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France et politique française - Page 3763

  • stop-immigration – Civitas lance une campagne européenne contre la déferlante migratoire

    Civitas lance ce matin une campagne européenne contre la déferlante migratoire et le grand remplacement de populations.

    Dès aujourd’hui, c’est une pétition en français mais aussi en anglais, en allemand, en italien, en grec, en hongrois, en polonais, en espagnol, en portugais et en néerlandais qui est diffusée. Des versions en d’autres langues européennes devraient encore s’ajouter.

    La campagne sera accompagnée de tracts, d’affiches et de vidéos. Souhaitons un succès mérité à cette mobilisation indispensable.

    bannière stop-Immigration.jpg

    L’afflux massif et quotidien d’immigrés illégaux est devenu le premier souci de tous les peuples d’Europe.

    La première décision à prendre est de fermer les frontières – à l’échelon européen et à l’échelon national – à tout nouvel immigré en situation illégale.

    Cette immigration est un fléau pour l’Europe. 
    – Elle fait courir un grand risque sanitaire.
    – Elle génère de l’insécurité (délinquance et infiltration djihadiste).
    – Elle détourne toutes les aides sociales (budgets, logements, aides alimentaires et médicales,…) au détriment des Européens les plus démunis.

    Ce n’est pas du racisme que de vouloir conserver la nature gréco-latine et chrétienne de nos nations européennes et de refuser le grand remplacement de populations.

    Cette immigration est un fléau pour les pays dont sont originaires les immigrés. Elle dépouille ces pays de personnes en âge de servir le bien commun de leur patrie.

    Cette immigration est un fléau pour la plupart des immigrés eux-mêmes qui ne trouveront pas en Europe l’Eldorado recherché.

    Accepter cette immigration, ce n’est pas de la charité mais de l’irresponsabilité.

    Cette immigration ne peut être considérée comme un exode naturel en raison de la guerre. 
    L’Europe a connu des périodes de guerres et l’exode de ses populations. Quand on fuit la guerre, on se réfugie dans le village en paix le plus proche, voire dans un pays frontalier en paix, mais on ne traverse pas tout un continent pour en rejoindre un autre. Pourquoi cette immigration ne se dirige-t-elle pas vers des pays musulmans riches comme l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Koweït, le Bahreïn, les Emirats arabes unis ou le Sultanat d’Oman ?

    Par ailleurs, lors des exodes européens, ce sont les femmes, les enfants et les vieillards qui fuyaient, pas les hommes en âge de se battre. Cette immigration est exactement l’inverse : pas de vieillards, peu de femmes et d’enfants mais essentiellement des hommes en âge de se battre.

    Exigeons de nos dirigeants politiques des mesures urgentes de bon sens en commençant par la fermeture des frontières.

    Je signe cette pétition et je dis stop à l’immigration. Signer ici.

    Cette pétition n’est pas une initiative d’un parti politique mais de citoyens soucieux d’œuvrer au bien commun et à la sauvegarde de nos nations européennes.

    En signant cette pétition vous nous donner la légitimité de réclamer en votre nom l’arrêt immédiat de cette immigration.

    Cette pétition est aussi disponible en anglais, en allemand, en italien, en espagnol, engrec, en hongrois, en polonais, en portugais et en néerlandais. Diffusez-là à tous vos amis et correspondants à travers toutes les nations européennes.

    Cette pétition s’accompagnera d’une grande campagne de mobilisation avec tracts, affiches, autocollants et vidéos. Toutes les informations suivront rapidement.

    Soutenez cette campagne pour la sauvegarde de nos nations européennes.

    http://www.medias-presse.info/stop-immigration-civitas-lance-une-campagne-europeenne-contre-la-deferlante-migratoire/37818

  • Scandale : cela fait des années que l’État paye 40 fois le prix du médicament pour soigner la DMLA

    Depuis 2007, un seul médicament est autorisé à soigner cette maladie de l’œil (DMLA) qui peut rendre aveugle : le Lucentis, également fabriqué par Roche, et vendu beaucoup plus cher que l’Avastin. « Au départ le prix de l’Avastin était de l’ordre d’une trentaine d’euros, alors que celui du Lucentis était de 1.200 euros l’injection » détaille Michaël Assouline, ophatalmologiste et directeur du centre Iéna-Vision à Paris.

