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France et politique française - Page 2906

  • Un FN menaçant? Un FN bien vivant!

    Ce sera le gros dossier chaud de cette rentrée, laLoi travail voit se dresser contre elle de nombreuses oppositions dont celle très résolue du Front National. Selon un partage des rôles qu’affectionne les médias qui attribue  à cette tendance politique une légitimité sociale qu’elle n’a plus depuis longtemps, l’extrême gauche communiste, mélenchoniste,  socialo-trotskyste entend préempter ce débat. Quand bien même porte-t-elle par ses trahisons, ses errances idéologiques, voire sa haine de la France française, la responsabilité historique que l’on sait dans la paupérisation et la tiers-mondisation des salariés et des catégories populaires. L’opposition nationale elle, s’oppose vigoureusement à la réforme du code du Travail, certes nécessaire mais très mal menée ici et  imposée dans ses modalités par  l’Europe de Bruxelles. Une opposition sur la méthode (le choix des ordonnances pour échapper au débat et aux questions qui fâchent) et surtout sur le fond en ce que le FN estime qu’elle accroîtra l’insécurité des salariés et les problèmes des entreprises.

    Nous contestons notamment la volonté du gouvernement de mettre en place des accords d’entreprise qui vont augmenter le pouvoir de syndicats très peu représentatifs, orientés, démonétisés, mais aussi générer dans chaque secteur une concurrence déloyale, en lieu et place des accords de branche défendus par Marine lors de la campagne présidentielle. Une Loi travail que la présidente du FN évoquera certainement lors de son grand discours de rentrée politique à Brachay (Haute-Marne) le 9 septembre et lors de l’université d’été frontiste à la fin de ce même mois; même si les commentateurs sont nettement plus excités par les  hypothétiques divisions du Front National possiblement générées par des différences de vues sur la stratégie, la tactique, les idées, le programme à mener dans le cadre de la refondation annoncée.

    Elu grâce au soutien du FN en 2014, (l’efficace) maire de Béziers, Robert Ménard, partisan attitré et militant de l’union des droites a publié mardi dans Le Figaro une tribune très radicale ( Lettre ouverte à mes amis du Front National) dans laquelle il réaffirme son souhait de voir le FN se rendre «  plus fréquentable » auprès de la droite  «classique » et de «  ne pas mettre tous les responsables des Républicains dans le même panier ». Bruno Gollnisch juge lui que le FN est tout à fait fréquentable  et il a par ailleurs, comme tous les frontistes, une claire conscience de l’extrême hétérogénéité des idées qui animent les rangs d’un parti comme LR.

    Cela étant dit, Robert Ménard déplore aussi le retrait de Marion Maréchal-Le Pen, prône un renouvellement des personnalités à la tête du FN, lui demande de s’ouvrir à une nouvelle génération militante issue notamment de la Manif pour tous, de s’inspirer du réel, de l’action des élus locaux divers droite. Surtout, il ne ménage pas ses critiques vis-à-vis de la campagne présidentielle de Marine et attaque «  cette vieille chimère d’une alliance possible avec les souverainistes de gauche, une ligne incarnée aujourd’hui par Florian Philippot ». Ce à quoi Florian lui a répondu mercredi dernier sur France 2 qu’ il n’existait «  aucun doute »  sur la légitimité de la présidence du FN par Marine et qu’ « On ne va pas faire l’union des droites avec des gens qui nous ont trahis méthodiquement quand ils sont arrivés au pouvoir (…) et qui par ailleurs sur les positions économiques et européennes sont aux antipodes des nôtres ».

    Interrogé sur LCI, Nicolas Bay, a estimé que «  quand on mène une réflexion de fond sur notre stratégie – ce qui est parfaitement légitime, c’est même une preuve de maturité politique -, il ne faut pas tomber dans une espèce de dérive qui consisterait à tout remettre en question ». Et de noter encore: que Marine est «  la plus à même de nous représenter et de nous diriger »  après avoir « porté le Front National à un niveau historiquement jamais atteint dans son histoire »

    C’est en effet le fond du débat  tant il est vrai que c’est à l’aune des dernières  campagnes  présidentielle et législatives  que sont formulées les critiques, les réflexions, qui encore une fois sont légitimes, ne doivent pas être écartées si elles sont constructives et entendent mener nos idées au pouvoir,  à l’encontre de la direction du Front National

    Or, il s’agit aussi d’analyser lucidement, les résultats de cette séquence électorale, sans satisfecitdéplacé mais sans auto-flagellation excessive qui le serait tout autant. Il nous parait intéressant de relayer ici quelques extraits de l’article d’un militant savoyard du NPA, Laurent Ripart,  « Enseignant-Chercheur en histoire du Moyen Age » à Chambéry , paru dans l’Anticapitaliste, la revue mensuelle de ce petit parti trotskiste et repris par Médiapart dont le sieur Ripart est un contributeur régulier.

    Baptisé « Front National un échec électoral  en trompe l’œil », sa longue tribune n’est pas dénuée de données factuelles auxquelles nous pouvons  adhérer, abstraction faite des scories de la langue de bois antifasciste. Que dit-il ? Il constate qu’ « avec 7,6 millions de voix, le FN a obtenu en 2017 son meilleur résultat au premier tour d’une présidentielle, Marine Le Pen améliorant son score de 2012 de 1,2 million de voix, ce qui signifie qu’elle a accru en 5 ans ses résultats de 19,5 %. Une nouvelle fois, le FN démontre qu’il se trouve sur une dynamique ascendante de longue durée : si l’on fait exception de son trou d’air de 2007, il n’aura cessé depuis 20 ans d’améliorer son score à chaque présidentielle, progressant à un rythme annuel moyen d’environ 200 000 voix par an. Si cette croissance n’est pas rapidement enrayée, le FN devrait être en mesure d’arriver dans une dizaine d’années à réunir 10 millions de voix au premier tour, ce qui constitue sans doute le seuil nécessaire pour lui permettre d’accéder au pouvoir. »

    « Le Front National peut nourrir d’autant plus d’espoirs poursuit-il, que ses résultats en demi-teinte sont pour une grande part liés à des causes conjoncturelles »  – l’affaire des assistants parlementaires, un manque de précision  « dans l’entre-deux-tours  vis-à-vis de l’euro et des institutions de l’Union Européenne », « la dynamique de la campagne Mélenchon »… Or,  « chacun de ces éléments ne relevant pas d’un problème structurel, le FN semble donc disposer d’une importante marge de progression qu’il devrait pouvoir faire fructifier pour peu que le contexte lui soit plus favorable et qu’il parvienne à crédibiliser davantage le discours de sa candidate. »

