Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 2344

  • La Révolution a créé la politique, processus d’action du pouvoir d’Etat en fonction de mots d’ordre élaborés en des sociétés de pensée

    La Révolution a créé la politique, processus d’action du pouvoir d’Etat en fonction de mots d’ordre élaborés en des sociétés de pensée

    Longtemps ignoré, Augustin Cochin (1876-1916) fut redécouvert à la fin des années 1970 par François Furet, qui montra l’intérêt de son analyse des sociétés de pensée, pour la pleine compréhension de la Révolution française. Cochin expliquait la Révolution par les lois de fonctionnement des sociétés et des groupes. Il proposait ainsi une interprétation sociologique de la Révolution, et, au-delà, de la démocratie contemporaine. Cochin est désormais intégré au club des grands historiens de la Révolution, et même des philosophes et des sociologues de la démocratie. Mais cette intégration ressemble à une récupération. Elle est le fait d’une Université républicaine acquise à une conception consensuelle de la Révolution et de la démocratie libérale, expurgée des interprétations idéologiques caractéristiques des temps où l’une et l’autre étaient l’objet de débats passionnés. Avec son analyse distancée du fonctionnement des sociétés de pensée, Cochin favorise la promotion d’une vision dépolitisée de la Révolution et de la République, l’une et l’autre étant ainsi à l’abri de la critique partisane.

    La présentation qui est ainsi faite de son oeuvre fait oublier qu’il fut avant tout et surtout un contempteur de la Révolution, inspiré par une conception thomiste de l’homme et de la société, et que s’il reconnut l’intérêt heuristique de la sociologie durkheimienne, il en récusa constamment le substrat exclusivement rationaliste et athée. Cochin n’a pas seulement rénové l’étude de la Révolution, il a rénové d’abord l’historiographie contre-révolutionnaire elle-même, en lui donnant un argumentaire moderne, compréhensible pour nos contemporains. C’est à cette tâche de réhabilitation de la pensée d’Augustin Cochin qu’oeuvre Yves Morel dans cet ouvrage.

    Voici un extrait tout à fait pertinent sur l’un des nombreux effets pervers de la Révolution :

    [L]a Révolution est à l’origine non seulement de nos institutions modernes et de notre démocratie, mais de l’apparition du politique comme domaine spécifique, autonome relativement au social et aux institutions. Ce domaine relève d’une activité exercée par des professionnels de la production non des idées, mais de leur formulation partisane en préceptes et mots d’ordre, de leur circulation et ” de la formation, sous la conduite de sociétés, clubs, partis et groupes de pression ” constitués pour conquérir le pouvoir ou l’infléchir suivant leurs vues. Et ces dernières sont de nature purement discursive et morale, et excèdent amplement les simples intérêts de classes, de corps ou d’ordres. Selon Furet, Cochin est celui qui a compris que la Révolution avait créé la politique, au sens où nous l’entendons aujourd’hui, c’est-à-dire un processus de constitution et d’action du pouvoir d’Etat en fonction d’idées ou, plus exactement, de principes, de formules et de mots d’ordre élaborés initialement en des sociétés de pensée, puis défendues et promues par des clubs et enfin incarnés par des partis. Cette conception de la politique diffère essentiellement de celle qui prévalait sous l’Ancien Régime où elle se confondait avec les vues et les décisions du pouvoir relativement aux intérêts de la nation, et ressortissant au prince situé à la tête d’une société d’ordres foncièrement organique et inégalitaire. Le prince décidait, conseillé par ses ministres. Ceux-ci, chargés de l’exécution de ses décisions, étaient recrutés le plus souvent au sein de la noblesse (d’épée ou de robe), vivier des grands serviteurs militaires, administratifs et politiques de l’Etat, ou encore du clergé, étaient des spécialistes de leurs fonctions, compétents dans l’accomplissement de leur tâche dont ils ne sortaient pas, et ne se prononçaient pas sur l’ordre politique et social qui les transcendait et dont ils étaient, sans l’ombre de la moindre discussion possible, les serviteurs naturels et dévoués, selon la volonté du roi. Exerçant certes une fonction de nature politique, le ministre n’était pas pour autant un homme politique, mais un homme d’Etat […] mettant en oeuvre sa politique […]. Il existait bien des ministres, qui ne portaient pas d’ailleurs ce titre, mais pas de “personnel politique” ou de “classe politique”. Il appartint à la démocratie de créer ces derniers ainsi que “l’homme politique”. Celui-ci se présente comme un personnage adonné à la vie politique entendue uniquement comme l’exercice du pouvoir ou d’une fonction ministérielle, mais également – voire avant tout – comme le porte-parole d’idées générales relatives à l’ordre politique et social conçu comme une libre création rationnelle de l’homme.