    Pire : le Lucentis est le premier poste de remboursement pour la Sécu. Rien qu’en 2013, il a coûté 430 millions d’euros. Pourtant, Avastin et Lucentis bien sont identitiques. « Il s’agit bien d’une molécule dont l’objet est le même, explique Michaël Assouline, « mais pour une raison commerciale le laboratoire a préférer déléguer la commercialisation à sa compagnie sœur Novartis à des tarifs différents » accuse t-il.

    Situation de monopole

    L’Etat est donc monté au créneau. Le ministère de la Santé a publié un arrêté pour autoriser le remboursement de l’Avastin. Dans un communiqué Marisol Touraine a exprimé jeudi sa volonté de « réagir contre la situation de monopole » de Roche, soulignant que « d’autres pays européens et les Etats-Unis » l’utilisent déjà contre la DMLA.

    Toutefois l’affaire n’est peut-être pas finie : le laboratoire a déposé deux requêtes devant le Conseil d’Etat.

    Source

    http://www.contre-info.com/scandale-cela-fait-des-annees-que-letat-paye-40-fois-le-prix-du-medicament-pour-soigner-la-dmla#more-39054

  • POPULISME : LES DEMEURÉS DE L’HISTOIRE

     Ex: http://metamag.fr

    Pour réfléchir, il convient de prendre du recul. En France, le recul remonte aux Grecs, à l’aurore de la pensée, lorsque la question fondamentale fut exprimée ainsi : Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien? La superstition, la croyance, laissèrent peu à peu la place à la connaissance et la pensée politique émergea pour réfléchir sur l’organisation communautaire lorsque les niaiseries concernant les dieux, la caste sacerdotale qui parle en leur nom, etc. fut abandonnée en faveur de questionnements plus honnêtes, plus rationnels et plus humains.

    Éduquer le peuple

    Pour faire participer des personnes à un débat sur le bien commun d’un groupe, il est important que les égoïsmes personnels s’effacent en faveur d’une ouverture sur ce qui sera meilleur pour tous. Il faut convaincre, séduire, ouvrir les esprits à ces nécessités car, par nature, rien ne prédispose à sortir de son groupe, de sa secte, pour faire société avec d’autres, mais pas n’importe quel autre justement. Le débat, la discussion ne fonctionnent qu’à l’intérieur d’enceintes qui reconnaissent les règles du discours argumenté. Une culture préalable est sous-jacente à la fonction politique démocratique, qui s’appuie sur des personnes, dont les meilleures cherchent à convaincre les autres de résister à la tentation de ne penser qu’en fonction de leur intérêt personnel et immédiat.
    L’éducation politique en Grèce était d’une grande importance, de même que le débat réglé et la formation d’une élite sortie du peuple pour guider, éclairer les choix collectifs, ceux qui paraissent déboucher sur un rayonnement de la Cité, ou parfois simplement sa survivance. Dans ce cadre général, Chantal DELSOL explique que l’idiotés de l’époque, qui donnera naissance au mot actuel idiot, désignait alors celui qui restait soucieux de sa particularité, plus que du bien commun. 

    Assimilation de l’idiotés au populisme

    Le peuple, lorsqu’il s’agit d’une communauté qui dispose d’un instinct social fondé sur une hiérarchie acceptée et des idéaux partagés, se préoccupe essentiellement de son bien-être matériel et de la continuité de ses traditions car elles donnent sens à sa vie. Aujourd’hui, l’auteur cherche à comprendre les continuités et dérapages des quatre acteurs concernés par un régime dit “démocratique” : le peuple et l’élite - l’idiotés et les meilleurs - la culture et l’éducation (les valeurs partagées et l’amélioration de chacun). Or, force lui est de constatée que rien ne va plus dans le meilleur des mondes globalitaires.
    D’abord, le dédain à l’égard du peuple, les idiotes, s’est transformé en haine car l’élite n’est plus la même. Aux aristocrates, mot qui signifiait les meilleurs, ont succédé « les riches ». Dès lors, comment prendre au sérieux ceux qui veulent faire la morale ?
    Puis, l’élite contemporaine a un fil à la patte. Dans un monde obsédé par l’économique, mis à part les actionnaires et ceux qui gèrent les fonds, chacun est un employé, donc un esclave selon la tradition Aristotélicienne. Il ne s’appartient pas, mais obéit aux ordres. Cela est vrai dans les médias, dans l’enseignement, dans les universités car l’auteur est bien placée pour savoir que la police de la pensée règne partout depuis que les centres autonomes, qui permettaient une formation sans préjugés ont disparu, entraînant la fin des élites européennes, remplacées par des « élites » formatées au sein d’écoles de commerce où l’on apprend rien de ce qui concerne la fonction politique, l’esthétique, l’éthique, mais où l’on devient un fanatique appliquant partout les mêmes dogmes, affirmant que la fiction doit soumettre le réel. Le contraire d’une élite éclairée dirige aujourd’hui des peuples qui ont conservé la lanterne de Diogène. La haine des gérants est donc sans limites envers ceux qui rient de leur médiocrité. 

