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France et politique française - Page 2903

  • Notre système de retraites est une escroquerie d’Etat

    Les Echos du 11 août annoncent les pertes engendrées aux États-Unis par les pyramides de Ponzi (montage financier frauduleux) : 800 millions de dollars en 2015 du fait de 61 pyramides démantelées, puis 2,3 milliards pour 59 pyramides en 2016.

    Le trophée de l’année, remporté par Platinum Partners, est 1 milliard de pertes pour les gogos qui se sont fait piéger. Certes, le record établi par Bernard Madoff est loin d’être égalé, mais il est quand même intéressant d’apprendre que le créateur de ce « hedge fund » a su ­– tout en s’abstenant de leur fournir des comptes sérieux – persuader 600 gros investisseurs qu’il pouvait leur procurer avec régularité des revenus d’environ 17 % par an. La crédulité a peu de limites.

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  • Quand Bruno Roger-Petit, nouveau porte-parole de l’Elysée, rêvait de tuer des militants de la Manif pour tous !

    Décidément, Emmanuel Macron sait s’entourer ! Il vient maintenant de désigner le journaliste Bruno Roger-Petit, comme nouveau porte-parole de l’Elysée.

    Dans la foulée de l’annonce de sa nomination, l’ancien journaliste Bruno Roger-Petit a rapidement supprimé son compte Twitter trop compromettant. Mais c’était sans compter sur l’archivage !

    Il y a par exemple ce tweet de Bruno Roger-Petit, rêvant de tuer des militants de la Manif pour tous ! C’était le 24 mars 2013, lors de la grande manifestation parisienne de la Manif pour Tous  :

    http://www.medias-presse.info/quand-bruno-roger-petit-nouveau-porte-parole-de-lelysee-revait-de-tuer-des-militants-de-la-manif-pour-tous/79400/

  • Et si l’on donnait la parole aux Français (XVII)

    Chronique de Michel Geoffroy, essayiste.

    LES INSTITUTIONS ET LES PARTIS INSTITUTIONNELS

    77% des personnes interrogées (+14 points) pensent que la démocratie fonctionne de moins en moins bien en France (sondage Ipsos-Sopra Steria-l’Institut Montaigne, Sciences Po et Le Monde du 21 au 25 octobre 2016).

    74% citent comme principales raisons des « élus trop souvent corrompus », les élections qui « ne changent rien » (70%) et « trop d’insécurité, de zones de non-droit » (67%). Pour 65%, les préoccupations des citoyens ne sont pas prises en compte et pour 62% ces derniers sont mal représentés

    59% des personnes interrogées déclarent ne se sentir en sécurité nulle part. Ce chiffre est à mettre en relation avec le fait que 69% des Français jugent les personnels de police et de gendarmerie en sous-effectifs dans le pays. Cette opinion a d’ailleurs d’autant plus de résonance que les interviewés expriment majoritairement une bonne image de leurs forces de l’ordre (90% pour la Gendarmerie, 84% pour la Police nationale et 73% pour la Police municipale) (sondageIFOP Fiducial Public Sénat Sud Radio – Public Sénat du 17 mars 2017

    78% estiment que les partis politiques constituent un frein à l’amélioration de la situation, devant les syndicats (62%), les médias (57%), les intellectuels (44%) et les chefs d’entreprise (40%).

    78% des personnes interrogées jugent le bilan de François Hollande négativement. 81% estiment qu’il n’a pas été fidèle à ses promesses de campagne. La loi travail est la plus critiquée, avec seulement 23% de réponses positives (sondage OpinionWay Le Figaro des 2 et 3 décembre 2016).

    LES MÉDIAS

    64% des personnes interrogées estiment que les médias ne sont pas indépendants vis-à-vis des partis et du pouvoir ; 58% estiment que les médias ne sont pas indépendants vis-à-vis des pressions de l’argent (sondage TNS Sofres La Croix des 7 au 11 janvier 2016).

    91% des internautes interrogés en ligne le 13 décembre 2016 depuis son compte Twitter par Jean-Jacques Bourdin, l’animateur de RMC et BFMTV, estiment que « les médias nous mentent ».

