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France et politique française - Page 2992

  • LUC PÉCHARMAN, DÉLÉGUÉ RÉGIONAL DE SYNTHÈSE NATIONALE À LILLE, SERA LE DIMANCHE 21 MAI À NIEPPE (59)

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  • Hiérarchiser les priorités, préparer l’avenir

    Floués, manipulés, baladés selon leurs dires par PSA et Renault, Les salariés de l’équipementier GM&S Industry à la Souterraine ( Creuse) menacent de faire sauter leur usine, faute de réponse des ces deux constructeurs automobiles qui bloqueraient les négociations pour la reprise du site en difficulté. François Bayrou lui aussi menace de tout faire péter, s’estimant pareillement cocufié par Emmanuel Macron. Le dirigeant du petit  MoDem dit à qui veut l’entendre que c’est grâce à lui que l’héritier de François Hollande a été élu, et qu’en récompense de ses bons et loyaux services, M. Macron lui avait promis l’investiture de 120 candidats du MoDem (sur les 577). Or à ce jour, seulement … 35 ont été estampillés officiellement sous le sigle La République en marche. M. Bayrou, dont on ne peut croire à la naïveté – « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent » selon l’adage chiraco-pasquaïen bien connu- feint aussi de découvrir ce qui se cache derrière la promotion par le parti macroniste de candidats, de femmes et d’hommes neufs, issus de la société civile. En fait fulmine le maire de Pau se confiant à L’Obs,  « C’est une opération recyclage du Parti socialiste. La grande lessiveuse. Je ne laisserai pas faire ça» (sic) . Quel scoop!

    Du cocufiage à la mystification il n’y a qu’un pas, et les macronistes serviront les deux aux Français, n’en doutons pas, dans les années qui viennent. Dans ce registre, L’Express a publié un article laudateur consacré à  la manière dont les informaticiens d’ En Marche! ont su faire face au Macron Leaks, à la divulgation vendredi de 9 gigaoctets de données internes. Notamment grâce au «soutien des Etats-Unis, de  Michael S. Rodgers, le directeur de la NSA, l’agence de sécurité américaine», En effet , « alertées de longue date des risques de hacking (de documents internes (les équipes macronistes) avaient prévu une riposte et aucun document compromettant n’a pour l’instant filtré… » Ah bon?

    « Mounir Mahjoubi, responsable de la campagne numérique »,  explique que «si les cyberattaques n’ont pas été revendiquées, l’identité idéologique des pirates ne fait aucun doute (…): l’extrême droite. Cette attaque est symptomatique de la lutte des conservateurs contre les progressistes (sic). Ce sont des gens d’extrême droite, qui ont tout intérêt à agir de concert, explique-t-il, interrogé par France Inter. A nouveau questionné  jeudi (…) , celui qui est également candidat aux législatives à Paris pointe également les liens de certains de ceux qui ont menacé la campagne, à des Etats comme la Russie. »

    Il semblerait plutôt que les attaques émanent de hackers Américains et si manip il y a eu au cours de cetre campagne,  elle n’est pas imputable à l’extrême droite fantasmée par certains.  Sur le site sputnik (horresco referens!),  Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R),  a donné « sa vision de la provenance des Macron Leaks ».

    « Ce qui fait basculer une élection, c’est une opération de longue date montée, dans laquelle on a la totalité des médias qui vont dans le même sens, donc les journalistes ou les rédactions en chef qui sont payés pour faire des reportages sur les mêmes candidats, alors des très grosses déstabilisations (…).  Les élections françaises finalement semblent bien avoir été une farce gigantesque entre les déstabilisations de François Fillon et l’élection d’Emmanuel Macron ». Et d’ajouter qu’« il est évident (que),  dans le contexte français, le mouvement de Marine Le Pen était ciblé, tout a été fait, mais déjà au niveau national, pour qu’il n’arrive pas au pouvoir ».

