
On a beau être disruptif, nouveau monde et tout ce que vous voulez, il y a des figures imposées dans une campagne présidentielle. Il faut aller au contact du peuple, par exemple. « Je sais, c'est affreux, le peuple, j'en ai parmi mes gens », constatait déjà Pierre Desproges. Mais il n'empêche, ce sont les illettrés qui votent, ceux qui ne sont rien, et il faut aller leur serrer la louche. Il faut aussi accepter le débat, se colleter avec les autres candidats, se plier aux « je ne vous ai pas coupé la parole » et autres « vous racontez n'importe quoi aux Français ». C'est difficile, bien sûr, de ne pas être au-dessus de la mêlée, mais la plupart du temps, pour gagner, il faut se battre, et la politique ne fait pas exception à la règle.





