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France et politique française - Page 2804

  • L’identité perdue de l’homme moderne, par Denis Tillinac

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    Vu de ma fenêtre. À trop vouloir s’affranchir de ses origines, de son milieu pour atteindre une prétendue liberté, l’être humain se prive de son moi, pilier de son équilibre.
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    Le mot “identité” a mauvaise presse. Pour les intellos, les médias et l’ensemble de la classe politique, droite incluse, la moindre évocation d’un souci identitaire trahit au mieux une crispation nationaliste malsaine, au pire une pulsion xénophobe, voire raciste. Ne soyons pas dupes. Cette tricherie sémantique obéit à des considérations tactiques : on décrète identitaire l’ennemi à néantiser, Valls pour la gauche, Wauquiez pour la droite, et on l’expédie illico dans l’enfer du lepénisme.

    Oublions ces politicailleries de piètre acabit et tâchons de restituer au mot “identité”… son identité. Il désigne en premier lieu la conscience de soi. Chacun taille sa route avec son “moi”, à nul autre pareil mais à la confluence de déterminations : le capital génétique, le genre, le milieu familial, social, historique, culturel, géographique, professionnel, éventuellement confessionnel. L’identité, c’est l’enchâssement de l’acquis dans l’inné, de l’individuel dans le collectif, du circonstanciel sur un socle qui tant bien que mal assure l’équilibre de l’échafaudage psychologique. Aucun humain dans aucune société n’y a échappé, à charge pour chaque “moi” d’y conquérir, d’y enrichir ou d’y préserver sa part de liberté. Aucun humain n’est dépourvu d’arrière-pays mental, fut-il exilé, apatride ou anar de tempérament. On peut s’absenter de son héritage, ou le renier, on n’en reste pas moins tributaire d’une identité qui dans une large mesure ne dépend pas de notre bon vouloir. Elle contresigne l’intégrité et la cohérence de la personne humaine.

    Un moi sans enracinement, un moi vide de tout sentiment d’appartenance est un orphelin jeté dans un désert sans oasis. Le besoin identitaire participe de la quête d’épanouissement de soi, au même titre que le besoin de communiquer avec autrui. Ce besoin est devenu lancinant, parce que l’homme “moderne”, sous toutes les latitudes, redoute la dilution de ses repères affectifs dans un maelström qui efface les frontières du moi et de l’autre. Du nous et des autres. Son moi titube en funambule aveugle sur le fil tremblotant du présent de l’indicatif.

    Qui suis-je, se demande-t-il avec angoisse ? Jadis et naguère, la réponse allait de soi, ou presque : l’homme inscrivait son vouloir-vivre dans une filiation dont il s’émancipait un peu, beaucoup ou pas du tout, selon sa nature et les aléas de sa vie personnelle. Les noces de l’ancien et du nouveau se consommaient dans le temps paisible des générations.

    Qui suis-je ? La réponse aujourd’hui ne va plus de soi, tant les hommes ont le sentiment — douloureux — d’être charriés comme des branches mortes sur un fleuve déchaîné vers un devenir aux contours indiscernables. Reclus dans leur solitude, ils éprouvent le besoin de retrouver des ancrages. D’habiter un espace enrichi d’une mémoire. D’y situer leurs joies et leurs peines, leurs goûts et leurs couleurs, leur sociabilité pour tout dire.

    Rien de plus naturel. Lorsque dans les stades les foules entonnent spontanément et à plusieurs reprises la Marseillaise, il ne faut pas interpréter ces élans comme des symptômes de xénophobie ou de nationalisme. C’est juste une façon convulsive de serrer les rangs et les coudes pour se sentir moins seuls dans l’anonymat tristounet du village planétaire. Reste à déterminer les identités fondamentales et les superficielles, celles qui exaltent ou rassurent et celles qui sécrètent des aigreurs. Autre débat, auquel on n’échappera pas. Pour l’aborder sereinement, pour qu’il soit fructueux et non délétère, il faut de prime abord respecter le besoin d’identité. C’est en le déconsidérant qu’on le rend furieux : radicalisation rime avec dépossession.

