http://www.oragesdacier.info/2014/01/kosovo-les-chretiens-empeches-de.html
magouille et compagnie - Page 2377
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Kosovo : les Chrétiens empêchés de célébrer les offices de Noël
Nada allume des bougies devant l'autel. L’église de l'Assomption de la ville de Djakovica au sud du Kosovo se prépare aux offices religieux de Noël, célébrée le 7 janvier fidèlement à l’ancien calendrier julien. Si la joie de la Nativité du Christ demeure, la cérémonie s’en tiendra à son minimum. Nada rejoint ses trois consœurs dans la nef. Le prêtre orthodoxe n’arrive toujours pas.Dehors, 150 Albanais étouffent l’entrée de l’église. Les poings levés, chargés de pierres, la foule se compacte pour bloquer l’accès à la rue.« Pas de Chrétiens à Djakovica ! Pas de Noël au Kosovo! »Ils étaient 12.000 Serbes orthodoxes en 1999. Elles ne sont plus que 4 en 2014. Plus un seul foyer chrétien ne vit à Djakovica. Seules quatre rescapées sexagénaires appelées affectueusement les « grands-mères de Djakovica», entretiennent l’église de la ville. Une église emblématique pour les Serbes du Kosovo. D’abord refuge en 1999 pendant la guerre, l’église de l'Assomption fut détruite au cours des pogroms antichrétiens de mars 2004. Dix ans plus tard, à la veille de la Nativité, c’est une église condamnée par une marée humaine.Des persécutions sans pitié ni appelPour la première fois depuis la guerre, une centaine de Chrétiens de Djakovica réfugiés en Serbie ont formulé le vœu de célébrer la veille de Noël dans leur paroisse d’origine. Ils auront voyagé un jour durant pour arriver jusqu’au Kosovo et atteindre enfin leur ville d’antan. Finalement, ils n’auront pu caresser le parvis de l’église de l’Assomption que du regard depuis leurs sièges. A leur arrivée, les deux cars spécialement affrétés pour l’occasion ont été la cible de jets de pierre et de mouvements de foule obligeant les chauffeurs à rebrousser chemin. Les réfugiés de Djakovica n’assisteront pas aux offices religieux de Noël, empêchés par le rassemblement de 150 Albanais.Hier soir, les passagers serbes ont tous été contraints de repartir de Djakovica sans même y avoir posé le pied. Plusieurs d’entre eux ont été blessés dont un grievèment à l’œil par éclats des vitres des cars pris pour cibles par les jets de pierre des manifestants albanais.Le dernier apartheid en EuropePour Aleksandar Vulin, ministre du gouvernement serbe, invité à commenter les faits de la veille pour la télévision du Kosovo : « Hier, ce fut une triste journée pour les Serbes qui représentent le seul peuple en Europe à ne pas pouvoir se rendre dans une église pour y célébrer la Nativité ». Interdit lui-même de séjour à Djakovica, le ministre rappelle dans son interview que depuis la guerre pas un seul Noël ne s’est déroulé sans incidents à l’encontre des Chrétiens avant de conclure « à quand la fin de l’apartheid au Kosovo-Métochie ? »Alors que le Kosovo constitue le seul territoire du continent européen à apparaître sur l’Atlas de l’intolérance 2014, Solidarité Kosovo condamne sévèrement l’atteinte à la liberté religieuse dont les Chrétiens du Kosovo-Métochie ont été cette année encore victimes à la veille de la Nativité. Deux ans auparavant c’était le Président serbe, Boris Tadic, venu assister aux cérémonies de Noël au monastère de Visoki Decani qui fut accueilli à Pec dans les mêmes conditions.Revenue tout juste de son 30ème convoi humanitaire, Solidarité Kosovo exprime son fidèle soutien aux hommes et aux femmes qui, la foi chevillée au corps, vivent un nouveau Noël sous tension. -
La Manif pour Tous la lutte continue

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« Je ne sais rien mais je dirai (presque) tout » Par Yves Bertrand Conversations politiquement incorrectes

Douze ans chef des Renseignements généraux, Yves Bertrand vient de publier un livre de souvenirs : « Je ne sais rien… mais je dirai (presque) tout », livre à deux voix, bien écrit, sous forme de conversations avec Eric Branca. L’excellent journaliste, directeur de la rédaction de « Valeurs actuelles », a su mener son entretien comme un interrogatoire. Et Yves Bertrand s’y est prêté de bonne grâce en livrant des analyses particulièrement intéressantes.
