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France et politique française - Page 2245

  • Notre capacité à nier le danger devient spectaculaire

    Notre capacité à nier le danger devient spectaculaire

    De Paul-Marie Coûteaux dans La Nef :

    Quiconque s’est un jour penché sur l’Histoire ne peut qu’être frappé par la capacité des hommes à s’aveugler devant les dangers collectifs qui les menacent, et les plus immédiats. On pense à l’espèce d’obstination avec laquelle les Français (et les Anglais) refusèrent de voir, au long des années trente, la montée du péril allemand – péril pourtant annoncé dès les premières victoires d’Hitler (près de 38 % aux élections de juillet 1932), et d’autant plus évident que son effrayant programme Mein Kampf avait été publié en 1925. Rares furent ceux qui s’alarmèrent – l’Action française dès 1930, ou le futur Pie XII qui, bien en vain, écrivait en 1929 : « C’est un homme à enjamber des cadavres et à fouler aux pieds tout ce qui est en travers de son chemin. » L’aveuglement des Européens fut si constant que, en 1939 encore, alors qu’Hitler violait les accords de Munich signés six mois plus tôt en envahissant la Bohême et la Moravie, le Premier britannique, Neville Chamberlain, répugnant à s’entendre avec Staline, n’accepta son offre d’alliance qu’après des mois de tergiversations, envoyant des plénipotentiaires par le bateau le plus lent qu’il avait trouvé : en août, las d’attendre, Staline finit par accepter l’offre d’alliance de Ribbentrop et signa le traité qui ouvrit à Hitler l’invasion de la Pologne, plongeant l’Europe dans les ténèbres que l’on sait.

    Aveuglements

    Ces aveuglements sont fréquents dans l’Histoire : les Français du XVIIIe siècle dénigrèrent le « renversement d’alliance » au profit de l’Autriche contre l’empire prussien naissant (ce fut l’une des causes de la Révolution, et de l’impopularité de « l’Autrichienne »), mais la suite prouva que c’était bien la Prusse qui était dangereuse. De même, quand Caton l’Ancien, effrayé par la prospérité de Carthage, achevait tous ses discours par le fameux « Delenda est Carthago », on raillait son entêtement de vieillard, alors même que la cité punique violait les traités de paix et attaquait Massinissa. Et qui ne se souvient des arguties des Byzantins qui, assiégés par les Turcs, n’en poursuivaient pas moins les querelles théologiques qui les séparaient sans cesse davantage de Rome et des royaumes d’Occident, seuls capables de les défendre ? « Discussions byzantines » : on en fit un proverbe, il ne servit d’aucune leçon. Comme me le dit un jour un de mes maîtres de jeunesse, Jacques Ellul : « Au début, les peuples commencent par aimer leurs envahisseurs ; quand ils se réveillent, il est souvent trop tard. » Bien des Français aimaient l’Allemagne, comme ils aimèrent, derrière leurs « philosophes », la jeune Prusse, les Romains la magnifique Carthage, comme les Byzantins, avant qu’ils ne la renversent, avaient conclu de multiples accords avec les Turcs…

    De même aujourd’hui, on ne veut pas voir avec quelle constance, l’islamisme fait la guerre aux chrétiens dans le monde entier […] Notre capacité à nier le danger devient spectaculaire : la chute de l’État islamique est fréquemment mise en relation avec la diminution des attentats pour conclure fièrement que la menace islamique régresse. C’est méconnaître (mais comment les connaître, quand tout est caché ?) les énormes progrès que font dans le monde entier les réseaux islamistes, dont les effectifs auraient au mieux triplé depuis deux ans, dont les « trésors de guerre » (reconvertis souvent en placements boursiers) deviennent si imposants qu’ils constituent l’une des plus grandes puissances financières du monde, dont les réserves en armes de plus en plus lourdes, des massifs d’Afghanistan aux forêts d’Afrique centrale, ne cessent de croître : méconnaître en un mot que le péril, loin d’être écarté parce que les stratégies changent, est plus grave d’année en année.

