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France et politique française - Page 3951

  • La générosité des banques envers un quotidien communiste

    Lu dans Présent :

    "le quotidien communiste La Marseillaise, qui assurait la propagande du Parti sur Marseille et les six départements de la région, a déposé son bilan et a été placé en redressement judiciaire. Le journal ne tirait plus qu’à 32 000 exemplaires mais comptait tout de même encore 205 salariés. On apprend incidemment que les dépenses de voyages représentaient 625 000 € par an, et les locations de voitures 90 000 €. Autrement dit un journal condamné à la liquidation. [...]

    Pourtant deux repreneurs se disputent le titre : un sous-marin du Parti communiste, d’une part, et un gauchiste, soutenu par quelques personnalités locales, de l’autre. Mais le plus extraordinaire c’est que les deux repreneurs ont trouvé un soutien auprès de deux institutions bancaires de poids : la Caisse des dépôts, et la Société Marseillaise de Crédit.La Caisse des dépôts prêterait 2 millions d’euros au projet de reprise communiste, avec en garantie… ledit Parti communiste. Quant au projet gauchiste, il pourrait compter sur un prêt d’1,5 million d’euros, venant des deux banques.

    Quand on connaît la frilosité habituelle des banques, on ne peut que s’étonner de leur soudaine envie de jouer les business angels rouges, au profit de telles feuilles, et avec la garantie financière d’un tel parti. On croyait les banques spécialement réfractaires aux créances toxiques, depuis 2008. Ce n’est apparemment pas le cas du côté de la Canebière."

    Ce que les communistes ont retenu de Marx, c'est la notion de capital.

    Michel Janva  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Elections départementales: L'UMP et le «piège» du troisième tour

    L’UMP le sait déjà: il va pouvoir faire sauter les bouchons de champagne le soir du second tour des départementales, espérant ravir au moins 25 départements à la gauche. Mais, rue de Vaugirard, on redoute aussi de voir le FN s'inviter à la noce pour jouer les trouble-fêtes. Dans l'hypothèse - pas des plus probables - où le parti de Marine Le Pen réussit à ravir un des départements qu'il a dans le viseur (Vaucluse, Var, Pas-de-Calais), l'impact de son succès sera forcément terni.
    Rejouer le psychodrame du «ni-ni»
    Mais surtout, le FN peut «polluer» le succès annoncé de l'UMP lors du troisième tour, l'élection du président du Conseil départemental par les nouveaux élus, lors duquel le parti de Marine Le Pen se rêve en position d'arbitre et qui pourrait virer à la foire d'empoigne. Surtout si, comme à chaque élection locale où il y a un duel PS-FN au second tour, les responsables UMP rejouent un peu partout en France le psychodrame de la consigne de vote à donner. 
    Ce troisième tour «sera la plus grosse difficulté à affronter pour l’UMP lors des départementales» car localement, il y aura des «tentations»,avance Paul Bacot, professeur de sciences politiques de l’IEP de Lyon. Des élus FN ne se priveront pas de proposer leur soutien au candidat UMP qui vise la présidence pour peu qu'ils adhèrent à une future charte proposée par le parti.
    «Un épouvantable bordel»
    Pourtant, Nicolas Sarkozy a déjà prévenu que tout accord avec le FN lors des départementales vaudrait exclusion du parti. «Les élus locaux suivront-ils les consignes de Nicolas Sarkozy? s’interroge Rémi Lefebvre, professeur des sciences politiques à l’université de Lille-2. Ce sera une mise à l’épreuve de son autorité et de sa ligne», ajoute-t-il, évoquant le «piège» du troisième tour.
    «Ça peut potentiellement être un épouvantable bordel», lâche sans fioriture le politologue Thomas Guénolé, qui fait une comparaison aux régionales de 1998, quand cinq UDF avaient accepté de s’allier avec le FN pour être élus, avant de se faire exclure de leur parti. «Autant aux régionales, il s’agit de tenir une vingtaine d’élus, autant là on parle d’une centaine de personnes, ça va être difficilement gérable», ajoute-t-il.
    A bulletins secrets
    D’autant que si Nicolas Sarkozy a en effet affirmé que toute alliance avec le FN amènerait à une exclusion du parti, la ligne Wauquiez pourrait prévaloir: «ne pas s’allier avec le FN mais ne pas refuser les voix du FN», rappelle Joël Gomblin, spécialiste du parti frontiste, d'autant que Sarkozy a fustigé le «FNPS» récemment. «Il s’agit d’une élection à bulletins secrets donc à partir de là, tout est possible», rappelle-t-il, y compris un classique mais embarrassant «soutien sans participation».
    A l'UMP, on évacue le problème en rappelant que pour être élu président du futur conseil départemental, une majorité relative suffit au second tour et que les voix du FN ne sont donc pas nécessaires. Toutefois, pour faire voter le budget de ces exécutifs locaux, il faudra trouver une majorité absolue et il faudra bien que le futur exécutif UMP choisisse s’il s’allie avec la gauche ou le FN.