L’affaire de Carpentras : triomphe de la manipulation médiatique
Sur l’affaire de la profanation du cimetière juif de Carpentras, Yves Bertrand confirme la thèse de la manipulation médiatique. Alors que les institutions juives locales souhaitaient la discrétion, c’est de Paris qu’est venu l’ordre de projeter l’affaire en Une de l’actualité. Les « autorités » ont alors souhaité renforcer le mur entre la droite parlementaire et le Front national et pour cela accentuer la diabolisation du mouvement présidé par Jean–Marie Le Pen.
E. BRANCA : On vous a donc demandé de chercher le coupable exclusivement au sein du Front national ?
Y. BERTRAND : Pas exclusivement mais tous les services de police ont été mobilisés dans ce sens privilégié.Ce qui explique sans doute que la police a beaucoup piétiné dans cette affaire.
Y.B. : Jusqu’à ce jour de 1996 où un ancien skinhead est venu se confier (à un inspecteur des RG) (…) le repenti s’appelait Yannick Garnier et a avoué avoir agi en compagnie de Jean–Claude Gos, décédé dans un accident de moto en 1993, suite à une collision avec une voiture dont le conducteur, peu après, a lui aussi été retrouvé mort noyé dans le Rhône.
E.B. : Comment expliquez-vous cela ?
Y.B. : Je ne me l’explique pas.Reste que la manipulation médiatique de Carpentras a été politiquement très performante, beaucoup plus encore que le « détail » de 1987 : c’est elle qui a contribué à maintenir dans la durée le cordon sanitaire établi autour du Front national (et à faire adopter, le 30 juin 1990, la loi liberticide Gayssot*).
Islam radical et échec de l’intégration
Le lecteur l’aura compris, Yves Bertrand ne parle pas la langue de coton, il expose les faits. Le chapitre qu’il consacre à « l’Islam radical » est à cet égard éclairant. Il voit en Khaled Kelkal, le principal poseur de bombes de 1995 tué sous les balles de la police près de Lyon, le « roman d’un échec : celui de la fameuse intégration à la française, qui ne fonctionne plus. Quand ceux qu’on prétend intégrer ne reconnaissent pas les lois fondamentales de la République ». Bon connaisseur de l’Islam en France, Yves Bertrand insiste aussi sur le double langage de bien des imams musulmans : un prêche public raisonnable, un prêche privé à la sortie de mosquées qui l’est beaucoup moins. Ce qui vaut au lecteur cette définition : « Il existe, dans l’Islam intégriste, une démarche appelée “taquia” qui, en arabe, signifie “visière”, c'est-à-dire que l’on avance masqué. La “taquia” consiste donc à faire le gros dos quand la situation est fermée, à avancer ses pions et à tenir le langage de celui qu’on a en face de soi pour endormir sa méfiance, afin de mieux passer à l’offensive quand la situation le permet… Tout cela sans nos informateurs, nous ne le saurions pas. »
Ce qui autorise Yves Bertrand à conclure : « Nous savons aujourd’hui qu’une minorité, certes, mais une minorité agissante ne le joue pas (le jeu de la République). Et ce ne sont pas des institutions comme le Conseil représentatif du culte musulman qui permettront de régler la question. »
Quand l’extrême gauche fréquente les RG
Yves Bertrand n’est pas non plus avare de confidences sur l’extrême gauche. Il fut d’ailleurs accusé, à tort selon lui, par Lionel Jospin, alors premier ministre, d’avoir laissé fuiter son passé trotskyste qui était quasiment de notoriété publique… Mais il est drôle d’apprendre que Simone de Beauvoir, grande conscience féministe s’il en fut, sollicita le regard bienveillant des RG à propos de son grand homme, Jean–Paul Sartre ; elle craignait en effet, dans les années 1970, l’influence qu’exerçait sur lui Benny Lévy, l’un des inspirateurs de la gauche prolétarienne, devenu le secrétaire personnel de Sartre. L’alerte fut de courte durée, Benny Lévy s’éloignant ensuite de l’action révolutionnaire maoïste pour devenir… l’un des spécialistes mondiaux du Talmud.
