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Le suicide, nouvelle gangrène de la police - Journal du Jeudi 16 Novembre 2017
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Les soldats du feu n’en peuvent plus !, par Bernard Latour, ancien officier de gendarmerie

Les soldats du feu sont de plus en plus victimes d’agressions. Ce ne sont pas les derniers chiffres de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) publiés ce mercredi qui contredisent cette affirmation.En 2016, un total de 2 280 sapeurs-pompiers ont déclaré avoir été victimes d’une agression en intervention, un chiffre en hausse de 17,6 % par rapport à 2015. Ces 2 280 agressions ont donné lieu à 1 613 journées d’arrêt de travail, un nombre là encore en hausse (+ 36,1 %) par rapport à l’année 2015 où les 1 939 agressions avaient signifié 1 185 journées d’ITT. Ces violences, conséquentes les années précédentes, avaient augmenté de 35 % durant la période 2007-2011.
Ces chiffres corroborent les incidents survenus ces quinze derniers jours :
– Dans un quartier dit « sensible » de Nîmes, dans le Gard, une ambulance, envoyée pour un feu de scooter, est accueillie par des jets de pierres, parpaings et cocktails Molotov. L’un de ceux-ci a failli enflammer l’habitacle du véhicule avec trois pompiers à son bord.Dans ce même département une autre agression a touché les sapeurs-pompiers d’Alès. Un homme passablement énervé, alors que l’on tentait de le calmer, a asséné un violent coup de poing au visage d’un secouriste qui a été légèrement blessé. À la suite de ces nombreux problèmes le mouvement de protestation de ceux qui luttent contre l’incendie a pris de l’ampleur. Deux cents pompiers nîmois en grève illimitée ont manifesté leur colère le 23 octobre au matin dans les rues de la cité romaine. Après s’être rassemblés devant l’hôtel du département, ils ont bloqué, à la gare SNCF, le TGV Lille-Europe et ont perturbé la circulation à la sortie de l’A 9 : Nîmes-Ouest.
– À Vénissieux, les nuits du 24 octobre et d’Halloween furent particulièrement agitées. Les pompiers de Feyzin tombèrent dans un guet-apens : poubelles disposées en arc de cercle sur la chaussée pour bloquer l’accès, barrières de chantiers installées pour empêcher le demi-tour, et attaques avec des cailloux et des cocktails Molotov. À la suite de ces incidents, 300 pompiers, à l’appel des syndicats, manifesteront à Lyon début novembre pour dénoncer les violences subies régulièrement en intervention. Parti de la caserne Rochat, dans le 7e arrondissement, le cortège rejoindra la préfecture du Rhône où une délégation sera reçue.
– À Toulouse et dans la périphérie, les pompiers font face à une recrudescence des insultes et des agressions physiques. Pris de plus en plus pour cible, ils ont été pour la première fois visés par un cocktail incendiaire.
– Aux mêmes dates d’autres agressions de ce type étaient recensées, notamment à Nieuil (Charente), Saint-Denis (région parisienne) et Grenoble (Isère).
Un ministère de l’Intérieur plutôt discret
Face à ce phénomène alarmant, que dit le gouvernement ? Prend-il la mesure de la dangerosité de ces actions ?
Absolument pas, le ministère de l’Intérieur continue à surfer sur un volcan,dénonçant simplement des actes d’« une bêtise sans nom » qui « doivent être punis très sévèrement. » Mais pas un mot sur les lieux symptomatiques où se passent ces attaques.
Alors posons-nous la question : pourquoi les pompiers sont aujourd’hui les premiers visés dans ces banlieues à risque ?
Nous sommes dans des zones où le lien social a été coupé, des trublions souvent déscolarisés y végètent livrés à eux-mêmes, ils sont alors pris en main par des chefs de bandes qui leur promettent argent et drogue et les plongent un peu plus dans le ressentiment du pays qui les a accueillis. Plus ils sont jeunes, plus il est facile de les circonvenir.
Les deux ferments diffusés par ces clans sont l’appât du gain et la haine de l’État.
Pour ces bandes, à part les barbus, aucune personne ni aucune institution n’a d’autorité à leurs yeux. Confondant respect et crainte, ils revendiquent haut et fort le droit d’être « respectés » par tous ceux qui sont supposés disposer d’une autorité sociale ou institutionnelle, par les adultes, les enseignants, les policiers, et bien évidemment les pompiers.
