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France et politique française - Page 3760

  • Migrants : les collabobos

    On croyait que la misère était moins pénible au soleil, mais pour Aznavour c’est quand même en France qu’elle doit s’installer. S’il reste un ou deux cageots de tomates après la manif des paysans, j’irais bien les lui balancer sur la scène de son prochain concert au Palais des Sports.

    L’artiste vient de lancer un appel en faveur de l’accueil des migrants, appelant à les « intégrer dans la société française », à leur trouver « un endroit où les loger, du travail et une vie normale ». Il a exhorté « les gens » à offrir une « future existence » en France à tous ces clandestins.
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    C’est sûr qu’il a des leçons à donner lui qui, riche à millions, s’est installé en Suisse pour ne pas payer d’impôts en France. Généreux avec l’argent des autres. Le pauvre contribuable, lui, peut payer l’AME, la CMU, la scolarisation, les allocations temporaires d’attente (ATA) de 340 euros par mois et l’allocation mensuelle de subsistance (AMS) de 718 euros par mois… Le tout multiplié par des milliers de demandeurs d’asile par semaine. Les temps ont changé depuis Ma Bohême et le profil des migrants aussi.

    Au printemps dernier, lors de la promotion de son dernier album, Aznavour proposait (aussi réaliste que ses chansons) de recréer des villages français grâce à l’immigration. Sauf qu’ils n’auront plus rien de Français justement, ce seront des cités ethniques pour lesquelles on a déjà donné, à grands coups de milliards et ça n’a jamais fonctionné. Avec 6 millions de chômeurs, un pays surendetté, de plus en plus d’enfants, de retraités et de salariés vivant en dessous du seuil de pauvreté, des campagnes qui se vident faute de travail, une agriculture en soins palliatifs, ajoutons des immigrés clandestins en masse et ruinons-nous davantage.

    Dans le sillage d’Aznavour, d’autres « personnalités du monde de la culture » se sont indignées des conditions d’accueil des migrants. Dans un appel publié en juillet sur le site de Télérama, ils sont 222 en tout, parmi lesquels Juliette Binoche, Omar Sy, Emmanuelle Bercot (palmée à Cannes), Valéria Bruni-Tedeschi (sœur de Carla), Jean-Louis Trintignant, Cédric Klapisch, Abderrahamane Sissako, les rappeurs d’IAM, Bruno Podalydès, Charlotte de Turckheim ou encore Arnaud Desplechin à interpeller le maire de Paris, Anne Hidalgo et à réclamer notamment la création d’une « Maison des Migrants » (dont un internaute demandait à juste titre si elle serait en pain d’épices). On en est là en effet dans le degré d’abêtissement et de sens des réalités…

    Au bal des bobos, la plupart sont des exilés fiscaux qui ne vivent pas en France comme Omar Sy qui curieusement a abandonné Trappes pour vivre avec sa famille à Los Angeles. Combien comptent-ils en recueillir à titre personnel ?

    Caroline Parmentier

    http://fr.novopress.info/

  • Accueillir tant d’immigrés illégaux impose de sacrifier les plus pauvres des Français…

    Comment un pays peuplé de racistes invétérés, dont les autorités se repentent tous les jours des leurs méfaits ancestraux, supposés ou exagérés, sur place ou dans les colonies, peut-il encore attirer autant de réfugiés, au péril de leur vie ?

    Essayons de mettre un peu de clarté, de franchise et de logique dans les débats concernant l’exode vers l’Europe de foules de « migrants », comme nos zélites voudraient qu’on appelle ces malheureux. Ils ne vont pas au hasard dans un monde immense et sans frontières. Non ! Ils risquent leurs vies pour quitter leurs pays ravagés et en atteindre d’autres où l’espoir est encore possible. Leur odyssée est jalonnée par des frontières plus ou moins étanches. Il s’agit en fait d’immigrants volontairement clandestins, donc hors-la-loi sur les terres d’accueil, qui ont décidé, délibérément et avec préméditation, de forcer illégalement la porte de ce qu’ils considèrent comme l’eldorado européen.

