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France et politique française - Page 2961

  • La fable d'une "crise morale"

    La crise, selon eux, était une crise morale. Elle ne mettait nullement en cause le système : il fallait, pour mieux le sauver, le "moraliser". Sans doute parce que la France est restée une "nation politique", ce fut Nicolas Sarkozy qui exprima cette thèse avec le plus d'éloquence. Dans son discours de Toulon (25 septembre 2008), il fit en effet très fort. Il flétrit avec une telle violence l'"immoralité" du capitalisme financier qu'il en laissa sans voix la gauche française. Celle-ci avait trop attendu des dividendes du même capitalisme financier pour avoir le réflexe de s'étonner : le capitalisme a-t-il jamais été "moral" ? Or, cette critique "morale" était faite pour occulter les causes fondamentales de la crise et dévier la colère des victimes vers une poignée de spéculateurs. Elle arrangeait ceux qui avaient mis ou laissé mettre en place un système où aucun frein institutionnel n'entravait plus la cupidité de capitalistes cooptés, se distribuant sans retenue salaires faramineux, stock-options, bonus extravagants, retraites-chapeaux et parachutes dorés. La gauche fut comme prise à revers par la violence et l'audace même du discours sarkozyste. Elle ne pouvait - et pour cause - poser la seule bonne question : qui, en effet, avait fait sauter les "freins institutionnels" censés "moraliser" le capitalisme ? Au-delà de la responsabilité des banquiers et des traders, il y a eu celle des politiques, celle des pouvoirs publics qui ont déréglementé à tour de bras, non pas depuis hier, mais bientôt depuis trois décennies. Là était l'indicible ! Sans compter la responsabilité de tous les grands prêtres du "marché" ayant sévi sur toutes les tribunes et dans tous les médias. On n'en finirait plus de dresser le florilège de leurs pâmoisantes oraisons devant le "dieu Marché", et de leurs fulminantes excommunications à l'encontre des dissidents, de ceux qui osaient encore défendre l’État, les services publics, la politique industrielle, etc., alors que, depuis longtemps déjà, avait sonné l'heure de "la fin de l'histoire" !

         Oui, il faudrait un peu de mémoire à ces messieurs, de droite ou de gauche autoproclamée, avant qu'ils ne montent à nouveau en chaire pour nous assener leurs prêches sur la "moralisation" du capitalisme ! Car la critique "morale" vise avant tout à exonérer le système lui-même et à occulter des problèmes autrement plus fondamentaux que la réglementation des bonus (quasi inexistante à ce jour, d'ailleurs) : d'abord l'assainissement du système du crédit et le contrôle des marchés financiers, ensuite et surtout la correction des déséquilibres économiques fondamentaux entre les pays déficitaires (États-Unis) et les pays excédentaires (Chine, Allemagne, pétromonarchies), enfin la réforme du système monétaire international. Ces problèmes ne sont traités au G20 que du bout des lèvres. Les marchés financiers, en effet, sont toujours debout. Ils prétendent plus que jamais tout régenter. Le paradigme néolibéral qui présuppose l'efficience des marchés inspire les mêmes politiques qui ont conduit à la crise : compression des salaires au nom  de la flexibilisation du marché du travail, libéralisation du commerce international, accroissement de la concurrence, réduction des déficits publics, privatisation des services publics, etc. En chemin, on a finalement oublié de les "moraliser"...
         Un problème a chassé l'autre. Après avoir substitué l'endettement public à l'endettement privé pour sauver les banques et conjuré la récession par des plans de relance multipliés, les États, ces bons Samaritains qui s'étaient mis en déficit pour sauver le système, ont vu avec effarement le système se retourner contre eux ! Comme un vol de rapaces, les marchés financiers ont fondu sur les États les plus endettés, notamment dans la zone euro, aimablement gratifiés de l'acronyme PIGS (Portugal, Ireland, Greece, Spain), pour leur faire payer au plus cher le refinancement de leur dette, aiguillonnés en cela par les cris de trois chouettes : les agences de notation. La chouette était, pour les anciens Athéniens, le symbole de la sagesse. Mais est-il vraiment sage de s'attaquer aux États ? Nous ne sommes plus au temps des banquiers de la Renaissance rançonnant les princes impécunieux ! La révolution démocratique fait qu'aujourd'hui, derrière les États, il y a les peuples. Jusqu'où ceux-ci accepteront-ils les plans de rigueur qu'on veut leur administrer ? La logique des trois "chouettes" se laisse aisément deviner : elles expriment l'exigence insatiable de rentabilité du capital. Elles veulent faire payer par le contribuable, les salariés, les retraités, le coût du sauvetage du système. Mais les peuples se laisseront-ils faire ?
         En 2011, Nicolas Sarkozy présidera le G20. Je doute qu'il puisse opérer les remises en ordre qu'il préconise, ne serait-ce que parce qu'il limite lui-même son ambition : "Nous ne sauverons le capitalisme qu'en le refondant, en le moralisant" et que, de cette ambition même, il n'a pas les moyens politiques, ni en France ni, a fortiori, dans le reste du monde. Le président de la République en semble lui-même conscient : "Ou bien nous changeons de nous-mêmes, ou bien le changement nous sera imposé par des crises économiques, sociales, politiques."
    Jean-Pierre Chevènement, La France est-elle finie ?
  • Moraliser la vie publique, c’est effectivement la priorité française

