Quand le RN a un très bon candidat, un candidat qui s’investit pour sa ville, sans compter son temps, qui occupe le terrain, qui est capable de faire travailler militants et sympathisants en équipe, sans sectarisme, et quand ce candidat tient un discours clairement de droite, il gagne. Telle est la leçon de la brillantissime élection de Louis Aliot à Perpignan.
Aliot affrontait un maire sortant LR. Toutes les autres listes s’étaient désistées pour ce dernier. Sur le papier, le front républicain était parfait, et cela aurait dû se traduire par une défaite du député RN des Pyrénées-Orientales. Au premier tour, Aliot avait recueilli 35,7 % des voix : cela représentait certes le double des voix de son rival, Jean-Marc Pujol (18,4 %). Mais le candidat RN devait gagner encore plus de 15 % des voix, alors qu’il ne disposait d’aucune réserve. La marche était théoriquement infranchissable.






