France et politique française - Page 2975
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Vive l'Europe : Henry de Lesquen et Daniel Conversano (avril 2017)
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Les faux nez de la cohabitation
Nul ne saurait prévoir à ce jour la composition future de l'assemblée nationale. Résultant, au soir du 18 juin, d'une situation totalement atypique, elle pourrait se traduire par une configuration institutionnelle de type franchement nouveau.
Comparer cette situation avec celles qui prévalurent au cours des IIIe et IVe républiques force et fausse même le trait. Même si la chambre basse ne donnait pas de majorité au nouveau président celui-ci dispose de prérogatives hors de toute comparaison avec celles des Loubet, Fallières, Lebrun et autres Vincent Auriol du passé. Et il ne semble guère préparé à y renoncer, bien au contraire.
"Deux dangers menacent le monde, disait Paul Valéry : l'ordre et le désordre". Jamais plus qu'en ce début de quinquennat cet apparent paradoxe n'a mieux semblé l'expression de la comédie du pouvoir.
De bons esprits aiment à parler d'une hypothèse et d'une conjonction que l'on a nommées, dans la pratique bancale des 30 dernières années, la cohabitation.
Ce contournement de la constitution fut inventé en 1985 dans un contexte bien précis par Édouard Balladur. Il s'agissait alors de maintenir la balance égale entre giscardiens et chiraquiens en vue des élections législatives de 1986. Il semblait en effet simplement trop tôt pour préjuger de qui l'emporterait en cas d'élection présidentielle anticipée. Or ce scénario qui fut écarté, eût représenté l'interprétation correcte de l'édifice gaullien : le président désavoué par l'opinion populaire doit s'en aller, comme cela avait été le cas du général De Gaulle en 1969. Aux yeux du fondateur de la Ve république le gouvernement et son chef doivent demeurer en symphonie avec le chef de l'État, lui-même clef de voûte du pouvoir, en accord avec le peuple dans ses profondeurs, doctrine énoncée dès 1946 par le discours de Bayeux.
Une partie des républicains et des centristes de l’UDI, examinent ainsi, avec plus ou moins de sincérité, le cas où ces reliquats de droite sortiraient majoritaires des élections législatives qui s'approchent. À vrai dire, en réalité, ils se savent d'avance bien satisfaits s'ils parviennent à éviter le désastre inverse, résultant aussi bien de l'apparition du parti En Marche, du renoncement à briguer un nouveau mandat national de la plupart des maires et élus locaux, et, surtout du désarroi dans lequel ils laissent leur électorat.
La prestation courtoise, mais d'autant plus molle, du chef provisoire Baroin achève enfin de démoraliser les dernières ardeurs.
Voici en effet comment François Baroin, dresse l'éloge du nouveau ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer : "C’est probablement le meilleur de sa génération, qui a le plus travaillé et le plus compris ce qui est bon pour la formation de nos enfants. Je lui fais confiance. (…) C’est un choix remarquable de la part du président Macron." Avec des dirigeants qui tiennent de pareils discours, la droite a-t-elle vraiment besoin d'adversaires ?
Les discours réputés durs, aussi bien sur les sujets dits régaliens, sur les peines planchers, sur la majorité pénale que sur un sujet économique comme celui de la rallonge fiscale, clairement envisagée par le nouveau pouvoir, ne compensent aucunement l'impression que nous évoquons.
Après la réunion tristounette du 20, au parc floral de Vincennes, où les Républicains cherchaient à faire semblant de se congratuler dans l'intimité retrouvée des vieux de la vieille de l'ancien RPR, les illusions de redressement du pays, telles qu'elles avaient pu se manifester dans les grands rassemblements de la campagne présidentielle semblaient bel et bien remises au rancart.
Pour sa part, deux jours plus tard, ce 22 mai, Brice Hortefeux se projette cependant dans une hypothèse hardie : "Si nous gagnons les élections législatives, nous gouvernerons".
On appelle cela cohabitation. Cela ressemble beaucoup à un faux nez.
JG Malliarakis
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Malgré la censure médiatique, les Macronleaks contiennent des infos compromettantes pour Macron

Sous couleur de morale, les grands médias ont refusé de diffuser les Macronleaks, documents piratés sur l’équipe Macron juste avant le deuxième tour de la présidentielles. Cette censure d’infos compromettantes a servi à protéger le candidat du système.
Daniel Schneidermann, le patron d’Arrêt sur images, constate que la communication d’Emmanuel Macron est très au point, et qu’elle impose via les chaînes de télévision que ses amis contrôlent une série d’images quasi mythologiques du nouveau président. Si le public entend ne pas se laisser fasciner, il l’invite à un travail de critique : « Plus l’image sera belle, plus il faudra chercher le hors champ ». Le hors champ, en termes de cinéma, est la réalité que la caméra ne montre pas, et en termes de communication politique la vérité qui échappe au tri de la propagande. L’affaire des Macronleaks montre à quel point des médias dominants, sous couleur de morale politique, ont refusé ce travail critique, au bénéfice de l’élaboration du mensonge du système Macron.
