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France et politique française - Page 3540

  • Cette révolte qui vient... (partie 2) Les impasses à éviter.

    A lire la presse ces jours derniers, l'on pourrait croire que la contestation de la loi El Khomry est une exclusivité de la Gauche radicale ou frondeuse socialiste, et les articles sur les contestataires ne valorisent que les syndicats étudiants ou lycéens qui se vantent d'être de Gauche, de l'UNEF à la FIDL, proches pourtant des socialistes et pépinière des cabinets ministériels du PS... Les communistes cherchent aussi à mobiliser la jeunesse tout comme les trotskistes du NPA, tandis que des groupes improbables d'extrême-gauche en appellent à la « révolution » sans vraiment préparer autre chose qu'une révolte sans lendemain, faute de prospective viable. En regardant les forums et les réseaux sociaux qui s'enflamment, je suis frappé par le mélange de bêtise et d'intelligence, de naïveté et de sincérité (l'une n'excluant pas forcément l'autre), d'idéalisme et de machiavélisme, et par l'affirmation d'une certaine « impolitisation », à bien y regarder, des discours, ce qui ne signifie pas « dépolitisation » mais plutôt une méfiance à l'égard des partis ou des groupes déjà constitués et, plus largement, de l'engagement et de la réflexion politiques traditionnels : cela me rappelle l'époque, dans les années 1980-2000, des «coordinations » qui voulaient dépasser les partis habituels et leurs jeux classiques, avec parfois un certain succès, mais vite récupérées par les forces du « pays légal », seules susceptibles, disait-on, de leur assurer une « postérité » improbable...

    Et pourtant ! La contestation de la loi El Khomry, loi en définitive entièrement portée et revendiquée par le Premier ministre, ne se limite pas à la gauche de la Gauche, ni même aux syndicats de salariés, tous (mêmes ceux qui se trouvent qualifiés de « réformistes » par les médias, selon une définition qui n'est pas la plus crédible) ayant des critiques plus ou moins virulentes à formuler à l'égard de ce qui n'est, pour l'heure, qu'un projet inachevé ou encore amendable.

    Ce dernier n'est rien d'autre, en somme, que la mise en conformité du Droit du travail français avec la logique libérale de l'Union européenne, comme le rappelait ce dimanche sur France-Info l'ancien conseiller aux affaires sociales de Nicolas Sarkozy, M. Raymond Soubie, sans langue de bois et avec une honnêteté louable même si le fond du propos est, lui, plus critiquable. Que la France soit « le dernier pays » à, dit-on, refuser la vulgate libérale, pour de bonnes ou de mauvaises raisons d'ailleurs, n'est pas, à mon avis, un argument recevable car il fait peu de cas des abus et des principes mêmes de ce libéralisme plus anglo-saxon que véritablement ou historiquement européen, et il oublie l'autre tradition économique, non pas celle de l’État-providence (plutôt tardif au regard de l'histoire sociale française) mais celle, éminemment sociale à défaut d'être socialiste, qui plonge ses racines dans le désir et l'attachement à la justice sociale, et, plus profondément et moins visiblement désormais, dans la doctrine sociale de l’Église et ses déclinaisons d'une Gauche qui, pour anticléricale qu'elle se prétendait, n'en restait pas moins marquée (même sans le savoir et encore moins le vouloir) parl'héritage du christianisme, entre partage et charité rebaptisés solidarité, entre colère contre les marchands du temple et amour du prochain rebaptisé fraternité...

