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  • Dialogues désaccordés vu par un politicien suisse

    Le tout dernier livre d’Alain Soral et d’Éric Naulleau, Dialogues désaccordés. Combat de Blancs dans un tunnel, connaît déjà un succès considérable en France mais également au-delà de ses frontières. Dominique Baettig, personnalité politique suisse et membre de l’Union démocratique du centre (UDC), a souhaité donner son avis sur cet ouvrage après l’avoir lu. Ce psychiatre de profession a abordé un grand nombre de sujets évoqués dans le livre, sans aucune censure.

     

    Propos recueillis par Alimuddin Usmani le 9 décembre 2013.

     

    Alimuddin Usmani : Dominique Baettig, quelles sont vos impressions à la suite de cette joute verbale qui oppose Alain Soral à Éric Naulleau sur plus de 200 pages ?

     

    Dominique Baettig : Lire Soral est toujours un exercice vivifiant et stimulant. Dans une époque de conformisme féroce, de dictature des droits individuels, des communautarismes et de la pensée « queer », où l’on attend l’autocensure permanente et volontaire, une telle lecture est un peu comme respirer l’air pur et frais des sommets. Le vertige saisit ceux dont l’esprit est devenu tiède et mou, sans défense morale ou intelligence du bon sens et du cœur après l’inoculation du virus du politiquement correct. Avec son allure de « Bruce Willis » franchouillard viril des banlieues, sa maîtrise fascinante du logos, son goût des mélanges détonants, son scandé de rappeur et son exercice sans modération de la liberté d’expression, il est une sorte d’antidote vigoureux et tonique à la soumission de l’idéologie dominante des médias. De plus le thème d’Égalité & Réconciliation est une dynamique géniale pour la promotion des valeurs traditionnelles et conservatrices, du bon sens commun et de l’intérêt général. Chapeau aussi à Naulleau, qui a le courage de débattre publiquement avec lui, exercice périlleux face aux maîtres censeurs, qui vont sûrement glapir…

     

    Le livre débute sur une analyse de l’affaire DSK. Quelle est votre opinion concernant ce personnage et sur l’affaire qui s’est déroulée à New York ?

     

    Je n’ai aucune sympathie particulière pour DSK. Affairiste, clanique, transnational, homme de pouvoir, consommateur compulsif de femmes, de fortune, il appartient à ce Parti socialiste qui ne se préoccupe aujourd’hui que des migrants et des minorités discriminées, après avoir oublié le peuple qui travaille, cultive, produit, entreprend. Directeur du FMI, programmé futur président de la France, son goût immodéré pour la sexualité tarifée et le droit de cuissage des « intouchables » puissants de ce monde l’ont fait tomber dans un piège… Tendu par qui ? J’avoue ne ressentir guère de compassion pour lui et la médiatisation humiliante qu’il a subie. Je n’en ai guère non plus pour sa victime opportuniste, qui a su médiatiser et monnayer les actes inadmissibles qu’elle s’est fait imposer, dans des circonstances encore peu claires.

     

    Dans le débat sur l’homosexualité, Alain Soral estime être en accord avec Freud pour dire que celle-ci est une sexualité déviante, tantôt immature, tantôt perverse, qui doit se pratiquer dans la discrétion, avec un soupçon de honte. Il pense également qu’on assiste aujourd’hui à une remise en cause de l’hétérosexualité, considérée à demi-mot comme rétrograde et réactionnaire. Où vous situez-vous par rapport à ces questions ?

     

    Oui, la position de Freud et d’autres psychanalystes (Jung, Lacan) a toujours été sans équivoque. L’homosexualité est une sexualité perverse, incomplète, immature. Elle est dans le narcissisme : amour de l’image en miroir de soi, autoérotisme, fixation au stade anal psychologique de développement de la personnalité, fixation à la mère, soumission au père, refus de la sexualité « génitalisée » d’un couple complémentaire, de sexe différencié, pour transmettre la vie dans une filiation culturellement définie. Dans l’homosexualité, on reste dans l’amour de l’image de soi, dans une image en paire (en double !) et non dans celle d’un couple, d’une famille, d’une entité qui se transcende. Le plaisir hédoniste, le divertissement pur, la lutte contre l’ennui par la fête, caractéristique de riches oisifs de la classe économique dominante, marquent cette culture du divertissement « gay » qui a les moyens financiers et techniques de surcompenser ses pratiques déviantes.

     

    Autrefois la psychanalyse avait pour fonction de définir des normes et proposer des thérapies pour celles et ceux qui voulaient se rapprocher de l’idéal de la génitalité (et non les voies incomplètes et de traverse), de l’authenticité (être vraiment soi et non pas faux-soi) et de l’autonomie (penser et agir par soi-même, s’affranchir des dépendances névrotiques et économiques). Sous l’influence du politiquement correct et de l’idéologie « queer », la psychologie a abandonné les approches traditionnelles pour pratiquer la recherche, la culture de l’excuse. Elle est devenue une manière de justifier, au nom de l’individualisme abstrait des droits individuels, la transgression qui devient intouchable, le trouble psychiatrique devenant un « passe-droit », une autorisation à s’éloigner de la règle, du bon sens général, des valeurs traditionnelles culturelles. La culture « gay », de divertissement festif et consumériste, est une nouvelle forme élaborée de marché en expansion, consommatrice en culture, en hédonisme, en possibilités techniques et médicales. La transgression culturelle et sociale est un marché (pas limité par les coûts de l’entretien d’une famille) et un pouvoir politique. La culture politique « gay » comme stade ultime de la féminisation de l’homme ?

     

    À propos du Front national, Alain Soral explique que sa diabolisation provient en grande partie du fait que le CRIF n’aime pas ce parti et qu’il n’en a pas le plein et total contrôle. Rejoignez-vous Alain Soral dans cette analyse ?