    2383879235.jpgBernard Plouvier

    Envoyé comme observateur laïc par le roi Henri II au Concile de Trente, le juriste Michel de L’Hospital fit part de son impression au Chancelier de France : « Que d’abord on réforme les mœurs. On réformera plus tard les croyances ». Ce pourrait être le slogan du Président nouveau, s’il veut tenir sa seule promesse aisément réalisable.

    Il est évident qu’aucun président traditionnel ne pourra inverser le processus du chômage de masse induit par la désindustrialisation du pays et l’inadéquation de l’instruction publique aux nécessités de l’époque. De même, l’on n’attend pas de l’homme-lige de la finance cosmopolite qu’il arrête l’immigration-invasion. Du moins, est-on en droit d’espérer qu’après le règne négatif de François Hollande, l’on assiste à un retour en force des véritables valeurs de la démocratie.

    Celle-ci n’est nullement résumée par le droit de vote et moins encore par le respect des « droits » catégoriels et communautaires – qui, toujours et partout, furent l’imposition, à la majorité honnête mais amollie des citoyens, de la dictature des minorités.

    La véritable Démocratie réside dans l’égalité de tous les citoyens face à la Loi (en terme savant, cela se dit : Isonomia) et dans la méritocratie.

    En clair, si le Président nouveau tient à passer à la postérité pour un homme d’État (on n’en a pas connu depuis Raymond Poincaré), il se doit de lutter contre la corruption des politiciens, mais aussi celle des hauts-fonctionnaires et de tous ceux qui manipulent les fonds publics. Il doit lutter contre l’influence maçonnique, communautaire, religieuse et politique dans l’attribution des postes publics, financés par l’argent des impôts et taxes.

    Aucun étranger ne doit rester en France s’il commet le moindre délit. Aucun étranger ne doit accéder au titre de citoyen français s’il n’a pas démontré ses capacités de travail et de probité lors de son séjour en France… et tout délit doit entraîner la déchéance de nationalité. La citoyenneté française apporte trop d’avantages pour n’être pas attribuée au seul mérite.

    Le respect de la loi sur les réfugiés politiques ou religieux doit être absolu. Aucun individu recueilli à ce titre ne doit faire de propagande ni se rendre coupable du moindre agissement qui pourrait mettre en difficulté l’État et la Nation de France.

    Enfin et surtout, un Président de la République française doit se préoccuper, par-dessus tout, de la sécurité et des besoins des citoyens français. En cas de péril - et le chômage de masse, l’immigration-invasion d’extra-Européens souvent peu utiles et parfois délinquants voire criminels, le terrorisme mahométan forment une somme suffisamment grande de périls pour que la Nation se sente en état de pré-guerre civile -, l’égoïsme national est un devoir.

    En clair : que l’on se préoccupe de moralité et de grands principes et, surtout, que l’on se moque des doctrines politico-économiques. Le XXe siècle, le plus sanglant et le plus immonde de l’histoire, a amplement démontré la dangerosité extrême des dogmes. Place à la morale et à l’équité… l’intendance suivra !