    https://www.lesalonbeige.fr/la-revolution-a-cree-la-politique-processus-daction-du-pouvoir-detat-en-fonction-de-mots-dordre-elabores-en-des-societes-de-pensee/

  • In Memoriam. Guillaume Faye (1949-2019), artisan du réveil de l’Europe colonisée

    guillaume-faye_Jeune-Bretagne-Crise-européenne-12-1-600x401.jpg

    Le polémiste Guillaume Faye a rendu les armes. Les dieux lui réservent à coup sûr une place de choix au banquet des héros. En attendant, l’Europe vient de perdre un artisan de son réveil, lui qui avait annoncé, avant tout le monde, la colonisation de l’Europe, le grand remplacement, l’immigration massive venue d’Afrique et d’Asie, et le scénario qui se trame aujourd’hui sous nos yeux.

    C’est en 2002 que j’ai été foudroyé à la lecture du livre La Colonisation de l’Europe, discours vrai sur l’immigration et l’islam, paru en 2000 (L’Aencre). À peine âgé de 18 ans alors, j’ai littéralement bu cet ouvrage, qui a profondément remué le militant de la gauche nationaliste bretonne que j’étais à l’époque et qui a été l’un des déclics de mon engagement au sein de la mouvance identitaire par la suite. Quelques années plus tard, lors d’un congrès d’Adsav, le parti du peuple breton, j’ai eu l’immense honneur, à l’époque, de précéder l’allocution de Guillaume Faye à la tribune. Une allocation, qui, elle aussi, par son dynamisme, par son humour, par son entrain, par son efficacité, par son éthylisme également, avait subjugué la salle.

    Je ne pourrai pas parler de Guillaume Faye avant cette période, ne l’ayant pas connu. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, licencié d’histoire et de géographie, Guillaume Faye a également fait des études de lettres classiques et de philosophie. Il a travaillé comme journaliste au Figaro-Magazine, à Paris-Match, à VSD, à Magazine-hebdo, à Valeurs actuelles et à la radio « libre » La Voix du Lézard. Il fut un théoricien de la Nouvelle droite, « un pourfendeur virulent de la société établie, de l’Occident et des idéologies occidentales, ainsi qu’un chaud partisan d’une alliance entre l’Europe et le tiers-monde » peut-on lire sur la fiche Metapedia le concernant.

    C’est surtout à partir de 1998, période à laquelle il commence à publier plusieurs livres de réflexion, qu’il devient penseur identitaire reconnu. C’est également à cette période que sa route se sépare du GRECE.

    Je ne rentrerai pas dans des débats que les gens de même pas 20 ans à l’époque ne pouvaient pas connaître. Le fait est que Guillaume Faye, par sa plume incisive, par son franc-parler, par la manière de décrire simplement des situations sans perdre son temps en philosophie abstraite, a su parler à une jeunesse qui se voulait militante, activiste, et rebelle.