    Le ralliement de la Droite libérale au projet de loi El Khomry n'est pas la marque d'un dépassement des clivages mais bien au contraire de la profonde identité de vue entre les deux versants du libéralisme européen (voire européiste) : cela marque aussi la fin (provisoire ?) d'un héritage de la Droite sociale historique, d'ailleurs repris en son temps par de Gaulle avec l'idée de participation, qui se voulait plus politique et sociale que seulement économiste et gestionnaire. Nous voilà effectivement, avec MM. Juppé ou Le Maire, bien loin des formules gaulliennes, de « la politique de la France ne se fait pas à la Corbeille », qui marquait le refus de voir la finance diriger le pays et son État, et qui reprenait la vieille antienne du duc d'Orléans (prétendant au trône des années 1890-1920) contre « la fortune anonyme et vagabonde », ou encore de cette remarque cinglante du fondateur de la Cinquième République déclarant « l'intendance suivra » rappelant, dans une logique toute capétienne et maurrassienne que, dans l'ordre des moyens, c'était (et cela devrait être encore...) « Politique d'abord » pour permettre une bonne économie et la pratique efficace de la justice sociale.

    Ainsi, nous allons assister au spectacle d'une Droite libérale qui vantera les mérites d'une loi qu'en ses temps de Pouvoir, elle n'aurait pas osé défendre, et d'une gauche de la Gauche qui, éternelle faire-valoir de la Gauche de gouvernement (et parfois sa mercenaire « face aux droites »), manifestera une colère, en soi légitime, qui permettra aussi, si l'on n'y prend garde, de détourner les coups les plus rudes qui devraient pourtant être portés au système politicien du pays légal, simple véhicule législatif des nouvelles féodalités financières et actionnaires. Pourtant, comme le disait un syndicaliste du début du XXe siècle : « Quand vous aurez sauvé la République, qu'aurez-vous fait pour le peuple ? » La question, iconoclaste sans doute, mérite néanmoins d'être à nouveau posée, et des réponses, concrètes et éminemment politiques, doivent y être apportées...

    (à suivre : pourquoi le 9 mars peut être une heureuse occasion politique ; le « Que faire » des royalistes en ce mois de mars 2016 ; les propositions royalistes pour le monde du travail ; le « tiers-pouvoir lycéen et étudiant » ; etc.)

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1294:cette-revolte-qui-vient-partie-2-les-impasses-a-eviter-&catid=50:2016&Itemid=61

  • Après le ministère des familles, celui des justices, des cultes, des éducations, des santés ?

    Bernard Antony communique :

    6a00d83451619c69e201b7c81f33f7970b-800wi.gif"Étant donné, selon lui, la diversité des formes familiales, François Hollande, qui en effet s’y connaît sur la question, vient de réaliser encore une de ces grandes réformes sociétales par lesquelles il demeurera dans l’histoire : le ministère de la famille est désormais devenu le ministère des familles.

    On se demande pourquoi il n’a pas, dans la foulée, pluralisé tous les autres intitulés ministériels demeurant archaïquement au singulier. Cela nous donnerait selon le même argument des ministères des justices, des cultes, des agricultures, des éducations nationales, des santés…

    Tous ces domaines ne recouvrent-ils pas aussi des réalités plurielles ?

    Cette dernière trouvaille d’un gouvernement à l’agonie s’inscrit dans la continuité d’une gauche souvent appuyée par une droite gauchie, incapable de mener d’authentiques réformes sociales pour le bien commun.

    Faisant alors fi du « social » qu’elle abandonne désormais totalement au courant national, elle fait du « sociétal » ou plus exactement, selon le vocabulaire du néo-totalitarisme nihiliste, de la « déconstruction sociétale ».

    Tout doit y passer :

    Contre le respect de la vie innocente, la légalisation-promotion de l’avortement et l’instruction de l’euthanasie.

    Contre le respect de l’écologie humaine, les manipulations génétiques et l’introduction de l’idéologie du genre dans les programmes scolaires.

    Contre la défense de la famille, cellule de base de la société, le pseudo-mariage homosexuel.

    Contre le sentiment d’appartenance à la patrie française, communauté historique de destin, la « déconstruction » de l’enseignement chronologique et cohérent de l’histoire et de nos racines de civilisation.