    Maud Pierron

    20 minutes :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EukykylZAFeyEvWhUa.shtml

  • Gironde. Départementales : L’UMP prête à s’allier avec les communistes !

    Yves d’Amécourt, la tête de liste UMP en Gironde (photo avec Alain Juppé) confirme son positionnement très à gauche et anti Front national. Dans une interview au site Rue 89, le maire de Sauveterre-de-Guyenne, précise sa position quant au parti de Marine le Pen : « tous les candidats de Gironde Positive, et c’est un des points qui nous unissent, ont signé une charte précisant que nous voterons contre le FN et que nous ne ferons pas d’alliance avec les élus FN dans l’hémicycle, y compris pour l’élection du président du conseil départemental ».

    Mais le poulain d’Alain Juppé va encore plus loin : l’alliance avec le Parti communiste : « J’ai précisé qu’en cas de deuxième tour, nous appellerions même à voter pour un communiste. Le PC et les gaullistes ont en effet une histoire commune, celle de la guerre et de la Résistance, et je ne mettrai pas une pince à linge sur le nez pour voter communiste ». Nul doute que cette déclaration risque de froisser nombre de ses électeurs.

    http://fr.novopress.info/

  • La République, cette religion dont le FN est l'hérésie

    Le philosophe Thibaud Collin réagit dans Le Figarovox à l'utilisation intempestive et politicienne du mot République :

    "Il est clair pour beaucoup que les récentes gesticulations politiciennes de Manuel Valls instrumentalisent le thème de la République identifiée à «l'esprit du 11 janvier», dernière idole de la mythologie déjà bien fournie de la gauche. Face à cette vague rhétorique destinée à la marginaliser, l'UMP jamais en mal de suivisme s'apprêterait à se renommer «Les républicains». Beau moyen pour les uns et les autres de consacrer paradoxalement le caractère désormais central du Front national dans la vie de notre République.

    D'ailleurs, le Président de la République, saisi manifestement lui aussi d'une certaine fébrilité électorale, a déclaré le 4 mars: «Si le FN est dans la République, puisqu'il participe aux élections, c'est tout sauf le parti de la République.» Ayant reçu Marine Le Pen aux lendemains des attentats de début janvier, il pouvait difficilement exclure le FN de la République. Et pourtant la gauche ne cesse d'en appeler au front républicain face au FN. Ce qui suppose que ce parti n'est pas républicain.Mais alors comment être «dans la République» sans être républicain?La République signifiant étymologiquement «chose publique», dans renvoie à la participation des citoyens à ce gouvernement de soi soucieux du bien du tout. Donc si pour François Hollande, le FN est «dans la République», il ne peut pas être anti-républicain ; sinon il est évident qu'il serait interdit. Pourquoi alors un front républicain face au FN?

    [...]La réponse tout le monde la connaît: le FN n'adhère pas à toutes les «valeurs de la République».Ainsi la constitution d'un front républicain est légitimée parce qu'il existe un parti de la République dont l'âme est l'adhésion à ces valeurs. Pourquoi alors ne pas affirmer tout simplement que ce parti unique, composés de tous les partis sauf un, s'identifie à la République puisque la République s'étend aussi loin que ces valeurs sont respectées? Mais dans ce cas un parti exclu de ce «parti» peut-il encore être dit dans la République?

