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magouille et compagnie - Page 1936

  • Le contrôle du langage

    La tentative des gouvernants de contrôler le peuple en contrôlant le langage n’est pas nouvelle. Petit rappel historique.
    La nouvelle est tombée sur BFM : dans certains collèges et lycées, le « tchip », ce petit bruit de succion qui rendrait fou des professeurs, est maintenant réglementé. 
    Là où le bât blesse, c’est que ce fameux tchip, « concentré de dédain », a été rendu populaire par nulle autre que Madame Taubira. Elle l’avait en effet utilisé pour qualifier ses détracteurs, le rendant populaire au point de devenir habituellement utilisé par les adolescents 
    Je ne m’attarde pas sur l’incongruité d’interdire à certains l’usage d’une onomatopée permise à d’autres sans donner le sentiment d’une liberté d’expression à géométrie variable. En effet, chaque langue forge d’une façon particulière la vision du monde de ceux qui l’utilisent. On voit ce que l’on dit. Je prends l’exemple de l’anglais qui différencie le sheep (dans le pré) du mutton (dans l’assiette). 
    Nommer est une décision humaine intelligente, la première étape de la pensée scientifique et de la pensée tout court. Nommer, c’est distinguer, classer, mettre en ordre le monde, le comprendre et le modifier. C’est, plus simplement, prendre le pouvoir. Il s’agit donc d’une arme redoutable qui peut servir à libérer, magnifier ou à l’inverse, réduire en esclavage, insulter, lancer des propagandes, exclure. 
    Le contrôle du langage est donc important pour nos dirigeants qui sont censés avoir conscience de l’impact des mots. D’ailleurs, mus par une éthique souvent contestable, ils usent et abusent constamment de cette arme dans les promesses qu’ils nous font, les injonctions dont ils nous menacent, les pseudo-vérités qu’ils nous assènent, les visions délirantes de la société dont ils veulent nous convaincre. 
    Il n’est pas innocent dans ce contexte de remplacer un mot par un autre véhiculant une vision différente. Ainsi la « secrétaire » devient « assistante », une « femme de ménage » une « technicienne de surface », un « instituteur » se transforme en « professeur des écoles ». La réforme des programmes scolaires et son lot de remplacements ridicules comme substituer « nager » par « se déplacer de manière autonome dans un milieu aquatique profond » en est également une illustration édifiante. 
    La tentative des gouvernants de contrôler le peuple en contrôlant le langage n’est pas nouvelle : si les Serments de Strasbourg en 842 sont considérés comme le plus ancien document écrit en français, la France jusqu’au 17ème siècle était multilingue (langue vulgaire et latin), ce qui posait problème notamment dans l’assise du pouvoir administratif et judiciaire. Il était indispensable d’unifier la nation autour d’une langue. C’est ainsi que l’ordonnance de Villers-Cotterêts a permis d’entamer ce processus : 
    Article 110 : afin qu’il n’y ait cause de douter sur l’intelligence des arrêts de justice, nous voulons et ordonnons qu’ils soient faits et écrits si clairement, qu’il n’y ait, ni puisse avoir, aucune ambiguïté ou incertitude, ni lieu à demander interprétation. 
    Article 111 : et pour que de telles choses sont souvent advenues sur l’intelligence des mots latins contenus dans lesdits arrêts, nous voulons dorénavant que tous arrêts, ensemble toutes autres procédures, soit de nos cours souveraines et autres subalternes et inférieures, soit de registres, enquêtes, contrats, commissions, sentences, testaments, et autres quelconques actes et exploits de justice, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties, en langage maternel français et non autrement. 
    Richelieu a créé en 1635 l’Académie française afin, selon les termes de Marc Fumaroli, de « donner à l’unité du royaume forgé par la politique une langue et un style qui la symbolisent et la cimentent ». Ainsi, l’article 24 des statuts précise que « la principale fonction de l’Académie sera de travailler avec tout le soin et toute la diligence possibles à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences ». 
    La révolution française a accolé l’idée de nation à la langue pour amener un sentiment d’identité nationale, confirmant le processus qui a été encore accentué par Jules Ferry (l’école obligatoire) et le concept de laïcité. 
    Il est par contre notable de constater que le pouvoir politique a laissé à une institution indépendante, pendant des siècles le soin d’enregistrer, d’établir et de régler l’usage du français. Depuis les années 1970 cependant, le gouvernement, toutes tendances politiques confondues, essaie régulièrement d’étendre son pouvoir en régulant la langue française. 
    Sous Pompidou (Pierre Messmer Premier ministre), a décidé de lutter contre l’invasion ou la prédominance anglaise. À partir de 1972, des commissions ministérielles de terminologie et de néologie sont constituées pour désigner, au besoin créer, des termes français pour éviter un mot étranger. Ces termes s’imposent alors à l’administration. Ainsi baladeur remplace walkman par exemple. 
    Sous Valéry Giscard d’Estaing (Chirac Premier ministre), en 1975, la loi dite « Bas-Lauriol » rend l’emploi du français obligatoire dans l’audiovisuel, le commerce et dans le monde du travail. 
    Toutes ces dispositions n’empêchent pas l’anglais d’être LA langue. Au cours des années 1990, la gauche décide de renforcer l’ensemble législatif. 
    Sous Mitterrand (Bérégovoy Premier ministre), un nouvel alinéa est ajouté, le 25 juin 1992, à l’article 2 de la Constitution : la langue de la République est le français. 
    La loi du 4 août 1994, dite « loi Toubon » tente d’élargir les dispositions de la loi de 1975 relative à la primauté des termes francophones face aux anglicismes. Elle reconnait le droit de s’exprimer et de recevoir, et l’obligation de rédiger toutes les informations en français. Il est intéressant de noter que le Conseil constitutionnel l’a beaucoup allégée, estimant que l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen interdisait à l’État de déterminer le vocabulaire à utiliser par les médias ou les personnes privées dans l’ensemble de leurs activités. La loi ne peut intervenir que pour les personnes morales de droit public et les personnes de droit privé dans l’exercice d’une mission de service public (article 5 de la loi). 
    Sous Chirac (Juppé Premier ministre), le décret du 3 juillet 1996 met en place une nouvelle commission générale de terminologie et de néologie. L’accord de l’Académie française devient indispensable pour que les termes d’enrichissement « recommandés » soient publiés avec leurs définitions au Journal Officiel. La prédominance de fait de l’Académie se trouve ainsi confirmée par le droit. 
    La tentative de féminisation des noms de métiers, fonctions, grades ou titres est une illustration assez marquante de cette volonté de légiférer à tout va. Il a en effet été décidé, dans les années 80, de lutter contre le sexisme dans la société grâce aux mots. 
    Ainsi sera créée une « commission de terminologie relative au vocabulaire concernant les activités des femmes » pour que « la féminisation des noms de professions et de titres vise à combler certaines lacunes de l’usage de la langue française dans ce domaine et à apporter une légitimation des fonctions sociales et des professions exercées par les femmes ». 
    L’Académie française, non consultée, fait part de ses réserves et indique, arguments à l’appui, que la féminisation risque d’aboutir à un résultat inverse et créer dans la langue une discrimination entre les hommes et les femmes. Elle en profite pour contester enfin le principe même d’une intervention gouvernementale sur l’usage, jugeant qu’une telle démarche risque « de mettre la confusion et le désordre dans un équilibre subtil né de l’usage, et qu’il paraîtrait mieux avisé de laisser à l’usage le soin de modifier ». 
    Une circulaire du Premier ministre Jacques Chirac recommandera, en 1986, de procéder malgré tout à la féminisation, mais cette circulaire ne sera pas appliquée. 
    En 1997 (Présidence Chirac- Gouvernement Jospin), certains ministres du gouvernement préconiseront pour leur compte la forme féminisée « la ministre », ce qui provoquera une nouvelle réaction des immortels. 
    Dans une circulaire du 6 mars 1998, le Premier ministre Lionel Jospin, constatant le peu d’effet du texte de 1986, propose malgré tout d’imposer la féminisation « dès lors qu’il s’agit de termes dont le féminin est par ailleurs d’usage courant ». Il charge alors une commission générale de terminologie et de néologie de « faire le point sur la question ». Le rapport de la commission en octobre 1998 rappelle qu’une intervention gouvernementale sur l’usage n’est pas recommandée et ne sera pas suivie d’effet. 
    L’incident qui a eu lieu à l’Assemblée nationale il y a peu de temps est assez symptomatique de tout cela. 
    Tout est dit : légiférer la langue de manière aussi directe est juste une perte de temps et d’énergie. Pour influencer les esprits, il faut le faire plus subtilement, ce dont ils ne se privent d’ailleurs pas. 
    Un exemple édifiant est celui d’un morceau de tissu pouvant cristalliser des positions racistes en fonction du nom qui lui est donné et de l’interprétation qui en est faite. 
    Nous nous dirigeons vers une sombre période. Je repense au livre de George Orwell, 1984, dans lequel était décrit le lien entre le contrôle des mots, de leur définition et signification et le contrôle de la pensée réelle du peuple. Il suffit d’observer l’évolution des définitions dans le temps, qui finissent par perdre leur substance, et donner une autre interprétation 
    Restons vigilants ! Nous nous attachons à défendre nos libertés, principalement la liberté d’expression, face à un État qui ne pense qu’à les grignoter, au motif de faire notre bien. Ne nous laissons pas prendre la première d’entre elle, qui est celle de penser.

