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France et politique française - Page 2824

  • Marine Le Pen évoque le futur du Front National

    Futur congrès de Lille, refondation du mouvement fondé par Jean-Marie Le Pen, entretien de David Rachline au magazine Réfléchir et Agir, future élection du président du Front National, Mélenchon, Macron, Wauquiez, Marine Le Pen, l’actuelle présidente du FN, a débattu de ces sujets aux micros de RTL en tant qu’invitée de l’émission Le Grand Jury, dimanche 19 novembre.

    A la question de savoir s’il pourrait y avoir avoir un Front national sans un ou une Le Pen à sa tête, Marine Le Pen a répondu :

    « Évidemment qu’on peut l’imaginer, bien entendu. Il y a des élections, il y a une démocratie interne, ce n’est pas le cas pour tous les mouvements politiques, mais c’est le cas pour le nôtre. Par conséquent, il peut y avoir demain un candidat qui prenne ma place à la tête du Front national. Il sera choisi par les adhérents. »

    Seule candidate à sa propre succession, elle a expliqué :

    « Il n’y a pas eu d’autres candidats à la présidence du mouvement. Mais ça peut être le cas la prochaine fois. »

    Disant regretter cette situation, elle continue :

    « Je ne peux pas susciter une candidature ou les imposer. Nous avons des règles au Front national. Il y a des règles dues au règlement intérieur du FN, des règles statutaires dans les statuts du Front national que j’ai souhaité et que je souhaite toujours modifier pour ouvrir plus avant notre mouvement, mais en l’occurrence, nous sommes obligés de respecter les règles.

    « C’est aussi l’état de droit et il n’y a pas d’autres candidats aujourd’hui. Il y en aura peut-être demain. »

    Concernant l’entretien d’un de ses plus fidèles lieutenants David Rachline au magazine Réfléchir et Agir, considéré d’extrême-droite par les médias ayant pignon sur rue, elle se défend en assurant

    « ne pas être au courant de cette affaire, mais s’il a donné cette interview je pense qu’il ne savait pas la nature de ce journal. Est-ce que l’on peut arrêter ce type de procès permanent, en demandant des condamnations sur des éléments que l’on n’a pas ? »

    Et à la question :

    « Vous, vous ne l’aurez pas faite cette interview ? »,

    Marine Le Pen donne ses gages au système :

    « Non, bien sûr que non. »

    Se considérant la première force d’opposition à la politique d’Emmanuel Macron, à la place des Insoumis de Mélenchon, Marine Le Pen, député du Pas-de-Calais, s’en est expliqué :

    « Monsieur Mélenchon a fait beaucoup de bruit et d’ailleurs il n’en fait plus beaucoup. J’ai l’impression, qu’aujourd’hui, il va de flop en flop dans les initiatives qui ont été les siennes (…). Je pense que les Français nous ont désigné comme les opposants et ils l’ont justement fait en nous plaçant au second tour de l’élection présidentielle. »

    Elle considère le programme du FN sur l’Europe comme l’un des points forts de son mouvement face au gouvernement actuel :

    « On voit le clivage se mettre en place. Je pense qu’Emmanuel Macron a eu le sens politique de passer par la porte que nous avions entrouverte sur la fin du clivage gauche-droite et la mise en œuvre du vrai clivage qui traverse la vie politique française : le clivage entre les mondialistes et les nationaux, qu’on va transformer à l’élection européenne entre les européistes et les nationaux. »

    « Sur l’Europe, il y a deux projets qui sont totalement contraires et entre Emmanuel Macron et nous, il n’y a rien, il n’y a personne. »  

    Concernant Laurent Wauquiez, la présidente du FN a estimé qu’il avait un discours proche de celui de son mouvement :

    « Quand j’entends le discours de monsieur Wauquiez aujourd’hui, je me dis, s’il est sincère, compte-tenu des propos qu’il tient, il devrait aller jusqu’à proposer une alliance politique, tout cela se discute. »

    « Je lui demande de sortir de cette ambiguïté. Il faut qu’il aille au bout de cette logique. Ou alors il démontre que ce ne sont que des propos électoraux qu’il envisage de ne pas mettre en œuvre s’il est élu à la tête des Républicains. (…) Je demande juste de la cohérence. Ça changera de tous les dirigeants des Républicains jusqu’à présent. »  

