Journaliste au Figaro littéraire, Paul-Francois Paoli, l’auteur de « L’imposture du vivre-ensemble » publie les « Confessions d’un enfant du demi-siècle ». Un traversée française des cinquante dernières années broyées par le communisme, le nihilisme et le rationalisme.
Ancien militant de la gauche révolutionnaire, Paoli se fait aujourd’hui le contempteur du relativisme, du cynisme et de l’individualisme. Il pointe du doigt le rôle néfaste de certains intellectuels, au premier rang desquels Jean-Paul Sartre « le plus démodé, le plus idéologue et le plus indigent ».
Mais l’auteur va plus loin dans sa réflexion. Pour lui, la France a cessé d’être catholique et la république y est devenue formelle. En privilégiant l’individu sur le groupe, la libre conscience sur la vérité déposée, la liberté sur l’autorité, la France est devenue protestante.
France et politique française - Page 2229
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Zoom – Paul-François Paoli : La France est-elle devenue protestante ?
https://www.tvlibertes.com/paul-francois-paoli-la-france-est-elle-devenue-protestante -
Faut-il vraiment en passer par là?
Emmanuel Macron est en opération de reconquête de la France des terroirs. Mercredi, 2024 maires pour être précis étaient invités à l’Elysée par le président de la République qui a décidé de changer de braquet…du moins dans le vocabulaire employé. Il a ainsi tenté de récupérer l’épithète de populiste; populisme désigné jusqu’alors par lui comme par ses amis marcheurs et/ou progressistes comme la marque d’un projet politique infâme et condamnable. De manière très emblématique et symbolique, le ministre républicain macroniste Bruno Le Maire avait déclaré lors de sa participation en janvier dernier au 48e Forum Économique Mondial(iste) de Davos: «Nous ne devons pas oublier que le populisme et l’extrémisme sont à la porte de chaque pays européen ! » Or, M. Macron a affirmé mercredi devant les maires: «Nous sommes de vrais populistes, nous sommes avec le peuple, tous les jours. » Un article de RT s’est penché sur ce changement: « Cette nouvelle approche sémantique semble faire partie du plan de communication du président de la République avant les élections européennes. » «Depuis plusieurs jours, Emmanuel Macron prépare de fait le terrain pour les élections européennes de mai 2019, s’appropriant le terme populisme qu’il souhaite différencier de la démagogie et du nationalisme. La veille, lors d’un débat à l’Université catholique de Louvain, Emmanuel Macron avait ainsi estimé que les élections européennes viseraient à départager «ceux qui croient encore à l’Europe et ceux qui n’y croient plus», jugeant fondamentale l’opposition entre d’une part les progressistes et d’autres part les nationalistes et les démagogues, termes qu’il a dit donc préférer à celui depopulistes. »
La séance de calinothérapie des maires voulue par Emmanuel Macron a été accueillie pour le moins avec une grande réserve et sans beaucoup d’illusions mercredi soir par les élus qui avaient fait le déplacement. Elle a été également boycottée par beaucoup d’entre eux qui n ‘avaient pas envie d’entendre à quel point on les aime …malgré les désengagements financiers de l’Etat. La réalité là encore est implacable et les maires ruraux sont en première ligne pour la constater: la France périphérique est en voie de paupérisation accélérée sur fond de disparition/destruction des commerces de proximité, des emplois, des lignes de chemin de fer, des services publics…
Toutes choses, c’est désormais une évidence admise par tous, qui expliquent la colère et l’angoisse exprimées par le mouvement des gilets jaunes, la flambée du prix du pétrole n’étant qu’une donnée parmi d’autres. Coïncidence des dates, une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) publiée mardi sur le site de l’Insee, a confirmé que les politiques sociales et fiscales menées par les gouvernements européistes et immigrationnistes appauvrissent les Français. Ainsi, sous les quinquennats de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, entre 2008 et 2016, les hausses d’impôts ont dépassé 21 milliards d’euros. Le revenu disponible moyen des ménages a ainsi baissé de 1,2 %, soit 440 euros, une perte se montant à 470 euros pour la classe moyenne.