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  • Immigration de peuplement dans nos campagnes

    Fidèle à la politique de peuplement annoncée par Valls, l’État français ouvre des centres d’accueil dédiés aux demandeurs d’asile dans des petites communes. Pour que l’immigration de masse se voie moins et n’exaspère pas les français, il suffit de la diluer, pense-t-il. Pas sûr que ce soit un bon calcul d’exposer ceux qui étaient jusque là épargnés aux nuisances liées à cette politique suicidaire. Exemple à Loudun, dans la Vienne.

    http://fr.novopress.info/

  • Intervention d'Arnaud Naudin à Academia Christiana

     Quels enseignements tirer de Mai 68 ?

    Cette version rédigée est une version amendée et étoffée de l'intervention prononcée lors de l'Université d'été d'Academia Christiana le dimanche 23 août. L'intervention a été filmée et sera bientôt disponible sur le site d'Academia Christiana.

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    Quand il s'agit de parler de Mai 68 et des enseignements que l'on peut en tirer, il incombe d'être le plus exhaustif possible. Ainsi devons-nous parler d'un ou plusieurs Mai 68 ? Mai 68 s'arrête-t-il en juin 68 ? Jusqu'où inclure le phénomène historique : Lip, le Larzac, l'autogestion, les communautés hippies, le retour à la terre, mais aussi les régionalismes et nationalismes armées (FLB, FLNC, etc.) ? Mai 68 est-il un accélérateur de la modernité en France ? Ou comporte-t-il des éléments critiques de la modernité, de la démesure techniciste, du productivisme ? Quant à la postérité, doit-on faire de LMPT et du Printemps français une sorte de Mai 68 de droite (qui plus est 45 ans après) ? Doit-on accepter Mai 68 comme fait et refuser Mai 68 comme idée ?

    Ensuite, l'objet de cette intervention est d'en finir autant que faire ce peut avec la vision simpliste et souvent grossière de Mai 68 à droite (droite que je définis par l'ensemble de ceux qui sont dans un refus de toute forme de constructivisme, notamment s'agissant des questions anthropologiques et ceux qui défendent la tradition au sens où l'entendait Dominique Venner). C'est aussi poser les limites de la critique de Mai 68 par Zemmour (notamment dans « Le suicide français ») : croire que c'est un événement téléguidé, extérieur, où la France gaulliste et gaullienne n'aurait pas sa part de responsabilité, où Mai 68 aurait entravé le cours tranquille techniciste et productiviste de cette France-là, en somme cette critique de droite de Mai 68 viserait à ne pas entacher le Grand Homme, sauf que l'on verra un peu plus tard qu'en réalité il n'en est rien. On peut même considérer quela droite techniciste gaullo-pompidolienen a jetée en partie les bases de Mai 68.

    Oui, il y a eu plusieurs Mai 68, celui auquel tout le monde pense, le Mai 68 estudiantin, principalement à Paris, autour de ses figures mythiques comme Cohn-Bendit ou Geismar, de ses lieux comme la Sorbonne, Nanterre, le Quartier latin, ses barricades, son carnaval gauchiste, ses slogans, ses grèves, etc. Sans parler de ses suites anthropologiques, les fameux « soixanthuitards » qui ont détruit toute forme d'ordre traditionnel. Mais derrière ce Mai 68, y compris dans la veine hippie, communautés d'amour libre, un autre Mai 68 et surtout après Mai 68, une France un peu sauvage se sont développés voulant retrouver paradoxalement vertus communautaires, enracinement et autogestion.

    Mai 68 ne s'arrête donc pas en juin 68, avec les dernières grandes grèves et le vote massif pour les députés gaullistes lors des élections législatives suite à la dissolution décidée par De Gaulle. Comme Mai 68 ne débute pas en mai...

    Comme tout événement historique majeur, Mai 68 dépasse les perceptions et les attentes de ces acteurs. D'autant que comme l'indique « Génération » (cf. sources), les différents groupes gauchistes qui constituent le Mai 68 « officiel » sont venus à la remorque des événements, voulant y plaquer leur vision de lutte des classes qui n'avait plus cours, notamment depuis la mise en place de l'Etat-providence, véritable cogestion entre gaullistes et communistes. A tel point que les maoïstes après Mai 68 voyant l'impossibilité de rallier la classe ouvrière à leur cause se tourneront vers les minorités, notamment les immigrés... Ensuite, si ces acteurs du Mai 68 « officiel » ont pu se reconvertir sans problème dans la Modernité, que ce soit pour soutenir la mondialisation heureuse ou pour accompagner le turbo-capitalisme dès les années 80, c'est que justement leur idéologie hostile à toute tradition (traditions certes mises à mal dès le XIXème siècle en se mettant au service du capitalisme et de la bourgeoisie : Eglise, armée, école, famille, mariage,etc.) a accéléré la mainmise de la Modernité (les passages de « Génération » consacrés à l'évolution de ces gauchistes sont particulièrement édifiants). Ainsi, en a-t-on vu certains et non des moindres être partisans de l'action de l'OTAN au Kosovo en 1999.