    La seule solution pour éviter la contradiction est de supposer que François Hollande prend le mot République dans deux sens différents. 1) La République est un régime politique et c'est à ce titre que légalement le FN s'y trouve. 2) La République est aussi une religion et à ce titre le FN peut en être exclu. [...]

    Lorsque François Hollande dénie au FN qu'il est «le parti de la République», il faut entendre donc que ce mot désigne une religion à laquelle on adhère et dont on peut être exclu pour hérésie. Les dogmes de cette religion sont les valeurs universelles de liberté, d'égalité, de tolérance, de lutte contre le racisme, la xénophobie et les discriminations etc. Remarquons que ces valeurs étant formelles elles peuvent servir à disqualifier toute référence à un contenu particulier comme contraire à la République. Ainsi progresse l'indifférenciation engendrant la stigmatisation de toute préférence, de toute distinction entre contenus. Un parti se revendiquant comme «national» est dès lors inévitablement suspect de xénophobie et de racisme puisque par définition aucune nation n'est universelle. Il n'est donc pas étonnant que depuis début janvier certains ne cessent d'invoquer «la République» mais jamais «la République française» et, dans le même temps, refusent de désigner l'ennemi si ce n'est formellement: le fanatisme, l'intolérance et non l'islamisme. Moralité: la religion républicaine en appelant à faire barrage au danger que serait le FN contribue à détourner les énergies intellectuelles et morales de la nation des véritables ennemis de la République française: victoire posthume des terroristes islamistes."

    Michel Janva

  • André Bercoff : “La question identitaire est fondamentale.”

    sourceBoulevard Voltaire – “La question identitaire est fondamentale.”

    Depuis quarante ans, sa plume sans pitié trace le portrait de notre époque dans Le MondeLibéLe Nouvel Observateur, mais aussi dans… Playboy et Lui. Figure de la presse française, mais aussi de la télévision, où il intervient régulièrement, homme de gauche à l’ancienne, Bercoff prône le retour du courage en politique.

    Dans votre dernier livre, Bernard Tapie, Marine Le Pen, la France et moi, vous envisagez “l’implosion de notre société”..

    C’est une possibilité, à plus ou moyen terme. Il y a de nombreux facteurs aggravants. Les politiques au pouvoir se foutent de plus en plus de la gueule du peuple, on l’a vu avec le référendum de 2005. Si on continue à ne jamais écouter les gens, il faut s’attendre à une réaction violente… Je pense que nous devons tous agir, sans forcément se contenter des élections. Il y a d’autres formes d’action que peuvent avoir les citoyens à l’heure d’Internet. À chacun de s’en servir. Le soulèvement peut venir d’en bas, comme je l’ai raconté dans ma série de politique-fiction publiée l’été dernier dans Valeurs actuelles. Cela peut être soudain, et prendre de court les princes qui nous gouvernent.

    Selon vous, nous manquons de personnages à la hauteur des enjeux ?

    Oui, incontestablement. Nous vivons dans une monarchie républicaine créée par de Gaulle, à la taille du Général. Le souci, c’est qu’actuellement, je ne vois personne capable d’enfiler son trop grand costume. Il faudrait au moins que nos dirigeants prennent exemple sur ce qui s’est fait à l’étranger. Aux États-Unis dans les années 80, Reagan a remis le pays en état de marche, après les désillusions des années 70. Même chose pour Thatcher en Grande-Bretagne. Elle a dû affronter des grèves terribles, et quand elle sortait, elle se faisait insulter, caillasser. Il faut arrêter avec cette histoire de popularité. Il faut arrêter avec les promesses idiotes comme celle de Hollande qui disait qu’il allait « inverser la courbe du chômage ». Les politiciens doivent retrouver le courage d’agir en faveur de réformes sans doute brutales. Regardez ce qu’a fait Schröder en Allemagne il y a dix ans, et regardez son pays maintenant. Nos élus sont obsédés et paralysés par leur réélection. C’est pour cela qu’en France, je prône le septennat non renouvelable. Comme ça, le Président pourra agir sans arrière-pensée !