    « Il n’y a peut-être même pas une volonté de déstabilisation d’Emmanuel Macron par qui que ce soit, il y a peut-être une volonté d’acteurs extérieurs — et pourquoi ne pas penser aux Américains — de pourrir les relations entre la Russie et le nouveau Président avant même qu’il arrive dans ses fonctions pour être sûr qu’il n’y ait pas un changement de politique étrangère et qui ne provoque pas un rapprochement avec Moscou », suppose-t-il. D’où M. Denécé tire notamment la conclusion qu’ on est peut-être sur une opération dont la véritable portée n’est pas tant de déstabiliser le candidat, qui de toute façon a gagné les élections, que d’empêcher l’établissement des relations sereines entre Paris et Moscou ». A fortiori difficile au vu de l’entourage « néo-conservateur français » proche des positions américaines de M. Macron.

    De déstabilisation il est encore question avec celle que subirait un FN en pleine crise si l’on en croit les médias, après l’éloignement pour un temps de la vie  politique  de Marion et les discussions sur la place que devrait avoir la question de l’euro dans le programme frontiste. Florian a précisé sur RMC hier que la renonciation à la sortie de la monnaie unique n’était pas envisageable de son point de vue: « On ne peut pas décemment gérer un pays qui ne maîtrise ni ses lois, ni son budget, ni ses frontières, ni sa monnaie. L’euro est plus qu’un problème économique, c’est un problème politique. Vous dépendez d’une banque centrale à Francfort et elle peut vous couper les vivres si elle estime que vous avez fait de mauvais choix politiques ou de mauvais choix économiques. »

    A contrario,  le député  Gilbert Collard a lui expliqué au Parisien en début de semaine que « pour nous, la question de l’euro c’est terminé, le peuple a fait son référendum dimanche dernier. Marine doit entendre ce message ». Un abandon de cette question qui permettrait au FN de passer un cap supplémentaire et d’accéder au pouvoir. Une  analyse déjà  faite par Alain Minc dernièrement.  Il  affirmait que selon lui cette volonté de sortir de l’euro est un  frein sans lequel le FN serait potentiellement un mouvement capable de conquérir  la magistrature suprême.

    Une conquête du pouvoir qui passe aussi par la capacité de l’opposition nationale à élargir sa base, à trouver des alliés, stratégie d’alliance à laquelle Bruno Gollnisch n’est pas opposé,  comme le disait très légèrement Eddy Fougier,  politologue, chercheur associé à l‘IRIS,  sur le plateau de BFMTV

    Invité lundi sur LCP, Bruno Gollnisch a affirmé qu’il « (faut) nous adapter et nous transformer pour mieux répondre aux attentes de nos concitoyens (…). Dans le cadre d’une alliance électorale qui s’est nouée avec Nicolas Dupont-Aignan mais peut-être demain avec d’autres, je comprendrais très bien qu’il y ait en quelque sorte une étiquette qui coiffe cette alliance et qui ne soit pas le Front National ». Pour autant at-il ajouté, «Je crois que le nom de Front National est honorable, il traduit quantité de sacrifices, de résistance à des persécutions. »

    Nous l’avons dit ici, le FN devra bien sûr tirer les enseignements de cette campagne présidentielle, avec la sérénité qui sera celle d’un Mouvement politique majeur,  mature et conscient de son rôle, de sa responsabilité devant l’Histoire. Le débat ne sera pas occulté. Bruno Gollnisch, sur France Info le 5 mai le précisait aussi: «Je pense qu’il y aura bientôt un congrès au FN et je ne pense pas qu’il y aura un candidat face à Marine. Le seul qui pourrait être candidat, c’est moi. Mais je n’en ai pas l’intention, sauf cas de force majeure.» Bien sûr et c’est normal dans le cadre de la respiration démocratique du FN, « Il pourrait y avoir de la compétition interne dans les élections au Comité central et dans le renouvellement du Bureau politique ».