    De Pourquoi nous combattons à L‘Archéofuturisme (et à sa deuxième version, 2.0) en passant par son programme politique ou par un Sexe et Dévoiement d’anthologie, tout chez Guillaume Faye était inventif, provocateur, créatif, percutant. Guillaume Faye était l’anti-réactionnaire par excellence. Il avait compris qu’il fallait regarder vers le futur, et qu’il ne fallait pas être réfractaire à l’évolution, au progrès technique, aux nouvelles technologies. Qu’il fallait juste s’en servir, les faire évoluer, les dompter, les rendre utile, pour notre civilisation.

    Je n’ai pas encore lu son dernier livre Guerre civile raciale, mais il est évident que ce vieux loup de Guillaume Faye a sans doute continué à balancer quelques obus politiques dans ces pages !

    Depuis que je l’ai connu, j’ai eu plusieurs fois l’occasion, l’honneur de discuter et d’échanger avec lui, notamment lors de ses venues à Ti-Breizh, la maison de l’identité bretonne de Guerlesquin. Guillaume Faye, esprit curieux et ouvert, a toujours suscité des critiques, des remarques. Qui m’ont toujours profondément agacé. Oui, il buvait plus que de raison. Peut-être même se droguait-il. Oui, il a eu une vie totalement débridée. J’ai envie de dire, et alors ? Ce génie laisse derrière lui une œuvre complète qui, dans plusieurs siècles, permettra peut-être d’expliquer pourquoi notre civilisation est morte ou bien alors, ce que j’espère, comment est-ce qu’elle a réussi à faire face aux maux qu’elle traversait… Et aux génies, on se doit de pardonner tous les excès, puisqu’ils font eux aussi partie des traits du génie ! 

    Guillaume Faye était un génie politique, quoi qu’en disent ses détracteurs, parfois sans doute par jalousie inavouée. Certains de ses livres, comme La Nouvelle question juive ou Comprendre l’islam, ont suscité des grosses critiques politiques, ou moins d’intérêt ? Gardons de lui ce qu’il est essentiel de garder.

    La Colonisation de l’Europe, bien avant le succès plus grand public de Laurent Obertone. L’Archéofuturisme, sans que quiconque n’ait réussi à produire depuis une synthèse entre notre longue mémoire et notre avenir. Il faut lire, faire lire, faire relire Guillaume Faye autour de soi. Il avait écrit ce qui se passe aujourd’hui, et l’avait dénoncé, avant tout le monde, tandis que d’autres, pour ne pas saborder de modestes carrières, se planquaient.

    C’est n’est qu’un Au Revoir Guillaume. Tu dois enfin pouvoir te reposer là où tu es. Sans doute encore un verre de vin à la main, mais l’alcoolisme n’est plus une maladie là où tu es, c’est certain ! Nous, de notre côté, nous continuerons de parcourir tes livres, nous les lirons, nous les transmettrons. Ils nous permettront de garder les yeux grands ouverts, et d’affronter, dès aujourd’hui, les menaces auxquelles l’Europe est confrontée.

    Un Européen libre et rebelle nous a quittés.

    YV Tribune reprise de breizh-info.com

    https://fr.novopress.info/213862/in-memoriam-guillaume-faye-1949-2019-artisan-du-reveil-de-leurope-colonisee/#more-213862

  • Il y a plus de liberté médiatique en Hongrie qu’en France

    Il y a plus de liberté médiatique en Hongrie qu’en France

    Selon Nicolas Dupont-Aignan, dans l’émission « Face aux Chrétiens » de La Croix-KTO-Radio Notre-Dame et RCF :

    « Il y a plus de liberté médiatique en Hongrie ou en Pologne qu’en France ». « Il faut arrêter avec cette espèce de salissure incroyable sur le régime de Viktor Orbán »

    Le chef du gouvernement hongrois ne se rend coupable d’« aucune dérive autoritaire ».

    « C’est une invention, une invention absolument délirante parce que simplement, Viktor Orban, la Pologne, veulent défendent leur identité ».