    Denis Tillinac

    Texte daté du 8 décembre et repris du site Valeurs Actuelles

    https://fr.novopress.info/

  • Nous serons submergés par un islam conquérant et des Africains prolifiques, sauf si…

    Par Jean-Yves Le Gallou, président fondateur de Polémia 

    Alors que les crédits budgétaires 2018 consacrés à la lutte contre l’immigration diminuent, la politique agricole commune en prévoit de nouveaux pour implanter les « migrants » dans les campagnes. Entretien accordé à Riposte Laïque.

    Riposte laïque : 18 mois après la publication d’Immigration : la catastrophe. Que faire ?comment jugez-vous l’évolution de la situation ?

    Jean-Yves Le Gallou : Le torrent migratoire s’accélère. Le nombre de titres de séjour distribués en 2016 s’est établi à 227.923 : en augmentation de 5% par rapport à 2015.

    Dans le même temps 85.696 étrangers ont déposé une demande au titre du droit d’asile : en augmentation de 7% par rapport à 2015, 40% par rapport à 2013 et 120% par rapport à 2007. Bien sûr les 3/4 ou les 4/5 de ces demandeurs seront déboutés mais le plus grand nombre de ces déboutés resteront comme clandestins dans l’espoir d’être régularisés.

    Riposte laïque : A-t-on une idée du nombre de clandestins ?

    Jean-Yves Le Gallou : Je ne me hasarderai pas à une estimation… par crainte de sous-estimation ! Simplement les bénéficiaires de l’Aide médicale d’État étaient 300.000 en 2016 : en augmentation de 49% depuis 2011… Or l’immense majorité des clandestins sont des jeunes hommes qui ne doivent pas avoir souvent besoin de consultations médicales…

    Riposte laïque : On a l’impression qu’il n’y a plus du tout de frontières.

    Jean-Yves Le Gallou : C’est le ressenti des dirigeants et des fonctionnaires de la police aux frontières. On ne contrôle plus les entrées… et on n’expulse plus personne ou quasiment plus personne.

    Toutes causes confondues, le ministère de l’Intérieur prétend avoir expulsé 12.961 clandestins en 2016, un chiffre en baisse de 15% par rapport à 2014. Encore est-il doublement bidonné : il prend en compte les rares sorties volontaires ; lorsqu’un clandestin qui s’apprête à quitter (volontairement) la France est détecté et à la frontière il se voit notifier un OQTF (Obligation de quitter le territoire français) : cela ne sert à rien, puisque c’est précisément ce qu’il est en train de faire, mais cela gonfle les statistiques de réussite de la procédure !

    Par ailleurs, s’agissant des retours vraiment forcés, le gouvernement a menti au Sénat. Il a donné le chiffre de 6.166. Mais la Commission européenne qui rembourse les frais correspondants dans le cadre du FAMI (Fonds asile migration et intégration) n’a reçu que 2.429 dossiers. Bref, une arnaque statistique de 250% !

    Riposte laïque : Le gouvernement veut-il vraiment arrêter l’immigration clandestine ?

    Jean-Yves Le Gallou : Non ! Macron fait des simagrées expliquant devant les caméras à une clandestine marocaine voilée : « Madame, il faudra repartir ». Mais il fera jour demain… Et dans la vraie vie les crédits budgétaires 2018 consacrés à la lutte contre l’immigration diminuent de 7%, alors que le reste des crédits de la mission « Asile, intégration, immigration » augmente de 12% : 85 millions (en baisse) contre l’immigration clandestine, 1,2 milliard (en hausse) pour « l’accueil ».

    Riposte laïque : On a le sentiment d’une vraie préférence étrangère ?

    Jean-Yves Le Gallou : C’est hélas vraiment le cas ! J’ai déjà cité un exemple : accueil, les crédits augmentent ; refoulement des clandestins, les crédits baissent. Pas besoin d’un dessin pour comprendre !

    Mais voici d’autres exemples.