  • Alain Juppé montre le vrai visage de cette fausse droite et espère le soutien de la gauche

    Billet d'Yvan Rioufol dans le Figaro :

    "Alain Juppé, dans son coming out politique, dévoile l’imposture de son passé à droite. En se rangeant aux arguments de la gauche pour contester François Fillon, il montre le vrai visage de cette fausse droite qui a toujours été plus préoccupée de plaire aux progressistes qu’à son propre électorat. Alors que le maire de Bordeaux avait regretté récemment la "nullité du débat politique", quand Nicolas Sarkozy avait évoqué "nos ancêtres les Gaulois", le voilà qui n’hésite pas à multiplier les coups bas contre son adversaire, en puisant ses arguments caricaturaux dans ceux du Camp du Bien.

    Quand L’Obs présente Fillon, ce mercredi, comme "archi-réac, ultra-libéral, pro-Poutine", Juppé ne dit pas autre chose. Son désir de courir après le modernisme lui a toujours dicté des positions faciles. Lorsque la mode était à l’altermondialisme, par exemple, il aimait envoyer des signaux de connivence vers ce mouvement aujourd’hui tombé dans l’extrême. Soucieux de flatter le féminisme, avec cette fois son épouse Isabelle en témoin d’honorabilité, il laisse entendre que le favori de la primaire, qu’il qualifie de traditionnaliste, aurait des réticences à autoriser l’avortement, ce que Fillon a démenti. Ces accusations, faux-procès et insinuations culpabilisantes laisseront des traces. Le Juppé prétendument rassembleur risque au contraire de faire exploser Les Républicains. Cela aura au moins le mérite de mettre de la clarté dans ce mouvement.

    L’homme "droit dans ses bottes" a choisi en réalité de passer dans le camp d’en face. Juppé espère en effet le soutien de la gauche, dimanche, pour remporter le second tour de la primaire, dans ce qui serait alors un hold-up démocratique. Comme lui, elle se déchaîne contre Fillon le catholique, accusé d’être soutenu par l’extrême droite (...) 

