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magouille et compagnie - Page 2233

  • La Aubry revient sur l'eau


    Pendant deux ans, depuis 2012, la fille de Jacques Delors avait boudé dans son coin. Cela nous faisait des vacances. Malheureusement, avec certains professionnels du spectacle, il faut savoir que les adieux se prolongent et se renouvellent, d'années en années, de salles en salles.

    L'entracte est terminé. Elle réapparaît, plus Aubry que jamais.

    En 2011 elle avait imaginé l'emporter lors des primaires communes au parti socialiste et aux radicaux. Cette opération avait été réalisée au sein de l'électorat "de gauche". Nous mettons des guillemets car, au sein de celui-ci pouvaient s'inscrire, en payant une somme symbolique, quiconque se disait "de gauche", y compris toute la frange cégétiste et même les vieux rogatons de l'appareil stalinien.

    Sur les 2,7 millions de gens, qui participèrent au premier tour, il est probable que ces infiltrés auront voté Montebourg. À l’époque, le futur champion ministériel du protectionnisme n'existait que dans sa tête personnelle, déjà assez enflée. Il s'était rendu, en septembre, à la fête de "l'Humanité" pour faire passer le message de sa convergence. Ce candidat à la candidature, "le plus à gauche", rassembla sur son nom 455 000 voix. Or, cette planche pourrie se rallia à Hollande, contre Aubry. Et, sur les 2,9 millions de votants du second tour, il manqua 374 000 voix à la première secrétaire en place du parti pour recevoir l'investiture.

    Rappelons que cette gifle et cette trahison amenèrent, à la candidature et à la présidence, un personnage auquel personne ne croyait, et dont la popularité, depuis, est retombée, d'ailleurs, comme un soufflet.

    Aubry croyait pouvoir compter sur sa position de départ : comme patronne du PS, comme maire d'une métropole, comme ancienne numéro deux du gouvernement Jospin de 1997 à 2000. Souvenons-nous que, de cette galère, elle s'était retirée à temps. Assurée de sa popularité supposée en tant que responsable des 35 heures, elle semblait invincible.

    L'élimination de Dominique Strauss-Kahn, du fait de ses frasques new-yorkaises en mai, avait dégagé le terrain. Il s'agissait en effet de son seul rival, au point qu'elle n'envisageait même pas de l'affronter.

    L'impopularité du président sortant semblait lui assurer un triomphe facile.

    Elle paraît trop intelligente pour ne pas avoir tiré certaines leçons de son amère déconvenue : il lui faut à tout prix empêcher de perdre les voix les plus à gauche. Le prochain Montebourg sera obligé de se rallier à elle.

    La prochaine échéance, en 2016 pour les primaires, en 2017 pour l'élection elle-même, représente sa dernière chance d'accomplir à la fois son rêve, car elle sera âgée de 67 ans, et celui de son vieux père, qui pourrait alors fêter ses 92 printemps en même temps que le 25e anniversaire du traité de Maastricht.

    Son ambition, depuis ses jeunes années, n'a jamais varié. Depuis toujours Madame Aubry, aux encouragements paternels, vise la présidence de la république et toute son action n'a jamais tendu que vers cet objectif.

    Elle réapparaît tout simplement parce qu'elle croit possible d'utiliser une fenêtre de tir, entre l'impopularité de ses rivaux, l'inexistence de l’opposition sur le terrain et le désarroi des électeurs de gauche.

    Ne doutons ni de sa capacité de nuisance, ni de son véritable projet.

    Son calcul consiste dès maintenant en une double et oblique manœuvre.

    Elle vise d'abord à représenter une "autre politique", définie comme plus "à gauche". Elle la suppose susceptible de rallier à la fois les frondeurs au sein du parti socialiste et les électeurs des deux forces qui se sont, d'ores et déjà séparées, en fait de la majorité gouvernementale : les communistes du front de gauche et les écolos, avec lesquels elle avait négocié le si avantageux accord électoral qui leur a permis d'entrer au parlement.

