Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 3952

  • TVL : Journal du vendredi 6 février 2015 avec Bassam Tahhan, islamologue et géopolitologue

  • Chute du patron de la PJ parisienne : on reparle de franc-maçonnerie

    « Suspecté d’avoir renseigné l’ancien patron du GIGN, Christian Prouteau, avant son interpellation dans une affaire d’escroquerie et de corruption, Bernard Petit tombe en compagnie de trois autres responsables policiers, connus pour leur affiliation à la Grande Loge nationale de France.

    Les « tuyaux » échangés entre frères trois-points, qui pénalement s’analysent en une « violation du secret de l’enquête et de l’instruction », scellent le destin de celui qui était l’un des flics les plus puissants de France, depuis un peu plus d’un an seulement. A 59 ans, la carrière de ce « grand professionnel », comme l’avait présenté Manuel Valls lors de sa nomination, s’achève dans l’inconfort du bureau d’un juge d’instruction. »

    Il avait débuté sa carrière comme inspecteur, et avait gravi les échelons (grâce au copinage maçonnique?), devant notamment en 2007 « le patron de la Division des relations internationale (DRI) de la police nationale, la nouvelle dénomination du SCTIP, le Service de coopération technique international de la police, une responsabilité traditionnellement attribué à un haut gradé franc-maçon. » [sic]
    Il devint ensuite n°3 de la PJ puis, « au terme d’une lutte de pouvoir sans merci au sein des couloirs du ministre, Bernard Petit est choisi en décembre 2013 par Manuel Valls, alors à l’Intérieur [et lui-même franc-maçon – NDCI], pour remplacer le patron de la PJ parisienne, Christian Flaesch. Celui-ci, coupable (déjà !) d’avoir conseillé sous le manteau l’ancien ministre Brice Hortefeux, avant son audition par ses services dans l’affaire de l’éventuel financement libyen de Nicolas Sarkozy, venait d’être démis de ses fonctions. »

    Le journaliste du Nouvel Obs poursuit : « Chevelure impeccablement cranté, costume bien coupé, fines lunettes et voix douce, Bernard Petit, policier réputé de gauche, avait coiffé sur le poteau plusieurs concurrents moins bien introduits. Premier patron de la PJ parisienne qui n’était pas issu du sérail du « 36 », Petit pouvait également compter sur ses relations maçonniques pour s’imposer dans une maison où, selon les spécialistes, au moins un quart des officiers sont affiliés à une loge. »

    « Ses appuis politiques et fraternels l’avaient aidé à survivre à deux scandales retentissants ayant récemment ébranlés le « 36 » : d’abord une affaire de viol commis dans les locaux même du Quai des Orfèvres en avril 2014 et dans laquelle sont impliqués trois policiers de la PJ éméchés. Puis, cet été, la disparition de 52 kilos de cocaïne dans la salle des scellés de la Brigade des Stups. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, novice en matière de police, avait préféré rejeter la responsabilité de ces graves dérapages à des défaillances individuelles, protégeant ainsi Bernard Petit, réputé pour son zèle à appliquer les consignes de la Place Beauvau. »

    Mais « l’affaire des « tuyaux » transmis à Christian Prouteau, l’ancien chef des « gendarmes de l’Elysée » sous François Mitterrand, ne permet plus au ministre de temporiser. Avec la mise en cause concomitante de son fidèle adjoint Richard Atlan, que Petit avait recruté au temps de la Division des Relations Internationales (DRI), la PJ parisienne chère au Commissaire Maigret se retrouve temporairement orpheline. Et durablement déstabilisée. »

    Cela nous rappelle une affaire remontant à un an, lorsque le contrôleur général de la police Jean-Yves Adam a été mis en examen, le 7 février, pour « corruption, violation du secret professionnel, banqueroute et abus de biens sociaux  ». Rien que ça.
    Ayant débuté sa carrière aux renseignements généraux, il avait été notamment directeur du premier district de la Direction de la Sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) de la Préfecture de police de Paris (avec 2000 policiers sous ses ordres).
    Comme l‘avait indiqué l’Express (7 fév. 2014), « il a pu échapper aux poursuite judiciaires pendant plusieurs années grâce à ses « amitiés fraternelles » . Autrement dit, grâce à des complicités nouées avec des policiers franc-maçons. »