     

    La diabolisation est une arme psychologique de destruction massive qui tend à pousser ceux qui sont stigmatisés dans le camp des malades mentaux, des criminels et délinquants, des suppôts de Satan, les sorcières d’autrefois qu’on livrait au bûcher (boucs émissaires). Elle est une arme de soumission, de culpabilisation, de paralysie de la pensée critique, d’endettement moral pour toujours. La pratique des valeurs traditionnelles et démocratiques : l’amour du prochain, le pardon des péchés, la non-transmission des erreurs et des dettes à la génération suivante, l’amnistie, le droit à l’oubli, la désacralisation de la Mémoire (qui a tendance à se modifier et se transformer de manière toujours plus dramatisée, hystérique lorsqu’on doit se souvenir pour ne jamais oublier !) sont les seules antidotes efficaces .Comme l’objection de croyance et de conscience… le renoncement à la haine. Que chacun croie ce qu’il veut, mais on n’a pas le droit de l’imposer par la force à autrui. De nombreuses forces politiques ne veulent pas se priver de cet instrument qui leur donne sans aucun effort un pouvoir total de domination sur l’adversaire. Je préfère la parabole chrétienne de la brebis égarée, pour laquelle le berger consacre tous ses efforts et sa sollicitude, à la lapidation du bouc émissaire. L’humour est aussi la valeur antitotalitaire la plus puissante, comme le respect d’ailleurs. 

    Le débat entre les deux hommes s’articule pour une bonne partie autour du révisionnisme concernant la Seconde Guerre mondiale. Alain Soral rappelle à plusieurs reprises à Eric Naulleau que la loi Gayssot l’empêche d’aborder librement cette question. Estimez-vous le débat plus libre en Suisse qu’en France ?

     

    Non, les lois mémorielles s’exercent ici aussi, de manière inquisitoriale. Mais le pire, on l’a vu par exemple avec les soi-disant armes de destruction massives de Saddam Hussein, qui n’ont jamais été trouvées, c’est que même la vérité connue finalement ne change rien. Le pouvoir se maintient, puisqu’il a finalement menti pour la bonne cause (la démocratie, la tolérance, la lutte contre le terrorisme, le nationalisme, etc.). Comme pour le 11 Septembre : la version officielle n’est guère convaincante, mais faire usage de son droit à douter suscite la colère et fait suspecter et accuser de révisionnisme.

     

    Obliger à prendre la propagande officielle comme bon argent, ne pas oser discuter des détails techniques, des motifs du crime, empêcher de faire le légitime « déchoquage » psychologique (debriefing en anglais) d’un crime réel ou dramatisé, cette attitude est totalitaire. Cette pratique est juste le contraire de toutes les recommandations psychologiques pour prendre en soins les victimes de catastrophes, le droit à la transparence des faits, à l’authenticité du témoignage, à l’archivage de la mémoire. Elle empêche la réconciliation, elle empêche le deuil, elle empêche l’assimilation, l’accès à l’universalisme, le pardon. L’autocensure bien comprise, c’est ça…Le Système fonctionne comme l’URSS d’autrefois. Personne ne croit plus en l’Idéologie officielle mais il faut s’abstenir de le penser, de le dire. L’effondrement se fera en un coup…sans crier gare.

     

     

    Concernant l’idéologie moderniste, Alain Soral affirme que celle-ci est principalement portée par la franc-maçonnerie, qualifiée de religion prométhéenne et luciférienne. Regrettez-vous que la sociologie universitaire n’étudie pas de plus près ce phénomène ? Après tout, il est en rapport avec le concept de domination évoqué par Max Weber.

     

    Les techniques de domination par l’arrangement discret, en coulisses, par l’influence indirecte sont le grand problème de la démocratie parlementaire. Le droit à l’information du public, l’annonce des conflits d’intérêts de politiciens ou autres capitaines d’industrie, journalistes, banquiers, diplomates est fondamental. L’appartenance religieuse à des groupes d’intérêts, des groupes d’initiés, à des loyautés supranationales doit être connue. Après la séparation de l’Église et de l’État, la séparation de l’État et des forces historiques liées à la maçonnerie est une attente légitime. Le modèle, la gestion de la vie (avortement de confort, procréation assistée, euthanasie), des maladies par des artifices techniques, la transplantation d’organes en masse, relèvent aussi de cette culture prométhéenne qui veut transformer l’homme en son propre Dieu. Cette dérive est inquiétante.

     

    Éric Naulleau a été invité dans plusieurs émissions pour faire la promotion de ce livre, tandis qu’Alain Soral continue à être boycotté par les médias institutionnels. En son absence, les animateurs de Canal+ ne se sont pas privés de caricaturer sa pensée ou bien de le traiter de raciste ou d’antisémite. Que pensez-vous des méthodes employées par ces animateurs ? Pouvez-vous fournir une explication psychiatrique à ces agissements ?

     

    Avec les moyens de communication Internet, exclure Soral du débat public, le diaboliser comme d’ailleurs aussi Dieudonné est une erreur stratégique qui renforce sa position et son attractivité de pestiféré du Système. Si vous voulez le neutraliser, il serait plus judicieux de la normaliser et le banaliser. En psychiatrie, ça s’appelle le retour du refoulé. Plus on veut cacher et interdire, plus ce qu’il exprime ressortira fortement…

     

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  • Une philippique contre les “assassins de l'histoire”