    Mai 68 a surtout dépassé ces acteurs « officiels » quand jusqu'à la fin des années 1970, certains y ont vu une sorte de bascule anthropologique de refus du capitalisme et du productivisme. En fondant des communautés ou encore en se lançant dans l'autogestion à l'instar de Lip en 1973. Figure de l'horlogerie française, Lip a connu une lutte sociale d'un nouveau genre où l'on a vu les salariés gérer leur entreprise, en se passant de la hiérarchie classique, et surtout en vendant leur production. Cette tentative d'autogestion - reprenant les fondements coopératifs dont parlaient les anarchistes du XIXème siècle comme Proudhon - reste un modèle pertinent pour ceux qui veulent revoir complètement les hiérarchies au sein des entreprises. Cette expérience que des gauchistes percevaient comme réformiste a fait que certains d'entre eux ont abandonné leur lutte classique, comme les maoïstes de la Gauche prolétarienne. C'est cette France « sauvage » comme l'expliquait la magazine « Actuel » dans les années 70 qui comporte donc les éléments pertinents et positifs que l'on peut retirer. Si effectivement nombre de ces communautés ont échoué car elles ont elles-aussi voulu plaquer une idéologie sur le réel, elles ont cependant appliqué un certain nombre de valeurs, notamment le refus du productivisme, celui du technicisme et la recherche d'une vie ­saine et communautaire, qui sont les nôtres et qui rappellent notamment ce que les non-conformistes des années 30, plus particulièrement les personnalistes, dont Ellul et Charbonneau, voulaient aussi retrouver et appliquer car cette société techniciste et productiviste était déjà là avant-guerre.

    La lutte écologique qui devient un véritable engagement politique date aussi de cette époque, notamment à travers la revue « La Gueule ouverte » qui était bien loin des inepties du développement durable. Sans oublier la candidature de René Dumont à l'élection présidentielle de 1974 qui était marquée déjà par un certain nombre de thèmes décroissants, surtout au niveau démographique. Ainsi que le fameux rapport du club de Rome de 1972.

    De même, dans la postérité positive de Mai 1968, on peut adjoindre, avec une certaine critique bien entendu, les luttes corses et bretonnes, y compris le FLNC et le FLB. Luttes de réenracinement, défense de l'environnement (cf. l'affaire dite des Boues rouges en Corse, voir sources), là aussi, malgré un discours gauchiste un peu dépassé, ces luttes participent d'éléments positifs de l'après Mai 68 dans les années 1970.

    Si Mai 68 et sa suite ont été l'explosion due à l'étincelle gauchiste, comme le rappelle en partie « Generation », il est cependant nécessaire de rappeler les causes dues au gaullisme productiviste et techniciste. En effet, si certains résument le gaullisme à la politique étrangère du Général, la France de cette époque est surtout l'âge d'or techniciste et productiviste où des hauts fonctionnaires issus des grandes écoles de la République, avec certes une volonté de bien faire, vont pousser au maximum la logique centralisatrice et bureaucratique dans les questions économiques, écologiques, voire anthropologiques. Alors certes, on peut fantasmer sur le Concorde et autres prouesses techniques (comme le TGV et les centrales nucléaires dans les années 70), pour autant cette décennie que l'on peut qualifier de gaullo-pompidollienne est surtout celles des technocrates qui modifient radicalement la société française, que ce soit dans les campagnes, entre remembrement, mécanisation et chimie à outrance, avec l'exode rural, sans parler du réaménagement du territoire via la Datar et que ce soit dans les villes avec la logique dit des grands ensembles et la transformation des quartiers, avec la place privilégiée accordée à la voiture. Comme le rappelle Thierry Paquot dans « Désastres urbains » (cf. sources). Ces technocrates pensant faire le bien pour les gens, ils ont tellement modifié les structures traditionnelles de la France (ce que les gauchistes ne pouvaient leur reprocher) qu'ils ont préparé le terrain à Mai 68 que ce soit le Mai 68 gauchiste ou les éléments positifs de Mai 68 que nous faisons nôtres. C'est la raison pour laquelle nous ne pouvons défendre ce gaullo-pompidolisme contre les gauchistes... Au contraire, nous le mettons dans le même sac que les gauchistes.

