France et politique française - Page 3812
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TVL : Philippe Randa : "Le grand remplacement n'est pas une thèse, c'est un constat"
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Najat, Manuel, Flanby et l'école
La volonté d'un passage en force de la réforme des collèges, malgré la pluralité des objections, de "droite" comme de "gauche" mérite, en elle-même qu'on s'y attarde. Elle s'est manifestés dès le matin du 20 mai par un décret publié au Journal Officiel. Elle a été encore confirmée l'après-midi même, par une obstination caractéristique à l'Assemblée Nationale.
Aussi bien la ministre à laquelle a été attribué le dossier, que le chef du gouvernement, ont en effet manifesté un volontarisme autoritaire auquel l'ectoplasme élu en 2012 ne nous avait pas habitués. "Ah vous vouliez des réformes, eh bien en voici une" semblent nous dire nos gouvernants, comme s'ils désiraient aussi faire passer un tel message aux autorités de Bruxelles.
La première question qu'on devrait se poser, dans un France où les conflits sociaux semblent en sommeil, c'est de savoir si véritablement, comme tous les grands moyens d'information l'ont répété depuis le soir du 19 mai, le corps enseignant des établissements publics s'est montré, oui ou non, indifférents aux mots d'ordre protestataires.
Car, contre une réforme qui se prétend égalitaire, qui vise clairement les populations, c'est-à-dire l'électorat, des banlieues, ce sont les syndicats de gauche qui sont descendus dans la rue.
Le débat parlementaire a en effet prouvé une chose : le gouvernement tient à mettre en place dès la rentrée scolaire de 2016ce qu'il présentera comme une grande avancée sociale. Cette date, techniquement trop proche a été imposée en fonction d'une échéance politicienne qui se situe en principe, sauf accident du calendrier, au printemps de l'année suivante.
Et c'est précisément pour ne pas permettre au pouvoir de se "marquer à gauche", en vue de 2017, qu'en face, ce furent bel et bien les communistes et les gauchistes, le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le Snetaa, le Snalc, Sud-Éducation, FO et la CGT Educ’action qui avaient lancé le mot d'ordre de la manifestation et de la grève.
Celle-ci a été observée, selon les académies, par 56 à 69 % des enseignants du secteur public en service ce jour-là. À noter que le gouvernement préfère comptabiliser une vue d'ensemble et répandre le bruit d'une "faible mobilisation". L'administration a donc décidé de recenser aussi, comme non-grévistes, les professeurs qui n'avaient pas de cours ce jour-là, et même ceux des établissements privés. C'est ainsi qu'il arrive à un pourcentage de 23 % qui permet de sous-estimer la réalité. "Bien réussi patron" dirait Mary Poppins.
On doit aussi comprendre le contexte de cette réforme pour, et surtout contre laquelle les Français se passionnent, à juste titre, depuis plusieurs semaines.
L'abaissement des collèges publics impactera évidemment l'avenir de la jeunesse de France, qu'on s'efforce encore de tirer un peu plus vers le bas. À ce titre, et indépendamment de toute considération politique institutionnelle, il mérite donc d’être dénoncé, combattu et, si possible, empêché.
La droite annonce qu'elle l'abrogera si elle revient au pouvoir : le principe de précaution commanderait de ne pas trop croire cette promesse et de ne pas se fier à cette hypothèse. En règle générale, en effet, ce qui tient lieu de "droite" dans notre pays "abroge" très peu.
Mais le chef de l'État, lui, a fait de cette "réforme" un argument de vente en vue de sa réélection. La proximité de "Najat" et de "Flanby" devrait nous éclairer. Son époux le fort discret Boris Vallaud a été promu à l'automne 2014 secrétaire général adjoint de l'Élysée. Cette nomination ne peut pas être tenue pour une coïncidence et le fait de poser la question ne nous ramène pas à un simple jeu de l'esprit conspirationniste.
On doit donc saluer la pugnacité au sein de l'opposition de Bruno Le Maire, et bien plus encore soutenir sa proposition de remplacer "le collège unique par un collège diversifié".
La mobilisation de droite, au vrai sens du mot, dont il se fait ici le rassembleur, aura cependant fort à faire pour imposer au sein même de l'actuelle opposition une telle évolution culturelle.