    Le débat ouest-allemand récent, baptisé “querelle des historiens”, a fait la une de tous les quotidiens et hebdomadaires de RFA. Il y a d'un côté, ceux qui veulent accentuer encore la culpabilité allemande, ressasser sans cesse les mythèmes culpabilisateurs, les ériger au rang de vérités historiques intangibles. Leur méthode : l'anathème et l'injure. Cet exercice n'a pas plu à quelques historiens célèbres dans le monde entier, porte-paroles de leurs confrères : Ernst Nolte, Andreas Hillgruber et Michael Stürmer. Peu suspects de sympathies à l'endroit du nazisme, ils ont formé le camp adverse des nouveaux inquisiteurs, ceux qui s'auto-proclament “anti-fascistes”. Ils n'ont pas accepté la nouvelle mise au pas, le galvaudage éhonté de leur discipline déjà si malmenée par l'idéologie ambiante, celle de la grande lessive des mémoires. Rolf Kosiek nous a dressé un bilan clair de cette affaire qui annonce une prochaine grande révolte des mémoires contre les escrocs idéologiques, les nouveaux prêtres hurleurs qui veulent domestiquer, asservir et détruire l'indépendance d'esprit et la sérénité européennes, la vieille et pondérée éthique de Thucydide. Son bilan porte le titre de : Rolf Kosiek, Historikerstreit und Geschichtsrevision, Grabert-Verlag, Tübingen, 1987.
    La querelle des historiens, écrit Rolf Kosiek, est révélatrice de l'absence de liberté que subissaient les historiens dans les décennies écoulées mais, point positif, elle indique aussi que les choses sont en train de bouger et que les sciences historiques vont enfin pouvoir entrer dans une époque “normalisée” et se dégager des carcans officiels. Les historiens agressés, jadis, entraient automatiquement dans un purgatoire et sombraient dans un oubli catastrophique, résultat de la conspiration du silence. Désormais, ils se rebiffent et font face. Apparaissent dès lors les premières fissures dans l'édifice érigé artificiellement pour les besoins a posteriori de la cause alliée, même si des mas-ses d'archives sont encore inaccessibles et si des rumeurs courent qui disent que les documents entreposés à Londres sont délibérément falsifiés, de façon à ne pas porter ombrage au Royaume-Uni quand ils seront enfin à la disposition des historiens.
    L'Allemagne de l'Ouest a connu 5 cas de mise au pas d'historiens actifs dans l'enseignement : l'affaire du Prof. Dr. Peter R. Hofstätter en 1963, l'affaire Stielau (qui contestait l'authenticité du Journal d'Anne Frank)  en 1959, l'affaire Walendy en 1965, l'affaire Diwald en 1978 (2 pages jugées litigieuses dans un livre de 764 pages, vendu à des centaines de milliers d'exemplaires !), l'affaire Stäglich où l'accusé s'est vu non seulement condamné mais dépouillé de son titre de docteur en droit en vertu d'une loi imposée sous Hitler en 1939 ! Si toutes ces affaires concernaient des mises en doute directes de la façon dont l'idéologie dominante présente les rapports tragiques entre Allemands et Juifs pendant la parenthèse hitlérienne, la querelle actuelle ne se base pas du tout sur des arguments relatifs à cette douloureuse question.
    D'où Kosiek distingue 2 types de révisionnisme historique : le révisionnisme proprement dit, vivace dans la sphère anglo-saxonne et porté par des célébrités comme B.H. Liddell-Hart, P.H. Nicoll, C.C. Transill, H.E. Barnes, qui, tous, nient la culpabilité exclusive de l'Allemagne dans le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Nier l'exclusivité de la culpabilité, ce n'est pas nier toute culpabilité mais cette nuance, qu'acceptera tout esprit doté de bon sens, est déjà sacrilège pour les néo-inquisiteurs. Ensuite, un révisionnisme plus marginal, et surtout plus spécialisé, qui n'aborde que les questions propres aux rapports germano-juifs.
    Une volonté populaire diffuse de retour à l'histoire et de réappropriation d'identité
    Une sourde hostilité couvait depuis une bonne décennie contre l'arrogance inquisitoriale : en 1976, le Président de la RFA, Walter Scheel, avait déclaré en public, devant un congrès d'historiens, que l'Allemagne de l'Ouest ne pouvait nullement devenir un pays purgé de toute histoire. En 1977, les historiens hessois protestèrent vivement contre le projet du Ministère de leur Land [région] visant à supprimer purement et simplement la matière histoire dans les Gymnasium [lycées]. L'exposition consacrée aux Staufer à Stuttgart en 1977 permet à plusieurs hommes politiques en vue de réitérer leur volonté de sauver l'histoire des griffes de ceux qui veulent systématiquement l'éradiquer. À partir de 1980, on assiste à une véritable offensive de retour à l'histoire et à une volonté très nette de se reconstituer une identité qui avait été provisoirement occultée ; l'exposition sur la Prusse à Berlin en 1981 a montré que les milieux de gauche, eux aussi, souhaitaient renouer avec l'histoire de leur pays (cf. Alain de Benoist, Gérard Nances & Robert Steuckers, « Idée prussienne, destin allemand », in Nouvelle École n°37, 1982).
    Les historiens, bénéficiant de cet engouement populaire pour l'identité nationale, vont s'enhardir et amorcer un processus d'émancipation. Helmut Rumpf, juriste et politologue de notoriété internationale, disciple de Carl Schmitt, rappelle, dans un article de la prestigieuse revue Der Staat  (Berlin) un ouvrage capital de 1961, assassiné par la conspiration du silence : Der erzwungene Krieg (La guerre forcée) de l'Américain David L. Hoggan. Ce livre, épais de 936 pages, démontrait la culpabilité britannique, notamment celle de Lord Halifax, sur base de documents polonais, jamais étudiés à l'Ouest (sur Hoggan, cf. Orientations n°6).
    La légende de l'incendie du Reichstag par les nazis fut, dans la foulée, réfutée par l'historien Fritz Tobias, membre de la SPD ; Tobias avait entamé son enquête dès 1959 mais les inquisiteurs avaient jugé que sa thèse était « inopportune sur le plan de la pédagogie populaire » (!?). Il fallut attendre 1986 pour qu'elle soit admise, sans pour autant être diffusée. L'historien suisse-alémanique Wolfgang Hänel put démontrer que les affirmations de Hermann Rauschning, consignées dans le fameux Hitler m'a dit, sont absolument fausses pour la simple raison que l'auteur n'a jamais rencontré Hitler plus de 4 fois et, en ces occasions, n'était pas seul. Le Prof. Alfred Schickel, directeur de l'Institut d'Histoire Contemporaine d'Ingolstadt, put prouver que les officiers polonais prisonniers en Allemagne organisaient des “universités de camp”. Ce fait, incompatible avec l'image qu'on s'est fait des relations germano-polonaises, fut d'abord nié par les historiens officiels, jusqu'au jour où plusieurs officiers polonais sont venus personnellement témoigner, preuves à l'appui !
