Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 2808

  • Merci au Monde pour son coup de pouce à ce joli coup éditorial

    Les journalistes de propagande sont décidément une espèce curieuse. Un dénommé François Krug - dont j'avoue à ma honte que je n'avais jamais entendu parler avant qu'il se mette en tête de faire un "papier" sur moi - vient de publier un article assez farfelu sur votre serviteur, dans ce que l'excellent Serge de Beketch appelait le "vespéral quotidien trotskiste de référence": j'ai nommé "Le Monde" soi-même.

    6a00d83451619c69e201b7c95361d4970b-250wi.pngCet article est bizarrement intitulé: "Jean-Marie Le Pen édité par un catholique ultra". C'est moi, au cas où vous ne m'auriez pas reconnu! Comme je viens de le dire à nos confrères de Délit d'images, je suis bien un peu embarrassé par ce titre. A ma connaissance, Saint Louis ou saint Thomas d'Aquin, les plus belles figures du plus beau siècle de la civilisation, n'ont jamais été qualifiés d'ultra. Ils auraient pourtant un peu plus de titre que moi à ce qualificatif (j'ai beau être à la tête d'un empire médiatique gigantesque, si j'en crois la große presse, je garde encore un vague sens des réalités… à moins que ce ne soit simplement le sens du ridicule!).

    "Catholique ultra", ça fait un peu celui qui coche toutes les causes pour la canonisation par acclamation - et, je ne vais pas vous dire ce qui meuble mes confessions, mais enfin, ça me paraît un tantinet prématuré. Donc, oui, à mon grand regret, il va falloir que j'en rabatte, car il n'est pas absolument certain que M. Krug ait le pouvoir de me canoniser de mon vivant. Dommage, ça m'aurait bien plu: la montée au ciel sur un char de feu, pour éviter la mort et la corruption, comme le prophète Elie…

    Bref, je suis resté en arrêt devant ce titre loufoque. Mais la suite est de la même eau.

    D'abord, il y a "l'angle" de l'article, selon le jargon médiatique. Franchement, il faut être "perché", comme on dit de nos jours, pour faire un article sur les mémoires de Jean-Marie Le Pen… sans rien dire, ou presque, ni de Jean-Marie Le Pen, ni du bouquin - qui vaut le détour, je vous le garantis! Quel intérêt y a-t-il à parler d'un éditeur inconnu qui, dans cette affaire, n'est évidemment qu'un prestataire de service? Il est bien clair, même pour le plus ignorant des usages de l'édition, que ce bouquin ne devra son succès qu'à la signature de l'auteur, à la qualité de son style, et à la vie impressionnante qu'il a vécue. Un demi-siècle d'histoire de France vu par un observateur de premier plan, voilà ce qui est intéressant. Pas que Guillaume de Thieulloy soit l'éditeur.

    Mais, naturellement, je comprends que M. Krug ne soit pas pressé de se confronter avec cette histoire, ni avec son auteur. Car peut-être alors devrait-il reconnaître que Jean-Marie Le Pen n'a pas totalement tort sur sa dénonciation des mensonges communistes relatifs à la Seconde Guerre mondiale. Peut-être faudrait-il reconnaître que la droite traditionnelle a toujours défendu le peuple et les "petits" (le récit des années Poujade est particulièrement intéressant à ce point de vue): la défense des libertés économiques n'a jamais empêché de s'opposer à la financiarisation de l'économie, ni à la création de monopoles - tandis que, bien souvent, la gauche s'arrange avec les trusts et les milliardaires. Peut-être aussi faudrait-il reconnaître que la Ve République naissante s'est chargée d'un véritable crime contre l'humanité à l'encontre des musulmans algériens qui nous avaient fait confiance.

    En un mot, peut-être M. Krug aurait-il dû reconnaître que l'histoire en noir et blanc que nous racontent ses collègues est purement et simplement le fruit de leur imagination fertile!