Les maires de France ont été très nombreux à manifester leur sympathie pour les gilets jaunes, et M. Macron avait jugé habile de recevoir les édiles sur son terrain à l’Elysée. Et ce, plutôt que de se rendre au congrès de l’Association des maires de France (AMF) qui débutait la veille, auquel il avait pourtant promis de se rendre l’année dernière…Dans ce palais de l’Elysée, lieu solennel et qui en impose , il était en effet plus facile de maintenir un dialogue avec les élus sous une forme plus policée, moins directe.
Cela sera-t-il suffisant pour désarmer leur colère ? Car si la fonction de maire, d’élu de proximité, reste celle pour laquelle nos compatriotes manifestent le plus d’attachement et d’empathie, le ras-le-bol des élus, notamment dans les petites communes rurales, est patent. Selon le sondage réalisé par l‘Association des maires ruraux de France (AMRF), près de 6 maires sur 10 disent que si l’élection avait lieu aujourd’hui, ils décideraient ne pas se représenter. Au nombre des principales raisons de la sinistrose des élus ruraux, ces derniers pointent « la toute-puissance des intercommunalités qui rogne les pouvoirs des maires», «les contraintes budgétaires (baisse des dotations, absence de visibilité, etc.) », «Les normes (contraintes réglementaires et complexité des démarches », «le mépris des représentants de l’État»…
Enfin, et nous conclurons sur cette remarque, Emmanuel Macron et son gouvernement sont dans leur rôle quand ils promettent que l’Etat sera « intraitable » vis-à-vis des voyous et autres gilets noirs encagoulés qui ont phagocyté depuis samedi sur l‘île de la Réunion le mouvement des gilets jaunes pour casser du flic (on déplore de nombreux blessés au sein des forces de l’ordre), piller, brûler, saccager, détruire .
L’Afp le rapporte, à la Réunion « île (qui) affiche un taux de chômage de 22,8% et un taux de pauvreté de 40%, selon l’Insee », « toutes les tentatives pour désamorcer le mouvement se sont avérées jusqu’à présent vaines. Dernière en date, celle du président de région Didier Robert, qui a annoncé le gel de la hausse d’une taxe spécifique à La Réunion sur les carburants, sans dissuader pour l’heure les gilets jaunes. »
Faut-il en arriver à de telles extrémités pour se faire entendre? La tentation de le croire existe en tout cas dans un pays comme la France où beaucoup, et pas seulement chez les militants de la gauche de la gauche, expliquent que depuis l’épisode révolutionnaire de 1789, les avancées sociales ont toujours été conquises par l’épreuve de force, la violence, l’insurrection pour faire plier ou se débarrasser du pouvoir en place. Le chemin des urnes est pourtant bien moins douloureux et dangereux pour peu qu’on ait le simple courage de voter pour une véritable alternative au Système. C’est-à-dire comme Bruno Gollnisch le croit, pour un RN porteur dans son programme de l’indispensable Révolution patriotique que nous appellons de nos voeux. Les millions d’abstentionnistes de France et de Navarre – et ils sont nombreux chez les sympathiques gilets jaunes! -, seraient bien inspirés de s’en souvenir.
https://gollnisch.com/2018/11/22/faut-il-vraiment-en-passer-par-la/
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Gilets jaunes : l’Acte II, par Caroline Parmentier
Après quatre jours de mobilisation, des blocages se poursuivent, notamment sur les autoroutes et les dépôts pétroliers. Avec une réclamation massue : le départ d’Emmanuel Macron. Samedi prochain, 24 novembre, un « Acte II » est envisagé à Paris.
Alors que Christophe Castaner a assuré que les derniers déblocages auraient lieu dans les prochaines heures, un événement intitulé « Acte II Toute La France à Paris » a été lancé sur Facebook par Eric Drouet, chauffeur routier et père de famille de 33 ans, originaire de Melun. Il est l’une des figures des Gilets jaunes. Il appelle au « coup de grâce » sous la forme d’une grande mobilisation à Paris samedi 24 novembre : « Il faut mettre un coup de grâce et tous monter sur Paris par tous les moyens possibles (covoiturage, train, bus). Paris parce que c’est ici que se trouve le gouvernement ! Nous attendons tout le monde, camions, bus, taxis, VTC, agriculteurs etc. Tout le monde ! » L’opération compte déjà 30 000 participants déclarés et 200 000 personnes intéressées. Selon les chiffres minorés du ministère de l’Intérieur, ils étaient encore 20 000 manifestants lundi, répartis en 350 points dans toute la France.
