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lobby - Page 1986

  • Le conformisme idéologique des médias

    Claude Chollet a créé en 2012 l’Observatoire des journalistes et de l’information médiatique (OJIM). Il déclare à Boulevard Voltaire :

    "Les médias influencent le pouvoir parlementaire, sanctionnent les actions de l’exécutif, peuvent juger les juges au travers de leurs articles. Burke parlait de « quatrième pouvoir », c’est aujourd’hui le premier et, comme la langue d’Ésope, il peut charrier le meilleur comme le pire ! L’appauvrissement des moyens, la montée de la précarisation, un certain conformisme idéologique favorisent un « journalisme de copie » où on réécrit la dépêche AFP, parfois biaisée, sans la vérifier. L’analyse et la critique sont donc une nécessité démocratique.

    Mais comment mieux comprendre les médias sans avoir accès à l’envers du décor ? Qui finance ? Qui dirige ? Nous essayons d’y répondre par nos infographies sur les grands groupes ou les médias influents. C’est également le sujet de nos dossiers sur le traitement médiatique de certaines affaires (Merah, Méric…), sur le « point Godwin » ou le décorticage de certaines émissions comme « Plus belle la vie ».

    Mais les médias ne sont pas réalisés par des robots, ce sont les journalistes qui les font vivre. Mieux connaître leur parcours, leur formation, leurs ouvrages… permet de situer plus exactement leur mode d’influence. C’est une des originalités de l’OJIM : il y a déjà plus de cent portraits des principaux acteurs médiatiques parfaitement « sourcés ». C’est une base de données gratuite ouverte aux spécialistes comme aux simples lecteurs.

    [...] L’habitus journalistique est libéral de gauche à 70 ou 80 %, d’extrême gauche à 10 % et un petit 10 % de droite qui a intérêt à ne pas trop manifester ses opinions pour ne pas être ostracisé. C’est vrai en radio, à l’écrit ou en télé, mais c’est pire encore dans la presse quotidienne régionale ou dans les écoles de journalisme. Ce relatif conformisme idéologique est une des causes (mais non la seule) de la crise des médias. Le public a l’impression d’entendre la même ritournelle et va chercher le pluralisme sur Internet.

    [...] Une analyse critique ne dévalorise pas les médias, elle les aiguillonne et participe ainsi à une vie citoyenne active !"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Leur « fond de sauce » : sommes-nous moins Français qu’eux ?

    Dans un bref entretien accordé au Figaro et mis en ligne hier, Jean-Yves Camus, spécialiste esFN, résumait à la serpe la difficulté qui est celle de l’opposition nationale emmenée par Marine Le Pen dans sa marche vers la conquête du pouvoir. « Le FN, dit-il, a besoin de se démarquer constamment du systèmeUMPS pour exister. S’il est affadi et n’apparaît plus que comme un parti situé à la droite de l’UMP, il va perdre de son attraction, qui vient de sa capacité à transgresser différents codes comme le dogme de la démocratie représentative, le politiquement correct ou le fait qu’il soit le seul à prôner une sortie de l’UE. Le FN a donc besoin de sa radicalité, mais en même temps il la paye. Tout est donc une question d’arbitrage entre le coût de cette radicalité et le gain de la normalisation ».

     Une «normalisation» qui ne pourra être décernée au FN par le  microcosme politico-médiatique aux commandes  de notre démocratie confisquée, qui vit grassement duSystème, porteur d’une « vision du monde » d’une essence radicalement opposée à celle du Mouvement national. C’est cela qui explique très largement, faut-il le rappeler, la diabolisation, l’opprobre jeté sur le courant patriotique, national, souverainiste.

     Non,  cette normalisation, qui est en marche accélérée,  viendra des Français eux-mêmes, convaincus que Marine, que le FN «voit juste », que son programme alternatif est adapté aux enjeux du XXIème siècle, aux périls qui menacent la pérennité même de notre nation et de notre peuple.

     Tout cela est exposé assez clairement, malgré lui (?), par le secrétaire national du PS aux transitions démocratiques et à la francophonie, le député PS des Français de l’étranger  Pouria Amirshahi. Il était dimanche 15 juin l’invité de  Beur FM.

     Ancien cadre du syndicat étudiant socialo-trotskyste Unef,  signataire du Manifeste contre le FN, M.  Amirshahi a  proféré sur cette l’antenne un certain nombre de sentences définitives dont l’écoute fait hésiter entre la franche rigolade et la consternation.