    On se remémore aussi ce que Jacques Ravenne et Éric Giacometti, deux écrivains francs-maçons, déclaraient dans une interview à La Dépêche en novembre 2013 :

    « il y a beaucoup de policiers francs-maçons.
    On dit que 75 % des hauts fonctionnaires de la place Bauveau sont maçons.  »

    http://www.contre-info.com/

  • Nathalie Kosciusko-Morizet est-elle suicidaire ?

    Nathalie Kosciusko-Morizet a déclaré lundi matin qu’entre le Front national et le Parti socialiste, elle choisit le Parti socialiste.

    Nathalie Kosciusko-Morizet – ce n’est pas une première – a déclaré lundi matin sur BFM qu’entre le Front national et le Parti socialiste, elle choisit le Parti socialiste. C’est du moins la position qu’elle entend défendre mardi devant le bureau politique de l’UMP, réuni pour décider de l’attitude à adopter lors du second tour de l’élection législative partielle dans le Doubs. C’est son droit. En a-t-elle mesuré toutes les conséquences ?

    Tout d’abord, un tel choix renforcerait chez les électeurs du Front national le sentiment que l’UMPS n’est pas une lubie : point de différence notable entre l’UMP et le PS. De leur côté, une majorité des sympathisants UMP, qui souhaitent des accords avec le FN lors des élections locales, ne le comprendraient pas. 

    Lire la suite

  • La France se lance dans la contre-propagande face aux djihadistes

    Contrer la propagande des organisations djihadistes sur Internet, c’est ce que cherche à faire l’armée française. Une cinquantaine de militaires spécialisés va être mobilisée pour affronter l’organisation de l’Etat islamique sur l’un des terrains où elle est en pointe : Internet et les réseaux sociaux tels que Facebook ou encore Twitter. Cette cellule de contre-propagande sera installée à Lyon, au Centre interarmées d’actions dans l’environnement (CIAE). Elle pourra communiquer, à couvert ou non auprès des populations civiles. Objectif : utiliser une fausse identité pour rentrer en contact avec des recruteurs et tenter de dissuader des individus de partir. C’est dans le contexte de la guerre d’Algérie que la France a eu recours pour la dernière fois à des opérations importantes de contre-propagande.

    http://fr.novopress.info/

  • L'insolence des anarchistes de droite

    par Dominique Venner

    Ex: http://zentropa.info

    Les anarchistes de droite me semblent la contribution française la plus authentique et la plus talentueuse à une certaine rébellion insolente de l’esprit européen face à la « modernité », autrement dit l’hypocrisie bourgeoise de gauche et de droite. Leur saint patron pourrait être Barbey d’Aurévilly (Les Diaboliques), à moins que ce ne soit Molière (Tartuffe). Caractéristique dominante : en politique, ils n’appartiennent jamais à la droite modérée et honnissent les politiciens défenseurs du portefeuille et de la morale. C’est pourquoi l’on rencontre dans leur cohorte indocile des écrivains que l’on pourrait dire de gauche, comme Marcel Aymé, ou qu’il serait impossible d’étiqueter, comme Jean Anouilh. Ils ont en commun un talent railleur et un goût du panache dont témoignent Antoine Blondin (Monsieur Jadis), Roger Nimier (Le Hussard bleu), Jean Dutourd (Les Taxis de la Marne) ou Jean Cau (Croquis de mémoire). A la façon de Georges Bernanos, ils se sont souvent querellés avec leurs maîtres à penser. On les retrouve encore, hautins, farceurs et féroces, derrière la caméra de Georges Lautner (Les Tontons flingueurs ou Le Professionnel), avec les dialogues de Michel Audiard, qui est à lui seul un archétype.