    Juppé trouve que la proximité de Fillon avec Vladimir Poutine "est un sujet". Il n’a pas entièrement tort. Mais il est savoureux que cette remarque vienne de celui qui entretient des relations ambigües avec les Frères musulmans, par l’intermédiaire de l’imam de Bordeaux, Tareq Oubrou, dont il a dit récemment qu’il ne voulait pas "se plonger dans son passé". L’aveuglement de Juppé face à l’islam radical est le vrai sujet. Dans La Croix du 28 février 2012, celui qui était alors ministre des affaires étrangères demandait aux chrétiens d’Orient de faire confiance en la démocratie portée par les "printemps arabes", instrumentalisés en fait par leurs bourreaux islamistes. Juppé se plaint du sobriquet d’"Ali Juppé" que lui donne la "fachosphère", c'est-à-dire les sites non muselés par le Système. Mais il ne tient qu’à lui de rejoindre Fillon dans son combat contre le totalitarisme islamique, ce nouveau nazisme maintes fois dénoncé ici. Pourquoi n’en fait-il rien ?"

    Philippe Carhon http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Nouvelle déroute des sondeurs et des manipulateurs

    On pourrait commencer par la première réaction, celle qui s'imposait en ce soir du 20 novembre, et saluer cette déroute des sondeurs, des manipulateurs et des radioteurs. Je renvoie mes lecteurs et amis à ma constatation au lendemain du 8 novembre pour la victoire de Trump.

    En elles-mêmes, indépendamment des vainqueurs, ces victoires me paraissent salubres pour la démocratie, qui se définit, si ma mémoire est bonne, comme le pouvoir du peuple… Il s'agit là, certes, d'un régime plein de défauts et aucun philosophe grec de l'Antiquité n'y adhérait, sauf Empédocle d'Agrigente, et encore… Cela ne m'a jamais échappé. C'est encore aujourd'hui le pire des régimes politiques assurément, si l'on excepte tous les autres (1)⇓.

    Que le mécanisme des primaires soit contraire à l'esprit de la constitution de la cinquième république voulue par son fondateur en 1958 et annoncé par son discours de Bayeux dès 1946, voilà qui plaiderait d'ailleurs plutôt en faveur de ce mécanisme a priori discutable récemment importé sans droits de douane des États-Unis.

    Ah le trouble ami des islamistes, le vilain, l'arrogant Juppé, entouré de tant de soutiens opportunistes, et pourtant surclassé de 16 points, 28 % contre 44 %, par l'auteur de l'excellent petit livre "Vaincre le totalitarisme islamique" (2)⇓ et ceci dès le premier tour voilà un plaisir historique rare.

    N'oublions pas non plus que toutes les manœuvres des journalistes du prétendu "service public" (tu parles), attelés au bourrage de crâne, auront été, depuis le début, télécommandées par l'Élysée. Encore une défaite pour Monsieur Hollande qui ose encore faire comme s'il jetait les bases de sa nouvelle candidature. Les sots osent tout, on le sait. Ils réussissent d'ailleurs parfois et il convient de s'en prémunir.

    Mais après cette étonnante soirée électorale d'un genre nouveau, je vais encore aggraver ici mon cas de vieux germanophile assumé : ma première lecture en ce petit matin du 21 novembre aura été Die Welt, journal qui n'exprime pas toujours les vues du gouvernement mais tout simplement celles de la droite conservatrice d'outre Rhin.

    On doit préciser, pour ceux qui ont manqué un épisode, que nos partenaires sont actuellement traversés par des débats dont la teneur ne devrait pas nous échapper, allant de la nouvelle candidature de Merkel à un quatrième mandat en tant que chancelière en vue des élections législatives de 2017, aux graves erreurs récentes dans la gestion migratoire, erreurs dénoncées par une partie de ses proches dans le camp conservateur et notamment par la CSU bavaroise, mais aussi débat sur la compatibilité d'une appartenace à la CDU et à l'AKP turc, ce parti désormais clairement islamiste étant en théorie affilié aux démocrates chrétiens (!) européens (!!)… Ces questions vont évidemment beaucoup compter dans les mois à venir

    Comment la victoire de Fillon est-elle analysée par l'éditorial des conservateurs allemands : "C'est, explique Sascha Lehnartz après avoir notamment souligné la surprise et la défaite éliminatoire de Nicolas Sarkozy, un bon signe pour la France et pour l'Europe".

    Voici en effet sa conclusion :

    "Sa victoire est un bon signe. Fillon est fiable, prévisible et hautement gérable. Il porte une raie sur le côté, propre, des chemises Charvet, des chaussettes colorées et aime monter dans une voiture de course à l'occasion des 24 heures du Mans. Parmi les trois principaux candidats conservateurs, il était le moins usé, même s'il n'incarne pas nécessairement le changement, mais plutôt la prévisibilité. Mais à l'époque où tout le monde décrit le triomphe du populisme, le fait qu'un candidat calme, non-populiste, a maintenant une bonne chance de devenir candidat à la présidence des conservateurs, est un bon signe.

    Pour la France. Et pour l'Europe."

    On remarquera que ce que retient cet excellent correspondant, basé à Paris depuis 8 ans, porte plus sur la personnalité, le style, la fréquentabilité que sur l'idéologie ou les étiquettes. Et j'avoue que son analyse me console de deux ou trois phrases, ambiguës sur le terrain européen, entendues dans le [très] remarquable discours de l'intéressé devant un palais des Congrès archi-comble le 18 novembre, et quel que soit l'enthousiasme des 7 000 personnes que l'affluence avait obligé à répartir dans 3 salles.