    Si vous avez un enfant, il doit subir, nolens volens, 11 vaccins sinon il ne pourra pas être scolarisé ; mais les clandestins, eux, ne sont pas vaccinés ; et les immigrés réguliers non plus, d’ailleurs, ce que déplore le rapport sénatorial. Le nombre des visites médicales passées à l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration) s’est effondré en moins de trois ans, passant de 210.000 à 50.000, au moment même où l’épidémie de tuberculose revient. Ces gens-là sont des criminels.

    Dans le top 10 des associations les plus subventionnées par l’État, cinq se consacrent exclusivement ou principalement à l’immigration, dont France Terre d’Asile à hauteur de 40 millions d’euros.

    Le plus ahurissant est le 6e considérant de la décision du Tribunal administratif de Paris du 25 novembre 2017 retenant comme motif important pour interdire la manifestation de Génération identitaire contre l’islamisation l’existence d’un grand nombre de manifestations à Paris dont : des rassemblements de la mouvance panafricaine, de la Brigade Anti-négrophobie, de collectifs et associations, telles que le Collectif représentatif des associations noires (CRAN), l’association Unies et solidaires pour l’Afrique et sa renaissance (AUSAR), le collectif Black Lives Matter France, le Parti des indigènes de la République (PIR) ainsi qu’une manifestation de ressortissants togolais. Or, toutes ces manifestations, qui avaient été déclarées plus tard à la préfecture de police que celle de Génération identitaire (déclarée le 25 octobre, un mois avant !), se sont vu accorder une véritable priorité. De même le pouvoir a toléré tous les vendredis pendant 8 mois l’occupation de la Place de la mairie de Clichy par des musulmans prétendument en prière. Successeur de Maurice Papon, le préfet de police Michel Delpuech applique la préférence étrangère dans le droit de manifester.

    Et la politique agricole commune prévoit des crédits nouveaux pour implanter les « migrants » dans les campagnes.

    Riposte laïque : L’immigration c’est la faute à l’UE alors ?

    Jean-Yves Le Gallou : Non, c’est une vision aussi simpliste que fausse.

    Certes, l’Union européenne met en œuvre, tout comme l’État français et les principaux États européens de l’Ouest, une politique mondialiste et immigrationniste. Ceci étant, expliquer comme l’a fait Philippot, et Marine Le Pen lorsqu’elle était à sa remorque, qu’il suffirait de sortir de l’Union européenne pour maîtriser l’immigration est un mensonge absolu. Il s’agit d’un détournement de la lutte contre l’immigration en lutte contre l’UE, en refusant de voir les vrais problèmes de l’immigration et en évitant les sujets qui fâchent les médias. Bref, un discours qui a mélangé cynisme et lâcheté, paresse et ignorance.

    Quelques faits, quelques chiffres :

    – En 2016, en France, 88.510 entrées au titre du regroupement familial imposé depuis 1979 par une décision du Conseil d’État surinterprétant la Convention internationale des droits de l’enfant. Ce n’est pas davantage l’UE.

    – En 2016, en France, 73.324 entrées au titre de l’immigration des étudiants… alors même qu’il n’y a pas assez de places dans les universités pour les Français, d’où les procédures de tirage au sort. Ce n’est pas non plus l’UE.

    – En 2016, en France, 85.696 demandes d’asile en application de la Convention de Genève surinterprétée de manière laxiste par les juges. Ce n’est toujours pas l’UE.

    – En 2016, en France, à peine plus de 2.500 retours forcés de clandestins par application laxiste d’une législation française complexe par des juges –administratifs et judiciaires – surinterprétant la Convention européenne des droits de l’homme. Ce n’est pas non plus l’UE.

    – Ce n’est pas davantage l’UE qui impose au gouvernement des naturalisations indues d’étrangers (tels que parasites vivant uniquement de l’aide sociale ou candidats au titre de Français ayant déchiré la charte de citoyenneté), c’est le Conseil d’État.

    – On pourrait aussi parler de la nouvelle filière d’immigration clandestine : de grands gaillards africains qui se déclarent « mineurs », généralement sans l’être, et qui sont alors pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, ce qui coûte 50.000 euros par an et par tête aux départements. Ce n’est pas davantage l’UE mais un détournement de la Convention internationale des droits de l’enfant.