     Que ce dernier se rassure pourtant, même s’il n’a obtenu la nationalité française que récemment, dans les années 90, nous nous garderons bien de dire que c’est un français de relativement fraiche date. En effet, rappelons que ce constat factuel, et non pas  un jugement de valeur discriminant et anti-républicain, dieu nous en garde, avait indigné son collègue député socialiste du même calibre,  Eduardo Rihan-Cypel.

     Comme ce dernier,  Pouria Amirshahi est favorable à un large accueil des Roms sur notre sol, vœu qui n’est pas partagé à notre humble avis par la très grande majorité des Français, y compris d’ailleurs par  les auditeurs de Beur FM.  En septembre 2010 déjà, il avait apporté son soutien à la résolution adoptée par le Parlement européen sur les Roms, à la suite du lobbying opéré par  milliardaire mondialiste George Soros et son Open  Society Institute, demandant  au gouvernement français de « suspendre les (quelques) expulsions» qui avaient été décidées.

     Il était aussi au nombre des personnalités qui avaient adressé une pétition à François Hollande pour demander que le tiers-mondiste, partisan de la disparation des Etats-nations, du fédéralisme européen et immigrationniste convaincu Stéphane Hessel  fasse son entrée au Panthéon.

     Sur Beur FM, M. Amirshahi s’est livré à un numéro de contorsionniste assez improbable pour expliquer qu’ « il faut changer de politique », que le PS avait failli…mais  n’avait plus de pièces de rechange dans sa boîte à outils pour mener fondamentalement  une  politique autre que celle engagée actuellement. Bref,  qu’il s’agissait de continuer à voter pour son parti, vaille que vaille, malgré ses trahisons de son électorat populaire, sacrifié sur l’autel du «sens de l’histoire» euromondialiste.

     « Quand vous vous faites élire sur un sujet et que vous ne  le faites pas  ou que vous faites le contraire (…)  cela laisse un boulevard au FN » s’est désolé le député PS. Or « le FN dans son discours, la stratégie de Marine le Pen, c’est de renouer avec un discours sur l’égalité et de renier, de masquer tout ce qui peut apparaitre comme son fond de sauce véritable,  xénophobe, islamophobe, antisémite ».

     Rien de bien original dans la calomnie, mais M. Amirshahi fait preuve d’un peu plus de lucidité quand il constate l’évidence à savoir que « l’espace que prend aujourd’hui Marine le Pen c’est aussi un espace que les imaginaires collectifs de gauche en particulier  ont abandonné (…). Quand Marine Le Pen dit (…) la gauche la droite c’est pareil le problème c’est qu’elle a un peu raison des fois (sic). Quand elle dit il faut faire attention parce que la France aujourd’hui n’est pas en capacité  de peser, elle n’a pas le choix c’est décidé à Bruxelles par des gens qu’on ne connait  pasc’est la vérité, c’est ça le problème ».

     Effrayé par tant d’audace Pouria Amirshahi  reprend  le sentier bien  balisé du discours des loges extrémistes, du Medef à Mélenchon :  « Marine ne pose pas les bonnes questions mais a une façon de dire les choses qui ressemble à ce que les gens voient. Je sais ce qui est en germe dans le FN, l’islamophobie, une vision rabougrie de ce qu’est la France. C’est la vieille idée stupide que la France est une nation  millénaire, c’est pas  vraie, blanche et catholique, il faut chercher de temps en temps leurs alibis » !

     Un aveu de taille, qui pour le coup est bien le fond de sauce de la pensée, de l’idéologie libérale-libertaire présente  chez la plupart  des dirigeants des partis du Système . Pour ces gens là  la France n’est pas la plus vieille nation du monde avec la Chine ; le sentiment d’appartenance à une même identité, une même communauté, présent déjà chez les tribus gauloises,  comme le note notamment Jules Cesar dans « La guerre en Gaule » ; l’acte fondateur du baptême de Clovis ; la fusion harmonieuse des peuples latin, celte et germanique qui forme le socle de notre peuple; le lent travail d’édification et de consolidation de la France entrepris par nos rois, poursuivi par la république française,  seraient autant d’énormes  mensonges !

     Non, c’est bien connu affirme  donc en creux ce monsieur,  la France est née de la déclaration des droits de l’homme et pour tout dire, allons plus loin,  cette chimère française n’existait pas vraiment  avant « le passage de l’obscurité à la lumière » symbolisée par l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981

     Et Pouria Amirshahi  de conclure : «Il y une grande confrontation avec le FN avec le modèle républicain et citoyen d’un côté et le modèle nationaliste, le repli identitaire de l’autre, qui va fragmenter encore plus la société (sic). (Le FN), il  faut le combattre partout  avec l’alliance des forces vives (…) ».