    Défenseur de la laïcité, vous vous faites souvent traiter de “facho”, vous, l’homme de gauche. Comment le prenez-vous ?

    Certains auront toujours besoin de coller des étiquettes. Mais les étiquettes, c’est bon pour les produits sous vide ! Tant pis si on me traite de facho parce que je défends la loi de la République et que j’ose dialoguer avec des moutons noirs. Oui, je dis que nous devons appliquer la loi dans toute sa rigueur, séparer la mosquée, l’église ou la synagogue de l’État ! La laïcité est notre bien le plus précieux. C’est un truc bien français, que le monde nous envie. Je vais souvent au Moyen-Orient. Eh bien, j’y rencontre quantité de gens qui rêvent de notre laïcité.

    Vous soulevez également le “problème identitaire” de notre pays…

    Évidemment, la question identitaire est fondamentale. Mais il est déjà tard pour le résoudre. Nous allons au devant de quelque chose de grave. Né au Liban, j’ai vu ce que les dynamiques démographiques peuvent produire. Je ne dis pas qu’en France on est dans le même cas, mais on y va tout droit à long terme. Oui, j’ai peur d’une libanisation de la France ! Nous ne sommes plus du tout dans un problème de droite ou de gauche : c’est dépassé. Je crois au volontarisme lucide. Il n’est plus question de tergiverser : mettons tous les problèmes sur la table, et débattons librement, avec tout le monde ! Ensuite, prenons des mesures musclées. Il faut définir la France que nous voulons, il faut définir ce qu’est notre pays, ce que nous sommes en tant que Français. Qu’est-ce qu’être Français à notre époque ? Si on met l’identité de côté, on court au désastre. Mais je ne serai peut-être plus là pour le voir…

    Entretien réalisé par Joris Karl

    http://fr.novopress.info/183822/andre-bercoff-question-identitaire-fondamentale/

  • Jospin : « L’anti-fascisme n’était que du théâtre » (rediff)

    Pour les nouveaux (ou jeunes) lecteurs. Cette vidéo est l’une des victoires symboliques du travail de Fdesouche. Publiée plusieurs mois après une interview passée inaperçue (ou volontairement enterrée), cette déclaration de Jospin remontera jusqu’aux plateaux télévisés. Elle demeure encore aujourd’hui une référence souvent citée.

    Je crois profondément que les nations existent, existent encore. Je suis profondément attaché à l’identité nationale. L’identité nationale, c’est notre bien commun, c’est une langue, c’est une histoire, c’est une mémoire, c’est une culture, c’est-à-dire une littérature, des arts, une philosophie. C’est aussi un art de vivre.

    Emission Répliques – France-Culture du 29 septembre 2007 (et non du 27)

    Texte de l’extrait :

    « Pendant toutes les années du mitterrandisme, nous n’avons jamais été face à une menace fasciste, donc tout antifascisme n’était que du théâtre. Nous avons été face à un parti, le Front National, qui était un parti d’extrême droite, un parti populiste aussi, à sa façon, mais nous n’avons jamais été dans une situation de menace fasciste, et même pas face à un parti fasciste.

    D’abord le procès en fascisme à l’égard de Nicolas Sarkozy est à la fois absurde et scandaleux.

    Je suis profondément attaché à l’identité nationale et je crois même ressentir et savoir ce qu’elle est, en tout cas pour moi.

    L’identité nationale, c’est notre bien commun, c’est une langue, c’est une histoire, c’est une mémoire, ce qui n’est pas exactement la même chose, c’est une culture, c’est-à-dire une littérature, des arts, une’ la philo’les philosophies. Et puis c’est une organisation politique avec ses principes et ses lois. Quand on vit en France, j’ajouterai : l’identité nationale, c’est aussi un art de vivre, peut-être, que cette identité nationale.

    Je crois profondément que les nations existent, existent encore, et en France, ce qui est frappant, c’est que nous sommes à la fois attachés à la multiplicité des expressions qui font notre nation, et à la singularité de notre propre nation.