    Nolte contre Habermas : la “querelle des historiens” commence !
    C'est avec un tel arrière-plan qu'a commencé la “querelle des historiens” proprement dite, en 1986. Ernst Nolte, célèbre sur le plan international pour ses études sur l'origine des fascismes, a déclenché la polémique en écrivant, en substance, dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ),  le 6 juin 1986, que “l'asiatisme” national-socialiste, exprimé par la terreur policière, les camps et les massacres, n'est pas unique ni originelle mais a été précédée par “l'asiatisme” bolchévique. L'approche de Nolte était dans la droite ligne de ses options libérales : il ne niait pas les massacres et les crimes nationaux-socialistes mais refusait, par souci éthique, de justifier les massacres subis par ses compatriotes par les massacres qu'ils auraient commis ou non. Cette volonté de relativiser les faits, de les restituer à leur juste mesure et de les dépouiller de tous adstrats passionnels, constitue une démarche scientifique et objective, telle que tout historien sérieux se doit de poser. Les professionnels du culpabilisme ont réagi immédiatement, d'abord par des lettres de lecteurs à la FAZ,  reprochant à Nolte de minimiser, par comparaison avec la terreur stalinienne, les actes du régime nazi. Wolfgang Schuller, professeur d'histoire à Constance, fut le premier à prendre parti pour Nolte, en écrivant : « Si l'on n'est plus autorisé qu'à écrire des choses négatives (à l'endroit de l'histoire allemande de ce siècle, ndlr), si plus aucun lien causal, plus aucune causalité ne peut plus être évoqués, alors nous avons une sorte d'historiographie courtisane inversée ».
    J. Habermas, qui n'en rate pas une, saisira l'occasion pour se donner de la publicité, en mitonnant un article farci de vitupérations et de fulminations hautes en couleur, en traînant Nolte dans la boue, avec 3 autres de ses collègues, Andreas Hillgruber, Klaus Hildebrand et Michael Stürmer. Pariant sur l'ignorance des masses, sachant que les médias conformistes lui donneront une publicité imméritée, Habermas recourt sans vergogne à l'injure, au tronquage des citations et au langage propagandiste, sans pour autant éviter les contradictions : ainsi, il reproche à Stürmer de fabriquer une « philosophie otanesque » (Natophilosophie), assortie de « tamtam géopoliticien », propre à une « idéologie du milieu » (Ideologie der Mitte) qui met en danger les liens de l'Allemagne avec l'Ouest, matrice des sacro-saintes “Lumières” ! La réponse moqueuse des agressés n'a pas tardé : se posant comme leur avocat, Günter Zehm se gausse du philosophe-sociologue libéral-gauchiste en faisant appel à ses propres théories ; en effet, Habermas, voulant ancrer sa démarche dans l'héritage rationaliste, hégélien et marxiste, a toujours opté pour les faits objectifs contre les travestissements métaphysiques, les engouements romantiques, les mythes mobilisateurs de type sorélo-fasciste ou völkisch-hitlérien ; dans la querelle des historiens, toutes ses belles intentions, il les jette par-dessus bord, comme des ordures de cuisine par-dessus le bastingage d'un paquebot transatlantique : contre les faits mis en exergue par les historiens, le grand prêtre de la sociologie francfortiste évoque, trémolos feints dans la voix, la « malédiction éternelle » qui pèse sur le peuple allemand (et qu'il s'agit de ne pas égratigner) et la « faute incomparable » que les générations post-hitlériennes, faites de bons gros touristes roses et gourmands, doivent continuer à traîner comme un boulet de forçat.
    L'hystérie habermassienne contre la science historique
    Ces gamineries hystériques n'ont pourtant été que le hors-d'œuvre, les zakouskis du maître-queue Habermas. Rudolf Augstein, rédac'chef du Spiegel, prend le relais avec le gros sel : Hillgruber, selon le brave homme, nierait Auschwitz et serait “un nazi constitutionnel”. Janßen et Sontheimer, autres para-habermassiens, écrivent, sans rire et avec quelques circonlocutions, que les résultats de toute enquête historique doivent correspondre à des critères de « pédagogie populaire » et renforcer la « conscience Aufklärung ». Tout autre résultat est malvenu et doit donc être tu, occulté, dénoncé. Le nazisme est unique, singulier et au-dessus de toute comparaison, avancent Kocka, Bracher et Winkler, impavides devant le ridicule, puisque toute science historique est par définition comparative, comme le sait tout étudiant de première année.
    Winkler, qui avait bâti jadis quelques belles théories sur la particularité allemande par rapport à l'Ouest, estime brusquement que le nazisme ne peut être comparé avec l'URSS stalinienne ou le Cambodge de Pol Pot, terres asiatiques, mais exclusivement avec l'Ouest et ses normes puisque l'Allemagne est un morceau d'Occident. Après ces raisonnements spécieux : coucou ! Qui réapparaît donc comme un diablotin d'une boîte ? Habermas ! L'homme prend des poses de Iavhé biblique et en imite le courroux : la faute des Allemands se transmettra de générations en générations ad infinitum (cf. Die Zeit, 7-XI-86). On ne voit plus où est l'histoire. On voit au contraire comment se modernisent les anathèmes théologiques.
    Ces excès ont eu pour résultat de mobiliser une phalange d'historiens agacés parmi lesquels Joachim Fest, qui, en défendant Nolte, s'insurge contre les simplismes ânonnés à propos du national-socialisme par les adeptes des Lumières qui, derrière un discours rationaliste-utopique sur la liberté, asseyent sans scrupules leur propre mandarinat. Thomas Nipperdey attaque directement la méthode de Habermas : le passé y est dénoncé, puis, au nom du principe tout-puissant de l'émancipation, politisé et moralisé, mieux, hyper-moralisé ; de cette manière seulement, la voie est libre pour le monopole futur des utopies, des “constructions” artificielles, détachées de toute continuité historique.
    Un passé moralisé détruit ipso facto l'histoire réelle, pour installer des schémas désincarnés dans lesquels les peuples ne retrouvent pas leurs aspirations. C'est pourquoi il faut historiciser le national-socialisme, afin de ne pas renoncer au réel et de ne pas confisquer aux Allemands le droit de construire une démocratie conforme aux rythmes de leur histoire. Pour le bien de la science, on ne peut interdire aux chercheurs de s'interroger et de solliciter témoignages et documents. Nolte renchérit : il faut éviter que ne s'installe une situation où le passé national-socialiste est érigé en un mythe négatif, indicateur du mal absolu, qui empêche toute révision pertinente et s'avère ennemi de la science.