    Le temps de la mafia

    Un véritable membre de l’élite intellectuelle comme Mme Chantal Delsol a bien compris que “le partage mafieux du pouvoir se fait au nom de la démocratie” (p.168). L’honnêteté de sa recherche sur le populisme la conduit à consacrer un chapitre à la différence entre démagogie et populisme, car c’est une facilité des médias que de disqualifier depuis qu’ils ne sont plus capables d’argumenter. Ils ne possèdent ni formation intellectuelle suffisante ni liberté d’agir, depuis que la globalisation les a transformé en affidés des patrons de médias. Peu à peu, l'auteur a pu noter la montée aux extrêmes de la haine des riches, qui ne sont plus que des oligarques, contre le peuple, qui souhaite suivre ses traditions, manifestant en cela l'essence de l’éternité. Elle en déduit que l´”élite” actuelle dans les pays européens préfère tout détruire afin de continuer son business en toute tranquillité. Ils en sont d'ailleurs à l'ultime phase, le changement de peuple par l’immigration brutale et massive. 

    Conclusion : le temps de l’inhumanité

    La connaissance parfaite des origines grecques, la compréhension de cette ouverture au monde à partir d’un lieu, permet à l’auteur de conclure que les maîtres actuels, formatés à l’économie irréelle, débouchent obligatoirement sur le despotisme de la pensée pieuse, la leur étant proclamée représentative de l’humanité. En réalité donc, nous laisse entendre Chantal Delsol, nous avons régressé à la pensée religieuse primitive, dogmatique, pré-politique, pré-scientifique voire pré-logique. les médias surveillent tout le monde afin de dénoncer les infidèles, les hérétiques. Il n’y a plus d’un côté des élites ouvertes au monde et des peuples un peu trop préoccupés de leur singularité de l’autre, mais des trafiquants qui hurlent des slogans prétentieux mais vides car leur seule expérience de l’universel est finalement le bilan des entreprises et la même chambre d’hôtel où ils s’abrutissent, quelque soit le lieu, en calculant les gains de leurs maîtres. Ceux-ci leur paient ici ou là quelques réjouissances car leurs esclaves doivent avoir accès à la seule chose vraiment universelle dont parlait Nietzsche, le cul.

    Auran Derien

    Chantal DELSOL : Populisme. Les demeurés de l’histoire. Ed. du Rocher, 268 p., 2015, 17.90€.

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • Marion Maréchal-Le Pen à la Sainte-Baume par Gérard Leclerc

    L’invitation faite à Marion Maréchal-Le Pen, pour participer au colloque organisé par le diocèse de Fréjus-Toulon à la Sainte-Baume, a suscité beaucoup de réactions, certaines sans doute sincères, mais beaucoup surjouées.

     

    Comme s’il était insupportable d’ouvrir une discussion avec une dirigeante d’un parti définitivement ostra­cisé ! Décidément, on ne se départit pas aisément d’une sorte de réflexe inquisitorial qui consiste à frapper d’interdit moral et canonique l’adversaire politique ! Et ce sont ceux qui se targuent le plus d’ouverture à l’autre, quelles que soient ses différences, qui sont les plus implacables. À l’encontre du conformisme qui continue à sévir dans le catholicisme français, je n’hésiterai pas à affirmer que la venue de la jeune dirigeante à la Sainte-Baume s’inscrit dans un processus inévitable. Il est impossible désormais d’ignorer un secteur d’opinion qui regroupe au moins un quart de l’électorat français. L’attitude, qui consiste à imaginer qu’on pourrait l’entourer d’une sorte de cordon sanitaire isolant des millions d’intouchables, relève d’une étrange mentalité.