    On peut et on doit donc espérer à ce stade que tout ou partie du dommageable découplage franco-allemand, et du décrochage français des 15 dernières années, remontant à Chirac, Villepin, Sarkozy et surtout Hollande, pourra être rattrapé dans les années à venir : car, même si François Fillon ne prononce guère le mot Europe, il n'ignore pas que la réaffirmation du continent repose, et reposera de plus en plus, sur l'entente entre la France et l'Allemagne.

    Ceci me paraît aujourd'hui un point capital.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1.  Formule que j'emprunte évidemment à Winston Churchill, lequel l'appliquait à la démocratie parlementaire de type britannique.
    2. cf. "Vaincre le totalitarisme islamique" par François Fillon paru le 28 septembre 2016 chez Albin Michel, ce petit essai est à lire d'urgence.

    http://www.insolent.fr/

  • François Fillon : faux conservateur, faux souverainiste, faux libéral

    Considérer que l'élection d'Alain Juppé serait nocive pour la France ne doit pas nous illusionner sur son adversaire, comme l'écrit Pascal Gannat, président du groupe FN des Pays de la Loire :

    "A travers leur vote pour Nicolas Sarkozy lors de primaire de la droite et du centre, 20 % des votants ont réclamé davantage d'identité, d'autorité et de sécurité.

    En effet, quoi qu'il en soit de la réalité du bilan de Nicolas Sarkozy ou de la sincérité de ses convictions, c'est bien ces thématiques que celui-ci avait placé au cœur de sa campagne.Et ces électeurs, comme de manière plus marginale ceux ayant voté pour Jean-François Copé ou Jean-Frédéric Poisson, se retrouvent aujourd'hui orphelins. Il semble en effet évident que – quels que soient les ralliements opportunistes ou les calculs – ni Alain Juppé, ni François Fillon ne peuvent répondre à leurs aspirations. Leurs atermoiements sur la question des migrants ou leur faiblesse face à l'islamisme radical les disqualifient clairement. François Fillon a en effet déclaré qu'il accueillerait des migrants dans sa commune s'il était encore maire, et il a été le premier chef de gouvernement à inaugurer une mosquée (à Argenteuil). Il avait gouverné comme M. Valls aujourd’hui, par le laxisme et la dette. Il a fait de Sablé une ville en crise, submergée par l’immigration et l’insécurité, et après ce bilan désastreux, il l’a quittée, comme il a quitté politiquement la Sarthe.

    Car, plus fâcheux, F. Fillon est l’homme des renoncements : il a abandonné la ligne souverainiste de Philippe Seguin, et s’est rallié au mondialisme de Bruxelles, mais  son programme économique de réforme de l’Etat est inapplicable sans une réappropriation de notre souveraineté monétaire. De plus il reste lié à un modèle technocratique étatique, car ce n'est pas le nombre de fonctionnaires qui pose problème mais la redéfinition de leurs missions sur les fonctions régaliennes de l'Etat. L'effort pour diminuer la dépense publique doit se porter prioritairement sur les outils du clientélisme et du communautarisme que sont les subventions à perte à certaines entreprises, et à pléthore d'associations et d'organismes bidons. Autre sujet qu’il n’aborde pas dans son programme : le coût de la formation professionnelle (la plus chère d’Europe et l’une des moins efficaces), qui explique en grande partie le dysfonctionnement de notre marché du travail. Ceci et d’autres grands thèmes feront l’objet de l’attention du FN qui présentera un vrai projet alternatif à celui très daté RPR des années 70 de F. Fillon.

    Identité, autorité, sécurité sont au cœur du projet pour la France porté par Marine Le Pen, et c'est autour de sa candidature de rassemblement du peuple français – au-delà des étiquettes partisanes et des parcours politiques, de droite comme de gauche – que doivent se mobiliser tous les patriotes. Faux conservateur, faux libéral, faux souverainiste, François Fillon illustre toutes les illusions de la droite, et représente l’échec du quinquennat Sarkozy, promesses de rupture en 2007 et actes manqués jusqu’en 2012."

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Ils font leur cinéma

    « Les théoriciens du déclin français qui prophétisent des choses sombres en sont pour leurs frais. Le génie français se porte bien ! » affirme  Michel Denisot, directeur de la rédaction de l’intellectuellement très indigente adaptation française du magazine américain Vanity Fair.  Un étalage de platitudes conformistes  truffé de pages de pub.  M. Denisot  réagissait  au classement  des  50 Français les plus influents dans le monde publié dans ce même magazine, tous domaines confondus, dans lequel on retrouve le lot habituel de sportifs, stylistes et capitaines d’industrie dont tous ne sont pas dépourvus de talents, voire de génie. Certes, cette année, la première marche du podium  (!) est attribuée à  la chanteuse Christine And The Queens, 28 ans, «au charisme de démon en passe de devenir une icône mondiale»;  Emmanuel Macron, seule personnalité politique de ce classement avec Anne Hidalgo, pointe à la sixième  place, tous deux environnés parfois d’artistes et écrivains dont les mérites exceptionnels ne sautent pas non plus aux yeux des Français… et même de ceux qui les connaissent.

    Ce qui est certain en tout cas, c’est qu‘il ne faut avoir rien compris à l’air du temps, au ras-le-bol de nos compatriotes, pour susciter encore des listes de soutien à tel ou tel candidat, composées de membres du showbiz hors sol, de donneurs de leçons et autre privilégiés,  tous ces modèles emblématiques de cette Caste coupée du réel, vivant dans l’entre soi, les mêmes qui aux Etats-Unis hurl(ai)ent avec souvent une rare vulgarité leur haine de Donald Trump et leur  soutien à Hillary Clinton

    Le JDD a ainsi publié dans son dernier numéro une tribune d‘artistes, d’intellectuels, appelant à arrêter le Hollande Bashing, à soutenir l’actuel chef de l’Etat… aujourd’hui visé par une enquête pour violation du Secret défense. En l’espèce pour avoir révélé un dossier classé Confidentiel défense (la renonciation à d’éventuelles frappes sur la Syrie), dans le cadre de son livre d’entretien avec Gérard Davet et Patrick Lhomme, le très bien intitulé  Un président ne devrait pas dire ça.  Mais nos vedettes le disent dans le JDD, «ce dénigrement permanent met à mal toutes les institutions de la République et la fonction présidentielle. Il perdure encore aujourd’hui malgré la stature d’homme d’État que François Hollande a parfaitement incarnée, tant dans les crises internationales que lors des épouvantables tragédies que notre pays a traversées».