    Hildebrand rejette les arguments passionnels de Habermas en démontrant que les thèses que ce dernier incrimine ne sont nullement neuves mais ont déjà été débattues en Allemagne et à l'étranger depuis longtemps. L'assassinat des Juifs, écrit-il dans Die Welt (22-XI-86), est sans doute “singulier” dans une perspective universelle mais demeure néanmoins inscrit dans une chaîne d'événements tout aussi tragiques de notre siècle ; cet événement “génocidaire” a eu des précédents et des imitations : le génocide des Arméniens, la liquidation de millions de paysans propriétaires russes, les koulaks, l'élimination et les déportations de peuples entiers sous le joug de Staline, les exterminations du “communisme paléolithique” cambodgien.
    Procéder à une comparaison entre ces horreurs historiques est légitime pour l'historien, dont la tâche est d'en dégager les constantes et d'en comprendre les motivations, aussi répréhensibles soient-elles sur le plan moral. Spécialiste des crimes perpétrés contre les Allemands au cours des expulsions de 1945-46, l'historien américain Alfred de Zayas, en prenant position dans Die Welt (13-XII-86), explique que le processus de “démythologisation” du nazisme est en cours aux États-Unis et en Angleterre depuis longtemps et exhorte les Allemands à s'intéresser à ces travaux en dépit des hurlements du mandarinat établi ; selon de Zayas, la thèse de “l'unicité” de la faute nazie est inepte et les Allemands ne doivent pas se laisser hypnotiser ou paralyser par Auschwitz, car, pendant la seconde guerre mondiale, il n'y a pas eu de “monopole de la souffrance”.
    Les 5 questions-clefs du débat
    Au-delà de la polémique, Kosiek dégage les principaux points de discorde entre les historiens :
        1) La démarche de révision est-elle ou non la norme de la scientificité historique ?
        2) Le IIIe Reich revêt-il un caractère d'unicité ?
        3) L'époque du IIIe Reich doit-elle être historicisée, c'est-à-dire doit-elle être soumise aux mêmes critères d'investigation historiques que n'importe quelle autre segment de l'histoire ?
        4) Le problème du calcul du nombre de victimes doit-il être abordé ?
        5) Convient-il ou ne convient-il pas d'étendre la notion de “faute collective” aux générations post-hitlériennes et, si oui, jusqu'à quelle génération ?
    Au-delà de ces 5 questions d'ordre éthique et philosophique, qui ne sont pas du ressort direct de l'historien mais concernent immédiatement sa liberté de travail, l'histoire contemporaine, si elle veut quitter certaines impasses, doit aborder des terrains laissés jusqu'ici en jachère, terrains inexplorés à cause de la terreur intellectuelle exercée par le mandarinat. Seules des réponses allant dans un sens résolument non-habermassien aux 5 questions ci-dessus, permettront aux historiens d'aborder des domaines inexplorés (ou explorés seulement dans une marginalité éditoriale non médiatisée), comme, par ex., les exterminations staliniennes et leurs incidences sur l'histoire de l'Europe orientale, la question de savoir si la guerre déclenchée par Hitler contre l'URSS a été préventive ou non, les problèmes de l'expulsion des Allemands de Silésie, de Poméranie, de Prusse orientale et du Territoire des Sudètes.
    Une demande générale se fait jour qui comprend l'étude historique et scientifique de ces événements, un débat public, franc et ouvert, sur ces questions. Y répondre clairement, sans a priori idéologique, avec sérénité, signifierait que l'histoire n'est pas une science morte. Ne pas y répondre, persister dans l'occultation de pans entiers de l'histoire européenne, signifierait au contraire que l'histoire est morte, et avec elle la liberté, et que se sont réalisées les pires appréhensions d'Orwell concernant la manipulation du passé dans des buts de manipulation politique. Un habermassien sincère, soucieux de transparence, de dialogue et de publicité, hostile aux mécanismes mis en scène par l'imagination romanesque d'Orwell dans 1984, devra nécessairement prendre la parti des Nolte, Hildebrand, Stürmer, etc., malgré les dérapages, divagations et éructations récentes de son maître-à-penser.
    Dix conclusions
    Quelles conclusions tirer de tout cela ? Pour Kosiek, il convient de dégager 10 leçons de cet événement :
        1) Pour la première fois, toute une brochette d'historiens établis réclame une révision des schémas historiques et un abandon franc des simplismes en vogue.
        2) Le scandale déclenché par Habermas a montré l'inanité intellectuelle des dits schémas et induit bon nombre d'historiens à relire les livres oubliés de certains "révisionnistes" anglo-saxons, dont Hoggan. Une modification ad hoc des manuels scolaires devrait suivre...
        3) Le scandale doit nécessairement déboucher sur une liberté de recherche et il doit être accordé aux historiens le plein droit au débat pour toutes questions. Les peines prévues par le code pénal pour ceux qui enfreindraient le prêt-à-penser doivent être abrogées, au nom de la liberté de recherche.
        4) Le processus d'historicisation du national-socialisme est enclenché, volens nolens. La chape de moralisme stérilisant s'effrite pour faire place à une histoire objective.
        5) Le délicat problème du calcul arithmétique des victimes fait une entrée discrète sur la scène universitaire.
        6) Des domaines délaissés de l'histoire (cf. supra) vont enfin être abordés et des angles d'approche négligés, comme la géopolitique, sont en passe d'être réhabilités.
        7) Grâce à la querelle des historiens, les camps se sont formés et les clivages clarifiés. Le refus des méthodes anti-scientifiques s'est étoffé.
        8) Le débat s'est déroulé dans les grands journaux, ce qui a permis à de larges strates de la population de prendre acte des enjeux.
        9) Les historiens attaqués sauvagement par les inquisiteurs n'ont rien à voir avec la mouvance dite “néo-nazie” et n'appartiennent même pas à un secteur ou l'autre du clan nationaliste ou conservateur. Preuve que les inquisiteurs ne respectent aucune nuance et n'hésitent pas à utiliser la stratégie inféconde de l'amalgame.
        10) Ces historiens modérés, auxquels aucune insulte et bassesse n'ont été épargnées, devront désormais faire montre de solidarité à l'égard de collègues moins en vue et en proie aux attaques des nervis inquisitoriaux habituels ; ils ne pourront plus honnêtement se satisfaire de la politique de l'autruche.
    Article paru sous le pseudonyme de  Luc Nannens, in :  Orientations n°10, 1988.
    http://robertsteuckers.blogspot.fr/2013/12/une-philippique-contre-les-assassins-de.html