    Il y a pire : notre refus collectif de voir et nommer le danger fait commettre aux dirigeants des pays de civilisation chrétienne des erreurs stratégiques stupéfiantes : oui, la France, sur ordre de MM. Sarkozy et Juppé, puis Hollande et Fabius, a bel et bien fourni des armes à des « rebelles syriens » qui étaient en réalité des conscrits du djihad ; oui l’UE continue à accorder à la Turquie de substantiels « crédits de pré-adhésion », les négociations d’adhésion n’étant toujours pas suspendues malgré les innombrables provocations d’Erdogan qui vient d’obtenir que l’Allemagne naturalise les familles polygames et invoque ouvertement la grandeur de l’Empire ottoman, lequel soumit pourtant une partie de l’Europe à un joug atroce. Oui, M. Trump se trompe d’adversaire en choisissant pour ennemi prioritaire et obsessionnel l’Iran, alors que les foyers islamistes sont en Turquie et dans les pays du Golfe, avec lesquels nous entretenons les meilleurs rapports, ses menaces de déclencher l’apocalypse sur l’ancienne Perse ne faisant que jeter de l’huile sur le feu islamiste. À moins que ce ne soit son but…

    https://www.lesalonbeige.fr/notre-capacite-a-nier-le-danger-devient-spectaculaire/

  • Nouveaux clivages certes

    6a00d8341c715453ef0240a461bd60200c-320wi.jpgToute une partie, que l'on situe à droite sur l'éventail des opinions politiques, restera toujours convaincue de l'absence de nouveauté sous le soleil. Pour un réactionnaire digne de ce nom, les choses ne sauraient se reproduire qu'à l'identique. Pour son adversaire de gauche, au contraire, on repartira toujours à zéro, car les leçons du passé, outre que l'idéologie cherchera de façon perpétuelle à en effacer la mémoire, ne servent à rien.

    La cause de la vérité et de la liberté ne peut se confondre, bien sûr, avec ces deux types d'aveuglements symétriques. Héraclite semble l'avoir déjà située dans les fulgurants fragments qui nous ont été transmis, à plus de 2 500 ans de distance, aux alentours de la 70e olympiade : "la seule chose qui ne change pas c'est le changement".

    Des clivages évolutifs, on pourrait en évoquer pas mal.

    D'autres reviendront à reprendre le combat des mêmes contre les mêmes, sous des apparences différentes.

    Ainsi l'affaire Vincent Lambert déchaîne-t-elle de vraies passions. Sans doute n'existerait-elle pas sans le progrès médical des dernières décennies. Or, elle recrée un partage des eaux, à la fois inédit et renouvelé, entre défense de la vie et hantise de la déchéance.

    Plus radicalement, de la Baltique à l'Andalousie la plupart des études réalistes de l'opinion[1] placent, bien avant l'écologisme des bobos encadrant des bébés, l'immigration en tête des préoccupations citoyennes. Nos technocrates et nos toutous médiatiques peuvent bien se refuser à nommer son corollaire, l'islamisme, cela demeure bien central aux yeux des Européens.

    Qu'on permette à l'auteur de cette chronique de se répéter lourdement, et d'observer, à nouveau, qu'il s'agit bien de la fracture la plus nette et la plus profonde[2]. Elle a remplacé, aujourd'hui, celles qui se sont succédé au royaume des Lys, depuis la réunion des États Généraux en 1789.

    Cette question s'est bel et bien installée dans le débat public avec le discours prophétique d'Enoch Powell (1912-1998). Prononcé au congrès conservateur de 1968, il assura la célébrité de son auteur autour d'une citation de Virgile, redoutant des flots de sang. Cette transgression des mots d'ordre politiquement corrects valut à l'orateur d'être banni de la droite britannique. Bien des observateurs considèrent que c'est bien sa descendance qui l'a emporté lors du vote en faveur du Brexit en juin 2016.