    Vous le voyez, le pouvoir politique est comme un bouchon de liège ballotté dans une mer agitée par les associations, les médias et les juges – les juges qui ont le vrai pouvoir.

    Riposte laïque : Il n’y a donc pas de solutions ?

    Jean-Yves Le Gallou : Si. Que le pouvoir politique reprenne le pouvoir de décision aujourd’hui accaparé par les juges. C’est ce que font les gouvernants à l’Est en Tchéquie, en Pologne, en Hongrie. Ces dirigeants ne sont pas sortis de l’UE mais ils ont engagé les réformes constitutionnelles nécessaires pour échapper à la paralysie judiciaire. En France cela signifie 5 grandes mesures : inscrire le droit à la défense de l’identité dans la Constitution, retirer au Conseil constitutionnel le droit de corriger les lois sur le fond, dénoncer les conventions internationales interprétées de manière abusive (Asile, CEDH, CIE), supprimer les subventions aux associations immigrationnistes, libérer les tribunaux de la tyrannie des juges immigrationnistes.

    Riposte laïque : Et sinon ?

    Jean-Yves Le Gallou : Le reste c’est du baratin. Si nous ne faisons pas cela nous serons submergés par un islam conquérant et des Africains prolifiques.

    Jean-Yves Le Gallou 04/12/2017

    Source : Nous serons submergés par un islam conquérant et des Africains proliférant, sauf si…
    Voir aussi : Immigration, asile et intégration. Échec et mensonge du gouvernement face au Sénat

    https://www.polemia.com/nous-serons-submerges-par-un-islam-conquerant-et-des-africains-prolifiques-sauf-si/

  • Pour une médecine qui protège la vie et sa dignité depuis sa conception jusqu'à son terme

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    L’Association Médicale Gabriel soutient l'installation d'un centre médical généraliste et pluridisciplinaire dans lequel les professionnels de santé sont attachés au respect de la vie et de sa dignité depuis sa conception jusqu’à son terme naturel. Ils s'engagent à être fidèles au serment d’Hippocrate sans restriction, à se laisser guider par le Magistère de l’Eglise Catholique, et à répondre à tous les défis de l’écologie humaine.

    Ces professionnels de santé sont guidés par la Charte des professionnels de la santé du Conseil Pontifical :

    • Pour répondre aux besoins des patients qui souhaitent être accompagnés par des soignants qualifiés et à l'écoute dans un climat respectueux et bienveillant.
    • Pour répondre aussi aux besoins des soignants qui veulent exercer dans un climat de confiance mutuelle et prendre soin de chaque patient dans toutes ses dimensions.
    • Pour promouvoir une médecine de communion, signe de l'alliance thérapeutique entre patients et soignants.

    Une équipe médicale dynamique et motivée est prête à démarrer début 2018 si elle trouve les financements nécessaires :

    • 2 médecins généralistes
    • 3 sages femmes
    • 3 infirmières (et d'autres professions médicales partenaires)

    Vous pouvez soutenir l’opération par un don déductible des impôts en cliquant ici ou en investissant par un prêt en cliquant là.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • MAIS OÙ VA-T-IL ?

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    11 novembre. Macron - Clemenceau : de l'art de s'approprier l'Histoire

    PAR HILAIRE DE CRÉMIERS

    4170074262.jpgSauf imprévu, il est à craindre que Macron ne s'isole dans un rêve prétendument politique qui n'a plus rien à voir avec la politique.

    Emmanuel Macron caresse son imagination. Ily met sa volupté. Sua cuique voluptas. Son rêve était de faire de la politique et la politique n'est pour lui rien d'autre que la réalisation de son rêve. C'est ainsi qu'il la conçoit. Rien pour l'instant n'ar­rête le rêve macronien. Autour de lui, pas d'obstacle, des serviteurs zélés ou insignifiants.