    Qu’on m’entende bien. […]

    La suite sur France Catholique

  • "Il faut fermer les frontières, arrêter Schengen, arrêter la libre-circulation !"

    C'est le couac de la rentrée. Ces propos ont été tenu par Lydia Guirous (LR), porte parole des Républicains, lors d'un point de presse hebdomadaire. Comme ces propositions sont visiblement aux antipodes du programme du parti de Nicolas Sarkozy, elle a été immédiatement recadrée en direct par Sébastien Huygue, l’autre porte-parole du mouvement :

    "Il faut dire que la jeune femme, par mégarde semble-t-il, va… un peu loin. «Nos propositions, elles ne varient pas. Elles sont toujours identiques. Il faut fermer les frontières, arrêter Schenghen, arrêter la libre circulation» Tête de Sébastien Huygue… Le député du Nord prend le micro et précise : «Quand on dit les fermer, c’est que les règles pour entrer soient appliquées. Quand on dit qu’elles soient fermées, c’est que les gens ne rentrent pas clandestinement de manière massive. C’est ça que nous entendons. (...)

    Difficile de faire la politique au sein des Républicains lorsque l'on est jeune, de droite et que l'on a du bon sens. Il va falloir qu'elle s'habitue...

    Philippe Carhon

  • Tribalat, la démographe rebelle

    Spécialiste de l'immigration, Michèle Tribalat est en froid avec son milieu professionnel. En cause, la propension de cette chercheuse à préférer les faits à l'idéologie.

    Ces Yeux grands fermés  appartiennent-ils à ceux qui ne peuvent pas voir ou à ceux qui ne veulent pas voir ?

    Insuffisance de l'appareil statistique français

    Michèle Tribalat a donné ce titre énigmatique à son livre (1) par allusion au film de Stanley KubrickEyes Wide Shut (1999), dont l'intitulé l'avait marquée. Dans cette fiction, à partir d'un fantasme amoureux, les personnages naviguent entre rêve et réalité. Cet écart entre le réel et l'illusoire, Tribalat le vit à propos de son objet d'étude : l'immigration en France. Les uns déplorent qu'il y ait beaucoup d'immigrés, d'autres s'en réjouissent, mais tous réagissent subjectivement. Or, Michèle Tribalat, incriminant « l'insuffisance de l'appareil statistique français pour étudier l'immigration et les populations d'origine étrangère », voudrait que cet enjeu de société soit discuté à partir de faits vérifiés et quantifiés, et non d'impressions. Cela fait plus de trente ans qu'elle se penche sur la question.

    Dans les années 70, après des études d'économétrie, elle s'oriente vers la démographie. En 1976, elle est recrutée par l'Institut national d'études démographiques (Ined), dont le conseil scientifique veut pousser la recherche sur les flux migratoires : ce sera son domaine d'activité. « Pendant longtemps, se souvient-elle, j'ai travaillé loin de tout écho médiatique. » A la fin des années 80, ayant pris la tête d'une enquête sur les comportements des immigrés et de leurs descendants, elle met en place un outil prenant en compte l'« appartenance ethnique », définie à partir de la langue maternelle, et l'« origine ethnique », fondée sur le lieu de naissance des individus et de leurs parents. Cette référence aux origines, contraire à la pratique des organismes officiels français, ne va pas sans opposition pour obtenir les renseignements nécessaires, mais la publication des résultats, en 1995, ne rencontre pas de difficultés.

    « La démographie française est en passe de devenir un moyen d'expression du racisme »