    En France, après avoir stagné dans les années 1970, le mouvement de la flamme tricolore prit son essor, Mitterando regnante, dans les années 1980. Il avait adopté, entre-temps, ce cheval de bataille controversé inventé par François Duprat, lui-même rappelé au Ciel en 1974. Mais 45 ans plus tard, mesurant la progression continue de la protestation, on considère encore comme un succès d'avoir engrangé 25 % des suffrages autour d’une revendication qu'approuvent 65 % des électeurs.

    Une phrase, banale et même très plate dans son énoncé, a donc été prononcée par le Premier ministre Édouard Philippe au soir de ce 26 mai, supposé crépusculaire pour le parti de M. Wauquiez : "Les anciens clivages ne sont plus. De nouveaux sont apparus."[3]

    Préemptant la fin de l'opposition entre droite et gauche et des deux partis, "qui ont gouverné la France pendant plus de 50 ans", l’ancien maire du Havre appelle en fait à la macronisation d'une droite en déshérence. Peut-être, le chef du gouvernement envisage-t-il aussi un renforcement du poids des supposés conservateurs-réformateurs au sein de la coalition au pouvoir. On laisse courir la rumeur de sa candidature unificatrice contre Anne Hidalgo à Paris.

    Le 12 juin on pourra mesurer l'ampleur de sa vision du monde, sans aucun doute fascinante pour le petit peuple et grisante pour son élite éclairée. Il s'exprimera en effet, si Dieu nous prête vie, dans le cadre du discours de politique générale qu'en principe il s'apprête à prononcer devant l'Assemblée nationale.

    Dès maintenant il promet la reprise du programme présidentiel de 2017, largement avorté jusqu'ici.

    On verra bien ce jour-là quelle relance des réformes envisage de réactiver le pouvoir actuel, installé en 2017 sur ce mot d'ordre. On pressentira sans doute sa préoccupation teintée d'électoralisme, en vue du prochain scrutin municipal. Cette tare, mais aussi cette sauvegarde du régime, étreint comme d'habitude nos gouvernants.

    On s'emploie trop souvent à présenter pour essentiels les débats économiques.

    Or, on les envisage toujours, en notre Hexagone, sous l'angle des interventions étatiques. On ne veut jamais y voir la supériorité de la liberté des individus, plus intelligente que la contrainte des réglementations : ce choix décisif réapparaîtra bientôt.

    JG Malliarakis 

    Apostilles

    [1] Lire à ce sujet l'article très important de Dominique Reynié [titre probablement choisi par la rédaction du Figaro et d’ailleurs trompeur] : "Les citoyens européens ne veulent pas la fin de l’Union." 
    [2] cf. L'Insolent du 24 mai : "Petit bilan de campagne" 
    [3] cf. "Edouard Philippe capitalise sur les ruines de LR et sort renforcé"

    https://www.insolent.fr/

  • Le Rassemblement national est désormais un parti du Système

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    « J’ai siphonné les voix du Front national », se vantait Nicolas Sarkozy, après son élection en 2007. On se demande ce qu’il siphonne, désormais, contemplant la débâcle de son parti aux élections européennes.

    Du côté du Rassemblement national, on peut dire, à juste titre : mission accomplie. Au terme d’une lutte de plus de quarante ans, ce parti fondé sur un nom – Le Pen – et sur un thème – l’immigration – vient de s’imposer comme le champion unique de la droite populaire.

    De fait, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris MatchCNews et Sud Radio publié ce mercredi 29 mai, Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’opposeraient de nouveau, avec des scores supérieurs à ceux de 2017, si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain.

    Renforcé par l’état sécuritaire du pays, qui lui donne raison tous les jours, autant et plus que par la tactique de LREM visant à en faire son adversaire principal, le Rassemblement national se maintient en tête des suffrages, élection après élection, dans les scrutins proportionnels.

    Le changement de nom, en 2018, fut une opération bénéfique. Parvenu à ces sommets électoraux, il ne s’agit plus de faire « front » contre mais d’unir et de rassembler pour la conquête réelle du pouvoir, qui est en soi un exercice de pacification et d’unité.