    « Marine Le Pen a amélioré son score d’un tour à l’autre de 3 millions de voix, attirant 17 % des suffrages qui s’étaient portées au premier tour sur François Fillon et 9 % de ceux de Jean-Luc Mélenchon Les élections présidentielles de 2017 ont ainsi démontré que le Front National était désormais capable de rassembler bien au-delà de lui, le ralliement entre les deux tours de Dupont-Aignan ne constituant que le symbole d’une nouvelle réalité : pour une frange notable de l’électorat de droite, le vote FN peut désormais être perçu au second tour comme une option crédible. »

    Certes, « pour le FN, les résultats des élections législatives peuvent à première vue sembler très décevants »( 2,9 millions de voix au premier tour, 13,1 % des suffrages, un demi-million de voix en moins  par rapport à 2012). « Si Marine Le Pen a reconnu (…) que ces résultats étaient  extrêmement décevants , ils sont toutefois loin d’être totalement négatifs. Le très fort niveau de l’abstention a en effet rendu ces élections législatives très particulières (…)  alors qu’en 2012 les deux députés du FN avaient été élus dans des triangulaires, les huit députés de 2017 ont en revanche tous été élus dans des duels. Ces victoires sans précédents sont fondamentales, dans la mesure où elles témoignent de la capacité toute nouvelle du FN à l’emporter dans le cadre d’un scrutin majoritaire à deux tours. Marine Le Pen ne s’y est d’ailleurs pas trompée, puisqu’elle s’est empressée de souligner, non sans pertinence, que ces résultats démontraient que le fameux  plafond de verre, censé condamner le FN à échouer toujours au second tour, n’existait désormais plus. Les législatives ont ainsi confirmé ce que les présidentielles avaient déjà laissé paraître, autrement dit que le FN est désormais capable d’impulser une dynamique de rassemblement entre les deux tours, ce qui ne s’était jusqu’à présent jamais produit dans son histoire électorale. »

    Last but not least,  cette progression s’accompagne parallèlement d’un essoufflement très marqué de l’impact des campagnes de diabolisation du Mouvement national note encore Laurent Ripart : « à la différence de 2002, la présence cette année de Marine Le Pen au second tour n’a guère suscité d’émotion dans la société française, si l’on en juge en particulier par l’absence de toute mobilisation d’ampleur. Cette séquence électorale aura ainsi démontré que la direction du FN a réussi son opération de dédiabolisation ».

    Il rappelle aussi que « la stratégie d’alliance »  annoncée par Marine au lendemain de l’élection présidentielle,  la « perspective de construction d’un  rassemblement des patriotes ne relève (…) en rien d’une rupture dans l’histoire du FN, puisqu’elle ne constitue qu’une simple remise à l’ordre du jour de sa vieille politique de  rassemblement de la droite nationale, qui constituait déjà en 1972 le projet fondateur du Front National. (…) Si toutes ces expériences ont échoué, puisque le FN a dû à chaque fois se contenter de quelques rares débauchages individuels, force est de constater que les circonstances actuelles n’ont jamais été aussi favorables à la mise en place d’un tel projet. L’affaiblissement et l’éclatement de la droite républicaine, désormais divisée en deux groupes à l’Assemblée Nationale, dotent le FN d’une attractivité nouvelle et lui offrent une occasion unique d’imposer son leadership à une droite, qui pourrait bien vite constater qu’elle est trop affaiblie pour pouvoir exister toute seule. »

    Bref conclut-il, « le FN n’a en réalité jamais été aussi menaçant. Si ses résultats ne sont évidemment pas à la hauteur de ses espérances, il a réussi à conserver un bloc électoral dont la puissance est d’autant plus remarquable qu’il se dresse sur un champ politique transformé en un champ de ruines (…).  Le Front National est aujourd’hui en mesure de constituer au second tour un pôle de rassemblement d’autant plus inquiétant que sa nature profonde n’a rien à voir avec le visage rassurant qu’il s’attache à présenter » (sic).

    Bruno Gollnisch  l’a dit ces derniers mois et il l’a rappelé  sur RTL , Marine a mené « une très bonne campagne », même  si elle le « reconnaît, elle a raté le débat, plus d’ailleurs peut-être dans le ton que dans le fond » et le FN est en ordre de bataille pour cette rentrée politique et discuter sereinement de ses orientations, aux côtés de la présidente du FN.  Car  précisait-il encore sur cette même radio , au FN « nous fonctionnons dans le cadre  d’une amitié, d’une identité de convictions qui est très forte même si c’est vrai qu’il y a des nuances»  mais  « ce sont des nuances par rapport à tout ce qui nous unis ». Alors oui le FN n’a jamais été aussi  menaçant pour le Système, à  charge pour lui  de ne pas perdre de vues ses  objectifs fondamentaux et de gérer avec maturité  sa crise de croissance.

    https://gollnisch.com/2017/08/25/fn-menacant-fn-bien-vivant/

  • Cette année là #2 évoque : 1981 et la sortie du livre « l’idéologie française » de BHL

  • Niquez vos (prétendues) races !

    Voici une intéressante et pertinente tribune [Causeur, 23.06] sur fond d'intelligence, de subtilité et d'humour. Elle suscite ainsi - sur un sujet en fait grave et sérieux - la réflexion plutôt que la polémique facile. Catherine Rouvier a participé à quelques unes de nos réunions en Provence. Et nous en gardons un très bon souvenir ...  LFAR 

    Un décret remplace désormais la notion de race, « qui n’est pas applicable aux êtres humains », par celle de « prétendue race »

    Depuis le 3 août, un décret relatif aux provocations, diffamations et injures non publiques présentant un caractère raciste ou discriminatoire « substitue à la notion de race, qui n’est pas applicable aux êtres humains, celle de « prétendue race » » et « améliore la lutte contre les manifestations de racisme, de sexisme et d’homophobie dans des conditions similaires à ce qui a été prévu par la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 ».

    Allons bon, cette loi de janvier, on ne l’avait pas vue passer. Car depuis janvier, on a été vraiment très très occupés. C’était les primaires, et on allait se geler sur des places ventées et pluvieuses pour soutenir des candidats élus par nous mais lâchés par leur parti… Puis ce furent les élections présidentielle puis législatives.