Bien évidemment, par exemple, MM. Juppé et Bayrou ondoient. Ces deux représentants de cet immobilisme chiraco-centriste qui a fait tant de mal par le passé nous ont habitué aux prises de positions contradictoires.
Ainsi, autrefois, après s'être déclarés l'un comme l'autre, entre 1991 et 1993, fort opposés au collège unique il n'y touchèrent pas. Ni l'un ni l'autre, – l'actuel maire de Bordeaux comme chef du gouvernement entre 1995 et 1997, l'actuel maire de Pau comme ministre de l'Éducation inamovible dans les deux gouvernements de droite entre 1993 et 1997, – n'accomplirent sur ce terrain aucune avancée. Et, aujourd'hui encore, ils flanchent sur cette question décisive et révélatrice du démantèlement du "collège unique". On vient d'apprendre un projet de grande manifestation "contre", mais on se garde bien de nous en révéler le contenu "pour". S'agira-t-il d'un nouveau miroir aux alouettes destiné à montrer simplement que l'opposition existe. On doit le craindre hélas.
À cet égard il faut bien situer les responsabilités dans le déclin de l'École : celles de la "droite" apparaissent considérables. Pour être plus exact on parlera ici de "fausse droite", d'une droite intoxiquée par des mots d'ordre que véhicule le grand orient de France, lieu géométrique de la classe politique socialiste, des opérations d'union de la gauche et de certains secteurs la haute administration comme le Ministère de l'Intérieur et l'Éducation nationale, ceci depuis très longtemps.
L'achèvement du collège unique remonte à la réforme Haby de 1975, c'est-à-dire à l'ère Giscard d'Estaing, mais ses racines sont beaucoup plus anciennes. On peut parler du plan Langevin-Vallon, clairement socialo-communiste en 1944-1945, et dont les ateliers et les convents du grand-orient discutaient déjà 10 ans plus tôt : de 1935 à 1975 ce"Socialisme maçonnique" (1)⇓ met 40 ans à s'instituer, puis de 1975 à 2015, il met encore 40 ans, avec le concours des destructeurs soixante-huitards à produire ses conséquences funestes en termes d'inculture.
Yves Thréard, s'adressant le 14 mai aux lecteurs du Figaro a exhumé, à fort juste titre sans doute, un beau texte de Léon Blum de 1933 mettant en cause "l'acharnement des députés de gauche, à détruire en France les études gréco-latines, maîtresses de civisme et de liberté".
Cet "acharnement", Léon Blum le jugeait alors "déconcertant".
Mais ne mettons pas seulement en cause les "députés de gauche". Les technocrates et autres ministres appelés par la "droite" étatiste s'y sont employés par le passé. Il faut empêcher cette manœuvre comme il fait enrayer celles de l'homoncule de l'Élysée dont Najat Vallud-Bekacem ne joue rue de Grenelle qu'un rôle néfaste d'agent recruteur en vue de 2017.
JG Malliarakis
Apostilles
- cf. les travaux d'AG Michel sur le "Socialisme maçonnique". ⇑
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Référendum sur l'immigration : en Hongrie c'est possible
Communiqué de Nicolas Bay, Député français au Parlement européen, Secrétaire général du Front National :
"Dans l’hémicycle du Parlement européen, Victor Orban a donné hier aux eurocrates, pour lesquels les directives de la commission de Bruxelles sont paroles d’Évangile, une leçon de démocratie. En réponse à des attaques outrancières, il a affirmé : « Nous voulons que l’Europe reste le continent des Européens et que la Hongrie appartienne aux Hongrois : c’est notre droit. »
En effet, alors que la Hongrie est, après la Suède, le pays de l’Union européenne qui accueille le plus de réfugiés proportionnellement à sa population, le peuple hongrois se prononce actuellement sur la politique d’immigration dans le cadre d’un référendum.
Une initiative populaire qui devrait servir d’exemple à tous les dirigeants européens, dont la politique d’immigration massive démontre chaque jour son lot de conséquences catastrophiques, économiques mais aussi identitaires et sécuritaires.