    Deux parmi ces anarchistes de la plume ont dominé en leur temps le roman noir. Sous un régime d’épais conformisme, ils firent de leurs romans sombres ou rigolards les ultimes refuges de la liberté de penser. Ces deux-là ont été dans les années 1980 les pères du nouveau polar français. On les a dit enfants de Mai 68. L’un par la main gauche, l’autre par la main droite. Passant au crible le monde hautement immoral dans lequel il leur fallait vivre, ils ont tiré à vue sur les pantins et parfois même sur leur copains.

    À quelques années de distances, tous les deux sont nés un 19 décembre. L’un s’appelait Jean-Patrick Manchette. Il avait commencé comme traducteur de polars américains. Pour l’état civil, l’autre était Alain Fournier, un nom un peu difficile à porter quand on veut faire carrière en littérature. Il choisit donc un pseudonyme qui avait le mérite de la nouveauté : ADG. Ces initiales ne voulaient strictement rien dire, mais elles étaient faciles à mémoriser.

    "En 1971, sans se connaître, Manchette et son cadet ADG ont publié leur premier roman dans la Série Noire. Ce fut comme une petite révolution. D’emblée, ils venaient de donner un terrible coup de vieux à tout un pan du polar à la française. Fini les truands corses et les durs de Pigalle. Fini le code de l’honneur à la Gabin. Avec eux, le roman noir se projetait dans les tortueux méandres de la nouvelle République. L’un traitait son affaire sur le mode ténébreux, et l’autre dans un registre ironique. Impossible après eux d’écrire comme avant. On dit qu’ils avaient pris des leçons chez Chandler ou Hammett. Mais ils n’avaient surtout pas oublié de lire Céline, Michel Audiard et peut-être aussi Paul Morand. Écriture sèche, efficace comme une rafale bien expédiée. Plus riche en trouvailles et en calembours chez ADG, plus aride chez Manchette.

    Né en 1942, mort en 1996, Jean-Patrick Manchette publia en 1971 L’affaire N’Gustro directement inspirée de l’affaire Ben Barka (opposant marocain enlevé et liquidé en 1965 avec la complicité active du pouvoir et des basses polices). Sa connaissance des milieux gauchistes de sa folle jeunesse accoucha d’un tableau véridique et impitoyable. Féministes freudiennes et nymphos, intellos débiles et militants paumés. Une galerie complète des laissés pour compte de Mai 68, auxquels Manchette ajoutait quelques portraits hilarants de révolutionnaires tropicaux. Le personnage le moins antipathique était le tueur, ancien de l’OAS, qui se foutait complètement des fantasmes de ses complices occasionnels. C’était un cynique plutôt fréquentable, mais il n’était pas de taille face aux grands requins qui tiraient les ficelles. Il fut donc dévoré.

    Ce premier roman, comme tous ceux qu’écrivit Manchette, était d’un pessimisme intégral. Il y démontait la mécanique du monde réel. Derrière le décor, régnaient les trois divinités de l’époque : le fric, le sexe et le pouvoir.

    Au fil de ses propres polars, ADG montra qu’il était lui aussi un auteur au parfum, appréciant les allusions historiques musclées. Tour cela dans un style bien identifiable, charpenté de calembours, écrivant « ouisquie » comme Jacques Perret, l’auteur inoubliable et provisoirement oublié deBande à part.

    Si l’on ne devait lire d’ADG qu’un seul roman, ce serait Pour venger Pépère (Gallimard), un petit chef d’œuvre. Sous une forme ramassée, la palette adégienne y est la plus gouailleuse. Perfection en tout, scénario rond comme un œuf, ironie décapante, brin de poésie légère, irrespect pour les « valeurs » avariées d’une époque corrompue.

    L’histoire est celle d’une magnifique vengeance qui a pour cadre la Touraine, patrie de l’auteur. On y voit Maître Pascal Delcroix, jeune avocat costaud et désargenté, se lancer dans une petite guerre téméraire contre les puissants barons de la politique locale. Hormis sa belle inconscience, il a pour soutien un copain nommé « Machin  », journaliste droitier d’origine russe, passablement porté sur la bouteille, et « droit comme un tirebouchon ». On s’initie au passage à la dégustation de quelques crus de Touraine, le petit blanc clair et odorant de Montlouis, ou le Turquant coulant comme velours.