    Les adversaires se disputent, s'entretuent, se perdent dans les luttes picrocholines si chères à l'esprit partisan. Pour l'heure aucune réaction nationale n'est pour lui à redouter ; non pas qu'elle n'existe pas dans une partie de l'opinion française, mais tout est fait - et depuis longtemps - pour réduire à néant ses velléités d'expression politique. La machine à broyer ne cesse pas de remplir son office. Ainsi Macron était-il sûr de gagner l'élection présidentielle. Comme il se croit aujourd'hui sûr de l’avenir..., ce qui, en revanche, est moins assuré. Les réalités du monde viennent à sa rencontre ou plutôt il va les heurter ; la confrontation comporte des risques pour lui. Il ne peut sortir du rêve qu'à son détriment. Pour paraphraser Mitterrand et, au-delà, le Cardinal de Retz, c'est son ambiguïté à lui. Il croit posséder son rêve, mais c'est son rêve qui le possède. Il doit le poursuivre dans la recherche continuelle de sa consistance en espé­rant trouver la même facilité et le même bonheur qu'à ses débuts. Ne faut-il pas que le peuple français marche sur ses pas ? N'est-il pas forcé de s'assurer la maîtrise du calendrier politique et électoral sur lequel il travaille et fait travailler ?

    Il sait ramasser les mises. Mais ramasser les mises ne suffit pas. Que faire ? Où aller ? Mieux gérer les fonds pu­blics ? Est-ce si certain ? Les derniers budgets de la nation et de la Sécurité sociale montrent les limites de l'exercice : c'est toujours et encore chercher des recettes dans les poches des honnêtes gens pour combler les facilités du laxisme. Les déficits ne diminuent pas - ou si peu - et la dette continue à s'alourdir inexorablement et maintenant dangereusement : les chiffres, eux, ne mentent pas.

    Macron, dit-on, redonne du lustre à la fonction prési­dentielle, ce qui n'est pas très difficile après ses prédéces­seurs ; mais il y a beaucoup d'esbroufe et d'inconscience dans son comportement. Visiblement il ne sait pas commander ; il n'a jamais obéi. Il fâchera les gens. Il a le prestige de la mise en scène ; il n'a pas l'autorité de la vraie compétence. Sa parole ne crée rien ; elle se fait plaisir a elle-même ; elle n’a pas d'efficacité dans l'ordre des choses malgré toutes ses prétentions à l'efficience. Beaucoup de mots, de semblants d'idées ne font pas un redressement politique et économique, sinon en ima­gination. « Son progressisme » affiché n'est que flatus vocis.

    Macron pense pareillement se pousser sur la scène internationale en jouant des coudes. Il y a une ridicule enflure qui se dégage de ses attitudes et qui gêne. Il est faiseur de leçons, encore pire que son prédécesseur ; il distribue des points ; ses appréciations sont toutes marquées par la même idéologie républicaine d'une grotesque simplicité qui sépare le monde en bons et en méchants. Ses propositions stratosphériques de recom­position de l'Europe et du monde ne tiennent aucun compte de la vérité des choses de la terre. Il ne voit pas que l'Europe et le monde changent. De sorte qu'il ne cesse d'être surpris par l'actualité à laquelle il répond par à-coups saccadés, comme dernièrement au Moyen-Orient. Dans ses visions, rien n'est jamais prévu de ce qui se passe vraiment.

    Il se plaint, dit-on, de ses collaborateurs qui l'as­saillent de fiches insanes, inutiles, verbeuses ; mais c'est à son image et à l'image de notre République qui ne fonctionne que dans la vanité des carrières et la frivolité des opinions.

    La question est donc de savoir où « le marcheur Macron » emmène la France. Personne ne le sait et lui vraisemblablement moins que personne : de vastes considérations qui affectent des allures philosophiques ne font pas un but. Ni des jugements péremptoires n'indiquent une direction.

    DE FAUSSES IDÉES

    Ce garçon, pour qui l'écoute et l'étudie attentivement est sans profondeur d'esprit, sans grandeur d'âme, sans épaisseur de caractère. Intelligent, doué incontestablement, il lui a manqué une formation ; il est privé d’une doctrine juste et vraie. Il n'a pas de repère pour s'orienter dans les difficultés du monde ; il n'a à son usage que le baratin de la post-modernité qui ne lui donne aucune maîtrise ni des événements ni des évolutions du monde.