    Certains analystes ont voulu voir dans la Manif pour Tous et le Printemps français une sorte de Mai 68 de droite. Si on peut s'inquiéter de voir ces deux mouvements reprendre le côté buzz médiatique et uniquement médiatique de Mai 68, pour autant, issu notamment du mouvement des Veilleurs, tout un pan du monde catholique s'est interrogé sur la limite, la mesure, l'interrogation techniciste... A ce sujet, l'ouvrage « Nos Limites » de Gaultier Bès, Marianne Durano et Axel Nørgaard Rokvam est particulièrement intéressant. Sans oublier bien sûr l'encyclique papale « Laudato si ». Là encore une reprise de l'héritage positif de Mai 68 se dessine.

    Donc, sans pour autant mythifier Mai 68, nous ne devons rien nous interdire et tout reprendre et donc se servir de cet événement et de sa postérité comme autant d'éléments quant à l'écologie, le refus du technicisme, du productivisme et la volonté d'une bonne vie.

    Arnaud Naudin

    Sources :

    1- « Génération », « Les Années de rêve » (tome 1) et « Les années de poudre » (tome 2) Patrick Rotman et Hervé Hamon, Seuil, 1987. Véritable bible pour comprendre la période « gauchiste » de 1958 à 1980. Ecrit par un ancien de la LCR et un ancien maoïste, il oublie cependant plusieurs organisations essentielles.

    2- « Le Mai 68 de la Nouvelle Droite », collectif, éditions du Labyrinthe, 1998. Ouvrage intéressant pour voir comment de nombreux acteurs de la Nouvelel Droite ont vécu et perçu ces événements. D'autant que le GRECEa été fondé en mai 68... Source connexe : « La nouvelle Droite française et son rapport avec Mai 68 » par Jean-Yves Camus. http://tempspresents.com/2009/08/31/jean-yves-camus-la-no...

    3- « Contre-histoire de la philosophie - la résistance au nihilisme, dialactique de Mai 68 » Michel Onfray, émission du 27 juillet 2015, France Culture,http://www.franceculture.fr/emission-contre-histoire-de-l...

    Plan détaillé du cours : http://mo.michelonfray.fr/wp-content/uploads/2014/11/1Dia... Onfray reste indispensable,à l'instar de Michéa, pour une analyse pertinente dite de « gauche » de Mai 68.

    4- « Nous sommes révolutonnaires malgré nous », Bernard Chabonneau, Jacques Ellul, Seuil, 2014. Compilation de textes personnalistes qui montrent en quoi ces deux non-conformes des années trente avaient vu l'essentiel près de 30 ans avant les événements de Mai 68. Un retour aux sources indispensable.

    5- Affaire des boues rouges en Corse : http://laterredabord.fr/?p=7124

    6- « Génération FLNC » (la voix off est Patrick Rotman) part 1 :https://www.youtube.com/watch?v=LhR40ZbDI0k et part 2 :https://www.youtube.com/watch?v=F73PASO7suU

    7- « Désastres urbains, les villes meurent aussi », chonique du Cercle Non Conforme :

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2015/08/0...

