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France et politique française - Page 2991

  • Bérénice Levet : « Le crépuscule des idoles progressistes »

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    Bérénice-Levet-Livre-220x350.jpgBérénice Levet appartient à cette nouvelle génération d’intellectuels qui vient bousculer les vieilles badernes du politiquement correct qui hantent encore les plateaux de télévision et les amphis des universités. Docteur en philosophie et enseignante, spécialiste d’Hannah Arendt, Bérénice Levet vient de publier un ouvrage de combat intitulé : Le Crépuscule des idoles progressistes (Stock). Elle y analyse les fondements de l’idéologie progressiste, son échec annoncé et ses possibles remèdes.

    L’écrivain indique qu’il est urgent de renouer avec notre héritage, quitte à se rendre suspect dans une époque où celui-ci est vu comme un privilège oppresseur. Il est tout aussi vital d’assumer le droit des peuples à la continuité historique en transmettant une identité civilisationnelle à nos enfants.

    Pour ne pas les jeter dans un monde sans repère ni profondeur, il convient de les escorter dans un univers riche de signes, de symboles, de degrés et en faire des hommes libres.

    Pour cela, la philosophe considère qu’il est impératif de refondre l’école dont la vocation de transmission structurante et d’édification a été dévoyée pour en faire un outil de déconstruction et de désaffiliation.

    Un ouvrage à lire de toute urgence et un entretien accordé à TVLibertés à regarder pour détenir les clés d’une lutte efficace contre l’idéologie moderniste incarnée, notamment, par Emmanuel Macron.

  • Une histoire de la laïcité (entretien avec Guillaume Bernard)

  • Emmanuel Macron et les retraites

    Comme Philippe Carhon l'avait souligné, le directeur du programme d'Emmanuel Macron avait reconnu que les retraités seraient les grands perdants.

    Il semble toutefois qu'un futur jeune retraité ait réussi à tirer son épingle du jeu. Celui qui a lutté contre le cumul des mandats, profitera du cumul des indemnités... François Hollande bénéficiera :

    "d'une pension mensuelle équivalente à 15.000 euros net. Un total obtenu grâce au cumul de quatre indemnités différentes: celle d'ancien président de la République (5184 euros net), d'ex-député de Corrèze (6208 net), d'ancien conseiller de la Cour des comptes (3473 euros net) et finalement d'ancien président du conseil général de Corrèze (235 euros)."

    Reste à savoir s'il siègera au Conseil Constitutionnel, ce qui lui permettrait de profiter d'une indemnité de 14 000 € brut mensuels...

    Cela viendra s'ajouter aux 10 millions d'euros que nous coûtent, chaque année, nos anciens présidents.

    Carole d'Hombelois

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Marie Guévenoux, de l’UNI à Emmanuel Macron…

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    Source Paris Vox cliquez ici

    Cette candidature étonne d’autant plus que Marie Guévenoux était encore salariée de l’équipe de campagne de François Fillon il y a quelques semaines. Décidément, en poltique politicienne, les convictions n’ont d’égales que les fidélités…

    Marie Guévenoux avait tout d’abord travaillé avec Alain Juppé jusqu’à sa défaite à la primaire de droite avant de rejoindre les rangs de François Fillon. Chargée des ressources financière, elle abandonne son poste en mars lorsque la mise en examen du candidat de la droite est annoncée. Cependant elle a continué à être payée (environ 4000 euros par mois) jusqu’à la fin de son CDD.

    Elle se retrouve donc aujourd’hui candidate à la députation pour le parti du nouveau président de la République. Toujours au secours de la victoire, le parcours de Marie Guévenoux apparaît assez révélateur d’un personnel politique exclusivement motivé par des ambitions personnelles et la recherche frénétique des « places » rémunératrices.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Me Gilbert Collard : « Il n’y a pas de tensions au FN, il y a une réflexion ! »

    La question de la sortie de l’euro sème-t-elle la zizanie au sein du FN ? A-t-elle pris trop de place dans la campagne au point de faire fuir leurs électeurs ? Gilbert Collard répond.

    http://www.bvoltaire.fr/ny-a-de-tensions-fn-y-a-reflexion/

  • Des drapeaux djihadistes pour fêter l’élection de Macron au Louvre? Analyse: Macron et les islamistes

    Pierre Le Corf, cet humanitaire français qui s’est installé à Alep pour secourir les habitants témoigne: « Lors de l’élection de Mr Macron, j’ai vu flotter de nombreux drapeaux à 3 étoiles de « l’armée libre » au milieux des drapeaux français, les Syriens qui étaient avec moi sont devenus blancs, on espère que l’on ne repart pas pour une guerre aveugle. » déclare-t-il. Macron, en effet a caressé tout-au-long de sa campagne les musulmans même islamistes militants, dans le sens du poil. Ainsi a-t-il refusé de dénoncer le soutien de l’UOIF cornaquée par les Frères musulmans, face à Marine Le Pen lors du débat de l’entre-deux-tours.