    57% des personnes interrogées estiment que les médias présentent la campagne et le programme de François Fillon avec un parti pris négatif. 55% pensent de même s’agissant de Marine Le Pen. Et 46% des personnes interrogées estiment que les médias présentent la campagne et le programme d’Emmanuel Macron avec un parti pris positif (sondage Harris-Interactive, c/o Fdesouche du 20 mars 2017).

    LA PRÉFÉRENCE NATIONALE

    41% des téléspectateurs ont jugé Marine Le Pen « convaincante » lors de l’émission politique du 9 février 2017 de France 2 (sondage Harris-Interactive effectué le 9 février 2017).

    80% des personnes interrogées se déclarent favorables à la « clause Molière », mesure adoptée récemment par plusieurs conseils régionaux, obligeant les ouvriers à parler français sur les chantiers engagés par la commande publique et 39% répondent « très favorable » (sondage Ifop Valeurs actuelles réalisé du 15 au 17 mars 2017).

    Michel Geoffroy, 20/03/2017

    Voir ou revoir :

    https://www.polemia.com/et-si-lon-donnait-la-parole-aux-francais-xvii/

  • Clarification : Juppé et Darmanin partiront si LR vire à droite

    Alain Juppé a rappelé ce week end les deux "lignes rouges" à ne pas dépasser pour le voir encore participer activement au mouvement : le FN et la loi Taubira

    "La première de ces lignes rouges, c'est l'incompatibilité de ce à quoi nous croyons avec les idées du Front national. (...) Lorsqu'on veut faire battre la candidate du Front national, on n'a pas d'autre choix que de voter pour son adversaire. C'est pour cela que j'ai appelé à voter pour M. Macron [au second tour de la présidentielle]".

    "Nous ne souhaitons pas que, petit à petit, la ligne dominante de LR soit celle de la partie la plus conservatrice, et même la plus rétrograde en termes de société. (...) Je jugerai [rester ou pas au sein du parti, NDLR] en fonction, s'il gagne, de ce qu'il proposera". "Je crois que le débat sur le Mariage pour tous est derrière nous et je ne souhaite pas que LR perde son temps à s'enliser dans ce genre de questions."

    Idem que Valérie Pécresse, selon laquelle Wauquiez incarne “la France d'hier”, ce qui signifie qu'elle court vers la gauche.

    Ce matin, le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a suivi la voie ouverte par Alain Juppé :

    "Si [pour la présidence du parti] je vois qu'il y a le choix entre Laurent Wauquiez et Daniel Fasquelle, j'ai plutôt envie de partir des Républicains".

    Qu'ils partent, cela clarifiera les choses. Ou pas : Laurent Wauquiez, s'il est élu, pourrait aussi s'entourer de juppéistes...

    Michel Janva

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  • ANNE HIDALGO : « NOTRE-DRAME DE PARIS », OU LE SECTARISME DANGEREUX D’UNE IDÉOLOGUE

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    On aura les Jeux olympiques en 2024 et les Gay Games l’année prochaine. Avec des rats et des punaises aux fesses, on battra peut-être des records ?

    Fermée depuis un mois pour l’aménagement d’une nouvelle piste cyclable, la « berge 16e » a rouvert ce lundi matin. Mais en partie seulement : sur les trois voies de circulation, il n’en reste plus qu’une pour les automobilistes. De quoi ajouter à l’exaspération des Parisiens et surtout des Franciliens qui passent des heures dans des bouchons créés à dessein par la mairie de Paris dans le seul but de servir sa com’.

    Petit détail en passant : le RER A, la ligne la plus fréquentée d’Europe avec 1,2 million de voyageurs quotidiens, est actuellement à l’arrêt pour travaux. Mais qu’importe à Mme Hidalgo : les transports, c’est le STIF, et le STIF, c’est son ennemie Valérie Pécresse.