    Mais parallèlement elle ne démentira pas, du moins dans l'immédiat, sa prétendue filiation "européenne", non plus que son étiquette "sociale-démocrate". Elle les réaffirme même en dépit des contradictions évidentes entre ce qu'elle préconise concrètement et les engagements européens de la France

    Tout le monde se souvient de sa formule "quand il y a du flou c'est qu'il y a un loup". Elle fut lancée par deux fois à l'encontre de Hollande en octobre 2011. Cette phrase, qu'elle attribue à sa grand-mère lui convient, en fait, parfaitement.

    Avec elle il y aura toujours du flou, parce qu'elle est une louve.

    Ses oscillations cependant ne devraient plus passer inaperçues.

    Le 7 octobre par exemple elle affirmait, peut-être sur le coup de l'une de ses habituelles colères, ne pas avoir le temps de recevoir le Premier ministre s'il venait à Lille. Puis, le même jour, elle se serait accordée avec Jean-Marc Ayrault. Et dans la soirée son service de presse installé à la mairie de Lille démentait la bourde du matin :"Si Manuel Valls vient, bien évidemment, Martine Aubry ira à sa rencontre". Et, deux jours plus tard, le 9 octobre, ils déjeunaient ensemble dans un salon de thé de la capitale des Flandres.

    Le 19 octobre le Journal du Dimanche titrait : "Aubry défie Hollande". Or la lecture de sa longue interview, tissue des lieux communs et demi-vérités dont la gauche de la gauche fait sa rhétorique se révèle fort instructive.

    En apparence, elle tient le discours qu'aiment entendre ses supposés partisans, l'aile marchante du PS comme les sous-marins du PC.

    En réalité elle ménage explicitement les gens pour qui Hollande et Valls font actuellement figure de moindre mal.

    Écoutons-la : "Entendons-nous bien : la question n’est pas de renoncer à réduire les déficits. Je sais de quoi je parle : pour moi, bien utiliser chaque euro qui nous est confié par les Français est une obligation. J’ai rétabli les comptes de la Sécurité sociale, ma ville est bien gérée…"

    Mais qui donc croit-elle tromper ?

    Peut-être son état-major juge-t-il intelligent de prendre les Français, qu'ils soient gauchistes, sociaux-démocrates ou de droite, pour des crétins. C'est le pari que fait la camarade Aubry. Elle se dit "candidate au débat". Eh bien, chiche, débattons…

    JG Malliarakis

    http://www.insolent.fr/2014/10/la-aubry-revient-sur-leau.html

  • Au nom des pouvoirs financiers : la déshumanisation de la maternité

    La nouvelle paraît à peine perceptible. Pourtant elle est terriblement significative de l’évolution de plus en plus évidente vers la marchandisation du corps maternel. Facebook et Apple ont décidé de payer la congélation des ovules pour leurs employées. De quoi s’agit-il ? Depuis longtemps il est possible de congeler dans de l’azote liquide les ovules et les embryons. Il existe d’ailleurs une autre technique qui est celle de la vitrification moins connue.

    Le principe est le suivant. Madame (ou mademoiselle) a une bonne place chez Apple avec un profil de carrière attrayant. Mais elle voudrait bien avoir un enfant. Entre les deux mon cœur balance. Que faire ? Apple leur propose de se faire prélever des ovules qui seront stockés et implantés quand l’intéressée se décidera. C’est l’entreprise qui payera les frais. Avantage, à quarante ans, Madame bénéficiera de ses propres ovules prélevés à 25 ans. Que penser de tout cela ? En réalité il s’agit d’une annonce de propagande qui est irréaliste pour le moins dans notre pays. Elle est aussi tout autant immorale et antinaturelle.