    Le coup de tonnerre arrive trois ans plus tard, quand Hervé Le Bras, un chercheur attaché à l'Ined, lance la charge. « La démographie française est en passe de devenir un moyen d'expression du racisme », clame-t-il dans Le Démon des origines. Dans cet essai, Le Bras accuse les méthodes de Michèle Tribalat de conduire à la notion de « Français de souche » et, partant, à la « xénophobie ». L'affaire se traitera en justice et amènera l'intéressée à se justifier : une partie de l'opinion regardant comme étrangers des gens qui sont français, le critère de la nationalité ne suffit pas, en science sociale, pour élaborer des remèdes aux réflexes discriminatoires. En somme, comme aux Etats-Unis ou dans de nombreux pays européens, les données ethniques devraient jouer un rôle dans la conception d'une politique d'accueil des migrants. A la même époque, Michèle Tribalat publie, avec Pierre-André Taguieff, un livre destiné à contrer le Front national. Mais rien n'y fait, elle est désormais suspecte aux yeux des bien-pensants. Aujourd'hui, dénonçant « l'antiracisme idéologique (qui) structure l'expression savante et ordinaire sur l'immigration », elle ironise : « Travailler sur l'immigration, c'est partir en mission contre ceux qui pensent mal, mais aussi, pour faire bonne mesure, contre ceux qui doutent. » Nommée au Haut Conseil à l'intégration, elle en démissionne en 2000, reprochant à cette instance de faire le jeu des islamistes. En 2002, avec Jeanne-Hélène Kaltenbach, elle fait paraître La République et l'islam, où l'action des fondamentalistes musulmans est mise en cause. « Pourrions-nous publier un tel livre maintenant ?, s'interroge-t-elle. Nous avons tellement perdu de liberté d'expression sur le sujet. Quand on pense que le livre de Christopher Caldwell (2) ne trouve pas d'éditeur en France... » 

    Placardisée hors unité et sans budget

    Directrice de recherche à l'Ined, Tribalat travaille chez elle, hors unité et sans budget. Autrement dit, elle est placardisée. « Mes articles ne sont même pas cités par les publications de la maison », déplore-t-elle. Avant d'ajouter, comme pour conjurer la tristesse : « Mais je vis très bien comme cela. Après la décennie que je viens de traverser, je suis de fer. » Les Yeux grands fermés n'a rien d'un pamphlet. L'auteur donne les vrais chiffres de l'immigration, soulignant une « très forte croissance après 1996», et considère les effets économiques et démographiques du phénomène. Ce sont des pages nourries de chiffres, un peu arides. La lecture coule mieux quand Tribalat explique comment les droits de l'homme se mettent au service d'une vision du monde où tout devrait s'ordonner aux courants migratoires, jugés inéluctables et bénéfiques par principe. Ou encore quand la démographe analyse le climat idéologique dans lequel s'élaborent les discours sur l'immigration à partir des sondages sur le racisme commandés par la Commission nationale consultative des droits de l'homme. Mais Michèle Tribalat se veut une scientifique : il est difficile de lui tirer un commentaire qui échappe à sa spécialité. Elle n'a pas aimé le débat sur l'identité nationale, pour une raison de forme, parce qu'elle croit que ce genre d'initiative ne doit pas relever de l'Etat. Quant au fond, le concept d'identité ne la choque pas. Elle consent d'ailleurs à observer que le multiculturalisme a conduit à répudier le concept d'assimilation, alors que l'assimilation, précisément, « fait partie de l'identité nationale française ».

    Paru aux Etats-Unis en juillet 2009, l'ouvrage du journaliste Christopher Caldwell, Reflections on the Revolution in Europe : Immigration, Islam, and the West (2) est consacré à la progression de l'islam en Europe et à ses conséquences sur la cohésion politique et culturelle du continent. L'auteur, rédacteur en chef du Weekly Standard et chroniqueur au Financial Times, est un libéral.

    Spécialiste de l'immigration, Michèle Tribalat est en froid avec son milieu professionnel. En cause, la propension de cette chercheuse à préférer les faits à l'idéologie. Tribalat, la démographe rebelle.

    Jean Sevillia

    Le Figaro Magazine 26/03/2010

    Notes de la rédaction :

    (1) Michèle Tribalat, LesYeux grands-fermés (l'immigration en France), Editeur : Denoël, Collection Médiations, mars 2010, 300 p.

    (2) Un livre qui devrait faire scandale

    Réflexions sur la Révolution en Europe : Immigration, Islam et l'Ouest

  • Vénissieux : la haine anti-française se déchaîne en toute impunité

     Le Bloc Identitaire Lyon a été le premier mouvement politique à parler de cette affaire. Pour donner un éclairage nouveau, voici une liste non exhaustive d’actes de haine anti-française à Vénissieux (69)

    A Vénissieux, un boulanger exerçant dans le quartier du Moulin-à-vent fait l’expérience douloureuse du mirage du « vivre-Ensemble » cher à nos dirigeants politiques. Face au racisme anti-Français d’une bande de racailles, sa boulangerie est obligée de fermer à 15 h. Une situation qui l’empêche de développer son chiffre d’affaires et de pouvoir embaucher du personnel !
    boulanger agressé
    Le quotidien du personnel de la boulangerie est fait de menaces, d’insultes et de coups, car selon le boulanger les racailles « lui reprochent de mettre du porc dans certains produits. » (Le Progrès, 23/08/2015)
    Pour l’instant, ni la mairie de Vénissieux, ni la préfecture, ni les associations antiracistes n’ont souhaité apporter leur aide ou dénoncer ces violences anti-françaises.

