La dette publique française s’établit, selon l’INSEE, à 2 762 milliards d’euro pour son deuxième trimestre, soit 115 % du produit intérieur brut du pays. Elle devrait, selon toute vraisemblance, passer la barre des 3 000 milliards d’euros très prochainement. Cette nouvelle a été peu commentée et ce quasi-silence est lourd de significations.
Entre deux attitudes extrêmes - les tenants de l’orthodoxie budgétaire et les partisans de la dépense à tout va - une approche politique et souveraine de la dette peut être dégagée permettant d'envisager cette question sous un autre angle que comptable. En effet, une vision strictement technocratique ne permet pas d'envisager la portée éminemment politique, notamment en termes de souveraineté, de la dette.