Enfin, « pour finir par le distrayant », Yves Bertrand raconte une anecdote : le rendez–vous qu’il organisa entre « une grande liane blonde », directrice de collection dans une importante maison d’édition, et Dominique de Villepin, alors secrétaire général de l’Elysée. La dame vivant avec un responsable trotskyste de haut niveau n’eut qu’un mot pour commenter sa visite « Je n’ai jamais rencontré un aussi bel homme. »
Polémia Jean–Yves Menebrez 04/11/07
* Voir « Evolution des libertés en France » :
http://www.polemia.com/contenu.php?cat_id=42&iddoc=1559Yves Bertrand, « Je ne sais rien… mais je dirai (presque) tout/ Conversations avec Eric Branca », Plon, 2007, 226 p.
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Julie Gayet, seconde Dame de France ?
Valeurs actuelles en parlait au mois de décembre. Le magazine people Closer s’empare de la vie sentimentale de François Hollande. Il s’intéresse de très près ce vendredi à la liaison qu’entretient François Hollande avec la comédienne Julie Gayet. L’hebdomadaire a en effet décidé de titrer son numéro du 10 janvier « François Hollande et Julie Gayet – L’amour secret du président », avec en guise de couverture une photo du chef de l’Etat.
A l’intérieur du magazine, ce sont sept pages, riches de nombreuses photos datant du 30 et 31 décembre dernier, qui sont consacrées à ce sujet. L’hebdomadaire avait annoncé la couleur la veille. Ce jeudi, il annonçait sur son site peu avant 23 heures qu’il livrerait une édition spéciale pour le lendemain « révélant dans un dossier spécial de sept pages les photos de la relation entre le chef de l’Etat et la comédienne ».
Closer relance une rumeur éventée à de nombreuses reprises. Le 16 décembre dernier, alors que l’actrice était invitée sur le plateau du Grand Journal de Canal +, le présentateur Antoine de Caunes l’interrogeait sur cette relation. La discussion truffée de sous-entendus avait provoqué l’hilarité des autres invités, notamment l’humoriste Stéphane Guillon, avec qui elle partage l’affiche du film Les âmes de papier. L’actrice quant à elle esquissait un sourire gêné et bottait en touche.
« Autour du jour de l’an, le chef de l’Etat, casque sur la tête, rejoint à scooter la comédienne dans son pied-à-terre où le président a pris l’habitude de passer la nuit » peut-on lire dans le magazine. Ce dernier soulève également la question de « la sécurité du président. Le chef de l’Etat est accompagné d’un seul garde du corps qui protège aussi le secret de ces rencontres avec la comédienne et apporte même les croissants ».
Véritable camouflet
La claque infligée au chef de l’Etat est forte. François Hollande essuie un véritable camouflet. Tentant tant bien que mal de se tirer d’embarras, ce dernier s’est réfugié derrière sa qualité de citoyen pour « déplorer » cette information : auprès de l’AFP, il « déplore profondément les atteintes au respect de la vie privée auquel il a droit comme tout citoyen » avant d’ajouter qu’il « examine les suites, y compris judiciaires, à apporter à cette parution » de Closer. Aucune dénégation pour autant.
Le revers est également cuisant pour la journaliste Valérie Trierweiler, la compagne officielle du chef de l’Etat, qui succède à l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, avec qui le chef de l’Etat a eu quatre enfants.
De nombreuses questions
Lors de l’élection de François Hollande, un débat avait vu le jour: François Hollande et Valérie Trierweiler n’étant pas mariés, est-il normal que cette dernière ait à sa disposition un cabinet et un bureau à l’Elysée? Le feuilleton risque de se poursuivre autour de la question : l’Etat met-il des moyens à la disposition de Julie Gayet ? A-t-elle à sa disposition une voiture officielle, des officiers de sécurité?