Un casque n’est pas une arme
Ces derniers sont d’autant plus vulnérables que, portant l’uniforme et gradés, ils ne sont pas armés. Ils n’ont, sauf à Paris et Marseille, aucune formation militaire ou policière. Sauf cas de légitime défense, ils ne peuvent se protéger. De plus, pour ces provocateurs, s’en prendre aux soldats du feu c’est dicter aux habitants des cités leur attitude, interdiction leur étant faite d’assister ces services pourtant aptes à secourir les populations. Une manière de leur montrer que les seules autorités qui règnent dans ces zones de non-droit sont intra-muros.
L’ambition de ces gangs in fine est de substituer une administration autochtone, parfois islamiste, à celle de l’État. Leur intention : promouvoir de véritables ghettos avec frontière et points de passages obligés, un moyen de contrôler les rues et de faire la loi dans le sens premier du terme.
D’ailleurs les pompiers ne s’y trompent pas quand ils rapportent que :
« Il y a trois ans, pour la première fois, on n’a pas pu terminer notre intervention et prendre en charge une mamie qui faisait un malaise. Notre véhicule a été arrêté par des “sauvageons” qui nous ont agressés et molestés. C’est la famille qui a dû transporter la dame à l’hôpital. »
Ou qu’ils avouent :
« Avant, on était un peu dirigé par les habitants du quartier pour nous indiquer les adresses. C’était pratiquement un accompagnement. Aujourd’hui c’est l’omerta et brutalement au coin d’une rue nous attend un vrai traquenard. »
Les réponses existent
La situation est grave et les solutions, comme d’habitude, se logent d’abord au sommet de l’État. Tant que la fermeté ne sera pas de mise, tant que la nouvelle donne appliquée ne sera pas la tolérance zéro, ces attaques perdureront et même se multiplieront.
Pourtant des moyens pour les contrer existent mais ne sont pas mis en œuvre :
– L’anonymisation des plaintes permet d’interdire toute représaille contre les professionnels du feu, leurs biens ou leurs familles.
– Une meilleure coordination entre pompiers et police avec, au besoin, dans les zones spécifiques, une mixité des moyens lors des interventions.
– Les appels téléphoniques qui doivent être non seulement enregistrés mais aussi confirmés nominalement et localisés avant toute opération.
– L’utilisation de GoPro (au moins sur les véhicules), comme leurs homologues policiers. Ces mini-caméras fixes filment et enregistrent les interventions dites sensibles pour pouvoir par la suite identifier leurs auteurs.
– Chaque zone urbaine doit avoir un correspondant répertorié (exemple : le gardien d’immeuble) qui, appelé par téléphone, va confirmer la nécessité de l’intervention, guider les secouristes et assurer un début de « dialogue » avec les « jeunes » par des traductions en langue vernaculaire.
– Dans les quartiers les plus difficiles, des plans de retrait doivent être préparés à l’avance et fournis aux équipages pour permettre aux secours de se dégager lorsque la situation dégénère (possible utilisation de fumigènes).
– Enfin il faut que la justice soit particulièrement répressive en appliquant strictement la loi mentionnée : « Dans le cas d’une personne dépositaire de l’autorité publique (agent de police, magistrat, sapeur-pompier, gardien assermenté d’immeubles, etc.) les agresseurs encourent des peines aggravées par le statut des victimes : trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. »
Mais les autorités judiciaires appliquent-elles véritablement cette loi ?
On peut en douter pour certains quand on voit le cas de René, pompier volontaire à Saint-André, dont la plainte a été classée sans suite par le parquet du tribunal de grande instance de Lille alors qu’il avait été violemment passé à tabac lors d’une intervention en novembre 2016 (21 jours d’arrêt de travail).
En conclusion, les solutions exposées ci-dessus ne sont pas ou peu appliquées tout simplement parce que la volonté du politique est défaillante. Les autorités ont trop peur qu’un énième incident, même réduit aux pompiers, ne s’embrase, débouchant sur une émeute type 2005.
La seule issue actuellement pour les soldats du feu est de profiter de la prochaine attaque contre leurs personnes pour déclencher un mouvement d’ampleur nationale (grève, manifestation, occupations) touchant toutes les grandes agglomérations françaises. En effet de telles agitations obligeraient le gouvernement à concéder de vraies mesures à la fois protectrices pour le personnel et astreignantes pour les malfrats.