Les Macronleaks révèlent le vrai financement de Macron
On ne saurait dire que Médiapart, que dirige le trotskiste Edwy Plennel, ancien commis des basses œuvres du ministre de l’intérieur de Mitterrand Pierre Joxe, ni Libération, soient des supports opposés à la gauche et à Macron. Pourtant leur souci de vendre et de paraître faire leur métier les ont poussés tout deux à publier une partie des Macronleaks. Le passage retenu concerne le mode de financement de la campagne présidentielle de Macron. Contrairement à ce que le patron d’En Marche et désormais président prétendait, sa campagne n’a pas été un miracle de spontanéité populaire. Si Macron est parvenu à lever 13 millions d’euros en un temps record, c’est qu’il a bénéficié d’un réseau amical de banquiers d’affaire qui lui a ouvert ses carnets d’adresse. On s’en doutait, les Macronleaks l’a mis noir sur blanc et les investigations de Médiapart et de Libé l’ont confirmé. Dans un courriel daté du 13 février 2017, Christian Dargnat demandait à ses correspondants l’aide de ses correspondants pour En marche. Ce fidèle de Macron, qui organisait sa campagne « à titre bénévole », est l’ancien directeur général de BNP-Paribas Asset Management, une filiale du groupe qui s’occupe de gestion d’actifs. On en est sûr maintenant, il a multiplié dîners discrets et courriels de relance avec les généreux donateurs avec l’accord de Macron. La belle histoire des petits chèques et des grandes quêtes n’était qu’un « fake » inventé par la propagande Macron.
Comment les médias ont discrédité les infos compromettantes
On ne mesure pas encore l’ampleur des révélations compromettantes contenues par les Macronleaks car l’essentiel du travail des principaux médias depuis leur divulgation le vendredi cinq mai a consisté à les discréditer au nom de la morale journalistique. Avec trois arguments : la source de ces infos est impure, ces infos sont lancées et utilisées pour biaiser l’élection, ces infos sont des intox. Cette litanie a été indéfiniment reprise par les « analystes » les plus sourcilleux. On peut citer Slate car il les résume tous : « Le terme même de «Macron Leaks» est une imposture: il ne s’agit pas d’un «leak», mais d’un piratage, qui vise moins à révéler des malversations imputables au mouvement En Marche! ou à Emmanuel Macron, qu’à les stigmatiser. Un «leak» est une fuite de documents émanant d’un lanceur d’alerte, qui les confie à des journalistes qui, avant toute publication, les vérifient, analysent, contextualisent, mettant de côté tout ce qui pourrait attenter à la vie privée de ceux qui sont concernés, pour ne rendre publiques que des informations d’intérêt général.
En l’espèce, vendredi soir, les soi-disant «Macron Leaks» ont jeté en pâture le contenu de six boîtes aux lettres de responsables du mouvement En Marche ».
La censure morale masque le grand mensonge de Macron
Avec les accents péremptoires que donne une position morale reconnue, Slate ajoutait : « A contrario, les courriels et documents censés être accablants et qui ont été plus ou moins largement partagés sur Twitter ont donc été, soit forgés de toutes pièces, soit manipulés et biaisés pour coller à l’agenda conspirationniste des trumpistes pro-FN ».
Il faut croire que les journalistes n’avaient pas bien lu, puisque aujourd’hui les forgeries conspirationnistes débouchent sur un bloc d’infos bien compromettantes pour l’image de Macron, sans préjudices de révélations plus graves encore. Les afficionados du jeune président peuvent faire valoir que ces infos ne relatent rien d’illégal. Sans doute : mais Macron ayant prétendu jouer la transparence et la nouveauté, la preuve qu’il a menti de bout en bout fait s’effondrer tout son système. Sans doute n’a-t-il commis là nul crime ni délit : mais pris en flagrant délit de mensonge, il se trouve convaincu que toute son entreprise n’est que du vent.
Des médias propagandistes ont écarté les Macronleaks
Plus inquiétante encore pour la santé mentale des Français et pour la sécurité du système démocratique me paraît l’attitude des médias dominants. Quand les Macronleaks ont atterri sur le marché, ils se sont moins préoccupés de savoir ce qu’il y avait dedans et de déterminer ce qu’ils pouvaient contenir de vrai ou de faux que d’empêcher qu’ils puissent servir à l’adversaire de Macron. En d’autres termes, ils n’ont pas réagi en journalistes mais en militants politiques, et en propagandistes du système. Et cela bien sûr sous couleur de probité, de déontologie, de mesure et de morale.