    Irréaliste. Notons d’abord que de tels stockages sont déjà effectués depuis belle-lurette. Cela s’adresse en priorité à des personnes devant reporter une grossesse pour des raisons médicales alors que la fécondation est compromise. Le cas le plus fréquent est celui de femmes devant subir un traitement anticancéreux qui leur détruira les ovaires. Par prudence leurs ovules sont récupérés auparavant pour être utilisés après guérison éventuelle. Certes, le cas proposé par Apple and Co n’est pas explicitement prévu dans la loi française ; laquelle a d’ailleurs été transgressée largement par ce qui se nomme l’acharnement procréatif multipliant les fécondations in vitro « hors nomenclature » des actes médicaux.

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  • L’UMP et le PS, indissociables pour favoriser l’expansion de l’islam

    Rochefort, ce n’est ni Marseille ni Roubaix. Rochefort, c’est une petite ville de Charente-Maritime. Il y a 20 ans, elle ignorait encore tout des conséquences de l’immigration islamique.   

    Le 18 octobre dernier, c’est en grandes pompes que le maire UMP de Rochefort a décidé d’honorer l’événement. Le maire a invité son prédécesseur socialiste. Tous deux se dressent derrière le ruban républicain, comme s’il s’agissait d’un monument public. Le maire prononce son petit discours duquel on retiendra ceci : « Vous pourrez toujours compter sur ma présence à vos côtés pour défendre votre vision de l’islam de France et de Rochefort tournée vers la tolérance. »

    Il ne s’agissait même pas de l’inauguration de la mosquée (cela avait été fait en 2012), il s’agissait seulement d’en célébrer l’extension.

    Ce qu’il y a de terrible, avec l’UMP et le PS c’est que ces deux partis politiques, par leur pusillanimité, donnent le sentiment de jouer le rôle principal dans la destruction de notre civilisation. Ce qui vient de se passer à Rochefort en est l’illustration et s’inscrit à la suite d’un processus mis en place il y a une quinzaine d’années dans cette sous-préfecture de 25.000 habitants.

    Rochefort, ce n’est ni Marseille ni Roubaix. Rochefort, c’est une petite ville de Charente-Maritime. Il y a 20 ans, elle ignorait encore tout des conséquences de l’immigration islamique.

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  • Tant que le groupe PS à l'Assemblée ne s'efFiloche pas...

    La gauche morale pouvait difficilement laisser passer les tweets indécents du socialiste Gérard Filoche, commentant le décès du PDG de Total, Christophe de Margerie :

    "Les grands féodaux sont touchés. Ils sont fragiles". "Le successeur nous volera-t-il moins" "Un hommage à l'humain ? Oui ! Au suceur de sang ? Non !"

    En affirmant publiquement que le perturbateur ne méritait plus de faire partie du PS, Manuel Valls a pris peu de risques. Gérard Filoche est en effet membre du bureau du parti et non un élu : son éventuelle exclusion n'effilochera donc pas le groupe socialiste à l'Assemblée, qui ne peut se permettre de perdre la majorité absolue (laquelle ne tient plus qu'à un siège, menacé depuis que Pierre Moscovici a été recasé à la Commission européenne).

    Louise Tudy

  • Les djihadistes turcs en Syrie et en Irak peuvent venir en Europe sans visas

    De Joachim Véliocas, "l'Observatoire de l'islamisation" :

    "La porte de l'Europe sans visa va désormais être ouverte", se félicita le président islamiste de la Turquie Recep Erdogan après la signature d'un accord avec la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Cecilia Malmström, permettant aux ressortissants turcs de venir dans l'espace Schengen sans visas de tourisme . L'accord bilatéral est effectif depuis le 1er janvier 2014.

    Alors que la moitié des effectifs du Front Al Nosra en Syrie est composé de turcs, qui garnissent largement les rangs des autres groupes armés djihadistes tels que l'Etat islamique ou le Front Islamique, cette libre circulation est inquiétante. La Turquie laissant à dessein ses frontières ouvertes pour le passage des djihadistes combattant Damas, l'ennemie jurée, il est mécaniquement très simple pour les combattants turcs de prendre ensuite un billet d'avion depuis la Turquie pour rejoindre n'importe quelle ville européenne.