    8- « Nos limites », Gaultier Bès, Marianne Durano et Axel Nørgaard Rokvam, éditions du Centurion, 2014

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • La dictature émotionnelle contre la raison

    Le génial Charles Baudelaire qui, à l’évidence, n’était pas fait pour pratiquer cet art de la répétition qu’est (aussi) la politique, jugeait que «rien n’est plus fatiguant que d’expliquer ce que tout le monde devrait savoir ». Force est de constater, pour ne parler que de l’actualité brûlante,  que de la crise de notre monde agricole à l’invasion migratoire massive que connait l’Europe ces dernières  années, mois et semaines, le Front National avait vu juste. Il est la seule formation politique d’envergure à avoir, de très, très longue date, averti nos compatriotes des conséquences des choix idéologiques des partis du Système au pouvoir.  Le seul à avoir  prédit, analysé et anticipé  la chaotique situation actuelle. Si dans la Grèce antique on réservait aux  porteurs de mauvaises nouvelles  un sort néfaste, dans notre monde moderne,  la classe  médiatique cloue au pilori ceux qui ont le front de refuser de parler le langage du politiquement correct et qui dénoncent la doxa multiculturaliste et immigrationniste.

    Ce mois d’août  la rubrique Désintox (sic) de  Libération, journal du milliardaire Patrick Drahi, digne successeur de son précédent propriétaire M. Rothschild, a ainsi accusé Bruno Gollnisch de mensonge, au motif qu’il aurait détourné de leur sens véritable, sur  l’antenne d’Europe 1,  les propos de  Federica Mogherini, en charge de la question des migrants  et « chef de la diplomatie de l’Union européenne »,  propos tenus   « le 11 mai dernier (…) devant le Conseil de sécurité de l’ONU, à New York. »

    Le député européen  aurait ainsi eu l’audace de relever,  cite Libération, « ce propos absolument incroyable» de Mme Mogherini: Il doit être acquis qu’aucun migrant ne sera renvoyé contre son gré. Cette phrase là, elle a fait absolument le tour de l’Afrique. On sait absolument partout que, quelle que soit la façon dont on arrive dans nos pays européens, on ne sera jamais expulsé. Ce sont des propos criminels»  affirmait le responsable frontiste.

    En l’espèce, Bruno Gollnisch aurait fait preuve de duplicité puisque  Federica Mogherini, ce serait en fait contenter « d’assurer les membres du Conseil de sécurité de l’ONU que les droits de la convention de Genève seraient respectés pour les migrants interceptés en mer (et notamment le principe du non-refoulement selon lequel les migrants ne peuvent être renvoyés dans leur pays d’origine ou tout autre pays dans lequel il existe un risque de persécution, de torture ou d’autres préjudices graves) ».

    « D’ailleurs, le 13 mai (…)  Federica Mogherini était revenue sur sa déclaration lors d’une conférence de presse : Ce à quoi j’ai fait allusion lors de ma déclaration devant le conseil de sécurité de l’ONU, c’est à la convention de Genève, à laquelle je crois nous adhérons tous, et le principe basique du non-refoulement, qui est au coeur de l’action de l’Union européenne. Nous n’avons aucune intention de contrevenir à la convention de Genève. Ce n’est pas seulement ma position personnelle, c’est notre position commune (…). Evidemment, cela ne veut pas dire quiconque arrive en Europe est autorisé à y demeurer. Mais ce qui est sûr, c’est que les gens qui sont sauvés en mer ne seront pas renvoyés, en particulier dans les pays non sûrs, avant d’être identifiés et que leur cas ne soit examiné».

    Une précision qui n’infirme bien sûr  en rien la véracité de la réflexion de Bruno Gollnisch puisque chacun sait pertinemment que, sous le règne de François  Hollande comme auparavant sous  celui de Nicolas Sarkozy, seul un nombre infime d’immigrés illégaux sont expulsés.

    Le laxisme est don  bien réel  et il est criminel en ce qu’il encourage, nous l’avons maint fois répété, les millions de candidats au départ vers l’eldorado européen,  pseudo terre de cocagne en voie de tiers-mondisation,  avec son lot de drames épouvantables en Méditerranée.

    Drames qui alimentent les propagandes les plus écœurantes visant à désarmer les réflexes de survie d’un nombre croissant de Français et d’européens devant l’invasion migratoire, en jouant sur la culpabilisation, la mauvaise conscience des habitants  de nos contrées, en faisant  appel à l’émotivité pour court-circuiter la raison.