    Francesca de Villasmundo

    http://www.medias-presse.info/marine-le-pen-evoque-le-futur-du-front-national/83655/

  • Réfléchir et Agir n° 57 – hiver 2017


    Sommaire :

    Dossier sur Le FN peut-il prendre le pouvoir ? avec plusieurs points de vue, venant de cadres et d’élus actuels du FN (le maire de Fréjus David Rachline, le sénateur marseillais Stéphane Ravier), l’avis plus critique de Jean-Yves Le Gallou, et bien entendu celui des chroniqueurs R&A.
    Le grand entretien est allé à la rencontre d’Eric R. alias Eric Lerouge, fondateur du magazine en 1993. Vingt ans après son départ, il revient et explique son parcours et la naissance de R&A.
    Articles sur Zbigniew Brzezinski, Hermann von Keyserling, le réchauffement climatique en Arctique, le mystère archéologique de Glozel, l’écrivain Maurice Blanchot ou le peintre Norman Lindsay… et toutes les rubriques habituelles. 
    En kiosque 7€ ou à commander ici : https://reflechiretagir.com/editions/ra
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    Source 

  • Prières de rue, Tariq Ramadan : la parole se libère contre les idées fausses, par Ivan Rioufol

    ivan-rioufol.jpg

    Le vent tournerait-il ? Le déconomètre, qui s’emballe depuis près de quarante ans, a du plomb dans l’aile. Vendredi dernier, une centaine d’élus de Clichy (Hauts-de-Seine) ont manifesté leur indignation devant les prières de rue. Elles y sont organisées illégalement depuis huit mois par des fidèles qui se plaignent de l’éloignement de leur mosquée. La suite dira si, après ce premier face-à-face tendu, le ministre de l’Intérieur sortira de sa torpeur. Tout aussi réjouissante est l’avoinée qui s’abat sur le journaliste Edwy Plenel, patron de Mediapart. L’ami de Tariq Ramadan, accusé de viols, était le symbole sacralisé du journalisme moralisateur. Même à gauche, les outrances du faux curé commencent à être comprises pour ce qu’elles ont toujours été : des complaisances avec le totalitarisme coranique. Manuel Valls mène l’assaut contre ce drôle d’”antiraciste”. Mercredi, l’ex-premier ministre a accusé Plenel de “complicité intellectuelle” avec le terrorisme. La “parole libérée” est une glasnost à la française qui déborde des rangs des seules néoféministes.

    Les résistants de la 25e heure découvrent la lune. Hier encore, beaucoup étaient avec la meute quand il s’agissait de marginaliser les premiers lanceurs d’alerte, forcément réactionnaires et infréquentables. Votre serviteur se souvient des inepties des procureurs d’alors. Mais Schopenhauer avait prévenu : “Toute vérité franchit trois étapes : d’abord elle est ridiculisée. Ensuite elle subit une forte pression. Puis elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.” Reste la satisfaction d’être moins seul, et celle de ne s’être pas trompé sur cette presse militante qui nie les faits, sur cette gauche perdue qui croit retrouver les vertus du communisme, Allah en plus, dans l’islamisme en guerre contre l’Occident.

    Cependant, les persistantes réticences à regarder en face les faux gentils, la fracture identitaire, la guerre civile qui vient, la grande mascarade du macronisme, sont des encouragements pour continuer d’enfoncer les clous…

    Ce qui survient, dans ce rejet des dénis et ce retour au bon sens, sont les premiers pas vers une émancipation des esprits.