En indiquant clairement que la Hongrie n’avait pas vocation à accueillir toute la misère du monde aux dépens de ses intérêts,Victor Orban envoie un signal d’insoumission aux technocrates : la souveraineté et la prise de décision doivent revenir exclusivement au peuple, maître chez lui et donc libre de décider de ses propres lois.
À l’heure où les directives et traités européens empêchent toute prise de décision pragmatique conformément aux intérêts de chaque nation, cet exemple de défiance à l’égard de la commission de M. Juncker invite à l’optimisme. Si le peuple français le veut, alors le Front national pourra lui aussi prendre les dispositions nécessaires pour stopper ce torrent migratoire qui plombe les comptes publics, désagrège l’unité nationale et génère le communautarisme, terreau de l’islamisme radical."
Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
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Thibault Isabel : Nihilisme, mal de vivre et crise de la modernité
Plan de l'exposé :
1/ Etat des lieux : le suicide et la dépression sont des problèmes majeurs aujourd’hui
2/ Le mal-être se développe avec la richesse économique des nations
3/ Les modes de vie modernes favorisent la solitude
4/ Les pauvres souffrent plus que les riches de la modernité, au XXIe siècle
5/ La mondialisation des menaces rend toute action individuelle ou collective impossible et nous déprime
6/ Notre ère se caractérise par le désenchantement et la fin des idéaux
7/ La société de consommation aggrave le processus, en valorisant le présent plutôt que l’avenir
8/ La modernité comporte malgré tout de nombreux mérites, comme le goût pour la réalisation personnelle -
Bretagne : les jeunes nationalistes contre l’immonde Frédéric Mitterrand
Bravo aux jeunes nationalistes de la région de Quimper, notamment ceux du Renouveau français – Bretagne Sud !
Vu sur le site du RF :
« Ce dimanche 17 mai, se déroulait au Prieuré (!) de Locmaria à Quimper un « salon du livre ».
Après avoir su que ce fameux salon accueillait à bras ouverts le pédophile Frédéric Mitterrand, quelques militants du Renouveau Français Bretagne-Sud ainsi que d’autres nationalistes de cette localité n’ont pas hésité à faire connaître leur mécontentement aux cris de « pas de pédophiles dans nos quartiers, pas de quartiers pour les pédophiles » !Car oui, la Bretagne et la France n’acceptent pas les pédophiles avérés et qui s’en vantent ! Après quelques minutes de manifestation, les militants ont été évacués sans violence par le service de sécurité ; suite à cela, la police politique s’est livrée à un contrôle. Continuant la lutte par la distribution de tracts dans le secteur puis dans la ville de Quimper, les militants ont gagné de nombreux habitants à leur cause légitime ! »
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L’interdiction du FN est-elle possible ?
La nouvelle a été révélée dans les médias, notamment sur l’antenne de Sud radio, par Geoffroy Le Jeune, chef du service politique de Valeurs actuelles. Marine Le Pen informait dernièrement le Bureau Politique du FN avoir eu connaissance, de sources sûres, d’une volonté du tremblotant Manuel Valls d’interdire le Front National. Une solution certes radicale pour clore notamment tout débat sur l’opportunité d’un changement de nom de notre Mouvement! Marine a ainsi annoncé que le Premier ministre aurait demandé à ses services la rédaction d’une note juridique pour savoir si ladite interdiction pouvait reposer sur une base légale, fondée en droit. Nous savons que les adversaires de l’opposition patriotique, de l’UMP au Front de Gauche, contestent le caractère républicain d’une des piliers du programme frontiste, à savoir notre volonté de réinstaurer la préférence (priorité) nationale et plus largement de redonner aux Français la maîtrise de leur destin. Et cela, le Système ne nous le pardonne pas.
Dans le années 90, l’actuel premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, Jean-Luc Mélenchon, tous les partis d’extrême gauche, des journaux comme Libération, Charlie hebdo, des officines antiracistes comme SOS racisme, la Licra, le Mrap, des lobbies divers et variés, des figures du petit monde intellocrate tous dressés contre le FN, «le parti de la pensée sauvage » comme le définissait Jean Baudrillard, ont mené campagne pour la liquidation du FN.