    Et donc ce que je me dis, c’est que s’il y a aujourd’hui une crise de l’identité, crise de l’identité à travers notamment des institutions qui l’exprimaient, la représentaient [Jospin emploie l'imparfait…], c’est peut-être parce qu’il y a une crise de la tradition, une crise de la transmission. Il faut que nous rappelions les éléments essentiels de notre identité nationale parce que si nous doutons de notre identité nationale, nous aurons évidemment beaucoup plus de mal à intégrer. »

    http://www.fdesouche.com/295-jospin-sur-les-socialistes-%C2%AB-l%E2%80%99antifascime-n%E2%80%99etait-que-du-theatre-%C2%BB

  • Le déclin et le repli mondialistes…ou le vote national, populaire et social

    Voilà un sondage qui a achèvera d’énerver et/ou de démoraliser les pontes de l’UMPS actuellement en campagne de dénigrement systématique  du  FN. Selon un sondage Ifop pour i Télé, Sud Radio et Paris Match publié hier,  un an après les élections municipales, 73 % des personnes qui résident dans des communes  frontistes  se disent « satisfaites » de leur maire. Une cote de satisfaction  supérieure de 10 points à la moyenne des autres villes françaises de plus de 10 000 habitants.  Le maire FN est loué pour son  « autorité » (82 %), son « dynamisme » (81 %), son  action en  faveur de «  la propreté et l’entretien de la ville » (77 %),  «la sécurité » (73 %). Jugé  «compétent» par 76 % des sondés,  60 % de personnes interrogées souhaitent qu’il soit réélu à l’issue de son mandat en 2020. Pourtant  de Sarkozy à Valls, les politiciens du Système  annoncent une catastrophe  en cas d’arrivée aux affaires de l’opposition nationale. Notamment le Premier ministre qui  «passe sa vie à lutter contre le Front National. Ça n’est pas ce que les Français attendent de lui. Les Français attendent de lui qu’il lutte contre le chômage, contre l’insécurité, l’effondrement du pouvoir d’achat, la concurrence internationale déloyale, le terrorisme, le djihadisme ». «Les Français ne sont pas des enfants, ils attendent des réponses que les gouvernements successifs ne leur ont pas apportées, alors ils se tournent vers le Front National-Rassemblement bleu marine parce que lui a des solutions aux problèmes qui sont les leurs au quotidien », déclarait Marine Le Pen à BFM TV en début de semaine. Et la présidente du FN d’ajouter : «À partir du moment où Manuel Valls va d’estrade en estrade, il est le directeur de campagne pour les départementales pour le Parti socialiste, si le PS se prend une déculottée, alors, je vois mal comment Manuel Valls peut ne pas démissionner le lendemain du second tour ».

     Il est en tout cas évident que M. Valls, malgré ses dénégations, sera comptable de  l’échec programmé  de sa croisade contre l’opposition patriotique. C’est lui qui s’acharne à donner  à ce scrutin la dimension  d’un  nouveau référendum contre le gouvernement socialiste. Elections qui confirmeront en outre, malgré le  langage outrancier déployé par les pontes du PS, que les anathèmes  et excommunications lancés contre un FN-danger-pour-la-république ne fonctionnent décidemment plus.

    Cette obsession de M.Valls, qui effare autant qu’elle inquiète un nombre croissant de Français, le Premier ministre l’a de nouveau étalé lundi soir à Bresles dans l’Oise où accompagné par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et le secrétaire d’Etat chargée de la famille, Laurence Rossignol, il tenait une  réunion publique…qui   a fait un gros bide.  Malgré les têtes d’affiches,  moins de 350 militants et permanents avaient fait le déplacement… Il est vrai que dans cette petite ville de 4000 habitant, lors des élections européennes, le FN a engrangé 48 % de suffrages loin devant les partis européistes  UMP (17,65 %) et PS (8,87 %).