    En Marche vers l’islamisation ?

    De même a-t-il admis que l’un des cadres d’En Marche était radicalisé et il l’a maintenu à son poste:

    En effet, alors que le micro n’était pas éteint pendant la coupure pub, et que le Facebook Live se poursuivait, le candidat d’En marche ! est revenu sur ce qu’il venait de répondre à l’antenne : « Il a fait un ou deux trucs un peu plus radicaux. C’est ça qui est compliqué. Mais à côté de ça, c’est un type bien. C’est un type très bien, Mohamed. Et c’est pour ça que je ne l’ai pas viré. »  Source: lepoint.fr

    C’est ainsi que Mohamed Saou, après avoir été écarté de En marche, y est revenu, suite au chantage de Marwan Muhammad, celui qui rêve à voix haute d’une France musulmane…

    Marwan Muhammad, président de l’organisation frériste CCIF, avait lui aussi exigé des explications et a menacé d’utiliser son supposé poids électoral, contre Emmanuel Macron, dans le cas où Mohamed Saou était écarté du mouvement «En Marche !»  sous pression «islamophobe», disait-il. En effet, le 10 avril 2017, il a adressé une lettre au candidat Macron dont la conclusion fut, on ne peut plus claire :  «En fonction de votre réponse (ou de son absence), je serai alors en mesure de m’exprimer publiquement sur le sujet, en direction de nos contacts médias, de nos 17 antennes régionales, de nos 14000 adhérents et de nos 350000 abonnés, sur les newsletters et les réseaux sociaux. Chaque électeur sensible à ces questions pourra alors faire, en conscience, un choix éclairé» : une intimidation. resistancerepublicaine.eu

    Cap islamiste sur les législatives ?

    Mohamed Louizi, l’auteur des citations ci-dessus et ci-dessous, est franco-marocain, auteur de l’essai autobiographique : « Pourquoi j’ai quitté les Frères musulmans : retour éclairé vers un islam apolitique » (Michalon 2016) :

    Cependant, le cas de Mohamed Saou est-il un cas isolé au sein du mouvement d’Emmanuel Macron ? Ce candidat à l’Élysée serait-il, ou pas, « dans les mains des islamistes » ? Est-il le candidat préféré des Frères musulmans ? (…) dans ce qui suit, d’autres cas troublants seront dévoilés : de la commune de Oignies dans le Pas-de-Calais, à Bordeaux dans le Sud-Ouest, jusqu’à Mulhouse dans l’Est, en passant par Paris, des soutiens d’Emmanuel Macron, des islamistes (ou au service inconscient de l’islamisme conquérant) s’appellent : Noureddine Aoussat, Rachid El-Kheng, Yanis Khalifa, Yaman Mahfoud, et la meilleure pour la fin, une certaine Fatima Jenn  et ses principaux soutiens : Anouar Sassi et Aziz Senni.

    Par ailleurs, d’autres noms pourraient même bénéficier de l’investiture d’ «En Marche !» pour les législatives. (…)

    En attendant, ce qui est certain, c’est que des candidats pour les législatives, notoirement islamistes, soutenant Macron ou pas, sont déjà dans les starting-blocks, ici où là. Ils sont jeunes adultes, issus de la frérosphère et s’appellent : Yassir Louati, Jimmy Parrat, Jamel Oufqir, Hanan Zahouani, Abdelkrim Marchani, Samy Debah, etc. D’autres candidats issus du parti islamo-turc, le «Parti Egalité et Justice», proche de l’AKP d’Erdogan, pourraient présenter des dizaines de candidats, revendiquant leur communautarisme, comme aux départementales de 2015.  Par conséquent, le risque de voir quelques islamistes occupés des sièges au Palais Bourbon, au nom de la diversité, lors de la prochaine législature, est bien réel. «En Marche !», comme d’autres formations, pourrait leur offrir cette opportunité tant rêvée. resistancerepublicaine.eu