    Cette analyse de fond, Louis Aliot l’a notamment affirmé, ne peut avoir lieu qu’après les législatives qui sont pour l’instant la priorité afin de faire front à l’assemblée, de la manière  le plus massive possible,  aux agissements du futur gouvernement Macron. Selon le sondage OpinionWay-SPV Analytics pour Les Echos, le FN obtiendrait entre 15 et 25 députés, FN « en position de force dans 80 circonscriptions, où il a dépassé la barre symbolique des 30% au premier tour de l’élection présidentielle, dimanche 23 avril. S’y ajoutent quatre autres circonscriptions de Polynésie française et de Nouvelle-Calédonie, où la candidate frontiste a enregistré des scores similaires. »

    « Au total, le Front National pourrait arriver au second tour des législatives dans environ 300 circonscriptions.»  Certes, précise Bruno Gollnisch,  « il est difficile d’anticiper les résultats, car un déplacement de 1% des voix peut nous faire perdre ou gagner 25 ou 30 sièges ». Comprendre par là que la capacité du FN à mobiliser sa force militante dans les semaines à venir sera déterminante. 

    https://gollnisch.com/2017/05/12/hierarchiser-les-priorites-preparer-lavenir/

  • Interview de Stéphane Ravier : “L’opposition c’est nous !”

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    8860-20170513.jpgLe sénateur-maire des XIIIe et XIVe arrondissements de Marseille est candidat aux législatives. Il se présente sur la 3e circonscription qui recoupe le territoire de sa mairie de secteur, les quartiers nord. Déjà candidat en 2012, il avait échoué de peu au second tour face à la socialiste Sylvie Andrieux qui n’a pu aller au bout de son mandat car condamnée définitivement pour détournement de fonds publics et déclarée inéligible…

    — Pourquoi Mélenchon a-t-il choisi de se présenter à Marseille ?

    — Il a besoin d’un nouveau souffle électoral. Loin de lui l’envie de répondre aux attentes des Marseillais, il répond à sa propre ambition. Cela correspond assez bien à ses convictions d’immigrationniste, lui-même est une sorte d’immigré politique. Marseille dit-on, est une ville d’accueil, elle va accueillir un réfugié de plus, j’espère qu’il a ses papiers. Il a déjà essayé d’obtenir son statut de réfugié politique à Hénin-Beaumont qui lui a été sèchement refusé par les électeurs. Il n’a pas regardé quelles étaient les attentes des habitants du centre-ville en matière d’immigration massive ou d’insécurité, il a regardé les chiffres électoraux. Pas ceux du chômage. Il essaye de relancer sa carrière politique, lui qui se voyait au second tour de l’élection présidentielle. C’est un calcul électoral. Ce n’est pas par amour de Marseille ni des Marseillais. Il vient ici poser ses valises, peut-être n’aura-t-il pas le temps de toutes les ouvrir qu’il faudra déjà qu’il les referme pour aller sous d’autres cieux.

    — Comment se présentent les élections législatives à Marseille pour le Front national ?

    — Tous les candidats sont investis. Je suis moi-même candidat dans la 3e circonscription de Marseille, celle où je me suis présenté il y a cinq ans face à Sylvie Andrieux. On sait comment elle a procédé pour sauver son siège et on sait comment ça s’est terminé. Depuis, elle porte un bracelet, pas au poignet mais à la cheville. Les candidats et les militants sont sur le terrain pour obtenir à Marseille et dans tout le département des Bouches-du-Rhône le maximum d’élus patriotes Front national. Marine Le Pen a réalisé le score de 10,6 millions de voix dans un contexte où les médias officiels du système, c’est-à-dire quasiment tous sauf Présent, ont été à l’unisson pour porter leur candidat au sommet de la pyramide, si j’ose dire. Le symbole se voyait bien sur les images, le soir de l’élection. Une élection qui n’est pas un plébiscite loin de là, avec ses abstentions records et ses votes nuls. Les Français sont assez dubitatifs et méfiants sur le candidat des banques. Il en sera de même et de façon plus affirmée encore aux élections législatives. Il n’est pas du tout acquis et les sondages le démontrent, qu’Emmanuel Macron remporte le troisième tour ni qu’il obtienne le blanc-seing qu’il espère. Ce refus passe par l’élection des députés Front national et la présence à l’Assemblée d’un groupe important qui puisse s’opposer à la politique antisociale, européiste et mondialiste que le nouveau président commence à dévoiler.

    — Qu’en est-il de l’alliance avec Nicolas Dupont-Aignan à Marseille ? Est-ce qu’il y a des circonscriptions où vous ne présenterez pas de candidats ?