    Eu égard à ses penchants, Bertrand Delanoë était surnommé « Notre-Dame de Paris ». Celle qui a pris sa suite est devenue « Notre-Drame de Paris ». C’est le titre, hélas fort justifié, du livre d’Airy Routier et Nadia Le Brun à paraître jeudi (Albin Michel). Le Figaro Magazine lui a consacré sa une ce week-end, en publiant les bonnes pages, et RTL recevait lundi matin Airy Routier pour commenter, notamment, cette nouvelle fermeture d’un axe routier indispensable à la capitale, révélatrice de la véritable « pathologie anti-voitures » du maire de Paris. Et d’expliquer, preuves à l’appui, qu’on « organise artificiellement des bouchons en amont pour masquer les délires de la neutralisation des berges rive-droite »(empruntées quotidiennement par 45.000 véhicules), tout en avançant des chiffres inventés de toute pièce sur les méfaits de la pollution afin de justifier une politique absurde et surtout contre-productive. Résultat : boulevards et petites rues bouchés, périphérique saturé plusieurs heures par jour, tout comme la rocade de l’A86 et les abords de Paris, totalement embouteillés.

    Commentaire désabusé du journaliste : « L’axe Est-Ouest de Paris est maintenant totalement bloqué. Il ne reste plus qu’à bloquer l’axe Nord-Sud. »

    C’est que « la reine Verte », « la reine des bouchons », « la pasionaria du social », « sainte Anne du Bon Accueil » est seulement préoccupée de sa com’. Elle a créé pour cela une agence bidon, C40, subventionnée à hauteur de 200.000 euros, dans le seul but d’asseoir sa candidature aux présidentielles de 2022, et développe sa politique assassine en conséquence.

    Son objectif affiché est en effet « d’accroître la diversité sociale et ethnique de la capitale ». En dangereuse idéologue qu’elle est, elle entend « corriger l’héritage historique » (sic) de Paris en y créant 30 % de logements sociaux. Pour ce faire, la mairie exerce donc son droit de préemption dans les beaux quartiers, quitte à acheter des biens à des prix délirants : 12.000 euros le m2 dans le XVIe, 13.400 à Montmartre ! Hidalgo s’en fout, c’est le contribuable parisien qui paiera. Ainsi la dette de la capitale est-elle passée de 1 à 5,7 milliards d’euros, la mairie dépensant chaque année 400 millions de plus qu’elle n’en gagne.

    On pourrit des quartiers entiers, mais attention : pas question de critiquer sans être accusé de racisme. La preuve par Ian Brossat, l’adjoint PCF chargé des migrants qui a tweeté ce week-end : « Je viens de lire le dossier du Fig Mag sur Paris. Une benne ne suffirait pas à rassembler la masse d’ordures racistes qu’il contient… »

    Pour finir, et puisqu’il est question d’ordures dans ce Paris devenu, en effet, une benne à ciel ouvert : les rats y pullulent, non plus seulement de nuit mais aussi de jour, courant sur les pelouses au milieu des touristes. « Les squares, les jardins municipaux envahis doivent être fermés les uns après les autres pour être dératisés, avec des produits chimiques agressifs et polluants à côté desquels le dioxyde d’azote et les particules fines ont la dangerosité de l’eau de Cologne. »

    Mais qu’importe : on aura les Jeux olympiques en 2024 et les Gay Games l’année prochaine. Avec des rats et des punaises aux fesses, on battra peut-être des records ?

    http://www.bvoltaire.fr/anne-hidalgo-drame-de-paris-sectarisme-dangereux-dune-ideologue/

  • "Longtemps je me suis tu... par peur d'être accusé d'islamophobie ou de racisme rampant"

    6a00d83451619c69e201b8d2a490cc970c-200wi.jpgBernard Ravet (déjà évoqué hier) s'est décidé, une fois à la retraite à raconter sa vie de principal dans trois collèges de Marseille, où l'islamisme croît :

    «Il faut en finir avec la loi du silence qui pèse sur l'impact du religieux dans certains établissements». Le fanatisme «frappe à la porte de dizaines d'établissements, (...) imposant ses signes et ses normes dans l'espace scolaire, dans les cours de récréation, les cantines, les piscines. Longtemps, je me suis tu. Par respect du devoir de réserve. Par crainte de stigmatiser les établissements que je dirigeais et d'en aggraver la réputation peu flatteuse (...). Par souci de protéger les élèves et les familles alors majoritaires qui résistaient aux coups de boutoir du fanatisme. Par peur d'être accusé d'islamophobie ou de racisme rampant». 