Cette inversion des valeurs est un phénomène fascinant, il manifeste un affaissement de l’esprit public et annonce une chute accélérée vers le totalitarisme : les médias dominants n’ont plus besoin de stimulation extérieure pour s’adonner à la censure, il y a un entraînement mutuel des journalistes, une autojustification de la censure qui devient pathétique.
Macron : censure participative et totalitarisme optimal
On peut rapprocher cela des derniers petits scandales de la fin de la semaine dernière dans les médias. Par exemple la prise de bec entre Najat Vallaud Belkacem et Vanessa Burggraf chez Ruquier, le « canular homophobe » de Cyril Hanouna sur Touche pas à mon poste, ou la blague d’Eric Brunet sur la « gérontophilie » supposée de Macron. Il ne m’appartient pas ici de défendre les uns ou les autres, et Cyril Hanouna n’est certes pas un parangon de bon goût. Mais que 17.800 tweets, encouragés par le CSA, fassent un « signalement » de contenu indu, ce qui débouchera sur une procédure du CSA, en dit long sur la censure participative et la dictature qui s’installent. De même, la façon dont le plateau de Salut les terriens a réagi à la plaisanterie de Brunet sur Macron fait-elle froid dans le dos. Tous les pairs du « chroniqueur » se sont dressés comme s’il avait enfreint un tabou (il était piteux, d’ailleurs : Macron n’est pas une vache sacrée, on peut rire un peu). Non, on ne peut pas rire. La morale du système est rigide et infrangible. Et l’ineffable Laurent Baffie s’est mué en vestale des convenances citoyennes et présidentielles jugeant que ces « vannes » pêchent par facilité et que « la façon dont vous le faites est extrêmement désobligeante et pas drôle ». Il existe donc à la télévision des professeurs de maintien républicain et d’humour correct. Au président optimal correspond un totalitarisme optimal, avec censure participative à tous les étages.
Pauline Mille pour Reinformation.tv
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Implosion du FN et gouvernement franc-macron (Jean-Michel Vernochet et Youssef Hindi)
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Hervé de Lépinau (FN) : "Je suis un homme de droite qui sait que la France a besoin d’une politique de droite"

Après le retrait de Marion Maréchal-Le Pen, dont il était le suppléant depuis cinq ans, Hervé de Lépinau a été investi par le FN dans la 3e circonscription de Vaucluse. Il répond à Minute :"[...] Je suis un homme de droite qui sait que la France a besoin d’une politique de droite. Mais je me reconnais aussi dans le clivage dont parle souvent Marine Le Pen : mondialistes contre patriotes. En effet, au-delà de la sémantique, la droite patriote est le cœur battant du camp patriote autour duquel s’agrègent toutes les formes de souverainisme venues de tous les horizons. On peut découper la souveraineté en tranches – sociale, juridique, politique – mais il y a une chose qui ne se divise pas, c’est l’identité. Une identité sans souveraineté peut traverser des temps difficiles, comme on l’a vu aux XIXe et au XXe siècles en Europe de l’Est. Mais une souveraineté sans identité, ou assignant à l’identité une place subalterne, privée, ça n’a qu’une portée administrative : c’est un concept désincarné, matérialiste, qui fait en définitive le jeu de nos adversaires mondialistes. La souveraineté sans l’identité, c’est un peu l’idiot utile du système.
[...] Il y a cinq circonscriptions dans le Vaucluse. J’espère que le 18 juin, les électeurs nous auront reçu cinq sur cinq ! Si les candidats LR/UDI arrivés en troisième position se désistaient dans le cadre du très anti-démocratique « front républicain », c’en sera fini de la droite dite « de gouvernement » en Vaucluse car leurs électeurs, pour beaucoup proches de nous, ne le leur pardonneraient pas. Mais au FN de se défaire aussi de la « diabolisation monétaire » en ayant un discours moins anxiogène sur l’euro. A cet égard, je tiens à rappeler aux retraités à qui on a fait gober le fait que le retour au franc entraînerait une dépréciation de leur épargne qu’ils vont se prendre 23 % d’augmentation de la CSG avec M. Macron ! Et ils ne pourront pas dire qu’ils ne le savaient pas puisque cette mesure est inscrite dans son programme."
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Marine Le Pen est repartie en campagne en ce jour de l’Ascension en arborant une belle Croix

Marine Le Pen revient au charbon ce 25 Mai, jour de l’Ascension, pour les élections législatives avec une belle Croix bien arborée.