    — Non, pas à Marseille. Marine a réalisé 37 % des voix à Marseille au second tour. C’est un très bon résultat dans une ville aussi cosmopolite pour employer un terme politiquement correct, une ville où la mobilisation de cet électorat fraîchement national a été importante. A Marseille, les candidats seront estampillés Front national. Dans le reste des Bouches-du-Rhône hors Marseille, il y aura une circonscription réservée à Debout la France. Il est très important que les électeurs aient conscience que l’élection législative est toute aussi importante si ce n’est plus, que l’élection présidentielle. Jusqu’à présent nous avons toujours subi une déperdition de voix aux législatives parce que les électeurs considéraient que la présidentielle était passée et que le président allait pouvoir présider. Justement, ce président-là, il ne faut pas le laisser faire. Les députés ont un droit et un devoir d’agir. J’appelle à la mobilisation des électeurs à Marseille et partout en France, de ces 10,6 millions de Français, pour qu’ils confirment leur choix à travers les élections législatives et qu’ils envoient à l’Assemblée une force d’opposition massive. Il faut 12,5 % des inscrits pour être au second tour. Il faut que les candidats du Front national arrivent en tête dès le premier tour dans le plus grand nombre de circonscriptions, pour qu’il y ait une dynamique. Après, ce sera à nos adversaires de se déterminer, aux Républicains de confirmer leur choix comme ils l’ont fait aux présidentielles en appelant à voter pour le candidat de Macron ou au parti de Macron d’appeler à voter pour le candidat des Républicains. De toute façon ce sont les mêmes. Comme ils l’ont prouvé dès 20 h 03 le soir du premier tour avec l’appel de Fillon et le reste du troupeau qui a suivi. Y compris à Marseille, où Jean-Claude Gaudin qui reste le leader de ceux que certains nomment encore la droite, a appelé à voter Macron comme la plupart de ses lieutenants. Lui, il a attendu 20 h 15 !

    — Est-ce que vous ne pensez pas que le retrait de Marion Maréchal-Le Pen risque de faire perdre des électeurs et de l’ancrage sur une terre qui était fertile pour le Front national ?

    — Je suis comme tout le monde au Front national et en particulier ceux qui ont eu la chance de travailler avec Marion. Je l’ai découverte à l’occasion des élections régionales, elle m’avait demandé de mener la liste dans les Bouches-du-Rhône ce qui m’a conduit à l’accompagner sur le terrain. J’ai été bluffé par ce petit bout de femme – le terme n’est pas péjoratif – déterminée, intelligente, courageuse, passionnée. Et passionnée en particulier – et c’est là où, en soi, son choix ne m’étonne pas – par l’entreprise. Lorsque nous étions sur le terrain du monde du travail, que ce soit chez un agriculteur, dans une entreprise high-tech des quartiers nord de Marseille qui lui expliquaient leur développement ou leurs difficultés, je la sentais vraiment attirée, très intéressée par cet univers-là. Tout juste si elle ne leur disait pas : « Embauchez-moi, j’ai envie de bosser avec vous. » On sentait à ce moment-là qu’elle sortait du corps de la candidate. Elle me l’avait dit : si elle n’avait pas été convaincue par son grand-père d’entrer en politique en 2012, elle aurait entamé une carrière dans le privé. Si vous ajoutez à cela qu’elle est maman – j’entendais le scepticisme affiché par certains de vos confrères à ce sujet ! – qu’ils accordent au moins à Marion cette sincérité et cette liberté de mère qui a le désir de s’occuper de son enfant. En plus, elle est en cohérence avec les valeurs qu’elle défend, en particulier celles de la famille.

    — Mais sur le terrain, est-ce que son absence peut démobiliser des électeurs ?