    La France n'a aucun moyen de refuser cet accord étant donné qu'elle a ratifié en 1998 (Traité d'Amsterdam) et 2007 (Traité de Lisbonne) le transfert de sa politique migratoire à l'UE. Une coproduction UMP/PS permettant à ce pays où 40% de la population "a une opinion négative des Chrétiens" (sondage Université de Sanbancu) de coloniser une Europe devenue la folle du village mondial.

    J'ai personnellement interrogé Claude Guéant lors du diner débat de La Droite Libre le 7 octobre dernier sur la fin des visas pour les Turcs, qui on s'en doute ne viennent pas tous visiter Versailles. L'ancien secrétaire général de l'Elysée m'a répondu en approuvant cette libre circulation arguant du fait que les Français partant en vacances en Turquie n'avaient non plus plus besoins de visas. Claude Guéant qui a défendu le super état européen et le Traité de Lisbonne durant la soirée, ne m'a pas surpris, même si sa volonté de changer la constitution, de dénoncer la convention européenne des droits de l'homme et de ne plus se coucher devant la CEDH concernant le droit d'asile (largement instrumentalisé à des fins de colonisation), avait permis d'espérer quelque chose de la droite républicaine."

    Marie Bethanie

  • Quand le gouvernement voulait supprimer les “petites taxes”

    En avril dernier au Sénat, le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, formulait une promesse chiffrée pour remettre un peu d’ordre dans tout les prélèvements : un milliard d’euros de prélèvements en moins. Six mois plus tard, et alors que les parlementaires discutent toujours du budget, la promesse est-elle tenue?

     

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Général de Villiers : "Il n'y a plus de gras dans nos armées, on attaque le muscle"

    Lu sur Zone mililtaire :

    "À trop tirer sur la corde, elle finit par casser… Et c’est ce que redoute le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), d’après le compte-rendu de son audition devant les députés de la commission de la Défense, diffusé par la Saint-Cyrienne."

    Résumons :

    • Un budget de la défense en baisse : il ne prend pas en compte l'inflation jusqu'en 2016 et restera, en 2015, au niveau de 2011 : 31,4 milliards €
    • ... et non garanti : 2,3 milliards € doivent provenir de recettes exceptionnelles, non garanties. Par ailleurs, le ministère de la défense risque de reporter des charges pour la fin de cette année. (il avait atteint 3,45 milliards d’euros fin 2013)
    • Des précédentes réformes qui ont épuisé toutes les marges de manoeuvres : "Avec la Révision Générale des Politiques Publiques puis la Modernisation de l’Action Publique, toutes les pistes d’optimisation ont été explorées et mises en œuvre"
    • Entre 2009 et 2019, les effectifs de l'armée auront diminué d'un quart. "En 2014, le ministère de la défense, à lui seul, assumera près de 60% des suppressions d’emplois d’Etat. En 2015, ce ratio augmentera encore jusqu’à 66%. Plus on avance, plus il est difficile d’identifier des postes à supprimer"
    • Dépenses de fonctionnement, à la limite de la rupture : "Et ce dans des proportions telles que le Ministre, Jean-Yves Le Drian, a décidé un abondement de 30 millions € en fin d’année dernière, afin de soutenir les bases de défense, pour satisfaire en partie les besoins les plus basiques, comme le chauffage ou la réparation des douches !Comment peut-on envisager d’aller plus loin en matière de fonctionnement quand la hausse de la TVA notamment est prise sous enveloppe et que les coûts de l’énergie et des fluides, également pris sous enveloppe, représentent 40% des dépenses des bases de défense ?"
    • Du matériel vétuste : "J’ai besoin que le calendrier de l’arrivée des nouveaux équipements soit respecté ! Nos avions ravitailleurs actuels, les KC135, ont plus de 50 ans. Ils datent du début des années 1960, tout comme les avions Caravelle. Qui accepterait aujourd’hui de voler dans une Caravelle ? Nos véhicules blindés actuellement déployés en RCA ont 40 ans. Nos hélicoptères Puma ont eux-aussi presque 40 ans"

    Conclusion :

    "Les hommes et les femmes de nos armées, nos jeunes, risquent leurs vies au nom de la France, en notre nom à tous. En retour, nous avons un contrat moral avec eux. Ils ne comprendraient pas, comme d’ailleurs nos concitoyens, que la LPM [Loi de Programmation Militaire] puisse être amputée de quelconque manière, dans le contexte actuel en France et dans le monde", a expliqué le général de Villiers.