Marine Le Pen met en exergue que les syndicats et Jean-Luc Mélenchon qui ont appelé ou encouragé à voter Macron viennent aujourd’hui « pleurnicher » en regrettant que Macron applique ses promesses de campagne. Submersion migratoire: « comment soulage-t-on l’Italie de la submersion migratoire sinon en prenant les immigrés chez nous ? »
Marine Le Pen aborde tous les sujets d’actualité et annonce des Assises de l’Opposition qui permettront de savoir qui sera réellement dans l’opposition. Si les prétendus « Insoumis » mais pas trop, s’estiment dans l’opposition bien qu’ils aient appelé à voter pour Macron, eh bien qu’ils y viennent, mais je vous fiche mon billet qu’ils voteront encore avec « la République en Marche ». » Ma position sur l’euro n’a pas changée. » « Nous voulons maitriser notre monnaie, nos frontières, notre Justice, notre Armée », « 170 élus LR ont appelé à soutenir Macron. La véritable opposition ce sera le FN et « Debout la France. »
Marine Le Pen était l’invité de « Questions d’Info » sur LCP, en partenariat avec l’AFP, Le Monde et France Info.
A propos de la « task force »: A l’attention d’Emmanuel Macron: M. Le Président, parlez-nous français! Laissez-nous notre culture!
emiliedefresne@medias-presse.info
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Nous n'avons cessé de vous prévenir , alors résistez !
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Sécession n°3 parties 2 et 3 avec Julien Rochedy : Spéciale présidentielle
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Sécession n°3 partie 1 avec Julien Rochedy : Spéciale présidentielle
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Affaire Ferrand : s’enrichir sans risques
L’affaire Richard Ferrand agite notre Landernau politique. D’un point de vue patrimonial, c’est un coup de maître.
La finance traite de couple (rendement/risque). Elle signifie, en cela, que si l’investisseur s’expose à une probabilité d’échec, de perte élevée, il s’attend à une rémunération supérieure. Celui qui risque son argent dans une start-up veut un retour sur investissement bien supérieur à celui d’un billet du trésor d’un État très solvable.
Lorsque l’investisseur ne dispose pas intégralement du financement nécessaire à son investissement, il peut solliciter des associés ou des prêteurs. Les associés partagent ensemble le couple (rendement/risque) mais les prêteurs exigent des quasi-certitudes de remboursement : la priorité est de rémunérer et rembourser la dette. Le capital ne passe qu’après, et seulement si c’est possible. Mais si le profit est au rendez-vous, l’investisseur peut gagner beaucoup plus d’argent : la rentabilité de son investissement (le profit qu’il en retire divisé par le financement qu’il y a investi) explose d’autant plus qu’il est endetté. C’est l’effet de levier.
La valeur d’un investissement immobilier locatif peut être divisée en deux composantes : la valeur des murs lorsqu’ils ne sont pas loués, et l’incrément de valeur qui résulte des flux financiers futurs que sont les loyers nets qui seront encaissés lorsque le bien est loué, modulo des ajustements de marchés périodiques. Fin de l’épisode didactique.
L’affaire Richard Ferrand agite notre Landernau politique.
D’un point de vue patrimonial, c’est un coup de maître. La compagne du nouveau ministre soumet, via une SCI, à la mutuelle où celui-ci exerce un mandat de direction générale une offre de location pour un bien immobilier qu’elle ne détient pas encore. Le conseil d’administration choisit de louer ce bien qui ne lui appartient pas encore et s’engage à financer des travaux de rénovation dont le bailleur restera propriétaire. Forte de l’incrément de valeur lié à ce bail et à ces travaux, elle parvient à convaincre une banque de lui prêter la totalité du prix d’acquisition du bien à louer. La prise de risque est donc minimale, l’effet de levier maximal et la rentabilité stratosphérique. Chapeau l’artiste : satisfaire un besoin de l’entreprise qu’il dirige en rémunérant grassement la quasi-absence de prise de risque de sa compagne, c’est très fort.
Peut-être que cette solution familiale était aussi, et sur des critères objectifs, la meilleure décision à prendre pour cette mutuelle.
Du point de vue de la gouvernance, un esprit tatillon pourrait se poser deux questions. En premier lieu, lorsqu’un conflit d’intérêts se présente, la solution la meilleure est de le faire savoir haut et fort et de ne pas participer à la discussion, et surtout de tout documenter : les gens sont si soupçonneux. Pourquoi n’est-ce pas le cas ici ? La seconde renvoie au b.a.-ba de la finance : jamais, jamais, jamais on ne finance un investisseur ou son projet s’il ne prend pas lui-même de risques financiers suffisants, avec son argent propre. Comment est-il possible, ici, qu’une banque se soit contentée de ces fonds propres « de papier » pour octroyer un tel financement ?
Si j’étais l’un des adhérents de la Mutuelle de Bretagne, je ne manquerais pas de réclamer la démission de tout le conseil d’administration pour une aussi piètre gouvernance. Et si j’étais en charge de l’inspection générale de la banque qui a octroyé ce prêt, les membres du comité de crédit impliqués devraient en rendre des comptes.