Parmi les analyses les plus intéressantes que l’on peut lire sur le mouvement, celle du géographe Christophe Guilluy auteur de La France périphérique : Comment on a sacrifié les classes populaires, qui a théorisé dans plusieurs ouvrages la fracture grandissante entre la France des métropoles et de la mondialisation et celle des territoires périphériques : « Les conflits sociaux ont toujours existé mais c’est la première fois dans l’histoire qu’il y a une perte de contact aussi grande entre le haut et le bas de la société. La France d’en haut a fait sécession avec la France d’en bas. Je crois que nous sommes face à un processus de réaffirmation culturelle des classes moyennes. »
Et ils sont où… les musulmans ?Christine Tasin appuie en effet dans Riposte Laïque sur ce que « tous les témoignages reçus, toutes les images, toutes les vidéos montrent » et ce que Présent constatait dans notre édition spéciale. Il n’y a pas ou très peu de musulmans dans les rangs des Gilets jaunes : « La France du 17 novembre est la France des “de souche”, la France des lépreux, la France d’il y a 50 ans, blanche, mixte, goguenarde, aimant rire et persifler, aimant danser, hommes et femmes main dans la main, et se révolter. (…) Mais où étaient-ils, ces immigrés et notamment ces musulmans qui occupent tant nos dirigeants et qui intéressent tellement les politiques qu’ils obsèdent ? Les musulmans se fichent de nos demandes, de nos contestations, ils ne se joignent pas à nous. Pourquoi ? Ne seraient-ils pas concernés par le prix de l’essence ? Ne vont-ils pas travailler ? Ne circulent-ils pas ? Cochez la bonne réponse. On peut en cocher plusieurs. »
Contrairement à ce que voudraient nous faire croire le gouvernement et les médias de gauche et malgré leurs efforts de disqualification et de diabolisation du mouvement, les enquêtes d’opinion indiquent un soutien massif des Français aux Gilets jaunes. Sur la route, aux ronds-points, aux barrages, les Français les saluent chaleureusement avec des concerts de klaxons, des pouces levés ou des gilets jaunes agités aux fenêtres. La classe invisible est devenue visible.
Caroline Parmentier
Article paru dans Présent daté du 20 novembre 2018
https://fr.novopress.info/212662/gilets-jaunes-lacte-ii-par-caroline-parmentier/
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Crise survenue à Renault : appel à une Assemblée Générale et candidature au Conseil d’Administration
Déclaration de Bruno Gollnisch
La situation créée par l’arrestation au Japon de Monsieur Carlos Ghosn, PDG de Renault et Nissan, et son remplacement annoncé à la tête de ce deuxième groupe requiert des mesures d’urgence.
Je suis un modeste actionnaire de cette société, ayant cru devoir placer quelques économies dans le financement de l’industrie française, et notamment dans cette entreprise, fleuron de ce qu’il nous en reste. Mes 50 actions Renault, achetées il y a plusieurs années pour un total de 2953 € ne m’ont rien rapporté, et n’en valent plus aujourd’hui que 1836.
Mais là n’est pas le problème. Ce qui compte, c’est que ce statut me donne le droit de dire qu’il est temps, dans cette société comme dans bien d’autres du CAC 40, que les petits actionnaires soient enfin représentés dans la direction de ces groupes.En conséquence, je demande que soit tenue d’urgence une Assemblée Générale, convoquée selon les modalités des articles 22 et 26 des statuts de Renault SAS. En outre, je déclare que je suis candidat au Conseil d’Administration de la société Renault, et même, en tant que de besoin, à la présidence de cette société, s’il ne se présente pas d’autres candidats capables de défendre à la fois les intérêts de l’emploi en France, des salariés et des actionnaires.
Cette annonce pourra surprendre ; je pense cependant avoir autant de titres à faire valoir que les habituels fonctionnaires émoulus de l’E.N.A., amis du pouvoir politique, et placés à la tête de fleurons de notre économie, sans toujours que leurs compétences soient couronnées de succès, c’est le moins que l’on puisse dire.
