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France et politique française - Page 3950

  • "Il est outrancier de soutenir que le FN présenterait un danger pour la république"

    D'Ivan Rioufol :

    "L'obsessionnelle détestation du FN, partagée par l'UMP et le PS,révèle chez eux un même refus de se confronter à leurs échecs. [...] Quand ce n'est pas Nicolas Sarkozy, qui jure de sanctionner le moindre accord avec le FN, c'est Manuel Valls qui «revendique la stigmatisation de Marine Le Pen». Non seulement les limites de la diabolisation n'ont pas été analysées par les états-majors, mais l'excommunication républicaine est réactivée de plus belle. La panique des faibles s'étale au grand jour.

    C'est un monde politique à la pensée pétrifiée et à la violence verbale débondée qui s'acharne en vain contre l'hydre fascistoïde. En réalité, le FN recentré est devenu un courant populaire raisonnable, qui s'inscrit dans la révolution démocratique partout en marche. [...] Néanmoins, il est outrancier de soutenir que ce parti présenterait un danger pour la république. La vacuité de l'argument, outre qu'il dévoile chez ceux qui le servent un complexe de supériorité mal venu, pourrait bien accélérer son arrivée au pouvoir.

    Il y a, oui, une forme de bêtise chez ceux qui privilégient le lynchage à la réflexion. Comment expliquer autrement l'état du débat, qui n'ose toujours pas aborder les questions sociétales sur lesquelles le FN prospère? Quand Michel Onfray qualifie, lundi, le premier ministre de «crétin» après avoir été accusé par ce dernier de «perdre ses repères», le philosophe pointe la gauche idéologue, sectaire, manichéenne, qui n'est pas la sienne. Christiane Taubira, qui bat l'air de phrases vides, illustre ce monde stérile, vaniteux et autoritaire. Mercredi, elle a annoncé vouloir activer les «actions de groupe» contre le racisme et la discrimination, sans définir ces mots fourre-tout dont abuse la police de la pensée. L'erreur de la droite est de se laisser, une fois de plus, entraîner à se solidariser avec cette caste finissante, qui tente de préserver par l'intimidation tyrannique son indéfendable magistère."

    Michel Janva

  • Par-delà Droite et Gauche

    Permanence et et évolution des idéaux et des valeurs non-conformistes

    [Ci-contre : Arnaud Imatz. Né à Bayonne en 1948, est docteur d’État en sciences politiques, diplômé en droit et sciences économiques. Hispaniste de vocation, il a publié plusieurs ouvrages et de nombreux articles dans une trentaine de revues européennes et américaines]

    Les éditions Godefroy de Bouillon viennent de publier un excellent livre d’Arnaud Imatz, intitulé Par-delà Droite et Gauche : Permanence et évolution des idéaux et des valeurs non-con­formistes, un livre qui éclaire la malhonnêteté des nouveaux censeurs. Dans son prologue, l’auteur écrit :

    « À l’heure de rendre compte de la ou, plutôt peut-être, des culture(s) politique(s) non­ conformiste(s), la tradition scientifique de rigueur, de probité et d’objectivité, constamment invoquée, est rarement respectée. Historiens, philosophes, politologues, sociologues et journalistes oscillent entre le silence prudent, qu’impose la peur d’être “gommé” professionnellement, et l’attitude belliqueuse, l’engagement polémique, sectaire, intolérant, qu’explique parfois la conviction, mais plus souvent l’opportunisme. Beaucoup renoncent à l’analyse lucide et pondérée des idées, des doctrines, des mentalités et des visions du monde de l’“Autre”, pour faire l’histoire de leurs altérations, distorsions, déformations ou contrefaçons. Ils interprètent comme apologie toute prise en compte d’un point de vue, de valeurs, de faits ou de documents qui contredisent leurs opinions. Sous couvert d’érudition, de préoccupation historique et de méthode scientifique, s’active un instinct, s’agite une psy­chologie de partisan, qui juge systématiquement les idées de l’adversaire à travers celles de leurs sous-produits, celles de l’a­mi n’étant considérées que dans leurs élaborations les plus achevées (…). Ces analyses tendanciellement manichéennes dé­rivent vers des interprétations fantasmatiques lorsqu’elles sont vulgarisées. Supportant mal le doute naturel et nécessaire chez le politologue, les esprits fébriles et sectaires sont soulagés dans un système clos, où l’absence d’objectivité dans le débat est compensée par la ferveur partisane. Il s’agit pour eux de diaboliser toute pensée “politiquement incorrecte” et de criminaliser ceux qui l’expriment. Bouffis d’orgueil et de prétention intellectuelle, en quête de succès de presse faciles, ces inquisiteurs ressassent interminablement, jusque dans les organes réputés les plus prestigieux, leurs assertions dogmatiques sur la “personnalité autoritaire”, leurs pétitions de principe et leurs exagérations de toute nature, qui nourrissent en fait des complexes phobiques de mythomanes conspirationnistes. Les analyses les plus nombreuses s’arrêtent sur des aspects de détail, sur l’apparence et non sur les idées. L’image qui s’en dégage est celle d'un iné­vitable stéréotype aussi absurde que contradictoire : le non-conformiste représente tout à la fois le violent, le haineux, le per­vers, le comploteur, le réactionnaire, l'immobiliste, le défenseur de l’ordre moral, l’incarnation du mal ! ».