    Donc il s'occupe de moi. Et il y va de bon coeur. Non seulement "catholique ultra", mais aussi "directeur d'une lettre d'information islamophobe". Manque de chance, les archives du très sérieux quotidien du soir (qui n'en est pas, il est vrai, à sa première "fake news") ne sont pas à jour: la lettre d'information en question ne paraît plus depuis des années. Au demeurant, ça veut dire quoi exactement "islamophobe"? Et cette "phobie" ne jure-t-elle pas de qualifier des "informations"? Soit c'était une lettre d'information et elle ne pouvait pas être "phobique", soit c'était une publication  "islamophobe", mais alors ça ne pouvait pas être une "lettre d'information"? D'ailleurs, chers amis lecteurs, j'ai un scoop pour vous. Même si j'ignore tout de M. Krug, je peux vous dire avec certitude qu'il s'agit d'un "islamophobe" convaincu. Quelle horreur! Même au "Monde"? Et oui, même au "Monde". Car figurez-vous que, selon toute vraisemblance, M. Krug considère que l'esclavage, c'est mal. Paf! C'est contre le coran. C'est donc de l'islamophobie, au sens de l'Organisation de la conférence islamique. Il y a, encore aujourd'hui, des fatwas pour préciser que l'on ne peut pas dire que l'esclavage soit un mal, puisque Mahomet, le "bel exemple", l'a abondamment pratiqué. M. Krug pense aussi sans doute que les femmes ne sont pas des bêtes de somme que leurs "mahrams" peuvent exploiter à leur guise. Jackpot! Ca aussi, c'est de l'islamophobie. Peut-être même que M. Krug croit que la terre est ronde. Aïe, aïe, aïe: le cheikh Aziz ibn Baz, ancien grand mufti d'Arabie saoudite, est formel, c'est de l'athéisme, de l'apostasie, et cela se punit de mort. Bienvenue au club des islamophobes, caramade Krug! Vous verrez, on s'y fait: au début, on écoute encore un peu les journalistes "mainstream" réprobateurs et puis on passe à autre chose; la vie est courte.

    En tout cas, je dois des remerciements à mon nouvel agent publicitaire: grâce à lui, les lecteurs du "Monde" savent désormais qu'ils peuvent aussi acquérir chez nous le fameux "petit livre rose" des amis Dozoul et d'Aumale: "10 (très) bonnes raisons de restaurer la monarchie". Prenez tout de suite vos tickets pour la cérémonie du sacre à Reims, tant qu'ils sont encore à un prix abordable: si la presse "mainstream" se met à parler de restauration, ça risque d'être l'embouteillage et quand on parlera, dans quelques années, de restauration rapide, plus personne ne se souviendra que, dans les années 2018, c'était synonyme de "mal bouffe"!

    Dans cette vaste rigolade journalistique, la seule chose qui m'ait peiné, ce sont les citations du colonel Muller qui m'a vendu sa maison d'édition: catholique pratiquant, ancien d'Algérie, chef d'entreprise, c'est peu dire que je pense partager davantage avec lui qu'avec M. Krug et ses petits camarades. Mais j'entends l'entretien d'ici: Alors vous connaissez Thieulloy? Vous aussi, vous êtes nazi? Islamophobe? Avez-vous financé des ratonnades? Non? Alors dites-moi tout le mal que vous pensez de cet obscurantiste nauséabond… Quand on n'a pas eu affaire avec cette profession de voyous, ni avec ces méthodes de petit flic de la pensée, on n'imagine pas avec quelle facilité déconcertante, ils vous font d'un silence, d'une hésitation, un acte d'accusation.