    Aussi, a-t-il prévenu, s’adressant aux députés, "il n’y a pas de gras dans nos armées. On attaque le muscle, alors que la situation sécuritaire se dégrade ! C’est mon devoir de vous le dire".

    Louise Tudy

  • Éducation nationale : le zéro pointé du Conseil d’État

    Deux décisions annulées ou suspendues, cela paraît un incroyable amateurisme juridique. Mais est-ce vraiment de l'amateurisme ou une volonté d'imposer ses règles à l'encontre du droit ?   

    Mercredi dernier, le Conseil d’État a annulé deux décisions du ministère de l’Éducation nationale (MEN). La première concerne la circulaire de Vincent Peillon, de 2013, qui incitait les recteurs à faire la promotion de la fameuse « Ligne Azur » prétendant informer les jeunes s’interrogeant sur leur « identité sexuelle ». Les motivations de la décision sont particulièrement édifiantes. Le Conseil d’État reproche au MEN de ne pas avoir vérifié la neutralité du site.

    Il relève que le site « présentait l’usage de drogues comme “susceptible de faire tomber les inhibitions” et comme “purement” associé à des moments festifs » sans mentionner l’illégalité de cette pratique, définissait la pédophilie comme une « attirance sexuelle pour les enfants » sans faire état du caractère pénalement répréhensible des atteintes ou agressions sur mineurs, et renvoyait à une brochure, intitulée « Tomber la culotte », qui incitait à pratiquer l’insémination artificielle selon des modalités interdites par l’article 511-12 du Code pénal. »

    Un ministre incitait donc nos enfants à consulter un site préconisant des pratiques illégales ! On aurait pu penser que le ministre actuel ferait profil bas sur l’affaire. Que nenni ! Madame Vallaud-Belckacem, dans un communiqué, souligne que le Conseil d’État reconnaît la légitimité pour le MEN de lutter contre les discriminations (ce que personne ne contestait) et maintient la coopération du ministère avec l’association coupable du site incriminé. Elle confirme ainsi que son administration n’a pas été trompée mais qu’elle veut inculquer aux enfants une représentation « particulière » de la sexualité. On n’est plus dans la lutte contre l’homophobie.

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  • De quoi « leur » art « contemporain » est-il le nom ?

    En 2008 « l’artiste conceptuel   américain, Paul Mc Carthy, 69 ans, avait érigé à Berne (Suisse) une énorme sculpture gonflabe représentant une crotte de chien de plusieurs dizaines de mètres qui s’était envolée faute d’être bien arrimée. C’est cette fois Place Vendôme à Paris qu’il avait dressé sa sculpture, elle aussi gonflable, en toile plastique verte baptisée Tree. Excellent coup marketing pour la Foire Internationale d’art contemporain (FIAC) à  l’origine de son installation sur cette célèbre place  parisienne, cette oeuvre a été vandalisée dans la nuit de vendredi à samedi. L’artiste a même reçu une paire de claques jeudi dernier de la part d’un parisien n’appréciant pas à sa juste valeur son génie. L’Afp et le site de Libération ont expliqué qu’elle «représente en théorie un arbre de Noël mais fait aussi penser à un plug anal, ces sex-toys utilisés pour se donner du plaisir par l’orifice arrière ». « L’artiste, adepte des formes ambiguës, laisse cependant la porte ouverte ». «Tout est parti d’une plaisanterie: à l’origine, je trouvais que le plug anal avait une forme similaire aux sculptures de Brancusi, a-t-il expliqué au Monde. Après, je me suis rendu compte que cela ressemblait à un arbre de Noël. Mais c’est une œuvre abstraite. Les gens peuvent être offensés s’ils veulent se référer au plug mais, pour moi, c’est plus proche d’une abstraction.»