    Pourtant, cette haine à l’encontre des Français est devenue une réalité banale à Vénissieux.
    Déjà en 1981, après des émeutes aux Minguettes, ce quartier enregistrait « un départ massif des Français » fuyant l’insécurité et la promiscuité avec une population immigrée multipliée par trois, passant de 15 % à 45 % des habitants !

    Las d’être pris à partie du fait de la couleur de leur peau, les « Gaulois » ont préféré fuir Vénissieux. En 1981, pour Mokrane Kessi – aujourd’hui conseiller municipal à Vénissieux et adolescent aux moments des faits —, les tensions raciales étaient l’une des motivations principales des émeutiers :

    On avait parfois le sentiment que l’on ne pouvait pas descendre dans le centre de Vénissieux. On sentait une certaine animosité entre les deux quartiers. C’était, en quelque sorte, la cité des immigrés contre la ville des Blancs.

    Et cette situation n’a cessé d’empirer avec les années. L’ancien maire communiste de Vénissieux (de 1985 à 2009), André Gerin, l’a d’ailleurs avoué, «

    dès les années 90, on commence à voir dans certains quartiers l’antisémitisme, le racisme anti-blanc, le sexisme. Nous avons ignoré le problème.

    Il ne reste à Vénissieux, comme dans beaucoup de villes de banlieue, que très peu de Français de souche. Une situation particulièrement difficile à vivre pour les Françaises de souche, qui se retrouvent de fait en première ligne face au Grand Remplacement. Le témoignage de Laëtitia, habitante de la cité des Minguettes, dans un reportage du journal de 20 h de Tf1 donne un aperçu de la vulnérabilité de ces jeunes femmes. Elle déclare avoir peur d’être « victime d’une tournante », car elle s’estime « être une proie facile » en tant que « Française », avant d’ajouter « qu’elle aurait aimé être une Maghrébine et avoir un grand frère » pour « avoir du respect ».

    Plus de quarante ans de silence, d’aveuglement et de mensonges des pouvoirs publics ont conduit à cette situation, dont chacun sait qu’elle mènera à une issue dramatique.

    http://fr.novopress.info/

  • Blocage de l’A1, le symbole d’un pouvoir délétère et complaisant

    Si une cinquantaine de personnes peuvent bloquer une autoroute et des milliers d'automobilistes plus d'une nuit entière alors que gendarmes et CRS qui leur font face restent statiques l'arme aux pieds, c'est que celles-ci savent que leurs agissements resteront impunis.

    Depuis vendredi soir, une cinquantaine de gens du voyage ont bloqué l’A1 pour contraindre les autorités à accepter que le fils d’une des victimes de la fusillade, actuellement incarcéré à la maison d’arrêt d’Amiens pour vol et voie de fait, puisse assister, sous escorte policière, aux funérailles de son père.

    « Vers 21 h 30, les automobilistes ont dû s’arrêter sur l’autoroute avant Roye. Parmi ceux-ci, beaucoup de touristes étrangers rentrant chez eux. Belges, Britanniques et Hollandais ont été immobilisés toute une nuit dans leur véhicule en ce week-end de retour de vacances », communiquait le gestionnaire d’autoroute. Il y avait encore samedi matin plus de 2 kilomètres de bouchon et des familles entières avaient passé la nuit à tourner dans les villages alentour suite aux déviations mises en place.

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  • Le printemps orwellien des intellectuels français