     Admettons que les termes de l’alternative qui s’offre aux Français sont parfaitement bien posés par le député PS constate Bruno Gollnisch. D’un côté le choix de leur  modèleautobaptisé républicain par abus de langage, en fait celui d’une république non plusfrançaise mais hors sol, fragmentée, diluée par le haut  dans le magma eurofédéraste,  marche pied d’une gouvernance mondiale,  et par le bas dans la submersion migratoire.

     Et de l’autre celui de la conservation d’un espace national protégeant notre identité et défendant notre souveraineté, nos libertés :le cadre de l’Etat-nation enraciné. Si c’est cela ce que M. Amirshahi appelle faussement de la « xénophobie », si c’est cela  la  « radicalité » du FN énoncée par M. Camus cité plus haut,  non seulement nous l’assumons mais nous en sommes fiers.

    http://gollnisch.com/2014/06/20/fond-sauce-sommes-moins-francais-queux/

  • Des élèves de 10 ans improvisent une Journée de Retrait de l'Ecole

    A Montpellier, une quinzaine d'enfants de CM2 (10 ans) refusaient de retourner à l’école vendredi après-midi pour se protéger d’un « cours d’éducation sexuelle » précoce. La mère d'un des enfants témoigne au téléphone lors d'un entretien avec Farida Belghoul. Les enfants de cette classe avaient déjà eu droit à ce genre de vidéo. On comprend qu'ils aient eu envie d'en rester là.

    Marie Bethanie

  • Master of the Universe, confessions d’un banquier

    Après une vie au service de banques d’investissement allemandes, Rainer Voss, la cinquantaine, a décidé de parler. Depuis des locaux désaffectés du quartier des affaires de Francfort, il décrit par le menu le monde qu’il a fini par quitter.

    Son ascension dans les années 1980, la libéralisation à outrance, la dérégulation et les “innovations financières” qui ont pu offrir à ceux qui en maîtrisaient les arcanes la sensation d’être les maîtres de l’univers. Les acteurs du secteur, brassant quotidiennement des millions d’euros, se sont peu à peu éloignés du monde réel, tandis que la finance se déconnectait des réalités économiques et sociales.

    Réalisé par Marc Bauder (Allemagne 2013)

    http://fortune.fdesouche.com/

  • A l'ONU, une claque aux LGBT : l'Ouganda à la présidence

    Au mois de mars, les pays africains les plus pauvres avaient dû se résoudre à refuser le chantage de l'ONU, qui devait leur accorder des subsides pour lutter contre le sida, moyennant la reconnaissance officielle de la part de ces pays des "droits sexuels", notion que ces pays rejettent (l’Ouganda a voté en février une loi réprimant plus sévèrement les actes d’homosexualité. Ceux-ci sont passibles d’un emprisonnement à vie). La réponse du berger à la bergère aux pays européens et aux Etats-Unis qui entendent imposer mondialement le gender, le mariage homo etc :

    "[...] L’assemblée générale de l’ONU vient d’élire comme président M. Sam Kutesa, ministre des affaires étrangères du gouvernement ougandais

    Le lobby LGBT tenta de lui faire rejeter son visa par une campagne de signatures dans toute l’Amérique du Nord : seulement 13466 personnes la signèrent. C’est Kutesa qui avait déclaré lors de la session précédente que la promotion de l’homosexualité était « un mauvais exemple pour la jeunesse et une atteinte aux cultures des Etats. »

    La présidence de l‘ONU est en partie honorifique. Elle fait l’objet d’une rotation. Cette fois-ci elle revenait de droit à un Africain. Or l’ensemble des pays du continent africain s’est rassemblé dans un consensus inouï pour lancer une seule candidature : celle du représentant de l’Ouganda ; ceci afin de répondre aux continuelles pressions des Etats Occidentaux en faveur de l’homosexualité. C’est donc une sorte de révolte des pays jadis appelés « non-alignés ».

    La réaction des Etats Africains vient aussi en réaction d’un projet de loi présenté le 12 juin par 24 sénateurs américains affirmant que les droits des LGBT étaient une priorité des Etats-Unis dans le cadre de la politique étrangère du pays. 

    En février dernier le président de l’Ouganda M. Museveni avait établi sur cette question un consensus avec la Russie. En représaille Obama avait annoncé qu’il subordonnait l’aide des Etats-Unis à la reconnaissance des droits homosexuels. Ceci s’adressant bien sûr au pays les plus pauvres ; lesquels viennent de lui donner une réponse cinglante."