    Nicolas Dupont-Aignan a annoncé qu’il rencontrerait bientôt le Premier ministre hongrois, dont il souhaite que le parti « puisse rejoindre le groupe ECR » au Parlement européen.

  • Le divorce des Français d’avec la presse est aujourd’hui consommé

    Capture-11.png

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’État macronien actuellement en place ne recule devant rien pour protéger ses thuriféraires. Ainsi, après que le pouvoir en place a couvert pendant plusieurs semaines le barbouze Benalla, c’est aujourd’hui la chef du service politique internationale de France 24, Roselyne Febvre, qui profite de la protection d’une unité entière de CRS, suite aux menaces dont elle a fait l’objet pour ses propos délirants sur les gilets jaunes. Il faut dire que la journaliste, si tant est que ce titre puisse encore lui être appliqué, n’y est pas allée de main morte. En effet, face à ses deux collègues manifestement gênés par ses propos outranciers, madame Febvre n’a pas hésité une seconde à traiter ceux qui manifestent pour leur survie sur les ronds-points de France, depuis des mois, de « branquignols », de « racistes », d’« antisémites » et de « complotistes ». Bel exemple d’amalgame inconsidéré, de manque de vision politique et de parti pris flagrant. Pour une personne qui se prétend journaliste, donc témoin objectif et respectueux de la vérité, les limites ont, une fois de plus, été largement dépassées.

    Comment s’étonner, dès lors, de ce que le divorce d’une majorité de Français d’avec la presse soit aujourd’hui consommé ? C’est ainsi que jamais, depuis trente-deux ans, la confiance de nos concitoyens dans les médias n’a été aussi basse. Ils ne sont que 38 % (moins 10 % en 1 an) à faire confiance à la télévision, 44 % à la presse écrite et 50 % à la radio. Bien plus : les trois quarts des personnes interrogées (sondage institut Kantar SOFRES, janvier 2019) jugent que les journalistes ne sont ni indépendants du pouvoir politique ni des pressions d’argent.

    Roselyne Febvre est ainsi devenue l’illustration parfaite d’une réalité qui devient un vrai problème de société. Tout comme Nicolas Dupont-Aignan sommé de quitter le plateau de l’émission « C à vous » sur France 5 pour avoir osé dire à un certain Patrick Cohen ses quatre vérités par rapport aux relations de complicité évidente que le journaliste entretient avec le pouvoir en général et Macron en particulier.

    Face à ces chiffres sans appel et aux prises à partie régulières dont les journalistes sont l’objet sur le terrain de la part de membres du corps social, qu’il s’agisse de gilets jaunes, de syndicalistes ou de simples travailleurs, n’importe quelle autre corporation s’interrogerait. Mais pas la presse. Persuadée de détenir le pouvoir – ce qui, dans une certaine mesure, n’est malheureusement pas faux -, convaincue de dire la vérité, qui n’est bien souvent que sa vérité. Encouragée, pour une partie d’entre elle, par un pouvoir politique qui a bien compris l’intérêt que cela représente pour lui, la presse est, aujourd’hui, coupée de la population.

    Dans ce contexte, faute d’un lectorat qui lui préfère désormais les médias alternatifs, voire même les informations relayées par les réseaux sociaux, nos médias survivent à coups de subventions et continuent de faire comme si de rien n’était, monopolisant les plateaux télé et les unes des journaux pour leur simple compte. C’est ainsi que l’on assiste, de plus en plus souvent, à des émissions hors-sol auxquelles participent les inféodés au système, souvent les mêmes, et où toute forme de contradiction est bannie au nom d’un prêt-à-penser venu d’en haut.

    Dans ce contexte, les forces de l’ordre, décidément mangées à toutes les sauces, n’ont pas fini de garder les studios de télévision et les locaux de presse et de devoir protéger des journalistes ineptes.