    Contre la langue française, élément premier d’identité culturelle et nationale et premier moyen d’assimilation, la dévaluation-destruction de l’enseignement du vocabulaire et de la grammaire.

    On se prendrait quelquefois à éprouver de la commisération pour François Hollande devant les affligeants lieux communs qu’il déverse avec sa manière reniflarde et pleurnicharde en un français hasardeux.

    On est affligé pour lui, indécent chef de l’État, lorsqu’il donne les preuves de son idéal féministe en racontant  combien jadis il était un bon compagnon de Ségolène en faisant le marché et en changeant les couches des enfants.

    On imagine ce que pensent de pareilles confidences les Poutine, Erdogan et Xi-Jinping.

    Mais l’homme ne mérite hélas aucunement de l’indulgence. Ne s’illustrant que dans la déconstruction sociétale, c’est-à-dire la destruction sociale, il aura sa triste part de responsabilité dans l’entreprise de génocide français."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Référendum : le choix du peuple (article paru dans L’Action Française n°2927 du 03 mars 2016)

    La démocratie directe est d’un usage délicat. Elle pose la question de la définition du peuple concerné, et force donc la République à se poser celle des communautés, démarche réaliste mais anti-égalitaire. 

    En proposant un référendum pour décider du sort de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes [1], François Hollande ranime un moribond : la démocratie directe. Il le fait évidemment en dépit du bon sens : le dossier de l’aéroport est instruit depuis… 1963. Comme le rappelle le blog Vududroit, « près de cent cinquante décisions juridictionnelles ont été rendues confirmant la régularité des procédures ». Autrement dit, si on avait eu envie de convoquer un référendum, on aurait pu se lancer il y a longtemps. D’autant plus qu’il existe une difficulté de taille : qui peut être consulté ? Les collectivités locales et leurs populations ? Ce n’est (curieusement) pas de leur compétence légale. La nation ? Un référendum national ne peut concerner que « tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent »... Un projet d’aéroport ne rentre pas dans ce cadre. Bref, on consultera, mais ça n’aura pas de valeur légale.

    Esquive présidentielle

    François a donc lâché sa bombinette et s’est esquivé, genre "l’intendance suivra". L’intendance, ce sont Ségolène Royal et Jean-Marc Ayrault, la première proposant que tous les départements limitrophes de la Loire-Atlantique soient associés, le second expliquant que le bon sens (!) exige que seul « le périmètre le plus proche du territoire impacté » soit concerné, oubliant visiblement que l’aéroport est censé être un hub régional. On voit que la démocratie directe est d’un usage délicat. Car elle pose la question de la définition du peuple concerné, et force donc la République à se poser la question des communautés, démarche réaliste mais anti-égalitaire. À cet égard, l’une des propositions de la loi El Khomri, reprenant en partie le rapport Combrexelle, est très intéressante : le référendum d’entreprise a tout de la bonne idée puisqu’il permet de circonscrire l’exercice de la démocratie à un périmètre naturel et légitime, en passant outre les instances représentatives qui ne représentent plus rien. C’est là que le bât blesse, en fait : le référendum n’a de sens qu’à condition de définir une population et de renoncer à la représentation. D’un côté, on abandonne donc la fiction d’un citoyen purement légal et théoriquement interchangeable (le Breton valant le Normand, le chômeur le travailleur, l’horloger l’épicier, le capitaliste le salarié, etc.) ; de l’autre, on abandonne l’idée qu’un représentant du peuple sait mieux que le peuple ce qui est bon pour le peuple. La grande peur des bien-pensants à l’approche du référendum anglais, l’ahurissant tir de barrage contre le référendum écossais, l’injustice criante réservée au référendum grec, tout démontre que ces deux abandons correspondent, dans l’esprit des élites, à un double procès en compétence et en légitimité. Les tenants de la démocratie directe font valoir que le peuple n’a plus aucune confiance dans les élites – à juste titre au vu des résultats de leurs politiques éclairées – ; les adversaires agitent l’horreur du référendum de 1851 qui vit s’installer Napoléon III, ou celui de 2005 qui nous a presque privés du bonheur d’être Européens. [.....]