Bernard Latour
Ancien officier de gendarmerie, le « centurion » Bernard Latour est un expert reconnu dans les questions de sécurité et les affaires criminellesTexte paru dans Présent daté du 17 novembre 2017
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L’ENVAHISSEUR-PRÉDATEUR EST LA PRINCIPALE ESPÈCE PROTÉGÉE CHEZ NOUS, C’EST BIZARRE.
On nous parle du loup assez souvent mais jamais sous l’angle du paradoxe de la protection systématique du prédateur contre ses victimes. En France, cette politique se traduira tôt ou tard par des battues sauvages.http://www.bvoltaire.fr/lenvahisseur-predateur-principale-espece-protegee-chez-cest-bizarre/
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Quelles institutions politiques pour une écologie durable et efficace ?
La position de Nicolas Hulot, ci-devant ministre de la Transition écologique, sur la sortie progressive mais retardée de l'énergie nucléaire en France, provoque un véritable hourvari chez les écologistes, ce qui est assez compréhensible au regard de l'opposition ancienne de ceux-ci au déploiement puis au maintien des centrales nucléaires dans notre pays, opposition qui connut son apogée dans les années 1970, autour de Plogoff en particulier. A cette époque, les royalistes bretons, en particulier ceux de la Nouvelle Action Française et de la Fédération Royaliste de Bretagne, dénoncèrent une politique énergétique qui semblaient oublier le long terme pour ne répondre qu'à l'instant présent, en une période de forte hausse de la demande intérieure d'électricité liée à l'ère finissante des « Trente glorieuses », rebaptisées « Trente hideuses » par le royaliste Pierre Debray, et à l'extension apparemment sans limites de la société de consommation, extrêmement énergivore : les monarchistes locaux, comme les écologistes officiels mais sans être forcément des anti-nucléaires à tout crin, s'inquiétaient (d'autant plus légitimement au regard de la suite) du manque de concertation de l’État avec les populations locales et de la question environnementale « du lendemain », autant pour la production elle-même (le risque d'accident nucléaire, toujours source d'inquiétude alors) que pour le sort des déchets nucléaires d'après-exploitation. Des sujets toujours d'actualité, plus encore même pour la gestion des poubelles nucléaires et du démantèlement des réacteurs quand on sait que la production électrique de quelques années est suivie d'une déconstruction des centrales qui va durer plus longtemps que la période de fonctionnement et qu'elle va coûter plus cher qu'elle n'a donné et rapporté, et sur un temps, là encore, beaucoup plus étendu que prévu ou qu'annoncé...
Aujourd'hui, il est vrai que « le mal est fait » (on peut le regretter mais c'est un fait et un méfait), et que la dépendance de notre pays à l'énergie nucléaire est si importante qu'une sortie trop brutale risquerait d'entraîner la France dans une sorte de trou noir électrique qui serait forcément et fortement préjudiciable, non seulement à l'économie générale française mais aussi à la vie sociale : piège redoutable, et l'on peut regretter que les royalistes bretons des années 1970 n'aient pas été écoutés, et, au-delà, que la République en ses différents experts et institutions économiques n'ait pas réfléchi à « l'après-nucléaire » qui devait évidemment survenir avec la fin annoncée de l'uranium (dans quelques décennies à l'échelle mondiale, mais depuis 2001 pour les mines françaises). Cela signifie-t-il qu'il faille s'abandonner à une sorte de fatalisme, vain par nature, et renoncer à ce qui paraît comme une nécessité, c'est-à-dire la sortie complète du nucléaire actuel dans des délais possiblement les plus courts ? Bien sûr que non, mais cette sortie ne doit pas être vécue comme une sortie de route mais bien comme une politique mûrement réfléchie et complètement maîtrisée.
Dans Le Figaro (pages économie) de ce mercredi 8 novembre, un expert de RTE (filiale d'EDF chargée des lignes à haute tension), explique « qu'il faut à la France un vrai pilotage de la politique énergétique», ce qui est du simple bon sens, mais qu'il est parfois difficile de faire comprendre à une classe politique et à un « pays légal » plus soucieux de leurs intérêts particuliers que du Bien commun. De plus, cette politique énergétique, qui doit désormais être couplée avec la politique environnementale, souffre d'une absence de continuité (et de volonté...) et, plus encore, de stratégie de long terme, faute de ce pilotage d’État intelligent et mesuré souhaité par de nombreux acteurs de l'économie et de l'écologie concrètes.