    — Par sa sincérité et sa jeunesse, son attachement à la France, elle a su convaincre les esprits et les cœurs. Son départ est pour nous un déchirement, nous la regrettons tous. Mais il faut bien que la vie continue. Je demande aux militants qui la connaissent et qui ont de l’estime pour elle de comprendre que Marion avait envie de faire autre chose de sa vie. Certains ont qualifié cela de « désertion ». Marion est une femme de 28 ans, elle a le droit – on n’est pas encore en République islamique – de faire ce qu’elle veut. Et de revenir. Elle nous a dit qu’elle soutiendrait les candidats du Vaucluse et qu’elle restait patriote et Front national. Elle apportera à la France sa volonté de créer une entreprise ou de participer au développement d’une entreprise et puis elle reviendra. Pendant ce temps, la vie politique du Front national continue, il y a d’autres cadres et il y en aura d’autres, nouveaux et ils porteront eux aussi les couleurs, les valeurs et les convictions du Front national sur l’immigration, l’identité, la lutte contre le communautarisme. C’est auprès de ces nouveaux cadres qu’il faudra travailler, la vie commence toujours demain.

    Propos recueillis par Caroline Parmentier

    Article paru dans Présent daté du 13 mai 2017

    https://fr.novopress.info/

  • Législatives: les surprises des investitures d’En Marche

    Si selon un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico les trois quarts des Français jugent positivement le profil des candidats de La République en Marche, ce n’est pas le cas de tout le monde. Dès hier soir François Bayrou a manifesté son mécontentement pour ne pas dire sa colère. L’accord conclu entre le MoDem et En marche n’aurait pas été respecté. Selon le maire de Pau, il prévoyait un quart des circonscriptions pour le MoDem.

    Il y a ceux qui se sont retrouvés candidats avec l’étiquette En Marche sans l’avoir demandé. Ainsi Mourad Boudjellal, le président du Rugby club toulonnais. Contacté par franceinfo, La République en marche a reconnu « une petite erreur matérielle », provoquée par « un mauvais copier-coller ». Il y a aussi Stéphane Saint-André, député PRG sortant du Pas-de-Calais. L’élu dit pourtant avoir refusé l’investiture. Et encore François Pupponi, député socialiste sortant du Val-d’Oise, désigné candidat EM alors qu’il a déjà été investi par le Parti socialiste, toujours selon les informations de franceinfo.

    Autre surprise, autre source de mécontentement, en Bretagne cette fois. Selon Ouest-France, Jean-Yves Le Drian, ex-ministre de la Défense, soutien d’Emmanuel Macron et président du conseil régional de Bretagne n’était pas au courant de l’investiture de Gaspard Gantzer dans la 2e circonscription d’Ille-et-Vilaine, celle de Rennes-Nord.

    Si Jean-Yves Le Drian ne s’est pas exprimé publiquement, le 1ervice-président de la région, Loïg Chesnais-Girard, dénonce un « parachutage ».

    Pour rappel, Gaspard Gantzer, énarque de la promotion Léopold Sédar Senghor (celle d’Emmanuel Macron) est un très proche collaborateur de François Hollande : conseiller chargé des relations avec la presse, chef du pôle communication à la présidence de la République.

    Après l’investiture qui ne passe pas, celle qui est retirée aussitôt après avoir été attribuée. Cela concerne le député MoDem sortant de La Réunion, Thierry Robert. L’homme été condamné en 2016 pour diffamation et, révèle L’Express, il est actuellement visé par au moins trois enquêtes préliminaires ouvertes par le parquet de Saint-Pierre entre janvier et mars 2017.

    L’une porte sur des soupçons d’emploi fictif liés à l’embauche d’un ancien assistant parlementaire, une autre vise des soupçons de harcèlement sexuel sur une ancienne employée et une dernière concerne un dossier de favoritisme sur l’attribution d’un marché public.

    Thierry Robert n’aura été condidat En Marche que quelques heures puisque le mouvement l’a rayé de sa liste dans la soirée. Cela fait donc un MoDem de moins alors que François Bayrou trouve qu’il n’y en a pas assez et convoque en urgence un Bureau politique ce soir.

    http://www.bvoltaire.fr/actu/legislatives-les-surprises-des-investitures-den-marche/