Docteur en droit, diplômé des Sciences politiques, je connais, comme ancien avocat international, le monde des affaires (et notamment ses contentieux). J’ai acquis une vaste expérience des milieux politiques et de leur fonctionnement au cours de 32 années de mandat parlementaire, auquel je renoncerais naturellement si ma candidature était acceptée. Je suis actuellement membre de la Commission des Transports du Parlement européen. Je connais personnellement de hauts dirigeants du Japon, pays dont je maîtrise la langue, la culture, les usages, et le droit, ce qui est un atout considérable pour la suite des relations entre Renault d’une part, Nissan et Mitsubishi de l’autre. Certes, je n’ai pas de compétence en matière d’ingénierie, mais c’est le cas de beaucoup d’autres dirigeants, y compris de la plupart des administrateurs actuels, et je suis disposé à m’entourer des meilleures expertises dans ce domaine.
Attaché à la présomption d’innocence, je ne me prononcerai aucunement sur la culpabilité éventuelle de M. Ghosn. En revanche, si j’étais placé par la confiance des actionnaires à la tête de cette entreprise, je me situerais immédiatement, en tant que « cost killer » d’un nouveau genre : je proposerais aussitôt à l’Assemblée Générale, dont les récentes décisions n’ont pas été respectées, la réduction des trois quarts de la rétribution anormalement élevée du président. Et j’indexerais définitivement les revenus des dirigeants sur deux indices :
- la progression des revenus de tous les employés,
- le cours de l’action.
Proportionner les revenus de chacun à leur apport dans l’entreprise est la première condition de la coopération de tous à la réussite commune.
https://gollnisch.com/2018/11/21/renault-assemblee-generale/
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La grogne des CRS contre la fiscalisation de leurs primes de déplacement
En marge des manifestations contre la réforme du Code du travail, les CRS ont également exprimé leur mécontentement. Ils sont plus de 2 000 à avoir consulté un médecin pour obtenir un arrêt maladie.
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Gilets Jaunes : La contestation commence à s’attaquer au nœud du problème : le coût de l’immigration
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Gilets jaunes: Macron,étouffez une révolution pacifique, et vous la rendez inévitablement violente.
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La fracture française
Gilets jaunes : l’exécutif cherche une réponse. Mais quelle réponse ?
Le premier ministre, dimanche soir, n’a pas semblé broncher sur l’essentiel de sa politique. Il entend la colère, mais tient le cap. On attend la réaction du Président qui doit s’exprimer devant les maires de France. Mais il ne fait pas de doute que le pouvoir est dans l’embarras. Les corps intermédiaires classiques, les syndicats, ne semblent guère plus à l’aise, d’abord parce que la CGT et Force ouvrière sont en crise, ensuite parce que si la contestation ne passe pas par eux, c’est qu’il y a des raisons pour cela. Les gilets jaunes constituent une part de la population qui ne se considère pas représentée par les partenaires sociaux habituels. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, en convient lui-même, tout en faisant des critiques sévères à l’égard d’un mouvement non encadré et qui risque de sérieuses dérives.
Bien sûr qu’il y a des risques, bien sûr que les organisations syndicales ont des pratiques et une déontologie bien nécessaires pour le dialogue social. Mais lorsqu’elles ne représentent plus manifestement toute la société, c’est qu’il y a un problème qui leur échappe ou qui les désarçonne.
C’est le message du géographe Christophe Guilluy qui se trouve de mieux
en mieux relayé, au fur et à mesure que ses analyses se trouvent confirmées par les événements. Deux géographies, deux sociologies s’opposent que Vincent Trémolet de Villers traduit dans Le Figaro en images suggestives : « Les gilets jaunes contre les doudounes noires, les rocades goudronnées contre les voies sur berge piétonisées, les pieds de poule des routes secondaires contre la fluidité des aéroports : les beaufs des champs contre les bobos des villes. »
Force est de reconnaître que c’est cette France marginalisée qui s’exprime en faisant éclater sa colère. Il faudra bien, d’une façon ou d’une autre, retrouver des liens avec cette France-là. Car sinon, ce sera l’impasse et l’explosion populiste mettra à mal une classe politique qui pourrait connaître le sort de son homologue italienne.