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  • Élections législatives : La désertion – par Guy Rouvrais

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    8879-20170613.jpgLa fracture béante entre la France d’en bas et celle d’en haut, entre les bénéficiaires de la mondialisation et ses victimes, n’a pas fondu au soleil de juin, pas plus qu’elle n’a disparu en mai avec l’élection d’Emmanuel Macron. C’est la sociologie électorale qui le dit : ceux qui ont voté pour lui le mois dernier et dimanche pour ses candidats, ce sont ceux que les économistes et les têtes chercheuses du marketing et de la publicité appellent les CSP +, les bobos intégrés, comblés par la libéralisation de notre économie, jouissant de confortables revenus. En Marche leur en promet davantage.

    Ils sont donc en pâmoison devant le nouveau président, ils chantent le « formidable succès » de ce premier tour. Mais les autres existent toujours, les exclus, les oubliés, les laissés pour compte de la mondialisation, qui souffrent de la condescendance des prétendues élites dont le macronisme est le dernier avatar. Ce sont ceux-là qui sont restés chez eux dimanche, aboutissant à ce triste record d’abstention sous la Ve République, plus de 51 %.

    Dans ces conditions, il est indécent que les dévots du gourou Macron célèbrent une victoire bâtie sur la désertion, l’écœurement, le rejet d’un électeur sur deux. Le chef de l’Etat s’est pourtant déclaré « heureux » de ce résultat. Mais comment peut-il l’être quand tant de ses compatriotes ont dit, en boudant les urnes, combien ils étaient malheureux ? Que les vainqueurs n’oublient pas que leur quelque 32 % ne représentent finalement que 15 % des électeurs inscrits, la « majorité » est un colosse aux pieds d’argile.

    Que tant de Français ne se sentent plus concernés par le gouvernement, et donc le destin de leur pays, parle plus haut et plus fort que les clameurs triomphalistes des macronistes. Pour combien de temps les premiers se contenteront-ils de cette protestation silencieuse ? Car cette indifférence dissimule aussi de la colère. Si elle ne peut pas s’exprimer à l’Assemblée nationale, c’est dans la rue qu’elle le fera, et nul ne sait jusqu’où elle peut aller quand ce qui, dans le domaine fiscal et social, était projet deviendra réalité, lorsque la majorité des godillots – et des escarpins – d’Emmanuel Macron auront voté sans barguigner tout ce qu’il leur présentera.

    Sans le Front national, cette abstention eût été encore plus grande. Car ses détracteurs doivent au moins lui reconnaître ce mérite civique d’avoir ramené aux urnes les milieux populaires qui en étaient détachés. C’est un combat de chaque instant qui n’est pas toujours gagné. Quand le découragement gagne même ceux-là, alors le FN en fait les frais. Son score n’égale pas celui de Marine Le Pen, mais il y a toujours eu ce décalage à la baisse entre le scrutin présidentiel, très personnalisé, et le législatif où les candidatures sont éclatées, sachant qu’il y a une prime aux sortants, or le Front national n’en avait que deux. Il en aura sans doute davantage, ne serait-ce que Marine Le Pen dans sa circonscription. Cela dit, il reste possible pour les patriotes d’arracher des sièges encore en balance à condition que, devant la déferlante Macron, ceux qui refusent une Assemblée nationale sans opposition crédible se mobilisent immédiatement avec ardeur pour que la voix des oubliés puisse résonner fortement sous les voûtes du Palais Bourbon.

    Guy Rouvrais

    Article publié dans le quotidien Présent daté du 13 juin 2017

    https://fr.novopress.info/

  • David Rachline : “Nous allons nous faire entendre pendant le second tour”

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    Le sénateur-maire Front national de Fréjus était le premier invité de l’édition spécial de RTL Matin le 12 juin. Il répondait aux questions d’Yves Calvi.

    David Rachline estime notamment que le mode de scrutin actuel “ne permet pas de représenter les Français” et milite pour l’introduction de la proportionnelle.

    La réalité, c’est que par rapport à 2012, nous passons de 60 seconds tours à 120. Nous résistons beaucoup mieux que les autres, il y a un effondrement des Républicains et du Parti socialiste.

    https://fr.novopress.info/206295/david-rachline-nous-allons-nous-faire-entendre-pendant-le-second-tour/

  • Politique & éco n° 134 avec Pierre Jovanovic : Faillite, monnaie de singe et fraudes bancaires

  • Les députés les plus mal élus de toute l’histoire parlementaire française

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    Cette abstention record est un nouveau signe de la recomposition politique en cours, qui n’est certainement pas achevée.