    Macron a trop flatté les communautarismes durant sa campagne pour qu’il n’y ait pas eu tractation pour réserver des sièges aux communautarismes, c’est ainsi que les musulmans qui obéissent aux mots d’ordre des imams, voire  d’Erdogan, se soucient peu de savoir si Macron défend des idées compatibles avec l’Islam. Ce qui leur importe c’est de s’implanter et de gagner du terrain. Le fait qu’il aient voté à la quasi-unanimité pour Macron est un signe qui ne trompe pas.  Ils ont obtenu des places éligibles avec Hollande, c’est ce qu’ils obtiendront encore plus avec Macron. Lorsqu’ils jugeront qu’ils occupent assez de terrain ils pourront activer la charia. Hollande, Macron et l’oligarchie leur offrent la France sur un plateau dans l’aveuglement obtus des électeurs français non-musulmans et notamment des catholiques qui d’après les sondages auraient voté en masse pour celui qui a programmé leur disparition:

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  • Débat de l’entre-deux tours: Jacques Sapir décrypte les mensonges économiques d’Emmanuel Macron concernant l’euro

    Jacques Sapir est l’un des rares économistes de renom qui bénéficie encore d’une certaine aura dans le paysage euro-dictatoriale dans lequel la France est plongée. M. Sapir conclue sa démonstration par une remise en cause de la probité d’Emmanuel Macron, qui s’apprête à prendre la tête de la France: « Emmanuel Macron a ainsi pensé en comptable et non en macro-économiste. On peut aussi penser qu’il connaissait en réalité l’envers des chiffres (pour avoir été le conseiller économique de François Hollande) et ce qu’ils signifiaient, mais qu’il s’est bien gardé de la dire. Dans un cas comme dans l’autre on pourra sur ce point juger de sa probité. »

    Lors du débat de mercredi 3 mai au soir, M. Emmanuel Macron a affirmé que « le chômage avait baissé avec l’introduction de l’Euro ». Cette affirmation reprend une autre affirmation sur le surplus de croissance qu’aurait dû nous apporter la monnaie unique. L’histoire de cette affirmation, et des mensonges qui l’entourent, a été traitée dans mon ouvrage L’Euro contre la France, L’Euro contre l’Europe publié aux éditions du Cerf en octobre 2016. Je n’y reviens pas. Par contre, cette affirmation de M. Emmanuel Macron mérite que l’on s’y attarde.

    Regardons d’abord les courbes du chômage. Sur ces courbes on a reporté les catégories A+B+C de « Pôle Emploi » (la DARES) car ce sont les seules pour lesquelles on ait des données remontant jusqu’en 1991 puis, à partir de 1995 les catégories A + B + D. Ces trois catégories sont bien plus représentatives du chômage.

    Graphique 1

    Source : DARES

    http://www.medias-presse.info/debat-de-lentre-deux-tours-jacques-sapir-decrypte-les-mensonges-economiques-demmanuel-macron-concernant-leuro/73620/

  • L’illusion protectionniste européenne de Macron

    Marc Rousset Boulevard Voltaire cliquez ici

    Sur les tas de fumier naissent parfois de belles fleurs ! L’illusion protectionniste européenne de Macron en est une !

    Macron jure ses grands dieux qu’il ne soutient pas le libre-échange mondialiste. Dans son programme pour se faire élire, il demande en effet que l’accès aux marchés publics européens soit réservé aux entreprises qui localisent au moins la moitié de leur production en Europe. Mais étant élu, soutenu et financé par les multinationales et le capitalisme financier, son combat apparent est l’arbre qui cache la forêt de la soumission effective à la « mondialisation naïve », cause de la montée du chômage et de la disparition des classes moyennes dans les pays industrialisés.

    Le « Buy European Act », équivalent européen de ce qu’appliquent les États-Unis avec le « Buy American Act » depuis 1933, se heurte déjà, alors qu’il n’est même pas à l’Élysée, à une levée de boucliers en Allemagne, en Europe du Nord et à la Commission de Bruxelles, l’Angleterre n’étant plus là pour ajouter sa voix au concert des jeunes vierges libre-échangistes effarouchées.

    La Commission Juncker vient, en effet, de publier ses « Réflexions sur une reprise en main de la mondialisation ». Elle s’oppose au protectionnisme européen et à ce que les frontières soient fermées car, dit-elle d’une façon hypocrite et inacceptable pour la France, « les autres pays feront de même et tout le monde se retrouvera perdant ». Mais c’est justement là que le bât blesse puisque les autres pays le font déjà, l’Amérique le fait déjà, la Chine le fait déjà d’une façon officielle et légale.