Longtemps, l'erreur fut de croire que le souci environnemental n'était qu'une variable d'ajustement dans une politique plus générale, l'écologie étant souvent considérée (à tort) comme un obstacle à l'activité économique du pays, cette dernière parfois confondue avec la seule activité de la Construction, elle-même rimant trop largement avec artificialisation des terres plus qu'avec organisation équilibrée de celles-ci. Cette erreur est aussi et surtout la marque ou la conséquence d'une véritable paresse intellectuelle d'experts plus habitués à raisonner en termes statistiques qu'en termes de prospective et d'imagination.
Pour en revenir à la diminution du parc nucléaire français, elle ne peut se faire dans de bonnes conditions que si l'on arrive, dans le même temps, à améliorer l'efficacité énergétique et à engager une pratique de sobriété électrique, entre autres. Encore faut-il que l’État s'engage dans cette ambition sans barguigner et qu'il montre, non seulement l'exemple, mais la direction, car il n'y aura de révolution écologique qui vaille et qui dure que si c'est l’État qui l'initie et la soutient: cette « révolution par le haut » est la condition de l'efficacité véritable des multiples actions locales, communautaires ou individuelles, qui tendent à diminuer la consommation énergétique et à réduire les effets des activités humaines sur l'environnement. Si l'on laissait la liberté individuelle seul maître de l'écologie, celle-ci n'aurait guère de chance d'advenir concrètement au sein du pays, fut-il « réel » : la société de consommation est une tentatrice terrible...
Mais, mener une politique écologiste « intégrale » (et non intégriste) ne doit pas signifier qu'il faille tomber dans une dictature « verte », tout aussi déplorable que la dictature « grise » des industriels du béton ou de l'atome : il s'agit bien plutôt de mener le pays dans la direction d'une politique écologique d'ensemble, et, pour cela, que l’État soit, intimement, la traduction institutionnelle de l'écologie intégrale. La République n'a pas cette capacité d'incarnation que possède, par essence, la Monarchie qui, elle, suit le rythme de la vie, y compris (et d'abord) par celle du souverain même, et se perpétue, naturellement, par la transmission du père au fils, le moyen le plus simple de la succession qui, ainsi, ne doit rien aux pressions de l’Économique ni à celles des féodalités (y compris des industriels du nucléaire et du bâtiment).
En attendant une instauration royale qui paraît encore (malheureusement) assez lointaine, il s'agit d'exercer cette « régence de l'écologie » qui consiste à ne pas laisser passer les possibilités d'une écologie du quotidien et à rappeler constamment les nécessités d'une écologie d’État, juste et mesurée. Polémiquer avec M. Hulot sur le calendrier n'aurait pas grand sens : il importe plutôt de militer pour l'accélérer, par tous les moyens utiles, et d'agir « nous-mêmes », en espérant pour demain, ce « demain nécessaire » pour la France comme pour la vie, tout simplement... Jean-Philippe CHAUVIN
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Actualité et politique du 11 novembre 2017
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35 ANNÉES DE LAXISME MONÉTAIRE ET, AU BOUT, L’ÉCHÉANCE…
Marc Rousset
La politique de l’argent facile et de réduction des taux d’intérêt a commencé en 1981 alors que les taux d’intérêt des fonds fédéraux aux États-Unis étaient de 18,5 % et n’avaient cessé de monter tout en fluctuant énormément après la Seconde Guerre mondiale.
Les taux d’intérêt ont ensuite décru lentement pour atteindre 10% en 1987. C’est alors que Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale américaine de 1987 à 2006, donna le premier coup d’envoi et instaura officiellement le laxisme monétaire en abaissant les taux d’intérêt à 3% en 1992, et jusqu’à 1% à la fin de sa présidence ; les taux remontèrent ensuite jusqu’à 5% en 2007. Ben Bernanke, son successeur, donna le coup de grâce face à la crise de 2006-2008 et n’hésita pas à abaisser les taux jusqu’à 0 %, où ils sont restés inchangés jusqu’en 2015. Janet Yellen, qui prit la suite de Bernanke en 2014, après des hésitations d’Indienne sur le sentier de la guerre, a remonté les taux dans la fourchette actuelle de 1% – 1,25%.