Une campagne qui avait été enrayée de manière assez nette après les aveux de l’ancien Premier ministre et candidat malheureux face à Jean-Marie Le Pen en 2002, Lionel Jospin. Invité le 27 octobre 2007 de l’émission Répliques sur France culture, M. Jopsin avait avoué la supercherie : «Pendant toutes les années du mitterrandisme, nous n’avons jamais été face à une menace fasciste, donc tout antifascisme n’était que du théâtre. Nous avons été face à un parti, le Front National, qui était un parti d’extrême droite, un parti populiste aussi, à sa façon, mais nous n’avons jamais été dans une situation de menace fasciste, et même pas face à un parti fasciste ». Propos réitérés par M. Jospin, qui a de nouveau prouvé par là qu’il était un homme honnête et estimable, lors de son passage dans l’émission de Laurent Ruquier sur France 2 en 2010.
Dernièrement, du fait de la montée en puissance électorale de l opposition patriotique, cette idée d’interdire le FN circule de nouveau de manière plus ou moins implicite dans une médiasphère accusant grotesquement le FN de parenté avec le nazisme -voir notre article publié hier. Une volonté d’acclimater les esprits à la liquidation du Front dont témoigne en février dernier, exemple parmi d’autres, la saillie du (mauvais) député PS du Bas-Rhin, Philippe Bies. Ce dernier avait ainsi déclaré sur Twitter, réagissant à l’abjection de la profanation du cimetière juif de la commune de Sarre-Union: «C’est sans doute une coïncidence mais le FN a fait près de 41% aux dernières municipales à Sarre-Union»… Invité début mai par Léa Salamé sur France Inter, l’avocat au barreau de Lille, Éric Dupond-Moretti, s’était clairement prononcé pour une interdiction du Front: «c’est un parti qui n’est pas républicain (…). Je pense qu’il faut l’interdire, oui. Mais c’est compliqué». Peut être plus compliqué en effet que de multiplier à son encontre, comme cela est le cas ces derniers mois, les procédures et les enquêtes fallacieuses pour l’entraver et salir son image…
Invité aujourd’hui de l’antenne de Sud radio, le très décrié député UMP de l’Oise, Eric Woerth, a fait part de l’embarras d’une partie du Système devant la révélation au grand jour de cette volonté d’éradication. « Ce genre de questions ne fait que renforcer le FN » a-t-il dit. «Le Front National véhicule des idées d’extrême-droite, mais qui sont autorisées. Ce type de débat, ça fait monter le FN parce que ça énerve les gens. Je suis à l’opposé de ce qu’il propose (…) mais il est autorisé par la République. C’est un adversaire en tant que parti. L’interdire, c’est autre chose. Peut-être que M. Valls se dit qu’il est incapable de faire baisser le Front National par d’autres méthodes. »
« Le FN est un parti a poursuivi M. Woerth. Tant qu’il reste dans les valeurs constitutionnelles de notre République, il n’y a aucune raison (de l’interdire). Ce n’est pas seulement le FN. Toute organisation qui briserait le droit constitutionnel, qui irait sur un terrain juridique impossible, serait interdite. C’est vrai pour tout le monde ».
Il est certain que le FN, lui, ne prône pas l’interdiction de l’UMP et du PS, dont les dirigeants n’ont que le mot «République» à la bouche, mais qui ont pourtant commis des atteintes bien réelles, tangibles, contre notre République française. Bruno Gollnisch constate, comme l’avait fait dans une tribune peu avant sa disparation l’historien Dominique Venner, que les partis dits de gouvernement ont privé notre pays des trois attributs de la souveraineté Française. A savoir «la capacité de faire la guerre et de conclure la paix», dont nous sommes privés du fait de notre inféodation à l’Otan et aux Etats-Unis; la capacité de battre « monnaie » que nous avons abandonné à la technocratie mondialiste bruxelloise et bien sûr « la maîtrise du territoire et de la population». Autant de raisons pour la Caste aux abois de faire taire le FN, et à travers lui , la colère du peuple français qu’elle s’échine à museler et bafouer.