    Ignorance crasse

    Mais là… c’est le calme plat. A l’Elysée, à l’Assemblée, ils sont tous en vacances. Un tweet compassionnel par-ci, une photo de presse par-là, et ils retournent prendre l’apéro sur le vieux port, escalader le col de Bavella ou faire du surf à Hossegor. Circulez, y a rien à voir…

    Et du coup nous, les citoyens, temporairement privés de spectacle, nous passons tous nos vacances, forcément, à lire les lois et leurs décrets que « nul n’est censé ignorer » sur nos iPhones, entre le bain de mer et l’apéro. A fortiori les journalistes.

    Dès lors il est incompréhensible qu’après l’attentat de Barcelone, Mounia, chroniqueuse sur Beur FM, ait tweeté : « Niquez vos races, ceux qui s’indignent parce qu’ils auraient pu être victimes, mais qui n’ont rien dit pour l’attentat de Ouagadougou ». 

    Sur le fond du propos on ne peut qu’être d’accord. Le silence coupable des médias sur cette attaque sanglante en Afrique est coupable, quand ils en font des tonnes dès que c’est près de chez nous.

    Mais sur la forme… Mounia, Mounia, a quoi ça sert que Hollande, puis Macron, se décarcassent ? Vous avez bien écrit : « Niquez vos races ? »

    Déraciner Voltaire

    Alors déjà, Mounia, de race il n’y en a qu’une. C’est la race humaine. Avant on disait l’« espèce humaine », et on la divisait en « races ». Le dictionnaire Littré de 1878 nous l’apprend en citant Voltaire lui-même, qui écrit dans son Essai sur les mœurs et l’esprit des nations : « la race des nègres est une espèce d’hommes différant de la nôtre, comme la race des épagneuls l’est des lévriers ». Mais ça c’était avant, et la statue de Voltaire va sans doute bientôt trembler sur socle.

    Sous Hollande, on a assorti l’usage du mot « race » d’une notice explicative ou - comme on dit en droit – d’une clause restrictive d’interprétation : « race, ok, mais alors au singulier ».

    Dans les écoles, les maîtresses ont tenté de l’expliquer : « Il n’y en a qu’une, vous entendez ? Et ne me regardez pas comme s’il y existait des différences entre les humains. On a tous le même ADN, vous entendez ? Et du reste, des découvertes scientifiques ont prouvé que toute l’humanité était noire, et qu’on s’est en partie décolorés avec le temps ». « Et les asiatiques, Madame, leurs yeux bridés, c’est venu avec le temps ça aussi ? »

    L’antiracisme, Littré n’y avait pas pensé

    Bref, c’était compliqué, et les « petits races », comme on appelait les enfants au XVIIIème siècle (Littré toujours), étaient durs à convaincre.

    Alors, avec Macron, on est passé au plan B. Désormais il n’y a pas « une seule race humaine », il n’y en a plus du tout.

    Le texte du décret du 5 août est formel : « la notion de race (…) n’est pas applicable aux êtres humains ». Interdire absolument d’appliquer le mot race aux humains aurait, d’après le décret, une vertu : ça « améliore (…) la lutte contre les manifestations de racisme ».

    Ça, l’antiracisme, Littré n’y avait pas pensé. Il faut dire qu’à son époque le mot « racisme » n’existait pas. L’émergence, quelques cinquante ans plus tard, de cet « isme » qui, partout et en tous temps, signale la théorisation, sent le dogme à plein nez et précède de peu l’idéologie, a changé la donne.

    Ainsi, le « raciste » ne se contente pas seulement de noter les différences. Il trie, il range, il catalogue, il hiérarchise. Pire, il peut dans les cas extrêmes, rêver d’appliquer la vision eugéniste de certains éleveurs de chiens ou de chevaux aux êtres humains. Sont considérés comme « de race » écrit Littré – car les élevages existaient déjà à son époque – ceux qui « descendent directement de la souche, de la race, sans croisements ».

    « Ouais, mais ça fait un peu long quand même »

    Au pire du pire, celui qui croit encore qu’il y a des races peut même, quand on lui propose une PMA, et si un jour on lui propose une GPA, vouloir choisir sur catalogue le géniteur ou la génitrice afin d’avoir une chance d’avoir un enfant blanc s’il est blanc, noir s’il est noir, etc.

    Pas de ça Lisette ! C’est pour éviter de telles dérives que le décret « substitue à la notion de race la notion de prétendue race ». Donc Mounia, il aurait fallu écrire « Niquez vos prétendues races ».

    Alors, bien sûr, on peut aussi chercher une autre formule, qui prenne en considération les différences morphologiques sans plus prononcer le mot maudit. Pour ma part, j’ai trouvé ! C’est chez Buffon. On ne fait pas plus « scientifique »… Il s’agit des « variétés dans l’espèce humaine ». Je suis fière de ma découverte.

    « Ouais, mais ça fait un peu long quand même », me dit Mohamed qui joue au foot avec son pote, et à qui je tente de communiquer mon enthousiasme. Sans comprendre la vraie portée de cette remarque, je me replonge dans la passionnante lecture de l’« Histoire naturelle », tandis qu’il reprend son jeu. Mais soudain, tombé par terre sur le gravier coupant après un croche pied vicieux de son copain Martial, il hurle « Nique ta race ! » Je corrige : « Ta  prétendue race, Mo’, ta prétendue race »… C’est vrai que « nique ta variété dans l’espèce humaine », c’était « un peu long ».  

    Catherine Rouvier

  • RIGUEUR POUR LA GENDARMERIE ET LA POLICE, MAIS PAS POUR LES MIGRANTS NI LA MAQUILLEUSE

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    La situation sécuritaire est alarmante. Et nos forces ne peuvent plus subir cette fuite en avant des « reports de charge ».

    Si, dans les sondages, la sécurité apparaît avec le chômage comme la première préoccupation des Français, elle n’a pas l’air d’être le souci prioritaire du gouvernement, en dehors des déclarations d’intention.

    En effet, sur les 4,5 milliards d’annulation de crédits, les ministères de l’Intérieur (526 millions) et de la Défense (800 millions) atteignent un total de 1,326 milliard d’économies, soit près d’un tiers de ces économies. Les chefs de la police et de la gendarmerie ont été auditionnés, le 18 juillet, par la commission des finances de l’Assemblée et ont expliqué aux députés qu’eux aussi, comme l’avait dit avant eux le chef d’état-major des armées Pierre de Villiers, seraient obligés de tailler dans le dur.