Cette politique sur trente-cinq ans de taux d’intérêt bas, conjuguée avec la création monétaire de l’assouplissement quantitatif de la Fed, de la BCE, de la Banque centrale du Japon et même de la Chine, a conduit à l’exubérance irrationnelle spéculative du Dow Jones et des Bourses dans le monde.
Le dos au mur, les banques centrales n’ont maintenant plus comme seule option que de remonter graduellement les taux d’intérêt et de réduire dans le monde les liquidités de 2.000 milliards de dollars par an, après les avoir augmentées d’autant ces dernières années. Il est plus que probable que la réduction des liquidités va mal se passer, amener l’explosion de la bulle des actions et de l’immobilier ainsi qu’un krach obligataire.
Les banques centrales n’auront alors comme seule choix, face à l’urgence, à la panique du krach boursier, bancaire et financier, que de créer de la monnaie d’une façon illimitée pour colmater les brèches et éviter l’effondrement complet du Système. Et c’est à ce moment précis que le monde revivra une crise d’hyper-inflation tout à fait semblable à la crise de 1923 en Allemagne. À cette époque, les seules personnes qui évitèrent la ruine furent celles qui disposaient de biens réels, de métaux précieux, d’objets d’art véritable et de terres agricoles.Comme aujourd’hui, les nombreux facteurs négatifs géopolitiques et économiques de crise s’étaient accumulés en Allemagne jusqu’en 1922, mais la confiance en la monnaie fiduciaire et scripturale perdura jusqu’à ce que, subitement, les Allemands et les prêteurs étrangers prennent conscience du montant réel de la dette nationale et de la fragilité du Système. La fuite devant le mark commença alors et déclencha le mouvement exponentiel hyper-inflationniste.Durant l’été 1923, les paysans en ville refusèrent le mark papier ; un verre de bière coûtait alors 4 milliards de mark ; le prix des repas changeait toutes les heures et certains utilisaient les billets pour tapisser leurs chambres !
Il semble malheureusement que le monde, les États-Unis, l’Europe et la France soient dans une nasse comparable à celle qu’a connue l’Allemagne en 1923. Certes, le contexte est différent. En 1923, c’était les réparations de guerre, l’endettement écrasant, l’amertume de la défaite après une effroyable hécatombe de morts et de blessés, la perte de territoires et de ses quelques colonies… Aujourd’hui, c’est l’immigration explosive incontrôlée, le terrorisme islamique, le chômage et, plus largement, la précarisation de l’emploi, l’hyper-endettement, la crise civilisationnelle, spirituelle et éthique, le libre-échangisme mondialiste, les innovations technologiques brutales et déstabilisantes comme la robotisation. Toutes choses qui peuvent se conjuguer pour que s’installe subitement une perte de confiance dans la monnaie et le Système.
Reconnaissons que le Système, avec ses tours de passe-passe économiques, ses mensonges, son inconscience, ses médias et la pensée unique est très fort pour reculer l’échéance et entretenir la nécessaire confiance, jusqu’au jour où… tout explosera !
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Marine Le Pen défend le renseignement de terrain
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En Marche vers la crise : certains s'arrêtent
Imaginez une seconde que cela se passe à la veille du congrès du FN... Cela ferait la Une du 20 H :
"Une centaine de "marcheurs", dont des élus, annoncent mardi 14 novembre qu'ils quitteront le mouvement à la veille du congrès de La République en marche (LREM),prévu samedi 18 novembre à Lyon. Ils dénoncent le manque de démocratie au sein du mouvement. Les futurs démissionnaires sont pour la plupart de simples adhérents, mais aussi des élus, des animateurs de comités locaux ou encore des référents issus de toute la France.
Ces "100 démocrates", comme ils se sont surnommés, publient une tribune dans laquelle ils dénoncent le manque de démocratie au sein de La République en marche, notamment pour choisir la nouvelle direction du parti. Parmi ces élus figurent la Finistérienne Tiphaine Beaulieu, présidente de la confédération des Marcheurs de la République, et Emmanuel Drouin, élu municipal de Segré (Maine-et-Loire).