    Au nombre des premiers signataires de ce texte vantant les réalisations merveilleuses du quinquennat Hollande, on retrouve notamment  sans trop de surprise, Laure Adler, Benjamin Biolay, Jean-Michel Ribes, Mazarine Pingeot, Patrick Pelloux et le petit monde du cinéma: Catherine Deneuve, Juliette Binoche, Denis Podalydès, Irène Jacob, Sylvie Testud, Patrick Chesnais, Gérard Darmon ou encore Christian Zerbib. 

    Un microcosme où la consanguinité est de mise, où le politiquement correct socialo-progresssiste règne en maître. Et ce n’est pas l’actuelle présidente du Centre national de la cinématographie (CNC), la Young Leader membre de l’American French Foundation , Frédérique Bredin,  ancienne député et ministre socialiste, ex du  Cabinet Jack Lang, qui nous dira le contraire. Un CNC  au budget conséquent (plus de 665 millions d’euros, assuré par la quote-part de 10%  prélevée sur les places de cinéma, mais aussi par des taxes sur les éditeurs et  distributeurs  de la télévision),  que le producteur Thomas Langmann critiqua vertement  il y a quelques années.

    M. Langmann, pourtant membre du sérail, soutien  et ami de Nicolas Sarkozy, dénonça l’opacité  du  mode d’attribution de  l’aide sélective, autrement appelé  avance sur recettes, parlant degestion « honteuse ». «Le système d’avance sur recette du CNC, symbole de l’exception culturelle française, (est)  devenu un comité de copinage. Formé de trois collèges, les choix de l’avance sur recettes restent entièrement à la discrétion de ces commissions »  indiquait-il au  Figaro en  janvier 2013.

    En mai 2015 un article du magazine Capital s’interrogeait pareillement: «magie du cinéma ou copinage avec les producteurs ? En tout cas, quand il s’agit de biberonner l’industrie du film tricolore, les pouvoirs publics ont souvent tendance à oublier la rigueur (…). En décembre (2014), l’Assemblée nationale a encore renforcé l’une des nombreuses niches fiscales dédiées au grand écran. A partir de 2016, donc, le taux du crédit d’impôt accordé aux investisseurs passera de 20 à 30% pour tous les films de moins de 7 millions d’euros de budget. Et pour les œuvres d’animation, il sera porté à 25%. Bah, ça ne fera jamais qu’un coup de pouce de plus aux salles obscures ! Il y en a tellement que certains producteurs passent aujourd’hui plus de temps à ratisser les aides qu’à peaufiner les scénarios ». Mais «le plus gênant, c’est que ces fonds servent pour une bonne part à payer les cachets plantureux de certaines stars», parfois jusquà  «près de la moitié des subventions perçues !».  Mais soyez rassurés  bonnes gens, « le CNC vient de décider de limiter les cachets à 900.000 euros »…

    Quant au site de contribuables associés qui s’étonnait en septembre 2012  que même des films étrangers, comme celui du cinéaste algérien Merzak Allouache (Le temps de la concorde ) puissent être financées par le CNC, il relevait aussi  cette grande vérité, à savoir que  le  Centre national de la cinématographie « a oublié la grande règle de Molière, qui est de plaire. Il veut encourager la production du plus grand nombre possible de films, quelle que soit leur qualité. Pour cela il distingue arbitrairement les films d’ auteur, considérés comme supérieurs aux films  commerciaux . En réalité, il facilite la production de films médiocres».

    Guillaume Faye voyait assez juste quand il notait dans L’archéofuturisme que «les Français et les Européens ont perdu le sens de l’épopée et de l’imagination» et que le recouvrer dans le septième art (et en littérature)  n’est pas affaire stricto sensu  d’argent et de financement. «C’est trahir Molière que de penser implicitement  qu’une création populaire  est de qualité inférieure» «à des œuvres snobs,  ennuyeuses, aux préoccupations microscopiques». La solution, financièrement rentable,  si nous voulons contrer le rouleau compresseur cinématographique hollywoodien  existe:«réaliser des œuvres à forte dramaturgie populaire et pourvues de scénarios culturellement haut de gamme. Nos romanciers du XIXème siècle savaient le faire».

    Autant dire affirme Bruno Gollnisch, qu’un gouvernement, un Etat dirigé par des patriotes dignes de ce nom  (pas plus le calamiteux radical mou Chirac que le petit faiseu bling bling Sarkozy ne s’y sont risqués) s’attaquerait à la remise à plat de ce qu’il est convenu d’appeler l’industrie cinématographique. La chasse gardée d’une  gauche pseudo artistique souvent décadente, francophobe, avachie, névrosée et vulgaire;  le terrain de jeu des courtisans, des fils et des filles de, des fratries engraissées avec l’argent d’un populo qu’ils méprisent la plus souvent. Un gouvernement digne de ce nom  mettrait fin à cette gabegie indigne, au nom de son souci de défendre à la fois le contribuable et le rayonnement d’une culture française qui, n’en déplaisent à M. Denisot et à ses amis pétitionnaires ou non, ne brille plus au firmament. Dans ce domaine là aussi, il faudra  faire souffler un grand  vent de liberté, d’audace, débrider les énergies et les talents.

    http://gollnisch.com/2016/11/22/ils-font-leur-cinema/

  • Éducation nationale : la « réserve citoyenne » au service des clandestins

    Réserve-citoyenne-migrants-Chard.jpg

    Dès sa présentation aux médias et avant même son lancement en mai 2015, nous savions que cette fameuse « réserve citoyenne » de l’Education nationale serait du grand n’importe quoi. Or nous en avons eu la confirmation lundi, avec l’annonce officielle par le ministre de l’Education que ladite réserve servira principalement à accompagner les clandestins, à leur apprendre le Français ainsi que les « valeurs » dites républicaines.