    Concrètement, le directeur général de la police nationale, Jean-Marc Falcone, a indiqué, selon Le Figaro, que « certains renouvellements ou apports de matériel de protection ou autre ont dû être remis à plus tard ». Et l’on a aussi appris que les études pour la construction de trois nouveaux commissariats, à Annemasse, Bourgoin-Jallieu et Saint-André de La Réunion, soit dix millions d’euros, ont été repoussées d’un an.

    Quant au général Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale, il a lui aussi listé les annulations ou les reports: le sur-blindage de véhicules utilisés en outre-mer, les programmes immobiliers, le renouvellement de matériel de transmission, etc. Abandons et reports qui toucheront aussi les effectifs, avec les recrutements pour la Garde nationale constituée de réservistes.

    Face à ces annulations successives de crédits, le ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, lui, a assuré le 1er août, lors de la visite d’un centre d’hébergement d’urgence pour migrants, vouloir continuer à favoriser ces derniers : « Sous la responsabilité de mon ministère, il n’est prévu aucune coupe budgétaire. » Ainsi ce portefeuille qui avait déjà augmenté de 40 % entre 2012 et 2016, passant de 387 à 540 millions d’euros, devrait grimper à 740 millions d’euros. D’après Libération, l’accueil des réfugiés est l’un des rares secteurs à voir ses moyens s’accroître dans le prochain budget de 200 millions d’euros.

    Rigueur, rigueur, me direz-vous. Sauf qu’on se rend bien compte, encore une fois, qu’elle ne s’applique pas à tous. C’est une rigueur sélective, idéologique qui ne concernera pas non plus les députés (exemptés de CSG) ni la maquilleuse de Macron (qui a coûté 26.000 € en trois mois). Ce gouvernement, comme les précédents, trouve évidemment bien plus facile politiquement d’en demander toujours plus aux mêmes, à ceux, soldats, gendarmes et policiers qui obéiront sans barguigner. Comme toujours.

    Sauf que les choses changent. La situation sécuritaire est alarmante. Et nos forces ne peuvent plus subir cette fuite en avant des « reports de charge ». En juillet, le général de Villiers n’a pas hésité à le dire et a eu le courage de démissionner sur cette question.

    Mais ces compressions budgétaires provoquent aussi un ras-le-bol des personnels concernés. Ceci se concrétisera dans les semaines à venir par deux manifestations. « Les Femmes de militaires en colère » organiseront un grand rassemblement le 26 août à proximité des Invalides et les policiers manifesteront le 16 septembre à 13 h dans toute la France.

    Pas sûr que les leçons de rigueur de M. Macron soient paisiblement écoutées par les militaires de Sentinelle, les gendarmes mobiles et les CRS quand ils auront découvert le coût de sa maquilleuse, Natacha M.: 26.000 €, cela fait cher les cent jours, tout de même.

    Ceci alors que les alertes attentats se multiplient et que leurs ministères les font coucher sur des lits de camp et dans des locaux insalubres.

    http://www.bvoltaire.fr/rigueur-gendarmerie-police-migrants-maquilleuse/

  • "La grande majorité des terroristes n'ont aucun rapport avec la psychiatrie"

    Gérard Collomb, invité de RTL le 18 août, souhaite "mobiliser les hôpitaux psychiatriques" pour identifier les individus radicalisés en expliquant qu'il allait travailler en collaboration avec la ministre de la Santé.

    "Nous sommes en train de travailler avec ma collègue pour essayer de repérer l'ensemble de ces profils qui demain peuvent passer à l'acte". "Un certain nombre d'esprits faibles qui voient ce qui se passe, vont passer à l'acte par mimétisme et c'est ce contre quoi il faut se prémunir et il faut travailler". "Sur les fichiers des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, nous considérons qu'à peu près un tiers présente des troubles d'ordre psychologique"

    Romain Caillet, spécialiste de la question terroriste à RTL, dénonce :

    "Chercher à expliquer la radicalisation par la psychiatrie, c'est être à côté de la plaque, c'est ridicule d'en être encore là". "Leur engagement est idéologique et ne relève pas de la psychiatrie". "Voir la question jihadiste à travers un seul prisme, c'est très séduisant car ça évite de se poser les questions dérangeantes".

    Jacques Raillane, ajoute :

    "Deux ans après le Bataclan, on pensait avoir dépassé ce stade dun'importe quoi". "On a dit qu'ils étaient drogués, qu'ils étaient chômeurs, qu'ils étaient malades", "ça fait peur de penser que des gens pas fous puissent faire ça". "On va bientôt demander à Pôle Emploi de discerner des signes de radicalisation !"

    Le professeur en psychiatrie à Sainte-Anne et expert à la cour d'appel de Paris, Raphaël Gaillard, explique :

    "Il faut rappeler que la grande majorité des terroristes n'ont aucun rapport avec la psychiatrie". "On aimerait bien que ça relève de la psychiatrie mais ce n'est pas le cas".

    Paradoxe amusant, le professeur Gaillard craint une "stigmatisation des malades en psychiatrie" et d'un amalgame entre "folie et dangerosité" :

    "La plupart du temps, les malades en psychiatrie ne sont pas dangereux".

     Romain Caillet remet la réflexion sur ses bons rails : 

    "Qu'est-ce qu'une pratique fondamentale de l'islam ?"

    C'est là le vrai sujet.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Lallab : cheval de Troie féministe de l’islamisme ? - Journal du jeudi 24 août 2017

  • Internet et Facebook sous hauts surveillance

    Les dissidents de tout poil qui plaçaient dans internet l'espérance d'une liberté d'expression totale, infinie et pour tous commencent à déchanter. Pour le prix d'un abonnement somme toute abordable, n'importe quel quidam peut et devait à l'avenir pouvoir, selon eux, accéder à une information totalement libre, s'exprimer, contourner les média servîtes et subventionnés et diffuser opinions et états d'âme en toute liberté, sous réserve toutefois de ne point s'en prendre aux derniers dogmes et tabous immuables de nos démocraties éclairées. Il aurait pourtant dû apparaître évident que pareille licence ne saurait indéfiniment être tolérée par une oligarchie qui avait tant et si longtemps œuvrer pour le phagocytage, pendant plus d'un demi-siècle de terrorisme intellectuel, des grands moyens d'information, média en tout genre et sur tous supports, presque exclusivement concentrés dans quelques mains avides de la ploutocratie mondiale. La dissidence grandissante, parfois insolente, exprimée sur la Toile devient aujourd'hui insupportable pour l'oligarchie mondialiste qui a déclaré une guerre sans merci à internet, son pire ennemi, un ennemi capable de dévoiler jour après jour sur place publique son imposture.