Contrairement à ce qui se passe dans d’autres partis, les 380 000 adhérents de LREM ne vont pas voter. C'est un collège d’élus, de ministres, de cadres et 200 militants tirés au sort qui vont désigner les dirigeants. Et il n’y a qu’un seul candidat au poste de délégué général : Christophe Castaner, l'actuel porte-parole du gouvernement. [...] Ils déplorent aussi le culte de la personnalité autour d’Emmanuel Macron. Ils ont le sentiment que leur avis ne compte plus."
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Macron, ses réformes et sa légitimité : le dilemme des nationaux

Par André Posokhow, consultant ♦ Depuis son élection, Emmanuel Macron est en butte à des attaques, des invectives et une baisse de popularité plus pour ce qu’il est que pour ce qu’il fait. Élu légalement, sa légitimité apparaît fragile. Avec énergie et dynamisme il a lancé un train de réformes, d’esprit libéral, certes, qui ont le mérite de vouloir rompre avec le socialisme pratiqué dans notre pays depuis 1974. Il y avait nécessité et urgence. Mais cela ne lui ouvrira-t-il pas la voie vers une politique de dissolution de la France dans le grand magma mondialiste et européiste et de soumission servile à l’Allemagne ?
Depuis son élection en mai dernier et son entrée en fonction après les élections législatives, le nouveau président de la République, Emmanuel Macron, a fait l’objet de critiques, d’attaques et d’invectives, notamment de la part de notre camp, le plus souvent justifiées et parfois méprisantes.
A) La cible Macron
LES ZONES D’OMBRE GOMMÉES
Curieusement les vraies zones d’ombre du personnage, évoquées mollement pendant la campagne présidentielle, semblent gommées, presque effacées : le financement de sa campagne, ses déclarations de ressources et de fortune, ses liens avec Mathieu Gallet, un éventuel compte off-shore.
UNE PERSONNALITÉ VILIPENDÉE
En revanche, à gauche comme à droite sa personnalité est mise en cause : séducteur, arrogant, machiavélien, autocrate, démagogue et, surtout, d’une manière risible jupitérien sans que l’on se rende compte que ce dernier surnom pourrait tourner à son avantage.
Il a été comparé à Kerenski ou à Sarkozy. On annonce son hollandisation.
Son autoritarisme est mis en cause, d’ailleurs à juste titre, dans l’affaire du général de Villiers. D’un autre côté, qu’il ait tort ou raison, il semble suivre sa route et appliquer son plan sans tenir compte de critiques politiciennes, comme dans l’affaire de l’ISF. Sur ce plan sa conduite nous change de celle des ectoplasmes qui l’ont précédé.
UNE COMMUNICATION FRÉQUEMMENT TOURNÉE EN RIDICULE
Ses discours sont jugés verbeux et creux. Valeurs actuelles a publié une brève anthologie des macronades : les ouvrières bretonnes illettrées, travailler pour se payer un costard, les fainéants et les cyniques auxquels il ne cédera rien, ceux qui foutent le bordel en Corrèze.
On peut ajouter la qualification de la Guyane comme une île et sa datation du vote des femmes au début du XXe siècle.
LES TRAITS FUSENT DE PARTOUT
Selon Rioufol, Macron c’est le syndrome de l’autruche, et l’univers du macronisme, déjà manichéen, est une bulle. Pour certains la faculté de Macron à se déguiser en fait le Frégoli de l’Elysée. D’autres se demandent jusqu’où et jusqu’à quand le marketing politique pourrait vendre du vide et si Macron est un président ou un gourou.
LA CHUTE DE POPULARITÉ ET LES DOUTES
De manière répétitive la chute de Macron dans les sondages est soulignée dans les médias et Gilles-William Goldnadel interpelle le président : « M. Macron, la France ne doute pas d’elle-même, mais de vous. »
UNE LÉGITIMITÉ INCERTAINE ET FRAGILE
De fait, la légitimité de Macron est fragile à deux titres :
– son élection est le fruit du vote d’une minorité d’électeurs inscrits et d’une abstention massive. Il le sait bien ;
– il n’a pas été élu mais désigné par l’oligarchie financière mondiale et française grâce à un coup d’Etat médiatico-judiciaire. Aujourd’hui les coups d’Etat ne se font plus avec des baïonnettes comme sous Napoléon III mais avec des juges et les médias.