    Or, un Macron ou même les Républicains n’arriveront pas à faire plier Bruxelles et l’Allemagne ; seul un parti comme le FN pourrait le faire ! Le malheur est que le FN a mis à sa tête un chef incapable de discuter ces problèmes d’une façon intelligente et qu’il préconise un protectionnisme seulement au niveau hexagonal, ce qui n’est pas viable économiquement. Au XXIe siècle, pour survivre, il faut disposer de marchés d’au moins 150-200 millions d’habitants.

    Car il ne faut pas se faire d’illusions : défendre les intérêts français face à une Allemagne libre-échangiste et particulièrement dure pour les négociations économiques ne sera pas facile. L’Allemagne veut le beurre et l’argent du beurre. Les mots ne suffiront pas. Seuls la détermination, le rapport de force avec la France et le risque d’explosion de l’Europe pourront faire plier l’Allemagne et Bruxelles !

    C’est tout le drame français d’une France décadente, faible, mal dirigée, hédoniste qui perd sur tous les tableaux, à l’antipode de la France qui gagnait avec de Gaulle et l’Europe des Six, car elle avait la force politique et la volonté de faire respecter ses intérêts en imposant la préférence communautaire et agricole ! De Gaulle n’hésita pas à pratiquer la politique de la chaise vide. La France doit demander, comme l’a préconisé Maurice Allais, le retour au protectionnisme européen du traité de Rome. La France est d’autant plus fondée à faire cette demande que le monde, avec le libre-échangisme mondialiste, est beaucoup plus dangereux un demi-siècle plus tard. La France a besoin, effectivement, de la détermination d’une Marine Le Pen, mais européenne, plus instruite et capable.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Eurovision : la Grand-messe du lobby LGBT - Journal du vendredi 12 mai 2017

  • Le FN est-il responsable de l'échec de la droite ?

    C'est une idée récurrente à droite, notamment chez Les Républicains, ex-UMP, ex-RPR (mais pas seulement), déçus du retour de la gauche aux affaires qu'elle n'avait pas quitté : le FN empêche l'élection de personnes de droite, c'est une impasse pour nos idées, "cornérisées" par ses excès et son amateurisme (il ne suffit que de songer au dernier débat...). Il freine donc le renouveau de notre pays. 

    C'est notamment l'avis de François-Xavier Bellamy, candidat LR à la législative de Versailles, dans un texte publié avant le second tour (texte habile permettant d'éviter à appeler à voter pour l'un comme pour l'autre des finalistes) :

    "[...] Le Front National apparaît donc pour ce qu’il est : une formidable machine à empêcher le renouveau, et à maintenir en fonction les tenants de la déconstruction. Mme Le Pen avait fait élire François Hollande en 2012, et elle s’apprête à rééditer l’exploit : il aura fallu tout son poids pour réussir aujourd’hui cette incroyable prouesse, que le premier président à avoir été assez impopulaire pour ne même pas oser se représenter soit pourtant remplacé par celui qu’il voit comme son « fils », son double et son héritier. La situation est donc claire : au terme d’une campagne qui n’aurait hélas pas pu lui être plus propice, il est désormais certain que le Front National ne sera jamais qu’une impasse pour les électeurs qui se tournent vers lui. Il les condamne ainsi au désespoir politique. [...]"

    Sur Breizh.info, on trouve ce jour une tribune encore plus radicale, signée d'un collectif "pour en finir avec le Front National", demandant expressément de se désolidariser totalement du FN :

    "Le Front national est un mouvement politique qui stérilise depuis 45 ans les réactions vitales des Français de souche, face au Grand remplacement. [...] Chaque année avec le Front national est une année perdue pour réagir, construire, bloquer l’invasion migratoire. Le constat à en tirer est simple.

    1 – Tout ce qui est susceptible de détruire ce mouvement, de saper sa légitimité, sa crédibilité et celle de ses dirigeants est souhaitable et ce, dés aujourd’hui.

    2 – La disparition ou la minimisation de ce mouvement est la condition préalable à l’apparition de réponses politiques (électorales, militantes, solidaires) capables de porter un sursaut vital avant une mort annoncée irrémédiable si rien n’est fait.

    3 – Chaque personne convaincue de ce constat doit cesser d’apporter toute contribution au Front national. [...]"

    Ces constats, qui peuvent parfois toucher juste au regard des carences réels de ce parti, s'avèrent néanmoins limités, en ce qu'ils font l'impasse sur les multiples trahisons de la droite parlementaire. Ce n'est pourtant pas nouveau. Nous pourrions remonter aux tentatives d'Ivan Blot et Bruno Mégret au début des années 1980 pour tenter d'influencer de l'intérieur le RPR (l'histoire bégaie: ce n'est pas le lieu de revenir ici sur la stratégie déplorable de Sens Commun, critiquée même en interne LR par certains de nos amis) et, n'y parvenant pas, se rabattant vers le FN de Jean-Marie Le Pen.