     En l’occurrence l’obsession de Mc Carthy dans ses œuvres pour les matières fécales ou sa  mise en scène d’un  acte zoophile impliquant un enfant sont des réalités bien concrètes perceptibles par tous.

     Bien sûr le maire de Paris Anne Hidalgo a affirmé que c’est la culture qu’on assassine en s’en prenant à l’œuvre de Paul Mc Carthy : «Paris ne cèdera pas aux menaces de ceux qui, en s’en prenant à un artiste ou à une œuvre, s’en prennent à la liberté artistique» a-t-elle affirmé.

     Le ministre de la Culture, la Youg Leader Fleur Pellerin  a logiquement apporté son soutien à l’artiste, condamné cette dégradation… et fait immédiatement référence au nazisme. Dans un tweet  elle écrit ainsi : « Curieux… On dirait que certains soutiendraient volontiers le retour d’une définition officielle de l’art dégénéré »

     Si M. Mc Carthy est là a contrario certainement  pour régénérer l’art français et nos compatriotes trop débiles pour s’esbaudir devant son talent, Libération nous apprend que fort heureusement nous aurons droit à une séquence de rattrapage. En effet « Pour sa réouverture, prévue le 24 octobre, la Monnaie de Paris présentera une grande exposition sadico-anale de Paul McCarthy, dont le titre, Chocolate Factory (usine à chocolats), fleure déjà bon »…

     Nous avons évoqué sur ce blog les protestations suscitées par  l’exposition des œuvres de Takashi Murakami et de Jeff Koons au Château de Versailles ;  l’émoi engendré par celle d’une œuvre du photographe new yorkais Andres Serrano  représentant un petit crucifix en plastique immergé dans un verre rempli d’urine, intitulé «Immersion piss christ ».

     Nous avions aussi relayé la mobilisation  notamment de l’élue régionale FN Françoise Grolet contre l’exposition atroce « l’Infamille » par le Fond régional d’art contemporain, ( Frac )de Lorraine. Une exposition financée avec nos impôts, ouverte aux collégiens et lycéen  mettant en scène  des mutilations, évoquant la nécrophilie, le viol, la sodomie,  montrant  des scènes d’incestes en vidéo,  des artistes Gina Pane, Patty Chang et  Eric Pougeau.

     Le directeur de campagne de la liste FN-RBM pour les élections municipales à Reims,  Jean-Claude Philipot, s’était aussi élevé contre la politique d’achat du Frac de Champagne-Ardenne ou l’exposition dans les rues de Reims des « oeuvres » de Christian Lapie .

     Hier, à Dijon,  ce sont les élus régionaux du Front National qui ont décidé de quitter symboliquement les bancs de l’assemblée,  choqués par l’exposition d’une croix ornée de clous, œuvre de Louis Calaferte. «  A l’heure où beaucoup de chrétiens sont exécutés parce qu’ils sont chrétiens, pensez-vous qu’il soit utile de promouvoir le blasphème ou le sacrilège? », s’est interrogé l’élu FN de Saône-et-Loire Christian Launay.

     Nous le notions il y a quelques années ce prétendu «art contemporain », cette culture à la mode reflètent la pathologie d’une civilisation en déclin. Art contemporain qui ne prospère que grâce au matraquage idéologique médiatique, à l’application proprement subversive, au domaine de l’esthétique et de l’Art du principe Tout égale tout. Un véritable terrorisme intellectuel, relayé et pratiqué par un microcosme parisien érigé en intelligentsia, et qui prétend régenter, selon ses fantasmes,  l’ensemble des goûts de la communauté populaire.