    Les Républicains, de leur côté, sont pris en étau entre le parti libéral libertaire créé par Emmanuel Macron et le RN, parti conservateur et populaire. Leur réservoir de voix s’amenuise comme peau de chagrin. La bourgeoisie mondialisée a choisi son camp, et la bourgeoisie conservatrice, espèce aussi brillante que menacée, pèse moins de deux millions de voix.

    Il est temps de le constater : la compétition au suffrage universel tendant inexorablement au bipartisme, RN et LREM font désormais système. Le Rassemblement national est le nouveau parti de la droite.

    Ce nouveau statut est un défi pour le RN. Encore structuré comme une tribune d’opposition, le parti doit se doter des cadres, locaux et nationaux, qui rendront l’alternance crédible et rassurante.

    Des cadres qui ne se satisfassent pas de réagir, de critiquer, de dénoncer, mais des cadres qui proposent, rassemblent, construisent, perçoivent la complexité de l’action, savent l’inscrire dans le temps long, travaillent avec compétence et lucidité.

    Théophile Morel

    https://www.bvoltaire.fr/le-rassemblement-national-est-desormais-un-parti-du-systeme/

  • Une juriste explique aux migrants comment obtenir l’aide médicale d’État

    « Tu vis en France? Tu n’as pas de papiers? N’attends pas d’être malade, avant de te demander comment te faire soigner. Essaye d’obtenir ton AME. Je t’explique tout dans la video!« 

    Merci à paolus

    http://www.fdesouche.com/1216101-une-juriste-explique-aux-migrants-comment-obtenir-laide-medicale-detat
  • Vous avez aimé la machine à perdre ? Avec Geoffroy Didier, vous allez la garder

    Vous avez aimé la machine à perdre ? Avec Geoffroy Didier, vous allez la garder

    Geoffroy Didier, secrétaire général des Républicains, s’est livré à une charge contre “la droite”, dans une tribune publiée sur le site du Monde. N’ayant pas encore compris que les électeurs libertaires de LR sont partis chez Macron tandis que les autres se rallient au RN, il appelle à gauchir encore plus son parti :

    Je propose que la droite se pose au moins la question de l’ouverture de la procréation médicalement assistée, qui serait une avancée sociale comme le furent de fait le mariage pour tous, et avant le PACS, et avant l’IVG”.

    https://www.lesalonbeige.fr/vous-avez-aime-la-machine-a-perdre-avec-geoffroy-didier-vous-allez-la-garder/

