France et politique française - Page 3954
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JT du 11/03/2015 de TVL
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"Manuel Valls peut tout jouer, mal mais tout", dit Éric Zemmour
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La revanche du peuple
« Les partis politiques, de plus en plus déconnectés de la vie réelle, deviennent tout simplement caducs ».
La sagesse populaire le dit à sa manière : « Tout passe, tout casse, tout lasse » ! La pensée savante le formalise en rappelant que la continuité de la vie sociale se fonde sur l’impermanence des organisations qui sont censées la représenter. C’est bien cela qui est en jeu dans le spectacle politique ou, mieux, la politique spectacle. Tant il est vrai qu’il n’est pas nécessaire de se rappeler ces grands penseurs que furent Hegel ou Marx pour rappeler que les événements se répètent toujours deux fois : « une première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce ».
Et c’est lorsque cette « farce » politique devient par trop évidente que la société redevient ce qu’elle est de nature : civile.
Rappelons que pour notre espèce animale, dire est essentiel : « Au début est le Verbe, et le Verbe était Dieu » ! Pouvoir souverain s’il en est. Et de tout temps, les élites, en particulier politiques, avaient le monopole légitime de ce pouvoir : savoir dire ce qui est vécu et, par là, assurer la solidité du rapport fécond existant entre « les mots et les choses ». Mais il est des moments où un tel pouvoir se sature. Les mots ne sont plus en pertinence avec ce qui est, ils deviennent dès lors impertinents.
C’est bien ce qui est en train de se passer actuellement. Les partis politiques, de plus en plus déconnectés de la vie réelle, deviennent tout simplement caducs.
Dans son livre classique sur la chose publique, Robert Michels montrait (dès avant la première guerre mondiale) comment les « Partis politiques », inéluctablement, devenaient des organisations « oligarchiques », leurs incantations démocratiques n’étant que le faux-nez de cette tendance, propre à l’ordre des choses, à confisquer le pouvoir pour quelques-uns. D’où un entre-soi des élites ne pouvant qu’engendrer une méfiance populaire. Ce que les lettrés nomment secessio plebis, qui régulièrement resurgit dans les histoires humaines. La gauche en a fait les frais. C’est au tour de la droite de payer les pots cassés, c’est-à-dire de subir les conséquences d’une singulière inconséquence, avoir oublié qu’il n’est depouvoir qu’enraciné sur la puissance populaire !
D’où la revanche de ce qu’il est convenu de nommer la « société civile » et que je préfère nommer le peuple. Revanche s’exprimant, d’une part, dans le refus massif et constant des consignes de vote : l’actualité n’est pas avare d’exemples en ce sens et l’on peut, sans trop se tromper, pronostiquer qu’un tel processus n’en est qu’à ses débuts.
Il est non moins intéressant de noter que, d’autre part, cette revanche populaire s’exprime dans la célébration de personnages publics n’ayant pas (ou n’ayant plus) l’aval de la pensée établie. C’est ainsi que, pour n’en citer que quelques-uns : Houellebecq, Zemmour, Depardieu deviennent des figures emblématiques autour desquelles on s’agrège pour faire la nique à ceux qui sont censés déterminer le sens des choses.
Pourquoi cela ? Peut-être parce que contre la bienpensance de droite, point trop éloignée de celle de gauche, ils représentent la « bella Figura » du peuple. D’un peuple sachant, de savoir incorporé, que les vraies règles de la vie belle sont celles, pour reprendre une expression de Joseph de Maistre, sachant mettre en pratique « le bon sens et la droite raison réunis ».
En entonnant ces pieuses rengaines célébrant les « valeurs républicaines », le « progressisme » et autre contrat social rationnel, en vitupérant le « communautarisme » et le sentiment d’appartenance « tribal », les partis de droite oublient que les représentations philosophiques ont, aussi, leur destinée. C’est-à-dire qu’elles se saturent. Ce qui entraîne la faillite de la représentation politique.
Quand cela se produit, on ne peut plus se contenter de lectures hâtives, n’engendrant que des pensées courtes. Il faut revenir à l’essentiel. Ce que Rabelais nommait justement la « quintessence » des choses. En la matière la vie quotidienne. Cette vie de tous les jours, où dans la « proxémie » on s’ajuste au milieu naturel et au climat dans lequel on baigne. C’est cela « l’esprit du temps », pétri de rêves, de fantasmes, de mythes intemporels. Toutes choses rappelant que le lieu fait lien.
Faut-il, comme cela est fréquent, appeler « populisme » cette revanche du peuple ? En le faisant, les ténors de la droite classique après ceux de la bourgeoisie de gauche ne font que se déconnecter un peu plus du Réel au nom d’un principe de réalité, économique, social, politique, bien désuet.
Encore une fois, un tel déphasage n’est pas une « première historique ». Machiavel a rappelé que fréquemment, la « pensée du palais » devenait étrangère à la « pensée de la place publique » et que cela était lourd de conséquences. Guerres civiles larvées, clivages on ne peut plus prononcés, dogmatismes idéologiques, cléricalisme laïc en sont les expressions les plus évidentes.
Les partis de droite sont déconnectés de leur base naturelle, parce que, obnubilés par la « forme parti », quelque peu obsolète, ils se contentent de rabâcher, de manière compulsive, quelques pensées convenues. Des lieux communs qui sont à des années-lumière du sens commun.
Dans le portrait qu’il dresse de Lycurgue, Plutarque note que ce qui « a le plus de pouvoir pour rendre un peuple heureux et sage doit avoir sa base dans les mœurs et les habitudes des citoyens ».
N’est-ce point ce sage principe que la droite semble avoir oublié ?