    Les antiracistes sont ainsi les complices de l'islamisme.

    Florilège :

    • ces enseignantes et ces élèves qui, à la sortie du collège, se font bombarder de canettes de coca aux cris de «putes! salopes!». Leur point commun? Elles avaient mis une jupe.
    • ces jeunes dealers, des barbus en sweat et tee-shirt qui viennent expliquer que le fait de vendre de la drogue ne pose pas de problème en dépit de leur croyance religieuse car «les consommateurs ne sont pas musulmans. Si la drogue tue, elle ne tue que des mécréants. Ce n'est pas contraire à notre religion».
    • Marginal en 2000, «le refus de manger de la viande qui n'était pas halal était devenu la norme en 2013, lorsque j'ai quitté le collège Izzo».
    • De même que la pratique du ramadan. Si en 2000, la moitié de ses élèves le respectaient, «en 2013 nous étions à 90% ou 95%».
    • ces élèves, qui, le matin sont soudain plus nombreuses à arriver voilées devant l'établissement. «La plupart se découvrent avant d'arriver à la porte. Mais certaines tentent de forcer le passage, de retarder au maximum le moment d'enlever leur voile, de pénétrer d'un mètre, de deux mètres, dans l'enceinte du collège. Toujours grignoter du territoire. C'est une bataille pied à pied».

    Michel Janva

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  • Pas d'université d'été pour le FN : cela évite de parler

    De Bernard Antony :

    "Pour la première fois depuis 1984 le Front National n’a pas organisé son université d’été. L’argument du coût de cette opération pour expliquer cela ne tient évidemment pas. Je l’ai, pour ma part, organisée et dirigée de 1984 à 2002 alors que le mouvement avait bien moins de moyens qu’aujourd’hui. Et même, pendant plusieurs années ce furent les participants qui en assurèrent intégralement la charge et toujours ils en payèrent le banquet final. Marie-Christine Boutonnet, Christian Baeckroot et Jean-Pierre Reveau peuvent témoigner de cela. Et il s’agissait alors d’une véritable université : sur quatre jours entiers avec trois conférences plénières par jour et plusieurs tables rondes et carrefours.

    Je comprends bien sûr que les choses aient pu changer selon la stratégie médiatique de Marine Le Pen. Mais encore une fois, l’argument saintjustien du manque de sous, c’est un peu se moquer des adhérents. La difficulté, ils le savent bien, tenait au fait de savoir qui, des dirigeants du Front National, parleraient ou ne parleraient pas.

    Mais l’absence d’université n’est pas la seule explication du fait que les flots de Marine sont, en cette conjoncture, à marée basse. La réalité c’est que c’est le néo-bolchevique Mélenchon, le marxiste-léniniste Mélenchon, odieusement castriste et chaviste, qui engrange le pactole de l’abandon tragique par le Front National de tout anticommunisme. Ce, sous le prétexte formidablement imbécile de ce que nombre de ses électeurs venant du Parti communiste, il ne fallait pas les chagriner en brûlant encore ce qu’ils avaient adorés. Or, il est évident qu’il était au contraire très important de les conforter dans leur évolution en leur montrant que le communisme n’avait nullement été ce qu’ils avaient pu sincèrement croire. [...]"

    Michel Janva

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  • chaos migratoire, chaos financier, chaos mondialiste