    Bruno Chossat le notait déjà dans la défunte revue Identité il y un quart de siècle, et le propos est plus pertinent que jamais : « exacerbation des passions  par des flux d’images chocs, de mots d’ordre et de slogans et, en même temps, absence de réflexion. Les médias déversent sur le public une avalanche  d’informations, mises bout à bout. Leur objectif ? Toucher la fibre émotionnelle du citoyen.  Accaparé par l’événementiel, ce dernier ne dispose pas du recul nécessaire pour procéder à une analyse correcte  de la situation, pour mettre les événements en perspective et leur donner un sens. Le sensationnel est ainsi chaque jour davantage privilégié aux dépens de la réflexion. »

    Dernier exemple en date,  le cliché surnommé « la photo de  la honte».  Posté sur les réseaux sociaux hier, il montre  le corps d’un  petit  Kurde de Syrie de trois ans, prénommé paraît il  Aylan Kurdi, échoué sur une plage turque. Le garçonnet fuyait avec sa famille, faut-il là aussi le rappeler, un chaos sanglant largement généré par la politique menée par les directeurs de conscience euro-atlantistes qui nous donnent aujourd’hui des leçons de morale, de bon goût et d’humanité…

    « Si cette image ne modifie pas l’attitude de l’Europe face à la crise des migrants, qu’est-ce qui le fera ? » s’interrogeait le quotidien britannique The Independant. Certes, mais certainement  pas dans le sens ou l’entend ce conformiste journal d’outre-manche.

    C’est en envoyant un signal de fermeté, de refus de toute immigration illégale que l’on commencera à tarir  ce flux continu et les morts atroces qu’il génère. L’Australie y est parvenue en mettant en place une politique de tolérance zéro qui interdit à tout clandestin  de prendre pied sur le sol australien. Cette fermeté là a été payante.

    Faute de quoi, et c’est là le scénario (prophétique)  du Camp des saints de Jean Raspail,  elle condamne la France,  l’Europe bruxelloise  à une submersion que les gigantesques  écarts démographiques entre le nord et le sud rendent inéluctables ;  tuant par là même ce qui reste comme îlots de prospérité en Europe même.

    http://gollnisch.com/2015/09/03/la-dictature-emotionnelle-contre-la-raison/

  • Jacques Attali : « La TVA va augmenter »

    Alors que le chef de l’État a admis qu’il avait fait une erreur en supprimant la TVA Sarkozy, Jacques Attali insiste : “Moi-même j’étais pour cette augmentation. C’était d’ailleurs l’une des conclusions du rapport de la commission que j’avais présidée”. Et d’ajouter : “C’est un impôt idéal car ça conduit à une dévaluation de la zone euro et en période de faible inflation ça n’a aucun effet négatif sur la justice sociale”.

     

    Selon lui, cette mesure est également la preuve qu’il y des “réformes de consensus qui auraient pu être faites par la gauche, comme par la droite”. Enfin, l’économiste et écrivain n’a peu de doute quant à une future hausse de cette taxe. “La TVA va augmenter (…) Si on veut tenir la promesse de réduire les impôts sur le revenu, il n’y a pas d’autres solutions possibles”.

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Dette française : l'incompétence des dirigeants politiques sur la sellette

    Le surendettement public français a des causes multiples : l’Etat providence, le clientélisme, la mondialisation, les intérêts cumulés dus aux banques. Mais le surendettement a aussi des causes politico-administratives. En dix ans, deux réformes majeures des finances publiques ont échoué : la Loi organique relative aux lois de finances (LOLF) coproduite par l’UMP et le PS en 2001 ; la Révision générale des politiques publiques (RGPP) mise en œuvre par le gouvernement à partir de 2007. La Cour des comptes et la revue Acteurs publics dressent un bilan sévère de ces réformes. Andrea Massari résume leur analyse pour les lecteurs de Polémia.

    1-LOLF : beaucoup de papier et d’informatique pour… rien

    La Loi organique relative aux lois de finances (LOLF) est la constitution financière de la France depuis 2001. Elle a été co-préparée par le député socialiste Didier Migaud et le sénateur centriste Alain Lambert, avec le soutien de Laurent Fabius. Un vote quasi unanime des parlementaires l’a sacrée. La LOLF était fondée sur la logique de la « performance » et prônait l’autonomie des gestionnaires.

    Dix ans plus tard, c’est un fiasco bureaucratique. Selon la revue Acteurs publics http://www.acteurspublics.com/ « les documents budgétaires totalisent désormais quelque 7.500 pages annexées au projet de loi de finances et 894 indicateurs pour jauger de l’efficacité de politiques publiques rassemblées en 33 missions, subdivisées en 143 programmes ».