    Philippe Mesnard

    Pour lire la suite, achetez le dernier numéro de l’Action Française 2000

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Referendum-le-choix-du-peuple

  • Jean-Marie Le Pen : « Les patriotes seront avec moi au front, les lâches seront à la soupe »

    Florian Philippot a annoncé vendredi que le Front national renonçait à son traditionnel défilé du 1er mai, remplacé par un « grand banquet national ». « Ça me fait de la peine », a réagi sur BFMTV Jean-Marie Le Pen pour qui il s’agit d’une « erreur ». Le président d’honneur du FN n’a pas l’intention de changer ses habitudes et donne rendez-vous devant la statue de Jeanne d’Arc le 1er mai, place des Pyramides. « Les patriotes seront avec moi au front et les lâches seront à la soupe », sourit-il.

     

    http://fr.novopress.info/

  • Paris mardi 8 mars • Conférence de Jean-Philippe Delsol : « La faillite de l’Etat providence »

    Les mardis de Politique magazine

    Conférence le 8 mars 2016

    La faillite de l’Etat providence

    par Jean-Philippe Delsol
    avocat, essayiste, auteur de L’Injustice fiscale (Desclée de Brouwer)

    Rendez-vous à partir de 19h00 - Conférence à 19h30 précises
    Participation aux frais : 10 euros -  Etudiants et chômeurs : 5 euros

    Salle Messiaen
    3, rue de la Trinité  75009 Paris  Métro: La Trinité, Saint-Lazare

    Renseignements :  Politique magazine, 1, rue de Courcelles, 75008 Paris - Tél. 01 42 57 43 22

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Agriculture, programme, meeting... la semaine qui a vu la primaire de droite s'accélérer