  • Attentat à Lyon : le mur du politiquement correct des grands médias

    Les médias parlent des fortifications construites en Israël, ils déblatèrent sur la clôture renforcée contre les migrants en Hongrie, ils vocifèrent sur le mur que Trump tente de construire à la frontière mexicaine. Ces actions sont analysées, scrutées, dénoncées, dévoilées comme des scandales. 
    Il n’y a pas de phrases assez dures dans les journaux pour décrire ces « horreurs ».
    Pourtant, il y a un autre mur qui existe et dont les grands médias ne parlent jamais, un mur non en pierre ou en béton mais en pensée unique et en opinion convenue : c’est le mur du politiquement correct. 
    Celui que les médias refusent de franchir, celui qui interdit de nommer, de discriminer (comme ils disent), celui qui transforme un descendant d’allochtones, notamment musulman, en « jeune des cités », sans plus de précision, pour ne pas fissurer la bien-pensance.
    Car si radio et télévision valorisent journellement l’intégration dans les écoles ou le travail, a contrario, ils ont un regard méfiant sur ceux qui prônent la protection des frontières. 
    Le but est simple : laisser passer un minimum de mots sur l’insécurité terroriste ou ordinaire provenant de personnes issues de l’immigration. 
    Hélas, pour ces médias, il devient parfois impossible de cacher la vérité.
    C’est le cas pour Mohamed Hichem M., cet Algérien qui a conçu le colis piégé dont l’explosion a fait treize blessés, le 24 mai dernier à Lyon. 
    Le Parisien est bien allé chercher à Oran le témoignage surprenant d’Islaam le « meilleur ami » de Mohamed. 
    Un ami qui déclarait : « Quand bien même il aurait des compétences pour fabriquer une bombe, jamais il ne ferait de mal à quelqu’un… Il n’est pas du tout un extrémiste. Il n’a jamais été violent, tout le monde l’adore ici. Il est musulman, fait la prière et le ramadan, mais il n’est pas du tout extrémiste. Lorsqu’on discute de religion, c’est pour parler du prophète et des versets du Coran, mais pas de l’État islamique. »
    Sauf que l’exploitation de son matériel informatique saisi au cours des perquisitions a mis en évidence des recherches sur Internet relatives au djihad et que le suspect vient d’admettre avoir fait allégeance à Daech.
    Mais pour les médias du système, il ne pouvait être qu’un brave gosse à vélo, un étudiant en informatique qui était également pion au Lycée Ampère à Lyon. 
    Or, l’école lyonnaise, où il était censé être inscrit, a précisé qu’il n’avait jamais fait partie de l’établissement. 
    Ayant des visas de court séjour, il avait demandé un visa étudiant qui lui avait été refusé.
    Si ce terroriste était clandestin et surveillant dans un lycée, qui l’a recruté pour cet emploi ? 
    Qui a signé pour sa protection sociale ? 
    Qui a vérifié qu’il faisait véritablement partie d’un établissement universitaire ?
    Cela est le cas, aussi, de ce chauffeur de car qui, à Paris, a écrasé un automobiliste, mardi dernier, quai Voltaire. 
    Celui-ci, « furieux d’avoir été percuté », sort de son véhicule et se dirige vers le chauffeur du bus, la discussion s’envenime, ils finissent par se battre. 
    Puis le chauffeur du car touristique reprend sa place au volant, démarre et écrase l’automobiliste contre un bus. 
    Âgé de 56 ans, ce dernier meurt sur le coup. 
    Le conducteur, interpellé pour « homicide volontaire », est présenté sans plus de précision comme un simple Parisien âgé de 46 ans résidant dans le XVe arrondissement. 
    Il faut aller sur Valeurs actuelles pour en apprendre un peu plus : l’auteur s’appelle Omar M., né en Algérie en 1973.
    On le voit, le mur vient de se lézarder par deux fois mais il tient bon. 
    J.-P. Fabre Bernadac

  • Municipales 2020 : Goasguen (LR) prêt à s’allier avec LREM à Paris

    Le député LR Claude Goasguen, ancien maire du XVIe arrondissement de Paris, s’est dit favorable vendredi à une alliance entre son parti et la République en marche en vue des municipales de 2020 dans l’objectif de «battre Anne Hidalgo».

    Interrogé sur Sud Radio au sujet d’une possible alliance entre LR et LREM en mars prochain, Claude Goasguen a répondu: «Oui. Si on peut avoir un candidat unique, ça serait l’idéal à Paris pour battre Madame Hidalgo», la maire PS sortante. Une «nécessité» qui «dépasse les contingences politiques», selon lui. «Je suis même prêt à m’allier à des gens de gauche s’il le faut parce que Madame Hidalgo met Paris dans une situation insupportable», a ajouté le député, insistant: «Macron n’est pas Hollande. Arrêtons de faire de l’opposition systématique». […]

    Le Figaro

    http://www.fdesouche.com/1215673-municipales-2020-goasguen-lr-pret-a-sallier-avec-lrem-a-paris

  • SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 OCTOBRE 2019, À RUNGIS : 13e JOURNÉES DE SYNTHÈSE NATIONALE

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    RETENEZ CES DATES

    Vous serez régulièrement informés sur ce site sur le programme de ces journées...