     Pablo Picasso « le précurseur » lui-même en fit l’aveu à Giovanni Papini qui le cite dans « Libro Nero » (1952) : «dans l’art, le peuple ne cherche plus consolation et exaltation ; mais les raffinés, les riches, les oisifs, les distillateurs de quintessence cherchent le nouveau, l’étrange, l’extravagant, le scandaleux. Et moi-même depuis le cubisme et au-delà, j’ai contenté ces maîtres et ces critiques avec toutes les bizarreries changeantes qui me sont passées en tête, et moins ils me comprenaient,  plus ils m’admiraient. A force de m’amuser à tous ces jeux, à toutes ces fariboles, à tous ces casse-tête, rébus et arabesques, je suis devenu célèbre, et très rapidement.»

     « Et la célébrité ajoutait Picasso, signifie pour un peintre ventes, gains, fortune,  richesse. Et aujourd’hui, comme vous  le savez je suis riche. Mais quand je suis seul avec moi-même, je n’ai pas le courage de me considérer comme un  artiste dans le sens grand et antique de ce mot. Ce furent de grands peintres que Giotto, le Titien, Rembrandt et Goya ; je suis seulement un amuseur public, qui a compris son temps et a épuisé le mieux qu’il a pu l’imbécilité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. Cet une amère confession que la mienne, plus douloureuse qu’elle ne peut sembler, mais elle a le mérite d’être sincère».

     Nous rapportions les propos d’E. Marsala qui notait à propos de « la grande mystification de l’art contemporain» que ce qui «distingue fondamentalement » celui-ci de « toutes les formes artistiques antérieures, c’est qu’il n’existe pas sans un copieux discours justificatifs sur ses dogmes, ses rites et ses divinités principales.»

     «Un Caravage, un Titien, un David, un Courbet n’avaient pas être expliqués pour s’imposer à tous, Courbet n’avaient pas à être expliqués pour s’imposer à tous, non seulement comme de l’art, mais comme des chefs-d’œuvre. En revanche sans ces discours grotesquement érudits sur l’intention de l’artiste, sa vie, son parcours, ou sa place supposée dans l’histoire de la modernité, un urinoir de Duchamp, une conserve de caca de Piero Manzoni, un aspirateur de Jeff Koons ou une armoire à pharmacie de Damien Hirst ne sont rien d’autre qu’un urinoir, une boîte à merde, un aspirateur et une boîte à pharmacie »…

     Cette défense-promotion  par les autorités culturelles françaises de cet art contemporain  là n’est pas pour nous surprendre. Selon sa définition première, la culture  est l’ensemble des façons de penser, d’agir, de sentir, en un mot d’être au monde, d’un peuple ou d’une communauté.  Le concept de culture  universelle est une contradiction  dans les termes puisque toute vraie politique culturelle implique un refus du principe d’homogénéisation et du déracinement, elle est une affirmation positive des frontières.

     Or, nos dirigeants, et comme le notait Bruno Gollnisch  cette mafia des cultureux sont les promoteurs et les gras bénéficiaires d’une  culture mondiale de masse, d’essence mondialiste, qui est aujourd’hui la norme.

     Celle-ci se caractérise par « deux grands traits majeurs, deux traits qui interdisent toute politique culturelle nationale à tout peuple qui en participe : l’économisation  de la culture et le cosmopolitisme. La culture dans notre civilisation tend à devenir un département de l’économie mondiale organisée » (Guillaume Faye).

     Dans « L’imposture de l’art contemporain », le peintre Antoine Tzapoff relève que ce marché est « un marché capitaliste basé sur la promotion-spéculation d’un petit nombre d’élus qui doivent faire allégeance à ceux qui les promeuvent. Un  marché promu par la gauche à vocation universaliste, et ce qu’on appelait la droite (…) par  un courant libéral, économiste, à vocation mondialiste » pour qui «l’art est devenu un moyen de spéculation ».

     « Pour réussir à capter l’attention » poursuit-il, «  on a absolument tout fait : des toiles blanches ou monochromes, des déjections de n’importe quoi. (…) À présent cela va encore plus loin, puisqu’on égorge des animaux dont on balance les tripes, les organes, sur le public, et c’est ce barbouillage sur le public qui devient l’œuvre d’art (…) Nous avons donc à faire avec un art basé sur l’éphémère, le hasard, soit l’antithèse complète de l’art traditionnel qui lui en revanche s’appuie sur la réflexion, le savoir-faire, la construction, l’expérience, l’esthétique ».