Michel Maffesoli , 2/05/2015
Source : Magistro.fr
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Marion Maréchal Le Pen a fait trembler Manuel Valls
Lors d’une question au Premier ministre à l’assemblée nationale, la députée du Vaucluse Marion Maréchal Le Pen (Front National) a évoqué les scandales judiciaires impliquant le Parti Socialiste depuis l’investiture de François Hollande. Elle a aussi vivement critiqué son combat obsessionnel contre le FN.
La réponse de Manuel Valls n’a en rien varié de son habituelle outrance, de ses antiennes républicaines. Ce qu’il n’a pas dit s’est vu, par contre, en s’énonçant par de violents tremblements qu’il ne pouvait réprimer.
http://fr.novopress.info/183698/marion-marechal-pen-fait-trembler-manuel-valls/
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Le PS veut développer les écoles musulmanes sous contrat
Publié sur le site du Parti socialiste le 1er février, «le rapport d'étape» du groupe de travail «Cohésion républicaine» du PS propose notamment de «développer les établissements scolaires privés sous contrat» pour mieux «organiser la place de l'islam dans la République».
Cette note de 5 pages propose aussi de
- prévoir une aide à la formation des imams français, peut-être par la création d’un institut de théologie.
- recenser les besoins en lieux de culte et examiner les moyens de répondre aux manques dans certaines parties du territoire.
Le PS défend l'allahicité.
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"La Nouvelle droite: bilan provisoire d’une école d e pensée",
* *** ***** ******* ********* Lire ici l'analyse de Jean-Yves Camus (document Pdf) - La Pensée, n°345 ; janvier-mars 2006,
pp.23-33 -
Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°395
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Débat fin de vie: une étape vers quoi? Valls
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Vers une scission d'Europe Ecologie Les Verts ?
Le fossé se creuse au sein d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) entre ceux qui refusent la participation au gouvernement de Manuel Valls, à l'image de Cécile Duflot, et les pro-participation, comme François de Rugy et Jean-Vincent Placé, certains allant jusqu'à évoquer une "scission" du parti écologiste.
Il aura suffi d'une interview de la députée Cécile Duflot écartant de nouveau tout retour des écologistes au sein d'un gouvernement qui "ne porte pas de solutions susceptibles de combattre la crise écologique et sociale", pour que les querelles au sein d'EELV reprennent.
Depuis des mois, deux lignes s'affrontent. Celle de Cécile Duflot qui, depuis qu'elle a refusé de participer au gouvernement Valls, exclut tout retour, et celle du sénateur Jean-Vincent Placé et des députés François de Rugy et Barbara Pompili qui n'ont de cesse de répéter qu'il faut renouer avec l'exécutif.
Chaque pôle est à la manoeuvre. François de Rugy et Jean-Vincent Placé sont signataires, comme le vice-président EELV de l'Assemblée nationale Denis Baupin, d'un "pacte de responsabilité écologique" spécifiant que "pour les écologistes, l'exercice des responsabilités gouvernementales, s'il a connu une éclipse, est une obligation, pour prendre pleinement part à l'engagement dans la transition écologique".
Pour François de Rugy, l'ancienne ministre, en souhaitant une "nouvelle force politique", "signe un peu l'acte de décès d'Europe Ecologie-Les Verts, ce qui est un peu surprenant". "D'ailleurs, s'il en est ainsi, nous en tirerons les conclusions... On ne peut pas se permettre d'avoir un parti qui irait de rétrécissement en rétrécissement", a-t-il mis en garde.
"D'évidence, depuis que nous sommes sortis du gouvernement, les prises de position du parti écolo deviennent relativement illisibles. En termes de stratégie, de vision, chacun a ses idées et puis il y a une victime: le fait que nous parlons de moins en moins d'écologie", a pour sa part estimé Jean-Vincent Placé, avant de louer le "volontarisme sur la lutte contre le dérèglement climatique, pour la biodiversité" de François Hollande.
"Si la majorité de mes amis et Cécile Duflot penchent pour l'opposition au président de la République et un accord avec le Parti de gauche, il y aura deux écologies", avait-il prévenu en novembre, laissant planer l'ombre d'une scission.
"Si on va vers une scission, ça ne me choque pas, s'il n'y a pas d'autres possibilités", explique Sandrine Rousseau, porte-parole d'EELV, visiblement agacée des tiraillements. "Rien ne peut émerger tant qu'on est dans un parti polarisé", estime l'élue du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais.
"On est dans une période politique où tout le monde tâtonne. On aurait la proportionnelle, les questions d'alliance ne se poseraient pas", ajoute celle qui voudrait faire de l'écologie "une fierté nationale".LeFigaro.fr avec AFP :: lien
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Un Français proche de Merah dans la nouvelle vidéo de l'Etat islamique
Lu ici :
"Journaliste pour RFI et auteur du livre Les Français jihadistes (Ed. Les Arènes), David Thomson est formel. Selon ce spécialiste de l’islamisme radical, l’homme qui apparaît sur une vidéo diffusée ce mardi par Daesh, au côté d’un enfant qui exécute un Arabe israélien accusé d'espionnage,est bien le Français Sabri Essid. Ce trentenaire était une figure du milieu salafiste radical toulousain, avant de rejoindre la Syrie fin mars 2014 avec sa famille.
Sabri Essid était un proche de Mohamed Merah, le tueur de Toulouse et de Montauban, abattu par le Raid dans l’assaut de son appartement en 2012. Il se présentait même comme le «demi-frère» de l'assassin au scooter, puisque son père avait épousé religieusement la mère de Merah. Sabri Essid a organisé l'enterrement de ce dernier en mars 2012. Il est ensuite resté en contact avec la famille de Mohamed Merah, notamment avec sa sulfureuse sœur Souad."
Les loups solitaires sont décidément bien connectés entre eux.