarmants tenus par des employés de Goldman Sachs.

    Une fois, raconte-elle, un employé de la banque avait déclaré : “pour nos riches clients, certaines lois de protection des consommateurs ne s’appliquent pas“. Choquée, Carmen Segarra avait fait part de sa surprise à un de ses collègues, qui lui avait répondu : “Tu n’as rien entendu“.

    Un scandale en puissance qui fait dire à Michael Lewis, sur Bloomberg View : “Vous deviniez déjà confusément que les régulateurs étaient plus ou moins contrôlés par les banques. Maintenant, vous le savez. Et la raison pour laquelle vous le savez est qu’une femme a été assez courageuse pour combattre le système” écrit-il sur Bloomberg. Ces révélations sont d’autant plus importantes que, comme le souligne l’économiste Antoine Brunet, “jusque-là, dans les grands noms de la finance américaine, Goldman Sachs est certainement la banque qui a le mieux traversé tous les évènements depuis 2007. Elle n’avait encore jamais été impactée ni par la crise, ni après celle-ci“. Ce n’est donc plus le cas.

    D’autant plus qu’un autre point litigieux a été mis au jour par ces enregistrements, Carmen Segarra estime que Goldman Sachs n’a pas de garde-fou interne visant à éviter de possibles conflits d’intérêt, contrevenant ainsi aux règles de régulation bancaire. Mais, comme le prouve les enregistrements, alors qu’elle en averti sa direction, son manager, plutôt que d’en prendre note, lui conseille de “réfléchir un peu plus sur le choix de ses mots” lorsqu’elle lui explique que Goldman Sachs contrevient aux règles de la régulation.

    Selon Carmen Segarra, sa volonté de bien faire son travail lui a valu d’être renvoyée en mai 2012. En effet, alors qu’elle a tenté coûte que coûte de convaincre Goldman Sachs de respecter les règles de la régulation bancaire, elle a été licenciée. Elle a, depuis, saisi les tribunaux pour obtenir réparation mais sa demande a été rejetée en avril dernier.

    De son côté, la Fed, comme le relaie le site This American Life, s’est défendue de toute irrégularité. “La Fed de New York dément catégoriquement les allégations faites concernant l’intégrité de sa supervision des institutions financières“, a-t-elle déclaré dans un communiqué. La banque centrale américaine a aussi affirmé que le licenciement de Carmen Segarra était “entièrement lié à ses performances“. Une défense somme toute logique pour Antoine Brunet car si la Banque centrale était amenée à dire autre chose “elle perdrait en crédibilité“.

    “Si la source est vérifiée et si la teneur des documents est bien celle retranscrite, cela voudrait dire que la Fed a échoué dans la mission qui lui était confiée et peut-être même qu’elle avait une complaisance excessive à l’égard des institutions qu’elle devait contrôler” poursuit l’économiste.

    Suite à la diffusion de ces enregistrements secrets, un membre influent du Sénat américain, Elizabeth Warren, a voulu engager des auditions sur les questions “perturbantes” soulevées par ces conversations entre des responsables de la banque et des contrôleurs de la Fed. Et d’affirmer : “Quand les régulateurs sont davantage préoccupés d’éviter aux grandes banques d’avoir à rendre des comptes que de protéger le peuple américain des comportements risqués et illégaux à Wall Street, c’est une menace pour toute notre économie“.

    Une menace confirmée par Antoine Brunet : “Si les grands organismes bancaires américains, considérés comme too big to fail, sont trop gros pour qu’on les laisse faire leur vie, si les dirigeants des grands organismes financiers américains savent que le contrôleur n’exercera pas son contrôle jusqu’au bout et savent qu’ils seront impunis en cas d’infraction à la réglementation, cela donne à ses dirigeants une impunité excessive. Une impunité qui ne peut que les encourager à des pratiques néfastes pour l’économie américaine dans son ensemble“.