    Mais cette ombre est rapidement évacuée à la lecture - involontairement désopilante - de la phrase accusatrice: "Guillaume de Thieulloy n'a pas souhaité répondre à nos questions". Ben tiens! Un adversaire politique m'envoie un courriel comminatoire (après avoir essayé tous les moyens de me "cueillir" à l'oral où, évidemment, il est moins risqué de me faire dire éventuellement l'inverse de ce que j'ai dit) avec une vingtaine de questions pressantes. Et il s'étonne que je ne défère pas séance tenante à ses désirs! Un peu comme si, moi, j'envoyais une liste de questions à Mélenchon en le sommant de me dire tout de suite combien il gagne, d'où vient l'argent et quels sont les numéros de compte de ses mécènes et que je m'étonne ensuite de me faire envoyer aux pelotes! Et je dis bien: adversaire politique pour désigner M. Krug. Car les journalistes de la presse de propagande sont des narrateurs distants de la vie contemporaine; non ils sont bel et bien des militants politiques - ou des collabos pour ceux qui ont moins de convictions. Plus ou moins assumés: il y a certes une gradation entre François Krug et Caroline Fourest, mais, bien sûr qu'il s'agit de militants politiques. Et ce n'est pas moi qui leur jetterais la pierre s'ils assumaient. Ce que je ne supporte pas, c'est leur hypocrisie (et, de ce point de vue, bien que Mme Fourest soit évidemment une adversaire, elle me semble considérablement plus honnête que ses confrères).

    Eh bien non, camarade Krug, navré de vous l'apprendre: je ne vois aucune raison de vous répondre. Et l'aura du "Monde", qui fait peut-être rêver les midinettes dans les écoles de journalisme, me laisse de marbre (figurez-vous qu'ayant lu quelques bouquins sur votre "canard", de celui de Péan à celui de Madiran, j'ai quelques idées sur votre "neutralité"). Oui, aussi scandaleux que cela puisse vous paraître, j'ai préféré répondre à un autre quotidien du soir: "Présent". Comme "Le Monde", "Présent" a une idéologie, mais au moins ils l'assument et ils ne prétendent pas être neutres, ni, moins encore, être les arbitres de toutes les élégances culturelles et morales de la place de Paris.

    Mais, en un sens, il y a plus grave et M. Krug le sent confusément: il est de l'ancien monde, celui où "Le Monde", précisément, pouvait faire et défaire les réputations et les carrières. Aujourd'hui, en dehors de quelques fonctionnaires, plus personne ne lit cette feuille de chou et cela, manifestement, perturbe notre journaliste. Au passage, petite leçon de choses: dans le nouveau monde, quand on veut s'opposer à quelque chose ou à quelqu'un, comme M. Krug voulait manifestement le faire pour moi, le mieux est de n'en point parler. Car être attaqué par la presse "mainstream", sur internet, est un gage de fiabilité. Un peu comme avoir les discutables honneurs du Decodex est la preuve qu'on n'est pas vendu à l'oligarchie. Merci, camarade, pour votre coup de pouce à ce joli coup éditorial et bienvenue dans le nouveau monde!

    Guillaume de Thieulloy

    Directeur du Salon beige

    Le Salon Beige

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/02/merci-au-monde-pour-son-coup-de-pouce-%C3%A0-ce-joli-coup-%C3%A9ditorial.html

  • Islamisme – Wassim Nasr : “Les précédentes politiques de déradicalisation étaient un échec”

    Déradicalisation-600x338.jpg

    Edouard Philippe a présenté vendredi 23 février à Lille un plan de 60 mesures du gouvernement contre “la radicalisation islamiste”.

    Wassim Nasr, expert de la mouvance jihadiste, analyse ce nouveau plan gouvernemental

  • Jeudi 1er mars, Thierry Bouclier invité de l'émission Synthèse sur Radio Libertés

    RL 60 2018 03 01 Th Bouclier.jpg

    Radio Libertés cliquez ici

    Les précédentes émissions Synthèse cliquez là

  • La France, ce pays du Tiers-Monde...

    Gobee.bike, la société de vélos en libre-service qui avait déployé 2000 vélos dans Paris, a annoncé qu'elle arrêtait son service dans la capitale et en France :

    "Malheureusement, notre bonne volonté et nos efforts n'auront pas suffi. Depuis la mi-décembre, c'est un effet domino de dégradations qui s'est abattu sur notre flotte de vélos partout où notre service existait en France".