    Des philosophes reprennent son héritage, les publications sont nombreuses à faire référence à son œuvre, un comité de journalistes le choisit comme figure tutélaire... L'écrivain George Orwell connaît une fortune singulière dans la pensée française actuelle. Comment expliquer le succès de cet homme de gauche britannique mort il y a soixante-cinq ans?
    Orwell, on n’a plus que ce nom-là à la bouche. Figure cardinale pour des philosophes marqués par le socialisme révolutionnaire et indépendants de la gauche comme Jean-Claude Michéa, référence incontournable pour le controversé Laurent Obertone, auteur de La France Big Brother, fournisseur officiel de slogans-chiffons rouges de la Manif pour tous, emblème d’un comité de journalistes voulant davantage de pluralisme, c’est-à-dire de questionnements de l’idéologie libérale, Orwell est invité à toutes les tables. 
    Preuve que l’orwellisme est décidément un parfum capiteux ces temps-ci, même les narines de la promo 2015-2016 de l’ENA l’ont senti. La troupe d’énarques porte désormais fièrement le nom de celui dont l’idéal politique, s’il était appliqué, ferait autant hurler les apprentis hauts-fonctionnaires de Strasbourg que leurs voisins députés européens.
    Pourtant, sur le papier, rien ne prédisposait George Orwell à tenir une telle place dans le paysage intellectuel français, encore moins sans doute à devenir l’enseigne de ce qu’on peut voir dans les exemples cités plus haut (oubliez les énarques ceci dit, ce qui ne devrait pas être trop difficile) comme un renouveau du souverainisme ou d’un conservatisme français. Des années après le rapt de Jaurès et Blum par un Nicolas Sarkozy plus proche des patrons du CAC 40 que des mineurs de Carmaux ou des grévistes de 1936, déleste-t-on à nouveau la gauche d’un de ses symboles? Certains s’étranglent en tout cas devant cette publicité inattendue de l’œuvre du Britannique. 
    Pourtant, à bien tendre l’oreille aux passages des grands thèmes d’Orwell, on s’aperçoit que la proximité d’Orwell avec les tenants d’une politique républicaine populaire, située en dehors des clivages traditionnels, n’est pas si saugrenue.
    L’itinéraire accidenté d’un fils de bonne famille
    George Orwell portait en fait le nom d’Eric Arthur Blair, et ce sera bien son seul point commun avec Tony. Il naît en Inde en 1903 dans une famille de la bonne bourgeoisie des colons anglais. Il intègre par la suite le très prestigieux Collège d’Eton, que fréquentent les enfants de l’aristocratie et des grandes fortunes du pays. Le futur auteur de 1984 y reçoit notamment l’enseignement d’un autre grand esthète de la dystopie: Aldous Huxley, qui écrira Le Meilleur des mondes.
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    La rivière Orwell dans le comté du Suffolk en Angleterre, où Orwell a puisé son pseudonyme | Adrian Cable via geograph.org.uk CC License by
    À la sortie de l’école, en devenant sergent en Birmanie, il enfile pour la dernière fois le masque d’un impérialisme qu’il ne tarde pas à jeter au loin. Son expérience dans la police impériale l’écœure vite et le rapproche des milieux anticolonialistes et marxisants. En 1934, il fait dire à son personnage John Flory dans Une histoire birmane que «le fonctionnaire maintient le Birman à terre pendant que l’homme d’affaires lui fait les poches». Ce dégoût est un point de non-retour dans la vie d’Orwell, qui revoit alors ses plans.
    C’est d’abord Londres puis Paris, villes où il entreprend de s’avilir, à l'instar d'Arthur Rimbaud, qui, un peu avant lui, s’était lancé dans «le dérèglement systématique de tous les sens», comme un projet littéraire sans doute mais aussi pour renouveler la forme d’une existence et s’extirper du cercle qui les a vus naître. De cette vie d’errance auprès des plus misérables, il tire la matière de son livre Dans la dèche à Paris et à Londres.

  • La confession ratée de Nicolas Sarkozy

    Décryptée par Jean-Pierre Maugendre :

    Arton497-1ec31"Dans l’hebdomadaire Valeurs Actuelles du 6 août 2015 Nicolas Sarkozy est interrogé par les journalistes Y. de Kerdrel et G. Lejeune. On peut penser que chaque mot de cet entretien, publié sous le titre : La confession, a été soigneusement soupesé ce qui donne à ce texte une incontestable autorité pour comprendre la pensée et les projets de l’ancien président de la République. Une bonne confession, cela se prépare !