    Marie Bethanie

  • ABCD de l’Egalité retirés ou généralisés ? Farida Belghoul interpelle Benoît Hamon

    Selon L’Express, Benoît Hamon a décidé d’enterrer les ABCD de l’Egalité. La chose serait entendue avec l’Elysée et Matignon. Mais cela ne signifierait pas pour autant la disparition de la théorie du genre dans les écoles.

    L’Express présentait néanmoins ce revirement comme une victoire de Farida Belghoul et de ses alliés (Alain Escada, Béatrice Bourges, Christine Boutin) dont l’influence sur les parents d’élèves devenait trop forte.

    Cependant, depuis cet article, le lobby LGBT exerce une importante pression sur le parti socialiste, aidé en cela par le journal Le Monde, afin d’obtenir qu’au contraire, cette expérimentation des ABCD de l’Egalité soit désormais généralisée dans tous les établissements scolaires à la rentrée.

    Au final, Benoît Hamon a annoncé qu’il ferait savoir sa décision au début du mois de juillet.

    Farida Belghoul commente ces rebondissements dans la vidéo qui suit.

    _______

    Au sujet de la théorie du genre, lisez ce livre

    Gender couv livre ae

     

    http://medias-presse.info/abcd-de-legalite-retires-ou-generalises-farida-belghoul-interpelle-benoit-hamon/11636

  • “Il n’y a pas de vie sans le jihad”. L’EIIL recrute des musulmans vivant en occident

    LONDRES (NOVOpress) - “Il n’y a pas de vie sans le jihad”affirme une vidéo de propagande de l’EIIL (État islamique en Irak et au Levant) pour recruter des musulmans vivant en occident. Cette vidéo est apparue jeudi sur internet via un réseau social.

    Les déclarations sont faites en anglais par des hommes qui disent être des combattants “anglais” et “australiens”.

    La chaine de télévision i24News a indiqué que l’un des djihadistes qui s’exprime a été identifié comme étant Nasser Muthanna, 20 ans, originaire de Cardiff, en Angleterre. Son père, Ahmed Muthanna, a déclaré à la chaine de télévision britannique ITV que Nasser avait récemment été accepté dans plusieurs universités anglaises pour étudier la médecine, mais au lieu de commencer ses études, il est parti se battre avec EIIL accompagné par son frère de 17 ans

  • Bruno Gollnisch rappelle qu’une fournée est un terme anodin

    Invité d’Europe 1, Bruno Gollnisch rappelle le sens des mots…


    Bruno Gollnisch : « Fournée est un terme anodin » par Europe1fr

  • La formation archaïque des politiciens français

    « Quelle est la première partie de la politique ? L’éducation ; la deuxième partie ? L’éducation ; la troisième partie ? L’éducation. » (Jules Michelet)

    Lors de son interview exceptionnelle à Europe 1 et TF1 le 4 juin dernier, Vladimir Poutine a déçu une partie de la presse française car ses propos raisonnables étaient en contradiction avec la caricature qu’ont faite de lui certains médias français. Ils voulaient voir un dictateur impérialiste et ont entendu un président démocrate et patriote.

    La déconvenue de ces journalistes russophobes montre qu’ils sont des hommes rivés sur le passé. Dans le passé, les Etats-Unis étaient une puissance conservatrice libérale et chrétienne, l’URSS était une dictature communiste athée. Les Etats-Unis étaient les libérateurs de 1944 face à l’occupation allemande ; l’URSS, bien qu’ayant été l’ennemie principale d’Hitler, était surtout la puissance d’occupation de l’Europe de l’Est, enfermée derrière le Rideau de fer.

    Aujourd’hui, tout s’est inversé et c’est difficile de changer ses habitudes de pensée. La Russie est une puissance conservatrice, libérale et chrétienne. Les Etats-Unis exportent de plus en plus, au nom des droits de l’homme déformés, une idéologie égalitaire dogmatique qui s’oppose à la famille, à la religion et à la patrie, en tout cas dans tous les pays étrangers. Ils ont introduit ou contribué à introduire le chaos en Irak, en Afghanistan, en Libye, voire en Syrie, avec des interventions militaires désordonnées, justifiées par des mensonges comme en Irak ou des interprétations frauduleuses de décisions de l’ONU comme en Libye.

    C’est l’inversion des pôles : la Russie est dans le camp de l’ordre et de la paix, les USA dans le camp des révolutions et des coups d’Etat voire des guerres.

    Pourtant, des journalistes et des hommes politiques veulent continuer de voir dans la Russie une dictature impérialiste comme l’URSS d’autrefois. Madame Clinton s’est permis des comparaisons entre Poutine et Hitler, ce qui est une ignominie mais aussi une stupidité : à ce compte, c’est comme si l’on accusait madame Merkel d’être une communiste autoritaire sous le prétexte qu’elle a fait partie du dernier gouvernement communiste d’Allemagne de l’Est.