     

     

     

    Littérature complémentaire :

     

     

     

    • Hans-Christof Kraus, « Wissenschaft gegen Vergangenheitsbewältigung : Eine Bilanz des Historikerstreits », in Criticón n°99, 1987.
    • Criticón n°104, consacré à la "querelle des historiens". Textes de H.-Chr. Kraus, Dietrich Aigner, Alfred de Zayas et Armin Mohler (où le célèbre explorateur de la Konservative Revolution démontre que Nolte, avant les incidents de l'automne 1986, avait "cimenté" quelques simplismes et fétiches historiques).
  • Meeting LMPT à Lyon le 12 décembre

     

    François de Viviés, responsable LMPT69, répond à nos questions :

     

    Vous préparez un grand meeting à Lyon le 12 décembre à 20h à l'Espace Tête d'Or (103 boulevard Stalingrad), quel en est l'objectif ?

     

    L'objectif est de remobiliser les gens. L'apparente inefficacité des manifestations de l'an 2013, le rejet des 700 000 pétitions et finalement le passage en force de la Loi Taubira ont érodé la volonté des manifestants. Les guerres intestines entre telle ou telle personnalité par média interposés ont rajouté à ce climat de défiance et de démobilisation.

     

    C'est ainsi que beaucoup se sont assis et deviennent spectateurs des attaques sans précédents menées contre l'Enfant et la Famille.

     

    Quelles sont ces attaques ?

     

    Le premier danger est la fabrique d'orphelins via la PMA dite pour toutes et la GPA. La Loi famille préparée par Mme Bertinotti promet d'être extrêmement dangereuse, au vu des experts nommés pour l'élaborer (dont l'inénarrable Irène Théry, promotrice de la GPA). Cette loi sera soutenue par tous les apôtres de la croissance économique à tous prix, dans la mesure où elle conduira à un marché mondial du nourrisson qui représentera des milliards d'euros.

     

    Le deuxième danger concerne l'idéologie du genre, qui explique que les différences homme-femme sont des constructions sociales. Les idéologues du gouvernement ont besoin de cela pour nier la beauté de l'altérité, et proposer tous les modèles à égalité aux enfants.

     

    Le troisième danger est plus sournois, mais il vise à rééduquer nos enfants, qui appartiendraient à l'Etat (Laurence Rossignol, sénatrice PS), et qu'il faudrait arracher aux déterminismes familiaux (Vincent Peillon, ministre). La réforme des rythmes scolaires épaule cet objectif, en donnant plus de temps de cerveau disponible à cet endoctrinement, au détriment des enseignements fondamentaux.

     

    Il y a évidemment une multitude d'autres attaques, notamment fiscales, qui viennent s'ajouter à cette offensive généralisée contre la famille, cellule de base de la société. Et ces attaques viennent aussi d'instances internationales, telles la Commission Européenne, l'OMS ou l'ONU.

     

    Ne faites-vous pas la part belle à l'UMP, notamment en invitant Henri Guaino ?

     

    Henri Guaino viendra parler en son nom, et non celui de l'UMP. De façon générale, nos sympathisants n'ont plus confiance dans les partis politiques, qui exigent beaucoup de compromissions à leurs élus. Nous préférons soutenir des personnes qui s'engagent pour la Famille, quels que soient leurs partis. Ainsi, dans la région lyonnaise, nous comptons parmi nos plus fidèles soutiens des élus et des candidats indépendants ou membres de l'UDI, du PCD, de l'UMP et du FN (pour citer les plus importants). Nous appellerons à les soutenir aux prochaines élections sans souci d'étiquette.

     

    Quelles sont vos priorités à Lyon pour 2014 ?

     

    Tout d'abord, mettre un coup d'arrêt à la loi famille de Mme Bertinotti et à la diffusion de l'idéologie du genre dans nos écoles.

     

    Ensuite, devenir un vrai lobby auprès des candidats pour les faire signer la charte de la famille avant les prochaines municipales. Il faudra aussi contrôler dans la durée que les élus respectent leurs engagements et sanctionner électoralement les mauvais joueurs.

     

    Enfin, redescendre massivement dans la rue, lors de manifestations régionales ou nationales.

     

    Les manifestations n'ont pas atteint leurs objectifs en 2013, seront-elles différentes en 2014 ?

     

    La situation politique a beaucoup évolué en un an. Je ne crois pas que MM. Hollande et Valls ou que Mme Taubira soient sortis vainqueurs de cette séquence. Le fruit est mûr, il serait inconscient de ne pas aller le cueillir.