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Le PS pris en FLAG de manipulation
20/05/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le Bulletin de Réinformation)
Lors d’une interview accordée à Europe 1, des responsables PS ont affirmé vouloir lancer une enquête parlementaire sur les finances du FN afin de le déstabiliser.D’après les journalistes d’Europe 1, le Parti Socialiste compte « passer au laser les finances et le fonctionnement du FN » dans le but de déstabiliser le parti. Le PS veut lancer une commission d’enquête parlementaire sur l’emprunt de 9 millions contracté auprès d’une banque russe.
Mais le minutage est précis : il s’agit de lancer l’enquête en octobre 2015 pour, selon les termes employés,« laisser passer le psychodrame familial et assener un second coup, plus fort ».
La tentative de déstabilisation pourrait durer jusqu’à 6 mois. Il s’agit d’impliquer le plus de membres possible du Front National. L’enquête va notamment « feuilletonner » pendant les élections régionales. Le but final est de malmener l’entrée en campagne de Marine Le Pen. A la nouvelle de ce reportage, le Front National a répliqué par un communiqué de presse sur son site Internet. Selon la déclaration, le PS prouve son « mépris des règles les plus élémentaires de la démocratie et de notre Constitution ».
L’auteur s’interroge finalement « quoi de plus risible que de confier une commission parlementaire sur le financement d’un parti au PS, parti politique ravagé par la corruption, le clientélisme et l’immoralité depuis des décennies ? ».
De son côté, Marine Le Pen prend bien la chose :« Je vais profiter de ces heures et de ces heures d’auditions en direct pour leur dire ce que je pense d’eux et de leurs méthodes. Cela va donner au FN une tribune, à laquelle probablement le PS n’a pas pensé. Croyez-moi, je les attends avec impatience. »
http://fr.novopress.info/187809/le-ps-pris-en-flag-de-manipulation/
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Éditorial de L’AF 2909] Identité française : Tout indique une renaissance
Invité le 17 mai sur Radio J, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS a déclaré : « Je ne sais pas ce qu’est l’identité française, je connais l’identité de la République ». L’aveu est sans bavure, confirmant ce que nous écrivions dans le précédent éditorial : « La République, pour nos hommes politiques, n’est plus française, elle EST, tout simplement. »
Ainsi, il n’est même plus besoin des royalistes pour opposer la république à la France : les républicains s’en chargent désormais tout seuls ! La République aurait une identité, la France n’en aurait pas, elle serait même le seul pays au monde à ne pas en avoir, car les socialistes, qui sont par ailleurs de forcenés communautaristes, reconnaissent évidemment une identité à tous les autres peuples, à toutes les autres cultures, à partir du moment où il ne s’agit ni de la culture ni du peuple français. « Allez donc visiter le Mont-Saint-Michel ou le château de Versailles, cela vous donnera un début d’idée », a rétorqué Marion Maréchal-Le Pen à Cambadélis... Mais comment pourrait-il reconnaître la France dans sa dimension royale et catholique ? Elle n’est pas le fruit d’une motion du parti socialiste...
Oui, depuis deux siècles, nos « républicains » patentés ont du mal avec la France, ce qui est logique puisque la république a été fondée sur le rejet de dix siècles d’histoire et d’identité françaises. Anticipant la formule de Brecht, n’a-t-elle pas cherché à « dissoudre le peuple pour en élire un autre » ? C’est-à-dire, plus exactement, à en modeler un selon ses vues en éradiquant toute trace de l’ancien par le sang, le feu et des destructions patrimoniales qui n’ont rien à envier à celles opérées par l’Etat islamique ?