    Ivan Rioufol

    Texte daté du 16 novembre et repris du blog d’Ivan Rioufol

    https://fr.novopress.info/

  • Orientations pour des années décisives: Gollnisch et le questionnaire

    flamme-fn-300x300.jpg« Ce sont les hommes et non les pierres qui sont le rempart de la cité » (Plutarque)… Bruno Gollnisch dans le cadre du questionnaire envoyé aux adhérents a pris l’initiative de s’adresser aux  hommes et aux femmes du Front National. Ils en sont les forces vives, le rempart évoqué par Plutarque, les ambassadeurs; ils sont les garants de sa continuité, les acteurs des combats futurs et des nécessaires victoires à venir. Faut-il le rappeler, les militants nationaux ne se satisfont pas d’une quelconque rente électorale, ils ne se battent ni pour faire de la figuration ni pour leshonneurs bourgeois,  mais pour que nos idées accèdent au pouvoir afin d’arracher la France au déclin,  car c’est bien de cela dont il s’agit!  C’est ce qui fait du  Front National un mouvement proprement révolutionnaire, au sens noble et vertueux du terme.

    Il est très heureux que Marine et les instances frontistes aient souhaité  consulter les adhérents dans le cadre du  XVe Congrès dit de refondation en mars prochain. Celui-ci intervient à un moment charnière. Il clôturera en quelque sorte un cycle qui a débuté en 2014  et qui a vu se succéder les élections: européennes, municipales, sénatoriales, départementales, régionales, présidentielle, législatives… Une longue séquence électorale au cours de laquelle notre Mouvement  et sa présidente ont  obtenu des scores historiques,  jusqu’alors  jamais atteints  dans les urnes.  

    Mais une période qui a suscité aussi chez certains de nos amis des interrogations, voire des doutes sur la stratégie suivie, les thématiques mises en avant,  et ce,  au-delà même de la question du débat de second tour face à Emmanuel Macron que Marine a estimé avoir raté et du départ de Florian Philippot. Bref, comme tout organisme vivant à un moment donné de son développement,  le Front traverse une crise de croissance, une crise d’identité en quelque sorte: qui sommes-nous? Où allons Nous? Que voulons-nous?

    Toynbee soulignait qu’au cours de son existence  chaque société rencontrait une succession de problèmes et que c’est l’énergie employée à surmonter les défis mis sur son chemin qui la renforçait. « La facilité n’est pas l’amie des civilisations » notait-il. Dans l’ouvrage collectif Les Racines du futuril était relevé que « toute crise est fondamentalement une crise de conscience. Aucune difficulté intérieure, aucun défi ne pourraient suffire à abattre une nation ou une civilisation: c’est le refus- ou l’incapacité morale- d’y faire face qui annonce le déclin. Les civilisations ne sont pas tuées: elles se laissent mourir. » Autrement résumé par  Soljenitsyne: « Ce qui vous menace, c’est vous même. »

    Ce constat lucide d’un Toynbee, cet avertissement  d’un Soljenitsyne, plus actuels que jamais dans notre vieille Europe,  peuvent s’étendre  à la vie, la croissance,  la mort ou la résurrection d’un  parti politique. Or, non seulement  l’opposition nationale, populaire et sociale n’a pas l’intention de se laisser mourir mais elle entend gagner encore en muscle, en matière grise, en capacité d’actions, de réflexions, de propositions.

     En choisissant de diffuser  ses réponses à ce questionnaire, Bruno Gollnisch entend faire oeuvre utile  auprès de nos adhérents, contribuer à l’orientation bénéfique de notre combat  dans les décisives années à venir.  Les réponses fournies par le peuple frontiste seront en effet précieuses en ce qu’elles confirmeront ou non la pertinence de nos fondamentaux ou de nos inflexions récentes,  fourniront éventuellement matière  à  des ajustements programmatiques.

    Avec en filigrane  au moins deux autres questionnements essentiels , car gage demain  si nous savons y répondre efficacement de notre arrivée aux plus hautes responsabilités: à quelles  catégories de Français devons-nous  nous adresser prioritairement? Qu’est-ce qui dans notre programme, dans la forme, dans le fond, empêche encore des millions d’entre eux  de nous rejoindre? Bref, qu’est-ce qui paralyse nos compatriotes qui, dans les discussions que nous avons avec eux, dans les  enquêtes d’opinions,  partagent sur un grand nombre de sujets centraux, vitaux,  les mêmes opinions, les mêmes inquiétudes que nos électeurs  déjà  acquis?