    Dans le dernier chapitre intitulé “Le renouveau de la culture poli­tique non conformiste”, nous lisons :

    « (…) la nouvelle droite, depuis un peu moins de dix ans, paraît épuisée, décline et ne subsiste plus qu’à l’état résiduel. Sa redéfinition comme centre d’agitation d’idées anti-libérales, au nom d’un anti-utilitarisme généralisé, son insistance à confondre amour libre et promiscuité sexuelle, lui permettent des rencontres passagères, des débats fugaces mais sans lendemain car ne s’inscrivant pas dans une véritable stratégie, avec les animateurs de petits groupes d’intellectuels de gauche. Le meilleur exemple est fourni par le MAUSS (mou­vement anti-utilitariste dans les sciences sociales), animé par Alain Caillé etSerge Latouche, et influencé aussi par les travaux de Michel Maffesoli. C’est dès lors en partie autour des revues Nationalisme & République (aujourd’hui défunte) de Michel Schneider, et surtout de Vouloiret Orientations de Robert Steuckers, qu’a tenté de se regrouper, pour trouver un second souffle, la tendance la plus politique, la plus radicale et la plus non conformiste de la nouvelle droite ».

    ♦ Arnaud Imatz, Par delà Droite et Gauche : Permanence et é­volution des idéaux et des valeurs non conformistes, édi­tions Godefroy de Bouillon, Paris, 1996, 272 p.

    ► Pierre Monthélie, Nouvelles de Synergies Européennes n°26, 1997.

    ♦ lire aussi : recension (Cartouches n°3, 1997) ; fiche de lecture (scriptoblog).

    http://www.archiveseroe.eu/recent/3

  • Le PS torsionne un peu plus la laïcité en voulant développer les écoles musulmanes privées

    5 semaines après avoir participé à un groupe de travail sur la “cohésion républicaine”, certains signataires du parti socialiste s’en désolidarisent. La cause est la dernière phrase du rapport qui en est ressorti : “Il faut développer les établissements scolaires privés sous contrat”. En l’occurrence musulmanes, pour que les choses soient claires.

    Cette réflexion de groupe qui était venue en réaction des attentats islamistes de janvier à Paris est pour le moins troublante par cette phrase de conclusion. Des participants (Emmanuel Maurel, Sandrine Mazetier, François Kalfon) prétendent cependant ne pas en avoir eu connaissance. Soit ! Après la loi Macron passée au 49.3, une nouvelle fronde apparait contre ce gouvernement qui a de moins en moins la côte y compris auprès de sa propre majorité.

    Bernard Cazeneuve, lui, ne s’en départit pas puisqu’il a repris lors du conseil des ministres du 25 février des propositions du texte, notamment sur les écoles privées :

    “Le gouvernement veillera à ce que l’enseignement privé confessionnel musulman puisse se développer dans le respect des principes républicains. Des instructions seront adressées aux préfets et aux recteurs afin qu’ils fassent pleinement usage de leurs prérogatives de contrôle”.

    Ces forcenés laïcards, voire ces forçats de la laïcité ont subitement décidé d’abandonner leur combat principal : la laïcité.
    À l’approche des cantonales, le sujet se fait discret et ne sera clarifié qu’après, aveu de son impopularité prévisible.

    “En renonçant à défendre l’école publique le parti socialiste trahit la République.” C’est en ces termes forts que le Parti radical de gauche (PRG) de Jean-Michel Baylet a combattu les propositions du PS sur la laïcité.
    “Ces propositions sont indignes de la tradition socialiste d’émancipation vis-à-vis des religions et sont une insulte à la mémoire d’Alain Savary qui a combattu avec force pour unifier l’enseignement secondaire”, dénoncent-ils encore, dans un communiqué publié lundi 11 mars 2015. Les radicaux de gauche demandent à Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, de “rapidement clarifier la position du PS en matière de laïcité”.
    “Quand nous avons lu le document, nous avons pensé que c’était une contribution d’un courant socialiste. Nous avons été estomaqués de lire que le PS encourageait les écoles confessionnelles et les lieux de culte”, a expliqué Pascal-Eric Lalmy, secrétaire national à la laïcité au PRG.

    http://fr.novopress.info/

  • La Grande Mosquée d'Angers : "une chance" pour le maire UMP

    Avec un minaret de 21 mètres, tout de même.