  • Emmanuel Macron ne présentera pas de candidat face à Manuel Valls

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    Au bal des faux-culs, Emmanuel Macron est bien parti pour être champion du monde. Son mouvement En Marche ! a en effet décidé de ne pas accorder son investiture à Manuel Valls, au motif qu’il ne répondait aux critères exigés, mais, dans le même temps, il a également décidé de ne pas présenter de candidat contre l’ancien premier socialiste dans sa circonscription de l’Essonne ! L’annonce vient d’en être faite par Richard Ferrand, le secrétaire général de République en marche, l’intitulé sous lequel se présenteront les candidats de la majorité présidentielle.

    https://fr.novopress.info/

  • Malgré Macron, les Sentinelles toujours debout

    Même à Montpellier où des "Sentinelles" ont rappelé le 10 mai 2017 soir devant la Préfecture que l'esclavage qui avait été aboli en 1848 reste une triste réalité contemporaine avec la Gestation Pour Autrui (GPA), pratiquée, tolérée ou facilitée avec la circulaire Taubira de 2013. La repentance a des limites et la cohérence serait d'abolir la GPA sous toutes ses formes.

    MPL 2 10 05 17 (1)

    MPL 2 10 05 17 (2)

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • T. de La Tocnaye : « Bien comprendre le fameux protectionnisme intelligent de Marine Le Pen ! » #13

  • Les véritables enjeux des migrations – de Jean-Paul Gourévitch

    Source : Boulevard Voltaire – “Les véritables enjeux des migrations – de Jean-Paul Gourévitch”

    Énième ouvrage d’un expert devenu incontournable sur la question, railleront certains esprits chagrins qui, par cet aveu, montreront surtout qu’ils n’ont guère lu cette nouvelle étude de Jean-Paul Gourévitch. Pour clore le bec à ses dénigreurs aigris, l’on ajoutera que la problématique des migrations est, par définition, inépuisable, tant elle est mouvante et contingente et ne peut, scientifiquement, se fixer définitivement et immuablement dans le marbre des livres, fussent-ils des succès de librairie.

    Avec la clarté pédagogique et le regard distancié qu’on lui connaît, Gourévitch ne se borne pas à rappeler – et aussi à actualiser – les habituelles données chiffrées en la matière, mais offre au lecteur une vue élargie du phénomène migratoire qui sera au XXIe siècle ce que les totalitarismes que l’on sait furent au XXe.

    L’ouvrage, paru en début d’année, souhaite, dans le contexte de l’élection présidentielle, informer le citoyen pouvant se trouver égaré au milieu des « déclarations fracassantes, des promesses, des amalgames et des controverses dans lesquelles il est malaisé de se reconnaître ». Dont acte. L’auteur s’empresse même de « ne pas conclure » et invite fortement l’électeur à se défier tant de « l’information alternative [qui] n’est pas automatiquement véridique du seul fait qu’elle est alternative » que de « la classe politico-médiatique qui vous déverse ses informations chloroformées et ses analyses tiédasses ». Du Gourévitch pur jus qui, en dépit des procès d’intention qu’on a pu lui faire, à droite et à gauche, chez les mondialistes ou les souverainistes, dans le camp des « patriotes » comme dans celui des européistes, a toujours martelé son souci de se maintenir au-dessus de la mêlée. C’est ce qui le rend aussi insaisissable idéologiquement que parfaitement cohérent et à l’aise dans une démarche se voulant réellement impartiale.

    Partant, l’on retrouvera, dans une formule plus condensée, les chiffres, analyses, commentaires et prospectives déjà substantiellement exposés dans Les Migrations pour les nuls (First, 2014), véritable somme encyclopédique en un domaine où la saine politique cède trop facilement le pas à la vaine polémique. On se souviendra, par surcroît, que l’opus fut littéralement éreinté par les grands médias comme par l’Université.

    L’intérêt du livre de Jean-Paul Gourévitch est, précisément, de n’occulter aucune facette de ce phénomène total des migrations européennes et internationales. On en veut pour preuve la bonne quarantaine de pages consacrées à l’expatriation, autre point aveugle des politiques migratoires publiques marquées d’un « relatif désintérêt », lors même, souligne-t-il, que « l’expatriation représente pour l’État, c’est-à-dire les contribuables, un coût sensiblement analogue à celui de l’immigration ».