    L’invasion des clandestins mineurs

    Une décision qui est loin de surprendre puisque, invitée sur France Info en septembre 2015, Najat Vallaud-Belkacem, tout en affirmant que son ministère savait « prendre en charge des enfants qui ne parlent pas le français », avait quand même ajouté que, si l’afflux était particulièrement important, elle pourrait alors faire appel à la réserve citoyenne. Estimant à l’époque à « 4 500 le nombre de mineurs qui seront accueillis par an », le ministre avait alors déclaré : « S’il y a un service public qui est relativement bien armé pour faire face à l’arrivée des réfugiés, c’est l’Education nationale. » Et on la croyait sans difficulté, tant les effectifs du Mammouth sont pléthoriques… Sauf que le nombre de mineurs étrangers accueillis par notre pays a, depuis, littéralement explosé. Au point que, début octobre, débordé par l’afflux de mineurs clandestins dans son département (+ 45 % par rapport à 2015), le président du conseil départemental de la Côte-d’Or, François Sauvadet, a tenté d’alerter les pouvoirs publics en déposant une plainte contre X pour « suspiscions de réseaux organisés de passeurs implantés sur le territoire côte-d’orien et hors de ce territoire » ! Et la Côte-d’Or n’est, bien évidemment, pas le seul département concerné.

    « Mobilisation nationale pour les migrants »

    Alors que, face à un tel déferlement, le premier devoir de l’Etat devrait être de mettre fin à cet afflux et d’expulser systématiquement ces mineurs, bien souvent victimes de réseaux de passeurs, Najat Vallaud-Belkacem a au contraire annoncé lundi sur Twitter sa décision « d’amplifier la participation de l’Education à l’effort de la France pour l’accompagnement linguistique des migrants » et a invité « les 6 000 membres de la réserve citoyenne à contribuer à l’accompagnement linguistique des migrants ». Une décision qui revient à annoncer l’accueil définitif de ces gens sur notre sol.

    L'Éducation nationale mobilise ses partenaires et l'expertise de ses réseaux pour apprendre le français aux migrants http://po.st/MobilisationEN-migrants  pic.twitter.com/1wbWeBHFvs

    J'invite aussi les 6000 membres de la Réserve Citoyenne à contribuer à l'accompagnement linguistique des migrants >> http://po.st/MobilisationEN-migrants  pic.twitter.com/E5HMJIPTHy

    Cxzb-YRXcAA5nrr.jpg

    Et N.V.B. d’expliquer, dans un communiqué publié sur le site de son ministère : « Ce sont les valeurs de la République qui constituent le moteur de l’effort national pour l’accueil des populations de migrants auquel les services de l’Etat, les collectivités, les acteurs associatifs mais aussi les citoyens sont appelés à contribuer. Un travail de structuration et de renforcement de l’accompagnement linguistique des migrants déjà mené par les acteurs associatifs est en cours sur l’ensemble du territoire national. Par son expertise en matière de formation en français langue étrangère à destination des publics allophones, l’Education nationale a vocation à y contribuer pleinement. Dans ce cadre, chacun d’entre vous est appelé à participer à cette mobilisation. »

    Franck Deletraz

    Article et dessin parus dans Présent daté du 23 novembre 2016

    http://fr.novopress.info/201908/education-nationale-la-reserve-citoyenne-au-service-des-clandestins/

  • FN : il semble que Nanterre ne prend plus la peine de voir ce qui se passe sur le terrain

    Conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine et conseillère municipale de Bègles, Nathalie Le Guen quitte le FN ainsi que le Collectif Racine dont elle était la responsable départementale pour la Gironde. Elle rejoint le SIEL de Karim Ouchikh et s’explique en exclusivité pour « Minute ». Extrait :

    "[...] « L’électeur, explique-t-elle, pense qu’il vote pour les idées qui étaient celles du “FN-Canal historique“. Or ce n’est pas le cas. Quand Marine Le Pen parle d’intégrer l’islam dans la République, ça ne correspond ni à ce que je pense, ni à ce qu’était le FN. » Et d’ajouter : « Il y a un décalage énorme entre ce que croit l’électorat et ce qu’est le parti. »

    Ce fossé, Nathalie Le Guen assure l’avoir rencontré de façon tout aussi prononcée au Collectif Racine, le « collectif d’enseignants patriotes » du Rassemblement Bleu Marine qui a récemment produit « 100 propositions pour l’école et pour l’université » présentées lors de la convention présidentielle de Marine Le Pen consacrée à l’éducation. Un jour qu’elle s’inquiétait du peu de cas fait par le collectif de l’enseignement privé, Alain Avello, son président, lui aurait répondu : « De toute façon, l’enseignement catholique, on s’en moque. Pour le moment, ce qui nous intéresse, c’est l’enseignement public. » Même si le propos original n’était pas exactement celui-ci, le fait est que, dans les propositions de ce collectif, l’enseignement libre n’y est mentionné que pour lui rappeler qu’il doit s’aligner sur les directives de l’Education nationale et que les parents doivent, là comme ailleurs, rester à la porte des établissements. [...] Et si « Marion Maréchal-Le Pen porte cette ligne politique », admet-elle, ce n’est pas elle qui préside le FN. Ce qu’elle semble regretter... Et puisqu’on parle de Marion, « à chaque fois que je l’ai rencontrée, j’ai eu de bons rapports avec elle. On a parlé, elle m’a écoutée ». Pas Marine ? « Je n’ai jamais eu le droit de discuter avec Marine Le Pen. Quand Diam’s a sorti une chanson sur elle, elle était prête à l’inviter pour conserver autour d’un café. Mais pour discuter avec ses élus... » [...]"