    Près de neuf mois séparent encore les sympathisants de la droite et du centre de la primaire qui déterminera leur champion pour la prochaine présidentielle. En cette fin d'hiver, la campagne pour le scrutin des 20 et 27 novembre connaît pourtant un sérieux coup d'accélérateur.
    Bien sûr, la dizaine de candidats candidats potentiels ne sont pas encore déclarés; Nathalie Kosciusko-Morizet doit le faire mardi 8 mars (sans doute sur TF1) et Nicolas Sarkozy n'envisage pas d'officialiser sa candidature avant l'été.
    Mais qu'ils soient déjà sur la ligne de départ ou pas, tous ont tenté d'avancer leur pion au cours de cette semaine qui s'achève. Retour sur les quatre épisodes marquants.
    C'était LE rendez-vous incontournable de la semaine. De Nathalie Kosciusko-Morizet dimanche à Jean-François Copé ce vendredi, le salon de l'Agriculture a vu défiler tous les candidats déclarés ou pressentis à la primaire. La palme est revenue à Bruno Le Maire et ses 25 heures réparties sur trois jours. Pourquoi une telle bousculade? Tout simplement parce que le vote des agriculteurs (une cible fidèle à la droite mais qui flirte de plus en plus avec le FN) comptera forcément en novembre.
    Et même si porte de Versailles, aucun n'a vraiment parlé du rendez-vous de novembre, celui-ci était dans les têtes de tous, chacun draguant cet électorat à sa manière. Ce qui marque cependant, c'est l'accueil cordial réservé à tous ces prétendants par des agriculteurs qui n'ont pas été tendres avec François Hollande ou Manuel Valls. Aucun des ténors Les Républicains n'a été hué, et Nicolas Sarkozy a pris soin de marquer sa différence avec l'actuel locataire de l'Elysée en multipliant les poses et les selfies.
    Il en a profité aussi pour vanter son plan Marshall de 10 milliards d'euros en faveur de la ruralité. Mais même sur ce sujet, le chef de l'opposition ne jouit plus d'une autorité totale. Ses deux principaux rivaux, François Fillon et Alain Juppé ont en effet moqué cette proposition.
    Dans Le Parisien, mercredi, Nicolas Sarkozy a confirmé qu'il n'était pas l'heure pour lui d'annoncer sa candidature à la primaire. "Autour de l'été", a répondu le président du parti Les Républicains quand on lui demandait quel était le bon timing pour le faire. La veille pourtant, il s'est invité pour la première fois à une réunion hebdomadaire organisée par ses lieutenants en vue de la primaire.
    Initiées par Brice Hortefeux et Luc Chatel, ces rencontres doivent permettre à l'ex-chef de l'Etat de bénéficier d'un réseau déjà bien tissé quand il se lancera à quelques semaines seulement de l'échéance. Il ne s'agissait que d'un "passage à l'improviste pour saluer ses amis", a confié un proche à un journaliste de France 2. Mais alors que sa popularité peine toujours à remonter auprès du peuple de droite, ils sont plusieurs à réclamer une accélération du calendrier. Roger Karoutchi aimerait par exemple qu'un signal plus clair soit donné "au plus tard au mois de mai".
    Troisième homme de l'élection à la présidence de l'UMP en novembre 2014 (6,3% derrière Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire), le député de la Drôme est désormais candidat à la primaire. En parallèle de la recherche des parrainages indispensable pour pouvoir concourir, le parlementaire médiatisé durant le débat sur la mariage pour tous a dévoilé son programme pour "libérer l'activité économique" et "permettre à la société civile de reprendre son destin en main".
    Il reprend plusieurs propositions faites par ses rivaux: baisse des charges des entreprises, réduction du nombre de fonctionnaires, suppression des 35h et de l'ISF. Mais le député ose aussi des propositions rarement entendues: mettre fin aux HLM parce que "les trois-quarts des familles défavorisées n'habitent pas" dedans ou proposer aux étudiants un système de prêts différés leur permettant de rembourser s'ils trouvent un emploi. Le volet sécuritaire n'est pas absent. S'il est peu friand du régime d'état d'urgence et de la déchéance de nationalité, il propose l'introduction d'un "serment d'allégeance aux armes de la France" pour que les jeunes s'engagent à défendre le pays en cas de menace extérieure.
    Le tout est consigné dans un ouvrage, Le printemps des libertés publié aux éditions L'Archipel et qu'il a offert à Alain Juppé croisé jeudi dans les travées du salon de l'Agriculture.
    Le dernier événement de la semaine sera le premier épisode d'une longue série. Candidat déclaré depuis une dizaine de jours après la publication de son livre Ne vous résignez pas (ed. Albin Michel), Bruno Le Maire organise son meeting de lancement de campagne. Après avoir passé trois jours au salon de l'Agriculture, l'actuel troisième homme des sondages franchit une étape supplémentaire.
    Son équipe veut faire de ce rendez-vous "une démonstration de force" au cours de laquelle tous ses soutiens parlementaires devraient être présent. L'identité visuelle et la musique de sa campagne devraient également être dévoilés. Histoire de prendre un peu d'avance sur tous ses rivaux.

    Alexandre Boudet

    Le HuffPost :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuVZkpVFkkgnqFWJRO.shtml

  • La volonté de sanctuaires par Julien ROCHEDY

    Il faut toujours demander à un écrivain de formuler les choses. Tandis que je me perdais dans mes clarifications à propos du thème des communautés qui, accolé à son générique, le communautarisme, faisait que ceux-là même à qui il devait le plus parler se trouvaient bien gênés de l’entendre et de le reprendre, Renaud Camus est venu tout dénouer d’un seul trait. « Les sanctuaires », m’a-t-il dit. « Les sanctuaires », plutôt que « les communautés ». Tout est désormais plus clair. 