    Figure emblématique, sinon caricaturale, de cette oligarchie, dans sa version philosophico-talmudiste, l'inénarrable Jacques Attali avait vendu la mèche dans le quotidien Libération dès le 5 mai 2000, en déplorant que « l'internet représente une menace pour ceux qui savent et décident parce qu 'il donne accès au savoir autrement que par le cursus hiérarchique ». Un aveu de taille confirmant que l'accès à l’information pour le peuple représente un danger majeur pour les élites de son genre et qu'il convient donc d'en limiter l'usage. Pour ce délicat humaniste, où va-t-on en effet si le vulgum pecus s'avise d'accéder à l’information libre ?

    La reprise en main du réseau mondial, amorcée de longue date par touches et législations successives, connaît une accélération assez fulgurante à mesure et à la faveur, si l’on ose dire, des avancées d'un terrorisme exclusivement islamiste ou tout au moins revendiqué comme tel mais aussi du vote des Britanniques en faveur du Brexit et de l'élection de Donald Trump aux États-Unis, tous événements contraires aux orientations de la caste et imputés en grande partie aux réseaux sociaux, il semble qu'à haut niveau, bien au-dessus des têtes de nos dirigeants patentés, ait été décidée une lutte sans merci contre la liberté d'expression sur internet et ses succédanés, les réseaux sociaux.

    Ainsi le combat mondial lancé à grand fracas contre les « fake news », c'est-à-dire les fausses nouvelles présumées, conférant paradoxalement à certains ténors de la désinformation l'impensable pouvoir de proclamer le vrai, le faux si ce n'est le beau et le laid, officialise-t-il la reprise en main d'internet. Le onzième Festival international du journalisme de Pérouse, en Italie très officiellement sponsorisé par Google et Facebook, ce qui en dit long sur l'ampleur de la manipulation - réunissant 600 intervenants de 47 pays pour plus de 300 conférences, ateliers et débats dans douze salles de la ville, acta officiellement la nécessité de parvenir rapidement à une régulation d'internet, afin d'en extirper essentiellement et au plus vite les messages de haine. Suivez mon regard.

    Facebook, à l’avant-garde de la censure

    Facebook, le premier réseau social mondial, revendiquant deux milliards d'inscrits, n'en finit pas de réduire la liberté d'expression en bloquant régulièrement les internautes trop peu politiquement corrects, punis comme des enfants turbulents, interdits d'accès à leur compte pour des périodes variant selon les propos incriminés et le bon vouloir de censeurs anonymes. Ou en les bannissant définitivement comme ce fut récemment le cas pour l'auteur de ces lignes après que lui fut exigé de justifier de son identité, pièce administrative à l'appui. En 2015, déjà, la France remportait le triste record du nombre de pages Facebook censurées avec 37 990 pages contre 30 126 en Inde, 6 574 en Turquie, pourtant fort peu suspecte de laxisme, 554 en Allemagne, 431 en Israël, 105 au Royaume-Uni et seulement 84 dans la Russie du redoutable Vladimir Poutine. Tout cela ne constituait hélas qu'un avant-goût de la censure qui vient en France, en avril 2017, ce sont 70 000 comptes qui ont été supprimés arbitrairement par Facebook pour pensées et expression non conformes.

    Conçu officiellement dès 2004 dans les locaux de Harvard, Facebook intéressa au plus haut point, dès ses débuts, la CIA qui figura d'ailleurs parmi les premiers actionnaires du groupe. Ce fait révélé dès 2008 par le journaliste américain Tom Hodgkinson dans le journal à fort tirage The Guardian n'eut, on se demande bien pourquoi, aucune répercussion dans la grande presse de ce côté-ci de l'Atlantique. Pas plus que celle-ci n'évoque les recrutements effectués depuis 2006 par Facebook des nouveaux agents de la CIA. Quoi d'étonnant si l'on sait que Facebook représente aujourd'hui la cartographie la plus aboutie qui soit des réseaux humains en même temps que la base de données personnelles la plus qualitative ? Propriétaire légal des données, informations et photographies qui lui sont bien imprudemment confiées, Facebook constitue à l'évidence le plus grand réseau de renseignement au monde et constitue par conséquent une mine pour les services de renseignement du monde entier.

    Pour complaire à cette directive mondiale de restriction des libertés, à l'armée de 4 500 modérateurs du réseau social, Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, s'est engagé à en ajouter 3 000 supplémentaires, chargés d'arbitrer les sanctions et exclusions consécutives aux dizaines de milliers de dénonciations postées par les abonnés eux-mêmes. Grâce à une débauche de moyens plus sophistiqués les uns que les autres, Facebook collecte des données sur les membres mais aussi sur les non-membres, sans leur consentement, grâce, par exemple, à un cookie dénommé "Datr" qui mémorise pendant deux ans les informations concernant l'internaute. L'outil Facebook Connect permet, lui, de suivre et d'identifier les internautes, même déconnectés du réseau social.

    Dernière toquade en date au pays de la National Security Agency (NSA), Facebook projette d'exploiter prochainement un brevet obtenu il y a deux ans, permettant d'utiliser la caméra du smartphone pour étudier les réactions des internautes aux messages, commentaires et publicités visionnées et de stocker et traiter ces informations dans de gigantesques bases de données. D'autres projets intrusifs à venir prévoient, par exemple, d'analyser la manière dont l'utilisateur tape sur les touches ou le choix et l'emploi des émoji joints aux messages, etc.

    Une anecdote, racontée par Mark Zuckerberg lui-même, en dit long sur la philosophie qui présida à la naissance de Facebook. Les parents Zuckerberg désespérant de mettre en monde un fils, après la naissance de leur troisième fille, un ami de la famille, proche des Loubavitch, conseille au père d'obtenir la bénédiction du Rabbi. Celui-ci s'exécute et se rend à New-York en 1982 pour lui exprimer le vœu pressant d'obtenir un fils. Le Rabbi lui donna un dollar à conserver précieusement, lui enjoignit d'élever sa progéniture dans le respect des traditions juives et commença alors à lui expliquer la philosophie du Habad, visant à relier les juifs entre eux de par le monde par des actions communes. Une fois son entreprise florissante, Mark Zuckerberg déclarera « Je sentais qu'il y avait une drôle de coïncidence entre le message du Rabbi et mon propre projet de réseau social ». Dont acte. À noter que, symboliquement, Mark Zuckerberg déposa en banque le fameux dollar lors de la création de Facebook. Même s'ils nous sont étrangers, que de symboles !