    Toutes choses auxquelles Bruno Gollnisch répond en partie à travers la diffusion de ses réponses  en confirmant son attachement aux idéaux de libertés, de justice sociale,  d’enracinement, de défense de l’ordre naturel qui sont au cœur de notre famille politique; préoccupations  nous le croyons, également  majoritaires chez les Français. Sursum corda! 

    https://gollnisch.com/2017/11/20/orientations-annees-decisives-gollnisch-questionnaire/

  • Louis Aliot : “Sur l’Europe, Laurent Wauquiez vient sur notre terrain”

    Invité ce lundi de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, Louis Aliot a évoqué la présidence des Républicains et la candidature de Laurent Wauquiez.

    Pour le vice-président du FN :

    Sur l’Europe, aujourd’hui, Monsieur Wauquiez vient sur notre terrain (…) Il a un discours qui pourrait apparaître comme pseudo-souverainiste.

     

  • Patrick Buisson : "La droite paie le mépris dans lequel elle a toujours tenu la bataille des idées et le combat culturel."

    Patrick Buisson a été interrogé dans Valeurs Actuelles. Extraits :

    6a00d83451619c69e201b7c9356cd5970b-800wi.jpgPourquoi la droite et le Front national se montrent-ils aujourd’hui incapables de faire émerger une véritable opposition ?

    Parce que l’un et l’autre se dérobent au bon diagnostic. L’élection de 2017 aura mis à bas leurs vieux schémas. La droite et le FN ont fait la démonstration, chacun à leur tour, de leur incapacité à reconquérir ou à conquérir le pouvoir sur la base de leurs seules forces. Faute d’avoir su opérer la nécessaire clarification idéologique, la droite ne peut plus se prévaloir du bénéfice automatique de l’alternance. Elle a perdu l’élection imperdable et à moins qu’elle ne sache se réinventer, on ne voit pas pourquoi elle ne perdrait pas les élections qui viennent. Le FN, de son côté, faute d’avoir su construire une offre politique crédible, est resté ce qu’il a toujours été : le meilleur allié du système, son assurance vie. Englués dans des logiques d’appareils, Les Républicains comme le FN sont aujourd’hui dans une triple impasse : idéologique, stratégique, sociologique. Mais, pour rien au monde, ils ne voudront l’admettre. Je crains que cela ne débouche sur des désillusions encore plus cruelles.

    Les Républicains ont entamé un véritable chantier de refondation. Par quoi doivent-ils commencer ?

    Par tordre le cou aux incantations rituelles autour du “rassemblement”, mot-valise qui la leste comme un impedimentum. Le rassemblement appartient à l’ordre des moyens, ce n’est pas une fin en soi. Or, voici des lustres que, pour la droite, le rassemblement n’a pas pour objet de défendre des idées ou de promouvoir un projet, mais de servir ce désir du pouvoir pour le pouvoir que manifestent tous ceux — et ils sont, aujourd’hui, légion — qu’habite l’idée d’un destin personnel…

    C’est la création de l’UMP et son principe que vous remettez en cause ?

    C’est là l’erreur originelle, la faute inaugurale que continuent de payer Les Républicains. À vouloir marier les contraires sous couvert de rassemblement, l’UMP n’a jamais produit autre chose que des ambiguïtés et de l’incohérence. La droite plurielle d’Alain Juppé c’est, quinze ans après, la droite plus rien. Il est logique qu’il veuille maintenant la faire définitivement s’évaporer dans le trou noir d’« un grand mouvement central ». [...]

    Le départ des Constructifs ne va-t-il pas dans le sens de la clarification que vous appelez de vos voeux ?

    Si la refondation se fait au nom du rassemblement de toutes les sensibilités et donc au prix de la cohérence idéologique, il n’y a rien à en attendre. Remettre à flot le radeau de la Méduse avec l’ancien équipage du Titanic ne saurait garantir une arrivée à bon port en 2022.

    Quelle stratégie pour la droite ?