    Des hypothèses 

    Le problème, dans lequel nous sommes empêtrés, est que nous conditionnons la survie de l’Europe et de la France, dans leur âme, leur essence et dans les peuples qui les composent, à la prise de pouvoir étatique. Parce que, finalement, nous restons très XXe siècle, voire XIXe, XVIIIe et XVIIe siècle, nous continuons à rester bloqués sur l’idée que la solution à tous nos problèmes ne peut venir que de Papa-Maman l’État. Au prétexte que celui-ci est au service de forces qui nous nient, pour parler comme Venner, on suppose qu’il suffirait de le reprendre, en envoyant des « patriotes » au pouvoir (que ce soit par la démocratie ou la violence, pour les plus chauds d’entre-nous), pour que l’avenir des nos peuples soit assuré. Belle idée, qui fut véritablement effective au siècle passé, quand les peuples européens étaient homogènes et prêts à basculer dans des totalitarismes qui, effectivement, démontraient que la puissance étatique pouvait, à elle seule, changer les mentalités et mettre en mouvement toutes les dynamiques nationales. 

    Je tiens que cette idée est passée de date, et comme un malheur ne vient jamais seul, le fait que la plupart des gens de bonnes volontés, c’est à dire non-remplacistes, pour parler encore comme Camus, ou simplement encore vivants (et non suicidaires, pour parler comme je l’entends), s’accrochent encore à cette dernière, induit que, finalement, nous perdons un temps fou à courir après des chimères quand il y aurait bien d’autres choses à faire pour sauver ce qui peut encore l’être. 

    Regardons les choses en face : la prise de pouvoir, un jour, est une hypothèse. Elle est même assez saugrenue. Qu’un parti cohérent, puissant, intelligent, puisse faire 50,01% des voix dans une France remplie de personnes âgées (qui, par nature, fuient en nombre le changement) et de personnes d’origine immigrés (qui, encore par nature, n’ont pas nécessairement les entrailles patriotes) est déjà difficile. Mais soit. Croyons-y. Et après ? Une fois au pouvoir, ce parti, cohérent, puissant, intelligent, que pourrait-il réellement faire ? Engagerait-il, avec le soutien miraculeux des populations, une grande politique de remigration de 15 millions de personnes ? Ou bien, encore par miracle, parviendrait-il à assimiler ces 15 millions de personnes, au point d’en faire de parfaits Français ? Reconnaissons ensemble que tout cela semble compliqué. Mais, encore, soit. Admettons. Il est certain qu’un parti, disons « ami », pourrait déjà faire du bien là où les autres ne peuvent faire que du mal, et, en effet, je ne crois pas qu’il soit absolument nécessaire d’arrêter tous combats politiciens en vue de prendre l’État. Mais reconnaissons ensemble que les chances pour que cela survienne sont, pour être gentil, faibles. Que cela puisse arriver, c’est une hypothèse. Et je ne veux pas conditionner la survie de l’Europe et de la France à, finalement, ce qui n’est qu’unehypothèse. Pour faire simple, il y a trop à perdre pour tout miser sur ce pari. 

    Besoin de sanctuaires 

    Quand le monde s’écroule autour de soi et qu’on a compris qu’on ne le sauvera pas, il reste à protéger ce qui est essentiel. Cet essentiel pourra, demain, après demain, bâtir à nouveau de grandes choses, un nouveau monde. Peu m’importe que ma génération et celle de mes enfants perdent l’État français, son administration et son drapeau, si mes petits-enfants sont encore des Européens, qu’ils vivent en sécurité, savent lire et écrire, qu’ils héritent encore, en quelque sorte, et qu’ils pourront à leur tour transmettre afin que, sans doute, leurs enfants puissent récupérer les terres que nous auront perdu. En attendant que l’hypothèse de la prise de pouvoir disparaisse ou se réalise, il est urgent d’avoir la volonté de sanctuaires. 