En revanche, ce que les analystes semblent ne pas voir c’est qu’il est possible que Macron soit en train d’affermir sa légitimité et de l’imposer à l’opinion française grâce à ses réformes économiques et à son dynamisme.B) La construction d’une légitimité
Oui, il y a urgence pour la France, et ce depuis des lustres. Dès le début de l’été, Macron et son gouvernement ont lancé d’une manière résolue et apparemment énergique, en s’appuyant sur la procédure des ordonnances, de très nombreuses et importantes réformes et ils en annoncent d’autres dans un avenir proche.
LES ACTIONS EN COURS
La première des réformes aura été celle du Code du travail. Dieu sait que ce Code constitue une calamité pour les entreprises et leurs dirigeants et un obstacle à l’emploi et à la prospérité. Il a été remanié sur des points importants. Certes, l’effort aurait pu être plus accentué, notamment sur la question des seuils sociaux, mais on peut dire qu’il n’y a pas réellement eu d’opposition. Qu’on le veuille ou non, c’est un succès.
La décision de supprimer l’ISF a été enfin prise même si cette suppression n’est que partielle et discutable. Macron aura été le seul à en avoir eu le courage et il le fait en surmontant une réprobation générale.
Sans désemparer, le gouvernement lance des réformes indispensables dans les domaines de la formation professionnelle, partie prenante de la gabegie nationale, et de l’assurance chômage.
Enfin, le nouveau ministre de l’Education nationale semble vouloir prendre le contre-pied, du moins l’affirme-t-il publiquement, non seulement des folies de la binationale marocaine qui l’a précédé mais des politiques funestes suivies depuis des décennies : enseignement de la lecture, retour de l’histoire. Ce vent salubre de transformation de notre système d’éducation était inespéré.
DES ANNONCES NOMBREUSES DANS DES DOMAINES MULTIPLES
C’est dans de très nombreux domaines, surtout économiques et financiers, que des changements significatifs sont annoncés. Citons en quatre à titre d’exemples :
– la mutation du CICE en une baisse des charges sociales ;
– la flat tax sur les revenus financiers, ce qui constitue une avancée majeure ;
– la refonte du RSI dont la gestion est une pure abomination ;
– la remise en cause des emplois aidés.
Alors, oui, il est de l’intérêt national que les intentions soient suivies d’effets et que la tyrannie de la bureaucratie européenne n’entrave pas les efforts du gouvernement comme pour les travailleurs détachés. Il faut que celui-ci surmonte les critiques et les oppositions devant lesquelles ses prédécesseurs ont trop souvent cédé. Ces réformes doivent aller au fond des choses et ne doivent pas être des réformettes.Rien n’est moins sûr. En revanche, si le nouveau président poursuit et mène à bout son entreprise, les Français pourraient être convaincus par son action économique, financière et sociale si elle est bénéfique pour notre pays, en rupture avec celle, lourdement socialisante, de ses prédécesseurs. Il gagnerait alors une légitimité qui lui fait aujourd’hui défaut et qui constituerait le socle de sa véritable grande politique.
C) Le danger d’une grande politique macronnienne
Cette grande politique nous asservira à l’oligarchie mondialiste et sera meurtrière pour le destin national de notre pays
Ce que nous savons de notre nouveau président et les premiers constats auxquels il est loisible de procéder laissent augurer ce que pourrait représenter une grande politique macronnienne.
UNE ADHÉSION MORTIFÈRE AUX DOGMES MONDIALISTES ET REMPLACISTES
- La libre circulation des biens et des capitaux. Celle-ci permet de mettre le patrimoine industriel à l’encan, gigantesque opération à laquelle l’ancien conseiller de Hollande a largement prêté la main dans le passé : Alstom, SFR. Aucun obstacle n’est élevé pour protéger nos joyaux industriels.
- L’invasion migratoire, avec ses crimes, se poursuit à raison de 200.000 à 300.000 entrées par an et ce ne sont pas quelques intentions molles visant les clandestins qui ralentiront la mutation démographique qu’est le Grand Remplacement voulu et organisé par l’oligarchie mondialiste.