Cet aveu du premier des socialistes éclaire de manière rétrospective les déclarations du premier ministre à la suite des événements du 11 janvier dernier selon lesquelles « c’est la République qui a inventé la nation », c’est-à-dire ...la conception républicaine de la nation. La république est un concept tautologique : elle ne renvoie qu’à elle-même. On ne saurait évidemment être socialiste et patriote si, effectivement, la France n’existe pas et que ne demeure qu’une religion républicaine, compatible, elle, avec Mammon, comme le prouve la conversion des socialistes à l’internationale des marchés. La république ? La seule divinité, en régime laïque, envers laquelle le prétendu « droit au blasphème » ne saurait être invoqué. Le projet de loi sur le renseignement, adopté en première lecture à l’Assemblée nationale et qui ne vise qu’incidemment la menace terroriste, ou l’intention de Taubira d’extraire les « discours haineux » (sic) de la loi de la presse de 1881, par ailleurs sans cesse révisée dans le sens d’une entrave toujours plus grande à la liberté d’expression, pour en faire des délits de droit commun, vont dans le même sens : ôter tout possibilité de contester les « valeurs républicaines », dont seuls nos idéologues républicains définissent les limites républicaines, qui ne sauraient englober le respect d’une identité française dont, bientôt, la seule évocation sera taxée de « discours haineux », et punie comme tel. Quant à la réforme du collège qui s’accompagne d’une refonte des programmes, elle est la traduction scolaire de ce déracinement volontaire. Depuis son adoption en 1944 et sa mise en application progressive, le Plan Langevin-Wallon, inspiré par le parti communiste, ne vise, au nom de la « démocratisation » de l’enseignement, rien moins qu’à former un « citoyen » à la morale républicaine irréprochable, tout en favorisant un pédagogisme ennemi de l’excellence, que le mouvement de mai 1968 n’a fait qu’enrichir de ses revendications individualistes et hédonistes. Avec, au nom de l’égalité, une valorisation de la médiocrité, revendiquée par Belkacem qui vise explicitement à supprimer tout élitisme, comme si la France n’avait pas besoin d’élites... Mais il est vrai que la France est un fantasme haineux et que seule la république existe, une république qui, comme le répliquait déjà le président du tribunal révolutionnaire à Lavoisier, « n’a pas besoin de savants ». Chacun a les grands ancêtres qu’il mérite. Selon Valls, la république n’a pas seulement inventé la nation, elle a aussi « inventé l’école »... Manifestement, celle qui fabrique des crétins. Bientôt, seuls les parents qui en ont les moyens pourront offrir une école de qualité à leurs enfants, puisque même l’école catholique sous contrat se réjouit béatement de la réforme. Où comment les socialistes et les imbéciles qui les servent aggravent les inégalités sociales qu’ils prétendent combattre...
Les socialistes uniquement ? Comme le remarque François-Xavier Bellamy dans Le Figaro du 18 mai, cette réforme s’inscrit dans « la continuité des politiques absurdes mises en œuvre, depuis quelques décennies, par la superstructure de l’Éducation nationale ». La droite a en effet avalisé le plan Langevin-Wallon, notamment en créant le collège unique en 1975 (loi Haby) et en l’accompagnant d’une course à la médiocrité dont la réforme Belkacem n’est que le dernier avatar. Aujourd’hui Bruno Le Maire (UMP) veut aller encore plus loin dans la primarisation du collège en prônant un seul corps de professeurs du CP à la fin du collège, c’est-à-dire pour toute la scolarité obligatoire — un objectif du plan Langevin-Wallon. Il est également favorable au tout anglais... Comme en matière de mœurs, la responsabilité de la droite est aussi écrasante que celle de la gauche dans l’asservissement des élites du pays.
On comprend pourquoi elle veut, elle aussi, monopoliser le terme « républicain ». Par-delà le tropisme américain de Sarkozy, l’appellation « Les Républicains » est un témoignage de la disparition de la nation dans les préoccupations du pays légal. Comment s’en étonner puisque le PS et l’UMP ont d’un commun accord abandonné la direction du pays à une instance supranationale qui négocie elle-même, dans le cadre du traité transatlantique, la totale soumission des Etats membres de l’Union européenne à l’Empire américain ?