     Le lendemain, à l’Assemblée nationale, alors que Marion Maréchal-Le Pen avait justement dénoncé dans l’hémicycle  son « mépris crétin »,  ses « prises de parole obsessionnelles » et « de plus en plus injurieuses », M. Valls agité par de curieux tremblements, a  de nouveau éructé qu’il  stigmatisera le FN « jusqu’au bout ». Propos s’inscrivant dans la logique haineuse d’une gauche aux abois,  nous savons que  les pulsions totalitaires et éradicatrices font partie de son ADN politico-historique, que sont venus corroborer la dernière saillie en date de Christiane Taubira.  Invitée de RTL mercredi, « notre » ministre de la Justice  a déclaré qu’elle « (contestait)    aussi bien (la) nature républicaine que (la)  nature démocratique » du Front National.

    Autre signe du désarroi du gouvernement socialiste, Caroline Vigoureux  dans  le JDD,  notait à l’instar de ses confrères qu’«en privé, les ministres avouent même leur impuissance face à un phénomène (la montée en puissance de l’opposition patriotique, NDLR) qui leur paraît désormais inéluctable. On ne peut pas gagner le débat idéologique avec le FN en étant sur le rationnel. Le monde rural qui vote FN n’a jamais vu un noir de sa vie (sic), soupire un membre du gouvernement. Un autre veut encore y croire : On ne peut pas apporter une réponse seulement morale au FN. Pour restaurer la crédibilité de notre parole politique, il faut des résultats. »

     Les résultats ils sont là : le décrochage de la France, l’incapacité à changer de cap, l’entêtement à conserver le mauvais logiciel euromondialiste, la tiers-mondisation accélérée de notre pays racheté à la découpe par des groupes financiers étrangers.

    Cela n’empêche pas les Juppé, Cambadélis, Sarkozy, Mélenchon , les spécialistes des gros médias de rependre à leur compte les propos de M. Valls assurant cette semaine qu’il faut « déconstruire » « la mascarade », le « programme du Front National » lequel « tromperait les petits gens, les ouvriers, les agriculteurs,  ceux qui souffrent ».

    Petites gens qui se tournent désormais logiquement vers l’opposition nationale, populaire et sociale  car ils ont été  sciemment abandonnées par un PS qui mise sur l’addition des minorités et les bobos-gagnants de la mondialisation pour conserver places et prébendes.

    C’est aussi à cette aune qu’il faut comprendre la poursuite de l’immigration et des naturalisations massives, la volonté annoncée par le Premier ministre  d’accélérer la babélisation du territoire français par la construction de logements sociaux  dans les  « villes riches », en  octroyant aux préfets  la signature des permis de construire. Il s’agit de  mettre au pas les maires  des communes plus de 3.500 habitants qui rechignent à respecter le quota minimum imposé de 25 % de logements sociaux, à l’accès desquels  les familles françaises ne sont pas prioritaires…

    Abandon-trahison  des catégories populaires rappelle  Bruno Gollnisch,  que le groupe de réflexion socialiste Terra  Nova avait théorisé et que l’on constate d’ailleurs dans la sociologie des candidats alignés par le PS qui ne présente… qu’un seul ouvrier aux élections départementales. Déjà en 2002, Pierre Mauroy avait interpellé le  Premier ministre-candidat à la présidentielle Lionel Jospin : « Dans ton programme, Lionel, on cherche les ouvriers et les travailleurs. Ouvrier, ce n’est pas un gros mot tout de même ! ».

    Nous avions fait état  sur ce blogue en 2011 d’un article de Marianne relayant une  « note ravageuse »  de Terra Nova, intitulée « gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ?, qui dresse un constat de divorce entre la classe ouvrière et la social-démocratie. »

    « Selon Terra Nova la classe ouvrière a définitivement basculé à droite, voire davantage. Elle ne partage plus les mêmes valeurs que la gauche. Et le nouveau noyau de la gauche est constitué des jeunes, des femmes, les  minorités, les diplômés (…). Cette coalition serait mobilisable sur les valeurs  de gauche comme  l’émancipation , au détriment de la défense des intérêts des classes populaires. »

     Bref, «les socio-démocrates, souvent issus de la  deuxième gauche » à laquelle appartiennent ou se sont ralliés  très majoritairement  Manuel Valls, le banquier Macron, les ministres du gouvernement, «qui animent Terra Nova (son conseil scientifique est présidé par Michel Rocard) théorisent donc ce que le PS n’ose pas avouer: à force de ne pas s’opposer au capitalisme, dont la forme actuelle est la mondialisation et la financiarisation, ils ont perdu le contact avec le peuple sociologique. Ils ne peuvent donc espérer gagner l’élection que par la division des bataillons électoraux de l’adversaire, la droite et l’extrême-droite ».