    Olivier Damien

    http://www.bvoltaire.fr/le-divorce-des-francais-davec-la-presse-est-aujourdhui-consomme/

  • Acte 17 : les Gilets jaunes également rassemblés en régions... et à Londres !

    Capture.jpgLille, Rouen, Bordeaux, Montpellier ou encore Toulouse faisaient partie des villes mobilisées pour l'acte 17 des Gilets jaunes. 
    Le mouvement de contestation a également touché Londres, au Royaume-Uni.

  • Emmanuelle Ménard : « Ce défilé de femmes voilées, en cette journée de la Femme, était juste une provocation »

    TFftvR69_400x400.jpg

    8 mars, Journée internationale de la femme. À cette occasion, Emmanuelle Ménard, députée de l’Hérault, a voulu rendre hommage à une belle figure de femme, Jacquette de Bachelier, qui vivait à Béziers aux XVIe et XVIIe siècles. Par ailleurs, la députée explique pourquoi la municipalité de Béziers a décidé d’interdire un stand de femmes portant le voile islamique à l’occasion du Salon de la femme et du bien-être.

  • “Gilets jaunes” : la mobilisation en hausse à 14 heures pour l'acte 17

    Gilets jaunes.pngPour leur 17e journée de mobilisation, des “gilets jaunes” sont rassemblés, ce samedi 9 mars, à Paris, mais aussi à Rennes, Rouen, Laval ou au Puy-en-Velay.
    Ce samedi 9 mars, comme chaque weekend depuis le 17 novembre, les « gilets jaunes » sont de nouveau réunis dans plusieurs villes de France en opposition à la politique menée par l’exécutif.
    Des rassemblements ont été rapportés à Rennes, Rouen, Laval ou encore Longuenesse (Pas-de-Calais). À Paris, un cortège est parti des Champs-Élysées, composé de femmes à sa tête, et notamment d’assistantes maternelles arborant un gilet rose, au lendemain de la Journée internationale des droits des femmes, vendredi, relaie franceinfo. Selon les informations du ministère de l’Intérieur, il y avait 7 000 manifestants en France à 14 heures, dont 2 800 à Paris. Samedi dernier à la même heure, la place Beauvau avait comptabilisé 5 600 manifestants dans tout le pays, dont 1 320 dans la capitale.
    Vendredi, dans la capitale, des figures du mouvement, comme Priscillia Ludosky et Maxime Nicolle, appelaient à un sit-in au pied de la tour Eiffel, sur le Champ-de-Mars, à Paris. Les dizaines de personnes qui tentaient d’y installer des structures ont été délogées par les forces de l’ordre.
    [...]
    En savoir plus sur valeursactuelles.com

  • Le Samedi Politique : Prisons, émeutes de banlieues : La guerre civile en marche ? Avec Xavier Raufer

     
    Mauvaise semaine pour la sécurité en France.

    Du côté des prisons, la situation semble s’aggraver de jour en jour. Mardi, un détenu radicalisé et sa compagne ont attaqué deux surveillants avec des couteaux qu’ils avaient réussi à se procurer.

    A Grenoble, après que deux jeunes roulant sur un scooter volé sans casque sont morts, la cité du Mistral était à feu et à sang plusieurs nuits de suite.

    Comment en sommes-nous arrivés là ?

    Le criminologue Xavier Raufer, dresse un constat accablant de l’état de la justice française, et de son appareil judiciaire. Une situation explosive qui pourrait bien mener à un affrontement généralisé.

    https://www.tvlibertes.com/prisons-emeutes-de-banlieues-la-guerre-civile

  • Contre le pacte de Marrakech

    111pacte-marrakech-onu-10-12-afp-600x269.png

    Une lettre ouverte adressée au Président de la République pour dire NON au pacte de Marrakech a été signée par 11 généraux, un amiral, un colonel, et un ancien ministre de la Défense, M.Charles Millon.

    Cette démarche a été peu relayée par les médias, peut-être (?) à cause de la crise des gilets jaunes qui monopolisait l’actualité.