    Point de départ, l’assassinat fortuit du grand-père de l’avocat. Un grand-père comme on voudrait tous en avoir, ouvrier retraité et communiste à la mode de 1870, aimant le son du clairon et plus encore la pêche au gardon. Fier et pas dégonflé avec çà, ce qui lui vaut d’être tué par des malfrats dûment protégés. A partir de là on entre dans le vif du sujet, c’est à dire dans le ventre puant d’un système faisandé, face nocturne d’un pays jadis noble et galant, dont une certaine Sophie, blonde et gracieuse jeunes fille, semble comme le dernier jardin ensoleillé. Rien de lugubre pourtant, contrairement aux romans de Manchettes. Au contraire, grâce à une insolence joyeuse et un mépris libérateur.

    Au lendemain de sa mort (1er novembre 2004), ADG fit un retour inattendu avec J’ai déjà donné, roman salué par toute la critique. Héritier de quelques siècles de gouaille gauloise, insolente et frondeuse,ADG avait planté entre-temps dans la panse d’une république peu recommandable les banderilles les plus jubilatoires de l’anarchisme de droite.”

    Article de Dominique Venner dans Le Spectacle du Monde de décembre 2011.

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • Pendant ce temps là, il encaisse...

    Ancien président de la République, président d'une formation politique majeure, Nicolas Sarkozy au coeur d'une nouvelle polémique :

    "Mardi soir, Nicolas Sarkozy a participé au bureau politique de l’UMP qui a tranché, contre son avis, pour le "ni-ni" au second tour de la législative partielle du Doubs, qui se tiendra dimanche. L’hebdomadaire Marianne a ajouté un élement au débat déjà houleux à droite, en révélant jeudi que le président de l’UMP était lundi à des milliers de kilomètres de ses troupes. L’ancien président de la République tenait une conférence rémunérée à Abou Dhabi, la plus riche fédération des Emirats arabes unis."

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Lois de “lutte contre l’immigration” et le “grand remplacement” : les audacieuses propositions de Jacques Bompard

    La semaine dernière, une longue proposition de loi de “lutte contre l’immigration” du député‑maire d’Orange a été renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République. Comportant un total de 95 articles de loi, le texte propose de nombreuses solutions pour réduire drastiquement les flux migratoires.
    Parallèlement une proposition de Résolution européenne, du même Jacques Bompard, relative à la “lutte contre le grand remplacement” a été envoyée à la commission des affaires européennes.

    Quelles sont les mesures préconisées par Jacques Bompard ?

    Prenant acte que l’immigration professionnelle est devenue dans les faits une immigration de peuplement avec les graves conséquences que cela entraîne, le député‑maire a fait le choix de proposer deux types de solutions. D’une part, il souhaite limiter au maximum l’immigration par la suppression de l’Aide médicale de l’Etat attribuée aux clandestins, l’extension des peines d’expulsion pour les étrangers ayant commis de graves délits et des crimes, la révision du droit d’asile et la remise à plat des conditions pour obtenir un titre de séjour. D’autre part, il désire redonner un sens au fait d’être Français et à la solidarité nationale par la mise en place de la préférence nationale concernant l’accès à l’emploi et aux prestations sociales. La proposition de loi demande aussi la révision de la loi de 1905 afin que l’Etat reconnaisse les valeurs chrétiennes de la France. Enfin, le député propose d’interdire les minarets et certaines pratiques telles que l’abattage rituel.

    Qu’est‑ce qui justifie des mesures aussi radicales ?

    Dans l’exposé des motifs, Jacques Bompard pointe le coût à la fois économique et humain de l’immigration. Il y dénonce le remplacement de population en cours ainsi que le pillage des forces vives des pays les moins développés. Il souligne également les problèmes identitaires et sécuritaires suscités par les désordres migratoires. En outre, il invite les gouvernants à promouvoir une politique nataliste, mettant en parallèle les 225 000 avortements par an en France avec les centaines de milliers d’étrangers qui s’établissent ou naissent sur le sol français chaque année.