    Elle découle du rapport de force électoral. Il y a un antagonisme irréductible entre l’électorat libéral des grandes villes et les classes populaires, les insiders et les outsiders. Ces deux électorats ne sont pas miscibles, car leurs intérêts sont inconciliables. En revanche, la tension idéologique et sociologique entre l’électorat conservateur et l’électorat populaire est bien moindre. Il y a une propension, chez certains dirigeants des Républicains, à s’abuser volontairement sur la nature de leur électorat pour ne pas avoir à faire la politique de leurs électeurs. La base qui a plébiscité Fillon lors de la primaire n’est pas réformatrice mais conservatrice : c’est la France provinciale des villes moyennes, qui s’est déterminée non pas sur son programme économique mais sur la vision sociétale qu’elle lui prêtait. Si bien qu’exclure ou marginaliser Sens commun équivaudrait pour ce qui reste de la droite à s’autodissoudre.À cet égard, la démission contrainte de son président n’est pas de bon augure.Parfois, Les Républicains font penser au catoblépas, cet animal mythique, tellement stupide qu’il se dévore lui-même.

    Une synthèse est-elle possible entre cet électorat conservateur et l’électorat populaire ?

    Non seulement elle est possible, mais c’est la seule configuration susceptible de rouvrir à la droite les portes du pouvoir. Sans ce désenclavement de la droite par l’adjonction du vote populaire, Les Républicains sont promis à un avenir groupusculaire et crépusculaire. C’est cette alliance qui a fait le succès du RPF, en 1947, le triomphe de l’UNR, en 1958, et la victoire de Sarkozy, en 2007. La jonction entre la France conservatrice et la France périphérique peut s’opérer naturellement à travers la défense du patrimoine immatériel que constituent l’identité nationale, l’enracinement et la transmission, le localisme et les circuits courts, le coutumier et les moeurs. Bref, tout ce que menacent la finance mondialisée et l’islam radicalisé.

    L’effet Macron peut-il être un handicap durable pour la droite ?

    Je ne m’illusionne en rien sur le projet global du chef de l’État, mais j’ai trop vu à quel point la droite s’empressait, une fois au pouvoir, de trahir ses engagements pour penser que son discrédit n’est que passager. La droite paie, aujourd’hui, le mépris dans lequel elle a toujours tenu la bataille des idées et le combat culturel. Pensez-vous qu’un ministre de droite aurait eu le courage d’agir comme le fait aujourd’hui le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, en contraignant par sa politique le président du Conseil supérieur des programmes à la démission ? Lorsqu’elle est aux affaires, la droite n’a de cesse que de donner des gages au gauchisme culturel. Il suffit de se remémorer le bilan de Luc Chatel, le ministre de Sarkozy, Rue de Grenelle : suppression de l’enseignement de l’histoire en terminale scientifique et introduction de la théorie du genre dans les manuels scolaires. Tant qu’il y aura des dirigeants chez Les Républicains pour s’inquiéter d’une « dérive de la droite à la polonaise », Emmanuel Macron pourra nourrir les plus grandes espérances pour 2022.

    À vous entendre, la présidence de Macron n’aurait que des effets désastreux pour la droite…

    Pas du tout. Le phénomène Macron, qui opère la réunification politique des libéraux des deux rives, est en passe de dissiper un long malentendu historique. Il se peut qu’il mette fin à la domination de l’orléanisme, c’est-à-dire du libéralisme, sur la droite française. Du passage du capitalisme entrepreneurial au capitalisme financier, on peut attendre une fracturation irréversible entre le conservatisme et le libéralisme, entre la droite originelle et la droite situationnelle, autrement dit un centre qui a été classé à droite sans jamais pour autant être ontologiquement de droite. Le clivage entre progressistes et conservateurs que revendique Macron est une aubaine pour une droite qui saurait redevenir elle-même au moment où il apparaît de plus en plus que le progrès est une idée du XIXe siècle frappée d’obsolescence, une idée de jeune vieux. Où il est devenu évident que la religion du progrès a échoué sur sa promesse fondatrice, qui était celle du bonheur. [...]"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Têtes à clash n°16 : Euthanasie, paradis fiscaux, vaccins, majorité sexuelle

  • DES MIGRANTS SQUATTENT LES AUTOLIB’ À PARIS : LA START-UP NATION EST EN PANNE DURABLE

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    Une entreprise et une économie ne peuvent être rentables dans une nation et une société qui se désagrègent.