    Le Monde luttant contre la désinformation, ce n’était pas un canular

    Début février 2017, jamais en retard d'un conformisme, le quotidien Le Monde se pose en donneur de leçons et prétend apporter son immodeste contribution à la lutte contre les fausses nouvelles (les « fake news ») en créant un outil de vérification de la fiabilité des sites d'information grâce à Decodex, un moteur de recherche censé distribuer les bons et les mauvais points en matière de fiabilité de l'information. L'initiative avait tout du canular, provenant du quotidien le plus épingle de la grande presse pour ses désinformations multiples et variées. Au fil des décennies se sont d'ailleurs multipliés les livres dénonçant la relation très particulière qu'entretient le quotidien avec l'information et la vérité. Citons, dans le désordre chronologique quelques-uns, des ouvrages en question : la désinformation et le journal Le Monde ; Le Monde et ses faux, de Jean Madiran , Quand Le Monde... Décryptage des conflits yougoslaves ; Le Monde, un contre-pouvoir ? Désinformation et manipulation sur le génocide rwandais , La face cachée du Monde.... Sans parler des centaines d'articles sur le sujet. Le Monde, pourfendeur des fausses informations, ce n'était, hélas, pas un canular, sans doute un sérieux coup de publicité mais, au-delà, une volonté affichée de tordre le cou à une information réellement fibre, accusée de discréditer jour après jour la grande presse de plus en plus mal en point.

    Les attentats comme alibi au flicage généralisé

    À chaque attentat islamiste ou revendiqué comme tel, de nouvelles mesures liberticides viennent se superposer aux précédentes et renforcer ainsi le dispositif de surveillance des masses. Selon Freedom House, association de défense d'un internet libre, la censure sur le réseau s'aggrave en France pour la sixième année consécutive, conséquence de l'attentat de Charlie Hebdo et de législations successives portant atteinte à la vie privée et réduit jour après jour comme peau de chagrin la liberté de s'exprimer sur internet et les réseaux sociaux. Reporters sans Frontières classe la France parmi les « pays sous surveillance ». Passée de la 6e à la 12e place des 18 pays dans lesquels internet est encore considéré comme libre, la France connaît le plus fort recul derrière la Libye, à égalité avec l'Ukraine. Classée derrière la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Allemagne, le Canada et les États-Unis, la France recule dans le classement pour la sixième année consécutive.

    Assumant visiblement cette reculade des droits individuels et notamment celui de s'exprimer librement, le président François Hollande n'avait pas manqué de manifester une allégeance servile lors du dîner annuel du CRIF en 2015, en présentant son action présente et à venir en faveur d'une limitation de la liberté d'expression sur internet. Une ovation à tout rompre salua sa tirade « Nous devons pourchasser la haine partout, par tout ou elle se diffuse, partout où elle peut trouver un abri protecteur et notamment sur Internet. Vous avez évoqué cette question, monsieur le Président (Roger Cukierman, président du CRIF. NDLA), [...] les grands opérateurs doivent être mis devant leur responsabilité. Quand des sites de partage de vidéo en ligne diffusent des harangues antisémites, quand en un clic sur un moteur de recherche, on trouve des pages et des pages où se déploie impunément le négationnisme, alors l'indifférence devient complicité. Et si vraiment les grands groupes d'Internet ne veulent pas être les grands complices du mal, ils doivent participer à la régulation du numérique. » On notera l'absence prudente de la moindre allusion à l'islamisme, pourtant principale source de l'antisémitisme contemporain.

    Cette tendance lourde au contrôle d'internet s'appuie inévitablement sur un arsenal législatif de plus en plus affûté. Telles la Loi Loppi 2, libéralisant les écoutes téléphoniques et mouchards sur les ordinateurs et la Loi relative au renseignement renforçant la surveillance systématique des données personnelles en instrumentalisant les hébergeurs et prestataires de cryptologie sous prétexte de prévenir un terrorisme dont les origines sont connues et directement liées à l'immigration, cause évidente de l'islamisation et par conséquent des dérives commises en son nom.

    À partir du 1er novembre 2017, le projet de Loi antiterroriste qui sera débattu en octobre prochain devrait pérenniser un certain nombre de dispositions exceptionnelles de l'état d'urgence. Autrement dit, par un tour de passe-passe législatif, le gouvernement ne pouvant maintenir indéfiniment l'état d'urgence concocte une loi assurant le maintien de dispositifs d'exception qu'il permet. Officiellement le projet de loi vise à surveiller les « personnes à l'égard desquelles il existe de sérieuses raisons de penser que leur comportement constitue une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre public ». La formule désigne implicitement les djihadistes et autres fous d'Allah, bien sûr, mais comment ne pas percevoir derrière cette description sibylline une menace pour la mouvance patriotique et identitaire, opposée aux menées destructrices des partisans du Nouvel Ordre Mondial et par conséquent, de fait, pouvant selon certains constituer « une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre public » ?

    La surveillance de masse se banalise

    Cette loi devrait aggraver encore les atteintes à la vie privée de la Loi relative au renseignement promulguée le 24 juillet 2015, autorisant, par exemple, après autorisation de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) l'installation chez les opérateurs de télécommunication de « boites noires » visant à détecter des comportements suspects à partir des données de connexion et à recueillir en temps réel ces données. La loi en question permet aussi l'utilisation de mécanismes d'écoute, de logiciels espions, dlMSI-catchers. Ce dernier dispositif intercale une fausse antenne-relais entre le réseau de l'opérateur de téléphonie et le matériel surveillé. Il permet ainsi de surveiller et intercepter le trafic des communications mobiles de zones entières.

    Plus grave encore, dans les cas d'« urgence absolue », une autorisation pourra être délivrée automatiquement sans avis de ladite commission. Voici qui ouvre d'effrayantes perspectives d'un flicage de masse au détriment des plus élémentaires libertés individuelles. Qui décidera, en l'absence de tout contrôle, de l'urgence absolue ou des citoyens à espionner ? L'association Quadrature du Net évoque « une loi mettant en place la surveillance généralisée et légalisant les pratiques des services de renseignement attentatoires aux libertés fondamentales, sans aucune garantie sérieuse contre les dérives potentielles ». Le très pondéré Conseil national du numérique (CNNum) évoque quant à lui « une surveillance de masse ». Pour sa part, le juge antiterroriste Marc Trévidic estime que cette loi « est une arme redoutable si elle est mise entre de mauvaises mains ».