     

    Une telle initiative est‑elle utile et efficace ?

    Il est vrai qu’aucun député n’a cosigné cette proposition de loi et qu’elle n’a aucune chance d’être adoptée. Néanmoins, celle‑ci a au moins le mérite d’exister et de montrer qu’une réponse crédible sur le plan juridique est possible pour s’opposer à l’immigration massive. Par ailleurs, le député du Vaucluse a aussi déposé fin janvier une proposition de résolution européenne en 18 points pour permettre aux Etats membre de l’Union de mener une politique souveraine dans ce domaine.

  • Le parti de l’étranger ne se cache même plus

    C’est rappeler une évidence que de le dire, si la France ne devait dialoguer,  commercer qu’avec des Etats partageant ses valeurs républicaines et respectant l’idée qu’elle se fait des  droits de l’homme, le nombre de ses échanges diplomatiques, économiques, culturels  serait fort limité et notre pays réduit à un isolement proche de celui de l’Albanie communiste de feu Enver Hodja. Cela n’empêche pas de s’interroger  légitimement sur la proximité affichée de certaines éminentes personnalités françaises avec des régimes qui, officiellement désignés comme appartenant au camp du bien,  peuvent aussi être  considérés par d’autres comme des  « Etats Voyous » (rogue states) selon la terminologie états-uniennes. Régimes que plusieurs services de renseignements accusent nommément de financer des mouvements, des milices islamistes contre lesquels nos troupes sont par ailleurs engagées sur divers théâtres d’opération et qui ont frappé en France même. Christine Lagarde, avocate américaine de nationalité française, actuelle directrice du Fonds monétaire international (FMI), s’était attirée les foudres et les moqueries des médias en expliquant depuis le dernier  Forum économique mondial(iste) de  Davos, rendant hommage au roi Abdallah, que feu le monarque d’Arabie saoudite fut un « grand défenseur des femmes ». Un constat qui a échappé au plus grand nombre…

     Plus problématique (hypocrite)  encore de la part d’une ex ministre appartenant à une UMP  qui  donne  au Front National  des leçons de maintien droit-de-l’hommiste et s’offusque de ses positionnements géopolitiques, Michèle Alliot-Marie n’hésite pas à s’asseoir sur les « immortels principes ».

     Présidente au parlement Européen du groupe d’amitié avec les pays du golfe, la « Délégation pour la relation avec les pays de la péninsule Arabique », Mme Alliot-Marie prend très au sérieux son rôle de lobbyiste puisqu’elle a déposé  un amendement en commission des Affaires étrangères au « Rapport de 2014 sur la situation des droits de l’homme ».  Celui-ci  propose  de faire disparaitre le Koweït de  la liste des pays désignés comme ayant  procédé à « une reprise des exécutions » capitales. Dans la foulée elle souhaite aussi  que l’Arabie Saoudite soit retirée de la liste des pays où « une augmentation marquée » des condamnations à mort  a été repérée.

     Un soutien à une   théocratie saoudienne, pointée du doigt au moins  depuis 2001  pour ses liens troubles avec le terrorisme islamiste,  qui intervient également au moment ou Zacarias Moussaoui  se livre à des déclarations fracassantes. Le  terroriste français, actuellement  incarcéré dans une prison de haute sécurité aux Etats-Unis pour avoir aidé à la préparation des attentats du 11-Septembre,  a affirmé que des membres de tout premier plan de la famille royale saoudienne  avaient financé Al-Qaïda et participé à la préparation d’attentats sur le sol américain. Une déclaration sous serment,  corroborant d’autres soupçons et analyses, rendue publique mardi par un tribunal de New York.