    Tout son art consiste à masquer par l'apparence de la fermeté sa fragilité existentielle, par la brillance de sa parole sa vacuité essentielle. Rien que la manière de reprendre à son compte tous les « tics » des vulgaires usages qui nous viennent du monde anglo-saxon et qui encombrent notre vieil univers civilisé, ces « celles et ceux », ces « toutes et tous » qui se veulent de la galan­terie et qui ne sont que de la goujaterie, manifestent une méconnaissance grave de notre génie national ; toutes ces manies sont d'un ridicule achevé. Il est constam­ment dans la faute de goût. S'imaginer que la France devient « moderne » en se complaisant dans les théories absurdes « du genre », en avalisant toutes les sottises pseudo-scientifiques qui envahissent les boniments des journalistes et des faiseurs d'opinion, révèle une médio­crité d'esprit inquiétante. Il ne saura résister à rien, ni à la PMA, ni à la GPA, ni à tout ce qui s'en suivra. Le ralliement de Juppé est un signe qui ne trompe pas.

    Il n'a, pour ainsi dire, rien retenu des leçons de Paul Ricoeur qu'il a, pourtant, fréquenté. Il ne s'est approprié que l'importance de la symbolique pour la tourner à son avantage, sans même en percevoir le sens essentielle­ment religieux et la portée eschatologique. Sa philoso­phie est de quatre sous, sa phénoménologie narcissique.

    En fait il a ramassé ses idées en se frottant de culture au gré de sa scolarité et de ses accointances ; il a assimilé la vulgate et la dogmatique de Science-Po et de l'ENA. Rien au-delà. D'où cette impression qu'il récite toujours des cours. Comme Hollande ! Il est entré avec aisance dans les milieux financiers - et pas n'importe lesquels - dont il a épousé les intérêts, les manières, les conceptions. Il est leur homme. D'où ce regard froid qui juge de haut, sans complaisance, qui acquiesce ou qui rejette, qui ne connaît que le rapport à l'argent, à la réussite, à l'utile, à ces fameuses « masses critiques » selon le jargon, celles qui justifient la décision économique et la détermination financière. Il ignore - et cette ignorance est un mépris - le petit, le faible, l'insignifiant dans le domaine de la quan­tité, de la valeur marchande, l'histoire, la géographie, le milieu humain, la force de la tradition, le respect du passé, l'engagement moral, le souci de la vérité. D'où ses tromperies et ses astuces sur le patrimoine, sur l'écologie, sur les territoires. Pour lui, ce qui compte, c'est d'être ga­gnant. Notre président est un Rastignac qui ne se conten­tera pas de la France : il vise l'Europe ; il l'a suffisamment fait entendre. Il est prêt à sacrifier les intérêts français à sa divinité. Ainsi, a-t-il déjà annoncé qu'il renoncerait unilatéralement et spontanément au Commissaire français pour mieux avancer dans l'intégration fédérale.

    Le 11 novembre n'a mérité d'être célébré par lui que comme une leçon de philosophie et d'éthique républi­caines. Ce n'est plus la célébration de la lutte et de la vic­toire d'un peuple français qui voulait rester français sur une terre française et à jamais française ; c'est la victoire dont ne sait quel Droit désincarné, quelle Démocratie universelle dont la France - ou plutôt la république française - aurait été l'héroïne. D'où l'idée de ne plus je­ter de lumière jusqu'au 11 novembre 2018 que sur le seul Clemenceau, ce qui évite de parler des militaires et ce qui permet d'insister sur la manière dont les gouvernements républicains ont récupéré à leur profit cette si coûteuse et noble victoire. Tout Français quelque peu cultivé sait en quelle paix stupide ces gouvernements incapables ont transformé cette victoire pour aboutir vingt après au plus grand désastre de notre histoire. Macron qui se croit no­vateur, n'est que notre Briand d'aujourd'hui. Il est encore des Français pour savoir ce que ce nom signifie.