    Or les parlementaires, pris par leurs activités locales, n’utilisent guère les informations mises à leur disposition : le vote de la loi de règlement est expédié en 3h30 !

    Les fontionnaires locaux, eux, n’ont pas gagné en autonomie mais doivent remplir de plus en plus de tableaux. Selon une enquête IPSOS commandée par la Cour des comptes, les deux tiers des gestionnaires publics ne croient pas en l’efficacité des indicateurs qu’ils remplissent pour évaluer leurs performances. Et le très coûteux programme d’informatique budgétaire « CHORUS », limite encore plus l’autonomie des acteurs.

    2-RGPP : un meccano administratif qui ne pose pas les vrais problèmes

    Conçue en 2001, la LOLF a été mise en place en 2006 ; mais dès 2007, la LOLF a été percutée par une autre réforme : la Révision générale des politiques publiques (RGPP), la grande œuvre budgétaire du gouvernement Sarkozy-Fillon. « Révision des politiques » : un titre trompeur ! Car fortement influencée par les grands cabinets conseils privés (sis à la Défense et à Neuilly), la RGPP n’a posé aucune question de fond sur l’utilité des politiques : de la ville, de prévention, d’aide à l’emploi ou de pertinence des méthodes pédagogiques, etc. La RGPP n’a débouché que sur un meccano administratif désorganisant les structures territoriales de l’Etat tout en complexifiant l’organisation des administrations centrales. Une partie croissante du temps de travail et de l’énergie des fonctionnaires d’Etat est dispersée dans la digestion de réformes de structures contradictoires au détriment de leurs missions de services publics.

    3-Explosion des dépenses locales et sociales

    Enfin, LOLF et RGPP ont concentré tous les efforts d’économie sur l’Etat régalien et accessoirement sur l’Education (mais sans s’interroger sur les méthodes ni les contenus de l’enseignement). Les dépenses locales et sociales ont, elles, été laissées de côté : or ce sont précisément elles qui ont fait exploser les dépenses publiques.

    4-L’irresponsabilité financière de la classe parlementaire

    La classe parlementaire (UMP et PS confondus) qui vote et contrôle les budgets porte une responsabilité majeure dans la crise financière, tant a été grande son irresponsabilité : - Toutes majorités confondues, les parlementaires ont multiplié le vote de lois créant des « droits à » ; lois non financées. Ces « droits à » (à un logement, à des soins, à des aides sociales, à une aide judiciaire) sont l’une des causes majeures des dérapages budgétaires. Mais derrière chaque « droit à », il y a un lobby associatif (handicapés, immigrés, logement social, etc.) ou une corporation (avocats) à qui il s’agissait de plaire.

    • - Toutes majorités confondues, les parlementaires constituent eux-mêmes un très puissant lobby, celui des collectivités territoriales. Dans les faits, les sénateurs et les députés défendent dans les enceintes parlementaires leurs intérêts de maire, de président d’intercommunalité, de conseil général ou de conseil régional – collectivités qui ont jusqu’ici fonctionné à guichet ouvert et qui dépensent 200 milliards par an.
    • - Une anecdote suffit à montrer la manière dont les budgets sont votés : placé à la tête de 250.000 hommes, le chef d’état-major des armées françaises a droit à une Laguna de fonction ; organisateur des transports parisiens, le président de la Région Ile-de-France a droit, lui, à une Citroën C6, en semaine, et à une Saab 2L le week-end. 30.000 € de dépenses pour le chef militaire, 90.000 € pour le chef territorial.

    Il est temps de mettre les collectivités territoriales à la diète.

    Andrea Massari , 10/11/2011

    En liens deux articles d’Acteurs publics, en date du 7 novembre, qui ont servi de sources aux trois premières parties de cet article :

    http://www.acteurspublics.com/article/07-11-11/rgpp-lolf-l-impossible-cohabitation 
    http://www.acteurspublics.com/article/07-11-11/le-rejet-des-indicateurs

    http://archives.polemia.com/article.php?id=4308

  • Aider les familles en baissant les impôts, c’est aider tous les Français

    Communiqué de La Manif Pour Tous :

    L"Alors que les familles investissent, par leurs enfants, pour l’avenir et le profit de tous, elles subissent de plein fouet, depuis le printemps 2012, des augmentations générales d’impôts doublées de coupes très importantes dans la politique familiale, fiscale notamment. Les familles, des classes moyennes d’abord, subissent la double peine !