    6a00d83451619c69e201bb0955c5df970d-250wi.jpgMarie-Christine Gilliot avait été élue conseiller départemental de l’Aisne à 29 ans et au premier tour. Elle quitte aussi le FN :

    Le FN est tellement convaincu de sa supériorité et de l’appui du peuple qu’il n’écoute plus [...] Si Marine Le Pen n’est pas élue l’an prochain, assène-t-elle, le FN est fichu, c’est une question d’années. Ça ne durera pas. Viendra le moment où ce sera la chute libre et ça ira peut-être plus vite qu’on ne croie. » [...] Marie-Christine Gillot dit avoir vu les adhésions en chute libre et n’en être pas étonnée en raison de ce qu’elle a vu par ailleurs : une « absence de cohésion d’équipe, incompatible avec la politique que prône le parti », des « ambitions dévorantes », une « politique de l’autruche » du siège aux messages d’alerte de sa base et... des « problèmes d’éthique ». « Les gens, à force d’être pris pour des imbéciles, deviennent intelligents », glisse-t-elle... [...]

    « Au conseil départemental, c’est simple : une heure avant la séance, on nous explique comment on doit voter. Si on veut se réunir avant pour étudier les dossiers, comme [le président du groupe FN] n’est pas disponible et que nous n’avons pas le droit de nous réunir sans lui, on en est réduits à faire des réunions de travail secrètes ! » « En fait, ajoute-t-elle, il n’y a aucun travail sur les dossiers. Nous sommes là pour prendre des bastions et c’est tout. »

    [...] Et elle rappelle que, lors d’une émission de télévision, Marine Le Pen avait expliqué que si les hommes politiques ont perdu tout crédit, c’est « parce qu’ils ne prennent plus la peine de voir ce qui se passe au plus près du terrain »."

    Sonia Colemyn, élue dans le canton du Nord-Médoc, en Gironde, a aussi envoyé sa démission au parti. 

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Le second tour des primaires de la droite se jouera entre deux Bilderbergers

    Lu ici :

    "Sarkozy ayant été dégagé dès le premier tour (une fessée bien méritée), le second tour des primaires de la droite se jouera donc entre deux Bilderbergers: Alain Juppé qui a participé à la réunion de 2015 en Autriche et François Fillon qui a lui participé à celle de 2013 à Londres.

    Il est d'ailleurs intéressant de soulever la différence entre ce que Fillon pense du Bilderberg en public et en privé. Dans cet article du nouvelobs intitulé "Ces puissants et mystérieux messieurs du cercle Bilderberg", on apprend que le comité directeur du Bilderberg a été reçu à Matignon en 2011 dans le plus grand secret:

    Le dîner ne figure pas à l'agenda officiel. L'hôte et ses invités tiennent à cette discrétion. Début novembre 2011, alors que la crise de l'euro est à son comble, François Fillon prend le temps de recevoir à Matignon un groupe obscur d'une trentaine de personnes dont les noms sont presque tous inconnus du grand public, mais pas des initiés. Ce soir-là, le Premier ministre de Nicolas Sarkozy planche sur l'état de la France devant les membres d'un petit club qui ne fait jamais la une des journaux, mais fascine les obsédés du complot : le Bilderberg."

    François Fillon confiait à Philippe de Villiers "Les Bilderbergs, c'est eux qui nous gouvernent".

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Le gouvernement veut le prolonger jusqu'à la Présidentielle ...

    L'absurdité totale d'un « Etat d’urgence » qui devient la norme

    Le danger reste présent, il reste élevé, répète, en substance, Manuel Valls. Oui, bien sûr, le danger reste présent, et, par la faute du Système et de son action immigrationniste depuis 1975, l'ennemi est entré dans nos villes et dans nos quartiers ; il habite la maison d'en face ou celle d'à côté ; peut-être même l'étage au-dessus, ou la porte d'en face. Et il n'attend qu'un ordre (« On y va » pour le 13 novembre) pour passer à l'acte.

    Mais, à qui la faute, sinon à la Droite et à la Gauche d'un Pays légal si souvent unies dans des politiques folles, aux conséquences directement contraires à l'intérêt national et au Bien commun ?

    Certes, même si depuis 1975 aucun étranger n'était entré en France, il y aurait toujours des fanatiques, des dérangés ou des égarés pour se rallier à ces fous tout court qui se font appeler « fous de Dieu » ; mais il y en aurait beaucoup moins, et ils ne disposeraient pas de l'impressionnant vivier constitué au fil de quarante années d'immigration-invasion et de grand remplacement...

    Manuel Valls fait semblant de croire que l'Etat d'urgence nous protège : or, à quoi sert-il de faire patrouiller des militaires par groupe de trois ou quatre ? Ou de leur faire faire des gardes statiques devant des écoles ou des lieux déclarés sensibles ? Soyons sérieux : uniquement à tenter de rassurer l'opinion, en lui faisant croire que l'on s'occupe d'elle. Pire : ces groupes constitueront des cibles idéales le jour où la tactique des terroristes islamistes le décidera. On sait où ils se trouvent, où ils déambulent, où les « coincer » : cela permettra des massacres faciles, rapides, assurés.