    Les mêmes néfastes idées produiront les mêmes ef­fets. Les discours pacifistes et européistes de Macron prêt à abandonner tous les intérêts français ne satisfont qu'aux exigences d'un rêve égotique. Ni l'Europe ni le monde n'obéiront à Macron. Il ne fera qu'affaiblir, désarmer et détruire un peu plus la France.  

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    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/12/07/mais-ou-va-t-il-6006363.html

  • LA FAUSSE NOTE DES FUNÉRAILLES DE JOHNNY : MARINE LE PEN EXCOMMUNIÉE

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    Ce devait être un jour de communion.

    Marine Le Pen, députée de la nation, élue d’une région populaire et, accessoirement peut-être, finaliste de l’élection présidentielle avec près de onze millions d’électeurs, aurait aimé assister aux funérailles de Johnny Hallyday. Sans doute parce qu’elle aime Johnny. Peut-être aussi, et surtout, parce que lorsqu’on représente des millions de Français, on se doit de les accompagner dans leurs peines comme dans leurs joies. Mais la famille du chanteur s’y serait opposée. Sans explication. On devine un peu pourquoi.

    On me dira qu’après tout, la famille est libre de choisir qui elle souhaite voir assister aux obsèques de son cher disparu. Mais cette cérémonie n’avait rien – c’est le moins que l’on puisse dire – d’une cérémonie dans l’intimité familiale…

    Et, du reste, Johnny appartient-il encore à sa famille ? Quand Johnny ne s’appartenait plus vraiment. Quand trois chefs d’État, deux émérites, un en charge, assistent aux funérailles ? Quand le Président de tous les Français, pour reprendre la formule consacrée, prononce l’éloge funèbre – et le fait très bien – sur le parvis de l’église de la Madeleine. Quand ministres, président du Sénat, vice-président de l’Assemblée nationale se pressent au premier rang dans l’église. Quand la police nationale escorte – soyons mesquin deux secondes, on imagine, aux frais de la famille ? – le défunt dans son ultime voyage à travers les rues de Paris. Quand, à défaut d’hommage national, c’est un hommage populaire qui est rendu au chanteur. Quand Johnny, tout simplement, appartient à tous les Français, à la France.

    J’entends d’ici l’argument cent fois balbutié, répété mécaniquement, à l’envi, comme une mauvaise rengaine : ce n’est pas les électeurs du Front national que l’on exclut de la pompe funèbre, c’est le Front national, ses responsables et, évidemment, la famille Le Pen, frappée d’une malédiction digne de celle des rois maudits. Un argument qui fait fi de l’éventuelle blessure que cela peut provoquer chez ceux qui n’ont pas le cuir tanné comme Mme Le Pen. Un argument éculé qu’on avait entendu, du reste, en 2015 au moment de la grande manifestation après l’attentat de Charlie. Un argument qui sent son pharisien, fidèle bien comme il faut du temple de l’entre-soi. Un argument qui laisse entendre que des millions de Français sont de pauvres malheureux que l’on trompe, des brebis égarées pour lesquelles on prie afin qu’elles reviennent un jour au bercail. L’argument, finalement, de ceux qui méprisent le peuple. Un peuple pour qui Johnny chantait, sans demander à l’entrée de la salle de spectacle pour qui il votait ou s’il votait, d’ailleurs.

    Ce devait être un jour de communion. Mais, visiblement, l’excommunication, c’est un truc qui marche encore dans l’Église de l’entre-soi…

    http://bvoltaire.com/fausse-note-funerailles-de-johnny-marine-pen-excommuniee/

  • Pourquoi la condamnation des 5 de Poitiers est scandaleuse ?

    Damien Rieu répond en vidéo

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Logement: Macron ne sait plus où il habite

    L’Etat n’a jamais été très à l’aise pour élaborer et conduire une politique du logement. Voulant répondre à la demande sans trop pénaliser l’offre, il a utilisé alternativement, parfois en même temps, l’incitation et la contrainte. La politique portée par l’ex-ministre du Logement, Cécile Duflot, a échoué et a commencé à être effacée à la fin du mandat de François Hollande. Que veut faire le président Macron dans ce domaine ? C’est clair dans les intentions, moins dans les moyens, les modalités et le calendrier.