    Par ailleurs, l’auteur tient pour « indiscutable » « l’accroissement en valeur absolue et en pourcentage de la population d’origine étrangère » tout en relevant, d’une part, les marges d’erreur des instituts officiels tels que l’INED ou l’INSEE, d’autre part, l’absence dommageable des statistiques ethniques. Ainsi, « n’est-il pas dangereux de casser le thermomètre quand on analyse un état de santé ? », lance, un brin ironique, notre chercheur qui, non sans avoir indiqué que « les immigrés seraient, fin 2016, autour de 8 millions, soit 12 % de la population », considère, nonobstant, que, le solde migratoire de l’immigration légale se situant aux alentours de 150.000 personnes annuelles, « nous sommes loin du grand remplacement [puisque] les quelque 15 à 22 % de la population d’origine étrangère résidant en France ont été constitués sur plus de trente ans ».

    Au lecteur, effectivement, de juger. Les yeux grand ouverts.

    Aristide Leucate

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  • Bouffon Ier et Jeunot Ier : au service de qui ?

    Bernard Plouvier

    On le sait : le premier passe avec grand plaisir le sceptre au second, qui doit poursuivre les « actions » du quinquennat échu.

    L’honnête citoyen s’étonne, le 10 mai, à l’occasion de l’ultime conseil des ministres, d’ouïr l’ensemble des journalistes & politologues, unanimes à vanter la mesure-phare du quinquennat : l’allègement massif des charges patronales… un observateur attentif aurait pu croire que la–dite mesure était la stimulation de l’immigration mahométane et son corollaire, les attentats djihadistes. Mais, soit : allègement de la fiscalité des entreprises, il y eut et même largement.

    L’on vivrait dans un monde merveilleux, si cette diminution de revenus fiscaux pour l’État, cette diminution de dépenses pour les entreprises s’étaient traduites par des créations d’emplois ou une baisse des prix à la vente.

    Hélas ! Le chômage atteint des records inédits et nul n’a vu de baisse – sauf pour les prix des produits pétroliers, ce dont on ne peut créditer, même avec la plus plate déférence, le sieur Hollande et son équipe de pantins ministériels qui passeront à la postérité comme ayant été les plus nuls de l’histoire de France depuis le règne du triste Charles VI (Jeanne d’Arc étant la mascotte de tous les partis, aussi bien de Macron-démagogue que de sa concurrente, il est bon de rappeler que la France s’est parfois trouvée dans des situations lamentables, mais que c’est par eux-mêmes, exclusivement, que les Français se sont tirés de l’ornière où ils s’étaient embourbés).

    Une grave question se pose : au service de qui Hollande et consorts du Parti soi-disant « socialiste » ont-ils roulé ? La réponse est évidente : au service des entrepreneurs et de leurs actionnaires.

    Le Président Macron, formaté dans la haute finance, peut-il « rouler pour le peuple » ? C’est une bête question !

    Il y a un an, nul ne pensait à ce ministre ultraréactionnaire de l’économie, qui ne cherchait qu’à faire plaisir aux employeurs, en « assouplissant », en dérèglementant, etc. En un peu plus d’un semestre, le grand capital lui permet de mettre sur pied un Parti et de gagner haut la main une élection, grâce à la mise à disposition de tous les media… et l’on voudrait nous faire croire que ce serait pour le peuple ?

    Les media sont le nouveau Jupiter des légendes antiques : ils aveuglent et rendent stupides ceux qu’ils veulent manipuler. Dans la défunte URSS, alors que tout manquait sauf la trinité marxiste - terreur, propagande et vodka -, le slogan était : « Nous forgeons un avenir radieux ». La seule différence entre le totalitarisme globalo-mondialiste et le stalinien réside dans l’abondance des jouissances matérielles des victimes.

    Français, vous avez triomphalement élu Macron-capital, consommez donc (de préférence à crédit, c’est excellent pour les institutions financières) et continuez d’écouter journalistes et politologues… jusqu’à ce qu’un jour, la République de Franchiaoui soit gouvernée selon les merveilleux principes de la charî’a. Ainsi, vos descendants seront encore plus stupides et plus facilement manipulables que vous !

    http://synthesenationale.hautetfort.com/