- La religion réchauffiste et écologiste engendrera un coût futur colossal pour nos finances publiques. A la suite des 7000 éoliennes plantées en France à ce jour, il est prévu de saccager notre pays avec 10 000 machines de plus.
UN EUROPÉISME INÉBRANLABLE EN FAVEUR DE L’UERSS
Alors que les peuples des nations européennes manifestent de plus en plus leur contestation de la tyrannie de Bruxelles, Macron souhaite imposer le fédéralisme et des finances européennes communes.
La soumission à l’étranger- Pour ce qui est de la vassalisation à l’égard des États-Unis, qu’attendre d’un président et d’un premier ministre qui sont des young leaders de fraîche date ? Aucune protestation n’est audible, aucune réaction n’est perceptible à l’égard des extorsions de fonds américaines. Dans le domaine militaire des soldats français sont positionnés en Europe orientale et participent aux gesticulations dangereuses de l’OTAN.
- Soumission à l’Allemagne. C’est le premier ministre qui va à Berlin quêter l’approbation de ses réformes et de son budget par la chancelière. Laval était-il plus servile ? Zemmour parle de germanisation de la France et Charles Gave lance qu’au point où nous en sommes Macron vendra ou bradera à l’Allemagne l’Armée qui est la dernière organisation de valeur de la France.
DÉDAIN ET DÉNIGREMENT À L’ÉGARD DE LA FRANCE
Tout le monde se souvient de ses propos sur l’inexistence de la culture française. C’est récemment qu’il a décrié sans fierté la France et les Français à l’étranger en particulier chez les Allemands.
L’ABANDON D’UNE DÉFENSE NATIONALE
Le discours de la Sorbonne et son dédain à l’égard des militaires, colonne vertébrale humaine de l’esprit patriotique et national, apparaissent singulièrement inquiétants pour l’avenir d’une défense nationale française.
UNE MENACE POUR LA DÉMOCRATIE
C’est en particulier pour les libertés fondamentales, et spécialement la liberté d’expression notablement bafouée dans notre pays, que Macron et l’oligarchie qui l’entoure, expressément opposés à toute forme de démocratie directe, constituent un péril.
Conclusion
En définitive, Macron représente une menace grave pour le destin de notre pays. Soit il échouera dans ses réformes et la France s’enfoncera encore plus dans un déclin accéléré. Soit il acquerra une véritable légitimité que son élection ne lui a pas conférée et il aura la voie libre pour faire disparaître une France indépendante, unie, grande et libre.
Quant à nous, les nationaux, nous ne pouvons refuser des réformes indispensables que les gouvernements précédents ont été incapables de faire et que le FN refusait de prendre à son compte, mais nous ne pouvons accepter la grande politique de Macron. C’est notre ligne de crête pour les cinq prochaines années.
André Posokhow Consultant 7/11/2017
Correspondance Polémia – 08/11/2017
Crédit photo : Sylke Ibach via Flickr (cc)https://www.polemia.com/macron-ses-reformes-et-sa-legitimite-le-dilemme-des-nationaux/
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Le juteux commerce de la Procréation médicalement assistée (PMA) à l’étranger

15/11/2017 – ESPAGNE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Un article de Sciences et Avenir qui prend pour prétexte la « Journée nationale de l’infertilité » révèle le juteux commerce de la PMA (procréation médicalement assistée) à l’étranger. C’est l’Espagne qui a l’une des législations les plus souples en la matière.
Ainsi, l’Institut valencien de l’infertilité de Madrid assure accueillir chaque année 5 000 couples, surtout hétérosexuels, mais aussi femmes seules ou homosexuelles. Parmi eux de nombreux Français et Italiens. L’institut offre ovocytes et spermatozoïdes, et l’accent est mis sur la sélection génétique des embryons.
« Ensuite, les patientes sont renvoyées chez elles, et c’est au système de santé de leur pays de les prendre en charge et de couvrir les coûts liés à leur grossesse. »
Et quels sont ces coûts ?
« Quand nous abordons la question du coût de la PMA, écrit Sciences et Avenir, la spécialiste refuse de nous répondre. Selon nos informations, il faut compter plusieurs milliers d’euros. »
En février dernier, cet institut a fusionné avec un groupe américain pour devenir le plus grand groupe de reproduction assistée dans le monde. Il est présent dans 13 pays et réalise environ 300 millions de chiffre d’affaires.