
L’exécutif sur le banc des accusés. Ce n’est pas un secret, depuis le début de l’épidémie de coronavirus, le gouvernement est pointé du doigt pour sa mauvaise gestion de la crise sanitaire. Et certains Français ne comptent pas s’arrêter aux simples critiques… Près de 55 plaintes auraient d’ores et déjà été adressées à la Cour de justice de la République, seule instance capable de juger les ministres pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions. Un nombre qui été multiplié par dix en seulement six semaines… Une majorité des plaintes vise le premier ministre, Edouard Philippe, et le ministre de la Santé, Olivier Véran. Une quinzaine vise également Nicole Belloubet accusée d’être à l’origine d’une gestion hasardeuse de la crise dans les prisons. Autres ministres dans le viseur : le ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner.




Nombre de journalistes - y compris dans nos rangs - estiment que l’on peut se jouer des lois liberticides muselant l'expression d'opinions réputées incorrectes en recourant à des formules convenues. Mais même en semi-clandestinité, la plume reste toujours serve. En la matière, appeler un chat autrement pourrait curieusement aboutir à le prendre pour une souris.