    Gobee.bike cite le chiffre, en France, de 3200 vélos dégradés, plus d'un millier de vélos volés ou privatisés, 280 dépôts de plainte enregistrés auprès des services de police et près de 6 500 interventions réalisées par ses agents et ses partenaires de réparation.

    Michel Janva

  • L’islam de France est une imposture

    Emmanuel Macron sait qu’il y a une population musulmane très importante en France.

    Il sait que cette population va grandir encore et représenter une proportion croissante de la population française.

    Il sait aussi que, d’ores et déjà, des quartiers entiers de villes françaises sont à majorité musulmane, et que c’est même le cas de plusieurs villes en leur ensemble.

    Il sait que les quartiers musulmans sont ce qu’on appelle en langage édulcoré des « zones urbaines sensibles », donc, en réalité, des zones de non-droit où la loi française est remplacée par la loi des gangs et de l’islam.

    Il sait encore que les prisons françaises sont emplies de musulmans à hauteur de 70 % des détenus et sont à des degrés divers sous le contrôle d’imams.

    Lire la suite

  • Vers un programme commun de la droite

    Guillaume Bernard est politologue. Il a écrit un ouvrage remarqué sur le retour des droites et sur la guerre qui aura bien lieu entre elles. L'actualité vérifie hélas ses analyses ou ses prédictions. La guerre à droite aura bien lieu, sauf si   /// ENTRETIEN avec Alain Hasso

     

    Pensez-vous que la crue du mouvement la République en Marche a d'ores et déjà atteint son niveau maximum et que leur échec aux deux élections partielles à Belfort et dans le Val d'Oise indique que la décrue a commencé ?

    Quoi que vous en disiez, je pense que ce double échec n'est pas totalement probant. Ce ne sont que des élections partielles, qui ont réuni très peu de participation. Mais c'est vrai, comme vous le dites - on le comprend sans doute mieux maintenant - que la dynamique d'Emmanuel Macron ne renverse pas tout, qu'elle a ses limites, que notre nouveau Président a été élu par défaut et non par l'enthousiasme populaire et que son mouvement La République en Marche, passées les premières élections législatives durant lesquelles les électeurs sont soucieux de donner un blanc-seing au candidat qu'ils ont élu président, manifeste son peu d'ancrage local. Cela nous indique aussi qu'une Droite vraiment décomplexée doit être capable d'affronter et de vaincre le macronisme, pour peu qu'elle s'assume. Il faut tout de même souligner aussi à ce sujet les très mauvais scores du Front national, en dessous de 10 % dans les deux cas. L'électorat populaire, qui fait le fond de sa clientèle politique, se déplace peu lors d'élections partielles et puis la droite nationale est apparue comme divisée par des candidatures concurrentes, avec le Front national (en baisse) Debout la France (en hausse) et les candidats Philippot, autour de 2 %.

    Comment voyez-vous les prochaines élections européennes ?

    Emmanuel Macron y a déjà imprimé sa marque, en mettant en place des listes nationales à la place des listes régionales. La stratégie de notre président, ce faisant, c'est bien sûr de camoufler le faible enracinement local de son Parti La République en Marche, de faire oublier cette fragilité interne, en organisant encore un scrutin national. C'est aussi de révéler les divisions idéologiques et programmatiques de la formation de Laurent Wauquiez, en poussant les Républicains à montrer au grand jour leurs divisions idéologiques et programmatiques. À la faveur de ces déchirements, le président jouerait l'écrasement de LR entre le Front National et son propre parti LREM. L'idée est sans doute de faire subir à LR aux Européennes ce qu'il a fait subir au PS à la Présidentielle.

    Nonobstant ces calculs politiques hostiles, quelles sont les chances réelles de Laurent Wauquiez ?

    Le nouveau patron des Républicains a bien identifié le discours susceptible d'unifier les droites il parvient à allier un discours sur les libertés économiques et un positionnement vraiment social. Il critique l'Union européenne, mais en même temps il n'appelle pas à la détruire ou à en sortir. Cet entre-deux rhétorique est susceptible de faire l'unité du public de droite, majoritaire dans ce pays mais qui se cherche un champion, au-delà des structures partisanes, comme la Présidentielle l'a bien montré, n y a, en ce moment, une porosité maximale entre les électeurs du Front national et les électeurs républicains ou ceux de Debout la France. Ce discours politique bien pesé dans ses divers ingrédients représente donc indéniablement un atout pour Laurent Wauquiez.