    En revanche, elle a entraîné des réactions de la part du ministère des armées avec menaces de sanctions.

    J’examinerai d’abord pourquoi j’ai signé, puis les reproches qui nous ont été adressés.

    POURQUOI?

    Clairement, ce pacte est une arnaque, en tout cas pour quelqu’un qui aime la France, et il porte en lui deux poisons mortels.

    D’abord, c’est en toute discrétion et sans qu’il y ait eu le moindre débat public qu’un émissaire du gouvernement a été envoyé pour le parapher dans un premier temps.

    Ce pacte est présenté comme non contraignant. Alors, pourquoi le signer ? Pourquoi certains pays n’ont-ils pas voulu le signer? Comment se fait-il que le gouvernement belge soit tombé à cause de lui?

    En réalité, ce pacte n’est qu’un dispositif supplémentaire pour concrétiser le Nouvel Ordre Mondial qui ferait de la France une entité géographique plus ou moins anonyme, et de nous de simples consommateurs.

    Les conséquences concrètes et immédiates seraient un appel d’air considérable pour une immigration que nous ne sommes même pas capables de gérer en l’état actuel des choses.

    Le texte est flou, y compris sur la définition d’un migrant (économique) ou d’un réfugié (pour raison politique ou cause de guerre).

    L’islamisation est également, non pas une menace (potentielle), mais un danger déjà présent. Le nombre de mosquées et salles de prières est passé de 100 en 1970 à 2400 en 2016.

    Si bon nombre de musulmans que nous apprécions comme de «bons musulmans» ne souhaitent que vivre paisiblement, ils sont en réalité de tièdes pratiquants des préceptes du Coran.

    D’autres qui pratiquent la taqîya cachent leurs véritables intentions.

    Ceux-là sont plus proches des préceptes du Coran.

    Et puis, il y a ceux qui passent à l’acte et qui appliquent intégralement les préceptes du Coran.

    Le pacte de Marrakech s’inscrit, par ailleurs, dans une volonté d’islamisation de la France, mais aussi de l’Europe pour ne citer que ce qui nous intéresse directement.

    Quant aux idéologues qui considèrent compatibles les dispositions du Coran avec notre civilisation, je rappelle qu’en 2003, la Cour européenne des Droits de l’Homme avait conclu à «l’incompatibilité de la charia avec les principes fondamentaux de la démocratie».

    Homme du passé, c’est pour mes descendants que je combats aujourd’hui. Puis-je imaginer sans frémir une de mes petites-filles dire dans quelques années: notre grand-père a passé 35 ans dans l’armée française et, aujourd’hui, je suis obligée de vivre sous la loi de la charia?

    QUELLE FAUTE?

    Le devoir de réserve, qui fait partie des réglementations sur l’expression des généraux, a été invoqué. Aucun secret de défense n’a été divulgué.

    Au contraire, c’est parce que l’intégrité de la France est en cause que nous avons parlé. Comme le dit le général Martinez, la situation est telle que le devoir d’expression prime sur le devoir de réserve.

    À quoi bon avoir servi aussi longtemps dans l’armée française, si c’est pour observer tranquillement le bradage de la France? Lors de son appel du 18juin 1940, le général de Gaulle n’a pas hésité à malmener le devoir de réserve, ainsi que le gouvernement légal de l’époque.

    Propos inadmissibles et indignes, nous a-t-on dit : la lettre n’est que la conséquence d’un acte inadmissible et indigne qu’est la signature de ce pacte, véritable braderie de la France. Il ne faut donc pas inverser cause et conséquence.

    Lettre violente et irrespectueuse, nous a-t-on dit également. Sévère peut-être, car le sujet l’exige, mais irrespectueuse sans doute pas.

    La vérité est parfois difficile à entendre et on peut comprendre que le pouvoir soit agacé par la dénonciation de cette imposture.