    Le chantier est à l’arrêt

    Les intentions ont été annoncées dans le programme présidentiel et rappelées en septembre dans le cadre de l’opération : « ouverture d’un chantier par jour, effet d’annonce ». Il s’agit de revenir là encore à une politique visant à développer l’offre, donc le nombre de logements construits, en faisant notamment pression pour accroître le volume et les terrains à construire, en accélérant les procédures et singulièrement celle devant conduire à la délivrance du permis de construire, en limitant les délais d’appel. On ne peut qu’approuver ces intentions. Sauf que, depuis, il ne se passe rien. Le chantier est à l’arrêt.

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  • Éducation nationale : Le grand coup de pied de Blanquer dans la « fourmilière », par Franck Delétraz

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    9005-20171209.jpgLes vieux gauchistes de l’Éduc’nat’ ne décolèrent pas : confronté au véritable naufrage d’une école qui engloutit depuis des années toujours plus d’argent pour un résultat toujours plus lamentable, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a décidé de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière en annonçant tout un train de mesures, et notamment le retour à la dictée quotidienne. Un grand ménage qui n’est bien sûr pas du goût de certains enseignants qui, par idéologie et/ou par fainéantise, se satisfont de cette situation dramatique.

    L’interminable descente aux enfers

    La publication mardi des résultats de l’enquête PIRLS, portant sur les compétences en lecture des élèves de CM1 ou d’un niveau équivalent de 50 pays, situant la France à la dernière place des 34 pays dépassant les 500 points et soulignant qu’à l’âge de 10 ans, un écolier français lit non seulement plus difficilement que la moyenne des élèves européens du même âge, mais aussi moins bien que ce que faisait, au même âge, son aîné il y a 15 ans, aura servi de détonateur.

    Mais, bien avant PIRLS, nombreux sont ceux qui avaient déjà tiré le signal d’alarme. En septembre dernier, en effet, le célèbre classement PISA, évaluant les performances des élèves de 3e en mathématiques, culture scientifique, compréhension de l’écrit dans 70 pays, avait déjà situé la France à la 20e place, indiquant que seuls 6 % des élèves français décrochent la note maximale en travail collectif, ou encore qu’un bon tiers de ceux-ci se situent au niveau le plus bas, ne parvenant pas à comprendre un problème en groupe ni à trouver des solutions pour le résoudre !

    Un an auparavant, c’est TIMSS, testant les CM1 (dans 50 pays) et lycéens de terminale scientifique (dans 9 pays), qui constatait pour sa part que les élèves français de CM1 obtiennent des résultats bien en dessous de la moyenne internationale et européenne. Pire encore : seul 1 % de nos lycéens se classaient dans le niveau « avancé », contre 15 % en 1995…

    Bref, autant d’études qui viennent confirmer ce que tous les parents d’enfants scolarisés ont pu constater ces dernières années : un recul impressionnant du travail à l’école et donc des connaissances. Sans parler de la déliquescence totale de l’autorité en milieu scolaire.

    Le retour de la dictée quotidienne

    Une véritable descente aux enfers, à laquelle les syndicats ne trouvent qu’un seul remède : encore plus de moyens et d’enseignants. Alors même que l’Éducation absorbe toujours plus d’argent et compte des milliers de profs « détachés »…

    Or, telle ne semble pas être la position du ministre qui, déclarant mardi que « ces résultats ne sont pas dignes de notre pays », a annoncé toute une série de mesures, dont la plus critiquée (et pourtant la plus élémentaire) n’est autre que le retour à la dictée quotidienne.

    Pour faire remonter le niveau de nos élèves, Blanquer, qui a rappelé les mesures déjà engagées pour améliorer « la maîtrise des savoirs fondamentaux », propose en outre de nouvelles évaluations au milieu du CP et en début de CE1 à la rentrée 2018, ainsi qu’une « grande conférence » en mars sur l’école maternelle.

    Franck Delétraz

    Article paru dans Présent daté du 8 décembre 2017

    https://fr.novopress.info/208770/education-nationale-le-grand-coup-de-pied-de-blanquer-dans-la-fourmiliere-par-franck-deletraz/