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  • Situation en Ukraine : entretien pour Voix de la Russie

    « Se tourner vers l’UE aujourd’hui, cela revient pour l’Ukraine à se tourner vers l’URSS en 1991 ! » dixit Aymeric Chauprade

    © La Voix de la Russie

    Entretien accordé à Voix de la Russie, publié le 6 décembre 2013

    VDLR. Aymeric Chauprade, que pensez-vous du choix ukrainien tel qu’il s’impose ? L’Europe n’a-t-elle pas réussi à ravir l’Ukraine à la Russie ?

    Aymeric Chauprade. Comme d’habitude, dans les questions de la géopolitique il faut prendre un peu de hauteur et regarder le temps long de l’histoire. Là il n’y a pas besoin d’aller très loin en arrière. Il faut revenir à ce que l’on a appelé la révolution « colorée » en Ukraine, en 2004, pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui. Il s’agit, en fait, d’une nouvelle tentative de la part des Américains de détacher l’Ukraine en utilisant l’UE, de la Russie pour introduire une coupure entre l’Ukraine et la Russie. Si on se souvient en 2004 au moment de la succession de Léonid Koutchma, ce Président avait signé en 2003 un accord qui visait à créer, après les élections présidentielles de 2004, un espace économique unique entre la Russie, l’Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan. C’était la même idée que les Russes souhaitent faire, c’est-à-dire l’Union douanière avec leurs partenaires historiques : l’Ukraine est quand même le berceau historique de la Russie. A ce moment-là les Américains avaient créé par toutes sortes d’officiers et d’agences dont Freedom House et tous les officiers financés par USA dont George Sorros, le chaos dans les rangs d’une partie de la population contre le pouvoir pour essayer d’otaniser l’Ukraine. Et aujourd’hui c’est en fait le même épisode qui se rejoue.

    C’est-à-dire que l’on a eu au pouvoir Victor Ianoukovitch qui a établi une politique équilibrée et proche de la Russie, conformément à l’histoire mais aussi des liens économiques importants, car les 60% du commerce ukrainien la lient à la Russie. Deux tiers d’ailleurs du PIB ukrainien sont plutôt à l’Est. La politique de Ianoukovitch cherchait à ménager plus d’espace indépendant à l’Ukraine dans sa politique par rapport à la Russie. Cet ensemble fut poussé par des pays pro-américains au sein de l’UE et par les Etats-Unis eux-mêmes pour faire basculer complètement l’Ukraine du côté Ouest. Ianoukovicth ne l’a pas fait. Parce que s’il l’avait fait, ce serait une véritable catastrophe à la fois économique et géopolitique pour l’Ukraine.

    La suite dans le carnet de bord d’Aymeric Chauprade

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Situation-en-Ukraine-entretien

  • Il a quitté la Sécurité Sociale et nous en parle !

    Avoir la possibilité de quitter la sécurité sociale est un de ces sujets qui subit une certaine omerta médiatique en France. Laurent C. est un de ces Français qui a fait le grand saut en janvier 2013 et qui raconte son aventure sur son blog : http://jequittelasecu.blogspot.fr/ . Médias-Presse-Info l’a contacté pour en savoir plus sur ses motivations qui l’ont amené à faire une telle démarche, les procédures et ce phénomène des Français qui quittent la Sécurité Sociale…

    La décision de Laurent C. ne date pas d’aujourd’hui : « J’avais déjà vu ça au début des années 2000 mais à l’époque j’étais salarié. C’était plus compliqué. » Après avoir monté sa propre société, sa réflexion fait son chemin avec la hausse des cotisations sur les professions libérales sans prestations supplémentaires voir moins. Il se dit que c’est peut-être l’occasion d’entamer la procédure. Il contacte alors le MLPS (mouvement pour la liberté de la protection sociale) qui lui renvoie le courrier-type. C’est parti. A la question sur la gravité d’une telle décision à prendre, Laurent C. répond que : « bien sûr, il faut être convaincu. L’idée de la démarche, c’est d’aller jusqu’au bout, jusque devant la Cour Européenne s’il le faut après avoir épuisé toutes les procédures. » Il souligne aussi l’importance du soutien de la famille. Sa femme et ses enfants sont toujours à la sécurité sociale car il ne prend pour l’instant le risque que pour lui. Subit-il des pressions ? « Non pas spécialement. Pour l’instant le RSSI, l’URSSAF et bientôt la CIPAV me considèrent comme un mauvais payeur. Ce n’est que la procédure habituelle pour le recouvrement de factures impayées. »

    Mais d’où vient donc cette possibilité ? « En 92, une directive européenne permet aux citoyens de choisir une assurance maladie au sein de l’UE sauf si l’Etat a un monopole légal. Au sens européen, cela veut dire que ça s’applique à tout le monde de la même manière. Si c’est différent, c’est alors concurrentiel. Or on a la sécu pour les salariés, les agriculteurs etc… Ce sont donc bien des régimes différents. » Mais bien sûr, il y a toujours l’obligation d’être assuré. Il faut donc s’assurer à l’étranger et présenter un certificat d’adhésion.  En 90, il y avait seulement trois sociétés d’assurance européenne qui prenaient en charge les Français : IHI, DKV et Amariz. En 95-96, elles vont subir de grosses pressions pour cesser leur activité envers les Français.

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  • Origines rothschildiennes et maçonnique des Témoins de Jéhovah

    Bref et intéressant documentaire, qui confirme les propos du livre de Robin de Ruiter et Laurent Glauzy : Témoins de Jéhovah, les missionnaires de Satan.