    Atlantico

    http://fortune.fdesouche.com/357305-revelations-wall-street-les-enregistrements-secrets-qui-font-trembler-goldman-sachs-et-la-fed-ou-quand-les-pires-fantasmes-se-concretisent#more-357305

  • Spectacle affligeant de la politique en France : l'Intérieur contre la Justice

    De France catholique : 

    "Situation surréaliste qui manifeste un summum d’incohérence au sommet de l’Etat-PS transformé en Barnum proche de chavirer, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve se voit contraint de défendre la Police contre les conséquences catastrophiques de la réforme pénale supercourtelinesque concoctée par sa collègue Madame la ministre de la Justice, Christiane Taubira… ! Quand cette dernière complique comme à plaisir le travail des policiers, en le surchargeant de contraintes administratives exorbitantes à même de transformer les commissariats de police en annexes du Château de Kafka, le ministre de la police, l’ancien avocat Maître Cazeneuve, se sent obligé de… plaider pour ses troupes accablées. Il est vrai que la charrette des officiers de police judiciaire et de leurs collaborateurs est désormais pleine à craquer, du fait d’un système pervers absolument contre-productif, qui semble de façon troublante conçu pour compliquer et retarder au maximum le travail des défenseurs de la sécurité publique.

    Comme l’observent, effarés, tant les professionnels de l’information que ceux de la police comme ceux de la justice qui n’ont pas perdu le Nord, les policiers doivent désormais effectuer un véritable parcours d’obstacles purement administratifs en plus de leur travail de policiers avant de parvenir à leurs fins : en principe, la conclusion d’enquêtes – policières - et l’arrestation des délinquants.

    On a pu constater récemment la mise en œuvre ultrapaperassière de plusieurs mesures calamiteuses : le transfert de charge de la Justice vers la Police du « suivi de la contrainte pénale », véritable délégation des tracas… ; le devoir qu’on leur inflige de courir constamment derrière les voyous laissés en liberté qui se dérobent à des obligations dont ils se moquent, en authentiques voyous qu’ils sont ; et la remise en cadeau aux officiers de police judiciaire, ces nouveaux forçats du système Taubira, de la « transaction pénale » (joli nom) qui permet généreusement aux délinquants d’échapper à la case prison dans le nouveau Jeu de l’Oie d’une voyoucratie dorénavant officialisée. Alors voici Maître Cazeneuve, ministre de la police, promu au rang d’avocat de ses policiers, face à une Justice gauchie qui les fait tourner en bourriques pour le plus grand amusement des truands. Cela à l’heure où la France fait face à un défi terroriste sans précédent.

    Décidément, la France, déjà fragilisée, est entraînée dans des engrenages inquiétants : il est en effet plus que temps de plaider pour ses derniers défenseurs. Mais ne serait-il pas temps aussi que Mme Taubira, curieusement inspirée, prenne des vacances ? De longues vacances…"

    Le Salon Beige

  • Julie Graziani vs Caroline Mecary

    Julie Graziani, porte-parole du collectif Ensemble pour le bien commun et Caroline Mécary, avocate LGBT étaient sur le plateau de BFM Story :


    BFM Story: GPA: Quel avenir pour les enfants... par BFMTV

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/10/julie-graziani-vs-caroline-mecary.html

  • Ludovine de La Rochère répond à Manuel Valls

    Dans La Croix :

    "La Manif Pour Tous a découvert ce matin avec le plus grand intérêt l’entretien accordé par Monsieur Valls au quotidien La Croix. Nous sommes bien sûr heureux que le premier ministre s’intéresse enfin aux messages que notre mouvement social, historique dans son ampleur et dans sa durée, adresse depuis des mois au président de la République et aux gouvernements successifs.

    Nous nous réjouissons également de constater une évolution positive de Manuel Valls sur la question des mères porteuses : alors qu’il se déclarait publiquement favorable à la légalisation de la GPA, il y a tout juste quelques mois, il a manifestement pris conscience du caractère inacceptable d’une pratique qui utilise la femme et traite l’enfant à l’instar d’une chose qu’on peut commercialiser, vendre, acheter, etc.

    Le premier ministre, enfin, reconnaît que tout enfant né de GPA à l’étranger a bien un état civil et la nationalité de son pays de naissance. Les affirmations inexactes, mais réitérées, de certains de ses ministres, qui prétendaient que ces enfants sont « apatrides » et « anonymes », visaient en effet à justifier l’injustifiable : d’une part, la circulaire Taubira, d’autre part, le renoncement de la France à faire appel la semaine dernière des arrêts de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) condamnant notre pays sur la question de la GPA.

