
L’important entretien que le comte de Paris a accordé à Frédéric de Natal pour le mensuel L’Incorrect [1] du mois de février est, par la teneur de ses propos, un acte politique fort, qui s’inscrit dans la suite d’un premier acte, majeur celui-là, à la fois religieux et politique, qui fut la demande de pardon du Prince, le matin du 21 janvier dernier, au début de la messe pour Louis XVI, des fautes commises par ses ancêtres, notamment par Philippe-Égalité.
Toutes choses étant égales par ailleurs, c’est immédiatement à la décision de Jeanne d’Arc d’aller sacrer le « gentil Dauphin », pourtant déjà Charles VII de jure, que fait penser cette décision de Jean IV de demander pardon : la politique de Jeanne d’Arc eut pour fondement le sacre, sans lequel Charles VII n’était pas totalement établi dans ses droits, et le premier de celui-ci : servir le pays. De même, la politique de Jean IV aura désormais pour fondement cette demande de pardon : « Le décès de mon père l’année dernière, le jour même, quasiment à l’heure même, de celui du roi Louis XVI, a signifié pour moi que la boucle devait être bouclée. » « Je souhaitais clore tout cela » — « une trace et un reproche », même infondé — « pour me tourner vers l’avenir. »