    Les premiers signes étaient clairs : l’abstention, pour ce premier tour des élections législatives, serait forte et battrait tous les records. Les premiers chiffres venant de l’outre-mer, qui votait en avance, étaient vertigineux : 74 % d’abstention en Martinique, en hausse de 7 points par rapport à 2012 ! Et, à midi, la participation au niveau national n’était que de 19,2 %, en baisse aussi par rapport à 2012, où elle atteignait 21 %. Plus forte chute encore à 17 h, où elle n’atteignait que 40 %, au lieu de 48 % en 2012 ! C’est un effondrement historique qui a abouti à une participation inférieure à 50 %. Du jamais vu pour des élections législatives générales, non seulement depuis 1958, mais même depuis l’instauration du suffrage universel en 1848 ! Il y a là quelque chose de vertigineux. La République en marche, c’est aussi cela.

    Les conséquences de cette abstention massive sont nombreuses. D’abord, à très court terme, cela signifie qu’il y aura très peu d’élus au premier tour puisqu’il faut rassembler plus de 50 % des exprimés, mais aussi 25 % des inscrits.

    Quasiment impossible avec une abstention forte. Mais cela réduit aussi considérablement l’hypothèse de triangulaires pour le second tour, puisqu’il faut que le 3e candidat, pour se qualifier, atteigne 12,5 % des inscrits.

    Les raisons de cette abstention massive sont connues : monopolisation de l’intérêt par la présidentielle, sentiment que tout est joué avec des sondages annonçant une majorité écrasante pour le parti du Président, perte des repères des électeurs troublés par la déconfiture des partis traditionnels.

    Certes, la baisse de la participation aux élections législatives, qui n’a jamais plus atteint la barre des 80 % depuis 1978, est un phénomène ancien et continu, depuis 25 ans : 69 % en 1993, 68 % en 1997, 64 % en 2002, 60 % en 2007 et 57 % en 2012. Mais cette nouvelle descente est une alerte démocratique d’une tout autre nature.

    Cette abstention record est un nouveau signe de la recomposition politique en cours, qui n’est certainement pas achevée. Après l’élection de M. Macron et la transformation politique qu’il a engagée, elle traduirait un attentisme, voire une méfiance, pour ce nouveau pouvoir, que les Français laisseraient s’installer, mais sans le soutenir. Que pèserait une majorité pléthorique de 400 députés, comme les sondages l’annoncent, si ces 400 députés sont élus avec une abstention de plus de 50 % ?

    Cette situation peut être transitoire, le temps que la recomposition aille à son terme, qu’une ou des oppositions structurées émergent. Mais l’incapacité de la droite parlementaire à incarner cette opposition sous le quinquennat calamiteux de Hollande a montré que cela n’était pas automatique. Le nouveau pouvoir pourrait se réjouir de ce règne sans partage qui lui semble promis.

    Mais, en cas d’échec, d’événement grave, de crise de confiance, un parlement élu dans les conditions de cette recomposition, sans adhésion populaire massive, et sans opposition clairement identifiée et susceptible d’offrir une alternance, serait certainement très fragilisé.

    http://www.bvoltaire.fr/deputes-plus-mal-elus-de-toute-lhistoire-parlementaire-francaise/

  • Une nouvelle page à écrire pour Sens Commun

    La forte mobilisation de Sens Commun derrière la candidature de François Fillon pour l'élection présidentielle a eu l'issue que nous connaissons. Le parti présentait 6 candidats hier pour les législatives sous l'étiquette "Les Républicains". Parmi eux, seul un candidat a réussi à se hisser au deuxième tour :

    • Charles d'Anjou, candidat investi par LR dans la 10e circonscription de Seine-Maritime, a été éliminé dès le premier tour après avoir recueilli 16,56% des voix.
    • Maxence Henry est en ballottage défavorable dans la 2e circonscription de Maine-et-Loire après avoir recueilli 12,09% des suffrages. Il fera face à Stella Dupont, candidate de La République en marche, qui a réuni... 45,93% des voix.
    • Sébastien Pilard, cofondateur de Sens commun, est éliminé dès le premier tour dans la 2e circonscription de Loire-Atlantique avec 13,95% des voix.
    • Anne Lorne était candidate dans la 1re circonscription du Rhône. Peine perdue. Elle est éliminée dès le premier tour avec 12,47% des suffrages.
    • Hayette Hamidi n'avait aucune chance. La candidate n'a recueilli que 6,78% dans la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis.
    • Pierre Saulnier est éliminé dès le premier tour dans la 3e circonscription des Pyrénées-Atlantique.