  • Lettre ouverte à Madame Feral Schuhl, bâtonnier de l'Ordre des avocats de Paris

    Madame le Bâtonnier,
    Dans un communiqué partisan vous avez cru bon devoir vous fendre d’un appel à manifester le 30 novembre dans le cadre de la grande Marche contre le racisme en soutien à Mme Taubira. Ce n’est pas la première fois que l’Ordre des avocats sort de son rôle pour prendre des positions politiques contestables. Déjà en 2002, le conseil de l’ordre avait cru bon joindre sa voix au cœur des vierges effarouchées lors de la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, oubliant peut-être que certains de ses confrères avaient pu voter différemment.
    Ce communiqué m’attriste comme de nombreux confrères qui refusent d’être instrumentalisés dans le cadre d’une grossière opération de diversion de la part d’un pouvoir politique aux abois et qui ressort opportunément la carte de l’antifascisme et de l’antiracisme pour faire oublier les terribles problèmes de chômage et d’insécurité. Un commentaire potache et maladroit sur un compte Facebook, une remarque déplacée d’une fillette de dix ans et une première de couverture d’un journal satirique et la République serait prétendument en danger. Il y a là à l’évidence une démesure entre les faits dénoncés et la réaction disproportionnée du pouvoir politique qui n’est pas innocente.
    J’ajoute qu’étant l’avocat du journal Minute (qui en l’espèce a fait ni plus ni moins du Charlie hebdo de droite) et de son directeur de publication qui font l’objet de poursuites judiciaires, votre sortie est d’autant plus choquante qu’elle a pour effet de fragiliser la défense. Cette prise de position est d’autant plus choquante qu’elle est sélective. Vous avez pris position en faveur de Mme Taubira en saluant notamment ses engagements. Or, le garde des Sceaux a adopté une posture particulièrement partisane dans le cadre du « Mariage pour tous » qui fut un sujet de société particulièrement clivant.
    Où étiez-vous, Mme Feral Schuhl, lorsqu’avec mon confrère Triomphe nous intervenions devant le Palais de justice pour faire libérer de jeunes gens qui portaient le sweat-shirt de la manif et embarqués dans une sinistre fourgonnette par deux commissaires de police ? On ne vous a pas entendue pour dénoncer les 600 gardes à vue abusives et les milliers de contrôles d’identité de jeunes gens parce qu’ils manifestaient contre la loi Taubira ou contre la condamnation scandaleuse de Nicolas Bernard Buss.
    Je ne peux, en tant qu’avocat, attaché à l’indépendance de notre profession, que dénoncer cette indignation sélective et m’attriste que vous ayez cru bon devoir solliciter une motion de l’Ordre – dont les délibérés sont tenus secrets – afin d’apporter de la sorte, et au nom de vos confrères, votre concours à une opération politicienne de diversion du parti au pouvoir.
    Veuillez croire, Madame le Bâtonnier, en l’assurance de ma considération respectueuse mais néanmoins déçue.
    Maître Frédéric Pichon, Avocat au barreau de Paris, 29/11/2013
    Source :http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • L’Initiative européenne « Un de Nous » renforcée par le rejet d'Estrela

    Grégor Puppinck, Président du Comité européen de l’Initiative Citoyenne « Un de Nous » félicite et remercie chaleureusement toutes les personnes et institutions, ainsi que les députés et groupes politiques, qui se sont mobilisés pour faire barrage au projet de résolution Estrela et pour adopter une autre résolution.

    "Le projet de résolution Estrela était extrême ; présenté sous couvert de promotion de la santé, il portait violement atteinte au droit à la vie et à la dignité de tout être humain, à la liberté de conscience des personnels de santé, aux droits éducatifs des parents et des enfants,  ainsi qu’au droit européen. Son rejet consécutif à l’adoption d’une résolution alternative est à l’honneur de la majorité du Parlement européen.

    Le projet de résolution Estrela avait notamment pour objectif de poser le fondement d’un « droit à l'avortement » imposable aux Etats au titre des droits de l’homme; il visait aussi à définir en ce sens la politique extérieure de l’Union  européenne à l’approche de négociations internationales sur ce thème. La résolution finalement adoptée rejette ces objectifs et réaffirme clairement que « la définition et la mise en œuvre des politiques relatives aux SDSG [santé, droits sexuel et génésiques] et à l'éducation sexuelle dans les écoles relèvent de la compétence des États membres ».

    Le vote de ce jour est un signal positif fort pour la suite de la procédure législative, devant la Commission et le Parlement européen, introduite par l’Initiative Citoyenne « Un de Nous ». En effet, la Résolution alternative finalement adoptée réaffirme que les questions liées à l’avortement et aux politiques de santé relèvent de la compétence des Etats membres. Ceci est en accord avec la « Proposition législative Un de Nous » qui demande à l’Union européenne de respecter à cet égard la souveraineté des Etats en mettant un terme au financement public européen de l’avortement dans le monde et de la recherche destructrice sur l’embryon en Europe.

    La victoire de ce jour témoigne de la dynamique « citoyenne » qui se manifeste à travers l’Europe en faveur de la défense de la vie, de la famille et de la liberté de conscience. Cette mobilisation, dont témoignent aussi les deux millions de signataires de « Un de Nous », est un mouvement de fond durable porté par la volonté de préserver la vie, la liberté et la dignité humaines, et de témoigner qu’une autre politique est possible et nécessaire, en particulier s’agissant du soutien à apporter aux familles et aux femmes enceintes.

    A cet égard, 75% des avortements sont causés par des difficultés d’ordre socio-économiques, liées notamment aux ressources financières, au logement, ou à l’emploi. Plutôt que d’encourager l’avortement comme unique solution à ces difficultés, les Etats devraient assumer leurs obligations sociales et économiques et accorder une « protection et une assistance aussi larges que possible (..) à la famille » et « aux mères pendant une période de temps raisonnable avant et après la naissance des enfants » comme l’exige notamment le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (art. 10).

    La résolution alternative adoptée évoque en conclusion la possibilité pour l'Union européenne de contribuer à promouvoir les « meilleures pratiques » au sein des États membres relatives à la santé et à l'éducation. Les 1.250.000 avortements pratiqués chaque année dans l’Union européenne révèlent l’ampleur de l’échec des politiques nationales en matière de prévention de l’avortement. Ces politiques doivent être totalement revues afin de favoriser l’acceptation et l’accueil de la vie."

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