    C’est aujourd’hui que le gouvernement effectue officiellement sa rentrée, période estivale qu’Emmanuel Macron a achevé par un nouveau couac, une nouvelle maladresse à l’issue de sa mini tournée (plutôt ratée)  des pays du groupe de Visegrad (Hongrie, République tchèque, Slovaquie et Pologne). Le président européiste entendait obtenir  de ses interlocuteurs  une réforme de la directive sur le travail détaché;  son arrogance de donneur de  leçons,  la fatuité de ses  sentences sur les valeurs bruxelloises lui ont surtout valu de nombreuses moqueries et  un sévère recadrage du Premier ministre polonais  Beata Szydlo . En France, alors que la cote de popularité du chef de l’Etat a déjà dévissé de manière très brutale ces dernières semaines, les choses sérieuses commencent véritablement maintenant pour le tandem Macron-Philippe, tant les sujets (légitimes) de colère et d’inquiétude sur le front économique, social, sécuritaire, migratoire  ne manquent pas en cette fin d’été. La droite républicaine au pouvoir entre 1995 et 2012 s’était signalée par un laxisme proprement dramatique dans sa  gestion de l’immigration, Nicolas Sarkozy battant un triste record en matière d’accueil d’une immigration de peuplement planétaire. Mais quand celle-ci vient chatouiller les moustaches de l’électorat bourgeois des centre-villes, le ton monte.  Le maire LR du  XVe arrondissement de Paris, Philippe Goujon,  s’émeut ainsi (à juste raison) de l’installation par l’Etat dans un gymnase universitaire, sans prévenir personne et avec la complicité de la catastrophique Anne Hidalgo,  de 440 jeunes immigrés clandestins, les fameux migrants.

    Une  politique du fait accompli, de dispersion de l’immigration, que les  riverains  concernés  du XVe ont accueilli avec colère. Interrogé par RT,  Philippe  Goujon s’est hissé à la hauteur des sentiments  de ses administrés : « Cela dénote un profond mépris de la part des autorités gouvernementales et du ministre de l’Intérieur, aussi bien des élus locaux et du maire que je suis, que des habitants qui ont aujourd’hui 500 migrants sous leurs fenêtres ». « Je conteste l’absence de politique migratoire du gouvernement, qui est absolument la même, en tous cas je ne vois pas la différence entre celle d’Emmanuel Macron et celle de François Hollande, qui consiste à accueillir tous les migrants quels qu’ils soient (…).  Parmi ces 500 migrants il y en a à peine 20 % qui sont éligibles au droit d’asile.Que fait-on des 80 % restants ? On va les expulser, évidemment, mais pourquoi les avoir accueillis sur notre territoire ? ». « Tout pays a le droit de protéger ses frontières et d’accueillir sur son sol ceux seulement qu’il veut accueillir. Cela n’est pas le cas en France car il n’y a pas de maîtrise de l’immigration. Cette politique amène à un désastre ». Mieux vaut tard que jamais pour s’en rendre compte M. le maire.

    D’un désastre l’autre, 100 000 manifestants ont défilé samedi à Barcelone pour réagir  aux attentats revendiqués par l’Etat Islamique et commis par six jeunes Marocains  qui ont  frappé la ville et la commune de Cambrils les 17 et 18 août. Les commentateurs ont noté que le Roi d’Espagne présent dans le cortège avait été hué et sifflé par les indépendantistes catalans qui ont aussi conspué la politique étrangère espagnole, notamment les relations nouées avec l’Arabie saoudite. Nous relèverons surtout  la niaiserie des slogans sur les banderoles qui n’avait rien à envier à ceux des bobos parisiens au lendemain des attentats du bataclan et des terrasses:  « Je n’ai pas peur » , « non à l’islamophobie », « l’immigration est une richesse », « vous n’aurez pas ma haine » , « la meilleure réponse : la paix »… bref pasdamalgam dans l’Europe  des bisounours. 

    Certes, nous n’avons jamais confondu, et Bruno Gollnisch le premier,  les terroristes djihadistes décérébrés, manipulés,  avec l’ensemble de la communauté musulmane, mais ce type de cérémonie expiatoire a aussi (surtout)  pour but de légitimer dans les esprits la nécessité d’une poursuite de l’immigration non européenne. Il en va de même du sondage relayé par  France soir sur l’intégration des immigrés de confession musulmane. Cette étude est-il écrit, « menée par la fondation allemande Bertelsmann, s’est intéressée à l’intégration des immigrés musulmans en Europe dans cinq pays différents (France, Suisse, Allemagne, Royaume-Uni et Autriche). Les résultats montrent de vrais progrès dans l’intégration des immigrés musulmans, malgré les obstacles dans l’éducation et l’accès à l’emploi, ainsi que face aux attitudes xénophobes » – xénophobie qui est l’apanage  des méchants européens et pas des gentils immigrés bien sûr…