    Nous avons reçu des menaces de sanctions. Mais quand on a accepté de risquer sa vie pour la France et qu’on en a réchappé, que risque-t-on de pire, d’autant que la peine de mort est maintenant abolie?

    Toutes ces considérations ne pèsent pas lourd au regard de la conscience tranquille que l’on a, si tant est que cela ait encore un sens pour certains.

    André Coustou

    Tribune reprise de les4verites.com

    https://fr.novopress.info/213868/contre-le-pacte-de-marrakech/

  • Quand la prison ultra-sécurisée dorlote l’islamiste !, par Ivan Rioufol

    Michaël-Chiolo-f66e14a45e3eba914696d67000-600x338.jpg

    La menace islamiste reste un impensé, jusqu’au cœur de la prison. Michaël Chiolo, détenu français converti à l’islam en 2010, en donne un aperçu terrifiant. Mardi matin, il a sévèrement blessé au couteau deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe, aux cris d’”Allah Akbar !”. Son profil de radicalisé était connu de l’administration pénitentiaire. Il était inscrit au fichier pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste. Condamné à trente ans de réclusion pour le meurtre crapuleux d’un ancien résistant de 89 ans, il avait également, par la suite, était reconnu coupable d’apologie du terrorisme (un an de prison supplémentaire) pour avoir demandé à ses codétenus de rejouer la tuerie du Bataclan dans la cour de la maison d’arrêt, présentée comme un établissement ultra-sécurisé.

    Or Chiolo, alias Abdel-Karim, n’était pas considéré comme spécifiquement dangereux. Non seulement il n’était pas détenu dans le quartier prévu pour les radicalisés, mais il avait bénéficié de l’usage d’une unité de vie familiale (UVF), cet espace intime qui permet au prisonnier de se retrouver avec sa famille durant 24 ou 48 heures (72 heures parfois). C’est dans cet appartement confortable que Chiolo avait fait venir son épouse. Arrivée entièrement voilée, elle n’avait pas été fouillée pour autant. C’est elle qui a introduit le couteau en céramique (indétectable), et peut-être des explosifs. Dans l‘assaut du Raid qui a mis fin à dix heures de retranchement du couple, la femme a été tuée.

    Autant de légèretés accumulées laisse sans voix. Cette naïveté face à l’islam radical en dit beaucoup sur la banalisation du danger par les autorités publiques. Nicole Belloubet, la garde des Sceaux, n’est pas crédible quand elle assure, ce mercredi, que le problème de la radicalisation en prison n’est pas “sous-estimé” mais qu’il est au contraire “pris à bras le corps”. Il est impardonnable, par exemple, de laisser venir des visiteurs sans fouilles préalables. Les failles béantes apparues hier ne sont pas nouvelles. Elles sont le résultat d’un laxisme né de l’excuse sociale. Cette faiblesse est d’autant plus préoccupante que la France pourrait recevoir certains des djihadistes vaincus en Syrie. Ce matin, Rachida Dati, ancien garde des Sceaux, a réclamé sur RTL “une politique pénale sur la radicalisation en prison”. C’est ce manque persistant qui pose problème.

    Comment comprendre que la terreur islamiste ne soit toujours pas prise en compte à sa juste mesure ? Les islamistes incarcérés, comme Chiolo, ne sont pas seulement des détenus de droit commun. Ils sont des bombes à retardement. Ils ne doivent pas se faire dorloter dans des UVF, mais être mis à l’écart et sous surveillance constante. Ce matin, 18 prisons étaient bloquées par un mouvement de surveillants, légitimement excédés. Mais eux-mêmes ont -ils toujours clairement sonné l’alarme sur la dangerosité spécifique des radicalisés ? Après avoir débattu de ce sujet, mardi soir sur CNews, avec Yoan Karar (surveillants FO), je n’en suis pas certain.

    Ivan Rioufol

    Texte daté du 6 mars 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

    https://fr.novopress.info/