Source http://valeursactuelles.com/politique/closer-liaison-hollande-julie-gayet-7-pages-1
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Jean-François Copé est à l’origine de l’attaque de Valls contre Dieudonné
Denis Jeambar, consultant pour la chaîne LCP, a évoqué un coup de fil de Jean-François Copé à Manuel Valls pour lui demander de faire cesser les agissements de Dieudonné. Valls a été d’accord à condition que la droite le soutienne, ce qui de fait s’est remarqué puisqu’il n’y a aucune voix discordante à l’UMP pour dénoncer les interdictions de spectacle. Alain Juppé a même été le premier maire a annoncé qu’il interdisait la tenue du spectacle dans sa ville. Quant à Jean-François Copé, il a apporté son soutien total à Valls tout en appelant le gouvernement à aller plus loin : « Il est plus que jamais urgent que chacun prenne ses responsabilités pour que cesse cette mascarade. Le gouvernement, à commencer par Christiane Taubira et Manuel Valls, doit agir vite et fort pour que Dieudonné M’bala M’bala soit condamné pour ses propos inqualifiables et que toutes les condamnations soient dûment appliquée. »
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François Hollande au Bourget en 2012 : "Mon véritable adversaire, c'est la finance"
Souvenez-vous, c'était en 2012 pendant la campagne électorale.
Mais au fait, à qui appartient l'appartement situé au 20, rue du cirque dans le 8ème arrondissement de Paris, à proximité de l’Elysée dans lequel François Hollande et Julie Gayet se retrouveraient secrètement. Valeurs Actuelles, dont le site a été attaqué dans la soirée, a enquêté :
"Selon les informations de Valeurs actuelles, confirmées par des sources policières, l’appartement loué par des « comédiens amis de Julie Gayet », comme l’a révélé Closer, appartiendrait à un grand patron du CAC 40 qui n’a jamais caché sa sympathie à l’égard de l’actuel président de la République. François Hollande, qui a fait toute sa campagne électorale en dénonçant la "haute finance" et les patrons semble moins regardant quand il s'agit d'abriter ses amours discrets."
A la place de certains hommes politiques, je commencerai à collecter les 500 signatures en vue d'une présidentielle anticipée...
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Encore une augmentation d'impôt pour 2014
Lu ici :
"Les salariés couverts par une assurance santé complémentaire d'entreprise vont bientôt recevoir une mauvaise nouvelle de la part de leur employeur. En bas de leur fiche de paie de décembre déjà en leur possession, les plus attentifs ont pu noter la mention de leur salaire net imposable ("net fiscal") de l'année 2013. C'est le montant qui doit servir de base au calcul de leur impôt sur le revenu de 2014. Mais le gouvernement leur a réservé une petite surprise.
Il a décidé que les cotisations versées par l'employeur au titre de sa participation à la complémentaire seraient désormais taxées via l'impôt sur le revenu du salarié, au motif qu'elles constituent pour lui un "avantage en nature" ! Et tout ça rétroactivement, puisque toutes les sommes versées depuis le 1er janvier 2013 sont concernées ! (...)
Selon les calculs de la CFE-CGC, elle pourrait coûter jusqu'à 486 euros par foyer dans l'hypothèse d'une part patronale de 150 euros par mois pour le ménage. De son côté, le Centre technique des institutions de prévoyance (Ctip) estime que cela se traduira "par unehausse de l'impôt sur le revenu de 90 à 150 euros en moyenne pour chaque salarié"."
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Dieudonné: le député belge Laurent LOUIS répond à Manuel Valls
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L’affaire Dieudonné : l’arbre qui cache la forêt de l’offensive contre Internet
« Car, si personne ne bouge, c’est la pensée (…) qui sera étouffée ».