    Législations liberticides et surveillance de masse, aggravées après chaque attentat inciteraient normalement le citoyen rescapé de la lobotomisation numérique à s'interroger sur les motivations profondes des terroristes mais surtout à se demander à qui profite le crime. Il apparaît probable que la liberté d'expression sur internet ne constituera bientôt plus qu'un aimable souvenir tant l'étau se resserre d'année en année. Français et Européens se font, jour après jour, dépouiller de leurs dernières libertés individuelles au nom de la lutte contre un terrorisme totalement importé, souvent suspect, tandis que se poursuit, en toute inconséquence, l'accueil massif d'immigrés clandestins, forcément à charge, pour notre plus grand malheur et celui de nos enfants.

    Arnaud RAFFARD de BRIENNE. Rivarol du 3 août au 5 septembre 2017

  • Jean-Philippe Chauvin : Réfléchir, écrire, agir... pour le Roi !

    Le temps des vacances scolaires n'est pas encore fini mais, déjà, la rentrée politique s'amorce, et c'est aussi vrai pour mon compte, après un été d'écoute, de lecture, de réflexion mais aussi d'écriture et de terrain, en particulier en Bretagne, de Lancieux à Etel, en passant par Rennes, Dinan et Auray entre autres. Si un dos souffrant m'a empêché de coller autant d'affiches que les étés précédents, mon royalisme n'en est pas moins renforcé par les témoignages recueillis et les observations faites durant mes pérégrinations armoricaines, et la pratique régulière d'un « empirisme organisateur » qui n'est pas inutile pour saisir les causes derrière les faits et pour proposer de concrètes solutions aux problèmes contemporains. 

    Comme chaque année et tant que le bon Dieu me laissera l'occasion de pouvoir lire, réfléchir et écrire, je continuerai à entretenir ce site par quelques articles qui n'engageront que moi-même, militant royaliste assumé et professeur engagé, dans la tradition (critique, et cela dans tous les sens du terme, fidèle en cela à Maurras) des Camelots du Roi. Si l'actualité me fournira sans aucun doute un carburant abondant, je poursuivrai aussi certaines études ébauchées ici, comme celles sur la Question scolaire ou la mondialisation, et j'approfondirai, en commentaire des événements qui ne manqueront pas en ces domaines, ma conception du royalisme social et de l'écologisme intégral, sans négliger les questions institutionnelles et les problématiques régionales et en particulier, bretonnes. 

    L'année politique et sociale qui ouvre peu à peu ses portes n'est pas une année électorale (à part les sénatoriales de septembre), certes, mais elle n'en reste pas moins importante et réduire la politique à de simples enjeux électoraux serait, d'ailleurs, une erreur, voire une faute : le royaliste que je suis, candidat permanent et jamais élu, n'a pas de « carrière » à faire, ni parlementaire ni politicienne. Le débat politique mérite l'attention et nécessite, en son au-delà, de l'action, qu'il ne s'agit pas de confondre avec l'activisme, plus souvent stérile qu'efficace car il oublie d'inscrire l'action dans la durée et la possibilité effective ; il ne doit pas mener non plus, dans un pur réflexe intellectualiste, à l'inaction ou au retrait dans un ermitage théorique ignoré de tous et, en définitive, totalement vain car absent de la scène politique et invisible de nos concitoyens. 

    Si, comme le chantaient les royalistes de l'Action Française jadis, « notre force est d'avoir raison », la faiblesse de ceux-ci a trop souvent été de se contenter de cette certitude sans la faire concrètement partager par une part suffisante de l'opinion ni advenir politiquement... De plus, les raisons d'hier ne sont pas forcément celles d'aujourd'hui, et il serait suicidaire de ne pas s'en rendre compte : mais évitons l'erreur de vouloir « nous adapter » à tout prix à cette société-là, et travaillons plutôt à en changer les paradigmes et à convaincre nos concitoyens de cette véritable « révolution rédemptrice », de ce retournement nécessaire qui ne doit pas être que sémantique ou théorique mais concret et pratique. 

    S'adapter à la société de consommation et à la « République républicaniste » (qui n'est pas exactement la Res Publica antique, ni la République gaullienne en tant que telle), c'est trop souvent s'abandonner à un certain confort pratique mais s'ôter les moyens de changer les choses en les pensant différemment. Quand j'inscris sur une affiche : « L'imagination au pouvoir », ce vieux slogan qui n'est pas exactement soixante-huitard dès que l'on y réfléchit bien, je rappelle par là qu'il s'agit d'imaginer autre chose que ce qui existe pour l'heure ou qui domine le moment historique contemporain, et qu'il est possible de fonder autrement la politique et les institutions, au-delà de la fatalité présente de ce qui est nommé, souvent mal et parfois hors de propos et de raison, « Démocratie » avec une majuscule mais sans recul... 

    Si l'on veut vraiment une démocratie active, appropriée aux enjeux contemporains et renouant avec la nécessaire subsidiarité, inséparable de la proximité, une démocratie d'exercice de ces multiples formes de « pays réel » trop souvent négligées ou marginalisées par la centralisation parisienne ou bruxelloise, c'est bien la Monarchie royale, sociale et fédérative, qu'il faut instaurer au faîte de l’État. Cette « imagination » n'est pas une utopie, mais, d'une certaine manière, un véritable « retour au réel », contre le « Semble-État » actuel, déjà dénoncé par Pierre Boutang dans les années 1970. 

    Voici du travail pour cette année, et pour les suivantes...  

    http://nouvelle-chouannerie.com/

  • L’administration française, patron voyou

    Alors, ce code du travail, Macron va le simplifier, ou pas ? Réformera, réformera pas ? Au vu des dernières avancées – fort timides – et du dégonflement presque comique de la loi de moralinisation de la vie politique, on est déjà en droit de douter. Malgré tout, les parlementaires viennent de donner leur aval à la modification du droit du travail par ordonnance. Un nouveau chapitre législatif vient de s’ouvrir.

    Et concernant ce droit du travail, il y a de quoi faire, n’en déplaise à certains politiciens béats manifestement déconnectés du réel ainsi qu’aux instituts et autres émanations étatiques pour lesquels le principal obstacle au plein emploi ne serait pas, que nenni, dans cet épais ramassis de contraintes et de vexations furieuses (ben voyons).