    « Au sujet de la xénophobie » est-il indiqué, « la France s’en sort mieux que ses voisins européens: ainsi, 14% des Français interrogés disent ne pas vouloir de voisins musulmans. Ils sont 21 % au Royaume-Uni, 19 % en Allemagne, 17 % en Suisse et 28% en Autriche. Les musulmans représentent environ 5% de la population en Europe de l’ouest, rappelle l’étude qui assure que les personnes peuvent cohabiter sans problème » insiste France soir  au cas ou nous n’aurions pas bien compris le message.

    Il nous parait là aussi utile de préciser que  l’Institut Bertelsmann à l’origine  de cette étude est tout sauf un organisme impartial, neutre, mais au contraire un élément actif dans le dispositif de propagande et d’action en faveur des politiques mondialistes. L’immigration de peuplement, nous la savons, est un des instruments les plus redoutables, les plus mortifères,  de destruction  des identités et des  souverainetés nationales, parmi ceux  utilisés contre les peuples et les  pays européens . C’est ce même institut qui,  en 2015,   arguant d’une baisse importante du nombre de travailleurs en Allemagne, indiquait qu’ « un demi-million d’immigrants seront nécessaires chaque année pendant 35 ans »…

    Pierre Hillard  a écrit un ouvrage très fouillé et documenté paru en 2009  sur cette Fondation-Institut  Bertelsmann qui a été créée en 1977 ( La Fondation Bertelsmann  et la gouvernance mondiale, éditions Francois-Xavier de Guibert)  dans lequel il  a décrit ses objectifs : « la construction européenne, le renforcement du partenariat transatlantique, (l’élaboration d’une) politique au Proche-Orient subdivisée en deux parties ; Israël et le monde musulman.»

    Il le résumait alors sur le site dE&R:  « dans le cas européen, les efforts de la Fondation Bertelsmann sont probants puisqu’elle a joué un rôle décisif dans la relance du projet de constitution européenne après les non français et hollandais en 2005. En effet, un rapport a été adopté par le Parlement européen en janvier 2006 appelant à remettre sur les rails l’idée d’une constitution dotée de la personnalité juridique (droit accordé à l’Union européenne d’être un acteur reconnu sur la scène internationale). Malgré le non irlandais en juin 2008, le projet de constitution est maintenu. Or, les deux rapporteurs, les députés anglais et autrichien au Parlement européen, Andrew Duff et Johannes Voggenhuber, ont travaillé en liaison étroite avec la Fondation Bertelsmann. Celle-ci a bénéficié de relais au sein du Parlement européen comme les présidents des commissions des Affaires étrangères et constitutionnelles (Elmar Brok et Jo leinen) pour remettre en vigueur l’idéal politique de Valéry Giscard d’Estaing (…).  Parallèlement à l’évolution de la politique européenne, la Fondation Bertelsmann s’active dans le renforcement des liens transatlantiques (…). »

    «Ces ambitions ( d’une gouvernance mondiale politique, financière et monétaire)  vont très loin soulignait M. Hillard  puisqu’il est spécifié qu’une arène monétaire  doit voit le jour de part et d’autre des rives de l’Atlantique. C’est l’annonce en filigrane d’une monnaie transatlantique », et la poursuite des efforts pour « la création d’un grand marché transatlantique » sur les conséquences duquel le FN alerte régulièrement nos compatriotes et qui fut au cœur de la campagne frontiste pour les élections européennes en 2014. N’en doutons pas, du chaos migratoire au chaos financier,  toutes ces menaces là restent d’une brûlante actualité et seront au cœur de ce quinquennat Macron.

    https://gollnisch.com/2017/08/28/chaos-migratoire-chaos-financier-chaos-mondialiste/