Que Manuel Valls, qui aura passé toute la trêve des confiseurs à ostraciser Dieudonné, s’affirme, « par [s]a femme, lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël » et qu’il soit « fier de faire partie d’un gouvernement qui veut bâtir une amitié forte avec Israël », nul ne le contestera puisqu’il l’a maintes fois affirmé, par exemple le 22 juillet 2012 à Strasbourg. Qu’il espère supplanter Jean-Marc Ayrault à Matignon à la faveur de ses dernières gesticulations, très médiatiques mais dérisoires au regard de sa défaite contre la criminalité et de son triste bilan de la Saint-Sylvestre (trois personnes assassinées à l’arme blanche et 1067 véhicules incendiés malgré le déploiement de 53.000 gendarmes et policiers) est une évidence. Mais le ministre de l’Intérieur réussira-t-il, grâce à sa circulaire du 6 janvier, à faire interdire par les préfets les spectacles de celui qu’il qualifie de « petit entrepreneur de la haine », « raciste et antisémite », obsédé par la « haine du juif » jusqu’à faire « l’apologie de la Shoah» ? Pas impossible si les nervis de la Ligue de défense juive provoquaient des troubles à l’ordre public susceptibles de faire annuler la tournée de Dieudonné en province. Rappelons que la LDJ est une organisation interdite aux Etats-Unis et même en Israël pour son extrémisme mais qu’elle est protégée chez nous en haut lieu et par la gens Klarsfeld qui, à l’abri de ses Légions d’honneur (Madame est Grand-Croix et Monsieur Grand Officier), doit cornaquer ce mercredi à Nantes une manifestation hostile. (CG)
Un prétexte à la « normalisation » du Web
Encore qu’il s’agirait, si M. Valls parvenait à ses fins, d’une scandaleuse atteinte à la liberté d’expression doublée d’une atteinte encore plus monstrueuse à la liberté du travail – en application servile de la loi nationale-socialiste sur le Berufsverbot ou disqualification professionnelle, loi jugée scélérate à l’époque –, la question est peut-être secondaire et va bien au-delà du cas du seul Dieudonné M’Bala M’Bala – dont on peut penser ce qu’on veut, y compris du mal. C’est la liberté d’expression de millions d’internautes français qui est menacée.
Le conflit s’était envenimé au fil des mois entre le journaliste Patrick Cohen, anchorman des matinales de France Inter qui avait dressé en mars une liste noire des individus nauséabonds, dont Dieudonné, à ne jamais inviter sur les antennes du service public, et l’humoriste ; ce dernier avait lancé en décembre, dans son théâtre parisien de La Main d’Or, une phrase provocatrice mais étrangement ambiguë : « Quand je l’entends parler, Patrick Cohen, j’me dis, tu vois, les chambres à gaz… Dommage. » Voulait-il dire par là « dommage que les chambres à gaz n’aient jamais existé » ou, au contraire – ce qui prouverait du moins que cet « antisémite » n’est nullement révisionniste, « dommage qu’elles n’existent plus » ?
Peu importe. Dès lors, la machine s’emballa et d’autant plus que, simultanément, le footeux antillais Nicolas Anelka, dont les multiples incartades verbales et le refus obstiné de chanter La Marseillaise quand il jouait d’aventure en équipe de France ne gênaient personne, célébrait d’une « quenelle », posture prétendument néo-nazie, le but qu’il venait de marquer outre-Manche pour son nouveau club de West Bromwich Albion. La photo blasphématoire, dédiée à « [son] ami Dieudonné », ayant fait le tour du monde (et des cités ethniques), le prétexte était tout trouvé pour passer aux choses sérieuses. Soit, sovietico more, la « normalisation* » d’Internet, cet insupportable espace de liberté où peuvent s’étaler toutes les opinions et, plus grave, toutes les contestations des dogmes les mieux établis.
Une répression « légitime »
Car cette offensive couvait depuis plusieurs mois et, dès le 26 septembre dernier, sur le site Boulevard Voltaire, Jean-Yves Le Gallou avait accusé l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), « bras armé du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) », de revêtir « l’habit du censeur » en se plaçant « en tête des tentatives de censure d’Internet : poursuites de blogs, poursuites de commentateurs, poursuites de réseaux sociaux ».