    A ceux qui se désespèrent de l'élimination de François Fillon, il faut surtout répondre que, au-delà des candidatures de Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen, au-delà des invraisemblables attaques médiatiques que le candidat n'a pas du tout vu venir, François Fillon ne doit son échec qu'à lui-même. En effet, après avoir fait une belle campagne à droite lors des primaires, il a tenté le grand écart, de Bruno Le Maire à Sens Commun, en passant par NKM à qui il a confié sa belle circonscription parisienne, alors que la pauvre risquait de ne pas être réélue dans la sienne. Il lui a manqué moins de 500 000 voix pour être au second tour face à Emmanuel Macron. Nous pouvons tranquillement affirmer qu'il a perdu ses voix à cause de son incohérence, comme lorsqu'il a confié, après la manifestation du Trocadéro, 96 circonscriptions à l'UDI, retirant par la même occasion l'investiture à Xavier Lemoine, le maire PCD de Montfermeil.

    Les électeurs ont vu en effet, et ils ont certainement eu raison, le retour de la trahison sarkozyste. Contrairement à ce qu'écrit injustement François Xavier Bellamy, ce n'est pas Marine Le Pen qui a fait élire François Hollande en 2012, c'est Nicolas Sarkozy. Après sa belle campagne inspirée par Patrick Buisson en 2007 (qui avait permis de vider le FN, réduit à 10% au 1er tour et à moins de 5% aux législatives suivantes), il a terriblement déçu son électorat, avec l'ouverture à gauche et toutes les mesures que nous avions alors dénoncées et sur lesquelles il est inutile de revenir. En 2012, en rejouant une campagne à la Buisson, et malgré sa perte de crédibilité, il a réussi à atteindre 27% dès le 1er tour. Chiffre dont était très loin François Fillon, qui a juste réussi à mobiliser le coeur de l'électorat de droite, celui qui votait péniblement Chirac en 1995 et 2002 : 20%. Et que dire de sa cruauté à l'égard de ses électeurs lorsqu'il a appelé à voter Emmanuel Macron, quelques minutes seulement après l'annonce des résultats ?!

    Qu'en conclure ? Que le FN est fort de la faiblesse et des trahisons de la droite. C'est d'ailleurs ce que ne veulent pas voir les dirigeants actuels du FN, qui cherchent vers Mélenchon des électeurs qui ne se rallieront pas... LR a la main qui tremble alors qu'il lui faudrait se séparer de ses membres qui votent à gauche. Les documents du Macronleaks, dévoilé samedi dernier, laisse entendre qu'Emmanuel Macron avait des taupes au sein même de l'équipe de François Fillon. C'est de bonne guerre, mais c'est tellement facile d'infiltrer une équipe ouverte à tous les vents (sauf au FN)... Le fait que EM ne présente pas de candidats aux législatives face à certains candidats LR classés à gauche devrait mettre la puce à l'oreille de LR quant à l'identité de ces informateurs...

    L'exemple de Nicolas Sarkozy aurait pourtant du être un électrochoc chez LR : c'est lorsque la droite est clairement à droite qu'elle regagne ses électeurs et affaiblit le FN. Encore faut-il qu'elle ne soit pas à droite seulement le temps d'une campagne électorale (voire juste le temps d'une primaire...). En septembre 2016, dans un entretien à Valeurs Actuelles, Patrick Buisson mettait en garde cette droite des trahisons électorales :

    Patrick Buisson n'a pas été entendu. Et il est à craindre qu'il ne le soit pas plus prochainement. C'est dommage. Néanmoins, vous pourrez l'écouter mardi prochain, avec les Eveilleurs d'Espérance à Versailles.

    Il ne sert à rien de croire affaiblir ou éliminer le FN autrement : d'autres s'y sont déjà cassés les dents (Bruno Mégret avec le MNR, Carl Lang avec le PDF...). Au contraire, il est même certainement utile de voter FN, au sens idéologique, car ce vote permet de faire progresser certaines idées portées traditionnellement par ce parti (même si parfois mal défendues) comme la lutte contre l'immigration, la défense de l'identité française, le principe de subsidiarité contre l'Europe de Bruxelles... L'élection n'a pas seulement pour but d'élire une personne à une fonction, elle a aussi pour mérite de défendre des idées et de les faire progresser dans l'opinion. D'où l'intérêt des candidatures dites de témoignage et la profonde nocivité du vote appelé "utile". A méditer pour les législatives...

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html