    Sauf énorme surprise en Maine-et-Loire, Sens Commun n'aurait donc pas de député.

    La question se pose du rôle qu'ils pourront jouer dans le cadre de la recomposition de la droite qui devra se faire au-delà des partis.

    Carole d'Hombelois

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Edition Spécial législative : Macron marche sur l'assemblée - Journal du lundi 12 juin 2017

  • La marée et le ressac

    Les superlatifs étaient de mise hier chez les commentateurs politiques pour analyser la véritable raz-de-marée  de députés estampillés   La République En Marche (LREM) qui se dessine  à l’issue de ce premier tour des élections législatives,  ce dont s’est immédiatement félicitée officiellement la  chancelière allemande Angela Merkel.  Selon la fourchette admise par les différents instituts de sondage,  l’alliance LREM (28,21%)-MoDem (4,11%)  devrait emporter entre 400 et 455 des 577 sièges (la majorité absolue est de 289 élus) et tous les ministres macronistes engagés dans la bataille sont en situation de l’emporter au second tour.  Y compris  Richard Ferrand dans le Finistère malgré la très lourde affaire dite  des Mutuelles de Bretagne. Mais en politique il y a du vent ou il n’y en a pas, et quand il souffle… Quelle opposition au macronisme dans ce contexte? Les mêmes sondeurs prévoient  entre 80 et 132 sièges pour le conglomérat LR (15,77%) -UDI (3,03%), de  15 à 40 sièges pour la coalition PS (7,44%) -PRG (0,47%) -EELV (4,30%) -DVG (1, 60%) , de 10 à 23 sièges pour   FI (11, 02%)  et le PC (2,72%) , de  1 à 10 sièges pour le Front National  (13,20%).

    Une chambre qui donnera comme à chaque fois sous la cinquième république une majorité pour gouverner au président nouvellement élu mais qui  s’annonce sans sursaut des électeurs particulièrement monocolore.  D’autant que de très nombreux candidats LR-UDI ont fait savoir qu’ils étaient macrono-compatibles et  ne s’opposeraient pas fermement à la politique de la majorité présidentielle.  La force d’attraction  de LREM apparaît  si forte que même des figures de la droite progressiste mais non adoubées par le parti d’Emmanuel Macron sont  en grande difficulté. C’est le cas de Nathalie Kosciusko-Morizet qui dans la deuxième  circonscription de Paris,  jugée imperdable,  arrive  très loin derrière le candidat de LREM et  devrait être battue  dimanche prochain. L’ex secrétaire d’Etat aux  droits de l’homme de Nicolas  Sarkozy, Rama Yade, a été elle éliminée sèchement  dès le premier tour  dans la 1e circonscription du Loir-et-Cher, avec  5,65% des voix…

    Une droite qui  sous  sous la conduite de François Baroin ne parvient plus a dissimuler l’incapacité grandissante  de ses membres à vivre-ensemble tant les écarts idéologiques apparaissent béants, toutes choses que les basses eaux électorales révèlent au grand jour… Henri Guaino, candidat malheureux  dans la même circonscription que NKM, qui  a annoncé hier  soir  qu’il mettait fin à sa carrière politique,  l’a dit sans ambages sur le plateau de  BFMTV. Il a conspué un électorat bourgeois-bobos  à vomir , le cercle de la raison centriste et   LR, parti- ramassis selon lui de menteurs, d’affairistes, d ‘opportunistes.