Comme pour donner raison au fondateur de Polémia, le CRIF publiait le 13 octobre contre la « Fachosphère du Net » une philippique de son spécialiste des médias Marc Knobel qui déplorait : « Certes, des associations antiracistes ont engagé des procédures afin de s’opposer à ces marchands de haine ; toutefois, pourquoi s’en remet-on en ce domaine au seul dévouement (sic) de ces associations ? La lutte contre le racisme et l’antisémitisme sur Internet n’incombe-t-elle pas AUSSI aux pouvoirs publics ? » Le 17 octobre, toujours sur le site du CRIF, le même exhortait donc le gouvernement à appliquer dans toute sa rigueur la législation muselant « l’Internet de la haine », car « les restrictions à la liberté d’expression peuvent être considérées comme légitimes pour lutter contre le racisme », y compris dans les « nouveaux médias ». « Si le droit à la liberté vaut pour Internet, les restrictions à celle-ci s’appliquent également. Internet n’étant qu’un instrument et non un but en soi, il ne peut être tenu pour affranchi des lois nationales et internationales », théorisait M. Knobel.
Un président et un gouvernement aux ordres…
Message reçu. Accueillant le 16 décembre à l’Elysée Roger Cukierman, président du CRIF, à l’occasion du septantième anniversaire de ce lobby, le chef de l’Etat lui déclarait notamment : « Quand vous avez des choses à dire, Monsieur le Président, vous les dites et vous les dites librement, franchement, sincèrement, bruyamment et nous vous écoutons**. »
Rien d’étonnant, dans ces conditions, si, deux jours plus tard, les députés saisis d’une proposition de loi inspirée des préconisations de la pourtant très institutionnelle Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) sur la nécessité d’étendre aux blogueurs la protection dont bénéficient les sources des journalistes, rejetaient ce texte ; et si, dans la foulée, la « Dieudosphère », considérée à tort ou à raison comme le fer de lance de la « Fachosphère », se retrouvait sous la mitraille qui, prenons-en le pari, ne s’arrêtera pas à cette seule cible. « Haine sur Internet : la guerre est déclarée », triomphait donc le 3 janvier Daniel Makonnen, responsable de la communication de la LICRA, ravi de l’imminente mise au pas du Web.
Car, si « la Toile » s’est aussitôt enflammée devant la menace d’asservissement et d’épuration, on n’a noté du côté des humanistes homologués ni réserves ni scrupules mais au contraire une acceptation béate de la machine de guerre gouvernementale, un lâche soulagement devant le « courage » de l’équipe Ayrault qui s’apprête à faire voter un projet de loi étendant les possibilités de capter les données numériques, véritable « Patriot Act » à la française instaurant une sourcilleuse censure et incitant à la délation.
…et une Intelligentsia complice des éradicateurs
Défenseur des démocrates ukrainiens en lutte contre le tyran Poutine comme il l’avait été des honorables républicains libyens contre l’immonde Kadhafi, Bernard-Henri Lévy tresse ainsi des lauriers au petit Jdanov de la Place Beauvau, initiateur de la nouvelle « ligne générale » :
« Il y a un moment où […] il est du devoir de la parole publique de dire. Valls l’a fait, Valls a eu raison. Il n’y a rien de commun, rien, entre le travail d’un humoriste dont la liberté d’expression et donc de provocation est effectivement sacrée, et l’entreprise d’un agitateur néonazi qui fait ouvertement campagne sur des thèmes qui ne sont pas des opinions mais des délits. »
Cette opinion est partagée par Bertrand Delanoë qui, abandonnant la mairie de Paris dans l’espoir d’un maroquin ministériel, doit donner des gages. Dieudonné étant pour lui « quelqu’un qui fait l’apologie de crimes contre l’Humanité et qui par ses propos porte atteinte à la dignité humaine, il doit être combattu avec toutes les rigueurs de la loi ». Et surtout avec la force injuste de la loi.
Ce qui tombe bien puisque, tout aussi acharnée, Mme le Ministre délégué à l’Economie numérique Fleur Pellerin – Coréenne naguère adoptée par un couple français, cas également du camarade Jean-Vincent Placé, le gourou des Verts – s’est félicité de la possibilité « de faire condamner toute personne propageant des propos racistes sur les réseaux sociaux » : « Aujourd’hui, la Justice a les moyens techniques de faire appliquer les décisions et c’est ce qu’il faut faire, y compris dans le cas de Dieudonné », déclarait-elle le 31 décembre, sûre que sa collègue à la Justice Christiane Taubira, si indulgente aux FEMEN profanatrices de tant de nos églises et aux auteurs de crimes crapuleux, se montrera intransigeante à l’encontre des déviants idéologiques.