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  • Macron n’a fait qu’aligner la gauche française à la social-démocratie européenne

    Macron n’a fait qu’aligner la gauche française à la social-démocratie européenne

    De Benoît Dumoulin dans L’Incorrect :

    Le scrutin du 26 mai est un véritable séisme. Pour la première fois, les deux formations politiques qui structuraient le Parlement européen depuis 1979, le PPE et les sociaux-démocrates, perdent la majorité absolue des sièges et devront composer avec les Verts et les Libéraux pour former une coalition. Les premiers, forts de leurs succès en France et en Allemagne, gagnent 20 sièges, et les seconds, au sein desquels siègeront les députés LREM, en enregistrent 30 de plus. Si bien que l’un et l’autre seront très convoités pour former une majorité et pourront se montrer exigeants. On se dirige donc vers une coalition à l’allemande regroupant tous les partis favorables à l’approfondissement de la construction européenne. […]

    C’est au niveau français que le scrutin a révélé des surprises lourdes de conséquences. D’abord, l’élection confirme l’effacement des anciens partis de gouvernement qui totalisent moins de 15% des voix, au profit du duel Macron-Le Pen, qui est l’assurance vie de la réélection d’Emmanuel Macron en 2022. Celui-ci avait tué le PS en 2017, il a poursuivi son œuvre de recomposition de la vie politique en tuant LR.

    Contrairement à ce que l’on peut lire, ce n’est peut-être la fin du clivage droite / gauche autour duquel s’était structurée notre vie politique, mais simplement son évolution. En effet, Macron n’a fait qu’aligner la gauche française, encore archaïque et rivée aux 35 heures, à la social-démocratie européenne. Macron a fait en 2017 ce que Blair ou Schröder ont fait dans les années 2000 : un parti libéral, progressiste et pro-européen. LREM n’est que le nouveau visage de cette gauche qui reste progressiste mais aime l’argent, d’abord parce qu’elle s’est enrichie au fil des années, les anciens révolutionnaires devenant des apparatchiks nantis, et ensuite parce qu’elle estime que le socialisme a échoué et qu’il est temps, pour elle, d’appliquer à la sphère de l’État les méthodes de gouvernance issues de l’entreprise.

    En face, la droite dite de gouvernement, qui n’était pas encore morte en 2017, n’a jamais été capable de comprendre qu’il lui appartenait non seulement de recentrer son discours sur les thématiques identitaires – ce qu’elle a en partie fait – mais de nouer des alliances avec le RN, ce qu’elle n’a jamais voulu. Faute de clarification politique, elle se retrouve perdante sur les deux tableaux puisqu’une partie de son électorat a basculé chez Emmanuel Macron dont elle se sent plus proche, tandis que l’électorat conservateur et souverainiste, s’estimant trahi à chaque élection, ne peut lui accorder sa confiance, en dépit de la présence de François-Xavier Bellamy qui était une belle prise de guerre de Wauquiez mais n’a eu aucune influence sur la composition de la liste ni sur la stratégie de LR.

    Cela confirme, s’il en était encore besoin, que l’UMP, véritable auberge espagnole, était une imposture voulue pour agréger des partis qui reposaient sur des rentes électorales sans éprouver le besoin de clarifier leur ligne politique. Cela a fonctionné jusqu’au moment où Macron a bouleversé le jeu politique. Le tort de Wauquiez, c’est de n’être pas allé jusqu’au bout de cette clarification et de n’en avoir pas tiré toutes les conséquences au niveau électoral en 2017. Maintenant, il se retrouve en position de faiblesse et replié sur une base électorale très réduite. […]

    https://www.lesalonbeige.fr/macron-na-fait-qualigner-la-gauche-francaise-a-la-social-democratie-europeenne/

  • Que doit faire LR pour survivre aux prochaines municipales ? Voici vos réponses !

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    La question de notre dernier sondage était : « Que doit faire LR pour survivre aux prochaines municipales ? »

    Découvrez les réponses des lecteurs de Boulevard Voltaire. Merci à tous d’avoir participé !

    https://www.bvoltaire.fr/que-doit-faire-lr-pour-survivre-aux-prochaines-municipales-voici-vos-reponses/