    Certes la droite libérale n’est pas (encore?) dans l’état de quasi mort clinique du   Parti socialiste  qui,  comme elle, s’achemine  vers son  score le plus faible aux législatives de toute l’histoire de la cinquième  république. La liste des éliminés du premier tour, avec des scores très souvent inférieurs à 15%, est impressionnante  en ce qu’elle compte beaucoup de figures de ce parti:  son  premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, élu depuis 1997 dans   la 16e circonscription de Paris,  totalise moins de 10% des voix;  le porte-parole du PS  Razzy Hammadi, les ex  ministres  de Lionel Jospin,  Elisabeth Guigou et Jean Glavany ; l’organisateur de la primaire à gauche,   Christophe Borgel;  la présidente de la commission des affaires sociales à l’Assemblée, Catherine Lemorton;  les très hargneux  antifronstistes Pascal Cherki et  Eduardo Rihan Cypel

    Sans candidat macroniste contre lui, Manuel Valls qui a bénéficié dans son fief d‘Evry  de l’ estampille majorité présidentielle à encore ses chances de l’emporter dimanche  prochain tout comme les ex ministres  Stéphane Le Foll et Marisol Touraine. Mais ce sont des exceptions. Outre la disparition du PS de zones entières de la carte électorale, les  ex-membres de gouvernements du quinquennat de François Hollande  engagés dans la bataille sont en général  éliminés dès le premier tour: le candidat à la présidentielle Benoit Hamon;  Kader Arif, ex-ministre des Anciens combattants;  Pascale Boistard, ex-titulaire du portefeuille des Personnes âgées; Cécile Duflot et son successeur à l’Ecologie Emmanuelle Cosse;  Christian Eckert, responsable du Budget;  l’éphémère ministre  de l’Intérieur, Mathias Fekl;  Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture; François Lamy, ex-ministre délégué à La Ville; Juliette Médael, ex-secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes; l’ex-secrétaire d’Etat Ségolène Neuville…

    L’ancienne très décriée ministre de l’Education,  Najat Vallaud-Belkacem et le  dernier ministre de la Justice de François Hollande, Jean-Jacques Urvoas, ont passé la barre du second tour mais sont très nettement distancés par les candidats de LREM, sauf miracle ils devraient mordre la poussière le 18 juin.

    Le Front National  pour sa part  se retrouve avec  110 candidats  qualifiés au second tour contre 61 en 2012.  Mais l’absence de triangulaires et les consignes de désistements réciproques entre partis du Système au nom du  front républicain données par François Baroin, les dirigeants du PS, de l’UDI, du MoDem, Mélenchon,  laissent augurer un faible nombre d’élus. Certes, le FN  sera présent  dans 10 des  11 circonscriptions du Pas-de-Calais et Marine avec 46,02% des suffrages (elle augmente son score de la présidentielle dans sa circonscription) prend un net ascendant à Hénin-Beaumont. Si la mobilisation s’amplifie si le sursaut se matérialise dimanche prochain, Louis Aliot,   Bruno Bilde,   Sébastien Chenu, Gilbert Collard,  José Evrard, Hervé de Lépineau, Emmanuelle Ménard (femme du maire de Béziers soutenue par le FN), Florian Philippot,  Stéphane Ravier ont notamment encore des chances de l’emporter.

    Bien sûr, chacun aura constaté avec Bruno Gollnisch,   outre  l’abstention record  (51,29%, contre  42,78% du premier tour de 2012, déjà historiquement élevé), toutes les tares antidémocratiques de ce Système.  Le  fait que les 40 % d’électeurs de Marine et de Mélenchon du 23 avril dernier n’auront qu’une poignée de députés pour les représenter, faire entendre leur voix.  Le fait que le  parti de M. Macron  (6 390 871 voix sur 47 571 319 d’électeurs  inscrits et  23 170 977 votants)  avec à  peine le double de suffrages  ce dimanche que le FN,  devrait obtenir  en toute hypothèse 70% des sièges alors que  68 % des électeurs qui se sont déplacés ce dimanche n’ont pas voté pour  l’attelage LREM-MoDem,   la droite  LR-UDI   héritant  de la quasi totalité du reste.  Le  fait que  troisième parti en terme de voix, le FN devrait  avoir beaucoup  moins  de députés  que le PS et la FI.

    Vivre c’est choisir, et les électeurs,  souvent par résignation, découragement, ont choisi  de donner les pleins pouvoirs écrasants  aux libéraux-libertaires, aux bruxellois, aux immigrationnistes.  Mais il serait trop facile, même si cela est tentant, de blâmer les Français. Il  est évident que nous n’avons pas réussi à mobiliser les 7,7 millions  d’électeurs qui se sont portés sur la candidature de  Marine au premier tour de la présidentielle et encore moins les près de 11 millions qui ont voté pour elle au second.  Le FN avec 2 990 613 voix,   engrange  même moins de suffrages  qu’au premier tour des législatives  de 2012.  De tout cela il faudra tirer un bilan constructif, opérationnel  et une analyse franche et lucide.

    https://gollnisch.com/2017/06/12/la-maree-et-le-ressac/

  • Tout ira très bien avec Macron… sauf l’invasion migratoire et le krach à venir !