    En pratique, l’évolution en poids, complexité et nombre d’articles de ce code et des procédures qui l’accompagnent est joliment corrélé à l’installation d’un chômage de masse dans le pays et d’un marché noir parfaitement assumé par une frange croissante de la population qui ne peut plus subvenir à ses besoins lorsqu’elle se contente de rester dans les clous. Comportement qu’on retrouve aussi bien du côté des employeurs que des employés : les premiers tendent à s’affranchir des déclarations et autres montagnes de cerfas qu’on leur impose, les seconds font progressivement tout pour favoriser sinon le black, au moins le troc et les renvois d’ascenseurs que l’administration fiscale, si elle pouvait les quantifier, n’hésiterait pas à taxer.

    Ce que la population générale subit et la façon dont elle réagit, les administrations publiques subissent aussi et, même si elles sont souvent les premières instigatrices de ces débordements législatifs compulsifs, les voilà qui réagissent parfois de la même façon… Ce qui donne des situations particulièrement croquignolesques.

    C’est ainsi qu’on découvre que l’URSSAF Bretagne vient d’être récemment condamnée à payer 150.000 euros à une ancienne salariée pour … non paiement d’heures supplémentaires, ainsi que pour un licenciement sans cause réelle ni sérieuse. Apparemment, ce sont 240 heures supplémentaires qui n’ont pas été payées parce que l’organisme – pourtant chargé de faire respecter aux entreprises des principes d’élaboration et de conservation des preuves de l’horaire de travail de leurs collaborateurs – a intentionnellement dissimulé les heures de travail de la plaignante.

    C’est aussi de la même façon qu’on découvre que la CARMI, Caisse Régionale de la Sécurité Sociale dans les Mines, est actuellement poursuivie pour avoir délivré 1117 contrats à durée déterminée à la même personne pour différents postes sur les 12 dernières années, couplés à des périodes de plusieurs semaines sans jours de repos et des enchaînements de postes sur plus de 12 heures d’affilée.

    Autrement dit, l’organisme « social », quasi ou para-public, se fend d’à peu-près tous les vices qu’un patron voyou ne pourrait espérer aligner sans se faire étriller par, justement, tous les organismes quasi ou para-publics que la France héberge généreusement et qui se chargeraient de bien lui faire comprendre le sens des réalités françaises et l’épaisseur de son code du travail.

    Je pourrais, assez facilement, multiplier sans mal les exemples de la sorte où telle administration territoriale exploite sans vergogne le petit personnel ou les agents contractuels virables ad nutum, tel organisme prétendument social fait dans l’esclavagisme plus ou moins camouflé derrière un salaire de misère et des conditions de travail insupportables, telle institution entretient les pires habitudes d’emploi au sein de ses équipes alors même que, officiellement, elle est chargée de faire respecter la loi et ce fameux code du travail sur lequel elle fait du trampoline les fesses à l’air…

    Mais ce n’est guère nécessaire, les deux exemples précédents suffisant largement à établir mon point : non seulement, les patrons voyous se trouvent aussi dans la fonction publique et assimilée, mais les pratiques de nos administrations n’ont, de ce point de vue, absolument rien à envier aux pires entreprises privées régulièrement dénoncées par une presse toujours aux aguets…

    D’ailleurs et de façon intéressante, là où cette presse n’hésite pas à se déchaîner lorsqu’un tel patron se fait attraper, elle reste bien plus sage et mesurée lorsqu’il s’agit d’institutions républicaines, réputées travailler pour le bien collectif, voire, soyons fous, pour ce vivrensemble qui fait vibrer tant de Français.

    Pourtant, ces institutions sont d’autant plus redevables à la population de leur exemplarité qu’elles tirent leurs budgets de cette dernière, de plus en plus mise à contribution. Elles devraient être d’autant plus irréprochables que ce sont ces mêmes entités qui viennent fourrer leur nez dans les affaires des Français pour leur infliger amendes, redressements voire peines de prison lorsque ces derniers n’ont pas respecté ces lois qu’elles piétinent si régulièrement et avec un cynisme qui frise la psychiatrie.

    Malgré cela et alors que ces exemples s’accumulent au fil du temps, la presse et ses journalistes affûtés comme du beurre chaud continuent de nous les peindre, régulièrement, comme les seules capables de ménager nos « biens communs », ce vivrensemble fameux et ces valeurs républicaines jamais écrites mais partout vantées.

    Plus grave : ce sont ces mêmes entités, ces mêmes administrations et leurs armées de bureaucrates qui seront chargées d’appliquer les « réformes » qu’entendent faire passer nos parlementaires.

    Finalement, le mécanisme est partout le même : à chaque fois, l’augmentation des lois et des contraintes, toutes censées améliorer la situation, finissent rapidement par l’empirer. Les codes, de plus en plus joufflus, sont alimentés par des politiciens de plus en plus déchaînés qui prétendent résoudre des problèmes que les adultes responsables résolvaient jadis très bien sans eux.

    Le code bancaire est devenu énorme ; jamais les banques n’ont aussi peu inspiré confiance aux déposants et jamais elles n’ont paru aussi fragiles. Le code immobilier est maintenant obèse et la France croule sous les SDF, les logements insalubres ; la pénurie de logement fait rage, les loyers flambent et devenir propriétaire semble chaque jour plus difficile.

    Les codes de l’urbanisme, de la sécurité sociale, du commerce, des assurances, de la consommation, de l’énergie ou de l’environnement ont tous considérablement augmenté, sans que ces augmentations puissent prétendre couvrir les problèmes posés au jour le jour. À croire que dans les années 50, 60 ou 70, lorsque la sialorrhée législative n’était pas généralisée, la France n’était qu’un pays de barbares où rien n’était régulé et où chacun pouvait, à tout moment, se faire détrousser en toute impunité, et que, depuis, seule nous a sauvé du pire la production continue et intensive de textes abscons dans l’un des près de soixante (!) codes disponibles dans ce pays d’indécrottables ronds-de-cuir.

    Or, jusqu’à présent et devant ce constat, la réaction globale fut dans le pire des cas d’en ajouter une couche en estimant que les problèmes observés étaient essentiellement dus à une trop grande timidité dans la production législative. Dans le meilleur des cas, ce fut la « simplification administrative », et le quinquennat hollandesque nous aura permis de mesurer ce qui se cachait réellement derrière… à savoir une nouvelle bordée de lois et une couche administrative supplémentaire. (Si vous trouvez que le meilleur des cas ressemble furieusement au pire, vous avez raison.)

    Les parlementaires veulent réformer le code du travail ? Fort bien. Mais vu ces exemples, vu l’historique des réformes et vu ceux qui devront appliquer ces réformes, ne placez pas vos espoirs trop haut.

    De toute façon, ce pays est foutu.

    Source

    http://www.voxnr.com/12815/ladministration-francaise-patron-voyou