    Evidemment, la vraie solution, et la seule, est « en amont », dans le renseignement.

    Elle est aussi d'arrêter les frais de ces policiers, gendarmes et soldats inutilement exposés, et de - mieux - dépenser les sommes très importantes que coûtent ces gesticulations en augmentant considérablement les dotations en hommes et en matériels performants des services de renseignement.

    Elle est encore de « vider » nos banlieues, cités et autres zones de non-droit de toute cette population qu'on y a entassée, dont une part croissante ne souhaite d'ailleurs nullement ni s'intégrer ni, encore moins, s'assimiler à nous.

    On l'a dit cent fois ici, et on le redira mille, dix mille fois si nécessaire, jusqu'à ce que cela soit fait : il faut crever l'abcès, la greffe de ces populations allogènes ne prend pas, et sur tout organisme, si la greffe d'un corps étranger ne prend pas, ce corps étranger est rejeté.

    Cette comparaison pour dire que toute personne, quel que soit son âge, qui, de près ou de loin, apporte la moindre aide aux assassins de l'armée ennemie doit être immédiatement déchue de la nationalité française et expulsée du territoire. Ou, si elle préfère, être traduite devant une Cour martiale, et être fusillée.

    Ce n'est qu'en asséchant le marigot que l'on pourra, non pas supprimer tout acte terroriste islamiste, mais en réduire considérablement le nombre, et les ramener à des proportions « gérables ». Toute autre politique (!) ne serait que gesticulation et non-assistance à Nation en danger... 

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • La machine à formater le monde de Georges Soros

    Revue brève et documentée de l'empire de la désinformation de Soros, proposée par Breizh-Info. Entrée en matière.

    Georges Soros se considérant lui-même comme un « chef d’État sans État », son intérêt pour les médias comme outil métapolitique n’est pas nouveau, il remonte même à sa prime jeunesse. Selon l’un de ses biographes, le journaliste du New York Times Michael T. Kaufman, auteur de « Soros: The Life and Times of a Messianic Billionaire », Georges Soros a toujours été fasciné par le journalisme et les médias. Jeune homme, ses centres d’intérêts principaux étaient principalement « l’histoire, le journalisme et certaines formes d’écriture ». Encore étudiant, il a ainsi été le rédacteur en chef, l’éditeur et le vendeur de son propre journal le « Lupa News » dans sa Hongrie natale.

    Jamais il ne se départira de cet intérêt pour le journalisme et sa capacité d’influence sur les sociétés. Dans les années 80, il appuiera ainsi les libéraux d’Europe de l’Est en faisant parvenir des photocopieuses aux cercles d’étudiants dissidents grâce à son « Open Society Foundations » (à l’époque « Open Society Institute »). Matériel leur permettant la publication de journaux clandestins et de samizdats grâce auxquels ils purent influer sur l’opinion publique des régimes communistes finissants. Il financera ainsi des fondations et des associations dans toute l’Europe centrale dans le but de former des étudiants et de leur permettre de faire de l’agitation idéologique dans les universités comme dans la société civile afin de diffuser une autre information que celle de l’État et du parti communiste. En leur distribuant des bourses pour leur formation il s’assurera une influence majeure auprès des élites libérales une fois ces étudiants en poste après la chute du communisme.

    À l’heure du numérique et de l’information en temps réel, sa méthodologie est restée la même mais adaptée aux outils de communication contemporains. Cela à une échelle bien plus vaste qu’au temps des régimes communistes. Régimes qui étaient devenus après 1945 des régimes nationaux-communistes et donc des adversaires de l’idéal politique de George Soros : une société planétaire intégrée, régie par la finance et par une société civile mondiale sans États.

    Pour appréhender l’influence que Georges Soros exerce sur le paysage médiatique américain, il faut sonder autant le champ des médias de masse que celui d’internet et des médias réticulaires qui foisonnent sur la toile mondiale. L’un des objectifs de la stratégie média de l’Open Society étant justement la formation et le soutien d’une myriade de journalistes présentés comme indépendants et aptes à créer un réseau d’influence médiatique informel partout où cela est nécessaire politiquement. À un niveau local certains journalistes de ces groupes étant même inconscients de leur rôle réel en tant que maillon d’une vaste chaîne transnational de relais d’influence.

    LES MILLIONS DE SOROS : MANNE INFINIE DES MÉDIAS GLOBALISTES

    Non content d’avoir appuyé le parti démocrate puis la candidate Hillary Clinton pour au moins 25 millions de dollars au cours des dernières années, George Soros a surtout injecté plus de 100 millions de dollars entre 2000 et 2014 dans des groupes médiatiques proches du parti démocrate, de son agenda et de ses objectifs politiques. Ces sommes sont à mettre en perspective avec la fortune personnelle de Soros estimée à 24 milliards de dollars selon le classement Forbes.

    Le seul budget officiel de l’Open Society Foundation pour l’année 2016 est de plus de 930 millions de dollars. Ses dépenses totales depuis sa création sont estimées à plus de 13 milliards de dollars pour ses 33 années d’activité. George Soros a aussi directement aidé des centaines de médias, d’associations, d’écoles de journalisme aux États-Unis et à l’étranger avec des dons allant de 5000 $ à 32 millions de dollars. Comme nous le verrons plus bas, certains de ces groupes comme « New America Media » ou le « Media Development Investment Fund » sont ainsi eux-mêmes constitués de centaines d’autres médias plus petits qui n’existeraient pas sans Soros.

    Sur ces 103 millions investis dans les médias libéraux-libertaires, 61 millions financent neuf groupes médiatiques qui ont soutenu directement la candidate Hillary Clinton. Voyons de plus près certains médias du camp démocrate que finance George Soros

    Paula Corbulon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html