    Vous voulez dire que le nouveau Président des Républicains est en trahi de s'offrir la formule gagnante?

    Laurent Wauquiez a deux limites il doit impérativement maintenir l'unité du mouvement Les Républicains, avec des personnes qui ne partagent en rien ce discours gagnant Aujourd'hui, alors que4e nombre des caciques qui rendent leur carte de membre du Parti se multiplie, on peut dire qu'il n'arrivera pas à stopper l'hémorragie dans sa propre maison. Il va en souffrir au moins symboliquement. Cela risque de représenter une diminution de l'électorat LR pour des raisons qui ne sont pas immédiatement politiques, mais qui sont symboliques et locales. Wauquiez reste, comme à perpétuité condamné au grand écart entre la nécessaire droitisation de son discours et la non moins nécessaire unité de son Parti avec toutes ces vieilles barbes (la première d'entre elles est. Valérie Pécresse), ces caciques qui sont à droite mais ne sont pas vraiment de droite.

    Quelle est la deuxième limite de Laurent Wauquiez ?

    Il a rejoint des positions qui sont objectivement proches de celles du Front national, mais il maintient l'exclusive antifrontiste. Le président Sarkozy a pu « plumer la volaille » frontiste, comme il s'en est souvent vanté. Mais attention s'il a pu siphonner l'électorat du Front national, c'est que cet électorat s'est dit certes le discours de Sarko est édulcoré, mais le personnage est susceptible de gagner. Les électeurs de droite ont à l'époque fait le même calcul avec Sarkozy que les électeurs communistes avec François Mitterrand en 1981 la copie est un peu édulcorée par rapport à l'original (Mitterrand par rapport à Marchais ou Sarkozy par rapport à Le Pen), mais au moins il va gagner. La droite pour gagner doit parvenir à repousser Macron sur sa gauche, ce que pour l'instant, Laurent Wauquiez n'est pas capable de faire. En un mot Sarkozy et Mitterrand offraient à leurs électeurs la possibilité d'une victoire, avec un engouement qu'ils ont déçu ensuite, mais qu'ils ont été capables de susciter. Wauquiez peut bien siphonner l'électorat du Front, son électorat centriste est parti et mal parti, parti pour ne pas revenir. Bref l'avenir proche est sombre la droite va s'entretuer, FN contre LR, au lieu d'unir ses forces pour combattre Emmanuel Macron.

    Que préconisez-vous pour échapper au massacre ?

    Ce que les actuels dirigeants des Partis de droite ne semblent pas comprendre, c'est que l'électorat n'a désormais aucune attache viscérale aux structures politiques. Il faudrait d'ailleurs remplacer ces structures. Cela étant, ce n'est pas le plus urgent. Il me semble que ceux qui voudraient recomposer la droite doivent parler en termes de bien commun palpable, faire du social, avoir des enracinements locaux et ne pas se contenter des jeux d'appareils. Il faut que la droite, pour se recomposer, parvienne à dire clairement les axes d'un programme commun, dans lequel le peuple de droite se retrouverait, avec un discours opposable à Macron.

    En quoi consisterait ce programme commun?