  • IMPOPULARITÉ : MACRON ENTRE DANS LE LIVRE DES RECORDS, ET CE N’EST PAS FINI

    Le baromètre mensuel IFOP-JDD est formel : ce n’est plus un tassement ou une chute, c’est un effondrement qu’accuse la courbe de popularité du président de la République au mois d’août. Après une baisse de 10 points en juillet, il perd 14 points en août, totalisant désormais une majorité de 57 % de mécontents, dont 20 % de « très mécontents ». Du jamais-vu pour un Président au bout de quatre mois. Imaginez : Nicolas Sarkozybénéficiait encore de 69 % d’opinions favorables à la même date, François Hollande de 54 %, et même Chirac n’avait perdu « que » 20 points, et non 24… Voilà pour le record.

    Les raisons ? Évidentes. Les causes conjoncturelles ? Tous les petits rabotages budgétaires. Baisse de l’APL ? Macron perd 14 points chez les 18-24 ans. Hausse de la CSG et cafouillage sur la taxe d’habitation ? -16 chez les retraités. S’il est donc logique que Macron dévisse davantage encore chez les ouvriers pour qui la question du portefeuille est légitimement centrale (-18), il est assez étonnant qu’il fasse un –15 chez les « cadres et les professions intellectuelles supérieures » et un –22 chez les écologistes. Visiblement, M. Villani et M. Hulot ont du mal à assurer le service après-vente de leur produit.

    Et c’est toucher ici la grande fragilité de notre Jupiter : entre lui et nous, aucun intermédiaire, et donc aucun fusible. Sa majorité parlementaire a montré son amateurisme. Son gouvernement est muet, en dehors des numéros comiques de M. Castaner. Quant à M. Philippe, qui brille surtout par une inconsistance qu’il a lui-même théorisée (« Je ne suis pas un super héros »), le Président l’entraîne dans sa chute.

    Mais cet effondrement généralisé, qui touche toutes les tranches d’âge, toutes les catégories sociales et toutes les préférences partisanes (-14 au PS, -15 chez LR) est aussi structurel. C’est la rançon du « et de droite et de gauche ». M. Macron perd sur les deux tableaux, et doublement. Ses mesures d’économie libérales lui aliènent la gauche. Sans pour autant lui rallier la droite, car timides et violemment dirigées contre les ministères régaliens (Armées, Intérieur). Et l’on pourrait faire la même analyse avec la politique migratoire.

    Pour toutes ces raisons (fragilité originelle de l’électorat disparate qui l’a élu et nouvelles mesures de rigueur budgétaire encore à venir), l’effondrement du Président va se poursuivre. Car n’oublions pas qu’il dispose encore de 40 % de satisfaits, lui qui n’avait obtenu que 24 % au premier tour. Quand on se souvient que M. Hollande fit un 28 % et finit cinq ans plus tard à un 10 % d’opinions favorables qui l’empêcha de se représenter, on se dit que M. Macron a encore une bonne marge de régression.

    Et pourtant, ce Président, malgré cette impopularité aussi rapide qui l’a propulsé dans le Livre des records, pourrait un jour y entrer aussi par sa réélection.

    Comment ? Par la même recette qui lui a si bien réussi en 2017 : susciter l’ascension d’un opposant « extrémiste » qui lui assurerait une seconde élection par défaut. De ce point de vue, les débuts de M. Macron sont exemplaires : il s’est choisi l’opposition qu’il fallait, avec la complicité d’une droite sans unité et sans leader. Car, de ce sondage IFOP-JDD, on a moins commenté un autre chiffre révélateur : celui de la personnalité qui « peut le mieux incarner l’opposition à Emmanuel Macron dans les années à venir ». Et c’est M. Mélenchon qui arrive en tête, à 59 %, devant Mme Le Pen, à 51 %. Nul doute que la perspective Mélenchon remobiliserait, derrière M. Macron, les armées d’électeurs retraités qui craignent tant pour leurs portefeuilles, ainsi que les vestiges de la droite libérale et conservatrice.

    Alors, Macron, pire que Hollande ? Une chose est sûre : il n’a pas fini d’aligner les records.

    http://www.bvoltaire.fr/impopularite-macron-entre-livre-records-nest-fini/