     « D’ailleurs Gramsci lui-même considérait que dans l’élaboration d’un processus révolutionnaire, l’art devait s’attaquer aux valeurs traditionnelles. (…) Salvador Dali d’ailleurs avait dit que l’art contemporain se définissait comme une entreprise universelle de crétinisation ».

     « Ont été également mises en scène les décompositions de corps humain, les automutilations… (…)Je ne comprends pas comment un quelconque écrivaillon peut encore trouver une justification artistique à ces manifestations qui drainent des gens qui auraient beaucoup plus besoin d’échanger leur carton de vernissage contre un rendez-vous chez un psychiatre ».

     « (…) Comme le sexuel est devenu une banalité, qu’il commence à s’essouffler sérieusement, il faut aller plus loin dans le sado-maso. Maintenant, c’est le sadisme qui doit procurer de l’émotion. Jusqu’où cela ira-t-il, je n’en sais rien! C’est une espèce de course vers la destruction, vers l’abîme, le suicide culturel. Je pense qu’il y a des décideurs, des lobbies assez puissants qui y voient beaucoup d’intérêt, se disant que cette humanité qui se croit branchée, leur sert de cobayes. C’est un laboratoire qui permet de voir jusqu’où le conditionnement peut pousser l’humanité dans les limites de la stupidité et de l’acceptation de l’horreur… ».

     Encore un autre aspect de ce culte de l »inversion, de cette idéologie   mondialiste qui prospère sur la perte de nos essentielles  valeurs civilisationnelles  helléno-chrétiennes.

    http://gollnisch.com/2014/10/21/art-contemporain-il-nom/

  • Touche pas à mon éducation sexuelle ! (Présent 8213)

    Du 14 octobre jusqu’au 2 août 2015, l’exposition « Zizi sexuel » est de retour à la Cité des Sciences dans le but d’aborder « de manière ludique l’amour et la sexualité » avec des enfants de 9 à 14 ans. Et ce, du fait que « les ados sont taraudés par le sexe »… Foutaises ! Les seuls obsédés du sexe sont ceux qui ont mis en place cette exposition et ils vont à nouveau salir l’innocence de milliers d’enfants avec la bénédiction du ministère de la (dés)Education nationale. En effet, la visite par les classes sera prise sur les cours et se fera souvent à l’insu des parents. Derrière cette exposition et au-delà de l’enfant, c’est bien le rôle des parents dans l’éducation qui est attaqué.

     

    Appuyer sur une pédale permettant de dresser un « zizi piquet » qui éjacule, manipuler la langue de deux marionnettes grandeur nature pour apprendre à « se rouler une pelle », la « ola des capotes », voici entre autres ce qui attend les enfants à partir de 9 ans ! Le pire étant certainement cette salle où les adultes sont interdits d’entrer et où les enfants, écouteurs sur les oreilles, écoutent des propos sur la masturbation et l’homosexualité. Je ne vous fais pas de dessin sur leur état d’esprit quand ils ressortent de là…

    En somme sous prétexte qu’un enfant sur trois, à 12 ou 13 ans, a déjà vu un film ou des images pornographiques, on va tout faire pour que les deux autres les aient vus aussi…

    Louis Pasquerel

    Signez les pétitions !

    Actuellement deux pétitions circulent. Une de Sos Education : « Non au Zizi sexuel ! Ne bâclons pas l’éducation à la sexualité de nos enfants ! »(35000 signatures à ce jour selon les chiffre de RMC ce matin) et l’autre de Foutez-leur la paix : « Annulez l’exposition Zizi sexuel ! ». On ne peut qu’encourager à signer ces pétitions. Comme pour le Mariage pour Tous, montrons-leur qu’on ne lâche rien, surtout pas l’éducation sexuelle de nos enfants qui sont de plus en plus sollicités et démolis par un monde agressif de publicité et de décadence morale.

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    L.P

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