    Le Président de la République veut réduire des impôts et cherche à faire des économies. La Manif Pour Tous propose donc à François Hollande d’adopter un principe et cinq mesures :

    Principe : faire le choix de la famille de toute urgence, avant que la natalité française ne s’effondre (les premiers chiffres 2015 de l’INSEE sont très inquiétants) et que la pérennité du système de retraites ne soit définitivement compromise.

    Propositions de justice fiscale :

    1. La baisse du taux de TVA à 5,5% pour les biens et services indispensables aux familles ;
    2. L’augmentation des abattements pour « personnes à charge » dans le cadre de la taxe d’habitation ;           
    3. Le relèvement du plafond du quotient familial ;
    4. La suppression de la mise sous condition de ressources des allocations familiales qui pénalisent avant tout les classes moyennes (désormais, beaucoup cotisent plus qu’elles ne perçoivent).

    Proposition pour des économies substantielles :

    1.  Le congé parental coûte beaucoup moins cher à la collectivité que les places en crèche : La Manif Pour Tous propose donc de revenir au congé parental pris librement par le père et/ou la mère afin d’éviter la réduction d’une année entière de congé qui résulte de la dernière réforme pour l’immense majorité des familles (là encore, les chiffres sont déjà très nets).

    La Manif Pour Tous se tient à la disposition du Président de la République et de son cabinet pour discuter plus en détail de ces propositions.

    Pour rappel la famille, lieu d’amour, d’éducation, de solidarité, de gratuité et de dignité, est plébiscitée par les Français, et en particulier par les jeunes. La famille, cellule de base de toute société, assure l’avenir de tous ses membres, en assurant, en particulier, l’avenir des systèmes de retraite :les familles investissent pour le profit de tous !

    Depuis le début du quinquennat de François Hollande, les principales mesures subies par les familles sont les suivantes (liste non exhaustive !) :

    • Le plafond du quotient familial a été baissé« en échange du maintien des allocations universelles » avait annoncé l’Elysée.

    • Mais, depuis cet été, les allocations familiales sont finalement modulées : c’est la fin de la politique familiale universelle. Le nombre de familles qui cotisent plus pour la branche famille de la sécurité sociale qu’elles ne perçoivent d’allocations a explosé avec cette réforme, les familles nombreuses des classes moyennes étant les plus touchées !
    • La majoration de pension pour ceux qui ont élevé 3 enfants ou plus a été plafonnée à 1000 €/an et rendue imposable. Le solde est désormais dérisoire pour ces personnes qui, ayant investi dans l’avenir de tous en élevant leurs enfants, n’ont pas pu épargner comme les célibataires et les couples sans enfant (comparaison faite à revenus égaux).
    • Le congé parental est possible sous condition obligatoire de répartition entre le père et la mère : si le père ne prend pas une année de congé parental, cette année est perdue pour la mère. Le congé parental est ainsi réduit d’un tiers pour l’immense majorité des familles, comme le montrent les premiers chiffres publiés depuis la mise en place de cette mesure liberticide. Le congé parental coûte pourtant beaucoup moins cher à l’Etat que les places de crèche.

    Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, déclare :

    «A ces suppressions de compensations dues aux familles par la société se sont ajoutées les hausses générales d’impôts. Les familles, dont beaucoup sont également touchées par le chômage, peinent à élever leurs enfants. De nombreux couples témoignent même sur les réseaux sociaux de leur renoncement à accueillir un enfant supplémentaire comme ils l’avaient projeté, ce que les premiers chiffres 2015 de la natalité confirment »

    « Le Conseil d'Orientation des Retraites a établi qu’une diminution de l’indice de fécondité de 0,2 point, représente environ 30 milliard € en moins ! » L’économiste Alfred Sauvy le soulignait aussi : « Nous ne préparons pas nos retraites par nos cotisations vieillesse, mais par nos enfants. »

    « En difficulté, les familles attendent un geste « consistant » de la part du Président de la République alors que de nouvelles échéances électorales se profilent ».

    Michel Janva