    Le programme commun de la droite est identifiable par deux angles différents. D'abord les enquêtes d'opinion permettent aujourd'hui d'identifier les préférences des gens de droite il faut néanmoins prendre garde, pour que l'identification soit politiquement juste, que ces idées ne soient pas étiquetées politiquement dans le sondage il y a des idées majoritaires dans ce pays, qui, étiquetées FN, dévieraient minoritaires au sein de tel sondage d'opinion. Deuxième angle les états-majors de droite doivent faire un effort de clarification doctrinale, passant au crible tous les sujets, en identifiant tout ce qui est philosophiquement de droite. Ces deux axes de recherche convergent, j'ai moi-même commencé à faire ce travail il est possible d'identifier cinq grands thèmes, dans ce programme commun l'identité, l'autorité, la souveraineté, la subsidiarité (ou si vous voulez la liberté économique) et la tradition. Hélas, ce travail dont j'ébauche ici les linéaments, personne ne veut le faire vraiment parmi les politiques, soit par manque de motivation, soit par incohérence intellectuelle. Pour prendre un exemple pendant la Présidentielle François Fillon était supposé définir des positions cohérentes sur la famille, mais il était incohérent sur l'immigration, alors que l'on peut dire le contraire à propos des positions de Marine Le Pen cohérente sur l'immigration mais pas sur la famille. Ces contradictions montrent bien que l'offre politique est déficiente.

    Que pensez-vous de l'itinéraire de Nicolas Dupont-Aignan ?

    NDA a eu un énorme courage, il a franchi le Rubicon, pendant la Présidentielle, en acceptant une alliance avec Marine Le Pin. Le fait que, contre tous les pronostics, il ait été réélu député montre bien que les tentatives de décloisonnement ne sont pas toutes promises à la sanction des électeurs. Cela dit, il commet me semble-t-il le même type de maladresse que le FN en privilégiant les jeux d'appareils et en cherchant à réunir autour de sa propre structure. Il faut aujourd'hui créer les conditions d'une véritable unité de la droite éparpillée entre divers partis. Il ne s'agit plus de s'allier avec des gens qui sont à droite mais qui ne sont pas de droite. Il faut aujourd'hui, pour une victoire électorale, créer les conditions d'une véritable unité de la droite.

    monde&vie 15 février 2018

  • Le ministère de la Culture au service de l’immigration de grand remplacement

    Depuis de nombreuses années, le ministère de la Culture est devenu un haut lieu de soutien à toutes les subversions, qu’elles passent par l’art dégénéré, les mœurs décadentes ou le multiculturalisme conquérant.

    Nul ne s’étonnera donc de voir Françoise Nyssen, actuel ministre de la Culture, accorder l’aide de l’Etat français (et donc des contribuables) à l’exposition « Les vitrines de l’Atelier des artistes en exil ».

    ministre-culture-nyssen.jpg

    L’immigration de grand remplacement s’étend. Les « artistes » immigrés bénéficient ainsi d’une promotion à laquelle bien peu d’artistes français ont droit. Il ne fait pas bon, en 2018, être un artiste français vivant dont l’œuvre serait mise au service du Beau et du Bien, encore moins de Dieu.

    Par contre, le ministère de la Culture vient en aide à une quinzaine d’artistes de toutes disciplines, venus d’Afrique, d’Afghanistan, de Syrie, d’Iran,…, et « réfugiés » en France, dont les œuvres trouvent place en ce moment même dans les vitrines du ministère de la Culture, rue de Valois.

    atelier-artistes-exil-2.jpg

    http://www.medias-presse.info/le-ministere-de-la-culture-au-service-de-limmigration-de-grand-remplacement/87981/

  • Retour en images : Banquet des Camelots du Roi de Provence

    4145333758.2.jpg

    Ne rajoutons pas trop de commentaires à ce qui parle de soi-même. Ce reportage (7' 35") en dit plus que les mots et les phrases.

    Il montre l'esprit et les traditions des Camelots du Roi, maintenus malgré la dissolution prononcée par le gouvernement républicain en février 1936, votée par la Chambre qui allait donner naissance peu après au funeste Front Populaire.

    Les Camelots du Roi sont destinés à servir. La France et le Roi. Jeunes et anciens s'y mêlent, y chantent les mêmes chants, partagent les mêmes convictions, les mêmes espérances. 

    Ce banquet s'est tenu à La Ciotat, samedi 17 février 2018.  

    Merci à Paul Léonetti par qui ce clip a été réalisé. 

    Banquet des Camelots du Roi de Provence - 17/02/2018 - Lafautearousseau - Vimeo.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/