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    Marc Rousset Boulevard Voltaire

    Les autruches Macron se mettent la tête dans le sable pour oublier les attentats islamiques et les moutons Macron préfèrent l’entourloupe de Ferrand dont l’enjeu est de priver les Mutuelles de Bretagne de la propriété d’un immeuble en faveur de sa compagne.

    Ces manœuvres, ce montage financier douteux, c’est autre chose que le salaire de la brave mère de famille Penelope pris sur une allocation tout à fait légale dont chaque député a l’entière liberté de disposer selon sa volonté. C’est malheureusement plus difficile à comprendre pour le Français moyen décérébré par les médias.

    Le résultat des courses, c’est que nous avons Macron comme Président avec l’invasion migratoire qui va continuer au rythme de 250.000 à 300.000 extra-Européens par an, soit environ 1.400.000 de non-Français de papiers de plus à venir pendant cinq ans et à entretenir dans l’Hexagone, qui croule déjà sous le chômage ! Décidément, Penelope coûte très cher au peuple de France qui oublie les réalités migratoires et marche derrière Macron, tout comme les rats vers le fleuve, attirés et subjugués par le joueur de flûte de Hamelin.

    Les moutons et les autruches se rassurent et votent Macron en oubliant que le marcheur est unijambiste, que sa seule jambe est celle du mondialisme atlantiste et de l’économie. Ils oublient l’invasion migratoire et l’islam qui assassinent déjà leurs enfants et tueront de plus en plus leurs petits-enfants jusqu’à l’inéluctable guerre civile.

    Il manque en effet à Macron la jambe saine civilisationnelle musclée de la sécurité, de l’identité, de la langue, des valeurs traditionnelles qui ont fait la grandeur de la France et de l’Europe !

    Et pour couronner le tout, croyant au moins retrouver davantage d’activité et des emplois, les moutons oublient le krach inéluctable à venir ! Certains signes ne trompent pas. Warren Buffet, le directeur général gourou de Berkshire, vient de décider de garder 100 milliards de dollars en espèces, soit 40 % de la valeur de son portefeuille. Nous vivons en effet dans le monde déséquilibré du banquier Macron où les valeurs du marché n’ont rien à voir avec les bases fondamentales de l’économie.

    L’effondrement à venir sera pire qu’en 2008, pire que la bulle du dot.com en 2000, pire que l’effondrement de 1929 !
    Le Dow tourne autour de 21.000 ; le NASDAQ a atteint les 6.000 ! Les moutons et les autruches de Macron sont comme les spéculateurs qui, le 6 février 1637, après 3 ans de hausse continue des bulbes de Tulipe (+ 6.000 %), ont vu les cours soudain s’effondrer ! Le titre Amazon, lui, a progressé de + 60.000 % en 20 ans. En Espagne, Banco Santander vient de sauver Banco Popular de la faillite en la rachetant pour un euro symbolique. Les 300.000 actionnaires et détenteurs d’obligations, ruinés, ont tout perdu ! Banco Popular avait été fondée en 1926 et faisait encore partie, dans les années 1980, des « siete grandes ».

    Jacques de Larosière, dans son dernier ouvrage Les lames de fond se rapprochent, nous rappelle les six défis capitaux qui devraient nous empêcher de voter Macron : vieillissement de la population, inégalités croissantes de la mondialisation, ralentissement séculaire de la croissance mondiale, menaces sur l’environnement, risques de politiques monétaires hyper-laxistes, dérives de la financiarisation extrême des économies.

    Jacques de Larosière, politiquement correct (afin de pouvoir être édité chez Odile Jacob ?), oublie cependant, comme Macron, le septième défi le plus important : celui de l’invasion migratoire, de l’islam, de l’insécurité permanente, des attentats terroristes et de la guerre civile inéluctable à venir si le peuple de France continue à se laisser embobiner par les médias et à voter pour l’UMPS, LREM, des Juppé ou des Macron.

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