    L’information a été révélée il y a une semaine par un reportage du Parisien puis relayée par des images de BFM TV. Les Autolib’ du groupe Bolloré mises à la disposition des Parisiens sont régulièrement squattées, dégradées et vandalisées par des migrants, en l’occurrence algériens et marocains, dans le XVIIIarrondissement. Mais c’est, en fait, tout l’Est parisien et plusieurs stations entières d’Autolib’ qui sont ainsi touchés. Le phénomène n’a rien d’anecdotique ni de ponctuel et s’étendrait, selon un agent de nettoyage des véhicules interrogé par Le Parisien, aux Ve et XIearrondissements. Ces agents, dénommés « ambassadeurs » dans le beau langage entrepreneurial de la société, refusent parfois de monter à bord des voitures car, outre des migrants mineurs et des sans-abri, elles servent aussi de refuge à des délinquants et des toxicomanes, à qui la salle de shoot voisine récemment ouverte ne suffisait pas…

    Du coup, l’image moderne, propre, parisienne et « partageuse » de la nouvelle économie en prend un sacré coup, quand la réalité migratoire s’y installe et vient perturber les plans de rentabilité de M. Bolloré. Un sacré coût, donc. En effet, ce sont deux cents véhicules par semaine, d’après une enquête de Challenges, qui seraient vandalisés et contraints de retourner au garage des Autolib’, boulevard Ney, « pesant sur les coûts et l’image du service ». Conséquences logiques : baisse du nombre d’abonnements, passés de 110.000 à 102.000 en un an (Le Parisien), et baisse du nombre de locations par « abonné 1 an » (ceux qui génèrent l’essentiel du chiffre d’affaires). L’entreprise est dans le rouge.

    Le modèle économique de M. Bolloré prévoyait un seuil de rentabilité à 50.000 abonnés, puis à 60.000 en 2013, puis 80.000 en 2016. Puis à 100.000. Mais, même là, ce seuil ne fut jamais atteint. Et maintenant que la courbe s’inverse, l’entreprise ne cesse de creuser ses pertes. D’après Challenges, en 2017, le déficit cumulé s’élève à 179 millions d’euros. Mais l’homme d’affaires avait plafonné le déficit à sa charge à 60 millions d’euros durant la période de délégation de service public. Pas fou, M. Bolloré. Et en tout cas bien moins que les élus parisiens et franciliens qui se sont lancés dans cette aventure et qui, paraît-il, sont aujourd’hui furieux. Mais après tout, à défaut d’être de prudents gestionnaires, faire éponger des déficits par des contribuables qui n’auront jamais emprunté d’Autolib’ de leur vie, ils savent faire, non ? 

    Morale de la fable du Migrant et de l’Autolib’ ? Ceux qui nous répètent à l’envi, à gauche, au centre et à droite, que la nouvelle économie est LA solution, en jetant un voile pudique sur nos problèmes migratoires et sociaux, et qui traitent ceux qui osent les soulever d’arriérés ou de provinciaux sont tout simplement des menteurs et des inconséquents. 

    Les déboires d’Autolib’ viennent leur apporter la démonstration cinglante que même à Paris, pourtant vitrine de la nouvelle économie de la mobilité verte et « start-upée », les migrants et les toxicos viennent gripper la belle machine, qu’une entreprise et une économie ne peuvent être rentables dans une nation et une société qui se désagrègent. Exemple emblématique parmi tant d’autres, et qui ne sera malheureusement pas le dernier.

    Dans « start-up nation », notre Président a oublié qu’il y avait le mot « nation », et que c’était par lui qu’il aurait fallu commencer, s’il voulait vraiment que son « business model » tienne la route et ne se fracasse pas, comme ceux de Mme Hidalgo et de M. Bolloré, sur la réalité migratoire. Il a préféré le plus facile, le plus immédiat, ce qu’il connaît aussi le mieux. Pour la nation, les Français devront encore attendre. À moins que les problèmes d’immigration et d’insécurité ne viennent encore davantage plomber les comptes de cette nation, comme ceux d’Autolib’. Et là, il ne s’agit plus d’un hypothétique seuil de rentabilité, mais bien d’un seuil de tolérance qui se rapproche. Plus vite qu’une Autolib’.

    http://www.bvoltaire.fr/migrants-squattent-autolib-a-paris-start-up-nation-panne-durable/