    Mais Manuel Valls se trouve fort embarrassé pour expliquer, justement, ce non-appel des arrêts de la CEDH : une réelle et ferme opposition à cette pratique devait à l’évidence se traduire par un appel !

    Nous comprenons bien son embarras puisqu’il est en pleine contradiction : outre ce non-appel, il y a aussi le maintien – en tout cas pour le moment – de la circulaire Taubiral’absence d’une politique de dissuasion à l’attention des citoyens français pour ce qui est de recourir à une mère porteuse à l’étranger, la tolérance à l’égard de ces contournements de la loi sur la GPA comme sur la PMAla tolérance à l’égard des agences démarchant en France (l’une d’elle démarchait d’ailleurs à quelques dizaines de mètres de l’Assemblée nationale voici 48 heures à peine…).

    La pratique des mères porteuses, comme celle de la PMA quand elle fait des orphelins de père, est une question grave, qui ne supporte ni ambiguïté, ni faux-semblant : si le premier ministre est aussi décidé à agir qu’il le déclare, nous l’appelons à retirer de toute urgence la circulaire Taubira, à mettre en place des moyens dissuasifs, à exprimer auprès de la CEDH qu’elle n’a pas légitimité à dévoyer le sens véritable de la Convention européenne des Droits de l’Homme (texte qui est le fondement de sa mission mais qu’elle traduit systématiquement au profit de l’adulte et au détriment de l’enfant, victime de ses décisions discriminantes à son égard) et, enfin, à initier et conduire une action internationale efficace qui conduise à une convention interdisant la gestation pour autrui.

    C’est pourquoi, Monsieur le premier ministre, nous serons à nouveau dans la rue dimanche à Paris et à Bordeaux : nous vous appellerons à être cohérent et à passer de la parole aux actes !"

    Michel Janva

  • Bruno Retailleau : il faut un référendum sur la loi Taubira

    Bruno Retailleau, sénateur de Vendée, nouveau patron des sénateurs UMP,réagit à la volte-face de Manuel Valls sur les mères porteuses :

    "Cela montre qu’un large consensus commence à se dessiner pour condamner cette pratique qui consiste in fine à l’exploitation de femmes pauvres pour assouvir les désirs d’hommes et de femmes riches. Ce consensus est le fruit d’une prise de conscience générale qui émerge depuis le début du mouvement social de 2013 même s’il reste encore quelques idéologues qui voient dans la GPA un progrès de l’humanité. Mais cela n’est pas suffisant. Il faut des actes et pas seulement des paroles. Si Manuel Valls juge la GPA insupportable, alors inscrivons son interdiction dans la constitution et commençons par poursuivre les sociétés américaines qui viennent dans les grands hôtels parisiens proposer des ventres de femmes à la location.

    Pensez-vous que la pression de La Manif pour tous soit utile ? Et suffisante ?

    Le mouvement social a eu et continue d’avoir son utilité, il alimente un débat nécessaire sur des questions essentiellespour notre civilisation. Mais l’engagement politique reste essentiel. J’ai souvent eu l’occasion de le dire à ceux qui manifestent depuis deux ans : faites de la politique, dans vos territoires, dans vos quartiers, dans vos communes. C’est par l’engagement politique que chacun peut réussir à ce que ses convictions se traduisent concrètement dans la vie de nos concitoyens.

    L’abrogation de la loi Taubira vous paraît-elle aujourd’hui de l’ordre du possible, du souhaitable ou de l’utopique ?

    Il y a des questions juridiques qu’il faut prendre en compte mais je crois qu’il faudra revenir sur ce texte. Je ne connais pas l’article de la constitution qui explique que les textes votés par la gauche sont éternels. Nous nous sommes battus contre ce texte et c’est une question de cohérence politique de proposer une alternative à la loi Taubira. J’ai défendu la motion référendaire quand le texte est passé au Sénat et je maintiens ce que je disais à l’époque : il faut un référendum pour que le peuple s’exprime enfin sur ce sujet qui divise tant. [...]"

    Michel Janva