     Le  magazine Challenges évoquait pour sa part le 15 janvier  la rivalité géopolitique opposant l’Arabie saoudite et le Qatar cher au cœur de M. Sarkozy.  Etat qatari  vis-à-vis duquel le « sentiment de défiance » « s’est d’ailleurs accentué depuis la divulgation de rapports du département d’Etat américain, qui s’interroge sur le financement de l’Etat islamique (EI) et d’Al-Qaïda par des fortunes du Qatar ». 

     Fabrice Balanche, spécialiste du Moyen-Orient,  expliquait qu’il s’agissait de «remettre la question du financement de ces organisations terroristes dans un contexte de rivalité entre l’Arabie Saoudite et le Qatar. En effet, depuis longtemps, l’Arabie Saoudite veut mettre le Qatar et le Koweït sous sa domination. Mais le Qatar ne se laisse pas faire. (…). Au-delà de la sphère médiatique, le Qatar prend très fréquemment le contre-pied de la politique saoudienne. Alors que l’Arabie Saoudite se méfie des Frères musulmans, le Qatar se montre très accueillant à leur égard. Et depuis que l’Arabie Saoudite soutient les groupes salafistes de l’opposition syrienne, le Qatar cherche à faire de même pour limiter l’influence saoudienne dans la région. On a affaire à une véritable lutte d’influence entre le Qatar et l’Arabie Saoudite pour dominer l’opposition syrienne ».

    Et M. Balanche de relever encore que si «les Etats-Unis ont probablement dû taper sur les doigts du Qatar à ce sujet (celui de  son aide active aux milices islamistes, NDLR), ils ne contrôlent pas tout ce qui se passe dans la région ». Mieux encore, «  ils ferment parfois les yeux (ou participent même) aux financements de groupes terroristes ».

     Au delà même de leur inféodation  assumée à l’atlantisme, ce tropisme de l’UMP vis-à-vis des pétromonarchies,  n’est peut être pas sans incidence  (qu’il en soit la cause ou la conséquence)  sur le positionnement de va-t-en guerre des pontes de l’UMP,  avant-hier contre la Libye,  hier et encore aujourd’hui contre le régime laïc et nationaliste syrien.

     Signe de cette dégringolade sans fin des héritiers du gaullisme, aussi bien dans leurs prises de position que dans leur comportement personnel, Marianne a révélé que l’amour de l’argent des émirs est bien le moteur essentiel des agissements du président de l’UMP.

      Il est ainsi révélé que Nicolas Sarkozy s’est rendu  lundi à Abou Dhabi, un des émirats des Emirats Arabes Unis, « à  l’invitation du Cheikh Mansour et du fonds souverain IPIC ». Au moment  ou  «l’UMP se réveille traumatisée par son élimination dans le Doubs», son président  «s’envole vers des cieux plus cléments» et «se rend à Abou Dhabi pour une conférence très privée… et surtout très rémunérée» a précisé le magazine. Une prestation  qui  succède à celle toute aussi juteuse effectuée  à Doha le 6 décembre, à l’invitation de  la Qatar National Bank,  au cours de laquelle M. Sarkozy a rencontré  le très controversé émir Tamim Al Thani.

     Certes, constate Bruno Gollnisch,  ce n’est pas auprès de son grand rival  Alain Juppé,  complice de toutes les trahisons,  de toutes les soumissions  de la droite courbe depuis quarante ans, que l’électorat droitier pourra trouver espoir et réconfort. Il est plus que révélateur que le frère Bernard Cazeneuve ,  aussi  médiocre ministre de l’Intérieur qu’il  fut un mauvais ministre délégué au Budget, en remplacement alors du menteur Jérôme Cahuzac,   lui rende hommage hier en le faisant applaudir lors d’un meeting anti FN à Audincourt (Doubs).

     Dans un discours d’une grande platitude, pétrie de cette langue de bois qu’affectionnent les fils de la veuve  -«tolérance », «concorde », «vivre ensemble»…- M. Cazeneuve a démontré à  son corps défendant pourquoi la France d’en bas, ancrée dans le réel, celle des invisibles, des victimes quotidiennes de l’euromondialisme,   s’est détournée des partis du Système. A charge pour ses Français qui ont la lucidité de ne plus les croire, d’avoir celle de ne pas se réfugier stérilement dimanche dans l’abstention !  

    http://gollnisch.com/2015/02/05/le-parti-de-letranger-ne-se-cache-meme-plus/

  • L’union nationale est-elle sacrée ?