Un modèle démocratique : la Chine populaire !
Mais la palme de l’inconscience ou, si l’on préfère, du cynisme, revient sans doute à l’éthéré dandy qui sert de directeur à L’Express. Participant aux Grandes Gueules sur RMC le 3 janvier, Christophe Barbier proclamait ainsi : « Internet n’est pas un no man’s land. Internet est un champ d’impunité, mais ça se régule aussi, Internet. Entre nous, hein, les Chinois y arrivent bien. Si les dictatures y arrivent, il faut que les démocraties y arrivent aussi ! »
Quatre-vingts ans après le pamphlet de Paul Nizan, Les Chiens de garde (de l’ordre établi), sortait en 2012 un documentaire politique, Les Nouveaux Chiens de garde inspiré du livre éponyme de Serge Halimi. Christophe Barbier y était durement étrillé pour sa défense de la « mondialisation heureuse » et de l’idéologie dominante. On aurait pu croire qu’après son ode, digne d’un Garde rouge, à la répression, le personnage serait durablement tricard des plateaux. Tout au contraire, il était deux jours plus tard l’invité d’honneur du 19/20 de France 3 où il exalta l’ardente obligation d’une « pédagogie mémorielle » car « on ne peut pas rire de tout », proclame celui qui se présente comme « un esprit libre ». Détail savoureux : M. Barbier, normalien controversé car, recalé au concours d’entrée rue d’Ulm, il n’en aurait suivi les cours qu’en auditeur libre et ne possède d’ailleurs qu’une maîtrise d’histoire, a tourné dans Doutes, un film de son épouse, Yamini Kumar-Cohen (elle-même directrice de la communication chez Hermès), censé fustiger le… « Politiquement Correct » ! Ce qui l’autorisait évidemment à réclamer, il y a deux ans déjà dans L’Express, « un droit mondial du Web ».
Un tel droit, également exigé par Ariel Wizman, son confrère de Canal+, qui réclamait le 28 novembre la création d’une « police du Net », selon lui « égout de la pensée », mène, on le sait, à l’alignement déjà observé par les « médias en servitude » et heureux de l’être, mais furieux de voir leurs certitudes, leurs oukases et leur magistère battus en brèche par de simples citoyens.
En 1984, la suspension de la nouvelle radio NRJ, dont la puissance d’émission brouillait toutes les antennes voisines, avait jeté dans la rue trois cent mille jeunes et forcé le pouvoir socialiste à reculer. L’enjeu est aujourd’hui bien plus important. Car, si personne ne bouge, c’est la pensée, dont a si peur M. Wizman, qui sera étouffée.
Camille Galic, 6/01/2014
Notes:
(*) « Normalisation » : tel avait été l’euphémisme choisi en août 1968 par Michel Debré, alors ministre des Affaires étrangères de Charles De Gaulle, pour qualifier l’envoi des blindés soviétiques ayant pour mission de mater le « printemps de Prague ».
(**) Souligné par nous.
http://www.polemia.com/laffaire-dieudonne-larbre-qui-cache-la-foret-de-loffensive-contre-internet/ -
Où est la logique ?
On apprenait cette semaine la dernière idée de Christiane Taubira : faire traiter les divorces par consentement mutuel par un greffier. Dans une interview sur BFMTV Dominique Bertinotti annonce qu’elle est favorable à cette proposition.

Mais elle dit autre chose d’intéressant : « On peut en penser ce que l’on veut, un couple sur deux divorce. » Elle continue en expliquant que ce n’est pas en complexifiant le divorce que quoique ce soit changera. En revanche, « désengorger les tribunaux », ce qui est bien simplifier le divorce, est bon. Là on peut commencer à s’interroger sur la valeur du raisonnement. Il y a beaucoup (trop) de divorce DONC on simplifie la procédure ?
Malheureusement, cela ne vous aura pas échapper, ce n’est pas la première fois que la gauche a quelques difficultés avec les liens logiques entre les assertions. Il y a de plus en plus de consommateurs de cannabis DONC il faut le légaliser. La consommation de drogue pose des problèmes sanitaires DONC on va ouvrir des salles de shoot. [...]
Mathieu Colin - La suite sur Nouvel Arbitre