    Le monde dans lequel nous entrons sera – et est déjà – un monde en grappes. Le peuple, tel que nous l’avons connu, c’est-à-dire homogène et chevillé à un État qui lui est propre, est déjà une fiction. On peut le pleurer, mais personnellement je ne fais pas parti de ceux qui pleurent. Je sais que la condition principale de la survie est l’adaptation. Il va donc falloir entraîner les peuples européens à s’adapter aux conditions nouvelles du monde dans lequel ils sont projetés. 

    J’écris tout un essai sur ces conditions nouvelles, donc vous ne m’en voudrez pas si je reste lapidaire dans un texte qui ne peut être que succinct. Toutefois, l’idée-force est que nous sachions nous adapter à ce monde en grappes pour en constituer, nous aussi, un noyau, un pépin, un fruit qui en portera d’autres (car il faut avoir foi en nous). Savoir organiser ceux qui ne veulent pas mourir, les organiser économiquement, culturellement (nécessité d’écoles), esthétiquement, pour leur sécurité aussi, car la réalité nous montrera vite que l’État ne pourra pas nous protéger longtemps : voilà quels sont, ou plutôt quels devraient être, les objectifs des derniers Bons Européens. Nos sociétés peuvent changer, s’écrouler, pourrir, mais elles ne doivent surtout pas nous changer. 

    Dans ce besoin essentiel de recevoir et de transmettre, il va falloir avoir la volonté de sanctuaires, lieux, immatériels ou, peut-être bientôt, géographiques, dans lesquels nous pourrons protéger ce qui mérite de l’être au milieu d’un flot de barbaries. Entreprises, écoles, associations, villages, familles, ou que sais-je encore, tout ce qui n’appartient pas à l’État et qui surtout ne doit plus lui appartenir, du moins tant qu’encore un parti politique miraculeux n’arrive au pouvoir. 

    N’oublions jamais que lorsque l’Empire romain s’est effondré, ses plus beaux éléments (la culture, le droit, etc.) ont pu être sauvés et être transmis car certains Romains, qui avaient compris ce qui se tramait, s’étaient réfugiés dans des sanctuaires. Ils purent ainsi transmettre pour les générations futures. De même, je pense souvent à ces Russes qui avaient compris avant les autres que le soviétisme allait s’écrouler, et qui s’étaient réfugiés près d’un lac en Ingrie pour penser ensemble la Russie future. C’est en partie grâce à leur travail que la Russie pût se relever, bien des années plus tard.

    En clair et encore une fois : acceptons le monde tel qu’il est, mais sachons tirer notre épingle du jeu. Depuis quand un défi pareil devrait faire peur à des Européens, eux qui ont tout bravé et presque tout créé ? 

    Personnellement, ça ne me fait pas peur. J’ai même hâte.

    Julien Rochedy

    • D’abord mis en ligne sur son site personnel, le 25 novembre 2015.

    http://www.europemaxima.com/

  • PEGIDA manifeste à Zeebruges suite au déplacement des immigrés de Calais vers la côte belge

    pegida-zeebrugge-1.jpg

    Belgique – Sous la pluie, quelques centaines de personnes ont manifesté cet après-midi à Zeebrugge, à l’appel de PEGIDA, contre l’afflux de migrants.

    La gauche et l’extrême gauche avaient organisé une contre-manifestation, mais les deux groupes ont été tenus éloignés l’un de l’autre par la police.

    Les manifestants de PEGIDA craignent que la côte belge soit envahie par des immigrés illégaux à la suite du démantèlement de la « jungle » de Calais. Les organisateurs de la manifestation ont peur que ce ne soit la fin du tourisme côtier et qu’il ne sera bientôt plus possible pour une femme de profiter tranquillement de la plage.

    Filip Dewinter (Vlaams Belang) était présent parmi les manifestants, comme à chaque rassemblement de Pegida en Flandre.

    Kristof De Smet, porte-parole de Pegida Vlaanderen, a également souligné que les entreprises portuaires vont être menacées par la criminalité des immigrés clandestins.  

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