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Ce gueux de Jean Lassalle qui ose porter le gilet jaune à l’Assemblée !
Qui a eu cette idée folle d’inventer le gilet jaune ! Utiliser un ustensile obligatoire pour manifester son opposition à une décision gouvernementale, fallait y penser quand même ! Blanche-Neige voyait des nains partout. Voilà que le gouvernement voit du jaune partout.
La semaine dernière, à la réunion plénière du conseil régional d’Occitanie, ce sont les conseillers Rassemblement national qui se vêtirent de l’élégant vêtement, histoire de pousser l’ire de la présidente Delga à l’hystérie et la mettre dans le rouge ! Vite, un règlement pour interdire le port du jaune en plénière ! Et sur les routes de France ? Lorsque nous étions gamins, histoire de passer le temps, nous comptions les voitures selon leur couleur ou leur plaque d’immatriculation. Alors, une idée pour les parents qui doivent conduire leurs enfants à l’école ou au foot en bagnole, s’ils ont l’incongruité d’habiter un bled où le métro ne passe pas en bas de chez eux : leur faire compter les gilets jaunes déposés sur le tableau de bord des voitures croisées. Ils vont être occupés et apprendre rapidement les centaines.
En France, c’est bien connu, tout ce qui n’est pas interdit est autorisé. Or, si le Code de la route impose au « conducteur d’un véhicule à deux ou trois roues à moteur ou un quadricycle à moteur non carrossé » (rien n’est précisé pour les véhicules hippomobiles, cynomobiles ou à autres tractions animales comme le mulet ou le chameau) de disposer de cet équipement de protection individuelle [EPI, comme on dit au CHSCT !] sur lui ou dans un rangement du véhicule, rien ne lui interdit de le porter en toutes circonstances. C’est là le problème. Ironie du sort, malice du petit peuple, l’instrument obligatoire devient symbole de révolte. Va-t-il falloir préciser les conditions de port du gilet jaune, voire le restreindre ? User de la même sévérité républicaine que celle, bien connue, vis-à-vis du port de la burka et autres voiles intégraux qui sont, à bien y regarder, eux aussi, des EPI ? On y réfléchit peut-être déjà dans les rangs imaginatifs de La République en marche.
D’autant que ce péquenot de Jean Lassalle a osé, en ce mercredi après-midi, revêtir un gilet jaune dans l’enceinte sacrée de l’Assemblée nationale et, ainsi, distraire les questions au gouvernement. Ne bougeant pas un cil, le député des Pyrénées-Atlantiques est resté imperturbable aux injonctions du garde-champêtre Richard Ferrand, contraint d’ordonner une suspension de séance. La jacquerie des gilets jaunes ose provoquer, par Jean Lassalle interposé, Christophe Castaner, celui que, désormais, Marine Le Pen qualifie de garde du corps d’Emmanuel Macron, en remplacement de Benalla. « M. Lassalle, allez manifester hors de cet Hémicycle », ordonne Richard Ferrand. En vain. Mais, au fait, qui a dit que porter un gilet jaune dans l’Hémicycle est signe que l’on manifeste ? Après tout, Jean Lassalle n’a pas dit un mot. Qui sait s’il n’avait pas décidé de porter ce gilet par extravagance ou s’il n’avait pas oublié tout simplement de l’enlever en descendant de sa trottinette ? On a bien un député de La République en marche qui porte une lavallière et niche une araignée, non pas dans la tête, mais à la boutonnière ? Et si Jean Lassalle avait porté son gilet sous la veste, comme les messieurs très bien, qu’aurait dit M. Ferrand ?
S’il faut, maintenant, interdire ce qui est obligatoire dans ce pays, ça va devenir vraiment très compliqué. Mais résumons : 135 euros d’amende si vous ne portez pas le gilet jaune lors d’un arrêt d’urgence. 1500 euros d’amende (retenus sur ses indemnités) à Jean Lassalle pour avoir porté le gilet jaune dans l’hémicycle. Ubu roi voit des gilets jaunes partout…