    La police de la pensée veille, plus question de liberté d’expression, plus de « On est Charlie » mais bien « il est interdit de rompre l’union nationale ».

    On a beaucoup écrit sur « être Charlie » ou « ne pas être Charlie ». Je n’ajouterai rien à tout ce qui a été dit, je voudrais seulement aujourd’hui écrire sur la dérive provoquée par ce mouvement aimé ou détesté.

    C’est maintenant l’union nationale qui est obligatoirement à respecter. La police de la pensée veille, plus question de liberté d’expression, plus de « On est Charlie » mais bien « il est interdit de rompre l’union nationale ». Vous avez vu, Nicolas Sarkozy a osé, il est venu à la télévision, sur France 2, la chaîne d’État. Avez-vous entendu un commentaire sur le fond de ses paroles ? Seule sa « dérive » pour rompre l’union nationale a été commentée. Quand Valls affirme que l’apartheid, c’est la France, il doit être encore question d’union nationale.

    Malheureusement, si ce terme d’union nationale profite bien aux socialistes qui ont tout fait pour cela, tous les Français qui en ont marre sont toujours dans la même galère et, de ce côté-là, l’optimisme n’est pas au beau fixe. Savez-vous que la grande manifestation lors de la journée de défense des professions libérales, prévue de longue date le 22 janvier, a été sabotée par l’UNAPL et son président sous le prétexte idiot de ne pas rompre « l’union nationale ». Le communiqué de presse pour informer que cette manifestation n’aurait pas lieu disait en substance que « la période actuelle et l’union nationale qu’elle a engendrée n’est pas propice à une manifestation ».

    J’ai cherché à comprendre cette attitude sans succès, je me pose beaucoup de questions sur les motivations de ce sabotage. Les membres de professions libérales que j’ai rencontrés ce week-end (médecins, avocats, etc.) sont toujours mobilisés. Ils sont tous vent debout contre la loi Macron, la loi Santé, deux lois qui détruisent le fonctionnement des professions libérales en France.

    Ne serait-on pas en train de voir la récupération politique agir pour que plus une revendication ne se manifeste ? Ce serait le comble du cynisme, sachant qu’à l’Assemblée, les travaux pour faire passer en douce tout ce qui ne passe pas aux yeux des Français continuent et s’accélèrent. Les députés seraient donc complices ? Étonnant, non !

    Les routiers, par contre, n’ont pas eu peur de cette union qui, pour être nationale, n’en est pas moins disparate,a minima. Ces routiers qui n’osent pas vraiment aller jusqu’au bout de leur mouvement par peur d’être cloués au pilori de l’union nationale, alors que le patronat ne se dérange même plus pour aller aux réunions, couvert par le gouvernement qui « ne veut voir qu’une tête ».

    Alors, oui, cette manipulation va nous mettre dans une situation encore plus grave qu’au mois de décembre, la vigilance des Français étant anesthésiée. La grande union nationale tant décrite et appréciée va-t-elle nous faire devenir les moutons rêvés par le PS ? Je crois bien que si personne ne bouge, ils vont surfer sur cette vague jusqu’aux élections, avec la complicité de la presse écrite et audiovisuelle qui leur donne un sérieux coup de main. La lente destruction des libertés est en route.

    Les élections départementales de mars approchent à grands pas, il n’est que temps de se réveiller. L’union nationale doit redevenir celle qui prévalait. À savoir tous unis contre ce gouvernement néfaste pour notre pays. Cette union-là, qui était celle de fin décembre, me paraît beaucoup plus forte et plus durable.

    Patrick Crasnier
    28/01/2015

    Source : Boulevard Voltaire.fr

    http://www.polemia.com/lunion-nationale-est-elle-sacree/