     Rien d’étonnant notions-nous alors,  à  ce que ce ralliement définitif des partis de gauche aux mots d’ordre du  mondialisme, s’oppose un phénomène lui aussi à dimension européenne : la montée en puissance des mouvements nationaux et populistes.

     En toute hypothèse, et au delà de ses enjeux propres, les élections départementales dessineront les contours de ce nouveau rapport de force. Elles matérialiseront  le seul vrai clivage qui vaille. Celui   existant entre d’un côté les tenants de l’identité, de la  souveraineté, des protections nationales,  qui souhaitent restaurer la grandeur de la France, son dynamisme, défendent le principe d’une  libre coopération entre Etats souverains ; et de l’autre  les partisans de la fuite en avant, du déclin et du repli mondialistes,  qui ne croient plus dans les capacités de notre pays et de son peuple.  Le choix n’a jamais été aussi clair.  

    http://gollnisch.com/2015/03/13/le-declin-et-le-repli-mondialistes-ou-le-vote-national-populaire-et-social/

  • La proposition de loi antireligieuse « Laborde », sur la laïcité, inquiète les évêques de France

    La proposition Laborde sur la laïcité, présentée par les radicaux de gauche, suscite une certaine polémique et inquiète les évêques de France dont la Conférence vient de publier un communiqué de mise en garde contre son esprit profondément antireligieux. La proposition est fondée sur la jurisprudence Baby-Loup : la Cour de cassation avait donné raison en juin 2014 à cette crèche associative qui avait licencié une salariée après que cette dernière eut refusé de retirer son voile.

    Le texte vise à étendre « le principe de neutralité des crèches publiques aux structures éducatives privées recevant des financements publics ». Il devait être présenté ce jour à l’Assemblée Nationale mais le sera finalement la semaine du 11 mai, après les élections départementales… Pas de vague. Car les oppositions sont nombreuses.

    Le président de l’observatoire de la laïcité comme les évêques dénoncent un« dévoiement de la laïcité »
    Le président de l’observatoire de la laïcité, Jean-Louis Bianco, y voit un« dévoiement de la laïcité ». Un constat partagé par la Conférence des évêques de France qui a exprimé à l’occasion sa « très vive inquiétude », décelant dans cette proposition de loi « l’inspiration manifeste d’une méfiance vis-à-vis des religions dont il faudrait protéger les mineurs ».

    La Conférence des évêques de France, dans son communiqué signé par Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, et président de la CEF, « dénonce fermement une nouvelle attaque qui cherche non plus seulement à reléguer les religions dans la sphère privée mais dorénavant à les cacher en les faisant disparaître progressivement de tout lieu de vie sociale. En minant ainsi peu à peu, insidieusement, notre modèle de laïcité, ce n’est pas un Etat laïc qu’on veut garantir mais promouvoir une société vidée de toute référence religieuse. Nous ne pouvons l’accepter ; cela ne correspond en rien à la réalité de notre société ».

    Les évêques s’acharnent à défendre la laïcité quand l’attaque antireligieuse est faite en son nom…
    Les évêques orthodoxes de France ont également réagi, tout en réaffirmant leur« attachement au principe fondateur de laïcité, socle républicain du vivre ensemble ». Ils ont en outre précisé qu’il ne fallait pas « se tromper de débat » : « Ce n’est pas la présence du symbole religieux dans l’espace public qui pose problème mais plutôt son instrumentalisation à des fins autres que spirituelles. Il s’agit là davantage d’une question de maintien de l’ordre public que d’un problème de laïcité, concept essentiel pour le vivre ensemble mais qui est de plus en plus malmené au gré des conjonctures ».