    L’aveu des péchés

    La première étape de la confession est l’aveu de ses péchés précédé d’un examen de conscience sérieux. Or Nicolas Sarkozy n’a pas conscience d’avoir commis de faute. En effet : « Je ne dirai jamais que tout a été réussi. Et il nous faudra tirer les leçons de ce qui n’a pas bien fonctionné. » Trois années après son échec l’ancien Président de la République n’a pas eu le temps de faire son examen de conscience !D’ailleurs aurait-il péché que le mari de Carla Bruni ajouterait que ce serait moins que F. Hollande : « J’aimerais qu’on compare avec le bilan de mon successeur, après trois années de mandat ». Résumons cette première étape de la « confession » sarkozyenne : « Mon père, je ne suis pas un saint mais je n’ai pas eu le temps, depuis trois ans, de prendre du recul afin de savoir si j’avais fait des bêtises. En tout cas si c’était le cas, ces bêtises seraient moins graves que celles accomplies par mon successeur. J’ai peut-être une paille dans l’œil mais lui il a certainement une poutre ! »


     

    Notons également qu’il est possible de pécher par omission. Trois mots sont « étrangement » absents de ce long entretien de six pages : Islam, France et Famille.

    Le ferme propos

    Sans reconnaissance de ses fautes le ferme propos de ne plus les renouveler devient, bien sûr, sans objet. Nous ignorerons donc si Nicolas Sarkozy renouvellerait le hold-up anti-démocratique qui consista à faire adopter par le Congrès en 2008 le traité sur la constitution européenne qui avait été refusé par référendum en 2005, s’il regrette d’avoir eu comme ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, figure emblématique de la gauche bobo, socialiste, homosexuel et pédophile revendiqué selon son autobiographie La mauvaise vie, s’il est toujours contre ce qu’il appelait la double peine c’est-à-dire le fait qu’un délinquant étranger soit immédiatement expulsé vers son pays d’origine, s’il estime encore judicieuse l’intervention militaire de la France en Libye, si la baisse continue des crédits de nos forces armées sous son quinquennat témoignait d’une bonne anticipation des conflits à venir, etc.

    Les résolutions

    Il ressort de cette « confession » que Nicolas Sarkozy croit sincèrement que la crise que nous vivons est d’abord économique et financière. Ce sont donc des mesures économiques qu’il préconise pour sortir de l’ornière : réforme du code du travail, simplifications normatives, etc. Enfin, bien sûr, notre pénitent impénitent ne peut s’empêcher de dire du mal de son voisin, en l’occurrence le Front national. Il rappelle sans donner aucune explication qu’il a interdit tout type d’accord avec ce parti, dénonçant, en fin d’entretien, le « programme économique de Marine Le Pen (…) le même que celui de Mélenchon ». Le débat est ouvert mais chacun peut lire dans le Programme politique du Front national au chapitre sur le Redressement économique et social § Retraites et dépendance : « L’âge légal (de départ à la retraite) sera progressivement ramené à 60 ans ». C’est un fait.

    La pénitence et l’absolution

    Il est à craindre, pour lui, que monsieur Sarkozy ne puisse bénéficier d’une absolution ni de son confesseur ni du peuple français. En effet son ferme propos de ne plus renouveler les erreurs passées semble bien incertain. Ainsi concernant l’Europe Nicolas Sarkozy déclare : « Le fonctionnement de la zone Euro comme celui de l’Europe doivent être intégralement repensés car il nous faut décider vite et réagir sans délai ». Le statut de province française de l’Union Européenne dont bénéficie encore notre pays qui n’est plus maître ni de sa monnaie, ni de sa justice, ni de l’élaboration de ses lois ni de ses engagements militaires convient tout à fait à l’ancien président de la République. Ce qu’il demande c’est uniquement que les gauleiters Juncker, Merkel et Schäuble décident plus vite.

    Le futur candidat de 2017 dénonce le « déni de réalité ». Il affirme doctement « Du parler vrai naîtra la confiance ». Il discerne même : « L’inquiétude profonde des Français sur nos valeurs et notre identité » sans jamais cependant définir ces valeurs ni exposer par quoi elles pourraient bien être menacées.

    Au final tout cela paraît bien nébuleux. Nicolas Sarkozy semble n’avoir qu’un objectif : conquérir le pouvoir. Pour le reste on verra après. Alors que nous sommes, même Manuel Valls s’en est aperçu, à l’heure d’une véritable « guerre de civilisation » cet entretien-confession apparaît d’une terrifiante inconsistance face aux enjeux contemporains. Nous vivons une crise majeure : intellectuelle, morale, spirituelle, démographique et civilisationnelle. Face à cela le camelot qui a déjà fait faillite une fois demande qu’on lui fasse de nouveau confiance sur un programme… qui reste à définir. [...]"

    Michel Janva