Une bonne nouvelle, pourtant : 65 % des Français ne sont plus sensibles aux termes « République » et « valeurs républicaines » selon un sondage exclusif Ifop pour Atlantico publié le 10 mai. Manifestement, ces mots sont usés d’avoir trop servi à tout et à son contraire. Le républicanisme de Valls et de Sarkozy déjà soldé par les Français ? Marine Le Plen devrait prendre garde à ne pas les suivre sur cette pente glissante : il n’est pas sûr que la république fasse encore longtemps recette. Et si Emmanuel Todd, dans son dernier opus se demandant Qui est Charlie ? avait — au moins partiellement — raison ? Peut-être une grande partie des 4 millions de Français qui ont défilé le 11 janvier est descendue dans la rue non pour défendre les « valeurs républicaines » mais en « catholiques zombies » — quelle expression haineuse ! —, c’est-à-dire pour crier leur volonté de continuer à vivre dans un pays libre et fort d’une identité dont le catholicisme profond, même lorsqu’il n’est plus reconnu comme tel, est, en effet, foncièrement étranger à la religion républicaine. Les catholiques, identifiés eux, de la Manif pour tous avaient déjà donné des sueurs froides à notre intellectuel laïque et cosmopolite qui les déteste. Cambadélis, l’identité française existe : demandez-donc à Emmanuel Todd qui l’a rencontrée. Son cadavre bouge encore ! Tout indiquerait même une renaissance.
François Marcilhac - L’Action Française 2909
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Identite-francaise-Tout-indique
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Hollande à Carcassonne : 4 militants LMPT arrêtés
Lu ici :
"Le mouvement La Manif pour Tous a annoncé son intention de porter plainte après l'interpellation et la rétention au commissariat de Carcassonne de quatre de ses militants qui s'apprêtaient à manifester le long du parcours du président de la République François Hollande, mardi, à Carcassonne.
Alors qu'ils s'étaient rassemblés sur le parking d'un restaurant proche de La Fabrique du Sud, la coopérative visitée par M. Hollande, les quatre manifestants ont été "encerclés par une vingtaine de policiers en civil qui les ont embarqués au commissariat pour une vérification d'identité"a relaté Jean-Luc D'Auzac, le porte-parole régional du mouvement.
Selon lui, la "vérification" aurait duré très longtemps : deux heures pour trois d'entre eux et près de 5 h 30 pour le quatrième "soit bien plus que les 4 h maximum autorisées pour une simple vérification", souligne M. D'Auzac.
Le vice-procureur de Carcassonne a confirmé les interpellations et justifié la longueur de la garde à vue par une "audition libre" de l'un des interpellés, qui pouvait être soupçonné de vouloir commettre une infraction, en l'occurrence la "participation à une manifestation non autorisée", puisque celle-ci n'avait pas été déclarée en préfecture."
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10 islamistes expulsés en 2014, 52 dossiers d’expulsion en cours, 147 procédures judiciaires
Commission d’enquête parlementaire sur le djihadisme, les auditions se poursuivent : expulsions, procédures pénales et crise de nerfs de Taubira au menu.
Après les chiffres des personnes impliquées dans les filières djihadistes, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a livré hier les chiffres d’expulsion : ce sont dix islamistes radicaux étrangers qui ont été chassés de France en 2014 et 52 dossiers supplémentaires sont en cours d’instruction, a déclaré le ministre, pour une moyenne de huit expulsions chaque année.
Bernard Cazeneuve a aussi mentionné 69 interdictions de sortie du territoire visant des Français soupçonnés de vouloir rejoindre le Djihad au Moyen-Orient et le blocage de 36 sites Web faisant l’apologie du terrorisme. Ces deux mesures ont été introduites par la loi anti-terrorisme votée en novembre dernier.
Enfin, le ministre de l’Intérieur a indiqué que 24 interdictions administratives de territoires avaient été prononcées à l’encontre d’étrangers.Aujourd’hui, c’est Christiane Taubira qui était auditionnée par la commission. Elle a annoncé que
147 procédures judiciaires sont en cours et sont en lien avec la Syrie (…) 170 personnes sont mises en examen, 105 en détention provisoire (…) 65 sont sous contrôles judiciaires. » En ce qui concerne les 147 procédures, 122 sont encore en cours en France.
Après l’avalanche de chiffres, le débat s’est révélé houleux lorsque le député UMP et ancien juge d’instruction Georges Fenech a pointé le manque de volet répressif dans la lutte contre le terrorisme et la politique pénale menée par la ministre.
Cessez de dire qu’il n’y a pas de répression ! il s’agit d’avoir des politiques responsables (…) alors arrêtez de nous faire des procès sur tout !
S’est emportée la garde des Sceaux, décidément de moins en moins maîtresse d’elle-même.