    Pour l’Europe, c’est la même chose. L’Union européenne a été créée sur un modèle non démocratique mais bureaucratique, celui des agences fédérales américaines créées par Roosevelt. Aujourd’hui, le monopole de la proposition des lois par la Commission de Bruxelles, le cumul chez celle-ci des tâches législatives et exécutives ne se justifient plus, comme l’a écrit récemment Nicolas Sarkozy, mais on n’ose pas remettre en cause les schémas d’autrefois. Mon camarade Fabius, qui a fait sciences-po et l’ENA avec moi, vient de dire que la Grande-Bretagne deviendra la Petite-Bretagne si elle quitte l’Union européenne. On apprenait en effet il y a quarante ans que « plus c’est gros, plus c’est efficace » (théorie des économies d’échelle) alors que les économistes actuels savent que les petites entreprises et les petites économies sont souvent plus innovatrices ! Mon autre camarade Alain Juppé déclare récemment sans rire que la Russie ne produit que des matières premières comme l’Arabie Saoudite : il est vrai que les Français ont la réputation d’être nuls en géographie !

    En économie, c’est la même chose. Beaucoup de politiciens et fonctionnaires français ont été formés à l’Ecole nationale d’administration qui sur le plan de l’enseignement de l’économie avait trente ans de retard, en restant à Keynes et ignorant les économistes plus modernes comme Hayek. Résultat : on a les impôts les plus décourageants du monde, un interventionnisme brouillon de l’Etat et des réglementations archaïques. Dernier exemple cité dans le Figaro de ce jour : le marché immobilier. La ministre Cécile Duflot, qui a été deux ans ministre, une écologiste favorable aux drogues dites « douces » (cannabis), a créé une réglementation détaillée qui bloque les ventes et les achats immobiliers. C’est à un tel point que le gouvernement de monsieur Valls veut revenir sur cette réforme catastrophique. Madame Duflot n’avait toujours pas compris qu’avantager trop les locataires face aux propriétaires finirait par réduire l’offre immobilière au détriment de tout le monde. Elle a repris de vieilles idées dépassées des années 1950.

    Notre système de formation des élites en sciences sociales est archaïque et beaucoup d’hommes politiques français vivent encore sur de vieilles idées diplomatiques ou économiques des années 1950. Comme disait notre historien Jules Michelet : « Quelle est la première partie de la politique ? L’éducation ; la deuxième partie ? L’éducation ; la troisième partie ? L’éducation. » C’est toujours d’actualité !

    Il faudra sans doute attendre un renouvellement de générations pour que les élites politiques françaises se détournent des vieilles lunes. Heureusement, il y a toujours quelques exceptions mais elles sont pour l’instant plus russes que françaises !

    Ivan Blot, 11/06/2014

    http://www.polemia.com/la-formation-archaique-des-politiciens-francais/

  • Marisol Touraine a fait un stage à la « Manif pour Tous »… Voilà le tiers payant pour tous…

    La nouvelle loi « Santé » présentée au conseil des ministres le 18 juin par Marisol Touraine sera débattue lors de la rentrée parlementaire en septembre.

    Sa principale mesure glace d’effroi ce qui reste de médecins dans le corps médical : le tiers payant pour tous à partir de 2017. La mesure va mettre l’ensemble du corps médical sous la coupe des Caisses d’Assurance, car « qui paie commande ».

    C’est donc la fonctionnarisation complète – et à la soviétique – du système de soins qui sera ainsi réalisée. Après la suppression de nombreuses maternités, les « restructurations » des hôpitaux publics soumis à des impératifs économiques plus ou moins justifiés – mis en route par Sarkozy et sa loi HPST – ( la suppression des Urgences à l’Hotel Dieu à Paris, non encore réalisée car les résistances sont vigoureuses, en est un bon exemple) – voici le médecin « de famille « à ma botte » !

    La fameuse relation médecin-malade dont tout le monde se gargarise, basée sur la confiance réciproque, va voler en éclats car elle est matérialisée par l’indépendance du médecin ( notamment vis à vis de sa hiérarchie) et par les honoraires.

    Certes, on trouvera toujours des médecins serbes, roumains, tunisiens ou pakistanais, pour remplir les papiers. Mais les malades eux n’auront plus – comme bientôt les Parisiens avec l’Hôtel Dieu – qu’à aller se faire soigner :

     » à Joinville le Pont ! pon-pon… »

    Docteur Luc Perrel