    L’inquiétude est légitime, la défense acharnée du modèle laïc imposé à la France dans une période profondément anticatholique nettement mois : quand toutes les attaques antireligieuses se font au nom de la « laïcité », c’est précisément ce concept qu’il faut remettre en cause…

    Source

    http://www.contre-info.com/la-proposition-de-loi-antireligieuse-laborde-sur-la-laicite-inquiete-les-eveques-de-france#more-37171

  • Le courage de Marion (Présent 8313)

    Courageuse Marion Maréchal-Le Pen, plus jeune députée de France, qui s’est mesurée frontalement au chef du gouvernement trépignant de rage, devant toute l’Assemblée nationale saisie par la scène (enregistrement vidéo ci-dessous et des copies d’écran en Une).

    Le courage de Marion (Présent 8313)« A mesure que la date des élections départementales approche, vos prises de parole obsessionnelles et celles de vos amis du PS se font de plus en plus injurieuses à l’égard des électeurs du Front national et de leurs candidats », a-t-elle commencé. « Quelle image de votre fonction pensez-vous donner, vous qui êtes censé être le Premier ministre de tous les Français et qui allez soutenir les candidats PS aux frais de la princesse ? (…) Vous qui étalez votre angoisse de perdre votre mandat alors que vous devriez vous soucier de l’angoisse de nos agriculteurs, de nos artisans, commerçants, retraités, de l’angoisse de nos cinq millions de chômeurs, gardez donc votre mépris crétin ! »

    Puis Marion Maréchal-Le Pen s’en est pris aux différents glorieux représentants du Parti socialiste « qui en trois ans a oscillé entre phobie administrative et faux diplômes »« Sans doute Cambadélis a-t-il trouvé le sien au fond de sa poubelle», a-t-elle asséné.

    Avant la fin de l’envoi qui touche : « Quand comptez-vous vous occuper du sort des Français plutôt que de votre parti qui je l’espère se fracassera sur les urnes à la fin du mois ? »

    Rouge et tremblant, devant ses ministres inquiets et livides, le petit monarque de Matignon est apparu au bord du spasme du sanglot qui caractérise les enfants colériques et peut même les faire entrer en syncope :
    « Si en deux minutes il fallait résumer l’outrance, la démagogie et le vrai visage de l’extrême droite, vous venez de le démontrer parfaitement. (C’est juste, quel abominable visage !)
    « Vous trompez les petites gens, vous trompez les ouvriers, vous trompez les agriculteurs, vous trompez ceux qui souffrent alors il est temps que dans ce pays il y ait un débat, qu’on déchire le voile, la mascarade qui est la vôtre. »

    Merci pour les petites gens ! Décidément le Grand d’Espagne a un problème avec ça comme Hollande avec les sans-dents. C’est leur vraie nature qui parle là.

     

    Avant de conclure sur cette promesse : « Madame, jusqu’au bout je mènerai campagne pour vous stigmatiser et dire que vous n’êtes ni la République ni la France. »

    Campagne de haine sectaire qui s’avère complètement contre-productive. Le même Manuel Valls qui explique au philosophe Onfray comment il doit penser, fait chaque jour un peu plus du Front national la seule alternative attractive.

    Caroline Parmentier

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  • Terrorisme de la gauche radicale, l’effrayant blog « Vengeance »

    Flicage cybernétique, fausses informations, agressions physiques, menaces et autres sabotages seront peut-être demain des données à prendre en compte au quotidien. L’État doit nous protéger.

    La gauche radicale est aux abois, ses méthodes sont de plus en plus révoltantes. Loin du débat d’idées démocratique, ces groupes préfèrent user de la force pour faire avancer leur cause. Les derniers mois leur ont permis de se constituer en groupes soudés et d’améliorer leurs méthodes d’actions violentes en milieu urbain. Les « zadistes » de Sivens et de Notre-Dame-des-Landes ont franchi un cap et peuvent être désormais considérés comme des terroristes à part entière.

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