    Michel Janva  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • L'enfant tueur de l'Etat islamique vient de Toulouse

    Lu ici :

    "C'est vraisemblablement en début de semaine que des enfants ont visionné sur internet la vidéo montrant l'exécution mise en ligne par le groupe terroriste Daesh. A leur grande surprise, ils ont reconnu l'enfant qui tenait l'arme. C'était l'un de leurs camarades qu'ils avaient fréquenté il y a plusieurs mois dans leur classe ou dans leur école. Certains ont partagé leur surprise avec leurs parents qui ont immédiatement averti les enseignants.

    L'Inspecteur d'Académie de la Haute-Garonne a mis en place dès jeudi une cellule psychologique. L'objectif : aider les parents désemparés à répondre aux questions de leurs enfants qui ont fait une si terrible découverte; Selon l'Inspecteur d'Académie qui a participé à l'une de ces réunions, certains parents étaient en larme."

    Michel Janva  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Le suicide de la gauche ou la sédation profonde ?

    En pleine campagne électorale, il s’agit de rallier une partie de la gauche hésitante et en lambeau derrière la formation qui se fera la championne de la lutte contre la montée du FN.

    Ce n’est plus un Premier ministre que nous voyons s’agiter comme un diable dans un bénitier, mais un secrétaire général de parti qui éclipse ce pauvre Cambadélis, pourtant, il y a peu encore, considéré comme un maître en matière de sectarisme politique.

    La manière avec laquelle il s’est adressé à Marion Maréchal-Le Pen l’autre jour à l’Assemblée  m’a furtivement rappelé mon militantisme lycéen alors que le drapeau rouge flottait un peu partout dans les enceintes de l’éducation dite nationale et que quelques camarades et moi avions brandi un drapeau français. Nous nous sommes entendus traités de fascistes et fait bastonner par une horde de jeunes boutonneux grimaçant de rage, avec la sentence définitive : « Pas de libertés aux ennemis de la liberté. » Formule bien commode qui a justifié depuis deux siècles toutes les dictatures du globe.

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  • Amalgame judiciaire en terre picarde : Communiqué de Serge Ayoub

    L’arrestation de 16 personnes lundi dernier en Picardie a été le prétexte, pour un pouvoir lancé dans son incongrue croisade contre « l’extrême-droite », de tenter de salir une nouvelle fois un mouvement, la Troisième Voie, dont la dissolution en juillet 2013 reste, à mes yeux ainsi qu’à ceux des juristes compétents, parfaitement injustifiée.

    Le site du journal Le Monde a ainsi pu écrire que les dissolutions de Troisième voie et des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires avaient été, "ordonnées après l'émotion suscitée par la mort du militant d'extrême gauche Clément Méric, le 5 juin 2013, avaient été prises sur décrets au motif que Troisième voie et les JNR constituaient des "milices privées" et "provoquaient à la haine, à la discrimination et à la violence" selon le Conseil d'Etat".

    En tant qu’ancien responsable de ces deux mouvements, il est de mon devoir de rappeler que la carte de presse n’excuse ni la paresse ni la malhonnêteté, et que le Conseil d’État n’a pas retenu dans son jugement du 30 juillet 2014 la provocation à la haine, à la discrimination et à la violence :

    Les journalistes auraient également pu rappeler, plutôt que les origines picardes d’Esteban Morillo qui n’a strictement rien à voir avec cette affaire, que ce même Conseil d’État a invalidé la dissolution de l’association Envie de Rêver qui gérait le Local, et le camouflet pour le gouvernement actuel que constitue cette invalidation. Comme le Courrier Picard évoque perfidement une éventuelle fréquentation du Local (ouvert au public) par certaines personnes mises en examen, il aurait pu rappeler que la fermeture de ce Local restera pour toujours un abus de pouvoir caractérisé et une infraction injustifiable, de la part d’un gouvernement de gauche, au principe républicain de liberté d’association.

    Par ailleurs, je m’étonne de la « reconstitution de groupe de combat », et me permets de renvoyer à l’interview du procureur d’Amiens, très hésitant lorsqu’on lui demande de justifier ce curieux chef d’inculpation : vidéo 

    De l’aveu même du procureur, les faits reprochés aux inculpés n’avaient pas pour but de financer « leur activité d’extrême-droite », mais simplement d’en vivre comme n’importe quel délinquant. Le seul élément permettant d’étayer une soi-disant activité n’est donc rien d’autre que le fait d’avoir « une idéologie » et une appartenance passé à un mouvement.

    Il est donc permis de soupçonner ici que « le délit de reconstitution de ligue dissoute ou de groupe de combat » ne serve ici qu’à dissimuler un délit d’opinion pur et simple dont l’objectif est d’apporter du grain à moudre au moulin de la croisade contre « l’extrême droite », croisade dont le pouvoir semble avoir fait le moteur de sa fuite en avant électorale.

    Pour les patriotes et les authentiques républicains soucieux du droit et de la justice, cet amalgame de mauvais aloi entre de banales affaires de délinquance et un militantisme politique contestataire, est un argument de plus pour l’abrogation de la loi de 1936.

    http://solidarisme.fr/17193-amalgame-judiciaire-en-terre-picarde-par-serge-ayoub/